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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 27 octobre 2021 34 minContradictoireActualité / polémiqueSantéEurope & internationalImmigration & asileTravail & emploi

Compte rendu du Conseil des ministres du 27 octobre 2021

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 13:00RelanceRéponse partielle

    20 % de lits fermés faute de soignants, mesures du Ségur insuffisantes ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Conditionnement du pass sanitaire au rappel vaccinal ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni sur les licences de pêche ?

  • 22:00OuverteRéponse partielle

    Nouvelle échéance pour le pass sanitaire ?

  • 24:00OuverteÉludée

    Audition de Dupond-Moretti par la Cour d'Assises de Marseille ?

  • 26:00RelanceRéponse directe

    Vidéosurveillance et politique de sécurité des maires écologistes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Chiffre
    « Nous avons aujourd'hui 5 400 cas détectés chaque jour en moyenne, ce qui constitue une hausse de près de 16 % sur une semaine. »
  • 2:00Chiffre
    « Plus de 80 % des Français éligibles sont complètement vaccinés. »
  • 2:30Chiffre
    « 2,6 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel. »
  • 8:00Fait
    « La consommation d'électricité va très fortement augmenter au cours des prochaines années. »
  • 10:00Promesse
    « La consommation de glyphosate dans notre pays aura été divisée par deux entre le début et la fin du quinquennat. »
  • 11:00Chiffre
    « L'agriculture biologique a progressé de manière continue et spectaculaire durant ce quinquennat, avec un doublement des surfaces ces cinq dernières années. »
  • 12:00Promesse
    « Nous avons pour objectif de porter le nombre de jeunes accompagnés à 100 000 fin 2021 et 200 000 d'ici fin 2022. »
  • 19:00Fait
    « Nous avons augmenté la durée de rétention dans les centres de rétention administrative, doublé le nombre de policiers et de gendarmes à nos frontières. »
  • 21:00Fait
    « Il y a eu une augmentation du nombre de personnes en situation irrégulière expulsées sur notre territoire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, Messieurs, bonjour. Comme chaque semaine depuis le début de l'épidémie de Covid, ce Conseil des ministres a été l'occasion d'un point sur la situation sanitaire pour laquelle le président de la République a demandé au gouvernement de maintenir une très grande vigilance car, comme nous l'évoquions la semaine dernière, les signes d'une reprise épidémique se confirment. C'est une reprise légère mais une reprise sensible.

Le taux de reproduction du virus, c'est-à-dire le nombre de personnes qu'une personne contaminée contamine à son tour, est passé à nouveau au-dessus de 1. Nous avons aujourd'hui 5 400 cas détectés chaque jour en moyenne, ce qui constitue une hausse de près de 16 % sur une semaine. Cela signifie que l'épidémie progresse, qu'elle gagne à nouveau du terrain, même si heureusement nous partons d'un niveau faible.

Le taux d'incidence national dépasse à nouveau les 50 pour 100 000 habitants au niveau national et le seuil d'alerte a été franchi dans une quarantaine de départements dans notre pays. Par ailleurs, si l'épidémie progresse partout en France métropolitaine, certains territoires connaissent des hausses plus importantes. Dans les Pays de la Loire, par exemple, le taux d'incidence a augmenté d'un tiers en une semaine.

C'est trois fois plus ou deux fois plus que sur l'ensemble du territoire national. Cette hausse n'est pas une surprise et nous l'observons à des degrés divers, partout en Europe. Elle s'explique notamment par les températures plus basses et par le fait que nous nous retrouvons de plus en plus dans des lieux clos.

Vous le savez, l'indicateur que nous surveillons le plus est la tension hospitalière. Là encore, la tendance de la semaine dernière se confirme et, après plusieurs semaines de baisse, le nombre de personnes hospitalisées et de personnes en réanimation est désormais stable. Il ne diminue plus.

Par ailleurs, le nombre d'admissions à l'hôpital progresse à nouveau. Nous surveillons cet indicateur, évidemment, comme le lait sur le feu et il est probable que la tension hospitalière augmente au cours des prochaines semaines, d'autant que les épidémies de grippe saisonnière et de bronchiolite sévissent et séviront en parallèle. Cependant la couverture vaccinale a de quoi nous rendre optimistes.

Plus de 80 % des Français éligibles sont complètement vaccinés. Cette couverture vaccinale nous permet d'espérer un meilleur contrôle de l'épidémie et même un hiver relativement serein parce que ce vaccin protège très efficacement et durablement contre les formes graves, parce que le pass sanitaire protège et qu'il nous permet de protéger l'économie tout en freinant l'épidémie. Pour que cette protection soit durable et pour conserver le contrôle que nous avons sur l'épidémie, le rappel vaccinal est indispensable et urgent.

Nous le martèlerons autant que nécessaire, la dose de rappel est une nécessité absolue pour les personnes les plus âgées et les plus fragiles vis-à-vis de la maladie. À date, 2,6 millions de personnes ont déjà reçu leur dose de rappel. C'est un peu plus d'un tiers des personnes qui y sont éligibles.

Je rappelle qu'il s'agit notamment des plus de 65 ans et des personnes qui ont une fragilité particulière de santé vis-à-vis de l'épidémie. Je mets à part évidemment les soignants qui sont un autre public qui est éligible aujourd'hui à la dose de rappel. C'est donc beaucoup, ça nous place d'ailleurs dans le peloton de tête des pays européens s'agissant du rappel, mais c'est encore trop peu.

Je constate cependant que les Français trouvent de plus en plus nombreux le chemin de cette dose de rappel. Les prises de rendez-vous s'accélèrent. Enfin, vous le savez, nous sommes convaincus depuis longtemps que nous ne pourrons répondre globalement sur la question de l'épidémie que par une mobilisation globale à une épidémie qui est mondiale.

C'est la raison pour laquelle la France est un des pays moteurs du programme COVAX. Le président de la République a fixé un objectif, donner 60 millions de doses à COVAX d'ici la fin de l'année, et cet objectif est tenu. L'autre actualité de la semaine, c'est la remise du rapport Futurs énergétiques de RTE qui éclaire l'enjeu fondamental qui est l'avenir de notre système énergétique.

Je veux d'abord répondre à ceux qui, par idéologie ou par calcul, mettent en doute l'expertise de ce rapport. Les travaux de RTE sont indépendants, approfondis et, sans mauvais jeu de mots, éclairants. Ils sont l'aboutissement de deux ans de recherche, l'aboutissement de dizaines, de centaines d'auditions, de travaux.

Ils sont le fruit de quarante réunions techniques, de plusieurs dizaines de consultations auprès d'experts, d'entreprises, d'ONG ou encore d'autorités de régulation. Comme pour l'épidémie, je me range du côté de la science et de la recherche. Je le dis franchement, je ne crois pas que nous puissions, sur ce sujet-là comme sur d'autres, réclamer de la science et de l'expertise quand cela nous arrange et se réfugier dans la défiance et le complotisme dès qu'une vérité dérange.

Ce rapport nous offre un chemin ou plutôt des chemins vers un objectif ambitieux, un objectif courageux : sortir la France des énergies fossiles et atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050. Nous avons 30 ans devant nous et pas un instant à perdre. RTE a tracé 6 voies avec chacune leurs avantages et leurs inconvénients.

RTE a tracé 6 voies et 3 constats s'imposent clairement. Le premier constat c'est que, malgré une nécessaire sobriété énergétique pour laquelle évidemment nous travaillons, la consommation d'électricité va très fortement augmenter au cours des prochaines années. C'est une bonne nouvelle parce que, si nous aurons davantage recours à l'électricité, c'est parce que nous aurons moins recours aux énergies fossiles et au gaz pour nous chauffer ou pour nous déplacer.

C'est une bonne nouvelle aussi parce que c'est le signe d'une réindustrialisation de notre pays et donc d'une moindre empreinte carbone. C'est une bonne nouvelle enfin parce que ce sera le symbole de notre indépendance retrouvée. Les énergies fossiles sont une tache sur notre souveraineté.

Elles sont presque entièrement importées et nous ne pouvons pas déterminer leur prix. Nous le voyons en ce moment avec la crise des tarifs de l'énergie. Cette consommation électrique ne sera pas pour autant infinie.

Nous sommes d'ores et déjà engagés sur la voie de la sobriété énergétique. C'est précisément l'objet des politiques que nous menons, que ce soit en faveur de l'isolation thermique des logements ou de l'efficience dans l'industrie. Le deuxième constat permis par ce rapport, c'est que l'énergie nucléaire est indispensable.

Notre souveraineté énergétique, notre approvisionnement énergétique et notre pouvoir d'achat énergétique dépendent en grande partie du recours au nucléaire. Là encore, nous sommes sur la bonne voie puisque le président de la République a déjà annoncé le développement de réacteurs SMR et parce que nous avons toujours affiché l'ambition d'une filière nucléaire moderne, exemplaire et centrale. Le troisième constat qui complète le second, c'est que nous devons impérativement continuer à développer les énergies renouvelables.

Le gouvernement s'y attelle déjà et, encore récemment, nous avons pris des mesures pour permettre l'installation de panneaux photovoltaïques ou encore pour favoriser un développement raisonné de l'éolien terrestre. Mais la solution passera aussi par l'éolien offshore, par l'hydrogène vert et par l'ensemble des sources d'énergie sûres, fiables et efficaces que nous saurons développer. Ce qui est certain, c'est qu'en matière énergétique la seule option viable c'est le " en même temps ".

Nous devons avancer sur deux jambes, le nucléaire et les renouvelables, ou bien nous foncerons tout droit vers le black out. C'est là le grand défi des trente prochaines années et nous saurons le relever avec pragmatisme, avec ambition et avec efficacité. Notre volonté est de protéger les Français avec un mix énergétique équilibré et nous protégerons par là-même leur pouvoir d'achat, notre indépendance et notre planète.

Et, puisque je parle de protéger les Français, je veux saluer sans transition l'adoption hier en première lecture à l'Assemblée nationale du projet de loi et de financement de la Sécurité sociale, qui permet notamment la poursuite des investissements du Ségur, la prise en charge de la contraception pour toutes les femmes jusqu'à 25 ans, le renforcement du service public, des pensions alimentaires ou encore la prise en charge des consultations chez le psychologue dès l'âge de trois ans. Mesdames, Messieurs, ce Conseil des ministres a également été l'occasion d'adopter une ordonnance présentée par le ministre des Solidarités et de la Santé, qui permet l'évolution de la Caisse de sécurité sociale de l'île de Mayotte vers le droit commun de la Sécurité sociale. Ensuite le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et la secrétaire d'État chargée de la Biodiversité ont présenté une communication relative au Varenne agricole de l'eau et de l'adaptation au changement climatique.

Lancé sous l'impulsion du président de la République, ce travail collectif vise à élaborer une feuille de route pour une agriculture durable, alors même que l'eau pourrait se raréfier. Notre premier objectif consiste à nous doter d'outils d'anticipation et de protection face aux catastrophes climatiques. C'est notamment le sens de la réforme historique de l'assurance récolte annoncée par le Président début septembre.

Notre deuxième objectif consiste à renforcer la résilience de nos filières agricoles en agissant sur les sols, les cultures ou l'irrigation. 200 millions d'euros d'aides de France Relance sont d'ores et déjà orientés vers la protection et l'adaptation de l'agriculture face au changement climatique. Cet accompagnement sera renforcé via France 2030.

Notre dernier objectif consiste enfin à bâtir une meilleure gestion des ressources en eau. 30 millions d'euros ont déjà été mobilisés pour moderniser notre parc hydraulique et un travail d'identification des nouvelles solutions à court terme, à moyen terme et à long terme est actuellement mené. Toujours en matière d'agriculture, ce Conseil des ministres a été l'occasion d'un point du ministre de l'Agriculture sur les réformes prioritaires de son ministère.

C'était un point important car il montre ce qu'est réellement l'écologie de l'action, l'écologie qui aide, qui accompagne, l'écologie qui ne s'oppose pas à l'agriculture mais qui, au contraire, l'aide à se développer. Une des premières priorités concerne le développement de l'agroécologie et notamment la réduction du recours aux produits phytosanitaires. En ce qui concerne les produits phytosanitaires les plus dangereux, leur vente a diminué de 93 % en 5 ans.

En nous appuyant sur l'expertise scientifique et en ne laissant aucun agriculteur sans solution, nous aurons divisé d'ici à la fin du quinquennat par deux la consommation de glyphosate. La consommation de glyphosate dans notre pays aura été divisée par deux entre le début et la fin du quinquennat. C'est une ambition que nous portons également au niveau européen, pour éviter les distorsions et pour contrôler nos importations et ces sujets seront au coeur de la présidence française de l'Union européenne.

C'est aussi un effort de recherche et de développement pour des solutions nouvelles et la France est pleinement engagée sur ce chemin dans le cadre de France 2030. En parallèle, l'agriculture biologique a progressé de manière continue et spectaculaire durant ce quinquennat, avec un doublement des surfaces ces cinq dernières années. Dans la restauration collective, nous avons fixé un objectif de 50 % de produits bio, durables et de qualité servis.

Malgré un contexte difficile, cet effort est d'ores et déjà bien entamé. Enfin, le ministère de l'Éducation nationale et la ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion ont présenté un premier bilan du plan " Un jeune, un mentor " annoncé le 1er mars dernier. C'est un plan efficace, c'est un plan utile.

Le mentorat, c'est une solution à laquelle nous croyons profondément, comme levier pour favoriser l'égalité des chances et l'insertion des jeunes. En nous appuyant sur les associations dont je veux saluer le travail remarquable, que nous aidons à hauteur de 30 millions d'euros, nous avons pour objectif de porter le nombre de jeunes accompagnés à 100 000 fin 2021 et 200 000 d'ici fin 2022. 45 000 jeunes sont déjà accompagnés.

C'est deux fois plus qu'au lancement du plan et cela devrait continuer à croître rapidement. Voilà, Mesdames, Messieurs, ce que je pouvais vous dire sur ce Conseil des ministres et je me tiens désormais à votre disposition pour répondre à vos questions. Bonjour Monsieur le Ministre, Agathe Lambret pour BFMTV.

Une enquête révèle qu'il y a aujourd'hui dans les hôpitaux 20 % de lits fermés faute de soignants pour les faire fonctionner, les soignants qui sont épuisés. Certains disent qu'ils redoutent de ne pas passer l'hiver. Ils jugent aussi que les mesures du Ségur de la santé sont insuffisantes et ils sont déçus pour beaucoup.

Est-ce qu'il faut aller plus loin et est-ce que vous envisagez de nouvelles mesures ? Plusieurs questions dans votre question. Sur le premier point, j'ai pris la tâche de mon collègue de la Santé, Olivier Véran, sur cette étude.

Ce qui m'est indiqué, c'est que ce chiffre de 20 % est issu d'une enquête relative à la situation de quelques hôpitaux à l'AP-HP. Il y a effectivement des tensions en ressources humaines dans certains établissements mais il y a aussi un impact de l'activité de l'épidémie et du Covid puisque vous savez que nous avons été pendant un certain temps, depuis le début de cette épidémie, avec des règles qui consistent à ne pas avoir des chambres doubles occupées totalement, c'est-à-dire deux patients dans une même chambre, pour des raisons évidemment de lutte contre l'épidémie, ce qui a conduit temporairement à suspendre un certain nombre de lits pour cette raison. Nous avons lancé une enquête auprès de l'ensemble des établissements de santé pour objectiver la situation et son exploitation est en cours.

Les chiffres seront communiqués prochainement sur ce sujet des lits. Sur l'autre sujet, le ministre de la Santé a eu l'occasion de s'exprimer, notamment dans une interview ce matin. Malheureusement, cela fait des années que notre hôpital souffre de manques de personnel qui nous contraignent à ne pas pouvoir ouvrir tous les lits.

Nous rencontrons encore des difficultés de recrutement, des problèmes d'absentéisme, de démission, surtout après la crise et surtout chez les paramédicaux. Il y a des décennies pendant lesquelles ce problème s'est amplifié. Depuis le début de ce quinquennat, nous avons souhaité inverser la tendance.

Nous avons augmenté le budget pour l'hôpital. Nous avons supprimé le numerus clausus. Nous avons créé 6 000 places supplémentaires dans les écoles d'infirmières dès cette rentrée.

Nous investissons 10 milliards d'euros par an pour les revalorisations salariales dans le cadre du Ségur et nous avons, depuis le début du quinquennat, aussi investi pour les conditions de travail, pour revoir la gouvernance, pour donner des perspectives de carrière. Je vais vous dire, je suis persuadé que ces mesures produiront leurs effets mais, évidemment, l'ensemble de ces effets ne peuvent pas être immédiats parce qu'on ne rattrape pas 30 ans en 4 ans. Il n'y a pas de réserve cachée de personnel.

Notre action produit une grande différence sur le long terme parce que nous aurons de nouveaux effectifs, notamment grâce aux mesures que j'ai évoquées sur la suppression du numerus clausus, parce qu'on créera de nouvelles vocations et parce que nous rendrons plus attractifs aussi ces métiers. C'est ce que nous avons commencé à faire avec des revalorisations inédites qui peuvent aller jusqu'à 400 euros net par mois pour l'ensemble des personnes qui travaillent à l'hôpital et aussi parce que nous aurons redonné du sens au métier de soignant. C'est un travail au long cours mais la conviction que j'ai, c'est que nous avons amorcé cette politique résolue et cette ambition résolue depuis le début de ce quinquennat, avec les mesures que je viens de vous détailler.

Bonjour, Bastien Augey pour TF1 et LCI. J'aimerais revenir sur la problématique des doses de rappel. On sait qu'il y a eu une réflexion sur l'opportunité ou pas de conditionner le pass sanitaire pour les personnes éligibles au fait d'avoir effectivement fait cette dose de rappel.

Est-ce que vous pouvez nous dire où en est la réflexion du gouvernement sur ce point ? Est-ce que vous savez quand cette décision sera prise et est-ce qu'on parle d'une hypothèse pour plus tard, si jamais la situation continue à s'empirer, ou est-ce qu'il y a urgence à prendre de telles décisions dès maintenant pour éviter justement que les choses ne dégénèrent ? La question du rappel vaccinal est très importante.

Elle l'est d'autant plus dans le contexte auquel nous assistons, qui est celui d'une reprise de l'épidémie partout en Europe. On constate une reprise très forte de l'épidémie à l'est de l'Europe. On constate aussi une reprise forte de l'épidémie au Royaume-Uni qui, à plusieurs reprises depuis le début de cette crise, a été " en avance " de plusieurs semaines sur nous dans la situation qu'il pouvait connaître.

Et on constate aujourd'hui, je le disais, un début de rebond épidémique, y compris en France, même si on part de beaucoup plus bas que la plupart de nos voisins que j'évoquais à l'instant. Et, dans ce contexte, nous pouvons nous appuyer sur une couverture vaccinale très large. Encore une fois, plus de 80 % de la population qui a reçu ses deux doses, c'est massif.

Vous avez aujourd'hui des pays en Europe qui doivent reconfiner et, bien souvent, ces pays qui doivent reconfiner le font parce qu'ils ont un débordement hospitalier qui est lié au fait qu'ils ne disposent pas de la même couverture vaccinale que nous. La couverture vaccinale dont on dispose aujourd'hui devrait nous permettre d'éviter que l'hôpital soit submergé par une cinquième vague de l'épidémie qui pourrait intervenir dans notre pays comme ailleurs en Europe, à condition que la protection conférée par le vaccin demeure. Pour que la protection conférée par le vaccin demeure, il faut notamment que les personnes les plus fragiles, c'est-à-dire les plus de 65 ans et les personnes qui ont une fragilité médicale qui les rend plus exposées vis-à-vis des formes graves de l'épidémie, qu'elles procèdent au rappel vaccinal.

Je vous indiquais le chiffre à l'instant, 2,6 millions de Français éligibles ont eu recours au rappel vaccinal. C'est un peu plus de 30 %. C'est beaucoup, encore une fois, c'est plus que la plupart des pays européens, mais ce n'est pas suffisant.

Donc évidemment je relance, ça fait plusieurs semaines que je le fais ici, mon appel au rappel. Vraiment, quand vous avez plus de 65 ans, quand vous êtes particulièrement exposé pour des raisons de santé vis-à-vis des formes graves du virus, allez procéder à votre rappel. Vous êtes éligible au rappel quand vous remplissez ces conditions et quand vous avez eu votre deuxième dose il y a plus de six mois.

La question que vous me posez c'est est-ce que, pour inciter encore davantage au rappel vaccinal, il est prévu une caducité du pass sanitaire pour les personnes éligibles, donc on parle bien des personnes âgées qui n'auraient pas procédé à leur rappel, alors même qu'elles y sont éligibles. Je vous ai dit la semaine dernière que c'est une idée qui fait son chemin, sur laquelle nous travaillons. Ce que je vous ai dit aussi, c'est que c'est une décision que nous serions amenés à prendre dès lors que nous aurions une recommandation des autorités de santé en ce sens.

Nous avons, ces derniers jours, saisi les autorités de santé sur ce sujet-là. Nous attendons leur retour dans les prochaines semaines et c'est à la lumière de la recommandation que nous feront les autorités de santé que nous prendrons une décision sur ce sujet. Jérôme Rivet de l'AFP.

Est-ce que vous pouvez nous indiquer si le Conseil des ministres a évoqué le problème des licences de pêche dans les eaux britanniques ? Est-ce que le principe maintenant des mesures de rétorsion contre les Britanniques a été pris et quand est-ce que les mesures seront annoncées ? Oui, nous avons évoqué cette question en Conseil des ministres.

Vous le savez, la France affiche depuis plusieurs semaines la plus grande fermeté qui soit dans nos discussions sur les licences de pêche avec le Royaume-Uni. Les choses sont claires et nous l'avons déjà dit, nous ne laisserons pas la Grande-Bretagne s'essuyer les pieds sur l'accord Brexit qui a été conclu. Cet accord devait permettre d'obtenir des licences de pêche aux conditions qui étaient prévues.

Concrètement, le gouvernement a établi une liste des licences auxquelles nous avons droit. Nous avons entamé un travail avec les Britanniques. Nous leur avons fourni l'ensemble des données, l'ensemble des documents, l'ensemble des informations qui étaient demandés pour étayer ces demandes.

Ce que nous constatons aujourd'hui, c'est qu'il manque quasiment 50 % des licences auxquelles nous avons droit. C'est une situation qui n'est pas acceptable et, je le dis clairement, notre patience atteint ses limites aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle plusieurs réunions se sont tenues au sein du gouvernement pour établir une liste de mesures qui pourraient être prises.

Je précise d'abord que le premier lieu de notre mobilisation a évidemment été, conformément au traité, la Commission européenne qui est compétente pour faire respecter les accords qui ont été conclus dans le cadre du Brexit. Il y a eu plusieurs réunions qui se sont tenues avec le vice- président de la Commission, des échanges avec la présidente de la Commission, plusieurs courriers qui ont été adressés par le Premier ministre en ce sens, une demande de la France de réunir le conseil de partenariat qui est compétent sur cette question-là. Tout le travail de mobilisation européenne, il a été fait.

Ensuite, il y a des mesures que nous pouvons prendre au niveau national et donc il y a eu, ces dernières semaines, des réunions au sein du gouvernement pour prévoir une liste de mesures. Il y a eu ensuite ce matin une réunion importante, à laquelle était représenté le gouvernement, avec les élus locaux des régions concernées, c'est-à-dire présidents de régions, présidents de départements, maires des régions Hauts-de-France, Normandie et Bretagne, pour discuter avec eux sur ce sujet. Nous leur avons présenté les mesures que nous comptons prendre.

Nous les avons aussi interrogés. Nous avons échangé avec eux sur les mesures qu'ils pourraient eux- mêmes prendre dans le cadre de leur coopération régionale puisqu'évidemment les collectivités locales, ces collectivités locales, ont des liens avec le Royaume-Uni et donc peuvent elles aussi prendre des mesures. Très concrètement, nous allons donc annoncer la liste détaillée des mesures qui seront prises, évidemment s'il n'y a pas de changement de politique d'ici à la semaine prochaine pour les licences auxquelles nous avons droit.

Ces mesures seront détaillées d'ici demain ou après-demain par une liste très claire mais, ce que je peux d'ores et déjà vous dire, c'est qu'il y aura deux grandes séries de mesures. Une première série de mesures qui s'appliquera à compter du 2 novembre, progressivement sur plusieurs jours, et qui ont trait aux produits importés et débarqués en France, dans nos ports, avec par exemple un contrôle douanier et sanitaire systématique sur les produits importés et qui sont débarqués dans les ports de la Manche ; avec une interdiction de débarquement des produits de la mer dans nos ports également ; avec des contrôles sur les camions. C'est une première série de mesures et, une deuxième série de mesures, avec notamment des mesures énergétiques qui ont trait, vous le savez, à la fourniture d'électricité pour les îles Anglo-Normandes.

Tout ce détail sera donc communiqué dans les prochaines heures ou les prochains jours mais, évidemment, je redis que nous notre souhait c'est tout simplement que l'accord qui a été conclu puisse être respecté. C'est ça le coeur de notre mobilisation depuis le début. Quand on signe un accord, et ça a été le cas dans le cadre du Brexit, on doit respecter cet accord.

Notre patience atteint ses limites et il y a une volonté manifeste qui est exprimée de ne pas respecter l'accord et de ne pas donner à nos pêcheurs qui ont été très patients, qui ont beaucoup attendu, qui ont été exemplaires, les licences auxquelles ils ont droit. Et donc évidemment, dans ces conditions, comme j'avais eu l'occasion de le dire ici, nous allons annoncer un certain nombre de mesures qui rentreront en vigueur, pour certaines d'entre elles dès mardi prochain, pour d'autres dans les jours qui suivront, puis un deuxième paquet de mesures qui pourra rentrer en vigueur dans les semaines qui suivent parce que nous voulons que l'accord soit respecté, que nos pêcheurs puissent travailler conformément à ce qui a été conclu dans le cadre de l'accord avec les Britanniques. [ INAUDIBLE ] Ce sera le gouvernement, probablement un communiqué de presse qui sera remis à la fois par le Quai d'Orsay et le ministère de la Mer.

Bonjour, Jeff Wittenberg, France Télévisions. Deux questions qui n'ont rien à voir. La première porte sur le pass sanitaire qui devait officiellement se terminer le 15 novembre, enfin son application.

Y a-t-il du nouveau sur ce point ? Avez-vous fixé une nouvelle échéance ? Deuxième question, la Cour d'Assises de Marseille demande l'audition en tant que témoin de Monsieur Dupond-Moretti qui était l'avocat des personnes accusées du meurtre de Madame Pastor.

Est-ce que le Conseil des ministres lui a donné cette autorisation ? Merci beaucoup. Sur le premier point, vous savez qu'il y a un texte sur la vigilance sanitaire qui est discuté en ce moment par le Parlement et qui a été adopté par l'Assemblée nationale, qui prévoit de donner la possibilité au gouvernement de recourir aux outils de lutte contre l'épidémie et de maîtrise de l'épidémie, notamment le pass sanitaire, jusqu'à la fin juillet 2022.

Il a été adopté par l'Assemblée nationale. Il va être rediscuté au Sénat et donc il va élargir dans le temps la possibilité qui était donnée d'utiliser le pass sanitaire qui normalement devait s'arrêter au 15 novembre prochain. J'ai déjà eu l'occasion de dire la semaine dernière que je voyais mal comment nous pourrions adapter ou lever le pass sanitaire au 15 novembre, eu égard à la situation épidémique que j'évoquais et que je rappelais à l'instant.

Et donc, sur ce sujet-là, des annonces pourront être faites ultérieurement d'ici au 15 novembre. Je n'ai pas de nouvelle date à vous annoncer aujourd'hui. Évidemment on essaye toujours de donner des perspectives mais vous savez bien que malheureusement, en France comme dans le monde entier, il est très difficile de se projeter sur l'évolution de cette épidémie à plusieurs mois.

Moi, ce que je peux vous redire simplement c'est que, dès lors qu'on en a la possibilité, évidemment qu'on lève les mesures de contrainte quand c'est possible. On a eu l'occasion de faire des assouplissements sur le masque à l'école pour les jeunes enfants. On a eu l'occasion d'évoluer dans la manière qu'on a de gérer cette épidémie depuis le début de la crise.

Il faut se souvenir au début, par rapport à la première vague et ce que nous avons constaté pour la quatrième vague cet été, évidemment les mesures ont été très différentes parce qu'on progresse à chaque fois, qu'on en apprend plus sur le virus, qu'on dispose d'outils supplémentaires et que la vaccination est une bascule absolument formidable pour nous permettre de contenir cette épidémie. Et donc, dès lors qu'on peut assouplir, adapter, voire lever des mesures, on le fait. Je ne peux pas vous annoncer de calendrier supplémentaire aujourd'hui et, sur la deuxième question, je n'ai pas de réponse à vous apporter là maintenant mais nous vous apporterons des réponses très rapidement.

Une autre question sur la nouvelle passe d'armes entre le ministre de l'Intérieur et des maires écologistes à propos de la vidéosurveillance. Est-ce que vous doutez de leur bonne volonté sur ce sujet ? Pour Éric Piolle en tout cas, le maire de Grenoble, c'est votre politique répressive qui n'a aucun résultat, je le cite et, selon lui, il faudrait plutôt une politique de santé publique et de prévention à la place.

Dans le quartier de la Duchère à Lyon il y a eu, depuis le début de l'année, 45 opérations anti-stupéfiants. Dans la métropole lyonnaise, il y a eu 70 points de deal qui ont été démantelés au cours des douze derniers mois. Nous harcelons les trafiquants partout sur le territoire et notamment dans la métropole lyonnaise, notamment dans le quartier de la Duchère.

Qu'est-ce qui se passe ? Il y a des policiers qui sont visés par des tirs de mortiers parce qu'ils faisaient leur travail, parce qu'ils désorganisaient les trafics. Et, ce qui se passe très concrètement, c'est que vous avez des trafiquants qui répliquent et qui essayent d'empêcher nos policiers de faire leur travail.

Et moi je veux vraiment leur dire, à nos policiers, à leurs collègues, toute notre solidarité et notre soutien inébranlable dans leur action. Je veux dire aux Français que nous ne renoncerons pas, que nous ne reculerons pas parce que la sécurité des Français est absolument essentielle pour nous et parce que nous considérons aussi qu'elle est l'affaire de tous. L'installation des caméras de vidéoprotection est du ressort des collectivités locales.

Il n'y en avait pas dans le secteur où les policiers ont été pris pour cible. Et ce qu'a rappelé le ministre de l'Intérieur, mais ce n'est pas la première fois qu'il le rappelle malheureusement, il avait eu l'occasion de le rappeler à plusieurs reprises directement auprès du maire de Lyon, c'est que nous souhaitons que des caméras de vidéoprotection puissent être installées partout où c'est nécessaire et où nous savons qu'il y a des trafics et où nous savons qu'il y a des délits et des crimes. C'est tout simplement ce qu'a rappelé Gérald Darmanin.

Il a eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises au maire de Lyon ces derniers mois. Il a également proposé un cofinancement de l'État pour ces équipements. Force est de constater que c'est un sujet qui avance très peu.

C'est ce qu'a rappelé encore une fois le ministre de l'Intérieur. Il a également rappelé que nous faisons notre part. Nous attaquons les trafics, c'est ce que je disais à l'instant.

Les effectifs nouveaux arrivent. Gérald Darmanin l'avait annoncé l'année dernière à Lyon, il y aura 300 effectifs supplémentaires sur trois ans dont 144 rien que cette année. Nous faisons notre part, nous proposons des solutions.

On ne peut pas avancer si tout le monde ne parle pas le langage de la sécurité et surtout si tout le monde n'a pas envie d'agir pour la sécurité. À nouveau Bastien Augey pour TF1 et LCI. J'aimerais revenir, si vous le voulez bien, sur le contexte sanitaire.

Vous avez insisté tout à l'heure sur le fait que la crise était encore là, que le virus était toujours là et qu'il fallait collectivement être vigilant. Plusieurs d'entre nous ont été frappés par les images du Premier ministre ou du président de la République qui, à l'occasion de bains de foule, serraient à nouveau des mains ou les gestes barrières n'étaient pas forcément respectés. Est-ce que ça fait partie des images qui peuvent envoyer le mauvais message sur le contexte sanitaire et quel est le message que vous envoyez aux Français sur cette question très précise ?

Est-ce que vous leur dites que ça ne fait plus partie des gestes barrières qui sont aujourd'hui indispensables ? Je vous remercie. D'abord, moi je ne fais pas de leçon de morale aux Français.

Je ne veux pas infantiliser les Français. Je pense que les Français sont parfaitement conscients, ça fait plus d'un an et demi qu'ils vivent avec cette épidémie, conscients à la fois du risque et encore du risque de reprise, et conscients évidemment des mesures à adopter et ils font beaucoup d'efforts. Ils ont fait beaucoup d'efforts, ils font encore beaucoup d'efforts pour lutter contre l'épidémie.

Ce que je peux vous dire aussi c'est que, quand le Président se déplace, quand le Premier ministre se déplace, quand les membres du gouvernement se déplacent, évidemment qu'on fait le maximum pour respecter les protocoles sanitaires qui sont édictés par les préfets, c'est-à-dire porter le masque dans les lieux clos quand il y a des réunions. Évidemment on peut être amené à l'enlever quand on mange, qu'on boit ou qu'on prend la parole à distance d'autres mais porter le masque dans les réunions, parfois à l'extérieur quand c'est requis par le préfet, éviter de se mettre au milieu de groupes de personnes. C'est pour ça que, dans les déplacements, vous avez souvent malheureusement des dispositifs qui permettent de tenir un peu à l'écart les personnes pour éviter qu'il y ait des regroupements trop massifs et, évidemment, faire attention aux gestes barrières.

Vous savez, ça a pu m'arriver à moi aussi, ça arrive à des membres du gouvernement, des personnalités politiques, quand vous êtes dans un déplacement vous pouvez avoir des personnes qui viennent vous saluer. Il peut y avoir quelque chose d'assez naturel à serrer la main. C'est aussi ce que vivent beaucoup de Français aujourd'hui.

Vous avez des personnes qui peuvent vous tendre la main pour vous la serrer. Ce que je peux vous dire c'est que le Président, le Premier ministre, les ministres, évidemment on fait très attention, qu'on utilise le gel hydroalcoolique très systématiquement, avant d'être amené à rencontrer des personnes ; qu'on le réutilise après, évidemment aussi. Donc voilà, je pense qu'il y a des efforts évidemment auxquels consentent les Français.

On essaye aussi de consentir à ces efforts. C'est ce que nous faisons au quotidien parce qu'encore une fois, c'est essentiel pour lutter contre l'épidémie. Bonjour, Maxence Lambrecq, France Inter.

Hier soir, dans un dîner, Emmanuel Macron a évoqué le sujet de l'immigration, je ne sais pas s'il en a été question lors du Conseil des ministres. Il parlait de nouvelles arrivées insoutenables pour nos sociétés et pour le continent européen. Il parlait d'un pays avec lequel les relations diplomatiques sont parfaites, des centaines de milliers de visas accordés, et qui envoie beaucoup de demandeurs d'asile.

Une situation qui n'est pas viable, selon lui. Est-ce que vous pouvez nous éclairer là-dessus ? De quel pays s'agit-il ?

Est-ce un moratoire ? Et il est question d'un nouveau traité d'amitié avec l'Afrique, de quoi s'agit-il ? Ce que le président de la République a dit hier soir est dans la droite ligne de ce que nous disons et surtout de ce que nous faisons depuis 2017.

Et le texte de son intervention est évidemment à disposition via les services de l'Elysée, pour vous et pour l'ensemble de vos confrères. C'est un discours de vérité sur l'immigration. Oui, la pression migratoire est forte.

Non, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde et nous devons assumer une ligne d'équilibre entre fermeté avec celles et ceux que nous ne pouvons pas accueillir sur notre sol et intégration pour celles et ceux à qui nous accordons le séjour, et notamment à ceux qui bénéficient du droit d'asile parce qu'ils sont persécutés ou poursuivis dans leur pays d'origine. Depuis le début du quinquennat, nous avons augmenté la durée de rétention dans les centres de rétention administrative, doublé le nombre de policiers et de gendarmes à nos frontières, abaissé à six mois le délai de traitement des demandes d'asile. Nous avons dit fermement aux pays qui ne voulaient pas reprendre leurs ressortissants que cela suffisait et nous avons ainsi envoyé un signe en baissant le nombre de visas qui étaient accordés à ces pays pour qu'on puisse avancer sur ce sujet-là et qu'ils puissent revoir leur décision.

La protection à nos frontières, c'est aussi un sujet européen, ce que le président de la République a rappelé hier, et il comptait sur nous pour le porter. Cette fermeté, nous la revendiquons et elle a été d'ores et déjà suivie d'effets puisqu'avant le Covid qui a considérablement perturbé, vous l'imaginez bien, l'ensemble de ces politiques, il y a eu une augmentation du nombre de personnes en situation irrégulière expulsées sur notre territoire. Il y a donc la fermeté mais il y a aussi, évidemment, l'humanité et l'accueil.

Et sur ce sujet-là aussi nous avons avancé, avec des mesures qui ont été prises depuis le début du quinquennat, avec un parcours d'intégration renforcé ; avec des heures supplémentaires de cours de français, un doublement des heures de français pour celles et ceux que nous accueillons et à qui nous accordons l'asile ; avec des places d'hébergement supplémentaires qui ont été créées. Nous n'avons jamais eu peur de dire les choses. Nous n'avons pas changé de cap en cinq ans.

Nous agissons. C'est un sujet difficile. Là aussi, c'est un sujet qui n'est pas nouveau.

Je pense que les précédents quinquennats ont aussi été confrontés à cette question-là. Nous agissons résolument sur cette question-là depuis le début du quinquennat et nous allons continuer à le faire. Je relaie une question de notre collègue Ania Nussbaum de Bloomberg.

L'opérateur de trains espagnol Renfe veut se lancer dans les trains entre la France et le Royaume-Uni, en concurrence d'Eurostar. Le gouvernement français est-il prêt à l'approuver ? Je n'ai pas la réponse à vous apporter à cette question.

Je ne suis pas au courant de ce dossier mais je me renseignerai. S'il n'y a pas d'autres questions, merci beaucoup.