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Interview de Sylvie Ferrer , députée sortante Nouveau Front Populaire

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Sylvie FerrerPromesse
    « l'augmentation des salaires dans le public et dans le privé, avec un SMIC à 1 600 euros net »
  • Sylvie FerrerChiffre
    « sur Bannière, il y a quand même six classes qui sont prévues de fermer à la rentrée 2024 »
  • Sylvie FerrerChiffre
    « avec 10 milliards d'économies prévues cette année, 20 milliards l'année prochaine et 50 milliards d'ici la fin du quinquennat »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à toutes et tous. La campagne se passe avec une dynamique importante sur la circonscription, puisque l'ensemble des organisations de gauche, je pense au PS, au PC, au Vert, au NPA, à Génération S, à la France Insoumise, bien évidemment, sont partie prenante, bien évidemment, de la campagne, au vu de l'enjeu et du risque que l'on a de se retrouver, en fait, avec l'extrême droite au pouvoir le 8 juillet. Donc on fait tout pour alerter, pour dire, attention, il y a une escroquerie, le Rassemblement national, c'est une escroquerie au niveau politique sociale.

Et on espère, comme ça, parce qu'on a quand même des arguments pour aller à la rencontre des gens, sur le blocage des prix, sur la réforme, sur l'abrogation de la réforme des retraites, sur l'augmentation des salaires dans le public et dans le privé, avec un SMIC à 1 600 euros net. Donc on a des arguments qui ont été chiffrés, avec des dépenses, mais aussi des recettes en face. Et là, aujourd'hui, personne n'a contesté notre chiffrage.

Je crois que nous sommes le seul mouvement politique à avoir présenté un chiffrage de programmes aussi précis. Donc la campagne, elle se déroule sur les marchés. Ce matin, j'étais sur le marché de l'Anne-Neusan.

Cet après-midi, je serai à Auréant, puisque je suis accueillie par la mairie d'Auréant, pour soutien de la part de la commune, de son maire notamment, M. Emmanuel Alonso, et des conseillers municipaux qui seront présents pour affirmer le soutien au nouveau Front populaire que je représente sur la circonscription. Il y aura à 18h30 aussi à Bannière, je reviens sur Bannière parce qu'il y a une réunion publique sur le thème de l'école, notamment des menaces qui pèsent sur notre système d'éducation nationale en termes de fermeture de postes, puisque sur Bannière, il y a quand même six classes qui sont prévues de fermer à la rentrée 2024.

Il y en avait 12 à la rentrée 2023 avec parfois des écoles qui ferment carrément. Donc avec tout le chamboulement que ça peut se faire dans les familles en termes de transport pour des enfants qui restent parfois une heure dans des bus pour aller à l'école. Donc je l'ai défendu en fait auprès de la ministre ce maintien des classes en milieu rural, parce qu'on n'est pas du tout dans les mêmes conditions de vie que l'on peut l'être en milieu urbain, même s'il y a aussi des fermetures hélas de classes dans les quartiers populaires.

Et on a un besoin crucial aujourd'hui de recruter des personnels dans nos services publics, des personnels qualifiés, des personnels bien payés. Et les besoins sont immenses dans tous les services publics. Quelle est la mesure que vous verriez prioritairement dans le programme que vous allez défendre auprès des électeurs ?

Alors quand on discute avec les gens, on se rend compte que bien évidemment le pouvoir d'achat et les salaires, aujourd'hui c'est une préoccupation au vu de l'inflation, de la politique antisociale aussi de la Macronie qui est maintenant, qui dure depuis 7 ans, qui ponctionne les gens de plus en plus. Il y a bien évidemment ce point-là. Il y a aussi, je l'ai dit, les services publics avec la santé, l'accès aux soins.

L'accès aux soins aussi qui est remis en question avec des fermetures des urgences. Par exemple à Banières, la fermeture des urgences, la nuit qui dure déjà depuis plus de 2 ans, qui sont menacées de fermer définitivement. Et donc il y a eu des manifestations massives ici à Banières, que j'ai soutenues.

J'ai aussi alerté, interpellé le gouvernement sur ces questions de santé. Et bien en fait, on nous renvoie toujours aux politiques d'éco-économie sur le dos des classes moyennes et des plus modestes, avec 10 milliards d'économies prévues cette année, 20 milliards l'année prochaine et 50 milliards d'ici la fin du quinquennat. Ce qui représente, voilà, 50 milliards c'est le budget de l'éducation nationale.

Donc en fait, Bruno Le Maire nous propose d'économiser l'équivalent d'une éducation nationale d'ici la fin du quinquennat. Ce qui est considérable et intenable du point de vue du patrimoine. Parce que, en fait, le service public c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.

Et donc ça va encore paupériser, appauvrir une partie de la population qui a besoin d'avoir des services publics de proximité, avec un accueil physique, parce que là aussi on dématérialise beaucoup trop les démarches aujourd'hui de la population vers les services publics. J'ai travaillé sur la question des francs services, sur un rapport pour avis au dernier projet de loi de finances. Et on voit comment aussi les services publics reposent de plus en plus sur les collectivités territoriales.

L'État se désengage totalement. Et sans donner contrepartie le budget nécessaire. Donc c'est un véritable casse-tête en fait aujourd'hui, de maintenir des services publics de qualité dans nos territoires en Europe.

Dans votre circonscription, la première, donc, quel est l'adversaire principal ? Est-ce le Front National ? Est-ce le Renaissance ?

Eh bien, en fait, au soir du 9 juin, on s'est rendu compte que les élections européennes, le Rassemblement National est arrivé tout simplement en tête de cette élection. Et d'ailleurs, Macron annonce la dissolution de l'Assemblée Nationale ce 9 juin. Au pire moment, c'est-à-dire au moment où il y a cette dynamique pour un parti politique qui a systématiquement voté contre des propositions que nous avions faites, notamment sur le hausse des salaires, sur le blocage des prix, sur la baisse des loyers, sur l'installation de médecins dans des aires médicaux, parce qu'il faut savoir qu'ils ont voté contre un amendement qui avait été proposé dans ce sens, sur la taxation des pouces par profit, sur l'arrêt aussi des pesticides.

Ils ont voté contre l'arrêt du glyphosate aujourd'hui. Donc, bon, on voit que ce parti politique est une véritable escroquerie et M. Bardella change d'avis.

Il a même annoncé la retraite à 66 ans hier soir dans le débat entre Attal et M. Bompard. pour le nouveau Fonds populaire.

Et donc, voilà, ils changent d'avis régulièrement sur leur politique qui n'est absolument pas chiffrée. Et donc ça, c'est extrêmement dangereux. Ils y ajoutent en plus une composante raciste, xénophobe, homophobe, qui est absolument insupportable dans notre pays.

Et que nous refusons de toutes nos forces. Ensuite, par ailleurs, par ailleurs, il y a le candidat M. Simpastou, qui est lui, alors sur sa profession de foi, alors lui, il a fait disparaître totalement le fait qu'il appartient à la majorité présidentielle.

Et il n'y a aucune indication, donc aucun courage politique de...

Aucun courage politique de s'annoncer en fait candidat de la majorité d'Emmanuel Macron. Donc ça montre en fait un peu l'image ou l'idée qui se fait du bilan d'Emmanuel Macron et qu'il ne défend absolument pas d'ailleurs dans sa profession de foi.