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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 18 décembre 2025 89 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

L'intégrale du jeudi 18 décembre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 54 %Défensif 27 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 32:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que le RN tente de récupérer politiquement ce mouvement ?

  • 33:30RelanceRéponse partielle

    Est-ce que pour vous, la campagne de vaccination ou les abattages des bêtes pour éviter la propagation de l'épidémie, c'est une mauvaise solution ?

  • 35:45OuverteÉludée

    Quel est le choix face à l'épidémie de dermatose nodulaire ?

  • 36:07RelanceRéponse partielle

    Donc vous auriez fait comme le gouvernement, c'est-à-dire appliquer une politique d'abattage ?

  • 37:44FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous encouragez les agriculteurs à poursuivre les barrages, les blocages d'autoroutes ?

  • 38:54OuverteRéponse directe

    C'est dans les prochaines heures que se joue l'avenir du Mercosur, est-ce que selon vous la France peut encore s'y opposer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:41InvitéFait
    « Si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur. »
  • 3:27InvitéFait
    « Dimanche, Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. »
  • 4:31InvitéFait
    « Sébastien Lecornu promet de nouvelles mesures pour lutter contre le narcotrafic. »
  • 4:40InvitéFait
    « Le Premier ministre souhaite interdire les permissions de sortie pour les détenus placés dans les quartiers de haute sécurité et limiter davantage les aménagements et les réductions de peine. »
  • 5:01InvitéFait
    « Cette loi, très largement votée par le Parlement, est inédite dans notre histoire par les moyens nouveaux qu'elle octroie. »
  • 5:26InvitéPromesse
    « Le gouvernement présentera au premier semestre 2026 des mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace, avec notamment l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes. »
  • 7:43InvitéFait
    « Notre commission s'est prononcée contre cet accord en l'état. »
  • 16:47InvitéFait
    « C'est essentiellement un texte qui vise à informer des dangers de cette utilisation excessive. »
  • 17:35InvitéFait
    « Cela concerne le temps passé dans les écoles, c'est-à-dire le temps scolaire, mais aussi le temps périscolaire, ainsi que le temps passé dans les crèches. »
  • 22:56InvitéFait
    « Le Sénat, à mon initiative, avait voté un texte en 2019. Il n'avait pas été soutenu par le ministère de la Santé à l'époque et par le gouvernement, donc il n'avait pas pu prospérer. »
  • 23:14InvitéFait
    « Nous conduisons un travail parallèlement ici au Sénat pour contrôler l'application du règlement sur les services numériques qui permet des enquêtes sur les plateformes justement comme TikTok qui abusent en fait des enfants en réalité avec ces contenus et ces algorithmes complètement addictifs. »
  • 33:22InvitéFait
    « Les prix ne sont toujours pas rémunérateurs. »
  • 33:38InvitéFait
    « Ils ont le sentiment à mon avis justifié que le gouvernement et l'Union Européenne ne veulent plus que l'élevage prospère. »
  • 41:37PrésentateurFait
    « Il a défendu le Mercosur. »
  • 41:39PrésentateurFait
    « Il n'a pas défendu les intérêts de l'agriculture française. »
  • 41:45PrésentateurFait
    « Les clauses que demande Emmanuel Macron, c'est du pipeau. »
  • 42:14PrésentateurChiffre
    « Dès qu'on fait un contrôle, il y a 90% des produits qui ne sont pas conformes aux normes. »
  • 44:28PrésentateurChiffre
    « C'est presque 20 milliards d'euros dans un contexte de crise budgétaire. »
  • 44:35PrésentateurFait
    « On nous explique 4,7% de déficit comme un progrès incroyable. »
  • 46:04PrésentateurFait
    « Les 30 milliards de la note qu'on nous a distribuée de Matignon, c'est complètement bidon. »
  • 46:25PrésentateurFait
    « C'est le chiffre qu'a donné Mme Monchalin sur la censure de l'année dernière. »
  • 47:20PrésentateurFait
    « La France est ruinée. Ça, c'est 8 ans de macronisme. »
  • 52:12PrésentateurFait
    « La métropole de Lille, on est dans le délire. »
  • 55:10PrésentateurFait
    « C'est un pansement sur un germe de bois. »
  • 1:12:03InvitéFait
    « cette affaire de thermatose est vue comme une sorte de plaie, comme une sorte de calamité ou de fléau supplémentaire. »
  • 1:12:24InvitéFait
    « le fait que les vétérinaires soient menacés de mort parce qu'ils vont faire le job, ils vont vacciner. »
  • 1:13:06InvitéFait
    « les agriculteurs c'est les français comme les autres. »
  • 1:14:30PrésentateurFait
    « la filière des fruits et légumes c'est la catastrophe. »
  • 1:15:39InvitéChiffre
    « il y avait une donnée d'enquête IFOP très intéressante en 2017. »
  • 1:17:52InvitéChiffre
    « c'est un désastre pour la France les prévisions budgétaires c'est une division de la croissance du pays par deux l'année prochaine. »
  • 1:18:47InvitéFait
    « il n'est pas très à l'aise finalement le patron le coordonnateur de LFI. »
  • 1:25:14InvitéFait
    « vous avez déjà agi avec l'adoption de la loi du 13 juin dernier. »
  • 1:25:27InvitéChiffre
    « une vingtaine de textes réglementaires seront pris dès les prochaines semaines. »
  • 1:25:50InvitéPromesse
    « l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes. »
  • 1:26:11InvitéFait
    « il y a 6 ans quand on travaillait sur les déterminants du vote on ne proposait pas aux français la question du trafic de drogue. »
  • 1:26:45InvitéFait
    « les trois principaux déterminants du vote c'est un narcotrafic à Marseille. »

Temps de parole

  • Présentateur59 %
  • Invité10 %
  • Invité 28 %
  • Invité 38 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %
  • Présentateur 23 %
  • Invité 63 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 18 décembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. À la une de nos régions, la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit. Sébastien Lecornu qui monte en première ligne, mais parviendra-t-il à désamorcer la colère ? On analysera tout ça dans cette émission et puis on ira en Ariège.

Où le gouvernement a pour objectif de vacciner l'ensemble des exploitations d'ici décembre et où la mobilisation est forte, on sera avec nos correspondants de la presse régionale. La France réussira-t-elle à faire barrage au Mercosur ? Les agriculteurs mobilisés à Bruxelles et à Strasbourg où se joue l'avenir du traité ? Jordan Bardella est allé à leur rencontre. Y a-t-il une récompération politique de la colère des agriculteurs par l'ERN ? On posera la question au vice-président du groupe à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy. Notre invité dans une demi-heure. Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu qui montent au front dans la guerre contre le narcotrafic.

Déplacement à Marseille pour le premier débat au Parlement. Pour le second, où il appelle à la mobilisation générale, ciblant notamment les consommateurs. On analyse ça dans une heure avec Elisabeth Martichoux et Frédéric Dhabi. Et puis comment mieux protéger nos enfants des écrans et des réseaux sociaux ? C'est l'objet de la proposition de la sénatrice centriste Catherine Morin-Dessailly. Examinez aujourd'hui, vous allez nous la détailler dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Guimet-Alard. Bonjour Yann.

1:44
Invité

Et à la lune de ce jeudi 18 décembre, la France réussira-t-elle à bloquer le Mercosur ? Un conseil européen sous haute tension. Paris a été rejoint par l'Italie dans sa demande de reporter la signature de cet accord commercial entre l'UE et quatre pays d'Amérique latine. De leur côté, les agriculteurs français ont décidé de se joindre aux discussions aujourd'hui à Bruxelles. Céline Schmitt.

2:05
Présentateur

La colère s'étend dans le monde agricole. C'est dans le contexte explosif de la mobilisation des agriculteurs face à l'épidémie de dermatose nodulaire qu'un autre sujet accentue la pression sur le gouvernement. Hier, devant les sénateurs, Sébastien Lecornu s'est voulu rassurant et a réaffirmé la position de la France concernant l'accord de libre-échange du Mercosur.

2:30
Invité

Pour être très clair sur le Mercosur, vous connaissez les positions de fond. Elles ont largement été expliquées ici. Le Sénat s'est largement mobilisé, a discuté, a voté. Et donc, si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur.

2:51
Présentateur

Avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droit de douane sur plus de 90% de ses exportations vers les pays de l'Amérique latine. En échange, l'Union européenne s'engage à importer davantage de produits agricoles. Pour le gouvernement, conscient de l'hostilité des agriculteurs français, le compte n'y est pas. Cela fait plusieurs semaines que le président affirme clairement que nous n'avons pas de visibilité suffisante sur les trois conditions demandées, que vous connaissez, les mesures miroirs, la clause de sauvegarde et les contrôles. Cela reste vrai aujourd'hui. Dimanche, Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur.

Une ligne minoritaire parmi les chefs d'État européens qui agacent. Le chef de l'État est attendu aujourd'hui à Bruxelles pour un conseil européen. Jordan Bardella, quant à lui, s'est déjà affiché hier aux côtés des agriculteurs mobilisés dans la capitale européenne pour affirmer sa ligne anti-accord de libre-échange.

3:53
Invité

– Et non, le Mercosur, non, ça c'est trop, il faut que ça s'arrête. – Ça vient s'ajouter à d'autres accords de libre-échange, à d'autres normes. – Pour des bagnoles, de la viande, pour des bagnoles, on est où là ? – Je pense que beaucoup des gens qui nous dirait que ne veulent plus d'une agriculture telle que nous l'émons, c'est pourtant l'une des plus envies du monde entier, l'une des plus qualitatives, l'une des plus normées, l'une des plus propres au monde.

4:17
Présentateur

– Après 25 ans de négociations, la Commission européenne espère toujours signer l'accord sur le Mercosur, ce samedi au Brésil.

4:26
Invité

– Sébastien Lecornu promet de nouvelles mesures pour lutter contre le narcotrafic. – C'était hier lors d'un débat au Parlement, ces mesures figureront dans un projet de loi présenté au premier semestre 2026 par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Le Premier ministre souhaite interdire les permissions de sortie pour les détenus placés dans les quartiers de haute sécurité et limiter davantage les aménagements et les réductions de peine. Écoutez. – Dans ce combat, vous avez déjà agi avec l'adoption de la loi du 13 juin dernier. Cette loi, très largement votée par le Parlement, est inédite dans notre histoire par les moyens nouveaux qu'elle octroie.

– Si beaucoup de mesures sont d'application immédiate, je vous confirme qu'une vingtaine de textes réglementaires seront pris dès les prochaines semaines pour que cette loi s'applique en totalité et conformément au calendrier qui avait été fixé. Mais les réseaux criminels de narcotrafic ne cessent de se transformer. C'est une guerre de mouvement, vous disais-je. C'est pourquoi le gouvernement présentera au premier semestre 2026 des mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace, avec notamment l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes.

– La présidente du Louvre, Laurence Descartes, était à nouveau auditionnée au Sénat hier. – Laurence Descartes qui a énuméré les mesures mises en place depuis le spectaculaire cambriolage du musée. Le 19 octobre dernier, elle assure avoir agi concrètement depuis pour renforcer la sécurité du musée. Mais plusieurs élus, les Républicains, l'ont appelé à représenter sa démission. – Un suspect interpellé après la cyberattaque du ministère de l'Intérieur. – Il s'agit d'un jeune homme de 22 ans, déjà connu des services de justice pour avoir connu des faits similaires en 2025, selon la procureure.

Il a été placé en garde à vue et en cours une peine de 10 ans d'emprisonnement pour atteinte à un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l'État en bande organisée.

6:16
Présentateur

– Merci Guimet et à tout de suite. Bonjour Catherine Morin de Sey. – Bonjour. – Merci d'être notre invitée. – Merci de vous avoir invité. – Union centriste de la Seine-Maritime. Et on va revenir sur votre texte pour protéger nos enfants des écrans, des réseaux sociaux. Il est examiné aujourd'hui au Sénat. Mais d'abord, on commence par les unes de la presse régionale. On va en regarder trois. La une de Ouest-France, le Mercosur, l'autre étincelle de la colère agricole. Alors que la gestion de la dermatose mobilise contre elle, les agriculteurs s'opposent aussi à ce traité de libre-échange. Une manifestation est prévue aujourd'hui à Bruxelles. L'Est républicain, seconde de une, hôpital.

Les violences ne diminuent pas. Les violences qui ne cessent au sein de l'hôpital de Nancy. Notamment près de 600 signalements depuis le début de l'année dans de nombreux services et plus seulement aux urgences. Et puis la dernière une, c'est celle de la Dordogne-Limbe sur les artisans du bâtiment qui méritent mieux. Le monde du bâtiment qui est inquiet. Entre les changements liés à la prime rénov', la gestion des déchets, le cas des micro-entreprises, la Confédération de l'artisanat et des entreprises du bâtiment tirent la sonnette d'alarme. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? C'est très difficile parce que tous les sujets sont importants.

J'aurais envie peut-être de m'exprimer sur l'actualité qui est celle de la crise existentielle que vivent les agriculteurs aujourd'hui. Tout simplement parce que je suis membre de la Commission des affaires européennes et que nous avons beaucoup travaillé sur cet accord dont on parle tellement en ce moment et d'actualité. Le Mercosur. Vous savez que notre commission s'est prononcée contre cet accord en l'État. demande son report à 2026, demande que la Cour de justice de l'Union européenne soit saisie parce que nous considérons que les parlements nationaux dans cette affaire sont contournés.

Et nous connaissons aussi les problèmes de l'agriculture et c'est un sujet extrêmement important qui renvoie en réalité à une question plus large qui est tout à fait existentielle, qui est celle de notre souveraineté alimentaire. Plutôt que d'importer des produits à bas prix ou qui ne respectent pas les normes, je crois qu'on aurait plutôt intérêt et une urgence à se mobiliser pour que les filières de l'agriculture soient confortées et que l'on puisse à nouveau bénéficier d'une souveraineté alimentaire. Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron fait ce qu'il faut ? Est-ce que la France va réussir à empêcher la ratification de ce Mercosur ?

Il est mobilisé, vous savez que les gouvernements constituent le Conseil européen donc je pense que fort du vote justement du Parlement, en tout cas celui du Sénat, la quasi-unanimité, ce sont des armes aussi pour faire valoir à Bruxelles tout groupe politique confondu, c'est surtout ça qu'il faut pointer du doigt. Eh bien la revendication peut-être particulière de la France. La France en réalité c'est un pays d'agriculture, vous comme moi, tout le monde ici, on a peu ou prou quelques racines du milieu rural et donc on est très attaché à cette terre et donc nous défendons notre agriculture.

La France a quand même été initiative de la PAC, il faut quand même aussi le rappeler, de ces politiques en faveur du soutien à l'agriculture, donc que la mobilisation est pleine et entière aujourd'hui. J'espère qu'elle pourra aboutir et qu'on pourra en faire entendre notre voix particulière. Car l'Europe c'est ça, elle doit renvoyer aussi à la volonté de chaque État membre, bien sûr de faire cause commune, mais aussi de, comment dirais-je, de pointer du doigt des sujets éminemment stratégiques qui ont cours. Vous savez la question de la souveraineté aujourd'hui, de notre autonomie stratégique au niveau européen, elle est plus que jamais posée.

Elle se pose dans le domaine alimentaire, elle se pose dans le domaine industriel, elle se pose dans le domaine de la cybersécurité, on pourrait aussi en parler des heures. Voilà, donc il y a un vrai sujet, le domaine de l'énergie, il y a un vrai sujet de souveraineté. Autre sujet c'est la question du narcotrafic. Il y avait un débat au Parlement hier, à l'Assemblée, au Sénat, le Premier ministre qui donc annonce de nouvelles mesures. Ça veut dire que la précédente loi est déjà insuffisante, les moyens ne sont pas suffisants pour lutter contre le narcotrafic ? Ce que je sais que c'est que c'est un combat sur lequel nous devons tous être mobilisés.

C'est un véritable fléau, il alimente par ailleurs les revenus du narcotrafic, il alimente par ailleurs le terrorisme et toutes sortes de mots. On voit que les phénomènes de violence se sont terriblement aggravés dans les villes, dans nos cités et qu'il y a urgence à agir. Alors j'ai envie de dire que tous les moyens sont bons, peut-être faut-il prendre des mesures réglementaires supplémentaires, faut-il déployer des moyens supplémentaires. En tout cas… Cibler plus les consommateurs ? Oui. Parce que là Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu ils ciblent beaucoup les consommateurs.

Oui, oui, je pense parce que ça fait partie en fait de la chaîne aussi de responsabilité, quelque part, on ne peut pas le nier, mais les consommateurs, certains d'entre eux, notamment nos plus jeunes, ils sont les victimes aussi. Donc il faut savoir pouvoir les protéger. Ce que je note c'est que le Sénat a impulsé cette, comment dirais-je, cette mobilisation face au narcotrafic. Je voudrais rappeler les travaux de mes collègues parlementaires sur ce sujet, du texte qui est parti du Sénat, et également aussi de la mobilisation de Bruno Rotaio, qu'elle était ministre de l'Intérieur sur cette question. Il faut que ça se poursuive.

Vous venez de vous, de Seine-Maritime, le port du Havre, il est considéré comme l'une des principales portes d'entrée de la cocaïne. Du coup, est-ce que les moyens sont suffisants ? Il faut renforcer les moyens, parce que c'est un combat qui est difficile, très clairement. Il faut que tous les moyens soient en tout cas mobilisés pour éradiquer ce fléau. On a beaucoup parlé en effet du port du Havre dans le cadre de la commission d'enquête. Il y a une vraie fragilité ici, donc il faut pouvoir sécuriser tout cela. On va passer à un autre sujet, c'est le budget, qui est toujours évidemment au cœur de l'actualité.

Demain, députés et sénateurs vont se réunir pour tenter de trouver un accord, sauf qu'une phrase de Roland Lescure a mis le feu aux poudres après le vote du Sénat. Il a considéré que le déficit était trop élevé. Il a jugé ça inacceptable. Ça n'a pas du tout plu au sénateur. On va voir ce qui s'est passé hier lors des questions d'actualité au gouvernement.

12:22
Invité

La parole est au ministre de l'Économie et des Finances, monsieur Roland Lescure. S'il vous plaît, laissez le ministre répondre. Merci, merci monsieur le président du Sénat. J'ai eu l'impression, quelques minutes, de me retrouver pas très loin d'ici à l'Assemblée nationale, mais c'est bien à la chambre haute que je suis.

12:51
Présentateur

Alors c'est vrai que c'est une situation pas commune au Sénat. C'est rare qu'un ministre soit hué comme ça pendant la séance de questions d'actualité. Il a d'ailleurs souligné avec un peu d'humour Roland Lescure. Est-ce que les relations se sont tendues entre le gouvernement et le Sénat au point d'empêcher un compromis sur ce budget ? Disons que le Sénat a été profondément heurté d'être remis en cause dans finalement ses travaux, dans sa position et son exigence par rapport à l'exercice budgétaire. D'ailleurs, peu ou prou, il a reconnu qu'il avait été quelque peu maladroit dans ses accusations portées envers le Sénat.

En réalité, il nous a rappelé à juste titre au pourcentage à atteindre, à ne pas dépasser des fameux 5% du déficit budgétaire. Lui, il ne veut pas plus de 5 et là, on a 5. Pour autant, il faut à un moment donné aussi que le gouvernement, même si on a confié au Parlement le soin jusqu'au bout de discuter le budget, il faut aussi à un moment donné que le gouvernement prenne position et puisse aussi trancher entre plus de taxes, toujours plus d'impôts ou alors un peu plus d'économies. C'est un peu la dichotomie à l'heure actuelle entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Et il faut que… On a interpellé en fait le gouvernement sur son positionnement.

Il faut à un moment donné aussi qu'il puisse trancher. C'est la raison pour laquelle plusieurs collègues dans leurs interventions ont appelé un 49-3. Oui, oui, effectivement, c'est un 49-3 qui est demandé. Il vaut mieux un 49-3 qu'une loi spéciale pour vous ? Je pense qu'à un moment donné, il faut en sortir. Parce que les Français, ce qu'ils attendent aussi, de toute façon, c'est un budget. Tout le monde attend un budget et qu'on en finisse avec un exercice quand même qui a beaucoup duré, dans lequel on ne comprend plus vraiment grand-chose en réalité. Donc, il faut qu'on puisse aussi traiter d'autres sujets. Vous avez parlé du narcotrafic, vous avez parlé de la crise agricole.

Il y a d'autres sujets devant nous qu'il est urgent de traiter. Juste un dernier mot sur le budget, parce qu'il a quand même fait débat ce budget, y compris au sein de la majorité de la droite et du centre. Il a été réécrit, mais vous n'avez pas fait le plein de voix, au final. C'est-à-dire, il a été réécrit par la majorité de la droite et du centre, mais toute cette majorité ne l'a pas voté. Est-ce qu'il y a des choses à revoir, effectivement, pour abaisser ce chiffre du déficit ? Sans doute qu'il y a des efforts à faire.

Certains sénateurs qui se sont exprimés hier de la commission d'efficience ont évoqué des propositions plus structurelles d'économie qu'ils avaient fait, qui n'ont pas été suivies des faits. Je pense qu'il faudrait aussi entendre ces propositions et peut-être, entre deux exercices budgétaires, vraiment s'atteler à cette problématique et mener à un travail de fond. Un mot avant de parler de votre proposition de loi sur la protection des écrans et des réseaux sociaux, puisque vous êtes membre de la commission de la culture, qui a donc été souhaité réauditionner hier. Laurence Descartes, la présidente du Louvre, elle affirme avoir fait de la sécurité une urgence absolue. Il faut la croire ?

Vous pensez que les leçons sont désormais tirées ? La sécurité des musées, c'est un impératif pour tous les musées de France, d'ailleurs. Le Louvre, mais tous les musées en France. D'ailleurs, la sécurité, je voudrais insister là-dessus, n'est peut-être jamais assez suffisamment prise en compte dans nos politiques publiques de la culture. Pourquoi ? Parce qu'on concentre davantage nos efforts. En tout cas, ça a été démontré ces dernières années, notamment au Louvre, plutôt sur la politique d'exposition, de valorisation des collections, d'acquisition d'œuvres. Or, on sait que la sécurité est un coût.

Donc, à un moment donné, il faut pondérer, et peut-être que la première des priorités, c'est d'assurer la sécurité de ce qui existe déjà dans les collections. Et puis, la sécurité, c'est un continuum. C'est-à-dire que, forcément, les présidents succédifs se remboient la balle, mais en réalité, c'est tous les jours qu'il faut, via la sécurité, mettre en œuvre les plans au fur et à mesure que les audits prouvent qu'il y a des défaillances sévères. Enfin, ça doit se faire sous le contrôle du ministère de la Culture, qui doit exiger des évaluations et des points d'étape très récuits. – Comment mieux protéger nos enfants des réseaux sociaux et des écrans ?

C'est ce que vous voulez faire avec votre texte qui est examiné aujourd'hui au Sénat.

16:44
Invité

C'est votre éclairage, Guimet, que contient précisément ce texte ? – Eh bien, c'est essentiellement un texte qui vise à informer des dangers de cette utilisation excessive. Et pour cela, il souhaite mettre en place de nombreuses formations pour alerter sur ces dangers. Des formations, par exemple, à l'intention des professionnels de la petite enfance, de la santé ou encore de l'éducation nationale, mais aussi des actions de prévention dans les PMI, c'est-à-dire les centres de protection maternelle et infantile, cette fois à destination des parents.

Le texte prévoit aussi de mentionner sur tous les emballages des ordinateurs, des téléphones ou encore d'autres objets connectés, un message alertant sur les dangers des écrans, un peu, vous savez, à la manière de ces messages alertant sur les dangers du sucre que l'on peut trouver sur les emballages des sodas ou encore des bonbons.

17:29
Présentateur

– Et au-delà de ce travail d'information, la profession-là veut davantage encadrer l'usage des écrans dans les établissements

17:34
Invité

qui accueillent des enfants de moins de 6 ans. – Oui, alors cela concerne le temps passé dans les écoles, c'est-à-dire le temps scolaire, mais aussi le temps périscolaire, ainsi que le temps passé dans les crèches, par exemple. Les enfants, dès la maternelle, peuvent en effet faire des exercices sur ordinateur, on leur montre parfois des dessins animés lorsqu'il pleut au lieu de les envoyer dans la cour ou alors il leur arrive aussi de regarder des vidéos sur les téléphones portables des animateurs.

Et bien désormais, dans chaque école, le règlement intérieur qui est établi en concertation avec tous les acteurs devrait définir les règles et les usages de tous les écrans présents dans le bâtiment en présence des enfants. Et dans les crèches ou dans les autres jardins d'enfants, il devrait y avoir un même cadre pour tous, cette fois au niveau national. – Et qu'est-ce que cela change ? – Alors, et dans ce que cela change, c'est que ça vise essentiellement à changer le regard officiel porté sur les écrans et ce, par tous les canaux d'information possibles.

Le texte instaure officiellement le message que des temps excessifs d'écran sont nocifs pour la santé et le bon développement des enfants. En revanche, il ne définit pas à partir de quand, officiellement, ce temps est considéré comme excessif ou en tout cas non raisonné. Il n'interdit pas certains contenus ou dessins animés potentiellement jugés addictifs en raison du rythme des images. Et surtout, il n'instaure pas d'interdiction en dessous d'un certain âge.

Pour les réseaux sociaux, on est donc encore très loin de la volonté affichée par Emmanuel Macron il y a encore quelques jours, mercredi dernier, lors d'un débat à Saint-Malo, le chef de l'État a réaffirmé son ambition d'imposer à tous les réseaux sociaux la vérification de l'âge et de les interdire en dessous de 15 ou 16 ans. Une proposition de loi de renaissance visant justement à interdire les réseaux sociaux avant 15 ans devrait être débattue à l'Assemblée le 19 janvier prochain. Et Guimet, vous avez des questions pour Catherine Morin de Saï.

Oui, alors justement, comment les professionnels ou les parents qui nous regardent peuvent-ils définir cette consommation non raisonnée ou en tout cas excessive des écrans ?

19:31
Présentateur

Écoutez, les effets délétères de trop d'écrans ou de contenus inappropriés et dégradants et les phénomènes qui s'en suivent sont maintenant connus et documentés. Nous travaillons là-dessus au Sénat depuis pratiquement 2019. Nous avons alerté dès cette époque à la faveur de rapports. Donc je me réjouis déjà qu'on puisse débattre sérieusement de ce texte qui est quelque part un texte assez systémique.

C'est-à-dire que c'est un ensemble de mesures, vous les avez très bien rappelées, qui visent à mobiliser l'ensemble des adultes et des professionnels qui vont graviter dans l'environnement de l'enfant dès le plus jeune âge et même à la maternité, où il faut prévenir les mamans, les futures mamans des futurs dangers. Pour autant, nous sommes dans un monde hyper connecté et dès le plus jeune âge, l'enfant il verra des écrans partout. Donc il faut apprendre à se servir des écrans de manière raisonnée et apprendre aussi à s'en passer. Et c'est le but en réalité de ce texte, c'est de ne pas nier le monde dans lequel nous sommes et en même temps d'alerter sur trop d'écrans.

Déjà, ça a des affaires très négatifs, on l'a vu, sur les capacités d'apprentissage, de concentration, de sommeil, etc. Mais en plus sur ces écrans, on peut y trouver des contenus tout à fait inappropriés la plupart du temps via les réseaux sociaux. Alors vous dites que je n'ai pas interdit certains contenus. Ce n'est pas la démarche. La démarche, c'est plutôt d'instaurer en réalité une hygiène numérique qui permet d'aller choisir les bons usages et surtout les bons contenus. Donc un plan massif de formation sur l'ensemble des professionnels de la petite enfance, secteur médico-social, éducation nationale, temps scolaire, temps périscolaire.

Une campagne massive d'information des trois ministères, numérique, santé, éducation, qui dure assez longtemps, qui est très documentée, etc. Ça, c'est extrêmement important. Et puis sur la question de l'âge, je veux dire que nous avons complété notre texte à la faveur des travaux que j'ai réalisés aussi, avec une proposition de résolution européenne. J'ai interpellé Bruxelles, elle a été déjà votée. C'est la proposition de résolution du Sénat qui dit que l'on doit vérifier en réalité qu'il y a bien l'autorisation parentale pour l'accès aux réseaux sociaux avant 16 ans. Je note d'ailleurs que la position à Bruxelles a commencé à évoluer.

Donc fort de cela, nous réitérons dans ce texte aussi cette obligation pour les plateformes. Il faut renvoyer à la responsabilité des plateformes l'obligation de vérifier qu'il y a bien l'autorisation parentale.

22:01
Invité

Alors vous portiez déjà les mesures contenues dans cette proposition, en tout cas certaines mesures, dans une proposition de loi en 2018. Donc ça fait plusieurs années. Qu'est-ce que selon vous ce retard a occasionné ?

22:13
Présentateur

Eh bien on a laissé se mettre en place des mauvaises pratiques, peut-être sans s'en rendre compte vraiment. Les parents se sont laissés déborder entre guillemets. Je ne l'écupavise absolument pas parce que c'est compliqué de dire à son adolescent écouter trop sur ton écran, qu'est-ce que tu regardes comme contenu ? Et donc c'est pour ça que je parle un peu d'hygiène numérique qu'il faut co-construire, que la communauté éducative construise à travers les dispositifs que je précise. Ce sont des outils aussi pour aider les parents, les former et les informer à travers toutes ces actions d'éducation et de sensibilisation qui pourront être mises en place dans un véritable plan de bataille.

Donc on aurait pu légiférer plus tôt. Moi je le regrette parce que le Sénat, à mon initiative, avait voté un texte en 2019. Il n'avait pas été soutenu par le ministère de la Santé à l'époque et par le gouvernement, donc il n'avait pas pu prospérer. Quelques années plus tard, on se rend compte, dont le président de la République, des méfaits des réseaux sociaux et surtout des modèles toxiques que véhiculent ces plateformes sur lesquelles j'ai beaucoup travaillé à la Commission des Affaires européennes, notamment sur le règlement sur les services numériques qui n'est pas assez exigeant.

D'ailleurs, nous conduisons un travail parallèlement ici au Sénat pour contrôler l'application du règlement sur les services numériques qui permet des enquêtes sur les plateformes justement comme TikTok qui abusent en fait des enfants en réalité avec ces contenus et ces algorithmes complètement addictifs. Donc nous poursuivons aussi ce travail. Mais moi je regrette qu'on n'ait pas en effet pu légiférer à temps. Il y a eu du retard de prix. Il n'est jamais trop tard. Tout le monde est désormais aujourd'hui mobilisé. C'est une bonne chose. – Et on va voir qu'il y a des maires des communes qui se lancent aussi des défis, notamment les 10 jours sans écran.

C'est le cas à Viroflé dans les Yvelines. Bonjour Olivier Lebrun, merci d'être avec nous. Vous êtes maire d'hiver droite de cette commune de Viroflé. Alors pourquoi ce défi et quel bilan vous en tirez dans votre commune ?

24:07
Invité

– Alors bonjour, merci de me donner la parole. Merci Madame la Sénatrice de proposer aussi cette évolution législative. Alors à Viroflé, ça fait deux ans que dans une école de Viroflé, une école élémentaire, ce programme a été lancé. Ça n'avait pas été 10 jours, ça a été une semaine parce que ça a été jugé peut-être un peu trop long 10 jours. Mais l'idée était vraiment de faire en sorte que les enfants se rendent compte qu'on pouvait arriver à vivre sans écran. Et donc je rejoins sur le thème de l'hygiène numérique sur le fait que c'est important qu'ils puissent apprendre à les utiliser, voir à son passé.

Et donc cette opération nécessite évidemment une implication forte de la part des enseignants et des parents. Et c'est ça, j'attire l'attention là-dessus, sur le fait que effectivement la confrontation des enfants à l'écran se fait surtout en fait principalement dans les foyers, surtout en école élémentaire, où encore à Viroflé, tous les enfants n'ont pas de portable loin de là. Et donc c'est un travail qui s'est fait avec les parents, les sensibiliser. Et je sais que beaucoup de parents ont été très sensibles à cette démarche et ont joué le jeu de façon assez active.

Et notamment chez eux, on fait très attention de ne pas utiliser leur téléphone, leur smartphone, leur tablette et leur télévision lorsque l'enfant était présent. Donc certains ont très bien joué le jeu, d'autres un peu moins. C'est parfois plus difficile pour les uns et les autres. Mais cette expérience a été faite deux années de suite sur une même école. Et donc nous envisageons de l'étendre à l'ensemble des trois écoles élémentaires, voire éventuellement en matanelle, voire même au niveau des crèches dans les années qui viennent. Donc là aussi, c'est important. Tout parle des parents en l'occurrence, parce que c'est à eux que revient l'éducation de leurs enfants.

Une chose qui était aussi importante, c'est le fait que nous avons des tableaux numériques, des VNI dans les écoles. Et les enseignants ne les ont pas non plus utilisés durant cette semaine pour dire, les écrans, ça fait aussi partie des écrans. Et donc on peut arriver à ça.

26:37
Présentateur

Tout le monde a bien joué le jeu, M. le maire. Catherine Morin-de-Sé, qu'est-ce que vous pensez de cette initiative ? Et du bilan qu'en tire le maire ? Bilan très petit. Elle est remarquable, je le dis, M. le maire. Et d'ailleurs, je l'ai dit, il faut saluer les initiatives, tantôt des collectivités et de leurs élus, des enseignants. Dans les PMI aussi, j'ai noté, les départements m'ont fait part de tout ce qui se passe dans les PMI. Il y a beaucoup d'initiatives qui sont prises, dont il faudrait faire d'ailleurs une liste, une sorte de livre blanc qui va pouvoir servir d'inspiration.

Ce que propose le texte, c'est de mettre tout ça justement en ordre de marche et de conforter des élus, comme M. le maire, dans justement cette prise en main du sujet. Parce que je pense que c'est l'ensemble de la communauté éducative dont font partie les élus. Je rappelle qu'ils siègent dans les conseils d'école ou les conseils d'établissement. Ils fournissent aussi les équipements. Donc ils sont amenés à réfléchir avec l'ensemble de cette communauté, les parents et même les élèves, au bon usage de ces écrans. Quand est-ce que j'utilise ces outils ? Et je parle des outils au sens large, parce que demain, c'est l'intelligence artificielle. Attention. Donc comment on les utilise ?

À bon escient, sur quel temps, etc. Donc voilà, c'est une démarche remarquable que je salue. Voilà, merci M. le maire. Oui, un petit mot rapidement, allez-y.

28:00
Invité

Je vais juste préciser une chose. C'est le fait que j'avais dit que les parents s'étaient investis. Notamment les parents d'élèves, les associations de parents d'élèves avaient même composé des carnets dans lesquels ils proposaient des activités aux enfants. Donc des mots fléchés, des idées de jeux, des idées de recettes à faire à la maison. En fait, les parents s'étaient fortement impliqués dans cette démarche. Donc c'est plutôt positif. Je n'ai pas de bilan sur le long terme, évidemment. Mais en tout cas, c'est une très belle action qu'on peut effectivement lancer et assez facilement dans les écoles, oui.

28:32
Présentateur

Bravo et merci M. le maire de Viroflé, Olivier Lebrun, d'avoir été avec nous. On a bien compris l'opération qui va donc se poursuivre. On aura l'occasion d'en parler avec vous. Merci beaucoup. On termine en un an chez vous, en Seine-Maritime, à Rouen. Bonjour Stéphane Siré, merci d'être avec nous, rédacteur en chef adjoint de Paris-Normandie. Stéphane, vous allez nous parler des municipales. C'est dans moins de trois mois maintenant. Et le maire de Rouen, Nicolas Maker-Rossignol, est en campagne.

28:59
Invité

Oui, absolument. Alors, officiellement, il n'est pas candidat à ce jour. Mais on voit bien sur le terrain qu'il met une campagne. Il publie des vidéos pour redresser son bilan. Il inaugure, comme beaucoup de maires sortant le font en ce moment. Et en face, une jeune élue centriste, Marine Caron, mène campagne. Une campagne plutôt discrète pour le moment. Mais comme vous le disiez, il reste encore trois mois de campagne. Catherine Morat de Sailly, est-ce que vous pensez que Marine Caron est en mesure aujourd'hui de battre Nicolas Maillard-Rossignol et puis de faire revenir Rouen dans le giron centriste ? C'est une ville centriste par tradition.

On se souvient évidemment de Jean-Luc Anouet et puis de Pierre Albertini, qui avait été maire de 2001 à 2008. Mais depuis 18 ans, Rouen est dirigé par la gauche. Est-ce que 2026, Marine Caron va renverser la tendance ?

29:51
Présentateur

Je l'espère. En tout cas, je soutiens sa campagne, qui n'est pas si discrète que ça. En tout cas, elle peut paraître discrète parce qu'elle n'est pas peut-être suffisamment relayée. Parce qu'elle était extrêmement active tous les jours sur le terrain. Elle a formulé un diagnostic et un bilan sans appel. Et surtout, elle a déjà formulé beaucoup de propositions. Donc c'est du concret. C'est aussi sa connaissance très fine de la ville. C'est une vraie Rouennaise. Je dis ça parce qu'il y a des candidats parachutés qui arrivent tout d'un coup, qui n'ont pas du tout vécu, grandi ni même travaillé à Rouen. Et elle connaît extrêmement bien le terrain.

Et elle a pour elle cet extraordinaire dynamisme, cette grande créativité. Et surtout, elle a surassemblé, en réalité, toute la droite, tout le centre. Et bien au-delà, parce qu'elle n'en fait pas un marqueur non plus essentiel, l'ensemble de la société civile. Donc c'est une belle énergie. Et je pense qu'après 18 ans de socialisme, où les Rouennais se plaignent, en réalité, de leur quotidien, de la qualité de vie. Je pense à la qualité des écoles, qui se sont dégradées terriblement. Les problèmes des plans de circulation n'ont pensé avec une piétonnisation nécessaire. C'est la ville de Jean-le-Cannuet, vous l'avez rappelé.

Mais aujourd'hui, tout est fait pour rejeter les, comment dirais-je, ceux qui souhaiteraient fréquenter la ville à l'extérieur. Et il y a un vrai sujet autour des mobilités, par exemple. Il y a un vrai sujet autour de la propriété. Les rats, c'est terrible de le dire, en tant que roadez, ont proliféré dans la ville. Sous prétexte de préserver les animaux, on ne traite pas suffisamment cette question, qui est une question sanitaire. Voilà, bon, je vais rentrer dans des détails, si vous voulez. Tout ça pour dire que tout ça est pris en compte par Marine Caron. Merci beaucoup Stéphane Cyré. Merci d'avoir été avec nous, rédacteur en chef adjoint de Paris-Normandie. Merci beaucoup.

Et on suivra Stéphane avec vous, évidemment, les municipales en région normande. Merci Catherine Morandosaïd d'avoir été notre invitée ce matin.

31:55
Invité

Et Guimet, nous, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale ? Oui, tout à fait. Et on parlera notamment de la mobilisation des agriculteurs.

32:00
Présentateur

Et c'est à suivre, on va en parler tout de suite avec notre invité Jean-Philippe Tanguy, nous rejoins. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité, député de la Somme, président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord. Bonjour Julien. Bonjour Auriane. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. On va commencer Jean-Philippe Tanguy évidemment par la mobilisation des agriculteurs qui se poursuit.

Et hier on a vu Jordan Bardella, le président du RN, aller à leur rencontre à Strasbourg où il manifestait notamment contre le Mercosur. Il était jugé, votre président, sur une estrade avec un mégaphone. Est-ce que le RN tente de récupérer politiquement ce mouvement ? Non, il ne faut pas la récupérer, il n'y a pas à la récupérer. C'est un mouvement profondément populaire, soutenu vraiment par une très large majorité des Français. Moi je le vois sur le terrain et dans les retours que nous avons. Force est-ce constater que le précédent mouvement n'a pas à trouver de réponse de la part du gouvernement.

On a une loi du plomb qui a eu beaucoup de difficultés, qui n'est pas encore appliquée, qui était très en deçà des attentes. Les prix ne sont toujours pas rémunérateurs. Le Mercosur malheureusement va être signé si l'Italie ne vient pas en soutien de la France. Et Gouda qui est débrouillée. Il y a des mesures qui ont été prises par Gabriel Attal dans la précédente crise. Pas assez selon vous ? Non, franchement il n'y a rien. Surtout pour l'élevage qui est vraiment en crise.

Et d'ailleurs ce qui explique la gravité et la rapidité de cette crise dans l'élevage français, c'est qu'ils ont le sentiment à mon avis justifié que le gouvernement et l'Union Européenne ne veulent plus que l'élevage prospère, qu'ils considèrent que l'élevage entre guillemets est polluant et nocif. Et dans le cadre de cette écologie punitive, qu'il faudrait réduire l'élevage et surtout le transférer dans les pays de l'Est. Ce qui s'est passé… Vous avez vraiment le sentiment que c'est ce que dit le gouvernement ? C'est ce que cherche à faire le gouvernement aujourd'hui ? Totalement. Moi je vois dans la Somme, l'élevage est en crise longue. C'est-à-dire que ce n'est pas…

Mais quelle responsabilité du gouvernement ? Il y a des déclarations de la ministre de l'Agriculture ou de Sébastien Lecordi qui vont dans ce sens ? Il y en a beaucoup, mais quand vous voyez la feuille de roue de décarbonation, il faudrait que l'élevage s'affaiblisse. Vous avez un rapport de la Cour des comptes où l'élevage devait s'affaiblir et les éleveurs de laitiers ou les éleveurs de viande bovine voient ce qui s'est passé avec la volaille. La volaille, maintenant la France, importe près de 50% de sa consommation de volaille. Ça a commencé avec les œufs, ça a commencé avec le beurre. Vous avez des importes…

La France a un déficit aujourd'hui, enfin pardon, pas un déficit, mais importe désormais du beurre. Il y a 20 ans, je vous aurais dit, madame, que la France allait importer du beurre, vous m'auriez dit, encore un dingue.

34:47
Invité

Monsieur Tanguy, on a l'impression par vos propos que vous remettez en cause les règles sanitaires européennes comme si c'était une mesure de rétorsion vis-à-vis de l'élevage français. Est-ce que pour vous, la campagne de vaccination

35:01
Présentateur

ou même les abattages des bêtes pour éviter la propagation de l'épidémie, c'est une mauvaise solution ? – Moi, je n'ai pas parlé des règles sanitaires, en l'occurrence. – En l'occurrence, c'est ce dont parlent les agriculteurs. – Là, je parle de stratégie économique. – Oui, mais les agriculteurs, ils parlent de la stratégie vétérinaire. – Oui, mais vous savez, le 28 octobre, le député Julien Rancoule de l'Aude a demandé la vaccination de l'Aude, de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales. Donc si on avait écouté les 7 députés du Rassemblement national de ces 3 départements, on n'en serait pas là. On n'en serait pas là. Sauf qu'ils n'écoutent rien.

Le gouvernement n'écoute rien, ne sait pas faire de concertation. C'est toujours dans la verticalité. Ils imposent aux éleveurs, comme à l'ensemble des professions d'ailleurs de France, un discours bureaucratique. – Mais là, quel est le choix ? – La méthode, c'est celle adoptée par le Comité national d'orientation des politiques vétérinaires. – Bien sûr, mais là, je n'ai pas contesté. Vous n'avez pas entendu un mot de nous contre l'avis des scientifiques. Là, la difficulté, c'est comment vous avez un avis des scientifiques ? D'une part, vous avez des éleveurs dont c'est l'avis d'autre part, et vous devez concerter, vous devez écouter, vous devez respecter.

– Donc vous auriez fait comme le gouvernement, c'est-à-dire appliquer une politique d'abattage ? – Non, vous n'auriez pas fait comme le gouvernement. – Vous n'auriez pas fait de l'abattage des bêtes et des taux concernés ? – Non, la politique d'abattage peut être entendue par la profession, si vous l'avez consultée, si vous l'avez respectée, et là, ça n'a pas été le cas. Et qu'est-ce qui a été fait ? Au bout de quelques heures, ils ont envoyé les gendarmes, des hélicoptères à qui ont envoyé des gaz lacrymogènes ? – Rural, refuse l'abattage systématique. Est-ce que vous, vous êtes en faveur de cette politique d'abattage systématique ?

– Excusez-moi, moi je ne suis pas vétérinaire, et les partis politiques ne savent pas tout. – Et vous êtes politique ? – Oui, absolument, et la politique, parfois, c'est l'humilité de savoir écouter les professions et les scientifiques. Moi, je ne suis pas scientifique, je ne suis pas spécialiste de cette maladie, et le débat politique ne sait pas comment, il n'a pas prospéré, mais tant et si bien que nous avons des informations pour pouvoir nous exprimer. Je pense qu'aujourd'hui, des partis politiques qui s'expriment sur ce protocole, je ne sais pas comment ils font, parce qu'on n'a pas les infos.

Donc, n'importe quoi, tout ce qu'il faut, c'est écouter les vétérinaires, évidemment, dans leur diversité d'ailleurs, et la profession. Et on voit bien que ce n'est pas ce qui s'est passé. Parce que si vous avez besoin d'envoyer, monsieur, les gendarmes, au bout de quelques heures, contre des pères de famille et des mères de famille, qui sont agriculteurs, c'est que ça ne s'est pas passé correctement. Et dire, c'est la fausse… – Le gouvernement a dit qu'il y avait des personnes violentes, et pas les agriculteurs. – Sans doute, ils n'avaient qu'à empêcher qu'ils arrivent, comme d'habitude.

Mais c'est toujours les mêmes qui viennent, c'est l'ultra-gauche qui débarque, c'est toujours les mêmes personnes qui sont relâchées dans la nature d'ailleurs. Il n'y a jamais de sanctions. – Est-ce que vous en… Pardon, Julien. – Non, non, non, ce serait l'ultra-gauche qui mènerait le mouvement. – Ah, c'est ce qui a dit… Non, non, les éléments violents dont a parlé, madame, c'est ce que M. Lecornu a dit hier à la représentation nationale. – Est-ce que vous encouragez les agriculteurs à poursuivre les barrages, les blocages d'autoroutes ? – Mais ils font ce qu'ils veulent, voilà. Je suis dans le respect de leur mouvement, et ils sont en train de mourir.

C'est une profession qui est en train de mourir, ou a le sentiment qu'elle est en train de mourir, même pour ceux qui vont bien. Si vous voulez, même les agriculteurs, moi je vois dans la Somme, ils sont de nombreuses grandes propriétés, qui n'ont pas de difficultés de revenus. Mais même eux sont solidaires de leurs collègues qui ont de grandes difficultés, parce qu'ils se sentent déconsidérés, ils ne se sentent pas respectés, entendus, par rapport à la noblesse du métier qu'ils exercent, et de la fonction qu'ils apportent à la société. Et quand vous êtes en train de mourir, il faut vous faire entendre.

Et d'ailleurs, on voit que les Françaises et les Français, même ceux qui peuvent être dérangés par ces blocages, les soutiennent majoritairement. – Donc vous soutenez aussi les blocages ? En fait j'ai du mal à comprendre la question. – Moi je pense qu'à partir… C'est-à-dire que moi j'essaie de devenir un peu modeste, en tant que politique, par rapport aux mouvements sociaux. Donc moi j'estime qu'on n'a pas à dire aux uns et aux autres ce qu'il faut faire, ce qu'il ne faut pas faire. Mais c'est vrai que c'est une attitude un peu différente des partis du système qui pensent qu'ils savent tout, qu'ils ont la clé de tout, qu'il faut dire va ici, va pas là.

Voilà, c'est vrai que nous on est un peu plus modeste dans le mouvement social. C'est comme les Gilets jaunes à l'époque, tous ces hommes et ces femmes politiques qui pensaient maîtriser le mouvement ont été renvoyés dans leur pénate. – C'est dans les prochaines heures que se joue l'avenir du Mercosur, est-ce que selon vous la France peut encore s'y opposer ? – Bien sûr, elle doit s'y opposer, j'espère qu'elle s'y oppose vraiment, je ne fais pas de procès d'intention, parce que moi je ne suis pas dans la politique du pire. Macron a changé dix fois de position sur le Mercosur, selon son interlocuteur. Avec les éleveurs et les agriculteurs français, il est contre.

Avec les français, il est contre. Et puis quand il va avec son ami Lula au Brésil, il est pour. – Donc c'est l'étard de diversation d'Emmanuel Macron. – Oui, voilà, donc moi j'espère qu'on va… – Parce que là, sa position est claire pour le coup. – Oui, en tout cas en France, il dit ça. Mais alors on va voir aussi s'il arrive à obtenir le soutien. – Au niveau européen aussi, il dit ça. – Je suis moins persuadé que vous, voilà, on va voir. – On va voir s'il est vraiment mobilisé.

39:39
Invité

– Il y a quand même eu une bonne nouvelle hier, avec le soutien annoncé de Giorgia Meloni en Italie. – Oui, c'est une très bonne nouvelle.

39:45
Présentateur

– C'est une minorité de blocage qui s'organise, mais est-ce que ce sera suffisant selon vous ? – Nous verrons. Moi je ne suis pas dans la politique du pire. Donc moi si ça marche, j'en suis ravi. Moi je pense à nos éleveurs, à nos agriculteurs, aux familles françaises qui se sont inquiètes de la qualité des produits qu'ils offriraient à leurs enfants. mais moi je ne suis pas dans la politique du pire. Donc si l'Italie, avec la Pologne, nous aide à bloquer cet accord, tant mieux. Mais la difficulté aussi que nous avons, c'est qu'Anonel Macron s'est fait beaucoup d'ennemis en Europe. Je vous rappelle que depuis son élection, il s'est opposé à tous les gouvernements italiens.

D'abord Cinque Stelle, 5 étoiles, le mouvement 5 étoiles. Après Méloni, en expliquant que c'était des dangereux populistes. Là en l'occurrence, il y a plutôt une alliance contre le Mercosur. Vous voyez, je pensais, parce que Nicolas Sarkozy a comparé Jordan Bardella à Jacques Chirac, Jacques Chirac faisait des amis un peu partout dans le monde. C'était une personnalité, un président français, qui favorisait les amitiés. M. Macron, il favorise les inimitiés. Il se fâche avec tout le monde. Donc c'est sûr qu'après, quand vous demandez l'aide de ces gouvernements que vous avez insultés dans la presse, c'est compliqué. M.

Macron, en 2022, il avait insulté la Pologne en plein pendant la présidentielle, en disant qu'il y avait un gouvernement d'extrême droite en Pologne. À partir du moment où vous vous comportez… Végeablement, ça n'a pas l'air de porter sur leur alliance. Heureusement, dans la grande tradition française et souverainiste, les États défendent des intérêts plutôt que des personnes. Mais M. Macron, tel un enfant gâté, a tendance à confondre son intérêt personnel et ses petites opinions dont on suit complètement avec l'intérêt de la France.

41:16
Invité

Est-ce que la France chipote, si j'emploie ce terme, c'est parce que c'est celui qui est employé par le chancelier allemand,

41:23
Présentateur

M. Merz ? Oui. Est-ce qu'on chipote ? C'est intéressant, cette déclaration, parce que je pense que, justement, pour répondre, ça montre un peu la vraie position d'Emmanuel Macron en Europe. C'est-à-dire qu'il a toujours défendu les traités de libre-échange. La réalité, c'est que pendant longtemps, il a défendu le Mercosur. Il n'a pas défendu les intérêts de l'agriculture française. Et maintenant, il panique. Et donc, il demande des détails bidons. Parce qu'en fait, les clauses que demande Emmanuel Macron, c'est du pipeau. Voilà, donc, si c'est ça qui permet de bloquer, pour le moment, le Mercosur, ça fait gagner du temps. Mais si ces clauses étaient adoptées, elles sont complètement bidons.

Pourquoi sont-elles bidons ? Parce que tous ces traités de libre-échange reposent sur le fait qu'on pourrait contrôler la façon dont les produits sont fabriqués dans les pays du Mercosur. Or, on ne le peut pas. Vous voyez ce qui s'est passé avec les petits colis. Bon, ben voilà. En fait, ça faisait 20 ans qu'on laissait la Chine envoyer sa camelote. Ça veut dire que ce... Et dès qu'on fait un contrôle, il y a 90% des produits qui ne sont pas conformes aux normes.

42:18
Invité

Sauf que là, en l'occurrence, l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, on va bien au-delà de ce qui est fait avec la Chine, puisqu'il n'y a pas d'accord avec la Chine. Donc, j'allais dire, on compare une absence d'accord avec justement un accord qui est négocié depuis 25 ans.

42:35
Présentateur

25 ans, est-ce qu'on doit le jeter complètement à la poubelle ? Oui. Oui, mais de toute façon, moi je suis contre... Comme tous les accords de libre-échange. Moi, je suis contre le mondialisme et je suis contre ces accords de libre-échange. Oui, mais il faut bien des débouchés pour nos produits.

42:47
Invité

Regardez, pour les éleveurs laitiers, pour les spiritueux, c'est un débouché énorme, le Mercosur. Vous êtes d'accord avec nous ?

42:54
Présentateur

À toutes ces personnes-là, on leur dit... Non, mais ça, c'est du chantage. Le petit bout de la lorgnette, l'intérêt, on ne va pas sacrifier l'intérêt... C'est pas du chantage, il y a des filières qui s'approfident, des filières qui ne s'approfident pas. Mais sauf qu'on parle toujours des filières qui s'approfident et les autres s'effondrent. Donc, est-ce que l'agriculture française va bien après 20 ans de libre-échange ? Non. Est-ce que les filières exportatrices ont compensé les pertes sur les filières importatrices ? Non. La filière des fruits et légumes, c'est la catastrophe.

43:16
Invité

Mais donc, on doit tirer un trait sur tout le marché de Mercosur ?

43:19
Présentateur

Non, c'est une question. De libre-échange absolu pour faire du commerce. Nous ne sommes pas d'accord avec ce préalable. Et par ailleurs, la faiblesse du marché français européen ne compensera jamais ses perspectives. Nous ne sommes pas d'accord avec ça. Et nous ne sommes pas capables de contrôler comment les pays du Mercosur fabriquent leurs produits ou ont leur agriculture.

Par exemple, lors de la commission sur la souveraineté alimentaire à l'Assemblée nationale, on avait découvert qu'on importait aujourd'hui du poulet brésilien qui était d'ores et déjà élevé avec des antibiotiques et un certain nombre de produits interdits en France et que la France n'était pas capable de bloquer ses importations. Je pourrais vous parler des importations ukrainiennes où c'est n'importe quoi. On fait croire aux Françaises et aux Français que les douanes ont les moyens de contrôler ces importations. On ne les a pas. On va parler du budget puisque demain, députés et sénateurs se réunissent pour tenter de trouver un accord sur ce texte.

Est-ce que ce l'on voit un compromis possible ? Je le crains. Vous craignez le compromis ? Oui, je le crains parce que c'est un compromis qui se fait sur de l'endettement. On a vu, le Sénat a donc augmenté avec le vote du BLFSS aussi de l'Assemblée le déficit de 0,6 points. Donc c'est presque 20 milliards d'euros dans un contexte de crise budgétaire et où le déficit était déjà très important. Parce qu'on nous explique 4,7% de déficit comme un progrès incroyable. C'est quand même le déficit le plus important de l'Union Européenne, de la zone euro, pardon, sans crise économique. Il n'y a même pas de crise économique.

Donc on a, ils se sont mis d'accord, non pas sur des économies, sur la sécurité sociale, mais sur un déficit incroyable de 24 milliards d'euros. Et tout le monde, à part le Rassemblement National, trouve ça formidable. C'est honteux. Voilà, ça s'appelle, il y a un nom en France, ça s'appelle de l'achat de voies. C'est-à-dire que pour faire ce compromis, on achète le PS. Il y a des mesures que vous avez soutenues. Comme ? Par exemple, suspendre la réforme des retraites, vous l'avez soutenue. D'accord, mais... Ça ne fait pas faire des économies au système... Très bien, mais on a toujours dit que suspendre la réforme des retraites ne méritait pas un déficit de 24 milliards d'euros.

La suspension de la réforme des retraites, c'est entre 200 et 400 millions d'euros de droits sociaux. Et on nous dit... La première année. Oui, la première année. D'accord, mais la deuxième année, je crois que c'est 1,5 milliard. Plus 1 milliard, oui. Ça, ça ne pose pas de problème. Non, mais pour 24 milliards d'euros de déficit. Non, mais pour des économies. D'ailleurs, on en a proposé, ils n'ont rien voté. Donc, et au Sénat, M. Rotaillot avait promis de faire le ménage, des très grandes économies, ils ont dépensé plus. Voilà, ils ont dépensé plus. Et l'argument selon lequel le Sénat et R dépensent plus que l'Assemblée nationale.

45:46
Invité

Sans budget, le déficit serait encore plus grand. Ça, ça ne porte pas chez vous ? Pardon ? Le fait de dire que sans budget, à la fin de l'année, on rajoute encore des milliards d'endettements, ça, ce n'est pas une difficulté pour vous ?

45:58
Présentateur

Non. L'année dernière, 12 milliards. La difficulté, c'est le mensonge permanent du gouvernement. Donc, les 30 milliards de la note qu'on nous a distribuée de Matignon, c'est complètement bidon. C'est ce qu'ils appellent du tendentiel. En fait, c'est leur politique. Leur politique, c'est 30 milliards de déficit. Donc, on est prié d'accepter leur politique pourrie et de faire des économies dessus, qui ne sont pas des économies, qui sont des privations de droits, qui sont des hausses d'impôts. Et donc, en fait, les 12 milliards que vous dites, c'est le chiffre qu'a donné Mme Monchalin sur la censure de l'année dernière. J'ai interrogé publiquement Mme de Monchalin.

Elle a mis presque un an, un an à me répondre sur ce chiffre. Et en fait, c'est quoi ? C'est qu'on n'a pas augmenté les impôts et suspendu les retraites. Donc, quand elle dit la censure a coûté 12 milliards d'euros, c'est parce qu'en fait, le Rassemblement National a protégé le pouvoir d'achat des Français et les droits de 12 milliards d'euros. À vous entendre, on a l'impression que l'absence de budget, finalement, n'est pas une difficulté. Non, ce n'est pas une difficulté. Il ne faut mieux pas de budget qu'un budget macroniste. C'est-à-dire qu'on peut fonctionner, selon vous, avec le système des 12-12ème, on libère chaque mois une partie du budget et on fonctionne comme ça jusqu'en 2027 ?

Tout à fait, parce que ça bloque le pouvoir des macronistes. Donc, en fait, ça limite la minimisance. C'est la politique, ça. Non, non, c'est du réalisme. C'est qu'ils sont tellement mauvais. Ça veut dire qu'un ministère comme celui des armées ne peut pas investir. C'est 6 milliards, normalement, qui devaient être investis par l'armée. 2,4 milliards pour des munitions. Monsieur Lécuyer, on ne peut pas... Vous avez des conséquences, quand même. Non, mais la conséquence, aujourd'hui, c'est que la France est ruinée. Ça, c'est 8 ans de macronisme. Et que ce qu'ils ont à proposer... Ce ne sera pas moins ruiné s'il n'y a pas de budget à la fin de l'année.

Si, parce qu'en fait, ça limite leur perspective de nuisance. Ça les empêche de dépenser n'importe quoi et de faire leur mauvaise gestion. Il y a des entreprises. Il y a des entreprises. Il y a des sous-traitants derrière ces investissements. qui sont obligatoires par l'État. Monsieur Lécuyer, c'est pas un deuxième. On leur dit quoi ? On leur dit tant pis. On leur dit pas tant pis. Et déjà, les entreprises de défense, si vous voulez tout savoir, elles ont déjà beaucoup souffert de la mauvaise gestion macroniste l'année dernière avec des retards de l'armée. Mais là, vous leur promettez encore plus de difficultés. Mais on ne leur promet pas de difficultés, Monsieur Lécuyer.

Si, il n'y a pas de budget, il n'y a pas d'investissement. Non, mais je vais répondre à votre question. Il est très possible, par exemple, que le gouvernement nous propose un texte minimum, par exemple, avec l'armée. Voilà, s'ils sont vraiment sincères, qu'on nous propose un texte, un PLF minimum avec les crédits de l'armée. Et puis après, on discutera du reste. Mais il est hors de question de le laisser continuer à ruiner la France. Pendant les discussions budgétaires, il y a un texte important qui est passé sous les radars, parce que c'est vrai qu'il y avait beaucoup d'informations. La loi de fin de gestion, c'est-à-dire la gestion budgétaire de l'année 2025. C'est quoi ?

C'est 24 milliards de hausses d'impôts, 12 milliards de dépenses et le déficit a été légèrement réduit uniquement par des impôts. C'est-à-dire que même en crise budgétaire, même avec le discours de M. Béroud, même avec les larmes de crocodile, ils sont incapables de baisser la dépense publique. Et là encore, la dépense augmente. C'est hallucinant ce qui se passe dans ce pays. Ces gens sont totalement incompétents. Donc tout ce qui permet de limiter leur pouvoir de nuisance sur les finances de la France, je prends.

49:02
Invité

– Et l'usage du 49-3, puisqu'il revient, de multiples voix s'élèvent pour le plaider. Est-ce que pour vous, c'est quoi ?

49:12
Présentateur

C'est un reniement ? C'est une menace ? – On n'est plus à un reniement près. Si vous voulez, qu'il y ait un reniement sur le 49-3, c'est moins grave que plomber les finances de la France ou faire n'importe quoi sur l'industrie française qui est en train de s'effondrer de partout. – C'est moins grave dans quel sens ?

49:27
Invité

– C'est-à-dire que… – Donc il faut le 49-3 ?

49:28
Présentateur

– Ça va vexer, ça va montrer que les socialistes sont des hypocrites. Il n'y aura pas mort d'homme. – Oui, par rapport… – Donc vous vous dites finalement que c'est peut-être pas plus mal de l'utiliser ? – Non, je ne sais pas que ce n'est pas plus mal. J'ai dit que je m'en fiche en fait que M. Le Cornu ne respecte pas sa promesse. – Mais vous déposerez une motion de censure, c'est à 49 ? – On verra, mais quand vous avez le vrai motif, ce n'est pas ça. Le vrai motif, c'est les usines qui ferment. Moi, dans ma circonscription, j'ai deux usines qui ferment.

Je pense aux salariés de SVG à Bernaville qui, après plusieurs décennies de travail, vont voir leur usine qui va fermer malheureusement à la fin de l'année, passant un Noël épouvantable avec leur famille. Et vous avez dans tout le pays notre industrie qui s'effondre. Donc vous voyez d'un côté la crise de l'agriculture… – Est-ce que le 49.3, ça vaudra une motion de censure du RN ? – Mais moi, je trouve que ce qui vaudrait une motion de censure, si, comment dire, il y a des perspectives de changement de vote des LR qui, au lieu de trahir leurs électeurs, pourraient avoir un peu de courage, c'est la crise de l'agriculture, c'est la crise de l'industrie, c'est la perte de pouvoir d'achat.

Quand on voit que les gens n'ont même plus les moyens de s'offrir des chocolats à Noël, que le prix du steak haché a explosé, c'est ça qui devrait motiver leur siège. Franchement, ce qui se passe dans notre pays, vous êtes des journalistes de terrain, c'est hallucinant. Les gens n'ont plus les moyens de se faire des petits plaisirs pour Noël. On en est là, la sixième puissance du monde. – Puisque vous parlez des LR, un mot sur les municipales, est-ce qu'il y a des villes dans lesquelles vous préparez des alliances avec les Républicains ?

– Écoutez, on verra localement si on peut faire des barrages avec des personnes de qualité pour empêcher une gestion socialo-macroniste ou une gestion d'extrême-gauche avec les Verts. – Dans quelle ville ? – On verra, je ne sais pas. Moi, je n'ai pas d'avis. Mais moi, je viens de l'UMP. – Est-ce qu'à Paris, par exemple, vous pourriez soutenir Rachida Dati ? – Je ne sais pas. Je ne sais pas. Nous verrons la campagne, nous verrons le score de Thierry Mariani, sa dynamique de campagne. Mais si vous voulez, on n'en est pas là. – Est-ce qu'à Marseille, Franck Alizio se ralliera à Martine Vassal ?

– Visuellement, ce sera sans doute l'inverse vu la qualité de la campagne de Franck Alizio et nos dynamiques électorales sur le terrain et surtout le fait qu'on réponde aux aspirations des habitants. Mais moi, je ne suis pas spécialement pour la tambouille. Ce qui compte, c'est le projet. Donc le projet, localement, il peut y avoir des projets avec des gens de qualité, des personnes qui n'ont pas d'étiquette aussi, parce qu'il y a quand même beaucoup de listes, il faut dire la vérité. On voit bien sur le terrain et en particulier dans le Nord-Pas-de-Calais et en Picardie, il y a de moins en moins de listes politiques.

Il y a beaucoup de listes, y compris de sortants qui ont pu appartenir à des partis politiques type LR ou PS qui se présentent en fait en divers droites ou divers gauches. Donc on verra sur le terrain. En tout cas, il faut répondre aux aspirations des Françaises et des Français, mais là aussi, il y a le problème notamment de la fiscalité avec un certain nombre de métropoles, de grandes agglomérations qui dépensent n'importe comment. N'importe comment. La métropole de Lille, on est dans le délire. – C'est contrôlé. – Ce n'est pas contrôlé du tout. Les emplois, les collectivités territoriales – Il y a une collectivité qui n'est pas à l'équilibre, c'est contrôlé.

– Oui, mais ça c'est un peu une manœuvre. Je sais que les sénateurs aiment beaucoup dire que les collectivités territoriales ne peuvent pas partir dans le décor. C'est faux. Déjà, elles ont des emprunts d'équilibre et ensuite, elles ont toujours plus de transferts de l'État. Donc il ne faut quand même pas exagérer. Quand je vois la gestion des grandes régions de France qui défendent des économies qui dépensent toujours plus d'argent, les intercommunalités qui défendent des économies qui ont juste piqué le pouvoir des maires de terrain et qui dépensent n'importe comment, on a vu par exemple, j'ai vu à Paris, les communications.

Moi, quand je vois sur le terrain dans la Somme, les intercommunalités embauchent de manière irrationnelle. – Donc on peut faire

52:58
Invité

plus d'économies

52:59
Présentateur

et des milliards d'économies sur les subsides vis-à-vis des collectivités territoriales. – Tout à fait. Je regrette que le Sénat ait fait du clientélisme électoral. – Les intercommunalités seront contents de l'apprendre. – Je leur dirais, il n'y a pas de problème. – En baissant la part d'efforts demandés aux collectivités ? – Le Sénat a fait partir dans le décor le déficit. M. Rotaillot a fait partir dans le décor le déficit de 9 milliards d'euros pour ce qui est du Sénat. En particulier, parce qu'ils refusent les économies sur les régions et les intercommunalités. Voilà, on dit pour favoriser… – Ils ont peu moindri les économies, demandez. – Oui, bah… – Mais pas suffisant à votre…

– Un dernier mot, je dis. – Par contre, ils ont supprimé 1 milliard sur les investissements d'avenir. Donc ça, c'est ça, les sénateurs. C'est financé encore des ronds-points. C'est vrai qu'on a vraiment beaucoup de ronds-points en France. – C'est plutôt caricatural. – C'est pas caricatural, ce qui est démago, c'est dépenser toujours plus d'argent en disant qu'on veut lutter contre le déficit. Ça, c'est démago et d'acheter des voix pour les sénatoriales. Ah, parce que comme par hasard, il y a la moitié des départements qui renouvellent le Sénat en septembre. Et comme par hasard, il ne faut pas faire d'économie… – Parce que vous, vous n'avez pas les sénatoriales ?

– Eh bien, nous, on dit aux futurs électeurs des sénatoriales qu'il faut faire des économies sur les régions qu'il faut supprimer et les intercommunalités. Nous, on dit… – Il faudra aller à l'Association des maires de France le défendre. – Eh bien, vous inquiétez pas, moi, j'ai 230 communes. – Sans problème. – Les maires, ils ont envie de récupérer le terrain et leur argent et ils en ont ras-le-bol d'entendre vos propositions. – Eh bien, vous savez que M. Lissnard, il ne veut pas débattre avec moi. – Il ne veut pas débattre avec moi, M. Lissnard, c'est dommage. – Vous demandez pas, vous ?

54:30
Invité

– Surtout si, en effet, vous avez une proposition comme ça. – Est-ce qu'il serait un grand libéral ? – Non, dernière question, M. Tanguille, simplement sur cette mission parlementaire d'information sur les produits importés qui a rendu ses conclusions hier. Bon, vous le savez, les opérations ont montré quand même beaucoup d'articles en dehors des normes. Il y a eu des propositions d'une loi transpartisane pour renforcer les sanctions, pour instaurer la notion d'importateurs présumés pour lutter contre ces plateformes type Cheyenne qui se déchargent de leurs responsabilités. Il y a aussi la taxe sur les petits colis que vous avez refusées au Rassemblement national.

Est-ce que malgré tout, ça part dans le bon sens, les propositions qui ont été faites hier ?

55:09
Présentateur

– Non, pas du tout, c'est un pansement sur un germe de bois. C'est-à-dire, ils pensent qu'on peut contrôler la mondialisation, on ne peut pas, voilà, la Chine, comment dire, est par nature une puissance qui ne respectera aucune règle. Ça fait 20 ans… – Donc on ferme les frontières ? – Il faut presque faire, il faut faire un protectionnisme très puissant contre la Chine. Ah oui, absolument. Quand vous avez, ça fait donc 20 ans, comme je l'ai dit tout à l'heure, qu'on dit aux Françaises et aux Français il n'y a pas de problème, vous pouvez importer des produits chinois. Nous, ça fait 20 ans avec Marine Le Pen qu'on dit qu'ils ne respectent pas les normes.

Eh bien, il a fallu 20 ans pour qu'il y ait des contrôles qui avouent dans ce rapport mais aussi avec les douanes que 90% des colis qu'ils ont ouverts ne respectaient pas les normes. Donc ça veut dire que c'est dangereux. Ça veut dire que ça fait 20 ans qu'on met en danger les familles françaises. – Merci Jean-Philippe Tanguy. – Merci. – Merci d'avoir été d'un invité. – Et joyeux Noël. – Joyeux Noël à tous, bonne fête de fin d'année et pensé à autre chose qu'au budget. – Oui, ça c'est vrai. – Ça c'est pour nous ça. – On va terminer sur ce message parce que je vais vous dire la Une de la Voix du Nord, je vais en parler à la fin de cette émission, Julien. C'est le jardin d'Ine-Renaud.

Exactement.

56:03
Invité

– Ça c'est le vrai cadeau de Noël.

56:04
Présentateur

– Et je détaille ça dans une de mias. Julien, joyeux Noël, bonne fête à vous puisqu'on se retrouve à la rentrée. Jean-Philippe Tanguy, merci d'avoir été notre invité. On regarde ce qu'est la Une de nos régions.

56:15
Invité

– Et on ne parle pas tout.

56:16
Présentateur

– Et justement, on parlait de Noël. Noël qui approche, c'est dans une semaine et avec lui, la grande question du sapin. Comment éviter qu'il ne perde ses aiguilles avant même le début du réveillon, hydratation, emplacement, entretien, les bons gestes qui font toutes la différence pour que vous puissiez le garder au vert et beau jusqu'au bout des fêtes ? On voit comment faire avec Vincent Renaud qui est gérant d'une jardinerie. C'est un reportage de TL7 et il est signé de Thibaut Rivère. – Vous arrivez avec un sapin comme ceci. L'objectif pour le garder très longtemps c'est de pouvoir après écarter vos branches.

Donc manuellement, on va écarter notre sapin parce que justement, il a été emmailloté donc il a pris la forme du filet. La chose importante, dans vos appartements chauffés ou à maisons chauffées, vous pouvez soit le pulvériser simplement avec de l'eau et un pulvérisateur. Moi, ce que je vous conseille, c'est une astuce qui est très intéressante, c'est que vous avez cette fameuse bûche en bois que vous avez ici. Donc tout simplement, achez une bassine assez grande, assez large.

Vous allez mettre votre sapin directement dans cette bassine-là, la remplir d'eau à ras bord et ça va permettre à votre sapin d'avoir une durée dans le temps qui est beaucoup, beaucoup plus importante parce que vous allez justement le réhydrater tout simplement. Et généralement, vous savez, Noël se fait à rallonge, le jour de l'an et les gens le profitent très longtemps. Donc au bout d'une dizaine de jours, c'est important de faire cette étape-là. Quand même, si vous ne faites pas ça tous les jours, pensez à pulvériser votre sapin, c'est important pour le réhydrater. Ne faites pas le jeter en plein milieu de la nature.

Il existe grâce à la métropole, vous avez des parcs ou des endroits spécifiques pour récupérer vos sapins après l'effet de Noël. Ils sont transformés en compost ou en copeaux. Donc par la suite, et si jamais vous souhaitez faire ça chez vous, je vous conseille d'attendre un peu, au moins deux, trois ans avant de faire du compost d'un sapin parce que vous avez un pêche qui est acide ou est-ce qu'il y a de faire un effet inverse. Autrement, vous avez éventuellement certains agriculteurs qui sont intéressés pour nourrir leurs bêtes, notamment brebis et moutons. Ils prennent ça gracieusement et en fait, les bêtes vont pouvoir se nourrir avec vos sapins après Noël.

Et voilà, les conseils pour garder votre sapin guimette. On va voir nous ce qui est à la ligne de la presse régionale et on commence évidemment

58:43
Invité

par cette nouvelle journée de mobilisation des agriculteurs. Oui, et cette colère fait la une de plusieurs quotidiens, notamment l'Union, qui s'interroge et nous explique pourquoi la crise du monde agricole n'en finit pas. Les agriculteurs qui repartent au combat, selon le Dauphiné Libéré, après les manifestations de ces derniers jours contre l'abattage systématique des troupeaux en cas de dermatose, eh bien, les agriculteurs sont aujourd'hui à Bruxelles pour faire entendre leurs revendications sur le Mercosur, cet accord de libre-échange, entre l'UE et quatre pays d'Amérique latine. Emmanuel Macron aussi sera à la Commission européenne aujourd'hui.

Hier, l'Italie a rallié la position de la France et demande à son tour un report du vote. Et pour les dernières nouvelles d'Alsace, eh bien, l'heure, l'Europe est à l'heure des choix.

59:28
Présentateur

Et on va se rendre justement dans le sud-ouest où la mobilisation agricole se poursuit. Bonjour, Hugues Chamberger, merci beaucoup d'être avec nous depuis Foy en Ariège. Vous êtes le directeur d'antenne de Radio Transparence et vous suivez évidemment ces mobilisations dans votre département de l'Ariège. C'est un département où le gouvernement veut vacciner tous les bovins d'ici la fin de l'année. Quels sont les derniers événements, Hugues, on en est où de la mobilisation chez vous ? La mobilisation, elle s'est déplacée de la ferme de Mariscou et bonjour, pardon, de la ferme de Mariscou où a eu lieu l'abattage de plus de 200 bêtes. Ça, c'était la semaine dernière.

Les agriculteurs, dès vendredi soir, ont convergé sur un rond-point, un rond-point sur la National 20 qui est une véritable dorsale en Ariège qui dessert à la fois l'Andorre, l'Espagne et puis les stations de ski.

1:00:16
Invité

Le rond-point est bloqué donc depuis vendredi soir. Les agriculteurs n'entendent pas bouger

1:00:22
Présentateur

tant que, parce que le leitmotiv, il est là, tant que l'albattage systématique n'a pas été abandonné par Annie Gennevard qui pour le moment ne semble pas aller dans cette direction forcément. On annonce, le responsable de la coordination rurale de l'Ariège annonçait hier qu'on en était à 4000 vaccinations par jour au moment où l'on parle donc l'objectif pourrait être tenu mais ça prend quand même forcément du temps. Qu'est-ce qu'ils attendent Hugues, les agriculteurs du gouvernement ? En fait, ils attendent, je pense, beaucoup de clarté.

Il faut comprendre que cette histoire-là en Ariège, elle a commencé à créer des vagues à partir de cet été parce qu'il y a eu des premiers cas de dermatose dans les Pyrénées orientales, département voisin, et une partie de notre département à l'Est est tombée sous le coup de la vaccination obligatoire pendant que la majeure partie de ce dernier se voyait refuser le droit à vacciner. Alors forcément, entre les tensions syndicales et les inquiétudes, ça a commencé à faire un petit peu monter la température un petit peu partout et lorsque le cas s'est déclenché dans une zone non vaccinale, forcément, ça a tout réveillé et la taille du troupeau a joué aussi.

Je pense que ce qu'ils attendent, c'est de la clarté et puis il y a un totem. Le totem, c'est l'abattage et ça, je crois que personne ne veut revenir dessus avec cette petite spécificité en Ariège aussi qu'on a cette union sacrée coordination rurale confédération paysanne mais que localement la Chambre d'agriculture rame dans la même direction et la FDSEA locale et les jeunes agriculteurs aussi. C'est eux qui donnent un petit pas de côté par rapport à ce qui s'entend à l'échelle nationale. Un dernier mot et quel est le sentiment des élus sur place ? Est-ce qu'il y a des inquiétudes ? Alors les élus, il y a élus et élus, forcément la plupart des élus soutiennent le mouvement agricole.

Hier j'ai vu le maire de Tarascon-sur-Ariège, c'est la commune sur laquelle il y a le blocage qui est venu leur amener, s'assurer qu'ils aient de l'eau, de l'électricité, que la logistique soit assurée, tout le monde est au soutien aux petits soins. Mais hier j'ai assisté peut-être à une petite, pas fracture, mais une petite fissure dans cette logique d'union sacrée. Je me suis rendu à l'ouverture de la saison touristique en Haute-Ariège, donc là où se situent la plupart des stations de ski, où la fébrilité commençait un petit peu à se faire sentir.

Le président de la communauté de communes a voulu un petit peu appeler les agriculteurs à se rappeler que justement, ils ont des familles qui peut-être travaillent dans le tourisme directement ou indirectement dans les vallées et que ce secteur est fragile. Il y a de la neige en ce moment et que si on rate la saison cette année, c'est tout le territoire qui sera fragilisé. Rappelez qu'on vit dans un petit microcosme dans lequel tout le monde est interdépendant. Donc il a lancé un petit appel timide à peut-être bouger le barrage, le mettre ailleurs ou peut-être raison gardée. Et je pense que c'est un premier signe de fébrilité quand même. Merci Huck-Chamberger.

Merci d'avoir été avec nous pour nous raconter l'état de la mobilisation des agriculteurs en Ariège. Merci beaucoup. Guimet, on continue à regarder ce qu'elle a une de nos journaux régionaux et 57 ans après le crash de la caravel qui reliait Ajaccio à Nice. Les premiers résultats des récentes recherches

1:03:48
Invité

sous-marines ont été révélés. Oui, l'objectif de ces recherches était de localiser les débris de l'avion et les photographier. Un objectif atteint. Les deux acteurs ont été pris en photo ainsi que la queue de l'appareil. Il reste à savoir maintenant s'il est possible de remonter ces pièces sans les abîmer. Le 11 septembre 1968, l'avion avait pris feu trois minutes tout juste avant l'atterrissage. Il s'était abîmé en mer au large d'Antibes. 95 personnes étaient décédées. Les familles des victimes sont persuadées que le crash a été provoqué par un missile tiré par erreur par l'armée. En Corse, Gilles Simeoni, officieliste à candidature à la mairie de Bastien.

La rumeur courait depuis plusieurs mois. Le président du conseil exécutif de Corse a mis fin au suspense. Ce sera Simeoni, titre Corse matin. Comme vous le voyez, le maire sortant, Pierre Savelli, est écarté. Gilles Simeoni qui avait déjà été élu en 2014 au fauteuil de maire avant de démissionner 18 mois plus tard pour la présidence de l'exécutif de Corse. En cas de victoire au municipal, il sera obligé de démissionner de son mandat actuel après 10 ans passé donc comme président du conseil exécutif de Corse. La lutte contre le narcotrafic dans le Cher. Oui, à Bourges aussi, les contrôles s'intensifient. Des arrestations ont eu lieu sur un point d'île dans les quartiers nord.

À Bourges, 6 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Selon le Berry républicain, 1,5 kg de drogue et plusieurs dizaines de milliers d'euros en liquide ont été saisies.

1:05:19
Présentateur

Et puis, à une semaine de Noël, Guimet, c'est la dernière ligne droite pour les chocolatiers confrontés à la hausse

1:05:23
Invité

du prix du cacao. Oui, le chocolat est devenu un produit de luxe. Son prix a encore augmenté 22% en moyenne en un an. Conséquence, les clients se restreignent et dans le courrier Picard, justement, trois chocolatiers d'Amiens racontent comment ils s'adaptent pour continuer à attirer les clients. Et vous, Auriane, vous avez fait le plein de chocolat ?

1:05:44
Présentateur

Ça y est, départ en vacances, plein de chocolat oblige. Vous, Guimet ? Pas encore, pas encore. Il reste quelques jours. Merci, Guimet. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. On va passer au débat entre nos éditorialistes Elisabeth Martich ou Frédéric David qui vont nous rejoindre et la mobilisation agricole qui se poursuit malgré l'appel à l'apaisement de Sébastien Lecornu et en plus de la dermatose. Il y a un autre sujet qui met le feu aux poutres, c'est le Mercosur dont le sort se joue dans les prochaines heures à Bruxelles. On regarde ça avec Céline Schmitt. La colère, s'étend dans le monde agricole.

C'est dans le contexte explosif de la mobilisation des agriculteurs face à l'épidémie de dermatose nodulaire qu'un autre sujet accentue la pression sur le gouvernement. Hier, devant les sénateurs, Sébastien Lecornu s'est voulu rassurant et a réaffirmé la position de la France concernant l'accord de libre-échange du Mercosur.

1:06:41
Invité

Pour être très clair sur le Mercosur, vous connaissez les positions de fonds qui ont largement été expliquées ici. Le Sénat s'est largement mobilisé à discuter, à voter. Et donc, si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur.

1:07:02
Présentateur

Avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droit de douane sur plus de 90% de ses exportations vers les pays de l'Amérique latine. En échange, l'Union européenne s'engage à importer davantage de produits agricoles. Pour le gouvernement, conscient de l'hostilité des agriculteurs français, le compte n'y est pas. Cela fait plusieurs semaines que le président affirme clairement que nous n'avons pas de visibilité suffisante sur les trois conditions demandées, que vous connaissez, les mesures miroirs, la clause de sauvegarde et les contrôles. Cela reste vrai aujourd'hui. Dimanche, Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur.

Une ligne minoritaire parmi les chefs d'État européens qui agacent. Le chef de l'État est attendu aujourd'hui à Bruxelles pour un conseil européen. Jordan Bardella, quant à lui, s'est déjà affiché hier aux côtés des agriculteurs mobilisés dans la capitale européenne pour affirmer sa ligne anti-accord de libre-échange.

1:08:05
Invité

Et non, le Mercosur, non, ça si, c'est trop, il faut que ça s'arrête. Ça vient s'ajouter à d'autres accords de libre-échange, à d'autres normes. Pour des bagnoles, de la viande, pour des bagnoles. On est où, là ? Je pense que beaucoup des gens qui nous dirait ne veulent plus d'une agriculture telle que nous les montrent. C'est pourtant l'une des plus enviées du monde entier, l'une des plus qualitatives, l'une des plus normées, l'une des plus propres au monde. Après 25 ans

1:08:31
Présentateur

de négociations, la Commission européenne espère toujours signer l'accord sur le Mercosur ce samedi au Brésil. On va en parler avec vous, Elisabeth Martichoux. Bonjour. Merci d'être là, Elisabeth. Et Frédéric Davy. Bonjour Frédéric. Bonjour Réal. Merci également d'être avec nous, directeur général d'opinion de l'IFOP. On le voit, Sébastien Lecornu qui appelle à l'apaisement, notamment sur la question de la dermatose. Il y a un autre sujet qui risque de mettre le feu au poudre, c'est maintenant que ça se joue, c'est la question du Mercosur. Est-ce que Sébastien Lecornu et le gouvernement sont face à une crise agricole qu'ils n'arrivent peut-être plus à maîtriser politiquement ?

C'est possible.

1:09:05
Invité

C'est possible parce que c'est vrai qu'il y a une combinaison d'ingrédients explosifs avec deux partis politiques, les extrêmes, qui mettent de l'huile sur le feu. Donc, il est possible, en tout cas, il est envisageable que le Rassemblement national et LFI parient sur une colère paysanne qui déborde, qui, vous savez, c'est le dentifrice qui est rentré dans le tube, qui déborde et qui produisent dans le fond un désordre politique auquel ils aspirent depuis longtemps. Et ça pourrait venir de là, en tout cas, pourquoi pas, dans leur esprit.

Et donc, effectivement, le Mercosur, on sait que c'est un sujet explosif, l'opposition de la France ne suffira pas, elle votera compte s'il y a un vote, comme le voudrait la présidente de l'Union européenne, mais est-ce que les agriculteurs suffiraient de savoir que Paris a voté contre alors que le Mercosur est adopté ? Peut-être pas. On y reviendra, mais vous en avez parlé tout à l'heure, il a des avantages, à certains égards, les Mercosurs, mais pas pour les agriculteurs éventuellement.

Et puis, bien sûr, l'épidémie, là aussi, on a beaucoup glosé sur le caractère très politique de cette crise qui, bien sûr, repose sur une angoisse des agriculteurs, mais qui prend un caractère très politique et très irrationnel.

1:10:26
Présentateur

Et est-ce que c'est d'autant plus difficile à gérer ? Il faudrait que les agriculteurs sont extrêmement soutenus par les Français et ceux de manière transpartisane.

1:10:32
Invité

Tout à fait. Il y a un soutien massif, quelle que soit la thématique, vous avez raison de parler d'enchaînement des crises, on se souvient en janvier 2024, c'est la première crise à laquelle s'était confronté le jeune Premier ministre, le récent Premier ministre, Gabriel Attal, il y a systématiquement un soutien des Français aux agriculteurs. D'abord parce qu'ils représentent une sorte d'âge d'or et c'était intéressant ce qu'a dit Jordan Bardella en convoquant une agriculture éternelle française qui n'existe plus vraiment parce qu'elle-même elle a évolué mais ça parle beaucoup aux Français cette idée d'agriculteurs et d'agriculture éternelle d'âge d'or.

Il ne faut pas oublier que les agriculteurs ne sont pas isolés, ce n'est pas un, comment dire, une catégorie autarcique. Ils vivent dans les communes rurales le plus souvent. Les communes rurales c'est 25% de la population française donc il y a déjà un soutien a priori et puis les agriculteurs c'est un peu le canari dans la mine c'est-à-dire ceux qui plus que les Français sont confrontés aux normes, sont confrontés aux catastrophes, souffrent plus que jamais de cette terrible équation je travaille mais je ne gagne rien.

n'oubliez pas que le chômage a disparu, s'est évaporé de la hiérarchie des préoccupations des Français par rapport au pouvoir d'achat et l'injustice c'est le travail qui paye mal. Ce sera un sujet très fort à l'élection présidentielle on peut en être sûr et les agriculteurs symbolisent ça. donc il y a un soutien a priori extrêmement fort et puis cette affaire de thermatose est vue comme une sorte de plaie, comme une sorte de calamité ou de fléau supplémentaire. Les images de l'arriège ont beaucoup frappé les Français donc le soutien est extrêmement fort et comme tout gouvernement le gouvernement le cornu doit marcher sur des oeufs.

Mais ce qui me frappe dans cette crise c'est un peu pas épiphénoménal mais c'est une histoire dans l'histoire par exemple le fait que les vétérinaires soient menacés de mort parce qu'ils vont faire le job ils vont vacciner ça dit quelque chose quand même de cette société française qui se radicalise à tous les échelons à l'occasion de toutes les crises c'est scandaleux que les vétérinaires qui sont convoqués pour évidemment traiter cette épisodie cette crise agricole qui frappe l'élevage soient renvoyés comme d'autres à des victimes de cette colère totalement débordante et scandaleuse je suis très frappée par ça Oui je partage complètement ce que dit Elisabeth les agriculteurs c'est les français comme les autres on vit dans une société de la défiance jamais il n'y a une défiance aussi forte à l'égard du haut le haut ce sont les élites c'est le gouvernement ce sont les sachants ce sont les scientifiques cette éclipse du politique dont je parle assez souvent elle est elle se retrouve dans une défiance a priori à l'égard de corps intermédiaires qui par le passé étaient infiniment respectés on est au Sénat le président du Sénat est un ancien vétérinaire il le dit extrêmement souvent c'est d'habitude un notable c'est d'habitude des vétérinaires il y a un crédit de confiance même ça ça nous rappelle il y a maintenant presque 6 ans même 7 ans dans 6 ans pardon lorsque il y a eu le lancement de la campagne de vaccination au moment du Covid la défiance a priori d'une partie certes minoritaire de la population mais extrêmement bruyante brutale et même en colère et à l'égard de la science et de ceux qui exercent

1:14:03
Présentateur

et ce qui va mettre de l'huile sur le feu probablement un peu plus c'est la question du Mercosur qui se joue ces prochaines heures au niveau européen on a vu sur les images hier Jordan Bardella qui était à Strasbourg à la rencontre des agriculteurs on va voir ce que dit sur ce sujet Jean-Philippe Tanguy qui était notre invité il y a quelques minutes donc est-ce que l'agriculture française va bien après 20 ans de libre-échange non est-ce que les filières exportatrices ont compensé les pertes sur les filières importatrices non la filière des fruits et légumes c'est la catastrophe donc on doit tirer

1:14:31
Invité

un trait sur tout le marché de l'Urkosur

1:14:34
Présentateur

mais vous n'avez pas besoin de libre-échange absolu pour faire du commerce nous ne sommes pas d'accord avec ce préalable et par ailleurs la faiblesse du marché français européen ne compensera jamais ces perspectives nous ne sommes pas d'accord avec ça et nous ne sommes pas capables de contrôler comment les pays du Mercosur fabriquent leurs produits Est-ce qu'il y a une tentative de récupération politique de la part du RNA qui politiquement profite de cette crise ?

1:15:03
Invité

Mais très très clairement ça porte de l'eau au moulin à la vision du monde du RN une vision anti-mondialisation alors ils sont sortis du retour au franc ils sont sortis du protectionnisme absolu il y a le mot ça a glissé vers le mot souveraineté qui est un mot beaucoup moins chargé politiquement mais n'oublions pas que oui c'est un des leviers du soutien au rassemblement national c'est un vote d'alternative et c'est un vote quand même très anti-mondialisation qui fait mal à notre pays et qui nous empêche qui nous fait connaître le déclin d'où ce rappel à une logique d'âge d'ordre dont on parlait tout à l'heure avec Jordan Bardet il y avait une donnée d'enquête IFOP très intéressante en 2017 ça remonte à loin mais quand on croisait le vote présidentiel en faveur d'Emmanuel Macron Marine Le Pen François Fillon et Jean-Luc Mélenchon les quatre étaient à un niveau à peu près équivalent on s'en souvient qu'on croisait ces votes par l'adhésion au libre-échange l'adhésion à la mondialisation auprès de ceux qui adhéraient Marine Le Pen était à moins de 10 auprès de ceux qui étaient dans cette logique de refus Marine Le Pen tangentait les 50% au premier tour et Emmanuel Macron était bien sûr dernier dans le dernier cas On est toujours dans cette logique de défiance à l'égard de la mondialisation c'est passé de mode le libre-échange n'est plus à la mode et demain effectivement l'Union Européenne a un rendez-vous c'est d'ailleurs une semaine très importante à Bruxelles à divers titres mais donc demain signature ou pas de ce traité on rappelle que la France est dans le camp des minoritaires l'Italie lui apporte un renfort de dernière minute pour des raisons internes peut-être décisif qui pourrait reporter la signature en janvier l'Allemagne sera absolument furieuse parce qu'avec son industrie évidemment elle a intérêt à cet accord avec les pays d'Amérique latine Lula au Brésil commence à s'impatienter en disant écoutez maintenant ça suffit parce que c'est vrai qu'un report rendra la signature après plus compliquée donc on en est là une Europe dont on voit des fractures ce ne sont pas toujours les mêmes ce n'est pas les mêmes que sur l'Ukraine ce n'est pas les mêmes que sur les droits de l'homme mais ce sont des fractures économiques importantes l'Union Européenne à 27 Dieu que c'est compliqué mais là c'est l'Allemagne versus la France c'est quand même un match très important politiquement aussi pour l'équilibre interne

1:17:31
Présentateur

Autre sujet politiquement compliqué la question du budget Commission mixte paritaire demain où les députés et les sénateurs vont tenter de trouver un accord et la France insoumise qui menace à nouveau d'une motion de censure on écoute Manuel Bompard ce matin

1:17:46
Invité

C'est un budget qui se traduirait d'abord d'un point de vue économique c'est un désastre pour la France les prévisions budgétaires c'est une division de la croissance du pays par deux l'année prochaine Pourquoi vous ne déposez pas une motion de censure si c'est un si mauvais budget s'il y a une majorité alternative pour renverser le gouvernement Vous inquiétez pas Monsieur Gindre moi je dépose des motions de censure quand on arrive au bout de la discussion budgétaire et là il y a une commission mixte paritaire si cette commission mixte paritaire est conclusive et si ensuite le gouvernement a l'intention de passer en force son budget par exemple par 49,3 puisqu'il semble que ce serait quelque chose qui pourrait revenir évidemment il y aurait une motion de censure et s'il faut la déposer le 23 décembre on la déposera le 23 décembre nous n'avons pas de difficultés sur ce sujet nous faisons ce que nous pensons juste pour notre pays

1:18:27
Présentateur

Voilà Manuel Bompard ce matin sur TF1 Elisabeth sur cette question du 49,3 il y a Manuel Bompard il menace une motion de censure en cas de 49,3 mais il y a des voix au sein du camp présidentiel au sein des LR qui disent non mais il faut en passer par le 49,3

1:18:43
Invité

Oui alors c'est pas parce qu'il y a un 49,3 qu'il y a une censure évidemment il n'est pas très à l'aise finalement le patron le coordonnateur de LFI parce qu'il sait que sa motion de censure elle n'aura pas le même effet tétanisant que les précédentes parce que voilà on arrive à la fin décembre on va entrer dans la campagne des municipales qui voudra faire renverser le gouvernement avec un risque de dissolution ou pas le parti socialiste lui devrait s'abstenir sur le budget de l'État les écologistes vont voter contre mais enfin voter contre on pense que ce sera le cas donc un on n'a pas pour aujourd'hui une majorité pour voter le budget deux est-ce que effectivement le Premier ministre en passera par le 49,3 tout le monde en rêve tout le monde en rêve pour la même raison parce qu'il s'en laverait les mains dans ces cas-là y compris ceux qui se sont battus pour supprimer le 49,3 ils ne le demanderont pas publiquement ils le demandent à bas bruit en tout cas une partie du parti socialiste donc on est toujours dans cette logique Ariane deux on s'en lave les mains nous on est dans notre posture électorale surtout avant les municipales si le Premier ministre veut faire un 49,3 mais qu'il le fasse pour qu'on ait un budget et qu'on passe à autre chose mais Sébastien Lecornu lui est-ce qu'il le sortira au dernier moment au tout dernier moment ça n'est pas exclu mais pour l'instant il dit non Elisabeth a parfaitement résumé le sujet je vais être un peu direct qu'est-ce que les français sont indifférents à ces combinaisons et ces techniques alors ils font un budget à la France c'est un levier fort dans l'opinion publique ce qui est très intéressant c'est la question de la

1:20:36
Présentateur

c'est-à-dire ils veulent de la stabilité ils veulent leur budget oui quand même

1:20:38
Invité

on est à la fin de l'année on va entrer dans les affaires des élections municipales on a la stratégie de distinction plutôt bien jouée de la France insomise qui se part dans le manteau de la pureté que le programme du NFP refus du moindre compromis refus du moindre vote etc.

à la différence des sociotraitres ou des écologistes mais ce qui est intéressant et Elisabeth l'a bien dit c'est la question de la cohérence c'est très important pour les français de ne pas voir un responsable politique être d'un jour dans le zig dans le zag c'est-à-dire perdre sa cohérence par rapport au 49-3 on se souvient tous d'Emmanuel Valls assumant jusqu'à une très forte impopularité le 49-3 au moment de la loi travail il quitte Matignon il est candidat à la primaire socialiste et la première chose qu'il dit au micro de France Inter je crois fin 2016 c'est si je suis élu on abolira le 49-3 rupture de cohérence est-ce que le risque et je n'ai pas la réponse est aussi important pour un Sébastien Lecornu qui a posé un acte lourd qui a accrédité son image d'homme de dialogue homme de compromis premier ministre faible qui ne veut pas apparaître plus fort qu'il n'est alors qu'il ne l'est pas en renonçant au 49-3 et finalement sortant un peu comme peut-être le 10 de der à la belote ou le petit au tarot c'est la fin de l'année on peut citer des jeux de cartes sortant cet atout est-ce que les français vont lui en vouloir est-ce qu'il va y avoir d'un côté un risque de mais il s'est moqué de nous il nous a trompés versus c'était un mal nécessaire pour avoir un budget on est entre ces deux écueils

1:22:19
Présentateur

et on a le sentiment chez Sébastien Lecornu qu'il y a à la fois cette volonté de cohérence de dire j'ai dit pas de 49-3 il n'y aura pas de 49-3 et il y a aussi cette volonté de dire mais ce n'est pas à moi d'assumer des responsabilités que les parlementaires refusent d'assumer parce qu'il a dit plusieurs fois aux parlementaires assumez vos responsabilités oui absolument et les partis lui disent

1:22:36
Invité

assumez vos responsabilités on est dans ce face à face et donc vous voulez un budget maintenant il faut passer à autre chose Sébastien Lecornu Sébastien Lecornu je ne sais pas ce que Frédéric Dhabi en pense mais je trouve qu'il n'a pas une image encore très claire aux yeux des français et donc est-ce que le fait de se renier au dernier moment lui coûterait ou pas alors personnellement il préférerait avoir gagné son pari il est le seul peut-être en tout cas sur la place publique à dire encore qu'il y a un chemin pour un compromis on voit bien que bon la commission mixte parité on verra si elle est conclusive ou pas bon il y a un peu moins d'optimisme quand même ambiant qu'il y a encore une dizaine de jours si elle était conclusive tout le monde pense que ce ne sera pas voté à l'Assemblée donc lui dit mais si on va y arriver jusqu'au dernier moment quelle est son image dans le fond moi j'ai le sentiment qu'il n'a pas complètement percé et que s'il devait sortir la carte au dernier moment en disant bon écoutez les français on va passer à autre chose il y a quand même encore quelques mois pour gouverner et faire passer des textes est-ce que ça lui coûterait vraiment là je m'adresse pardon par rapport à Manuel Valls qui avait une image extrêmement constituée là la rupture de cohérence avait été terrible je partage votre point de vue il a une image en construction plutôt bonne homme de dialogue homme de compromis homme d'écoute une certaine ruse moi je l'associerais et d'ailleurs ça a été dans un verbatim Khalid l'IFOP à Louis XI ce roi rusé alors qui enfermait ses opposants dans des fillettes dans des cages mais qui étaient eux qui savaient se déguiser pour aller écouter le pays quelqu'un qui est plutôt connecté c'est du cali il a aussi un atout extrêmement fort savez-vous lequel il est passé au ministère des armées et là c'est comme une sorte de blanc-seing pour les français parce que dans cet imaginaire dont on a parlé précédemment sur l'âge d'or du pays le déclin il y a une institution qui échappe à ça c'est l'armée les forces armées les forces de police donc ça lui ça lui bénéficie et puis c'est vrai qu'il joue très fortement sur une double distinction une distinction par rapport à François Bayrou pour beaucoup de français il ne pouvait pas être pire que François Bayrou et par rapport aussi à un président qui respecte quand même qui s'immisce moins dans les affaires intérieures et qui lui laisse un certain genre il a une image en construction avec plutôt je trouve des atouts assez intéressants il a une popularité minoritaire mais un socle assez important

1:25:03
Présentateur

et Sébastien Lecornu qui a souhaité un débat au parlement hier sur la question de la lutte contre le narcotrafic il a promis de nouvelles mesures on va l'écouter

1:25:10
Invité

dans ce combat vous avez déjà agi avec l'adoption de la loi du 13 juin dernier cette loi très largement votée par le parlement est inédite dans notre histoire par les moyens nouveaux qu'elle octroie si beaucoup de mesures sont d'application immédiate je vous confirme qu'une vingtaine de textes réglementaires seront pris dès les prochaines semaines pour que cette loi s'applique en totalité et conformément au calendrier qui avait été fixé mais les réseaux criminels de narcotrafic ne cessent de se transformer c'est une guerre de mouvement vous disais-je c'est pourquoi le gouvernement présentera au premier sommet de 2026 des mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace avec notamment l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes

1:25:56
Présentateur

Voilà cette question de la lutte contre le narcotrafic on le voit depuis plusieurs mois sur le devant de la table qui gangrène le pays Emmanuel Macron parle de guerre est-ce que ça va être aussi un enjeu pour les municipales Frédéric ?

1:26:07
Invité

Clairement oui c'est presque devenu un enjeu même obsessionnel pour les français c'est intéressant de voir qu'il y a 6 ans quand on travaillait sur les déterminants du vote on ne proposait pas aux français la question du trafic de drogue là on le propose c'est le sixième déterminant du vote et ce qui est intéressant Aurélien les mots ont un sens les français se sont appropriés ce terme de narcotrafic qui il y a quelques années était bon pour une série Netflix à voir en famille les français utilisent ce mot et on a publié la semaine dernière avec la Provence et Sud Radio une enquête de climat électoral à Marseille mettons de côté le rapport de force électorale extrêmement serré les trois principaux déterminants du vote c'est un narcotrafic à Marseille on voit ce qui s'est passé récemment avec le jeune qui s'assit deuxièmement la sécurité troisièmement la propreté on sait très bien qu'une ville propre c'est une ville où il n'y a pas de narcotrafic c'est une ville où on se sent en sécurité ce thème et n'est pas qu'un thème de grande ville de métropole dans toutes les communes même y compris les communes rurales ça devient un vrai sujet qui je le répète qui n'était pas dans le champ politique et dans le champ de la controverse politique il y a encore six ans c'est très marquant cette prise de conscience c'est 2025 et c'est positif entre guillemets parce que c'est un des défis et une des crises majeures qui attend la France les démocraties en général c'est de faire face à cet afflux d'argent qui nous menace et dont on voit qu'aucune politique dans le monde d'ailleurs n'arrive vraiment à prendre le dessus mais la prise de conscience c'est déjà très important

1:27:42
Présentateur

on va terminer par l'histoire du jour allez c'est l'émotion hier de Lynn Renaud qui a inauguré hier à Lille un jardin qui porte son nom Martine Aubry l'ancienne mère était présente c'est elle qu'on doit l'idée de rebaptiser cet espace vert de 6000 mètres carrés au nom de Lynn Renaud elle raconte Martine Aubry quand j'ai appelé Lynn Renaud pour lui demander si elle voulait venir assister à l'inauguration elle m'a répondu ce sera mon plus beau cadeau de Noël il faut dire que Lynn Renaud elle est viscéralement quand même attachée à son or et voilà Armantière Armantière exactement et c'est donc ce matin la une de la Voix du Nord Frédéric j'oublie pas votre livre L'écharpe et les tempêtes c'est à lire à 3 mois des municipales merci beaucoup Frédéric merci Elisabeth bonne fête je vous souhaite de très bonnes fêtes bonne fête à vous mais oui très bonne fête et joyeux Noël très bonne fête et effectivement à tous ceux qui nous regardent je vous retrouve le 12 janvier et demain vous serez accompagné d'Alexandre Poussard très bonne fête à tous Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada