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Discours / meetingEmmanuel Macron (sur YouTube)· 11 novembre 2020 54 minAutoproduitPortrait personnelDéfenseInstitutions & électionsCulture, médias & sport

Entrée au Panthéon de Maurice Genevoix et de « Ceux de 14 ».

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « ceux de 14 furent d'abord les combattants de la joie et de l'innocence »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « il consulte un amour charnel et profond pour notre terre »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « maurice genevoix allait être l'écrivain de la guerre et de la mort »
  • 13:00Emmanuel MacronFait
    « ils sont là ceux de 14 formant le cortège de braves qui entrent aujourd'hui au panthéon »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] derrière moi [Musique] doux à laval allez ouais [Musique] mais c'est vous dire trop court [Musique] signaux qui nous tue envoyer un homme at tous couchés et pousser les s'ils ne veulent pas bouger [Musique] et ce qui plaît toujours [Musique] quelques pluies non [Musique] mon [Musique] nous avions été embarqué dans cette aventure sinistre effroyable humainement parlant mais au moins nous nous disions elle c'était ça me faire le sacrifice de sa vie et à une cause qui nous devenait qui était à nos yeux sacré nous estimions nous étions sûr qu'après ça nous voyons nous vivions tellement d'ignominies de d'abominations que la mémoire des hommes en restera un poignet à jamais et dirait que les hommes d'y en conséquence plus jamais ça un pont sa durée matin [Musique] notre guerre vous et moi quelques hommes une centaine que j'ai connu [Musique] vous n'êtes guère plus d'une centaine et votre folle m'apparaît effrayante trop lourde trop serré pour moi seul [Musique] combien de vos gestes aurais-je perdu et de vos paroles vivante et de tous ceux qui étaient vous il ne me reste plus que moi et l'image de vous que vous m'avez donné presque rien trois sourires sur une toute petite photo un vivant entre deux morts la main posée sur leurs épaules il cligne des yeux tous les trois causes du soleil printanier et du soleil sur la petite photo grise que reste-t-il [Musique] [Musique] vous étiez là mes camarades c'est pour vous pour tout ce que je parle y'avait pas un soldat qui naît dans son sac un carnet sur lequel il noté ses impressions parce qu'il avait le sentiment de vivre des événements hors série exceptionnel monstrueux et tout de suite ça a éveillé chez eux le désir de les perpétuer quoi de les laisser un témoignage [Musique] là bas c'était encore de la guerre on entendait des coups de fusil des mitrailleuses mais ici rien que des obus rien que cela puis des tranchées que l'on se bouleverse mutuellement des lambeaux de chair qui volent dans l'ère du sang qui éclabousse tu vas croire que j'exagère non c'est encore en dessous de la vérité on se demande comment il se peut que l'on laisse se produire de pareilles choses je ne devrais peut-être pas décrire ces atrocités mais il faut qu'on sache [Musique] on ignore la vérité brutale georges mon amour nous nous inquiétons beaucoup pour toi j'espère que les combats vont cesser rapidement [Musique] je serai prête à tout pour te revoir même à aller combattre reviens nous vite avec la fierté d'avoir combattu pour la liberté les enfants et moi-même nous nous occupons de nos champs et de nos animaux tu nous manques éperdument [Musique] on vous a tué et c'est le plus grand des crimes vous avez donné votre vie et vous êtes les plus malheureux je me sais que cela les gestes que nous avons fait notre souffrance et notre guetter les mots que nous disions les visages que nous avions parmi les autre visage et votre mort [Musique] vous êtes là comme au premier jour et vous voyez votre pays se souvient avec vous il sait qu'il faut vous respectez vous entourez vous remercier et vous croire [Musique] [Musique] m [Musique] m [Musique] bon [Musique] m [Musique] [Musique] [Musique] oh oh oh [Musique] oh et à m [Musique] [Musique] [Musique] 1 à [Musique] [Musique] où 1 où extrait de ceux de 14 de maurice genevoix cela ne m'a saisi que longtemps après dans le creux d'argile de mouiller où j'étais revenu m'asseoir entre lardin et boire et une froideur dure une indifférence des goûters pour toutes les choses que je voyais pour l'ignominie de la boue la misère des cadavres pour le jour triste sur la crête pour l'acharnement des obus je ne sont même plus ma fatigue je ne redoute plus rien même plus l'écrasement de meo sous l'une de ces chutes énorme ni le déchirement de ma chair sous la morsure des éclats d'acier je n'ai plus pitié les vivants mais boire et qui tremble ni de l'art d'un prostré ni de moi une violence me soulève nul houle de chagrin nul sursaut d'indignation viril ce n'est même pas du désespoir cette sécheresse du coeur dont je sens le coup à ma gorge la résignation non plus n'est que cela une froideur dure une indifférence desséché pareille à une contracture de l'âme tomber encore aussi longtemps que vous voudrez les gros obus les torpilles et les bombes écrasé tonné soulevé la terre en germes monstrueuse plus haute encore plus haute comme c'est grotesque mon dieu tout ça dans la tranchée sud c'est bon dans l'entonnoir 7 c'est bon dans la petite tranchée de souesmes c'est bon une plaque d'acier blindé monte très haut et retombe comme un couperet de guillotine soi-même passe devant moi la phase plâtré debout jaune les deux mains sur les reins derrière lui montigny derrière encore jaffelin assez bon allez vous-en en sli blessés démolie je regarde bien au passage la crispation de vos visages l'angoissent presque folle de vos yeux cette détresse de la mort qui reste vacillante au fond de veau prunelle comme une flamme sous une eau sombre quel sens tout cela a pas de sens mais c'est par jeu premières lettres de maurice genevoix à la mère de son ami robert pour shu mort au front bourges le 21 septembre 1915 je m'excuse madame d'avoir autant tardé à répondre à votre dernière lettre c'est que j'ai été opéré il ya une quinzaine de jours et que je n'ai pas supporté sans quelques fatigues une anesthésie de deux heures le chirurgien a constaté à l'intervention des lésions d'une telle gravité que je vais être présenté à une commission de réforme dès que les plus récentes seront cicatriser c'est maintenant une question de jours après je me reposerai assez l'engouement mettant seulement ce repos à profit pour fixer les projets de travail futures je crois d'ailleurs mon bras définitivement inutile le mieux s'il s'en produit jamais ne pourra se faire sentir avant plusieurs années je m'arme de patience je comprends madame que votre douleur ne fasse point trêve il maîtrisait de concevoir au souvenir vivace qu'a laissé en moi mon ami des heures dure qu'elle vide profond sa mort a fait en votre coeur je suis navré de n'avoir pu recueillir moi même avec la piété qu'il aurait fallu les reliques de votre chère mort je ne les suis frappé que quelques heures après qu'on l'eût t'emmener et quand même je n'aurais pu quitter la tranchée où le devoir me retenais j'ai pu réunir quelques objets familiers lorsque nous avons été mis au repos adieu pendant le mois d'avril j'espère fermement que je pourrais les retrouver après la tourmente et ce ne sera une grande joie alors de vous les remettre quant au carnet de route je sais qu'il l'avait abandonné assez vite moi aussi j'ai été victime de la même part s ils mes notes de campagne sont resté interrompu brusquement je crois même me rappeler que c'est très précisément aux premiers jours d'octobre nous étions très fatigués alors qu'il avait cessé de noter au jour le jour ses impressions je vous remercie très vivement du souvenir de lui que vous m'avez envoyé je vous promets que gérez vous voir bientôt souhaitant aussi très fort vous connaître croyez madame à mon attachement respectueux et sur maurice genevoix il ya cent ans depuis la citadelle de verdun le cercueil d'un soldat inconnu gagner la dalle sacré de l'arc de triomphe sa flamme gardé par une poignée de braves ne s'est jamais éteinte un siècle plus tard jour pour jour celui qui a redonné vie est chère aux combattants de la grande guerre entre au panthéon sa flamme ne s'éteindra pas le lieutenant maurice genevoix entre ici avec tous ceux de 14 l'écrivain maurice genevoix entre ici avec toutes les figures qui habitent les mille pages de son chef-d'oeuvre tout un peuple dresser face à l'épreuve et aux tourments ils sont là avec maurice genevoix entre au panthéon un destin républicains une existence française son enfance fut bercée par la loire scandée par le clocher de son village rythmée par le travail depuis châteauneuf sur loire il consulte un amour charnel et profond pour notre terre et se frayant un chemin de mérite jusqu'aux bancs de l'école normale supérieure à paris illinois des amitiés solides dont celle de paul dupuy son guide celui qui avaient décelé son génie et l'encouragent à écrire mais à l'été 1914 comme des millions d'autres l'histoire le rattrape pas à ce jeune homme de 23 ans qui voulait devenir professeur la grande guerre allait assigner un autre destin commandez une section d'un régiment d'infanterie le 106e combattre voir ses amis mourir tenir être blessé et devoir quitter ses frères finalement écrire écrire avec toute la tendresse dont un homme est capable écrire pour donner un nom une voix assez inconnu mort en héros maurice genevoix allait être l'écrivain de la guerre et de la mort sur les rives de la meuse puis l'écrivain de la nature et de la liberté des méandres de la loire auréolé d'une oeuvre immense couronné d'un prix goncourt consacré secrétaire perpétuel de l'académie française il n'en resta pas moins fidèle à ses chers poilus des tranchées il leur offrit l'immortalité des mots la mort avait séparé maurice genevoix et ses camarades longtemps sa famille ses proches nombre de ses lecteurs on devrait pour qu'ils se retrouvent ainsi certains entre temps sont tombés sur d'autres champs d'horreur en l'espérant la république aujourd'hui les réunit tous pour l'éternité ils sont là ceux de 14 furent d'abord les combattants de la joie et de l'innocence à l'été les hommes capote bleu et pantalon rouge partent à la guerre il marche dans la campagne française pour rejoindre le front il chante parfois rit souvent se découvre les jambes et le coeur encore légers ils ont l'espoir de revenir vite victorieux vivant mais il découvre bientôt l'horreur dès septembre 1914 à lavau mari le vacarme terrible partout des obus qui explosent des hommes qui meurent en ne ressemblant plus à des hommes des chauvauds mutilé qui agonise sur le flanc des chemins la campagne ravager la terre mille fois éventré l'écrit au loin les champs de boue se met deux cadavres dans le chaos malgré tout des moments sauve du désespoir la vie résiste les frères pas si rare les lettres reçues les rires les discussions la chouette de l'église des éparges le café qui réchauffe le corps livré ce qui soutient les forces ces instants suspendus ou genevois et porsche ont lamy venu lui aussi de la loire délire de bonheur parce qu'un soit enfin ils dorment dans un vrai lit surtout il y à la fraternité qui unit ces hommes ils ne se connaissaient pas mais se découvrent dans les tranchées un même amour de la patrie un même goût de la liberté il endure l'horreur coude à coude épaule contre épaule avec le même courage avec les mêmes peurs d'eau qu'ils viennent il n'y a plus la de distinction sociale de différence face au chaos juste des camarades alors quand vient chaque soir le moment où il faut que les vivants se retrouvent et se comptent ils resserrent encore les rangs pour partager tout ce qu'il leur reste la chaleur de leur corps misérable ensemble ils s'accrochent à quelques arpents de terre pris un jour et qui seront peut-être repris le lendemain absurdité de c'est moi ou les offensives sont lancés sur des morceaux de colline que l'on venait de perdre ou la tranchée bientôt se mêlent aux entrailles de la terre ou le sol de france que l'on reconquiert mètre par mètre et le linceul des frères d'armes qu'ils avaient perdu sur la crête des éparges au printemps 1915 les orages d'acier gronde sans cesse comme plus tard dans la somme au chemin des dames à verdun ou vimy des milliers d'hommes perdent leur jeunesse leurs camarades leurs raisons souvent leur vie robert porsche on y tombe à 21 ans un peu plus tard genevois est frappée à son tour trois balles le brancard l'infirmerie la vie sauve la guerre du lieutenant genevois est terminée mais son oeuvre commence à ses camarades maurice genevoix veut redonner des noms des visages des accents offrir à ces héros ordinaires et à leur bravoure un tombeau de mémoire dans la langue française ceux de 14 et le champ de la volonté d'une nation de la force d'âme de tout un peuple le carnet de vie et de mort de l'indicible l'histoire de femmes et d'hommes animé de courage du courage de ceux qui savent pourquoi ils se battent du courage français le même qui avait soulevé ce de 1789 les volontaires de l'an 2 de toutes nos guerres le courage de tous nos soldats celui-là même aussi qui nous permis de bâtir quelques décennies plus tard avec notre europe la paix que nous leur devions non pas une paix fait de l'acheter et de renoncement mais celle d'un dialogue constant respectueux de nos histoires comme de nos différences exigeant pour nos valeurs ils entrent ici aujourd'hui enfin le soldat inconnu et les livres d'or de tous nos villages devaient un temps converger sous 7 9 en ce jour nous lie rassemblons tous à travers le sépulcre de maurice genevoix à travers ses camarades leur nom leur vie et en recréant ce lieu unique le panthéon panams est de notre nation par les oeuvres danson kieffer qui disent la mystique de ses errances nocturnes les destins stellaire les vies fauchées entre ciel et terre les vestiges d'un quotidien où la langue de genevois apparaît en écho vêtements barbelés bicyclette fleurs perdu dans la boue épis de blé livre histoire tangible présente le courage réinventer dans la matière par les champs dédié à la lumière de pascal dusapin qui habitent l'espace de cette cathédrale laïque pour accompagner chacun harmonie mêlée vagabonde saisissant par un appel introuvable ce que l'amour de la nation porte de transcendance souffle de chant qui tournent des sens et nous en lace ponctuée par ces noms qui passent leur nom ici dit qu'ils reprennent leurs droits ils sont là ceux de 14 formant le cortège de braves qui entrent aujourd'hui au panthéon et voilà que se lèvent les camarades de genevois port son but reyl cie copan son et tant d'autres voilà charles péguy alain fournier louis aragon et jean giono joseph kessel et guillaume apollinaire albert roche brave parmi les braves qui parvint à tenir seule une tranchée face à l'ennemi marie marvingt qui voulait tant défendre son pays qu'elle se déguisa en hommes pour combattre en première ligne maurice maréchal qui dans le vacarme du front jouer de son violoncelle de fortune fait de morceaux de portes et d'une caisse de munitions lazare ponticelli italien engagé dans la légion étrangère qui devint français et fut le dernier de nos vétérans fernand sattouf natif de beyrouth engagé volontaire dans le 2e régiment de zouaves à alger abdoulaye n'diaye tirailleurs sénégalais tous ces poilus venus de toutes nos provinces de tous nos villages soldats de l'armée noire et des troupes coloniales venus des départements d'algérie des protectorats de tunisie et du maroc des colonies françaises d'afrique d'inde et d'indochine ainsi que de nous outre-mer par delà l'atlantique l'océan indien et le pacifique ils sont là tous ce qu'ils ont fait écrit je ne vois c'est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes et ils l'ont fait les voici qui arrivent par millions pour rentrer sous ce dôme écoutons la marche des morts de notre dame de lorette de verdun du vieil armand et des dardanelles tous se rassemblent et s'approche hier frères d'armes aujourd'hui compagnon d'éternité il s'avance devant le temple des héros de notre patrie les gloires du passé ne sont vivantes que pour les pays vivant prévenez jaurès de ceux de 14 à ceux d'aujourd'hui nous français sommes bien vivants notre sol fut la terre de leurs batailles leur amour de la liberté le viatique qu'ils nous ont légué leur sacrifice dit notre dette et nos devoirs il y avait moi parmi vous leur écrivit genevois il y avait nous parmi eux déjà vive la république vive la france en avril jour de pâques contre l'odm [Musique] [Applaudissements] [Musique] antonio à ses compagnes [Musique] oh allons hopper à m [Musique] [Musique] oh oh oh [Musique] [Musique] [Musique] oh oh oh [Musique] e m [Musique] 1 [Musique] [Musique] [Musique] et m [Musique] [Musique] oh oh [Musique] [Musique] oh oh

Entrée au Panthéon de Maurice Genevoix et de « Ceux de 14 ». · Pourquijevote