Nicolas Sarkozy incarcéré: l'interview de son avocat Christophe Ingrain en intégralité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sous Sous-titrage Société Radio Sous-titrage Société Radio à la prison de la santé. Le 25 septembre dernier, il a été condamné à 5 ans de prison avec mandat de dépôt différé et exécution provisoire. Il va donc rentrer en prison mais tout en étant présumé innocent.
On va évidemment parler de ces conditions de détention et des recours que vous avez l'intention de déposer. Mais d'abord une question, comment va-t-il ce matin ? Comment aborde-t-il cette peine et cette épreuve ?
Ce que je peux vous dire c'est que Si ceux qui ont ordonné l'exécution provisoire de cette peine pensaient le casser, lui casser le moral, casser sa détermination, le contraindre à baisser la tête à reconnaître des faits qu'il n'a pas commis alors ça va pas se passer comme ça je crois que ça renforce sa détermination ça renforce au contraire sa rage sa rage de montrer qu'il est innocent et de de dire à tout le monde et de démontrer devant tout le monde son innocence il est condamné sur une association de malfaiteurs l'association de malfaiteurs dans ce dossier c'est quand on y pense c'est quand même dingue c'est il aurait laissé des collaborateurs à lui envisager un possible financement de la campagne par la libye c'est ça c'est cette phrase là qui lui vaut cette condamnation à cinq qu'année d'emprisonnement. Cette phrase-là qui n'est taillée par aucun élément de preuve. Alors on va reparler évidemment du jugement et de la lecture que vous en faites puisque vous avez interjeté appel, mais d'abord j'en reviens à Nicolas Sarkozy, vous l'avez accompagné ces derniers jours, j'imagine, pour préparer cette détention.
Comment il s'est préparé avec vous, avec ses proches ? Il se prépare en, je crois, en changeant rien à sa vie. Il pour que personne ne puisse sentir l'indignation et la colère qui est la sienne de subir cette injustice.
Parce que c'est d'abord et avant tout une injustice. Dans quelques minutes, après notre entretien, vous allez le rejoindre à son domicile. Vous serez dans la voiture à ses côtés pour l'accompagner jusqu'à la prison de la santé.
Comment ça va se passer ce trajet et cette arrivée à la prison de la santé ? C'est quelque chose de très formel qui est à la fois, quand vous m'en parlez, ça me semble totalement irréel. Accompagner Nicolas Sarkozy en détention sur ce dossier-là, qui est un dossier tellement faible, et savoir qu'on va le laisser à l'administration pénitentiaire et que dans quelques heures, il sera en cellule.
Ça paraît du délire. Vraiment, c'est du délire. C'est un processus administratif.
Vous serez à ses côtés tout à l'heure, dans la voiture. En revanche, lorsque la voiture va pénétrer à la prison de la Santé, vous ne pourrez pas descendre de la voiture. Il sera seul pour aller directement au greffe, c'est ça ?
Oui, c'est ça. Il va être reçu, il va devoir affronter n'importe quel nouveau détenu doit faire face, c'est-à-dire des formalités administratives, vérification des effets qui sont les siens, qui l'apportent, et puis l écrou formellement, le placement sous écrou, et puis on l'amène à sa cellule. Avant il y a une fouille, il va être présenté sans doute à des médecins, à des psychologues, on va lui poser toute une série de questions ?
Oui, il y a déjà Il y a eu un premier entretien au parquet national financier sur son état d'esprit, sur le risque de suicide, des choses comme ça. Et c'est des éléments qui vont revenir en détention au moment où il va arriver. Je vous rassure, il n'y a aucun risque de suicide.
Il n'a jamais été sujet à ce type de difficulté. Vous parliez de ses effets personnels. On sait ce qu'il emmène avec lui.
J'imagine des photos de famille, des livres. On sait quoi précisément ? C'est des choses qui sont tout à fait lambda.
C'est oui, en effet, des photos, des vêtements. Il n'y a pas de traitement privilégié. Vous savez, l'isolement, ce n'est pas un traitement privilégié.
Vous nous confirmez ce matin qu'il sera bien en quartier d'isolement. Ce n'est pas un régime de faveur, en l'occurrence. C'est un régime spécial peut-être mais certainement pas un régime de faveur.
Vous êtes enfermé toute la journée, vous ne croisez personne, simplement une heure de promenade et encore dans une petite cour grillagée à l'abri des regards, une heure de promenade par jour. Ce régime d'isolement c'est pour protéger le détenu, en l'occurrence Nicolas la Sarkozy, protégé parce que j'imagine qu'il y a eu des évaluations sur la nécessité d'assurer sa sécurité en détention. Ancien président de la République, ancien ministre de l'Inférieur...
Vous êtes inquiet pour ces conditions de sécurité Je ne peux pas vous dire que je suis totalement serein. Personne n'est totalement serein. On fait confiance à l'administration pénitentiaire et j'imagine au ministère de l'Intérieur, mais nous n'avons pas été informés de mesures.
Nous n'avons pas été informés de mesures particulières et pas associés à la prise de mesures particulières ? La promesse, c'est l'intérêt de l'isolement si j'ose dire, c'est qu'il ne croisera absolument personne ni dans ses déplacements ni dans ses promenades. On peut dire ce matin qu'il il aura des personnels dédiés, attachés à sa sécurité propre ?
J'imagine. C'est le régime normal de l'isolement. Mais l'isolement, c'est quand même un couloir.
Si vous voulez, vous n'êtes pas seul dans un vous n'êtes pas seul c'est à dire qu'il y a d'autres cellules et en effet l'organisation théorique j'imagine que ce sera le cas fait que lorsqu'un détenu sort les autres sont enfermés voilà mais je n'ai pas d'autre autre élément que celui-là. Donc en réalité, il sera géographiquement isolé dans la prison. En revanche, il aura un régime carcéral tout à fait ordinaire avec les mêmes règles que pour tous les autres détenus ?
Alors, un régime conforme à celui de l isolement, encore une fois, donc conforme à celui de la dizaine ou de la quinzaine de personnes qui est à l'isolement avec lui. C'est-à-dire pas de sortie, pas de promenade en commun, enfin voilà, toutes ces mesures qui visent une heure de l'isolement par jour, c'est ça Une heure de promenade par jour dans une cour grillagée. Trois parloirs par semaine, il faut s'inscrire j'imagine pour pouvoir avoir accès à ces parloirs, on sait déjà qui ira le voir en détention.
Sa famille. Sa femme, Carla Bruni, ses enfants évidemment. Il Ils peuvent aller d'ailleurs ensemble ou doivent-ils y aller séparément ?
Alors, c'est des modalités qui seront discutées au fur et à mesure avec l'administration pénitentiaire. Je n'ai pas d'élément. Et sur sa cellule, on peut en dire un mot ?
J'imagine que vous en avez parlé avec lui, une cellule de 10 mètres carrés, ce sera quoi sa vie à l'intérieur de cette cellule ? Qu'est-ce qu'il aura à sa disposition ? Il aura une radio et puis je crois qu'il a la volonté d'écrire.
Donc il aura ce qu'il faut pour écrire. Il veut écrire, décrire son expérience, décrire ce qu'il a vécu, décrire l'injustice dont il est la victime. Et je pense, je vous le disais tout à l'heure, cette détention, cette incarcération elle renforce sa rage de démontrer son innocence et je pense que cette rage on la sentira dans le dans ce qu'il écrit donc je le répète c'est important pour ceux qui nous écoutent il n'y a pas de régime de faveur.
Si j'ose dire, le seul avantage qui lui est accordé c'est qu'il est seul dans sa cellule avec ses propres sanitaires et le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas le cas des 82 ou 84 000 détenus dans ce pays dont certains dorment par Donc c'est le seul avantage qu'il a, c'est d'être seul avec ses propres sanitaires à l'intérieur de cette cellule. Oui mais c'est un avantage si vous voulez, simplement parce que il y a des menaces. C'est pas quelque chose qui qui lui a été donné parce que c'est un ancien président de la République ou c'est parce que c'est Nicolas Sarkozy.
C'est parce qu'il y a des menaces sur son intégrité physique. On l'enferme seul pour éviter qu'un autre ne le frappe ou ne commettre des violences sur lui. Il n'y a pas d'autre raison que ça.
Vous avez l'intention, j'imagine, de déposer dès aujourd'hui une demande de remise en liberté ? C'est ça, elle sera faite aujourd'hui ? Une demande de mise en liberté qui sera faite très rapidement, oui.
J'ai regardé l'article 144 du code de procédure pénale. Il y a sept critères. Est-ce que quelque chose pourrait empêcher la remise en liberté de Nicolas Sarkozy ?
Alors, sauf la volonté de le maintenir coûte que coûte en détention, non juridiquement, il n'y a pas de critères qui justifieraient son maintien en détention puisque la détention, à partir de maintenant, c'est éviter qu'il se soustrait à la justice. Il ne s'est jamais soustrait à la justice et la preuve, c'est qu'à 10 heures, il sera devant la maison d arrêt, dans la maison d'arrêt, éviter qu'ils fassent pression sur les autres prévenus, éviter qu'ils détruisent des preuves. On est face à une enquête qui a duré une instruction de 12 ans, 14 semaines d'audience, des preuves à détruire ce serait pas facile, il n'y en a pas d'épreuve.
Donc il n'y a pas objectivement de raison pour que la cour d'appel refuse cette mise en liberté, mais il y a ce qu'on appelle l'aléa judiciaire et on y fera face. La chambre des appels correctionnels logiquement à deux mois, c'est le délais, deux mois pour répondre. La moyenne des réponses est autour d'un mois.
Vous demandez à cette chambre d'appel de répondre le plus vite possible pour qu'il ne passe pas une nuit trop en prison ? Une seule nuit en prison c'est une nuit trop. Ce qu'on sait, c'est qu'il n'y aura pas là non plus de régime de faveur.
On ne peut pas dire que la justice est réservée à un régime de faveur d'une manière générale à Nicolas Sarkozy. Sur la demande de mise en liberté il n'y aura pas de régime de faveur. Il sera à sa demande sera examinée dans le délai moyen des examens de ce type de demande de mise en liberté.
Donc en toute hypothèse Nicolas Sarkozy fera trois semaines un mois de détention avant que la cour d'appel un statut. Donc on est le 21 octobre, on peut imaginer qu'autour du 21 novembre il pourrait être sorti de prison. On peut imaginer dans le meilleur des cas.
Dans quelles conditions d'ailleurs avec un bracelet ? C'est la cour qui le décidera, elle peut en effet le placer décidé de le placer sous contrôle judiciaire ce qui serait cohérent puisque pendant toute l'instruction il a été sous contrôle judiciaire il n'a jamais violé il n'y a jamais eu la moindre difficulté et ça a permis à l'audience de se dérouler tout à fait normalement donc il Il serait cohérent que plutôt que cette humiliation de l'incarcération, il soit, si vraiment les juges imaginent qu'il y a un sujet le concernant, il soit placé sous contrôle judiciaire. Donc si je vous entends bien, bracelet électronique ou pas, tout est mieux que de le maintenir en prison, évidemment.
Et d'une manière générale et pour tout le monde, tout est mieux que la détention. Vous avez interjeté appel, évidemment. La cour d'appel, lorsqu'il y a des détenus, et c'est le cas dans cette affaire, a six mois pour audioncer l'appel.
Je crois qu'il y a deux reports possibles. Pour Marine Le Pen, la cour d'appel a fait très vite. Est-ce que vous demandez aujourd'hui à la cour d'appel de faire très vite également et d'audioncer cet appel si possible au mois de mars prochain, c'est-à-dire dans six mois Alors l'information qui n'est pas officielle mais que je lis parfois, c'est qu'en effet il y aurait une audience à partir du mois de mars, elle respecterait donc ce délai dont vous parlez et le mois de mars ça me semble un délai normal pour juger ce dossier.
Il y a un débat depuis hier à propos de ce qu'a dit notamment Gérald Darmanin qui a dit, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui a annoncé hier qu'il irait le voir en prison. Laurent Nunez, 8 Le ministre de l'Intérieur a dit « ce ne sera pas mon cas ». Et ce matin, Rémi Hetz, le procureur général près la Cour de cassation, s'inquiète de cette décision de Gérald Darmanin.
Il dit que ça peut présenter un risque pour la sérénité des débats puisque cette affaire est en cours, l'appel n'est pas à juger, on vient d'en parler, et que ça peut poser un problème pour l'indépendance des magistrats. Quel est votre avis ? C'est une bonne idée que Gérald Darmanin aille voir Nicolas Sarkozy en prison ? – Gérald Darmanin, c'est le ministre de la Justice, il a sous son autorité l'administration pénitentiaire, ça ne me semble pas scandaleux qu'il aille s'assurer que les conditions de sécurité qui sont assurées à un ancien président de la République, ancien ministre de l'Intérieur, sont bien assurées.
Enfin je ne vois pas du tout où est la difficulté et certainement pas de nature à mettre en cause l'indépendance de la justice. Je vous rassure, l'indépendance de la justice elle est très forte et ce serait vraiment imaginer quelque chose de totalement irréaliste que de penser, parce qu'il y a cette visite, les magistrats de la cour d'appel vont être influencés dans leur approche à venir du dossier. Mais Gérald Darmanin qui va voir Nicolas Sarkozy en prison, Emmanuel Macron qui le reçoit vendredi à l'Elysée, c'est quand même la preuve que Nicolas Sarkozy n'est définitivement pas injusticiable comme les autres.
Qui a le droit à ce type de traitement ? Personne à part Nicolas Sarkozy c'est un ancien président de la République donc il a des attentions ou bénéficie d'attentions qui sont des attentions humaines et peut-être amicales, je ne sais pas. En tout cas ce ce qui est sûr c'est que en détention il n'y a pas de régime privilégié, face à la justice il n'y a pas de régime privilégié et ce sont les effets des décisions de justice qui s'appliquent, rien d'autre.
Encore un mot il y a une manifestation Ce matin, une manifestation de soutien à l'appel des fils de Nicolas Sarkozy, Louis, Jean et Pierre. Je comprends l'idée, ce n'est pas une manifestation contre, c'est une manifestation de soutien, c'est ce qu'ils ont dit. Mais est-ce que c'est une bonne idée vis-à-vis de l'opinion publique, vis-à-vis des juges même ?
C'est vraiment quelque chose de spontané, c'est la volonté, ce que je comprends, c'est la volonté de manifester à Nicolas Sarkozy du soutien, de l l'amitié. Encore heureux, c'est pas interdit. Encore heureux, on peut manifester à quelqu'un qu'on aime et qui va affronter une épreuve aussi dure que cette incarcération.
Encore une fois, alors qu'il est innocent en fait et en droit, il a fait appel, il n'est pas condamné, il est présumé innocent en dépit de tout ça, alors qu'il n'y a pas de risque de renouvellement des faits, il n'y a pas de risque de fuite, il est incarcéré. Franchement, ça ne me choque pas du tout et je trouve ça au contraire assez sain que des gens qui l'aiment puissent se réunir et lui dire qu'ils l'aiment. On a commencé cet entretien en parlant du jugement du 25 septembre, il a donc été condamné pour association de malfaiteurs, mais relaxé pour les motifs de corruption, recel de détournement de fonds publics libyens et financement illégal de campagne.
J'ai envie de vous poser une question personnelle, cette fois à l'avocat. Comment vous, vous avez vécu ce jugement ? Vous vous êtes dit comme le prévenu lui-même, c'est une injustice.
Vous avez vécu ça comme un échec personnel. Est-ce Est-ce que même, vous avez commencé à vous dire peut-être qu'en appel, il faudrait peut-être envisager un autre mode de défense ? Alors c'est des questions évidemment qu'on se pose.
Une décision comme celle-là, elle est tellement violente qu'on se demande tous qu'est-ce qui n'a pas qu'est ce qui n'a pas fonctionné moi j'ai eu le sentiment que le recours à l'association de malfaiteurs qui est vraiment une infraction fourre-tout qui est l'infraction qu'on utilise quand tout a échoué c'était pour le condamner encore une fois quels que soient les éléments que la défense avait soulevé l'infraction d'association de malfaiteurs elle arrive dans le dossier à la toute fin du dossier quand il est vraiment il semble évident au juge même aux juges d'instruction qu'il n'y a pas de preuves sur l'affût sur sur le financement, il n'y a pas de preuves sur la corruption. Il n'y a rien. Mais le jugement, lui, il est très étayé.
Il fait 400 pages. Il y a eu 3h30, je crois, de prononcer. Je vous cite les termes.
Le jugement parle d'une corruption au plus haut niveau possible, de fait d'une gravité exceptionnelle de nature à altérer la confiance des citoyens. Et à la sortie, Nicolas Sarkozy a dit « La haine n'a décidément pas de limite ». Vous-même, vous avez parlé de volonté d'humilier.
Avec le recul, ça fait presque un mois que ce jugement a été rendu. Est-ce que vous dites que ces propos ont peut-être été excessifs ? Non, je ne crois pas.
Je crois que quand on est victime d'une telle injustice...
Vous savez, écrire un jugement et multiplier les mots comme ça qui donnent le sentiment d'une gravité, c'est facile, n'importe qui peut le faire. La réalité et le fondement, c'est est-ce qu'il y a des éléments de preuve pour étayer ces observations-là ? Non, il n'y a pas d'élément de preuve.
Corruption, pour qu'il y ait de la corruption, il faut qu qui est incorrupteur, incorrompu. Est-ce qu'on a ça ? Non.
Et d'ailleurs, il est relaxé des faits de corruption. Ce qui est d'ailleurs bien la preuve que ce jugement a été, ce procès a respecté les règles du contradictoire, que les arguments de la défense ont bien été entendues, puisque 3 des 4 chefs d'inculpation ont été évacués. Oui, alors il y a aussi des évidences qui s'imposent à tout le monde, même aux juges du tribunal.
Si vous voulez, lorsque l'on parle de financement de la campagne et qu'on ne trouve pas 1 euro dans le financement de la campagne, on doit quand même, même si on est déterminé à condamner Nicolas Sarkozy, en tirer des conséquences. Lorsqu'on vous dit qu'il y a un pacte de corruption qui a été conclu sous l'attente de Mouammar Gaddafi à Tripoli en 2005 et qu'on apporte les images qui démontrent qu'il y a un monde fou sous cette tente et qu'il était impensable, impensable qu'un moindre contrat de corruption, pacte de corruption soit passé. Là aussi on en tire les conséquences.
Encore deux questions très courtes. Beaucoup se sont émus de l'exécution provisoire. Je suis allé regarder, il y a plus de 25 000 détenus qui sont en prison et qui attendent d'être jugés en première instance ou en appel.
Ce n'est pas un...
Comment dire ? Un traitement particulier qui est fait à Nicolas Sarkozy en réalité. Alors je ne sais pas si vous avez regardé les raisons pour lesquelles ces détenus sont en détention.
C'est des cas de violence, soit des violences familiales, des violences conjugales, c'est des trafics de stupes. Ce sont des cas qui justifient qu'on mette un terme et qu'on évite le renouvellement immédiatement de l'infraction. Nous, dans ce dossier-là, sauf à avoir des éléments dont nous ne disposons pas.
Rien ne peut laisser penser que Nicolas Sarkozy envisage de se présenter à une élection présidentielle, envisage de réunir des fonds pour financer cette élection. Ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens.
J'ai encore une dernière question, Maître Ingrain. Si en appel Nicolas Sarkozy est innocenté, est-ce que vous avez envisagé de porter plainte contre l'État pour incarcération abusive ? Est-ce que vous en avez déjà parlé avec Nicolas Sarkozy ?
Non, ce n'est pas des choses qui nous intéressent. Nous, ce qu'on veut, c'est d'abord que cette période de détention soit la plus brève possible et ensuite convaincre la Cour d'appel de l innocence de Nicolas Sarkozy. Je reste là.
Merci, Maître Christophe Ingrin. Merci d'être venu. Je vous laisse rejoindre Nicolas Sarkozy qui, dans un peu plus d'une heure maintenant, va rejoindre la prison de la santé.
Il est 8h47 sur RMC et BFM TV.
Nicolas Sarkozy