François Bayrou doit s'occuper des priorités des Français ! - Aleksandar Nikolic (France info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:36OuverteRéponse directe
Pourquoi les députés socialistes n'ont-ils pas voté la motion de censure ?
- 2:36OuverteRéponse directe
Quel est le mot d'ordre du RN après cette non-censure ?
- 7:02RelanceRéponse directe
Les insoumis accusent le PS de faire partie de la majorité présidentielle. Réponse ?
- 9:27OuverteRéponse partielle
Sur les concessions faites ces derniers temps, qu'en pense le RN ?
- 10:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous appuyez sur un bouger des lignes en France sur la préférence nationale ?
- 13:31OuverteRéponse directe
Est-ce que les esprits français changent sur la préférence nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:59InvitéChiffre
« pas de gel des pensions de retraite, ça fait 200 euros de plus pour les petites retraites à 1 400 euros »
- 2:17InvitéFait
« Augmentation du budget pour les Outre-mer »
- 2:19InvitéChiffre
« c'est 1,2 milliard de plus pour l'hôpital public »
- 11:12Invité politiqueChiffre
« L'immigration va prendre de l'argent à la France, monsieur. C'est complètement faux. Ça coûte 53 milliards d'euros »
- 12:25Invité politiqueFait
« Il y a plus de dépenses sociales concernant les personnes qui arrivent sur notre territoire »
- 12:40Invité politiqueChiffre
« Vous avez un système de santé qui est touché parce que vous avez 35% de consultations médicales supplémentaires pour les personnes immigrées »
- 14:34Invité politiqueChiffre
« 70% des Français sont pour la préférence nationale »
- 20:29Invité politiqueChiffre
« le plan d'austérité de l'hôpital, il commence vraiment en 2012 avec l'arrivée de François Hollande. Un milliard d'euros par an »
- 20:45Invité politiqueChiffre
« 51% des émissions de gaz à effet de serre qui touchent notre pays sont dues aux importations »
- 21:34Invité politiqueChiffre
« on est à 100 milliards de déficit commercial »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic33 %
- Invité21 %
- Invité 221 %
- Présentateur18 %
- Locuteur non identifié5 %
- Locuteur non identifié 22 %
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On accueille ce soir Alexandre Nikolic, bonsoir, député européen du Rassemblement National, Martin Garagnon, bonsoir, porte-parole d'Ensemble pour la République, Romain Eskenazi, bonsoir, député PS du Val-d'Oise, et puis Patricia Issa de Grandi, comme chaque soir, Patricia, ma compagne, éditorialiste pour France Info TV. L'info du jour, l'info politique du jour, c'est donc François Bayrou qui a échappé à la censure. Tel est le résultat du vote à l'Assemblée Nationale cet après-midi, après la motion déposée par la France Insoumise. 131 députés seulement, entre guillemets, l'ont voté. Bon, il n'y avait pas vraiment de suspense. C'est un soulagement pour le camp gouvernemental ?
C'est surtout un soulagement, je pense, pour les Français qui vont enfin pouvoir avoir un budget et avoir une Assemblée qui travaille avec des sujets qui sont nombreux. L'ensemble des parlementaires s'accordent à dire qu'effectivement, il y a des chantiers à mettre en œuvre, il y a des urgences à traiter. Donc, enfin, on va avoir un peu de temps pour s'y mettre. Et c'est en soi une très bonne chose. Et puis, je salue quand même aussi l'esprit de responsabilité qui a guidé le choix d'un grand nombre de parlementaires aujourd'hui. Et ça, ça mérite effectivement d'être salué.
On va rentrer, je pense, plus dans le détail sur les raisons et les conséquences de cette non-censure de ce gouvernement. Mais on va enfin pouvoir aussi ouvrir un espace de travail. Après un premier espace de discussion qui a été plutôt constructif et efficace, visiblement, avec un courrier de M. le Premier ministre aujourd'hui, notamment à destination des députés socialistes. Et puis, maintenant, des pistes de réflexion qui sont lancées dès demain avec les partenaires sociaux sur le projet de réforme des retraites.
Alors, tous les regards étaient tournés aujourd'hui vers les députés socialistes dont vous faites partie, Romain Eskenazi. Vous n'avez donc pas voté cette motion de censure. Pourquoi ?
Parce qu'on a obtenu des avancées pour les Français. Vous savez, moi, je suis élu local et on a l'habitude de concret, de changer l'avis des gens au quotidien. Depuis six mois que je suis député, je rentre parfois chez moi le soir en me disant « Qu'est-ce que j'ai fait pour les Français ? » Et là, je vais pouvoir rentrer chez moi et aller voir les électeurs, les Françaises et les Français, en disant que par la négociation, nous avons obtenu des gains pour le pouvoir d'achat, une augmentation des retraites, pas de gel des pensions de retraite, ça fait 200 euros de plus pour les petites retraites à 1 400 euros, l'annulation de la taxe sur l'électricité.
On a obtenu des choses sur les services publics. Je suis allé voir un rassemblement d'enseignants qui manifestait contre les 4 000 suppressions de postes dans l'éducation et contre les deux jours de carence. Il n'y a plus de suppression de postes, il n'y a plus de jours de carence. Augmentation du budget pour les Outre-mer. J'ai travaillé à l'hôpital, je vais pouvoir aller voir mes collègues pour leur dire que c'est 1,2 milliard de plus pour l'hôpital public. Ça n'en fait pas un budget de gauche, on reste dans l'opposition. Malgré tout, on a concrètement obtenu des avancées pour les Français.
Du côté du Rassemblement national, on n'a pas voté cette motion de censure. Quel va être le mot d'ordre désormais ? Est-ce que François Bayrou est en sursis ? C'est comme ça qu'on voit les choses du côté du RN ?
Non, mais nous, on regardera exactement les orientations comme on l'a toujours fait, en étant sérieux. Il n'y a rien eu de précis, de très concret. Il parle de conclave, de consultation. On va voir ce qui va sortir de tout ça. On voit qu'il veut essayer de gagner du temps avant de faire des vraies annonces. Nous, ce qui va nous intéresser, c'est les orientations du pays en matière de pouvoir d'achat, de sécurité, d'immigration. Est-ce qu'il aura le courage d'enfin changer de politique pour améliorer la situation des Français et toucher, se préoccuper enfin de leurs priorités ? Parce que là, c'était surtout des annonces sur des choses, je pense, qui sont assez secondaires pour eux, au final.
Alors, on va écouter François Bayrou. C'était cet après-midi. Un autre chemin se dégage, dit le Premier ministre. On l'écoute.
Vous êtes dans une situation où vous voulez choisir la guerre intestine au sein de notre pays. Vous voulez que l'affrontement soit la loi. Et je le crois, un autre chemin se dégage. Difficilement, après beaucoup de travail, de discussions, de négociations, où chacun a apporté ce qu'il croyait et ce qu'il avait de plus précieux, un autre chemin se dégage pour qu'une entente permette de construire un avenir différent.
Alors, juste une petite précision. À ce moment-là, précisément, François Bayrou s'est adressé aux députés insoumis. On va y revenir, évidemment, dans quelques instants. Patricia.
Un autre chemin se dégage, mais pour quelque temps, vraiment, pour peut-être quelques jours. Parce que, comme le disait M. Nicolique, ils l'attendent au tournant sur le budget. Et même les socialistes. Donc, pour l'instant, ce n'est pas un accord de non-censure. Le fait de ne pas avoir voté la censure, aujourd'hui, de la part des socialistes. Attention, on peut encore la voter. D'ailleurs, Olivier Faure a été très clair là-dessus. Ce n'est pas un accord de non-censure. C'est juste qu'ils veulent laisser le temps aux partenaires sociaux. Parce que c'est aussi la logique des socialistes de laisser la négociation se mettre en place.
Ils sont, justement, sur cette espèce de rupture avec la conflictualisation, qui a toujours été, finalement, le mot d'ordre, ou en tout cas la manière de faire de la France insoumise. Là, ils reviennent sur un côté socialiste de gouvernement, de responsabilité. Pas le chaos, on va discuter. Donc, c'est plutôt une bonne chose. Mais voilà, c'est un chemin. Pour l'instant, où va aller le chemin et combien de temps ça va durer ?
Un chemin semé d'embûche. C'est au moins ce qu'on peut dire. Un autre chemin se dégage. Comment vous comprenez cette formule ? On a le sentiment que François Bayrou, il a quand même essayé de fâcher personne avec ses déclarations et ses décisions ces derniers jours.
On va quand même rappeler quelle est la situation de l'Assemblée nationale. Il n'y a pas de majorité nulle part. Donc, quand vous n'avez pas de majorité, le but, évidemment, ce n'est pas de braquer les uns et les autres. C'est au contraire de se mettre autour d'une table et de se dire sur quoi on peut s'entendre éventuellement. Le but, évidemment, et Olivier Faure l'a rappelé, ce n'est pas de s'entendre sur tout ou de renier nos engagements, nos programmes ou nos valeurs. C'est juste de se dire, est-ce qu'il n'y a pas quand même des sujets sur lesquels on peut discuter dans un premier temps ? Et potentiellement, pourquoi pas ? Mais rêvons, trouver aussi des solutions.
Je pense que sur les retraites, c'est une réforme qui a été très largement décriée par l'ensemble des oppositions, qui a été jugée brutale, qui a été jugée verticale. Là, ce qu'on propose, c'est de remettre autour de la table les partenaires sociaux, qui sont a priori quand même les plus légitimes pour rediscuter des conditions de cette retraite. Nous, on a toujours dit, on n'a pas de tabou, on n'a pas de totem. Notre seul impératif, c'est de garantir la pérennité de notre modèle social, donc le financement à long terme des retraites. Ça, c'est un impératif de solidarité intergénérationnelle.
On peut difficilement être de gauche ou être ancré dans l'intérêt national sans prendre ça en considération. Donc nous, c'est vraiment notre sujet. Si demain, les partenaires sociaux se réunissent, je pense que personne ne pourra dire qu'on brutalise le débat public. C'est plutôt une très bonne chose. Maintenant, il ne faut pas ôter aussi aux parlementaires le rôle qui va être le leur. Ils vont être aussi affairés sur beaucoup de sujets. Dans un premier temps, effectivement, le budget, la loi de sécurité sociale. Donc, on va voir ce que ça donne. Mais une fois de plus, on peut aussi se féliciter qu'un chemin se dégage.
Jusqu'à présent, c'était oui ou non, le pouce vers le haut, le pouce vers le bas. C'était le conflit à tous les étages. Bon, retrouvons aussi un peu de sérénité, y compris dans le débat politique, y compris à l'Assemblée. Et je pense que les Français aussi, c'est ce qu'ils attendent.
Avec cette non-censure décidée en grande majorité par les députés socialistes, il y a cette accusation du côté des insoumis de dire ce soir, voilà, ça y est, le PS maintenant fait partie de la majorité présidentielle. Qu'est-ce que vous dites ce soir ?
Écoutez, je pense que ça n'est pas le cas du tout. Il n'y a absolument aucun ministre socialiste au gouvernement. Ils ne vont pas mener une politique de gauche. C'est un soutien sans participation ? Pas non plus. On a obtenu des infléchissements. Vous savez, moi, je suis conseiller municipal d'opposition. Si jamais j'obtiens des infléchissements sur la politique municipale, ça ne fait pas de moi un soutien du maire de Montmorency, en l'occurrence où je suis élu. Donc vous nous dites ce soir, vous êtes dans l'opposition au gouvernement de François Bayrou. On est dans l'opposition et le gouvernement de François Bayrou reste sous la menace d'une motion de censure.
Si jamais les engagements obtenus aujourd'hui, et très franchement, il y en a beaucoup d'autres, sur la justice fiscale, mettre à contribution les très hauts patrimoines, la création de cette taxe-là. On a obtenu les collectivités qui sont quand même le moteur de l'investissement en France.
Et dans le même temps, vous donnez du temps à François Bayrou et Emmanuel Macron.
Et on maintient la pression, parce qu'à partir du moment où on censure, comme tout le reste du bloc de gauche, c'est-à-dire que le seul moyen de survivre pour M. Barrou, c'était de se tourner vers le Rassemblement National, comme l'avait fait M. Bernier, en proposant la réforme de l'AME pour sauver la France, alors que c'est 0,45% du budget de la sécurité sociale, en proposant de nouvelles lois d'immigration. On n'a rien entendu de cela. Donc le fait d'être à la table des négociations, ça a permis d'infléchir la politique un peu plus vers la gauche, vers un peu plus de justice et un peu plus de transition écologique. Mais on peut aller plus loin.
– Vous voyez le PS comme un partenaire, désormais ?
– À partir du moment où c'est un groupe qui s'assoit à la table des discussions et qui accepte déjà de discuter, oui, il y a une forme de partenariat. Mais partenariat, ça ne veut pas dire renoncement ou compromission. Le PS garde son identité, on est en désaccord sur un certain nombre de sujets, on pourra peut-être en débattre un peu plus, mais en tout cas, ça reste un partenaire de discussion.
Je vous rappelle que l'ensemble des partis politiques ont été reçus, que ce soit à Bercy par les ministres Lombard ou de Montchalin, ou par le Premier ministre, sauf LFI qui a décliné l'invitation et qui de toute façon, eux, ont une posture qu'on pourrait estimer cohérente parce qu'ils n'ont jamais des mentifs, mais finalement leur opposition a tout, y compris à la discussion, ce qui quand même est assez problématique en démocratie. Mais pour le reste des partis, ce sont des partenaires qu'on partage ou pas leurs conditions, leurs programmes, ce sont des partenaires avec lesquels on discute.
Je pense qu'indépendamment des oppositions politiques, l'ensemble des parlementaires en soi se doit d'être respecté et respectable par nature. Après, il y a ceux qui acceptent la discussion et il y a ceux qui la refusent.
Alors sur les concessions qui ont été faites, je vais vous donner la parole dans un instant, justement, puisque ma prochaine question vous était adressée. Sur les concessions faites ces derniers temps, on va le rappeler, réouverture des négociations sur la réforme des retraites, l'abandon de l'allongement du délai de carence d'un à trois jours en cas d'arrêt maladie pour les fonctionnaires, confirmation d'une taxe sur les revenus, pas de déremboursement des médicaments. Ça, ce sont des concessions qui pourraient plaire au Rassemblement National.
Mais sur tous ces points, évidemment, qu'on est d'accord. Après, il faudra voir ce qui va ressortir. Par exemple, vous parliez sur les retraites, on va voir ce qui va ressortir exactement de ces consultations. Comme je disais tout à l'heure, on a l'impression qu'ils gagnent du temps, qu'ils regardent le Parti Socialiste en essayant à tout prix pour qu'il n'y ait pas de censure de leur part, en essayant de leur faire plaisir. Mais moi, ce qui m'inquiète, c'est ce que les députés du Parti Socialiste venaient de voter dans le programme NFP, est-ce que ça liait à des gens qui avaient dans leur programme la libération de 20% des détenus, par exemple, qui prenaient...
Si, c'était ça, la régulation carcérale, monsieur. Libérer 20% des détenus. Oui, ça entraînait la libération de 20% des détenus. C'était dans votre programme, le programme du NFP. Sur la politique énergétique, le danger que ça pouvait représenter en termes de coûts supplémentaires, notamment avec un soutien supplémentaire aux énergies renouvelables qui coûtent plus cher, sur une accélération de l'immigration avec des régularisations massives, sur tous ces sujets-là, sur lesquels il y a une majorité de Français, d'ailleurs, qui sont contre, ça peut être inquiétant pour nous, de cette alliance-là.
Et il n'y a pas des sujets principaux, je l'ai évoqué là, j'en ai évoqué quelques-uns, mais ce qu'attendent les Français, c'est une vraie rupture sur ces sujets-là. Parce que quand on parle, par exemple, de dépenses, désolée d'en parler, vous disiez, c'est comme un tabou, la loi immigration, vous parliez de ça, on peut parler de ce sujet, deux secondes, quand on parle d'économie, par exemple. Est-ce qu'on se rend compte, du coup, que ça peut représenter l'immigration ? Quand vous avez, dans notre pays, il y a des stats très officielles, C'est un gain, l'immigration, tous les chifflements. L'immigration va prendre de l'argent à la France, monsieur. C'est complètement faux.
Ça coûte 53 milliards d'euros, et c'est même... Absolument pas, monsieur. Quand vous avez deux fois plus d'immigrés qui arrivent sur notre sol, qui sont en situation de chômage, quand vous avez les descendants, par exemple, des personnes d'origine africaine, qui ont un taux d'activité à 51%, eh bien, ça veut dire que 49% sont en activité.
Vous voulez mettre à la porte les descendants, les Français, dont les parents étaient étrangers ?
Non, je dis que ça pèse... Par le coup, vous parlez alors. Justement, je dis que ça pèse, parce que les conséquences de l'immigration directe et indirecte pèsent sur les finances publiques, parce que vous avez des gens... C'est quoi votre proposition ? Vous avez des gens, concrètement... Des enfants, des petits-enfants d'immigrés, des renvoyés dans leur pays, de leurs parents ? Mais je suis moi-même fils d'immigrés.
Vous êtes en train de nous dire que sur le budget, ça va être compliqué, quand même, de mettre tout le monde d'accord. Non, non, non, laissez-moi finir,
parce que j'ai l'impression qu'on ne peut jamais aborder... Les écoles, à chaque fois...
Vous avez la parole, M. Nicolet, si on vous écoute, je vous écoute. Je parle de chiffre officiel. Je parle de chiffre officiel.
À chaque fois, j'ai parlé d'autres sujets, de sources d'immigration précises, quand je suis sur ce plateau, sur certaines sources d'économies. J'ai souvent expliqué qu'on proposait 13 milliards d'euros d'économies supplémentaires par rapport à ce que posait en marche. Mais je parle de grandes économies structurelles. J'ai souvent parlé des problèmes énergétiques, notamment le coût que ça avait pu représenter, ces erreurs stratégiques, le coût des normes, le coût de la hausse de la fiscalité. Mais là, j'ai envie de parler de ce sujet qui, concrètement, pèse énormément. Je le dis parce qu'il y a plus de dépenses sociales concernant les personnes qui arrivent sur notre territoire.
Il y a moins de cotisations et moins de participation parce qu'il y a plus de taux d'inactivité et des revenus qui entraînent moins d'impôts sur le revenu, donc moins de participation à l'effort collectif. Vous avez un système de santé qui est touché parce que vous avez 35% de consultations médicales supplémentaires pour les personnes immigrées qui arrivent sur notre site.
Vous voulez mettre en place la préférence nationale, en gros, c'est ça ?
Exactement, parce qu'il est insupportable pour les Français de se dire, je finis juste là-dessus, de se dire qu'on va limiter le système social français pour l'ensemble des Français, sans prendre en compte justement ce problème-là et se dire, comme le proposait d'ailleurs le vrai NFP quand le NFP était de gauche, je parle en 1936, qu'il proposait la préférence nationale notamment, c'est-à-dire de ne pas avoir un système social ouvert au monde entier et qui fait qu'aujourd'hui, il est en péril. On ne peut pas s'en venir comme ça.
On vous a compris, le message effectivement, et on le connaît du côté du Rassemblement national, c'est de mettre en place, d'instaurer dans les différents secteurs de l'économie, la préférence nationale. On va peut-être vous faire répondre sur ce sujet.
Moi, je n'ai aucun problème à parler d'immigration. Je pense que je fais partie de ceux qui considèrent que ça fait 40 ans qu'on refuse, que l'ensemble de la classe politique refuse de parler d'immigration parce que considérant que c'est radioactif et que ça fait le jeu du RN, moi je pense que c'est le contraire. C'est parce qu'on a abandonné, et notamment la gauche a abandonné, les sujets de sécurité et d'immigration, que le RN a continué de monter avec des solutions qui n'en sont pas. Donc, M. Niquelik, il nous parle du programme du RN, je l'entends, on connaît leur programme, on peut le résumer assez facilement parce que le RN, chaque problème de la solution, c'est l'immigration.
Donc, c'est relativement faux. Non, mais est-ce que c'est caricatural ? Globalement, c'est un peu ce que vous portez.
Je vous ai déjà fait la remarque.
Quand vous aviez 100 milliards, 93 milliards d'euros qui sont mis sur la table dans les années 70, sur le plan B, Mesmer, pour choisir le nucléaire, 93 milliards sur le nucléaire, ça produit 70% de l'électricité française. On met 100 milliards depuis le début des années 2000, ça produit 10% de l'électricité français. Mais est-ce que vous sentez que les esprits français ce sont des erreurs stratégiques ?
Est-ce que vous pensez, pardon, est-ce que vous pensez que les esprits français changent, évoluent sur la préférence nationale ? Est-ce que vous vous appuyez sur un bouger des lignes en France ?
70% des Français sont pour la préférence nationale. C'est pratiqué dans beaucoup de pays. C'est insupportable de se dire qu'on va baisser les droits sociaux des Français et avoir un système social ouvert au monde entier sans qu'il y ait des clauses. Nous, ce qu'on propose, et ça me paraît assez cohérent, c'est de dire que pour bénéficier du système social français, il faut avoir travaillé, cotisé durant 5 ans, quand on est étranger. Ça me paraît assez normal. On ne peut pas se dire qu'on va faire bénéficier tout le monde avec ce système social
qui est le fruit du travail des Français. Vous répondez parce que le temps passe et on a d'autres choses à voir, notamment...
Ce qu'on se paraît assez clairement, c'est qu'aujourd'hui, c'est le socle commun qui gouverne et soit il se tourne vers le Rassemblement national avec ses propositions assez démagogiques. Moi, je dois dire qu'il y a une différence assez claire entre la droite et la gauche. C'est-à-dire que nous, vous considérez qu'il faut laisser un peu plus d'air et de liberté, moins de taxes aux grandes entreprises, aux personnes les plus riches et que ça va irriguer, ruisseler et profiter à toute l'économie, quitte à baisser les services publics. Nous, on considère au contraire qu'il faut mettre un peu plus à contribution les grandes entreprises et les très riches pour avoir plus de services publics.
Il y a une cohérence dans le débat. Alors, c'est prévu. Pour la Rassemblement national,
il y a une différence entre la droite et la gauche. Pour la Rassemblement national, il faut baisser tous les impôts et monter tous les services publics. Il n'y a aucune cohérence. Oui, il faut baisser les impôts
et monter toutes les prestations sociales. Il y a un autre sujet qui ne vous met pas d'accord,
rassurez-moi. Darmanin et Retailleau au gouvernement.
Il y a beaucoup de sujets qui nous met pas d'accord.
Vous les aidez, finalement, en ne votant pas la censure aujourd'hui, non ?
Écoutez, moi, ce que je veux dire... Moi, ce que je veux aider, c'est les Français. Effectivement, si j'avais voté la censure aujourd'hui qui ne serait jamais passée, je serais rentré chez moi et il ne serait rien passé pour les Français. En décidant de rentrer dans la négociation, une négociation difficile et parfois un vote, vous savez, qui m'a fait un petit peu mal. Moi, encore une fois, ce gouvernement ne me satisfait pas. Je suis un homme de gauche, je suis un gouvernement de droite.
Mais en ayant pu obtenir un certain nombre de choses pour les services publics, pour la transition écologique, pour la justice fiscale, pour le pouvoir d'achat, qui était la première préoccupation des Français, je considère que j'étais utile aux Françaises et aux Français et aux pays.
Vous prenez en tout cas des risques pour le peuple de gauche qui vous suit et qui est derrière vous sur le sujet de l'immigration, de lutte contre le narcotrafic. Il va y avoir également du sujet contre le nucléaire. La loi contre le narcotrafic,
on en est à l'origine. On en est à l'origine. C'est un député socialiste qui a travaillé sur cette loi-là qui sera mise au Parlement il n'y a pas longtemps. Donc, on n'est pas anti-sécurité, anti-lutte contre le narcotrafic. Mais simplement, aujourd'hui, en négociant, en prenant la difficulté à la table des négociations, on a pu obtenir des choses pour les Français. Notamment, on en parlait tout à l'heure, aussi pour les collectivités territoriales. C'est la période des vues en ce moment. Je vais pouvoir aller voir les maires. Il y avait 5 milliards d'économies. Il n'y en a plus que 2,5. Ce n'est pas parfait. Si c'était nous, on aurait encouragé les collectivités à investir.
Mais au moins, on a limité la casse grâce au courage politique dont ont fait preuve les socialistes.
L'autre enseignement politique du jour, c'est cette scission qui semble grandir entre les socialistes et les insoumis. On va regarder ce poste de Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, le PS fracture le NFP en ne votant pas cette motion de censure. Mais il capitule seul. Les trois autres groupes votent la censure. Nous continuons le combat. Cet épisode, il va forcément laisser des traces dans cette alliance au sein du NFP entre les insoumis et les socialistes. Est-ce que vous pourrez encore travailler ensemble, notamment par exemple pour une candidature unique à gauche pour une présidentielle ?
On imagine mal un Olivier Faure et un Jean-Luc Mélenchon se mettre autour de la table dans les semaines, dans les mois qui viennent.
On a les mêmes objectifs. La justice sociale, la transition écologique. Simplement, on a des méthodes différentes pour y arriver. Moi, personnellement, je ne crois pas à la destitution du président de la République. Il faut deux tiers de l'Assemblée, il faut deux tiers du Sénat. Je ne pense pas dans la personnalité d'Emmanuel Macron avec la légitimité démocratique qui est la sienne aujourd'hui qui va demain matin démissionner. Et je pense qu'on n'a pas 28 mois à perdre pour les Français qui sont aujourd'hui en difficulté. On n'a pas 28 mois à perdre pour le réchauffement climatique. Donc, on préfère avancer pas à pas
et non pas la même stratégie. La lecture que certains font de cette non-censure des socialistes, c'est que les socialistes s'émancipent de la France insoumise. Est-ce que vous faites la même analyse ? Et est-ce que vous pouvez nous confirmer qu'au sein du Parti socialiste, il y a une majorité qui souhaite ne plus travailler avec les insoumis ?
Moi, je ne me suis jamais senti sous tutelle de la France insoumise. Simplement, en termes de méthode. On parlait de la réforme des retraites tout à l'heure. Moi, j'étais dans la rue aussi pour militer, manifester contre la réforme des retraites. On n'a rien obtenu. J'étais dans l'hémicycle pour la niche de la France insoumise. Pendant 12 heures, j'ai écouté des débats. On est ressorti de l'hémicycle. Qu'est-ce qui s'est passé pour les Français ? Rien du tout. On a adopté une autre méthode. On a négocié. Et pour la première fois, les partenaires sociaux seront autour de la table. On fait confiance sans partenaires sociaux qui vont pouvoir négocier.
Et d'ailleurs, l'ensemble des représentations syndicales vont participer à cette discussion. Et on espère, par cette méthode-là, obtenir quelque chose pour les Français.
Vous estimez que vous êtes encore
au sein du NFP ce soir ? Si demain, au sein du NFP, vous savez, je n'ai jamais eu de réunion avec les 193 députés du NFP. Le NFP, il y a un accord électoral. Le fait qu'il y avait un intérêt commun, c'est que Jordan Bardella n'arrive pas au pouvoir. Donc en fait, vous nous dites ce soir
que c'était juste une alliance électoraliste ? Non,
il y avait une plateforme programmatique commune. Simplement, aujourd'hui, pour eux, c'est tout ou rien. Et pour l'instant, tant qu'il n'y a pas tout, tant qu'il n'y a pas rien que le programme et tout le programme, ils censurent, ils censurent, ils censurent. Moi, je pense que c'est dans l'intérêt des Français d'obtenir victoire après victoire des améliorations de la vie du quotidien.
Alexandre Arnicoly, il vient de l'avouer d'ailleurs, cette seule union, c'était nous combattre. Donc, on voit bien que c'est... Non, mais c'est... Vous avez abordé plusieurs sujets. Vous avez abordé la réforme des retraites. Je rappelle que... Vous avez eu le rouge, finalement. Les 43 annuités, c'était la réforme touraine. Donc, c'était le Parti socialiste qui l'avait mise en place. Tout à l'heure, vous avez parlé de l'hôpital. On oublie que le plan d'austérité de l'hôpital, il commence vraiment en 2012 avec l'arrivée de François Hollande. Un milliard d'euros par an. Vous avez évoqué le réchauffement climatique.
Vous avez voté, poursuivi une augmentation de la fiscalité, 1,8% pour nos entreprises entre 2012 et 2017, notamment sur l'industrie avec des taxes de productivité qui font qu'aujourd'hui, 51% des émissions de gaz à effet de serre qui touchent notre pays sont dues aux importations. Et votre modèle de production électrique, le renouvelable, on voit ce que ça donne en Allemagne. Ils émettent beaucoup plus de gaz à effet de serre parce qu'ils sont soumis au charbon, au gaz, parce que, justement, ils n'ont pas de nucléaire. Donc, votre modèle, il ne fonctionne pas. C'est à chaque fois que vous évoquez un sujet, en fait, votre politique aggrave en réalité la situation.
Et quand vous parlez de justice sociale, mais... Et pourquoi vous n'avez pas voté l'augmentation du SMIC, monsieur ? Mais parce qu'on considère... Pourquoi vous n'avez pas voté l'augmentation du SMIC ? Je peux vous répondre. Parce qu'on considérait, nous, on était pour l'augmentation de 10% des salaires avec une exonération des cotisations sociales et patronales sur cette augmentation parce que, vous, ce que vous proposez, ça va entraîner, évidemment, encore beaucoup plus de faillites d'entreprises. Il n'y a jamais... On a vécu un record de fermeture d'entreprises ces 12 derniers mois.
En fait, quand on parle de déficit public, il faut comprendre que c'est aussi la conséquence d'un déficit commercial. Aujourd'hui, on est à 100 milliards de déficit commercial. Quand vous arrivez au pouvoir après la dissolution à la fin des années 90, il faut savoir qu'on était en excédent commercial. Ce que la gauche a fait avec des normes supplémentaires, une hausse de la fiscalité, ça a accablé les entreprises et un changement de production énergétique. C'était Dominique Voynet qui était très fier de dire qu'on va baisser le nucléaire 25 ans après. Voilà ce que ça donne.
Et donc, vous pouvez vous dire sincèrement que vous avez une responsabilité sur un appauvrissement collectif et sur un appauvrissement des salariés qui sont les premières victimes des difficultés des entreprises. C'est sûr,
vous n'avez jamais rien fait,
vous n'avez aucune responsabilité, ça, je le confirme. Vous avez parlé de la sécurité, vous avez entraîné un laxisme judiciaire supplémentaire. Et oui, l'immigration a un lien, monsieur. Parce que quand il y a 7% d'immigrés et que 27% des atteintes sexuelles viennent d'immigrés, oui, ça pèse de manière supplémentaire. Donc ça augmente et ça pèse. La majorité des immigrés et mes parents l'étaient ne commettent pas d'insécurité. Mais ça pèse, mais parce que c'est surreprésenté, monsieur, et ça pèse. Non, c'est surreprésenté, monsieur. Alors, on va laisser répondre. On va laisser répondre. C'est pas une question
de bien gérable. C'est lié, monsieur. Alors, si c'est lié, monsieur, elle est où de votre raisonnement ? C'est dans les gènes ? C'est dans la culture ? C'est quoi exactement ?
Alors, il y a de multiples critères. Mais répondez. Est-ce que c'est dans les gènes ou dans la culture ?
Je parlais des atteintes sexuelles.
Je pense qu'effectivement, quand vous venez d'un pays où il est... Au Brésil, c'est des immigrés musulmans qui sont des délinquants. Où la loi, par exemple, permet de lapider les femmes adultères. Où les violences sexuelles sont déconsidérées. Eh bien, vous avez effectivement des références de valeur qui font que vous avez beaucoup plus de chances de multiplier des risques sur ce type de crime. Parce que c'est un crime, en fait, un viol. Effectivement, c'est un risque supplémentaire
qui pèse aujourd'hui. On vous a entendu. On vous a entendu. Il nous reste quelques minutes. Je voudrais quand même qu'on entame aussi cette discussion sur les concertations qui vont débuter demain pour la réforme des retraites. Et François Bayrou qui a ouvert la voie à un retour de cette réforme au Parlement. Qu'est-ce que vous en dites ?
Moi, je trouve que c'est plutôt une démarche qui est constructive, qui va dans le bon sens. Je pense que l'ensemble des oppositions qui appelaient à revoir le sujet peuvent s'en satisfaire. Preuve de dialogue social, preuve d'ouverture, preuve de concertation. Néanmoins, le sujet de la réforme des retraites... Jean-François Copé disait on va rouvrir la boîte de Pandore en rouvrant les discussions. Il faut être clair sur le sujet de la réforme des retraites. C'est qu'en effet, ça n'est pas un sujet qui sera définitivement traité. Le constat qu'on peut faire c'est que c'est un sujet qui empoisonne la vie politique en France depuis le vote de cette réforme.
C'est une réforme qui est parfaitement légale dans le sens où elle correspond à la légalité du processus démocratique qu'on connaît dans nos institutions. Donc c'est une réforme qui est légale. Il n'y a pas eu de coup de force. Elle a suivi son chemin parlementaire. Elle est parfaitement légale. Elle peut être illégitime aux yeux de certains mais elle est dans la légalité. C'est simplement la question des retraites. Il faut être lucide. Il faut arrêter de mentir aux Français de leur raconter qu'on va régler demain le problème des retraites en baissant l'âge à 70 ans, etc. Ça n'est pas le sens de l'histoire. Vous prenez l'ensemble de nos partenaires européens.
Tous nos voisins sont dans une dynamique d'allongement, d'augmentation de l'âge de départ à la retraite, d'augmentation du temps de travail. Mais est-ce que vous reconnaissez
quand même qu'une majorité de députés et de Français sont favorables à l'abrogation et que ça doit nourrir les débats ? Monsieur, si moi demain
vous me proposez de doubler mon salaire et de diviser mon temps de travail par deux, je vais vous dire que je suis d'accord. Il s'agit un peu de ça parce que quand on est dans la démagogie, il y a certains, aussi bien d'ailleurs dans le programme du RN que du programme du nouveau front populaire, c'était un peu la course à l'échalote. On promettait de gagner plus, de travailler moins, de partir plutôt à la retraite, de cotiser moins. Je veux dire, à un moment donné, il y a une question de responsabilité.
On connaît notre situation budgétaire actuelle, on connaît la contrainte internationale et la confiance des marchés qui est nécessaire pour financer notre croissance de demain et nos investissements de demain. Il faut être raisonnable. La question des retraites, si on la remet sur la table, c'est parce que c'est une nécessité qui correspond à une activité politique, ça n'est pas rouvrir la boîte de Pondor. Néanmoins, là où on peut être d'accord avec M. Copé que vous venez de citer, c'est qu'en effet, le problème... Que les négociations s'annoncent complexes.
C'est une manière de dire que les négociations... Rapidement.
Rapidement, je pense qu'il faut quand même être un petit peu honnête. Ce n'est pas vous qui souhaitez rouvrir le dossier. Elisabeth Borne l'a fait voter par un 49-3. Gabriel Attal voulait pas y toucher. Derrière, Michel Barnier voulait pas y toucher. Là, c'est effectivement en échange d'une non-censure a priori que vous avez accepté de réouvrir le dossier et de le confier aux partenaires sociaux pour qu'ils négocient. Il ne s'agit pas de doubler son salaire, etc. Il s'agit de revenir sur les carrières hachées, les carrières longues qui concernent beaucoup l'État. Et les négociations
vont débuter demain. Il nous reste quelques secondes. Alexandre Nicoli, je voudrais vous faire réagir sur ces images. L'hommage aujourd'hui à Jean-Marie Le Pen dans une église parisienne. Est-ce que vous y étiez ? Oui, j'y étais ce matin. Qu'est-ce qui représente pour vous, Jean-Marie Le Pen,
jeune membre du RN ? Moi, vous savez, je l'assume, je pense, endoctriné aussi. Moi, j'ai manifesté en 2002. J'avais 15 ans. J'ai parfois, moi-même, été... Vous avez manifesté contre Jean-Marie Le Pen ? Oui, comme beaucoup de gens. Vous savez, le Figaro avait fait une enquête très intéressante là-dessus qui expliquait qu'à l'époque, 7% des 18-25 ans avaient voté pour Jean-Marie Le Pen et 20 ans après, en 2022, cette même tranche d'âge votait à 50% pour Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Donc, on a vu une évolution. Comme beaucoup, j'ai suivi cette évolution en comprenant certaines choses. Donc, vous assumez une forme d'héritage de Jean-Marie Le Pen, en quelque sorte ?
Qui peut ? Franchement, évidemment que Jean-Marie Le Pen est un grand Français et c'était normal de lui rendre cet hommage parce qu'il a toujours combattu pour la France. Il a parfois sacrifié. Il était député. Vous savez, il s'est engagé justement pour défendre la France aussi sur le terrain. Il n'avait rien à gagner à faire ça. C'est quelqu'un qui avait une grande pudeur. Mais vous savez, son père était mort pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était pêcheur tué par des bombes allemandes dans la mer. Il a voulu même s'engager dans la résistance.
C'est quelqu'un qui a toujours eu cette volonté, quoi qu'il arrive, de défendre la France avec un côté visionnaire sur certains sujets qui sont aujourd'hui parmi les principales préoccupations des Français. Et vous lui rendez hommage ce soir. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Aleksandar Nikolic