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Débat28 minutes - ARTE· 19 novembre 2025 23 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfenseNumérique

Paix au Proche-Orient sur fond de business : vers un deal entre Trump et MBS ? | 28 minutes | ARTE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    1000 milliards de dollars d'investissement promis par MBS : un prix pour la réhabilitation diplomatique ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Les Saoudiens ont-ils déjà versé un centime des 600 milliards promis en 2017 ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Donald Trump évoque Jamal Khashoggi comme un personnage controversé : comment interpréter cette réaction ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Les projets immobiliers entre DAR Global et la Trump Organization : conflit d'intérêts ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les accords d'Abraham : la normalisation Israël-Arabie est-elle réalisable sans État palestinien ?

  • 11:00FerméeRéponse directe

    L'Arabie Saoudite peut-elle vraiment investir 1000 milliards aux États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Patricia AlémonierFait
    « L'Arabie Saoudite n'est pas dans le camp des Occidentaux, elle parle à tout le monde. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Face à la pressière dans le bureau oval, Donald Trump a sorti les griffes pour défendre son ami, le prince saoudien Mohamed Ben Salman, interpellé par une journaliste. Un invité qui a toujours nié toute implication dans le meurtre de Jamal Kachogi. Exilé aux États-Unis, l'éditorialiste a disparu le 2 octobre 2018 dans l'enceinte du consulat saoudien à Istanbul.

Des écoutes des renseignements turcs ont révélé qu'il y a été assassiné et démembré par des agents venus d'Arabie Saoudite. Complisance ou pragmatisme ? ans plus tard, Donald Trump réhabilite publiquement le prince saoudien avec qui il a conclu d'importants accords.

Promesse de vente d'avion de combat à Riade, coopération renforcée dans le domaine de l'énergie nucléaire civile et de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui est un jour spécial. La coopération économique entre l'Arabie Saoudite et les États-Unis d'Amérique est désormais plus vaste et plus large dans de nombreux domaines.

Mais sur le plan diplomatique, Donald Trump n'a pas réussi à convaincre Riyad de rejoindre les accords d'Abraham sur la normalisation des relations entre pays arabes et Israël. Depuis des mois, le royaume pose ses conditions. Cette normalisation ne peut se faire qu'à travers la création d'un état palestinien.

Notre position n'a jamais changé. Alors, entre réhabilitation et business, jusqu'où peut aller la complicité entre Donald Trump et Mohamed Ben Salman ? Peuvent-ils parvenir à un deal pour la paix au proche Orient ?

Nos trois invités pour évoquer ces questions. Bertrand Besance, bonsoir monsieur. Vous avez été ambassadeur de France au Qatar de 98 à 2002 puis en Arabie Saoudite précisément de 2007 à 2016.

J'ajoute que vous supervisez les dossiers concernant les pays du golf pour euh un cabinet qui s'appelle NSI, dossier de conseil et accompagnement aux entreprises notamment en Arabie Saoudite. Et vous estimez que Mohamed Ben Salman et Donald Trump partagent de nombreux objectifs communs. Cependant, ajoutez-vous, l'Arabie Saoudite s'émansible de ce qu'était la tutelle traditionnelle américaine pour défendre ses propres positions.

À côté de vous, Asni Abidi, politologue, spécialiste du monde arabe. Bonsoir. Vous avez dirigé le dernier ouvrage collectif le Moyen-Orient selon Donald Trump aux éditions Éric Monier et Asni Abidi.

Vous estimez que c'est une romance qui est en train de démarrer d'une certaine façon entre les deux dirigeants Ben Salman et Trump. Tout comme Donald Trump, Ben Salman maîtrise très bien l'art du deal. Leur objectif à tous les deux, c'est de créer un environnement propice aux affaires au Moyen-Orient. et Patricia Alémonier, bonsoir.

Grand reporter, spécialiste des questions internationales. Selon vous, l'Arabie Saoudite n'est pas dans le camp des occidentaux. Elle parle à tout le monde.

Elle se tourne vers ceux qui offrent le plus. Ben Salman est pragmatique, veut réussir la transition de son pays vers le 21e siècle et il veut avoir accès à la technologie américaine entre autres. Et on démarre le le débat avec le chiffre du jour.

Benjamin. Le prince héritier saoudien Mohamed Ben Salman donc promet 1000 milliards de dollars d'investissement aux États-Unis comme Donald Trump le réclamait. Au-delà donc des 600 milliards avancés en mai dernier.

Un chiffre astronomique mais au contour très flou pour l'instant mais tout de même Asni abidi 1000 milliards de dollars d'investissement c'est le prix en quelque sorte de la réhabilitation diplomatique de MBS par Donald Trump. La réhabilitation a été déjà en marche, mais il fallait un petit peu concrétiser en quelque sorte cette relation. Il faut rappeler que le 600 milliards promis lors de la première visite de Donald Trump en Arabie Saoudite, euh Washington se plaint parce que les Saoudiens n'ont pas versé un centime parce que ils veulent d'abord les projets.

C'est cette visite qui va concrétiser les 1000 milliards mais selon plusieurs étapes. Est-ce qu'il a été réhabilité ? C'est un retour en grâce spectaculaire.

La cérémonie montre que Donal Trump vouit montrer d'abord au Saoudien aux Américains mais aussi la communauté internationale qu'aujourd'hui la relation entre les deux pays elle est au beau fixe. Euh Bertrand Brance, comment le grand diplomate que vous êtes et qui connaissez si bien les arcanes du Moyen-Orient décrypter les images qu'on a vu où Donald Trump évoque à Shogi comme un personnage controversé et fait ce cadeau à Mohamed Ben Salman de quasiment dire il est hors de question de mettre en cause mon ami Ben Salman. Comment ça a l'air d'avoir même surpris les Saoudiens ?

Peut-être même Ben Salman lui-même. Oh, je ne suis pas sûr parce que pour les Saouiens, c'est une affaire du passé, si je peux dire, qui n'est jamais évoquée en en Arabie Saoudite, même s'agissant de la réhabilitation, il ne faut jamais oublier que le le prince avait de mauvaise relations avec l'administration Biden alors qu'au contraire, il a d'excellentes relations avec l'administration Trump. Donc, si vous voulez, c'est un non sujet entre eux et on peut dire que de toute façon, le président Trump ne s'intéresse pas beaucoup à la question des droits de l'homme de toute façon.

Bon, donc la question à mon avis ne se pose pas sérieusement et la réaction du président Trump n'est pas la première fois qu'il le dit. Euh, on sait très bien que le prince héritier a dit ouvertement qu'il assumait la responsabilité puisqu'il était dirigeant mais qu'il n'avait pas qu'il n'avait pas donné l'ordre. Et effectivement, il n'y a pas de de pistolet avec la avec la fumée.

Bon, donc si vous voulez, on est dans dans un cas de figure où effectivement pour les opinions publiques occidentales, la question l'affaire Cachogi reste quelque chose qui qui est bien entendu dans les mémoires. En revanche, dans la réalité des rapports entre État et notamment entre ces deux pays où on peut dire que ni le président Trump ni le prince héritier ont des gens qui ont un affect particulier. Donc je crois que ce sont de ce sont des adultes consentés.

On parle d'affect mais Patricia Moner tout le monde se dispute la bienveillance de MBS. Il était accueil en grande pompe également à l'Élysée il y a un an à peine. Oui.

Alors pour répondre à votre question, je vais repasser par cette amitié entre Trump et et MBS. Elle est ancienne. Chaque fois Donald Trump fait son premier voyage à l'étranger en passant par l'Arabie Saoudite.

Trump 1, Trump 2. Chaque mandat. Chaque mandat.

Qu'est-ce qu'il partage ensemble ? Il partage une même vision du monde, une vision transactionnelle sans état d'âme. Demain, le prince saoudien signerait les fameux accords d'Abraham dont son va sûrement parler.

Cette espèce de grand projet trumpien de de communauté économique moyen-orientale avec Israël et l'Arabie Saoudite, il signerait sans problème. Simplement là, il est un peu embêté parce que sa population ne le suivrait pas. Mais ce sont donc des hommes pragmatiques, des hommes qui n'ont aucun état d'âme et simplement à l'inverse de Donald Trump qui a besoin du proche Orient, beaucoup plus qu'on le pense pour faire ses deal et ses affaires, MBS lui et bien il est prêt à à à acheter à marcher avec tous ces rencontres avec Emmanuel Macron aussi qui est le 202 d'ù l'accueil avec tapis rouge qui fait Axing Ping au Chinois d'où c'est ses visites à à Moscou enfin d'où les accueils des pour pour les Russes et aussi d'où sa réconciliation entre guillemets avec les Iraniens.

Hm hm. Alors, c'est vrai qu'en même temps se pose la question, vous le disiez que ce sont deux businessmen qui sont visiblement faits pour s'entendre parce que pour eux, pour les deux parties, c'est d'abord des intérêts économiques qui sont majeurs. Oui, ils sont très importants et je dirais que Mohammed Bellman n'est pas du tout intéressé par jouer un rôle extraordinaire sur la scène internationale.

Il a muré depuis sa première visite. Il sait que s'occuper des dossiers internationaux, c'est tout de même un coût très important sur la stabilité de son pays. C'est pourquoi il mise sur la technologie, sur l'intelligence artificielle.

Il veut vraiment que son pays diversifie ses ressources. Il est allé chercher des des des puces. C'est ça qui ab pu interdit à d'autres pays.

C'est ça qui est important. Par exemple, tout ce qui est électronique et cetera, le le le le semiconducteur américain, il veut que l'Arabie Saoudite abrite des usines sur place. Donc on sait que les Israéliens sont mitigés et certains Américains ils ont dit attention, on s'approche un petit peu de la Chine.

Donc il veut vraiment diversifier et il sait que le coût finalement de stabilité est très important. MS a des projets importants. Il n'est toujours pas roi.

Il l'aimerait bien son le roi Selman, il a quandême eu droit à une à une cérémonie digne d'un d'un roi. Il veut sécuriser la son anisation. Il veut sécuriser ses projets.

C'est très important. Expo Univers 2030, la Coupe du monde où tout le monde a voté pour pour lui et bien sûr l'application de cette vision 2030. Tous les projets de MBS passent par un seul chemin.

C'est la stabilité, la sécurité d'Alg. Ça veut dire aucun missile et aucun conflit dans la région. Sinon, qui c'est qui va aller en Arabie Saoudite ?

Alors, on va évoquer avec vous trois et avec Anna les projets notamment immobiliers de DAR Global et de la Trump Organization. Oui, une relation basée sur le business, on va le voir, la veille de la rencontre entre Donald Trump et MVS à Washington. Le promoteur immobilier saoudien d'art Global a annoncer un nouveau deal au Maldives avec la Trump Organization qui, je le rappelle, est dirigée par les fils Trump, Donald Junior et Éric.

Alors, il est il est question d'y construire là-bas donc un resort de luxe sous la marque Trump internationale. Mais ce n'est pas tout. Depuis l'élection de Trump, au moins quatre projets immobiliers ont été annoncés en Arabie Saoudite entre la Trump Organization et DAR Global.

Il y a ce giga complexe d'hôtels, de commerce, de bureaux avec un grand parc type Central Park à hauteur de 63 milliards d'euros dans la ville historique de Daria où Donald Trump s'était d'ailleurs rendu lors de sa visite dans les pays du golf au mois de mai. On voit la photo ici. Et puis il y a aussi cette nouvelle tour baptisée Trump Plazza à 1 milliard de dollars dans la ville côtière de Jeda.

Ce sera donc la 2e tour après la Trump Tower qui avait été annoncée en décembre 2024. Et il faut savoir qu'à chaque fois que la marque Trump est accollée à un projet, et bien ça génère des droits de licence et l'année dernière DAR Global a verser près de 22 millions de dollars à la Trump Organization dont une partie revient directement au président lui-même selon le New York Times. Bertrand Besenna, est-ce que quand même il n'y a pas un risque de conflit d'intérêt ?

Bah écoutez le il a répondu lui-même parce qu'on lui a posé la question comme vous pouvez l'imaginer des vilains journalistes lorsque lorsqu'en réalité il avait fait sa visite officielle dans le golf effectivement il avait cité toute une série de de contrats mais sans rentrer dans le détail en revanche effectivement les gens avaient un peu regardé et s'était rendu compte qu'une partie des contrats et notamment les contrats immobiliers et bien ce que vous avez cité d'ailleurs et bien se faisait avec la le le le holding Trump. Bon donc encore une fois dans cette partie du monde si vous voulez il n'y a pas la même séparation qui existe chez nous entre les affaires et les affaires d'état entre guillemets. Et donc ça paraît assez normal aux États-Unis aussi.

Aux États-Unis aussi c'est ça qui nous étonne exement. Donc ça ne choque personne ni aux États-Unis ni dans le golf. H donc alors effectivement ça ne correspond pas tout à fait à nos critères mais c'est une réalité donc on le sait ce n'est pas nouveau.

Il y a toujours eu justement cette espèce d'amalgame entre les affaires et les affaires d'état. Mais donc Patricia lesmon aujourd'hui diplomatie et business c'est absolument indissociable pour ces deux pays là en fait. Aux yeux de Donald Trump ça l' Witkov l'a répété.

Voilà Steve Wkov qui est son conseiller et cetera. a répondu exactement question en disant il n'y a absolument aucun conflit d'intérêt, aucun rapport vis-à-vis familiaux qui pourrait poser problème. Mais dans ce business actuel, on comprend qu'effectivement le prince saoudien lui, c'est pas facile en ce moment pour lui contrairement à ce qu'on pourrait penser.

On pense que les fameux 1000 milliards, je pense qu'ils n'arriveront jamais aux États-Unis. Déjà Trump 1, il avait promis les promesses d'investissement. Trump 1, il avait déjà promis le prince saoudien plus de 450 milliards.

Je crois qu'il en a 150 qui ont été au final investis. Donc entre les promesses et mais ce que Trump aime, c'est les annonces, c'est les chiffres, c'est pour se glorifier de ramener autant d'argent dans les aux États-Unis. Mais là, si vous voulez, je pense qu'effectivement les 1000 milliards ne seront pas investis.

D'autant que le prince fait face à quand même des difficultés financières, le dollar n'est pas du tout au prix qu'il devrait être pour financer les méga projet qu'il y a en Arabie Saoudite. Le dollar devrait être à 110 dollars le baril alors qu'il tourne autour 60 et parfois le pétrole. Le pétrole de Oui.

Le bar de pétrole de rapides réactions. Je suis tout à fait tout à fait d'accord avec Patricia. Il faut quand même pas oublier une chose, le PIB de l'Arabie Saoudite est à peu près de 1000 milliards.

Donc s'imaginer que l'Arabie Saoudite va investir 1000 milliards aux États-Unis, c'est-à-dire l'équivalent de son PIB annuel naturellement est une vue de l'esprit. Bon, cela étant donc ça a été rappelé lors de la première visite, il n'y a qu'une partie qui a été réalisée et je sais que dans en Arabie Saoudite, ils ont pris l'habitude. Le le prince héritier a appris depuis sa prise de fonction et donc il sait très bien ce que il faut dire au président chose, il le fait, il le dit.

Ça ne veut pas dire naturellement que ceci sera réalisé et il y a peu de chance. Pour le moment, les Séwouiens investissent d'abord chez eux. J'aim dire qu'il y a une une double entorse une double entorse.

Hier soir, on assistait à vraiment à une démocratie qui est abîmée. D'abord, le journaliste qui pose des question sur Jamal Kachugi et sur justement ce mélange de genre au conflit d'intérêt manifeste, il y a il y a rien à dire là-dessus. Fake news.

Et donc ça veut dire qu'on est en train d'abîmer ce comme un pouvoir important, le pouvoir des médias, des journalistes et c'est scandaleux. En revanche, on est on est allé très loin puisque la lumière du Qatar a offert un avion. Donc il y a pas plus que ça.

C'est un conflit d'intérêt, c'est proche de corruption passive à Donald Trump. C'estàdire Donald Trump s'il était pas président, est-ce qu'il aurait eu les mêmes avantages pour justement avec d'art d'art global impossible ? Et donc ça c'est important, c'est que il y a un usage financier qui se fait.

Certes, il a une diplomatie transactionnelle commerciale, on comprend dans les pays du golf, les princes, les Émir et les rois, le pays leur appartient, ils font ce qu'ils veulent. Mais les États-Unis, c'est un état démocratique. Il y a une séparation de pouvoir et c'est et c'est un élément très intéressant.

D'ailleurs, les démocrates le disent, c'est dangereuse quoi. Et alors pour séduire MBS et bien d avec lui, Donald Trump est prêt même à augmenter l'arsenal militaire de Riad qui a fâché son autre grand allié israélien. Écoutez le président américain à nouveau. and Israel's top of the line.

Les F35 sont bien sûr des avions de combat. Patricia et Monia parce qu'il faut bien rappeler qu'en fait l'Arabie Saoudite a besoin d'être soutenue dans sa défense. Elle n'est rien seule aujourd'hui.

La la sécurité en théorie saoudienne est est assurée depuis bon depuis pratiquement une trentaine d'années après sa création. Senez-vous de cette rencontre entre le roi saoudien et le et Roosevelt Théodore Roosevelt qui revenait en 1945 voilà de Yalta. C'est à partir de là, dit la légende, que euh les Américains ont assuré garanti la sécurité de l'Arabie Saoudite.

Les Saoudiens sont et je serai brève sont revenus un peu sur cette garantie quand ils ont reçu des des missiles euh et des drones sur leurs installations pétrolières en 2018 sien sans intervention américaine. Donc là, ils ont besoin de ils veulent ces F35 dans leur rapport aussi avec Israël, mais il faut pour les F35 que le le vote soit à la chambre et là donc c'est pas encore totalement garanti. On peut leur dire oui d'accord mais il faut quand même qu'il y a un vote derrière.

Ouais. Derrière, il faut que les accords d'Abraham soient signés. C'est en tous les cas aussi l'Is transactionnelle.

C'est ce que demande Donald Trump à Mohamed Ben Sam. Rappelons que ces accords d'Abraham, c'est la reconnaissance d'Israël. demandé par le président américain pour une coopération économique dans le cadre d'une pacification de la région.

Les deux dirigeants ont réussi une prouesse diplomatique, c'est dissocier la vente des F35 de la normalisation de processus de normalisation. Mieux encore, on avait entendu tout à l'heure le ministre étrangère qui parle de la solution à deux États d'ailleurs qui a été reprise par le président Macron. Aujourd'hui, les Saoudiens se contentent plutôt d'un processus, il a dire un processus qui diboucherait sur l'État palestinien ou c'est pour ça qu'ils veulent pas signer les accords d'ar un processus de paix parce qu'ils ont quand même une audience.

Il y a une rue une rue saoudienne qui est acquise à la cause palestinienne et donc ça viendrait très grave. Donald Trump, il n'a pas de problème là-dessus. C'estàd lui pour vendre ses avions, il est prêt et le processus attendra.

Cela dit, les les Israéliens ne sont pas très mécontents de la relation avec l'Arabie Saoudite. Les avions israéliens peuvent traverser le ciel saoudien, l'espace aérien et l'Arabie Saoud a montré une grande bienveillance hein. Tous les sommets organisés, l'Arabie Saoudite a plutôt calmé le jeu et donc Israël ne peut pas demander mieux sur cette question des accords Oui, mais c'està-dire il ne faut pas oublier une chose, c'est que l'initiative arabe de paix qui date de 2002 est une initiative séodienne au point de départ.

Donc la reconnaissance d'Israël est quelque chose qui est prévu de toute façon mais à certaines conditions. Donc la position séwouienne, il faut lui reconnaître à une parfaite constance. C'est-à-dire tant qu'il n'y aura euh pas euh un état, enfin en tout cas une reconnaissance voilà un processus menant à la reconnaissance d'un état palestinien, il ne peut pas y avoir d'Israël, ça pourrait influencer Donald Trump ou pas ? puisque il est transactionnel ce président américain.

Est-ce qu'il peut être sensible au argum il y a deux choses qui intéressent le président Trump la première c'est de faire du business on en a parlé et la deuxième c'est d'être fait prix Nobel de la paix mais pour fa être prix Nobel de la paix il faut qu'il y ait effectivement l'extension des accords d'Abraham et les Séwouiens ont parfaitement compris ce sont de très bons négociateurs. Ils ont très bien compris que là ils avaient une carte à jouer. de la joue mais il a le retour sauf ce que le plan le plan arabe de 2002 il parle de retour au 67 mais on est très loin du retour des 67 exactement de 1967 aujourd'hui nous assistons à une annexion rempante de la Jordanie donc c'est alors c'est c'est une autre histoire dans le cadre de notre débat ce soir.

Alors une archive justement pour passer à un autre sujet. Trump n'est pas le seul à faire les yeux doux à Mohamed Ben Salman en décembre 2022. Vous le savez bien mieux que nous.

Si Jing Ping faisait le voyage à Riad pour y rencontrer le prince héritier. Regardez. Si Jing Ping à son arrivée à Riad, accueilli par des avions de chasse de l'armée saoudienne aux couleurs de la République populaire de Chine, l'Arabie Saoudite a sorti le grand jeu pour le président chinois reçu en majesté par le prince héritier Mohamed Ben Salman avec à la clé la signature d'une série d'accords économiques pour une somme globale colossale de 28 milliards d'euros.

Salman Abdiz. La proximité affichée de Mohamed Ben Salman avec Siing Ping, le grand rival des Américains. Un nouveau coup de canif dans la relation déjà abîmée entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite.

Patricia Moner, on voit que l'Arabie Saoudite joue aussi la carte chinoise, ce qui peut-être aussi peut aiguiser les appétis américains dans une cas d'une ravalité entre la Chine et les États-Unis. On est dans un monde où on est plus bipolaire. Euh et donc euh les États émergents, parce que l'Arabie Saoudite fait partie des grands états émergents, et bien ont décidé de euh parler et commercer avec tout le monde.

Si les si les Chinois peuvent leur offrir sur un plan nucléaire ce que les Américains veulent pas, ils vont aller faire avec beaucoup de pétrole au chinois. Il faut ils vendent beaucoup de pétrole chinois. On a bien vu rétropédalage des Américains ta ils sont prêts à signer un accord sur le nucléaire.

On pourrait parler de l'accord stratégique avec le Pakistan qui est très important qui a été signé aussi. Euh donc voilà, ils sont prêts à tout et c'est la tendance qui se passe au niveau de tous ces nouveaux pays qui deviennent des grands acteurs sur la scène internationale. Bertrand Banna, on était très surpris d'apprendre que le Mandarin était la deuxième langue étrangère enseignée dans les collèges en Arabie Saoudite après l'anglais, le Mandarin.

Donc avec une une arrière-pensée commerciale de soft power. Bien sûr, il faut pas oublier une chose, c'est qu'effectivement le la Chine est comme dans beaucoup d'autres cas le premier partenaire commercial de de l'Arabie Saoudite. C'est le premier acheteur de pétrole.

C'est aussi il y a une coopération extrêmement forte sur le plan technologique. Les Saoudiens sont intéressés par la technologie chinoise et puis l'Arabie Saoudite entend faire du plurialignement comme l'Inde, comme le Brésil, comme l'Indonésie. C'est-à-dire ils tiennent à la fois à préserver un partenariat stratégique fort avec les États-Unis.

Ils en ont besoin sur le plan sécuritaire et sur le sur le plan technologique, mais en même temps, ils ne veulent pas. Il y a une forme d'émancipation, il faut le reconnaître, qui est un phénomène d'ailleurs général. Et l'Arabie Saoudite joue ses cartes.

Alors, elle veut à la fois exploiter tous ses atouts à l'intérieur et à l'extérieur, faut pas oublier. Elle a adhéré à l'organisation de Shanghï. Sa coopération pétrolière avec la la Russie dans le cadre de l'OP plus est une réalité.

Et donc elle joue ses cartes parce qu'elle prévoit aussi la fin du pétrole dans 60 ans. C'est ça qui est assez qu'on sait peu. L'Arabie Saoudite n'aura peut-être plus de pétrole.

Donc elle doit jouer aussi cette carte diplomatique plurielle au point d'avoir aussi des relations avec les Russes. Et elle a en février, elle a accueilli des pour parler entre Russes et Américains sur l'Ukraine à Snabbidi se propose médiateur. L'Arabie Saoudite éit le premier pays arabe à avoir donc fait une donation pour le l'Ukraine pour la soutenir absolument. et le premier pays qui a reçu le président ukrainien pour un discours devant le sommet arabe.

La diversification, elle est très importante parce que les Saoudiens n'ont pas oublié deux choses. Première chose sous Trump 1 justement deux installations pétrolières d'Aramco ont été touché par les hautis. Les Américains n'ont pas branché non rien qui c'est une menace importante pour l'Arabie Saoudite et Trump à l'époque il était président, il a dit ils n'ont qu'à payer s'ils veulent notre protection ils ont payé.

La deè deème avertissement c'est l'attaque contre le Qatar. Donc attention les Saoudiens ça reste des doigts marchand et donc ils savent très bien il y a toujours une méfiance qui s'installe grand intermédiaire dans intermédiaire. C'est pour ça que c'est pour ça qu'ils veulent diversifier ce parapluie sécuritaire.

Et ben écoutez, merci à tous les trois d'avoir participé à ce débat. C'était absolument passionnant. On a appris énormément de choses.