Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingCNPA· 8 janvier 2026 7 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & internationalBudget & impôts

Céline Imart - Soutenir l'export de nos produits dans un contexte réglementaire européen contraint

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Céline ImartChiffre
    « Cette année, pour la première fois, notre balance commerciale agroalimentaire sera à peine positive. »
  • 0:45Céline ImartFait
    « Le déficit se fait principalement au détriment de nos voisins européens, notamment de l'Allemagne. »
  • 2:00Céline ImartFait
    « Un manque de compétitivité criant et ce particulièrement en France. »
  • 2:30Céline ImartFait
    « L'Allemagne a fait le choix elle de la compétitivité alors que de ce côté durtransposition en témoigne les débats lunaires autour de la loi du plomb cet été. »
  • 3:30Céline ImartFait
    « Pendant ce temps-là, le reste du monde ne traîne pas, notamment la Chine et les États-Unis qui prennent des trains d'avance sur nous sur ces sujets. »
  • 5:30Céline ImartPromesse
    « La préférence européenne dans les marchés publics agroalimentaires. »
  • 6:00Céline ImartPromesse
    « La réservation des appellations steak, burger ou escalope aux produits issus de nos élevages. »
  • 7:30Céline ImartChiffre
    « Une baisse de 25 % sur les agriculteurs français, un délitement complet de la politique commune. »
  • 8:00Céline ImartFait
    « La PAC reste un levier de la capacité à entreprendre depuis maintenant des décennies. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous. Je suis très heureuse de pouvoir m'adresser à vous aujourd'hui, même à distance, à l'occasion de ces premières assises de l'export alimentaire. Je salue l'initiative du CNPA qui réunit les acteurs essentiels de nos filières agricoles et agroalimentaires autour d'une question qui nous concerne tous.

Comment redonner à la France une véritable ambition exportatrice ? La France a longtemps été une grande puissance agricole et agroalimentaire, mais cette puissance s'érode et le constat est aujourd'hui alorment. Cette année, pour la première fois, notre balance commerciale agroalimentaire sera à peine positive.

Cette situation s'explique en partie par une mauvaise récolte en 2024 et par des tensions géopolitiques bien sûr avec les États-Unis et la Chine. Mais elle traduit surtout une tendance de fond que le sénateur Dupl avait déjà pointé dans son excellent rapport de 2019, c'est que notre excédent commercial agricole se conjuguera bientôt au passé et les chiffres de cette année malheureusement lui donnent raison. Au cours des dernières années, la balance commerciale se maintenait encore essentiellement grâce au vin et aux spiritueux.

Mais en l'absence de ces derniers, elle frôle le déficit et les raisons de cet étuellement sont connues. Un manque de compétitivité criant et ce particulièrement en France. Le commerce est un instrument de puissance et cet état de fête est extrêmement alarmant parce que le déficit se fait principalement au détriment de nos voisins européens, notamment de l'Allemagne qui est beaucoup moins naïve que nous et qui mobilise un appareil productif bien plus compétitif que le nôtre, l'Allemagne.

On me disait à la commission de l'Assemblée nationale la semaine dernière où j'ai été auditionné, une députée de la France insoumise me disait "Mais madame, compétitivité compétitivité ça ne peut pas être un mot pour faire une politique et trop souvent la compétitivité est tout simplement oubliée par les politiques." Alors l'Allemagne a fait le choix elle de la compétitivité alors que de ce côté durtransposition en témoigne les débats lunaires autour de la loi du plomb cet été. Et par ailleurs, je me réjouis que Laurent Duplanc est annoncé une actualisation de son étude de 2019 afin de dresser chiffre à l'appui le constat implacable qu'il annonçait il y a déjà plusieurs années.

Mais je ne suis pas fataliste. Nous pouvons inverser la tendance à condition d'y mettre la volonté politique et à condition de redonner les facteurs de production pour que ceux qui produisent en France puissent encore le faire. Le défaut de compétitivité est avant tout un sujet français.

L'allègement des charges fiscales, l'allègement des charges sociales qui étouffe nos entreprises est une des premières conditions du réarmement agricole français. En ce qui concerne l'Union européenne, l'un des premiers enjeux donc demeure cet accès aux facteurs de production pour nous réarmer. Nous avons encore une fois les NGT sur la table.

Nous nous perdons dans des débats sans fin. Je rappelle qu'au niveau des trilogues interinstitutionnels, ce dossier est géré par monsieur Clergeot de chez les socialistes et par monsieur Kenfin du groupe des macronistes qui bloque depuis plus de 2 ans les l'avancée des négociations en trilogue. Pendant ce temps-là, le reste du monde ne traîne pas, notamment la Chine et les États-Unis qui prennent des trains d'avance sur nous sur ces sujets.

J'espère que nous parviendrons rapidement à un accord pour débloquer la situation en Europe car les NGT sont un outil essentiel pour l'Aon. mais aussi un élément clé dans l'adaptation de nos filières au changement climatique et envers les attentes des citoyens. Il en est des mêmes pour l'eau et pour sa gestion notamment quantitative.

L'UE et la commission doivent faire leur MU urgemment sur ce sujet. L'irrigation est un enjeu majeur dans plusieurs régions d'Europe et le deviendra aussi dans des régions européennes jusqu'à préservées de ce débat. Il est indispensable de lever les contraintes environnementales souvent absurdes et adopté sans concertation qui pèse sur les producteurs.

Sur ce point, nous progressons ici à Bruxelles et je m'en réjouis. La simplification des règles de la PAC a été le premier texte que nous avons pu voter avec une conditionné une conditionnalité beaucoup plus réaliste, notamment ce qui concerne les prairies qu'elles soient situées en Natura 2000 ou pas, ainsi que sur la rotation des cultures. J'ai par ailleurs été rapporteur du règlement portant sur l'OCM, l'organisation commune des marchés agricoles où j'ai introduit plusieurs avancées majeures pour pouvoir peser dans les marchés et notamment à l'export. 1, la préférence européenne dans les marchés publics agroalimentaires. 2 une meilleure indication, une autorisation de l'indication de l'origine des produits, y compris pour les produits transformés, ce qui doit nous redonner de l'accès au marché euh sur tous les produits transformés euh qui soient dans les supermarchés ou dans la RHD.

Et enfin, la réservation des appellations steak, burger ou escalope aux produits issus de nos élevages face au lobbying et au marketing extrêmement agressif de géants de l'agroalimentaire, pas nécessairement français ni européens et qui font notamment une offensive sur les airsat de laboratoire. Ces innovations structurantes visent à ouvrir ou à sécuriser des débouchés essentiels à nos agriculteurs, à nos filières pour ramener du revenu tout au long de la chaîne de valeur et pour redonner à l'Europe une véritable ambition exportatrice. Enfin, dernier point sur la future PAC à partir de 2028, elle devrait être une PAC du rayonnement et non pas du repli.

Et pourtant, la proposition de la commission aujourd'hui est complètement à cont-temps. Une baisse de 25 % sur les agriculteurs français, un délitement complet de la politique commune. On a toutes les puissances mondiales qui augmentent leur budget agricole, que ce soit la Chine, les États-Unis, le Brésil et l'Europe qui amputent le budget européen à charge pour les États d'abonder, ce qui fait que la PAC sera remplacée par des sortes de plans nationaux sans aucune garantie de de de paiement pour les producteurs, notamment sur le deuxième pilier qui devront se battre chaque année avec leur ministère des finances.

Pourtant, la PAC reste un levier de la capacité à entreprendre depuis maintenant des décennies. Il nous faut bien entendu aussi des outils commerciaux, mais l'agriculture est trop souvent perçue comme une variable d'ajustement, une monnaie d'échange et certaines productions chez nous sont de plus en plus fragilisées par des importations toujours plus nombreuses. Nous devons être plus agiles, plus stratégiques, penser différemment le commerce extérieur pour le négocier de manière beaucoup plus bilatérale et beaucoup plus sectorielle. ouvrir les opportunités pour des pour des produits comme les vins et spiritueux tout en protégeant les filières qui n'ont pas les armes pour résister à de la compétition des loyal.

Donc rétablir la loyauté dans les échanges et garantir des conditions de concurrence équitable. Nous en sommes loin mais c'est mon combat ici à Bruxelles. L'agriculture française est l'une des plus belles du monde.

Mais pour qu'elle le reste, nous devons redresser la barre et vite, vos travaux seront l'occasion de nourrir la réflexion et de faire émerger une véritable stratégie de puissance alimentaire. Comptez sur mon soutien. Merci pour votre engagement et pour votre mobilisation.

À très bientôt.