"Transmettre le goût de la politique" | 34ème journée du Livre politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 20 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment redonner le goût de la politique aux jeunes ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quels codes politiques doivent changer selon vous ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment s'adresser aux jeunes via les réseaux sociaux sans perdre en qualité ?
- 16:40OuverteRéponse directe
Faut-il revenir à des sessions parlementaires plus longues ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Didier LesquiFait
« Boelem Sansal a fait appel de sa condamnation. C'est un geste, je dirais, d'autant plus courageux que cela peut retourner le peut reculer le retour qu'on lui souhaite le le plus tôt possible puisque ça suppose qu'il y ait un autre procès. »
- 3:30Didier LesquiFait
« Le procureur de la République, enfin qui n'est pas un être indépendant du pouvoir algérien comme on le sait a lui aussi fait appel justement parce qu'il considère que la condamnation à 5 ans est trop faible par rapport à ce qu'il considère être comme un crime. »
- 5:00Didier LesquiFait
« L'avenir de la démocratie est menacé. »
- 2:00speaker_1Fait
« Moi, je suis zéparée par ce sujet quand on entend tout le temps, vous savez, le yaka faucon et et et c'est comment on lutte contre ça, comment on arrête de faire croire que tout est simple »
- 4:00speaker_1Chiffre
« Ce texte-là, il permet, c'était un petit plus, mais il aurait permis, s'il avait été adopté, de peut-être résoudre 15000 ou 20000, ce qui est pas rien en France »
- 6:00speaker_2Chiffre
« La première et la plus demandée, c'est sécurité internationale, sécurité défense »
- 10:00speaker_3Fait
« il faut une culture commune, une culture politique commune »
- 12:00speaker_4Fait
« il faut renouer avec le professionnalisme »
- 14:00speaker_4Fait
« les maires sont les seuls français avec les détenus à ne pas avoir le droit d'être député »
- 16:00speaker_5Fait
« il faut utiliser tous les outils dont tout le monde se sert actuellement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
soutenir tous ceux qui écrivent et nous nous avons décidé d'avoir une petite séquence de soutien à Boem Sansal qui est depuis novembre 2024 en prison emprisonné justement parce qu'il écrit puisqu'il n'a pas commis d'actes particuliers en arrivant en Algérie, mais c'est pour ses écrits, pour ce qu'il a pu dire et on a autour de de sa détention tout ce qui concerne la parole, la dédention, la liberté d'expression. Et c'est pour cela que Luper a souhaité qu'il y ait une petite séquence de de soutien à Abou Alem sans sal. Et je vais donner immédiatement la parole à deux personnes qui connaissent bien ces situations.
D'abord à Didier Lesqui qui est préfet, on l'a dit, qui s'occupe de euh j'aime beaucoup dire qu'il est préfet Didier, je connais depuis longtemps. Et qui va nous dire un peu comment, on se tutoit depuis toujours, donc on va se tutoyer maintenant. Comment tu apportes cette question de l'emprisonnement de Boulem sans salle ?
Comment tu le juges ? Comment tu l'évalues ? Le pourquoi ?
Et qu'est-ce qui peut se passer ensuite pour sa libération potentielle ? Merci d'abord. Merci à à Lupero d'avoir pensé à moi pour cet hommage à à Boum Sans sal.
Je dis ça parce que je ne connais pas personnellement BM sans sal. Ce n'est pas une de mes ni un de mes amis ni et et je dois même dire et avouer confesser que j'ai je l'ai à peine lu. Je ne suis pas parmi les spécialistes de de bo de Boem sans sal mais c'est vrai que je connais un peu l'histoire de l'Algérie et comme beaucoup d'entre vous peut-être quand j'ai appris cette information qu'il était allé en Algérie et et au regard justement de ce que je sais et ce que nous savons pour beaucoup de ce que sont les autorités algériennes.
Je me suis demandé mais pourquoi est-il allé se mettre dans ce gay puisque comme tu viens de le rappeler, il est maintenant en détention de depuis novembre et et alors justement pour essayer de comprendre cette situation et pour le comprendre peut-être m'est venu à l'esprit une chanson d'exil d'un grand chanteur et musicien de la nostalgie algérienne. Ce chanteur, il s'appelle il s'appelait Lily Benich et et c'est un de ces juifs dont la présence de l'autre côté de la Méditerranée remontait avant l'islamisation et qui ont été exclus de l'algérianité et de l'égalité en réalité possible dans la diversité des origines et des croyances. Quand en 1963, ceux qui prennent le pouvoir à Alger décident qu'on ne pourra avoir la nationalité algérienne que si on a au moins deux ascendants musulmans, ce qui était déjà une idée du type de dynamique de la société justement du de ce rapport à la différence.
Et dans les années 1990, Lili Benich écrit une très belle chanson. Cette chanson, elle mélange à la fois l'arabe et le français. Son titre est Alger Alger, hein.
Elle permet de comprendre sans salle et et sans doute d'autres et peut-être toi aussi tu nous le diras tout à l'heure. Cette chanson, voilà ce qu'elle dit. D'abord en arabe, je vous enlis la traduction.
Du manque de mes amis, mes pensées s'embrouillent. Quand je pense à eux, ça me brûle. Où êtes-vous, mes parents ?
Je me suis éloigné de vous et mes larmes coulent. Elles ont blessé mes joues et mes pensées. Oh mon Dieu, oh mon Dieu, le plus grand, aide-moi.
Ça c'est ce qu'il dit en arabe dans la chanson. Et il continue en en français et en français le refrain est célèbre. J'aime toutes les villes un peu plus Paris mais ce n'est pas comme l'Algérie, comme elle est belle.
Je l'aime à la folie où je suis. Et quand il dit où je suis, il dit où je suis à Paris puisque il fait partie de justement de ceux qui n'avaient pas le droit de retourner en en Algérie. Et cette chanson n'était pas tolérée par les autorités en Algérie qui les mêmes qui pour les mêmes raisons ont refusé un visa à l'avocat de Sansal de Boilem Sansal à l'avocat François Zibray.
Et c'est un rapport justement avec ce que je vous ai dit en introduction sur la définition de la nationalité algérienne, c'est-à-dire la manière dont d'emblé on exclut ceux qui étaient là, je dirais depuis toujours sur cette terre. On sait aujourd'hui pour répondre à à ta question que Boelem Sansal a fait appel de sa condamnation. C'est un geste, je dirais, d'autant plus courageux que cela peut retourner le peut reculer le retour qu'on lui souhaite le le plus tôt possible puisque ça suppose qu'il y ait un autre procès. et et on peut rajouter que le procureur de la République, enfin qui n'est pas un être indépendant du pouvoir algérien comme on le sait a lui aussi fait appel justement parce qu'il considère que la condamnation à 5 ans est trop faible par rapport à ce qu'il considère être comme un crime.
Alors, qu'est-ce que dit Sansal ? au fond sans salle dit ce qu'est l'Algérie d'aujourd'hui. Cette Algérie qui est fues, d'intellectuels, de féministes, de médecins, hein, de de personnes qui ne peuvent pas vivre dans cette ambiance où la question de l'altérité est gommée pour chasser et bien évidemment la liberté d'opinion n'est pas.
Alors, d'autres l'ont dit, Sansal, il parle français, il écrit mieux que beaucoup d'entre nous, en tout cas mieux que moi, hein. Et avec ce français, on peut dire qu'il s'est approprié le meilleur de notre héritage pour le défendre, c'est-à-dire notre volonté de de liberté ce qui est le meilleur aussi de ce qui pouvait animer et je tiens à le dire l'esprit des porteurs de valise hein, ceux qui ont accepté avec courage de lutter contre le colonialisme qui ont participé de la lutte anticoloniale soutant courageusement l'indépend algérienne qui était nécessaire et en espérant qu'elle ouvre la voie à une société meilleure, pas à un régime qui emprisonne, assassine, refuse ou expulse ou expulse les plus remarquables ou valeureux de ses enfants. Et quand je dis ça, ce n'est pas de la rhtorique, c'est tout à fait ce qui s'est passé.
C'est un régime qui dès 1962 refuse le retour de Messaliage, c'est-à-dire le fondateur du nationalisme algérien moderne, celui qui aura même dessiné avec sa femme qui était française le drapeau actuel de de l'Algérie. Mais ça liage dont des milliers de partisans auront été assassinés dans une véritable guerre civile, hein, à la fois en Algérie et et en France, des milliers de partisans et et même avec une affaire célèbre dans un village complètement exterminé à l'initiative d'un commandant FLN qui était en réalité un ancien SS hein et qui deviendra un ministre après 1962 et qui on avait je dirais au moins épousé l'esprit mais est mort en exil dans l'Oise en France en 1974 parce que la France ça reste historiquement le refuge de ceux qui fuient l'autoritarisme algérien assassiné assassiné c'est Crim Belcassem assassiné en 1970 Crim Belkassem un des fondateurs du fond de libération nationale he le on disait de lui que c'était quelqu'un qui était rentré dans le maqui avant tous les autres hein et celui qui aura fait le plus de combat contre l'armée française et que le pouvoir algérien a décidé d'assassiner parce que justement dans sa volonté de construire une Algérie nouvelle, il était pour la liberté des partis, pour une sorte de libéralisme alors que ceux qui prennent le pouvoir avec le Bouéienne et bien veulent construire quelque chose qui dont on peut dire qui est devenu qui s'est caricaturé en une sorte de Corée du Nord du Maghreb, hein, et qui continue à être euh ce que nous ne voulons pas et ce qui n'était pas espéré par ceux qui ont soutenu l'indépendance algérienne. Je pense à Ali Messili, assassiné en 1987 sur le boulevard Saint-Michel au moment où il était en train de construire un parti luttant pour la démocratie en Algérie qui souhaitait regrouper l'ensemble des partisans de la démocratie et qui a été vécu comme un danger absolu et qu'on a assassiné en France comme d'autres opposants ont ont pu l'être.
Et puis aujourd'hui, on le sait, c'est le pouvoir qui refuse Camel Daou et puis aussitoi Camel. Voilà pourquoi je pense qu'il faut continuer à être au côté de Boem sans sal. Pourquoi aussi il faut bien évidemment espérer la libération le plus tôt possible de Boem sans sal mais l'espérer en sachant qui est l'emprisonne et qui est en face.
C'est-à-dire des personnes qui au fond ne comprennent que le rapport de force. en tout cas savent pertinemment qu'en emprisonnant quelqu'un qui est euh est un écrivain et bien ils nous font un geste symbolique les plus terribles quand on se souvient que justement ce sont des écrivains qui au moment de l'indépendance algérienne se sont beaucoup mobilisés. Je pense à Jean-Paul Sartre, hein, qui appelant à la désertion des soldats français du contingent et bien n'avait pas été arrêté parce que Degola avait dit "On n'emprisonne pas Voltaire".
Voilà, eux n'ont aucun doute sur le fait qu'il faut les emprisonner parce que leur modèle de société c'est tout sauf le pluralisme que nous aimons ici et qui est le meilleur de nos territoires et de la culture française. Merci encore de m'avoir permis de dire tout ça. Merci beaucoup Lili.
Merci pour cette mise en perspective, ce témoignage et je vais je vais donner immédiatement la parole à à Camel Benchek. Je vous rappelle qu'il a écrit un livre qui s'appelle l'islamisme ou la crucif crucifixion pardon de l'Occident qui est faacé par Stéphane Rosès et qui est très proche de Boem Sansal qui a écrit des très beaux textes sur lui l'appelant le forgeron des mots libres. Euh je vais donner tout de suite la parole à Camel qui je crois a un texte à nous lire pourem.
Alors alors je vais commencer par Merci beaucoup. Euh je vais commencer par lire le texte et Didier me fait regretter de ne pas avoir écrit quelque chose pour me présenter pour représenter Boem. Mais je vais en parler comme ça pour le ramener dans son humanité parce que Boem est est le très grand écrivain mondialement connu, un des plus grands écrivains francophones du monde.
Mais quand on le connaît très bien et je le connais depuis très longtemps, on on on C'est quelqu'un de très naïf et de très innocent. Ah, je vais vous raconter une anecdote qui me vient en tête. Un jour, on a mangé ensemble dans une pizzeria à Saint-Germain d'pré.
On s'est pété le ventre et en sortant, il il me dit "Mais Camel, regarde ce que je vois." Je lui dis "Mais quoi Il me dit "Mais on va manger des crêpes ?" Mais je lui dis "Mais on peut plus manger." Il me dit "Si si, on va manger." Donc non seulement on a mangé les crêpes, mais la crêpe coûtait 5 € et il sort, il voulait me payer ça, il sort 5 € il donne.
Je lui dis "Mais ça suffit pas." Il me dit "Mais ça marquait 5 € ?" Je lui dis "Oui, 5 € lune." Voilà, ça c'est Bolem dans son humanité vraiment.
Alors, je vais vous lire le texte que j'ai écrit hier pour Boem. Bonem, frère de lumière, frère d'exil, te savoir enfermer est une insulte à la liberté, une souillure sur la face de la justice. Il croit t'avoir réduit au silence, mais il se trompe.
Ta voix est partout, elle traverse les murs, elle brise les verou, elle hurle dans chaque conscience éveillée. Le 16 novembre 2024, ils ont entendu un leur piège pensant pouvoir capturer un esprit libre comme on arrête un criminel. Comme si l'on pouvait enchaîner la vérité.
Comme si l'on pouvait museler une pensée qui font l'obscurité comme un coup de tonner. Il t'ont enfermé. Mais nous sommes là, Abalem.
Nous sommes là et nous ne cons pas. Nous sommes là et nous portons ton nom comme une bannière. Nous porterons ton nom comme une lumière.
Ils ont fait de toi un otage, mais ce sont eux qui sont prisonniers. Prisonniers de leur peur, prisonniers de leur lâcheté, prisonnier d'un régime qui s'écroule sous le poids de ses propres mensonges. Tu as dénoncé l'oppression.
Ils ont voulu t'effacer. Tu as brandi la vérité. Ils ont voulu t'étouffer, mais ils ont échoué parce que nous sommes là et nous ne partirons pas.
Nous ne baisserons pas les yeux. Nous ne nous terons pas. Nous sommes la foule qui grande.
Nous sommes la tempête qui approche et partout ton nom raisonnera. Boem, tiens bon mon ami. Les murs autour de toi s'écrouleront, les dictateurs tomberont et toi tu seras là libre un jour debout prêt à rallumer le feu.
Liberté pour sans sale. Liberté. Liberté.
Liberté. Bravo [Applaudissements] ! Merci beaucoup !
Merci beaucoup à la fois bien sûr à Didier pour nous cette mise en perspective. Merci beaucoup à Camel pour ce beau texte. Vous avez remarqué comme c'est un magicien des mots qui met il met une musique des mots qui est euh absolument formidable et qui rend un formidable hommage à ton ami Bouem Sansal dont on espère tous la libération et le retour sur une décision complètement infondée et injuste de justice.
Merci à vous et c'est la suite des débats dans un instant. Merci beaucoup. Merci.
Merci à vous trois. On passe. [Applaudissements] un comité de soutien.
Il y a 1300 personnes dans ce comité de soutien actuellement. C'est celui qui est présidé par Noël euh par qui est présidé par Noël le noir. Je crois qu'il comporte également trois prix Nobel.
Et n'hésitez pas à faire partie de ce comité de soutien Blanquer qui est là, il y a Rachel Vinas. Voilà. Et j'espère beaucoup d'autres rejoigiez ce comité de soutien.
Merci encore. Merci. Merci encore.
Merci infiniment. À vous trois. On passe maintenant à un anniversaire celui de Fondapol et oui la fondation pour l'innovation politique faite ses 20 ans et pour souffler sur les bougies nous avons le plaisir d'accueillir Dominique Rier, il est en train de s'installer directeur général de la fondation pour l'innovation politique et Gérard Courtois qui rejoint également cette estrade journaliste éditorialiste auteur de la saga des élections présidentielles qui a donc remporté le prix des du livre politique.
Voilà, on vous écoute messieurs. Il avons 14 minutes. Ah, c'est possible.
Oui, c'est ça. Et bien, on va essayer de tenir en 14 minutes. Essayez.
Mais Roseline Bachelot sait que nous dépasserons les horaires. [Musique] Bien, bonjour à tous. Euh, Dominique Renier, bonjour.
Bonjour. Euh je voudrais je voudrais d'abord vous féliciter te féliciter euh de de l'ouvrage que euh qui est consacré au 20e anniversaire de la Fondapul. [Applaudissements] euh vous féliciter parce que euh c'est un bel objet et un bel hommage, un bel objet élégant, efficace, original et je n'en veux pour preuve que l'article qui est consacré dans ce livre, dans cet ouvrage à l'histoire, l'article que vous consacrez à l'histoire urbaine et intellectuelle de ce petit bout de rue de Grenelle où est installé la fond à deux pas de surp et et cette histoire démontre que si l'expression l'esprit des lieux a un sens, c'est bien là. et un bel hommage également à l'aventure menée depuis 20 ans et au à tous ceux qui ont participé depuis Jérôme Monau, l'initiateur, mais aussi aux dizaines peut-être centaines, je ne sais pas, de chercheurs, d'intellectuels qui ont contribué aux 420 notes de la fondation.
J'ai fait un petit calcul. Si on enlève les mois d'été, ça fait quand même deux notes par mois. C'est un assez joli bilan, surtout si on y ajoute quelques ouvrages, des notes en langues étrangères et cetera.
Mais venons-en à l'essentiel parce qu'on n pas un temps fou dans le sous-titre de votre ouvrage, c'est des idé pour la citer. Et au fond le le l'essentiel tient dans le constat que vous dressez Dominique sur l'état de la démocratie en France. L'avenir de la démocratie, je vous cite, est menacé.
L'avenir de la démocratie est menacé. Alors, on pourrait élargir le débat à la démocratie en Europe, démocratie aux États-Unis par exemple, mais on n'aura pas le temps. Donc restons sur la démocratie française.
Et votre constat, me semble-t-il appelle deux séries de questions. C'est pourquoi cette fragilité et quel remède trouvé à cette à ce que vous appelez le dérèglement de la vie politique française ? Alors le dérèglement, vous vous en pointez un certain nombre de causes.
J'en j'en retiens trois ou quatre et puis on part là-dessus. L'effondrement des partis de gouvernement, la désaffection électorale, l'élection présidentielle devenue protestataire et et la violence en politique qui, dites-vous, euh est devenue euh un peu un peu délétaire. Alors voilà l'effondrement des partis de gouvernement à moins que vous vouliez revenir sur l'histoire de la fond brièvement hein.
Non non non je non merci Gérard Courtois pour ces pour ces mots. Merci Charlusperro de permettre ce court échange sur les 20 ans de la Fondapul. Je ne veux pas rater l'occasion de vous dire que le livre vous est offert à la librairie.
C'est ce livre là dont parlait Gérard à l'instant. Donc je je fais une publicité facile puisque je ne le vends pas. je le donne euh et si cela vous intéresse, il vous sera remis euh à la librairie.
Euh en fait ce que ce que Gérard Courtois vient vient d'évoquer comme parmi les les grands symptômes de la crise du fait démocratique s'observe en France, s'observe dans les démocraties européennes, s'observe, c'est peut dire, aux États-Unis. Euh désormais euh cette réalité euh n'est plus euh contestable. Il y a eu des années pendant lesquelles on pouvait documenter le dérèglement démocratique mais en suscitant parfois de l'incompréhension ou du scepticisme.
Ce qui est bien naturel d'ailleurs, c'est la vie des idées. Il faut discuter. On n'est pas sûr d'avoir raison.
Euh et le déroulement de l'histoire, chacun est le témoin, nous montre maintenant avec une une grande clarté que en effet la le régime démocratique est en péril dans le monde, pas simplement en France. La France n'y fait pas exception. Je pense même que la France est très exposée, plus exposée que ses voisins européens.
J'aurais dit il y a 6 mois aussi exposé que nos amis américains euh parce que nous avons un système qui repose sur une idée extrêmement risquée qui souvent est considérée comme populaire une grande idée mais périlleuse qui est l'élection du chef de l'État au suffrage universel direct et qui bien sûr fait par définition courir au système le risque du moment le risque de l'émotion, le risque de l'atmosphère propre à un contexte particulier euh pour une élection qui donne quand même beaucoup de pouvoir. Arrêtons-nous un instant sur cette élection puisque c'est un des un des pivots de la vie politique. Mais précément vous vous dites cette élection est devenue dangereusement protestataire, mais est-ce que ça n'a pas été depuis l'origine une des une des règles de l'élection présidentielle ?
On vote autant sinon plus contre que pour. Qu'est-ce qui a changé à vos yeux dans les dernières années ? Au fond, je enfin qu'il y ait une dimension protestataire dans tout scrutin est quelque chose de logique puisque nous ouvrons un scrutin, nous donnons la parole et et par conséquence tout tout le monde tout le monde va s'exprimer. il y aura des protestations, mais l'organisation de l'élection présidentielle avec le changement historique que nous observons depuis euh un demi-siècle, c'est sûr, même si c'est plus net depuis une trentaine d'années, euh nous avons une élection qui ne permet pas et de moins en moins, je dirais d'opérer ce que l'on attendait, c'est-à-dire la mise en place d'un grand débat national qui nous permettra d'identifier les grandes questions auxquelles nous sommes confrontés, de nous disputer à ce sujet s'il le faut, mais d'établir une série de thèmes que nous considérons les uns et les autres dans des proportions différentes comme des thèmes importants sur lesquels nous devons avoir des idées pour agir et ensuite une campagne pour choisir les partis, les candidats, leurs chefs qui vont pouvoir briger la fonction suprême et définir une politique dès la campagne électorale permettant de répondre à ces grands défis, que ce soit par exemple la question de l'immigration, la question des finances publiques, la question du système social, le développement de la recherche et d'innovation, on pourrait en trouver d'autres bien sûr.
Euh que qu'allons-nous faire à ce sujet ? Or aujourd'hui, la campagne présidentielle, je crains que la prochaine soit pire encore. D'ailleurs, elles n'ont pas cessé à mes yeux de se dégrader élection en élection. euh ne permettra à aucun moment euh d'avoir entre nous tous ce débat fondamental nous permettant de discuter des grandes options qui sont possibles et d'attribuer à à quelques-uns à quelqu'un euh le pouvoir de mettre en pratique l'une de ces options.
Nous allons avoir une campagne, je dis ça cher Gérard, nous allons avoir une campagne au cours de laquelle nous allons nous disputer absolument sur tout sans aucune cohérence sur des sujets mineurs en laissant de côté les sujets majeurs. Songez qu'on ne on ne parle pratiquement plus du déficit des finances publiques dans le campagne électorale. La dernière fois, ma connaissance, c'était en 2007 avec François Baou d'ailleurs euh et qu' en réalité quand on est élu président, parmi les grandes questions qui vous saisissent à la gorge tout de suite, bah il y a la question des finances publiques.
On en a jamais parlé donc on n pas on s'est pas mis d'accord pour prendre des décisions qui du coup lorsqu'elles sont prises sont des décisions qui apparaissent comme autoritaires injustes et qui sont refusées et le refus marche en France. Mais on est d'accord, le mais ce grand débat national que vous que vous espérez et qui s'est produit dans le passé moins plus récemment euh il marchait si je puis dire, il fonctionnait quand on avait deux forces politiques majeures qui qui étaient en compétition. Euh le système est un système qui conduit à la bipolarisation parce qu'il y a deux candidats tout simplement parce qu'il y a deux candidats qui restent en l au second tour hein.
Euh or une réalité politique qui est tripolaire. Il y a trois forces difficilement conciliables, va-t-on dire, euh dans un système dans un système à deux à deux bipolaire, on a on a une réalité tripolaire. Comment comment on concilie ça ?
C'est c'est devenu très très difficile parce que une des conditions du bon fonctionnement de notre système, ce sont des partis politiques solides qui ont des adhérents, qui ont des élus locaux, je le précise, qui ont des élus nationaux, qui ont des programmes, qui forment des candidats aux élections, qui forment qui constituent des des stratégies de gouvernement. Enfin, il faut que cela se prépare. Euh et si euh je vous préciser ce point, cher Gérard, si avec notre système qui fait qu'au second tour, nous avons les deux qui sont arrivés en tête, ça ne signifie pas qu'il y a bipolarisation.
Ça signifie que jusqu'ici il y avait bipolarisation parce que les deux qui arrivent en tête sont au second tour. Mais au second tour, on peut avoir deux candidats totalement hors système. C'est ouvert la présidentielle de ce point de vue-là.
Il y a quelques éléments de fermeture mais qui jouent de moins en moins efficacement. Et on ne peut pas exclure avec un scrutin de ce type que nous ayons un second tour improbable ou curieux entre des candidats qui représente eux-mêmes deux influenceurs, tiens pour parler au euh à toutes les générations, deux influenceurs qui auront su capter euh la passion numérique de foule numérique et qui se hisseront au second tour avec des idées étonnantes, déraisonnables, périlleuses. ou dangereuse pour nous tous.
Et ce ne sont pas, comme vous le savez très bien, ce ne sont pas des idées de fiction, vous savez parfaitement que ce sont des choses qui désormais ont cours dans le monde démocratique. J'ajouterai d'ailleurs à ce sujet que une des grandes préoccupations que nous aurons pour la prochaine élection présidentielle, ce sont les phénomènes d'ingérence étrangère par le numérique dans nos élections majeures, dans notre élection présidentielle. Donc il faut bien voir qu'il y a un système électoral, oui, avec deux finalistes, oui.
Mais savoir qui, c'est très compliqué. Et je je j'ajoute ceci pour terminer là-dessus. Euh Gérard, si vous avez euh un peu de goût pour euh les résultats électoraux et le fonctionnement de la de de l'élection présidentielle, vous voyez bien qu'aujourd'hui, on ne sait pas très bien déjà aujourd'hui si le second tour est assuré.
Il y a quelques sondages qui donnent une indication, mais tout est très déstructuré par une actualité importante que vous suivez, j'imagine. Et donc, savoir qui constituera le le second tour aujourd'hui est particulièrement difficile à imaginer. Donc, nous ne serons pas prêts pour gouverner.
En en quelques mots, vous évoquez le le la faiblesse, l'affaiblissement des partis de gouvernement. Pourquoi cet effondrement ? Pourquoi est-ce qu'ils sont plus capables de structurer le débat et de et de produire des leaders qui s'imposent ?
Alors, il y a comme je suis professeur de sciences politiques à ScienceP et je salue mon directeur qui qui est ici, on m'a pas entendu mais je l'ai salué. Euh le en sciences politiques, il y a une théorie, c'est la théorie du parti cartel. Ça marche très bien pour la France.
C'est-à-dire que les grands partis politiques, ce que Gérard Courtois a évoqué à l'instant, gauche-droite et puis en gros le PC, le PS, la droite néogoliste et puis néogiscardienne en gros pour aller vite, le quadrille bipolaire comme disait Jean-Luc Parodi autrefois. Et bien ces parties-là ont tellement réussi qu'ils se sont intégrés au système. Ils en ont défini les règles de fonctionnement.
Ils ont défini les règles de financement de la vie politique. Évidemment, c'était c'était pas des règles qui leur été défavorables. C'est naturel, hein.
Ils ont défini les règles électorales aussi. Le mode de scrutin, ce n'était pas un mode de scrutin qui leur était défavorable. Ça permettait au fond de préserver une position assurée dans le système et ça a marché pendant pas mal d'années.
C'est ce qu'on appelle le parti cartel. Le problème des partis cartel, c'est comme toutes les rentes. Vous avez une rente, une assurance et dès lors, vous ne travaillez plus à votre développement.
Vous avez un financement public qui est garanti de manière satisfaisante. Vous ne cherchez pas des donateurs. Vous ne cherchez même plus vraiment des militants.
C'est il faut un peu de personnes pour faire des accueils lors des meetings, mais ça devient vraiment secondaire et d'une certaine manière, vous n'avez plus d'incitation à aller vers la société, à essayer de la comprendre. Et c'est pourquoi, pour vous donner vraiment des exemples très brefs, mais euh il y a des partis qui ont été complètement surpris par la société qu'ils sont censés représenter. Par exemple, euh la droite a été surprise par la puissance du mouvement en faveur du mariage pour tous.
Bah, il fallait s'intéresser à la société française pour comprendre, c'est quelque chose qui qui avait une force, qui correspondait à une force. La gauche a été surprise en son temps par l'attachement d'une partie de la France à l'école privée, hein. Si vous n'êtes pas en relation avec le corps social, si vous n'avez pas à chercher des militants, chercher des donateurs, à chercher des collaborateurs euh qui vont ensuite devenir euh des membres euh de la classe des des candidats et peut-être des élus, vous perdez ce contact.
Vous ne dépendez que du système public dont vous êtes les coorganisateurs. Le parti, la cartellisation des partis politiques a tué les partis parce qu'elle les a nourri trop abondamment d'une rente trop généreuse. Et deuxièmement, elle les a endormis sur les marges, c'est-à-dire les parties hors du système euh qui n'avaient pas de d'entrée dans le système, il n'étaiit pas dans le cartel. ont trouvé des thèmes qui, bons ou mauvais, les ont leur ont permis de prospérer et c'est comme ça que vous avez un Front national qui fait 0,8 % en 1974 et qu'on retrouve en 1988 à 14 % même un peu plus hein.
Et ensuite vous la connaissez la suite de l'histoire et donc voilà c'est une société qui a été au fond beaucoup plus vivante, beaucoup plus féconde, beaucoup plus évolutive, réformiste, changeante, capricieuse aussi que les partis qui étaient chargés de l'encadrer et de la représenter, de concourir, comme dit la Constitution française, l'article 4, de concourir à la formation et à l'expression du suffrage. Là, les les partis on ont été destitués et malheureusement, j'ajoute, ils ont été destitués mais pas remplacés. Et donc, nous rentrons dans une élection présidentielle où probablement tous les partis seront ramenés à peu de choses.
Et je ne sais pas comment fonctionne l'élection présidentielle quand les partis ont été presque tous destitués ou se sont perdus dans des revirements qui sèent le trouble chez leurs électeurs par exemple. aussi, je le dis pour faire référence à l'actualité, par exemple aussi la dédiabolisation du RN qui se termine par une manifestation contre la magistrature. Euh dans la condamnation euh euh il y a un appel, hein, donc le jugement n'est pas encore rendu définitif, mais dans une condamnation qui met en cause la grande candidate du parti et le fonctionnement du parti.
Si on manifeste contre contre cela alors qu'on est le parti de l'ordre tête haute main propre, il y a un trouble évident chez les électeurs sincères. Et donc je ne sais pas dans quel état tous ces partis vont se retrouver à la présidentielle. Sachant qu'aujourd'hui les électeurs de ces partis protestataires sont d'accord pour dire que tous les autres ont échoué en tout.
C'est excessif tout ce qu'on voudra mais c'est ce qu'il pensent. Et donc si vous dites il n'en reste qu'un, celui qui a fait campagne sur l'ordre et la sévérité des peines, c'est celui qui est aujourd'hui en difficulté, que reste-t-il ? C'est ce que disait Louis Carole.
Que reste-t-il de la flamme d'une bougie une fois que la bougie est éteinte ? On a déjà débordé le temps, mais je voudrais quand même ajouter, pardon pour l'organisation, une difficile question à laquelle Dominique va répondre en 27 secondes. Justement pour conclure, ça va être la conclusion.
Vous dites qu'il est vital de réaffirmer la centralité de de la procédure et du processus électoral. Comment est-ce qu'on fait boire les gens qui veulent plus boire ? Je je vais je vais faire une réponse rapide donc et du coup très très cavalière, mais il y a une faute à ne pas commettre en politique, c'est de donner le sentiment que cela se décide ailleurs et autrement qu'en recourant aux urnes.
Voilà, il faut sanctifier le choix par les urnes. C'est la raison pour laquelle j'étais très opposé à l'usage qu'on a fait des conventions citoyennes qui à mon avis sont les loges du tirage au sort, c'est-à-dire le contraire de l'élection. On choisit quelqu'un quand on veut.
Je voudrais ajouter un mot. La fond d'Apol sa création se bat pour le respect de la liberté d'expression contre l'antisémitisme contre toutes les formes de discrimination. C'est combat que nous partageons depuis le début.
Merci. Merci. Merci beaucoup.
Merci. Merci pour cet échange. On passe maintenant à notre 3e table ronde, une discussion autour de la transmission.
Comment transmettre le goût de la chose publique, le goût de la politique ? C'est Harlette Chabot qui va tout de suite rejoindre cette tribune. Merci beaucoup Arlet Chabo de rejoindre tout de suite l'estrade et avec vos invités, vous allez vous allez nous suggérer plusieurs choses justement pour transmettre le goût de la politique et je vous laisse appeler vos invités et les présenter.
Voilà. Je suis pas toute seule, hein. Bonjour.
Rassurez-vous, il faudrait que voilà. Oui, je ne pense pas. Les Chabot sont amenés.
Alors voilà, il y a les ceux qui sont concernés. Voilà, si vous voulez venir. Euh madame Poussier Vinsbach.
Voilà. Jean-François Copé, bonjour. Vous allez C'est bizarre, on a mis les élus d'un côté et ceux qui réfléchissent au rôle des élus et de l'autre côté.
Ah donc voilà, ça y est, on mélange bien. C'est bon. Voilà.
Alors l'intitulé, moi je viens d'écouter comme vous effectivement Dominique Rier. Je me dis quand j'ai écouté Dominique Rier, c'est formidable la politique, qu'est-ce que c'est passionnant. Il y a un combat qui est engagé puis pas un petit combat, un combat sur les valeurs.
Ça va intéresser tout le monde. Puis paf, nous on arrive derrière et on dit comment transmettre le goût de la politique ? Ce qui me semblait évident, ne l'est pas.
Euh et ça ne doit pas l'être pour vous non plus d'ailleurs puisque il fait très beau dehors, il fait très chaud et vous êtes nombreux à avoir la gentillesse de venir nous écouter. C'est-à-dire que vous avez aussi bien entendu de l'intérêt et le goût de la politique. Donc transmettre le goût de la politique encore une fois c'est pas une mince affaire.
Donc, il y a effectivement des élus euh et puis ceux qui euh essayent effectivement d'intéresser la politique euh à la politique notamment les jeunes. On va en parler. Alors, je voudrais demander d'abord peut-être aux élus transmettre le goût de la politique, mais vous faire de la politique voir même vous engager parce que vous êtes candidate.
Vous madame Poussier Vinzbach, vous êtes député de scène Maritime, vous êtes proche aujourd'hui d'Édouard Philippe, vous avez été maire de Fécan. La politique pour vous, il y a pas besoin de vous transmettre le goût. C'est arrivé comme ça, c'était naturel.
Est-ce que c'est naturel ? Ce qui est naturel, ce qui est naturel, c'est que à un moment donné, je me dis que je suis pas contente d'un résultat des élections et en fait, j'ai rien fait. Je me rends compte que voilà, j'avais juste assisté et je me dis "Tu peux pas ne pas être contente d'un résultat si tu n'as pas été actrice." Et donc voilà comment ça commence.
Euh et puis ensuite bah j'ai la chance de rencontrer des personnes qui me transmettent aussi ce goût ce goût peut-être avant de la politique des autres parce que il faut pas oublier pourquoi on fait de la politique. En tous les cas, je me plais, j'espère pas naïvement de le croire. On fait de la politique parce qu'on a envie d'améliorer les choses.
Moi ce qui me stimule aujourd'hui, c'est de me dire que et encore une fois, je pense pas être naïve, que demain sera meilleur qu'aujourd'hui vraiment et que nous devons continuer à nous poser la question parfois du sens. Vous avez raison, ça veut pas dire qu'on se questionne pas parfois. Euh n'empêche que on fait de la politique, on transmet, on Moi, je veux féliciter euh euh les jeunes qui nous aident au côté parce que c'est vrai que l'image des politiques est parfois bien décriée, mais si il y a personne pour s'occuper de la vie en collectivité, qui le fera ?
Enfin, c'est on peut on peut pas vivre ensemble si on n' pas une société organisée, structurée et donc oui, il faut absolument continuer à transmettre ce fameux goût de la politique. J'ai presque envie de vous poser la même question, Jean-François Cop d'ailleurs, je vais le faire comme ça, c'est plus simple. Vous aussi, c'était naturel.
Il y a un goût de servir ou d'être oui proche des autres ou bien de combattre ceux qui ne sont pas d'accord avec vous et qui au fond vous aurez imposé un certain nombre de choses que vous détestez. Enfin, c'est comme ça que le goût de la politique moi en ce qui me concerne mon rapport de la politique est totalement différent parce qu'en fait moi je je c'est pas une révélation que j'ai eu un moment en fait. Je voulais être président de la République depuis que j'avais 7 ans.
Ah d'accord. Donc en l'occurrence, on n'est pas du tout, on n'est pas du tout on n'est pas du tout dans la même approche et et en réalité j'ai je n'ai fait que m'y préparer depuis l'âge de 7 ans. Voilà, c'est-à-dire qu'en clair toutes mes lectures, toutes mes réflexions, tous les gens que j'ai essayé de lire, de voir, de comprendre euh n'avait pour moi qu'un seul objectif, me permettre de comprendre comment on faisait pour être président de la République.
Et d'ailleurs, j'ai fait des études pour ça. C'estd j'ai regardé quelles étaient les études de mes aînés, ils avaient fait Sciencep Elénaga, je me suis battu comme un fou pour faire ça. Après on m'a dit Jacques Shirac, j'ai rencontré m'a dit "Si tu veux vraiment être président de la République, il faut que tu sois maire, député, ministre, élu, battu et peut-être qu'un jour les gens considéreront que tu es prêt." Et comme je suis un type très scolaire, j'ai fait ça et puis en fait, j'étais assez programmé jusqu'au jour où des circonstances indépendantes de ma volonté. une affaire dans laquelle j'étais pour rien et d'ailleurs je dois à la justice de m'avoir rendu mon honneur.
Elle m'a totalement innocenté. L'affaire des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy m'a amené à avoir une réflexion profonde à force de prendre une pluie d'insulte anormalement violente. Et je me suis dit mais en fait tu faisais tout ça, pourquoi déjà ?
Et j'ai décidé à ce moment-là de d'interrompre mon engagement national, de me concentrer sur mon mandat de maire de mots parce que je trouve que le mandat de maire est un mandat extraordinaire qui vous amène en prise directe avec la société française dans sa complexité, dans sa richesse et puis ça vous permet d'avoir des résultats alors que au niveau national c'est toujours plus complexe. Roseline qui est devant moi peut en témoigner puisque nous avons eu la chance d'être ensemble dans de nombreuses et belles aventures. Et donc, j'avais décidé de de d'arrêter tout ça et manière de me reconvertir en coach.
C'est-à-dire que comme j'avais quand même cette expérience qui était un peu frustrante de pas pouvoir la mettre au service du pays, donc je me mets au service de ceux qui ont envie d'être président de la République et puis après, je suis obligé de reconnaître que à la fois ils sont très nombreux, abgégation, ils sont très nombreux et puis en même temps que la situation est quand même vraiment extrêmement mauvaise. Donc pour tout vous dire et là cette fois je reprends mon sérieux encore que tout ce que je vous ai dit était très sérieux en fait à la suite de cette désastreuse dissolution et et du paysage absolument lamentable que donne notre pays alors que nous avons à faire face à des défis énormes, j'ai pensé utile de devoir reprendre d'un peu de service pour en tout cas aider ceux dans ma famille politique qui peuvent peut-être incarner quelque chose. Voilà pour résumer rapidement beaucoup d'années de réflexion, d'engagement, de combat et de doute aussi.
Oui, bien donc le goût de la politique venait par le goût du pouvoir et d'accéder à magistrature suprême comme on dit. J'adore cette expression. Louise Bassi, vous êtes directeur de sciences.
Alors vous, vous avez la chance de de ne rencontrer que des jeunes qui ont envie de politique, qui ont le goût de la politique. Ça c'est formidable. Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'il vous apporte et pourquoi aujourd'hui eux ont-ils le goût de la politique selon vous ?
Euh d'abord, merci beaucoup d'introduire les choses comme ça. Je vais commencer par 2 minutes d'autopromotion, non pas pour moi-même, mais pour nos étudiants qui sont nombreux, je crois, à participer à l'organisation de cette cet événement et le font comme toujours avec rigueur et briot. Et je crois qu'ils disent beaucoup de ce qu'ils sont en agissant ainsi loin des caricatures qu'on peut parfois qu'on peut parfois en faire.
Et c'est vrai que quand on vient à Sciencep, on a on a le goût de la chose publique en général qui est à la fois le service de l'État, le service de des collectivités, le service de l'intérêt général qui peut être aussi dans le secteur privé. Nous avons beaucoup une école de droit magnifique qui forme beaucoup de d'avocats par exemple ou bien pas mal d'étudiants qui vont en fait 75 % qui vont dans le dans le secteur privé. Et c'est vrai que s'ils viennent à Science P, c'est qu'ils ont déjà le goût au fond des questions politiques au sens large, le goût de des questions politiques, sociales, des questions internationales.
Et donc le sujet n'est pas temps de leur donner le goût de cela, mais d'aborder quand même la chose politique via un angle un peu particulier qui est lié à l'identité de ScienceP, me semble-t-il, qui est la politique en démocratie. Euh j'ai j'ai l'habitude de dire que euh une université de sciences sociales, sciences humaines et sociales évidemment n'a n'a véritablement de sens que dans un environnement démocratique. En régime autocratique, on ne fait que réciter la ligne du parti d'une certaine manière.
Et donc c'est bien qu'il y a une articulation entre le goût de la politique et le goût de la liberté fondamentalement et que les deux sont évidemment fortement articulés. et nous sommes bousculés et c'est là que nous nous avons un chemin à construire ensemble. La Science Po qui est ambitieux et à mon avis dans l'intérêt du pays plus largement puisque si on est honnête, on forme quand même une partie significative des cadres dirigeants de de ce pays du secteur public et privé.
On doit affronter une double atomisation, l'atomisation de la politique telle qu'elle se fait en en interne et puis l'atomisation du à l'international également qui a aussi en fait des effets sur nous. sur l'interne, je vais aller très vite et peut-être juste me référer aux travaux de Martial Fouco et Anne Muxell que peut-être certains ont lu. Une une jeunesse engagée de 2022 qui est un un un exercice introspectif sur la jeunesse de Science Po extrêmement engagé donc très loin des caricatures sur la dépolitisation mais très engagé aussi sur des causes spécifiques et c'est aussi est très engagé aussi via les via les réseaux sociaux.
Et puis à l'international, on est confronté à un autre défi qui est franchement le défi de cette école que science depuis l'origine qui est le défi de qui consiste à répondre à une question qui est de savoir si les démocraties seront plus efficaces à long terme que les ou plus efficaces que les régimes autoritaires. À long terme, il y a beaucoup de littératures pour expliquer qu'elles sont plus efficaces. Je vous renvoie à toutes sortes de travaux, notamment d'économie combrit le prix Nobel d'économie chez Moglou sur pourquoi les nations échoue.
Évidemment, la préservation des droits de la créativité permet à long terme aux démocraties de l'emporter. Mais peuvent-elles encore faut-il atteindre ce long terme d'une certaine manière ? Donc euh la question de savoir si on peut articuler une efficacité de court terme et et de et de long terme.
Et dans les deux cas, on doit euh trouver au sein de Science Po une définition de ce qu'est la politique, le débat contradictoire, le débat nuancé, le débat qui permet de faire avancer des idées, bref, une culture politique saine. Et c'est ce à quoi nous essayons de travailler en comprenant que la démocratie n'est pas la dictature de la majorité, qu'elle n'est qu'elle est qu'elle implique le pluralisme, qu'elle implique un fort espace de liberté qui n'est pas contraint que par la verticalité voilà de l'autorité dans d'au-dessus comme on pourrait l'imaginer mais qui peut et on l'a vu malheureusement encore récemment dans une autre université française qui peut être aussi mise en cause par en bas d'une certaine manière ou par des groupes de pression. Et donc c'est bien ces deux euh éléments qu'on doit réussir à gérer.
Et bref, on doit retrouver la culture de la politique démocratique, comprendre que il y a des elle implique un cadre, elle implique le respect des opinions minoritaires, elle implique une certaine éthique finalement et ça vaut pour le pays entier franchement et au-delà. C'est aussi la condition de nos succès à long terme semble-t-il en tant que en tant que régime démocratique. C'est tout ce qu'on essaie de construire dans cette fabuleuse institution.
Qu'est-ce pos ? Je reviendrai vers vous parce que vous dites chose importante, c'est que les jeunes ne sont pas désengagés. Il y a pas de désengagement.
Donc en tout cas ce que vous voyez et se mobilise pour des causes. Donc ça c'est important. Ça veut dire que le goût de la politique encore une fois existe.
Alors je vais carrément de l'autre côté parce que c'est exactement euh l'opposé si j'ose dire parce que vous Jean Bassier vous vous intéressez plutôt vous essayez plutôt d'amener à la politique euh des jeunes qui franchement ne s'y intéressent pas. Alors, je vais je voudrais juste que vous nous expliquz parce qu'and votre métier m'a m'a interpellé euh vulgarisateur politique, ça c'est formidable. Je ne savais pas que ça existait.
Ça veut dire que vous amenez des jeunes sur votre chaîne à la politique, à leur expliquer la politique. Donc si vous nous dites comment ça se passe et comment vous faites parce que vous avez vous-même un parcours politique, vous avez travaillé dans des cabinets ministériels, donc vous connaissez bien la politique, vous avez été assistant parlementaire et vous venez au secours des jeunes qui ne comprennent pas, qui ne savent pas ce qu'est la politique pour leur donner ce goût de la politique. Ben oui, en fait, c'est une démarche qui consiste à à accepter l'idée que la politique en soi, c'est pas très attrayant et c'est normal.
Non, la politique c'est pas fun par nature. Non, la politique ça donne pas envie. La politique c'est pas sexy.
Euh notre monde est rempli de de de distractions toute plus séduisantes les unes que les autres. Et je suis désolé, la politique en fait pas partie. Et pour les jeunes les plus éloignés de la politique, quand on leur demande ce qu'ils en pensent, bah très sincèrement, ils nous répondent que pour eux, c'est quand même des des costume cravate qui parlent un langage qu' comprennent pas.
On comprend rien à ce qu'ils racontent, on voit pas très bien où ils veulent en venir et puis en plus on est un peu suspicieux. Donc faut accepter d'entrer de jeu cette défaite en se disant queon part gagnant nous la politique. Et si on veut que les gens s'intéressent à la politique, notre job consiste à faire œuvre d'humilité en reconnaissant que oui, c'est vrai, c'est pas fou, ça donne pas très envie, il y a plein d'autres choses à faire.
Mais laisse-moi 5 minutes de ton temps, je vais t'expliquer. Je vais t'expliquer parce qu'en fait la politique, elle a quand même pour elle d'être porteuse de sens. Il faut qu'on en discute du sens et heureusement.
Mais la politique, quand on parle à un jeune et qu'on lui dit que il a le droit de s'y intéresser parce que ça le concerne, parce que ça a du sens, parce que ça fait ça ça ça a attrait à des choses du collectif de la vie en général, les jeunes de bonne volonté acceptent qu'on leur en parle. Ils sont pas réfractaires par principe à la politique. Encore une fois, ils en aiment pas beaucoup les formes, mais dans le fond, ils veulent bien qu'on discute avec eux.
Et donc, quand on fait ce travail d'honnêteté, qu'on dit à un jeune, à un citoyen, à un abstentionniste, "Non, tu n'es pas bête. Non, tu n'es pas un mauvais citoyen ou un sous-citoyen. Tu es juste un citoyen qui demande à trouver la bonne manière de rentrer dans la politique.
Je vais t'aider. Je vais te montrer comment elle marche. Je vais t'expliquer.
J'ai pas je vais pas te la faire aimer. Mon mon boulot à moi n'a jamais été de faire aimer la politique. Je suis pas sûr qu'elle soit aimable.
Mon boulot, c'est de l'expliquer. Et après, on va en débattre et débattons-en. Discutons-en.
On va même peut-être pas être d'accord. Et ben figure-toi que c'est pas grave. On peut ne pas être d'accord.
C'est ça aussi la politique dans un pays comme le nôtre. Une démocratie libre avec un débat public. On a le droit de s'engueuler.
On a le droit d'avoir des dissensus. on a le droit et peut-être même qu'il faut Oui, voilà, il faut il faut il faut qu'on soit capable de se parler et c'est ça, je pense l'exercice qui consiste à prendre par la main un un un un citoyen éloigné, jeune ou ou moins jeune. Euh ça commence par lui parler comme un adulte, comme une grande personne capable d'entendre, capable de comprendre et capable aussi d'avoir des choses qui lui tiennent à cœur, avec lesquelles je vais être en désaccord, mais ça c'est mon problème, c'est pas le sien et ainsi de suite.
Et c'est ce travail d'humilité qui à mon avis fonctionne en tout cas sur internet et en tout cas avec des jeunes. Moi, je constate depuis 10 ans que ça fonctionne. Bon, est-ce que vous êtes d'accord, Jean-François Copé, quand on explique que la politique c'est pas sexy, c'est pas drôle et a priori il y a plein d'autres choses à faire.
C'est ça qu'il faut combattre. C'est c'est pasf d'abord le enfin d'abord c'est ce que dit Jean est passionnant parce que moi j'ai un peu suivi vos travaux et je trouve que c'est vraiment un travail euh très utile pour justement renforcer la conscience politique de la jeune génération par les outils que vous utilisez qui sont aujourd'hui les principaux outils. En même temps, je crois qu'il faut il faut pas se mentir sur le fait que le discours sur le désamour vis-à-vis de la politique a toujours existé.
Il est consubstantiel à l'histoire de la démocratie. Nous avons toujours entendu le désamour pour la politique, l'ennui vis-à-vis de la politique, la dénonciation de ces hommes politiques et femmes politiques qui sont tous corrompus au pire, inutiles au mieux, qui ne servent à rien et cetera. La seule le seul moment en réalité, c'est ça qui est intéressant où on se tourne vers les politiques qui que l'on soit, c'est quand il y a des crises qu'elle soit politique, qu'elle soit économique, qu'elle soit géopolitique, financière ou sociale.
Là, qui que l'on soit, on arrête de donner des leçons et on se tourne vers le chef pour savoir ce que le chef va décider parce que en fait c'est sa vocation suprême. Tout à l'heure, vous vous disiez après mes mes petites remarques autobiographiques, finalement c'est le goût du pouvoir. C'est pas si simple en fait parce que le pouvoir c'est ça veut tout et rien dire.
En fait, ce qui est intéressant quand on regarde le parcours d'un homme ou d'une femme politique, c'est le moteur qu'il anime. Qu'est-ce qui fait que il a choisi cette espèce de de rendez-vous de transcendance un peu d'aller au-delà de ce qui est le quotidien ? Et et chacun a son histoire.
Moi, la mienne c'est celle de d'un père qui a échappé à une rafle pendant la guerre et qui a été sauvé par des justes et qui m'a toujours dit "En France, il y a eu des salots, mais il y a eu des justes et donc tu dois rendre à la France qu'elle t'a donné." C'était mon moteur. Chacun a le sien.
Mais au-delà de ça, ce qu'il faut comprendre, c'est que aujourd'hui ce qui est nouveau par rapport à tout ce qu'on a appris depuis la deuxième guerre mondiale, c'est qu'il y a une remise en cause et ça je ne l'aurais jamais imaginé, de la démocratie. C'est ça la nouveauté. Le reste, on peut en débattre à l'infini.
Euh, il y avait dans l'entre de guerres les ligues d'extrême droite et cetera, mais là ce qui est nouveau, c'est qu'il y a une remise en cause de la démocratie et que le procès qui est fait est un procès qu'il faut absolument décortiquer. Il est de trois éléments. Premièrement, c'est un procès en inefficacité.
Vous autres, les démocrates, vous y arrivez jamais. Vous promettez des choses mais finalement ça s'arrange pas. Deux, c'est un procès en insincérité.
Vous êtes là avec la main sur le cœur à nous raconter des trucs auxquels vous croyez pas, que vous faites pas quand vous y êtes. Et vous dites que que vous défendez une réforme puis quand elle arrive, vous vous votez contre. Il y en a pour tout le monde dans ce domaine là hein, y compris ma famille politique d'ailleurs.
Et puis le troisème procès, bah c'est un procès en absence de leadership. Et donc on est là en train de chercher le général de Gaulle tous les jours. Mais c'est pas vrai, ça marche pas comme ça.
En réalité, le général de Gaulle, il va pas arriver dans cette salle dans un quart d'heure. C'est c'est une sorte de paresse intellectuelle de chercher l'homme providentiel, genre il va nous arranger tout ça. Ben non, en réalité ce qu'il faut, c'est qu'on construise un leadership à travers un chef d'équipe mais une équipe surtout.
Et si on veut qu'il y ait une équipe, bah je suis désolé de le dire, il faut qu'il y ait des professionnels parce que la politique c'est un métier. Ah, je suis désolé, j'emploie un très gros mot là, mais c'est un métier, ça s'apprend. Et quelque part quand Jacques Chirac me disait il faut être maire, député ministre, mais c'est parce qu'en réalité ça s'apprend parce que cette ce qu'on connaît chez les avocats, cette fameuse formule de la mémoire du dossier, cette idée d'avoir en tête comment nos anciens ont réagi, d'être d'avoir une profonde culture historique par exemple.
Moi, je suis frappé de voir l'absence de profondeur historique de nos dirigeants aujourd'hui. Et encore une fois, je je suis pas là pour dire tel ou tel, mais c'est effarant de voir les bêtises qu'on entend. Euh cette reconstruction, déconstruction qui fait le jeu d'ailleurs de l'extrême gauche et de l'extrême droite.
On raconte n'importe quoi sur notre histoire parce qu'on ne la connaît pas. Et on a et c'est de mon point de vue Harlet ce qui est sans doute le plus le plus important, c'est de se poser la question du rapport au tragique. Et j'inscite sur ce mot de tragique.
Il est essentiel pour la première fois depuis 80 ans et c'est heureux, nous ne savons plus ce que c'est que le vrai tragique, c'est-à-dire nous savons plus ce que c'est que la guerre. de génération en génération. Et celui qui a fait construire le musée de la Grande Guerre à Mau qui peut vous en parler.
De génération en génération depuis 2000 ans en Europe, les pères, les fils, les frères mouraient à la guerre. On avait une vision physique de ce que c'était que la mort et depuis 80 ans, on ne l'a plus. Et donc, il y a un dérèglement du rapport au tragique.
Quand l'un de nos enfants nous dit "Papa, c'est tragique. Ah bon ? Qu'est-ce qui se passe ?
Mon portable ne marche plus." Et bien en réalité, il faut tout de suite expliquer que c'est pas ça le tragique. Le tragique c'est ceux qui ont échappé au rafles, c'est ceux qui ont vécu la mort, qui ont été à la guerre, qui ont perdu leurs enfants.
Ce sujet-là est au cœur de nos problèmes parce que du coup les gouvernements démocratiques qui ont un procès en inefficacité ne parviennent pas à rappeler tout ce qu'ils ont fait de bien. Parce que la vérité c'est que nous sommes dans un pays qui grâce à la démocratie arrive à régler un nombre de problèmes exceptionnel mais qui est dédié à la paix et qui est déréglé parce qu'il a en face de lui des méchants, les dictateurs qui eux ne parlent que de guerre et en réalité nous ne sommes pas préparés à ça. Et donc nous sommes dans une phase absolument essentielle où la politique justement doit retrouver sa place, c'est de remonter à cheval. c'est de comprendre que la préservation de la démocratie, de l'état de droit et ce que nous vivons depuis le début de la semaine est aberrent et rappelle que la stratégie de double langage n'est jamais absente.
Nous expliquer queon veut de la respectabilité mais organiser une manife contre une décision de justice dont on est la cible juste à côté de l'Assemblée nationale très exactement 5 ans après ce qui s'est passé au Capitol en disant non ça n'a rien à voir. C'est prendre les gens pour ce qu'ils ne sont pas les citoyens pour ce qu'ils ne sont pas. Nous avons tous cette mémoire et notre rôle est de le rappeler et croyez-moi, je vais pas être en reste.
On va pas laisser juste la gauche qui elle-même s'est compromise avec l'extrême gauche donner des leçons dans ce domaine-là. Nous sommes à droite à vocation de rappeler ce que c'est que l'état de droit. Je referme cette parenthèse.
Donc ce qui est vrai, c'est que face à ces périls, nous avons besoin de renouer avec le leadership, avec l'efficacité et avec la sincérité. Et tout cet enjeu-là ne peut pas se faire sans les jeunes. Et je pense que les véhicules que vous construisez à travers le travail que vous faites commande que aux jeunes on parle aussi de ça parce que ça ça peut les mobiliser tout autant que leurs aînés.
Est-ce [Applaudissements] que je vais pas vous demander si vous êtes je vais pas vous demander si vous êtes d'accord parce que vous avez approuvé massivement. Je reviens à la question quand même sur aussi essentielle, c'est l'engagement. Ce qui me paraît aussi important, c'est s'intéresser avoir le goût de la politique et aussi avoir le goût de s'engager.
Qu'est-ce qui peut donner effectivement à des jeunes aujourd'hui, même s'il y a des engagements, nous disait Louise Vass tout à l'heure, envie vraiment de s'engager, c'est un petit peu c'est des sacrifices aussi. Le goût de la politique, ça veut dire que aussi si on s'engage et si on on veut des mandats, pas uniquement peut-être le plus important, mais ça veut dire qu'il y a aussi des sacrifices. C'est une vie particulière que la vie politique, je confirme.
Euh mais en même temps, quand on a décidé quelque chose, quand on décide de s'engager, on connaît les conséquences que ça peut avoir sur comment transmet ça, c'estàd l'envie. Excusez. Moi, moi je me souviens très bien d'une d'un petit exemple très concret euh d'une journaliste qui venait m'interroger un samedi après-midi à la maison et qui demande à une de mes filles qui à l'époque avait 6 ou 7 ans et toi, est-ce que tu veux faire de la politique ?
Et donc ma ma petite fille qui était déjà très franche lui dit "Ah non parce que moi je veux m'occuper de mes enfants. Et là si vous voulez, j'ai une espèce de malaise. Et la journaliste le voit très bien et elle me dit, elle lui répond aussitôt, elle se tourne vers donc cette petite fille euh qui avait trouvé un petit moyen de faire mal à sa maman.
Et donc elle lui dit "Mais tu vois ma chérie, regarde, nous sommes samedi après-midi et moi je suis en train d'interroger ta maman." Donc ça veut dire qu'il n'y a pas que ta maman qui ne travaille qui travaille le samedi après-midi et qui ne peut pas s'occuper tout le temps de ses enfants. Bref, ce que je veux dire, c'est qu'il y a quand même pas que les politiques et puis qui travaillent beaucoup et qui doivent faire des efforts.
Donc ça, je pense que les jeunes en sont bien conscients et puis les jeunes sont pas obligatoirement des personnes qui ont pas envie de s'engager dans quoi que ce soit. On le voit bien notamment pour certaines causes euh on le voit pour certains combats, certaines associations, les ONG sont rarement en mal de jeunes sur des Aujourd'hui je crois que ce qu'il faut vraiment et j'espère qu'on pour on pourra travailler les uns et les autres ensemble, c'est comment on arrête de faire croire que tout est simple. Moi, je suis zéparée par ce sujet quand on entend tout le temps, vous savez, le yaka faucon et et et c'est comment on lutte contre ça, comment on arrête de faire croire que tout est simple, comment on arrête de faire croire qu'on peut et peut-être que les députés sont les premiers coupables de cette situation quand on parle actuellement, je voyais ces dernières semaines.
Bon, c'est vrai que la la situation politique est un peu particulière à l'Assemblée nationale, mais quand on parle de Qu'est-ce qu'on avait cette semaine ? Ah, on avait narcotrafic, il est plutôt puissant celui-ci. Mais oui, du logement social, c'était ça.
On avait un on avait un texte sur le logement social. Le titre était on avait l'impression qu'on allait résoudre tous les problèmes du logement social en France. Bah non, non, c'était pas ça ce texte-là.
Ce texte-là, il permet, c'était un petit plus, mais il aurait permis, s'il avait été adopté, de peut-être résoudre 15000 ou 20000, ce qui est pas rien en France, mais enfin qui correspond pas à la réalité du problème du logement dans notre pays. Donc comment est-ce qu'on arrive ensemble à expliquer que les sujets se regardent de façon aussi globale et je je le débat qui avait lieu auparavant était aussi très intéressant, c'est on n' pas eu de débat depuis des années et des années dans ce pays pour les raisons que nous connaissons les uns et les autres. Les deux dernières présidentielles, il y a pas de il y a pas de débat en fait.
Donc on ne sait plus non plus qui pense quoi, pourquoi, pour aller où de façon globale et moi je crois que pardon, je pense qu'on crève de ça actuellement. On ne sait plus ce que les uns et les autres veulent et donc on regarde un petit sujet et on se dit bah il y a qu' faut qu'on ou Louise va s'y redonner le goût du débat réorganiser le débat. C'est redonner le goût de la politique à votre avis ?
Oui, il me semble que il y a deux deux choses sur lesquelles on voulais relev un tout petit peu votre micro. Pardon. Deux choses sur lesquelles je voudrais euh rebondir au fonds qui ont été dites et qui renvoient à cette question du gou de du de la politique qui dépend en effet de de deux choses.
On n pas en tout cas dans la jeunesse que je fréquente à Science, on n'a pas une jeunesse désengagée. Franchement, elle est très mobilisée sur un certain nombre de questions, sur la question environnementale, sur la question de l'égalité femme-homme, sur la question de l'égalité sociale. Je vous je vous donne le récit de de ma semaine en 2 secondes parce que ça elle a été euh euh très illustrative de de cela.
Euh il y a 4 jours, j'étais avec les jeunes du bureau des arts de Science Po qui qui sont extrêmement actifs, y compris euh en matière de de transmission des pratiques artistiques en dehors de de Sciences Po j'étais hier à Menton dans un lycée auquel avec lequel nous sommes conventionnés au titre des conventions d'éducation prioritaire, donc un lycée défavorisé de de la ville de Menton. Nous avions des jeunes du campus qui sont sur place pour aider ces jeunes lycéens à préparer leur leurs épreuves d'entrée. Puis on était ensuite à à Monaco pour l'organisation d'un énorme événement de modèle de modèle des de négociation des Nations- Unies.
Donc à chaque fois, on a cet engagement sur un certain nombre de sujets. Je pense que ce qui est important si on parle de culture et d'éducation et de coût de la politique et donc de la démocratie puisque nous vivons en démocratie, c'est cette capacité, comme ça a été dit à naviguer entre les enjeux particuliers et le et le global. Et pourquoi ?
Parce que on est quand même face à des jeunes qui sont comme tous les autres. qui sent très bien l'état du monde. Honnêtement, je le vois dans le choix d'ailleurs d'orientation dans les dans les masters.
Je veux juste vous dire quelque chose que personne ne sait véritablement en dehors de nos murs. Mais la deuxième dans dans le master affaires publique, donc qui est l'un des très gros masters de sciences, l'ancienne section services public, on a une voie générale puis ensuite on a des spécialisations thématiques. La première et la plus demandée, c'est sécurité internationale, sécurité défense.
Donc je pense qu'on a quand même des jeunes qui sont très emprise avec les réalités du monde dans lequel il auquels ils vont être confronté. Néanmoins, je pense que ce qui manque, c'est cette ce sujet pour nous de comprendre quel est l'échelon d'efficacité fondamentalement. Mais c'est vrai que si euh au fond chacun ira là où il aura de l'impact, on a parlé de pouvoir mais en fait pouvoir c'est aussi le verbe être en capacité de donc la question c'est où est-ce qu'on a l'impact positif pour la un impact positif pour la société et cet impact positif pour la société il n'est en effet pas que ou alors s'il n'est que dans les dans les causes particulières mais on privera la nation d'une certaine manière d'un d'un personnel disponible pour travailler les choses au niveau collectif. et et global.
Et je pense que c'est c'est ça le sujet culturel qu'on doit réussir à développer, c'est persuader notre jeunesse que on peut défendre un certain nombre de causes, mais que c'est aussi au niveau général qu'on va réussir à faire avancer les choses. Et puis pour ça, je suis tout à fait en ligne avec ce qui a été dit, il faut une culture commune, une culture politique commune. C'est la raison pour laquelle dans notre cas dès 2026, nous allons réintroduire en première année à Science Po la lecture assez basique fondamental des grands textes de théorie politique pour que on puisse dialoguer en ayant des références communes tout simplement et comprendre qu'en effet quand on parle de relations internationales, on doit commencer par lire Tucidide et en fait quand on le fait ça se passe vraiment extrêmement bien avec nos étudiants.
Merci. Alors je retourne de l'autre côté. Vous êtes vous êtes très loin.
C'est c'est très pénible. Massier, une fois que vous avez expliqué la politique, fait découvrir la politique, comprendre les événement politique, il y a une étape suivante parmi ceux qui qui vous suivent qui se disent effectivement qu'ils peuvent aller plus loin. Est-ce qu'ils sont avis d'eux aussi de débat ?
Est-ce que le débat est nécessaire ? Est-ce qu'ils ont envie de lire ? Est-ce qu'ils ont envie d'apprendre ?
Est-ce qu'ils ont envie de s'engager au bout du compte ? Oui, la plupart du temps effectivement mon travail à moi se limite à susciter une curiosité et je dis toujours que quand les personnes qui m'écoutent ouvrent des pages Wikipédia sur le côté avec des mots clés qu'ils ont entendu parce qu'ils ont envie d'en savoir plus, ça veut dire que j'ai gagné parce qu' ils vont passer quelques minutes à lire derrière pour essayer de de continuer. Ils vont revenir le lendemain avec d'autres questions.
Donc voilà, c'est c'est mon travail à moi s'arrête là et et je et je les incite et je les invite à se diriger vers d'autres contenus sur internet, des articles de journaux, des vidéos, des documentaires. Et par ailleurs, il y a cette question effectivement qui est celle de l'engagement euh où on sent effectivement une appétence d'une jeunesse. Non, les jeunes d'aujourd'hui ne sont pas plus individualistes que ceux du passé.
Ils sont pas plus déconnectés, ils sont pas plus euh je m'en foisse. Non, euh ils sont euh engagés, ils ont des thèmes sur lesquels ils sont sensibles, euh ils ont des choses qui leur tiennent à cœur et il et elle s'engagent, y compris par des modalités auxquelles on ne s'attend pas nécessairement. C'est-à-dire que le bon vieux bulletin d'adhésion à un parti politique, le bon vieux bulletin d'adhésion à un syndicat et une association, c'est pas toujours le truc préféré des jeunes.
Euh certains le font, passent le pas et et se retrouvent effectivement dans des organisations et apprennent à y à y découvrir une démocratie plus lente euh et ça a été mon cas en l'occurrence. Mais beaucoup d'autres vont aussi se retrouver dans des dans des formes mouvementistes un peu plus diluées, un peu plus web. On peut retrouver des mouvements très importants comme les mouvements climat par exemple, les marches pour le climat qui étaient très très peu organisé.
Euh d'ailleurs, la désorganisation est devenue un un un argument de plus de nos jours. Le mouvant des gilets jaunes, ça faisait partie de ces arguments. On est on est ni de droite, ni de gauche, ni d'association de rien, pas de bulletin d'adhésion, de quoi que ce soit et cetera.
Mais c'était très sexy ça comme modalité d'engagement. Ça plaisait aux gens. Ajouter à ça le côté très communicatif euh qui plaît aussi aux jeunes et pas qu'aux jeunes, les gilets jaunes, j'y reviens encore, mais euh cette idée de faire des coups qui vont être très médiatique de de Alors, la caricature étant le fait de jeter de la soupe sur des peintures dans des musées, on peut en discuter pendant des heures, mais ça a effectivement une ça le mérite au moins de permettre à des jeunes de de se sentir concernés par une problématique qui est soulevée.
Et puis il y a aussi des modalités d'engagement qu'on peut retrouver sur internet. Et moi, j'ai toujours tendance à considérer qu'un jeune qui passe du temps sur internet à débattre, à discuter, à échanger, à se documenter, il est engagé. Certes, il a pas de bulletin d'adhésion dans quoi que ce soit, mais il travaille à son propre perfectionnement, il travaille à sa réflexion et il travaille à mener la petite bataille culturelle sur internet avec tous les défauts que ça peut avoir.
C'est pas magique Internet. Il y a aussi du cyberharcèlement militant, ça existe. Il y a aussi euh euh du du de la misogénie qui s'exprime en ligne, ça existe aussi.
Donc tout n'est pas rose, tout n'est pas parfait, mais des modalités différentes, notamment sur internet, permettent à des jeunes de mettre le pied à l'étrier de l'engagement et plus tard, cet engagement pourra se transformer en autre chose. Et encore une fois, il y a pas de perfection du citoyen électeur, citoyen adhérent. Non, il y a des citoyens qui ont le droit de s'engager à leur manière, dans leur boulot, dans leur choix de carrière, dans leur dans leur geste du quotidien et cetera.
Il y a des codes qu'il faut changer. On va peut-être passer à des solutions un peu pour améliorer. Alors, il y a des conseils, il y a il y a le débat, il y a l'explication, il y a le débat, ça j'ai bien compris.
Il y a des codes en politique qui qui passent plus. Vous disiez tout à l'heure, c'est des gens qui se ressemblent tous, costard, cravat les mêmes mots et que dans la plupart des cas, on comprend pas. Il y a beaucoup de jeunes qui regardent un peu les débats à l'assemblée.
Franchement, est-ce qu'on a envie de de s'intéresser beaucoup à la politique ? Est-ce qu'on a le goût de la politique quand on regarde ce qui se passe dans des hémicycles ? Je m'interroge.
Voilà. Est-ce que est-ce que vous pensez qu'il y a des codes qui doivent changer ? Je suis pas complètement convaincu que tous les codes doivent changer parce que à chaque exemple que je vais vous donner, des contrexemples montreront que des jeunes sont tout à fait séduits par un autre type.
On peut parler du costard Cravate, je suis désolé, Jean-Yuc Mélenchon, il porte pas de t-shirt. Euh il y a plein de jeunes qui adorent Jean-WC Mélenchon. Voilà, donc c'est c'est pas c'est pas un code vestimentaire qu'il faut absolument changer.
Et j'ai pris cet exemple là pour faire exprès. J'aurais pu en prendre n'importe quel autre. Il y a il y a il y a effectivement je pense qu'il y a une insincérité globale qui peut être amenée en changé.
Je trouve par exemple que les jeunes élus qui font plus vieux que les vieux, c'est un peu gonflant à la longue et je suis pas sûr que ça séduise énormément les jeunes et je cible très directement Jordan Bardella et Gabriel Atal pour ne pas les citer. Euh je je voilà, je pense qu'il y a effectivement des Ouais, moi c'est gratos, je suis désolé mais c'est on est entre nous de toute façon ça sortira pas d'ici. Je je je trouve effectivement qu'il y a qu'il y a une manière de se comporter en politique que les politiques gagneraient à faire preuve de cette sincérité humaine qui fait sourire, qui fait plaisir, qui donne envie de passer du temps à juste discuter, échanger, papoter avec une personnalité politique parce qu'on a pas l'impression de s'adresser à un éème clone du général de Gaulle quoi.
Alors je sais pas très bien combien de temps combien de temps il nous reste. Je juste demander Jean-François Gobé, qu'est-ce qu'il faut changer quand même pour que ce goût de la politique soit plus évident, si je puis dire ? Oh, écoutez, qu'est-ce qu'il faut changer ?
Il faut il faut peut-être revenir à nos fondamentaux. En fait, si je devais vous le dire comme ça, moi je pense qu'on on va pas arriver à tout faire. C'est on peut pas à la fois renouer avec l'efficacité démocratique, faire adhérer 100 % de toute la jeunesse française à tout ce qu'on pense et cetera.
Je pense qu'il faut se rappeler un petit détail, c'est que la démocratie, c'est 51 % des voix. Voilà, c'est la dictature qui fait 100 % des voix. C'est pas la démocratie.
La démocratie, il y a une majorité, il y a une minorité. Le rôle de la majorité, c'est que il faut que quand elle est élue, elle fasse ce pourquoi elle a été élue. C'est nous, on a par exemple ce problème là à droite.
Gauche, c'est peut-être un peu différent, mais à droite, il y a une espèce de de maladie qui fait que on ne fait jamais ce pourquoi on est élu. On est obsédé à l'idée de séduire les gens qui ont pas voté pour nous. Ce qui est idiot en fait parce que cette formule de dire je gouverne pour tous les Français.
Ah bah oui, ça on gouverne pour tous les Français dans ce que l'on croit être bon pour tous les Français mais on ne va pas faire adhérer tous les Français parce qu'il y aura toujours des gens qui auront et c'est bien normal, c'est la grandeur de la démocratie un avis différent. En revanche, ce qui est insupportable c'est de vouloir absolument aller tous pour faire plaisir à tout le monde. Ça ne marche pas.
Donc on fait une politique et la force de la démocratie c'est qu'il y a une possibilité d'alternance, c'estàdire stop ou encore pendant 5 ans. Ce que Mandz France avait théorisé à travers le contrat de gouvernement pendant 5 ans. Donc qu'est-ce qu'il faut changer Harlette ?
Moi je pense qu'il faut renouer avec le professionnalisme. Voilà un truc tout bête, c'est que depuis ces dernières années, les maires sont les seuls français avec les détenus à ne pas avoir le droit d'être député. Voilà.
Alors, ça c'est un truc qui est quand même fascinant parce que quand vous êtes maire, vous collez au réel. C'estàd que les gens ils viennent vous voir vous parce que quand ils ont un problème euh pour euh euh un stage pour leurs enfants pour trouver un logement parce qu'il y a des voyou en bas de chez eux qui menacent qui les menacent, ils vont pas voir le le député en fait qui est respectable hein, mais ils vont pas le voir. Sauf toi, Agès.
Sinon tous les autres, ils vont pas les voir. Tu sais pourquoi ? Parce que le député il dit à la personne qui vient le voir, "Bah écoutez, je vais écrire au maire de votre commune pour qu'il règle le problème." Donc qu'est-ce qu'ils font les gens ?
Ils vont voir le maire. Alors le maire, s'il est un peu habile, qu'est-ce qu'il fait ? Il interview la personne parce qu'il a compris depuis très longtemps que une personne n'est jamais égale à une autre.
Tiens, un demandeur d'emploi n'est jamais égal à un autre. Un demandeur de logement, une victime de violence, jamais. Chaque personne est unique et chaque personne est considérable.
Et c'est pour ça que quand vous êtes un homme politique, il y a quelqu'un qui vient vous voir en disant "Je cherche un travail." et qu'on lui dit "Ben moi, si je traverse la rue, j'en trouve un." il a jamais été maire en fait.
Il sait pas que chaque personne est différente et qu'il faut se poser pour les écouter. Alors, qu'est-ce qu'il faut changer ? Je pense que ce qu'il faut changer, c'est que la puissance de la politique dans une grande démocratie, c'est le lien permanent entre les grands enjeu du monde et le trou dans le trottoir en bas de chez de chez la personne qui vient vous voir.
Et l'erreur, c'est de ne pas comprendre ça. Et je pense que il faut avoir cette formation parce que ça s'apprend qui vous donne cette puissance qui vous permet à la fois de voir loin et donc de donner envie à vos concitoyens de vous transcender et en même temps d'être capable d'apporter une réponse concrète au problème du quotidien. C'est cette double approche qui vous permet parfois de ressembler à quelque chose d'autre qui est simplement un politicien mais qui devient un homme d'état.
Et ça ça transcende les âges et les générations. Et j'ai toujours compris que les jeunes en réalité quand vous prenez le temps de leur parler comme ça, non seulement ils écoutent mais ils sont partants, ils ont envie de faire. Et je disais à notre courageux directeur de Sciences Po enquel on met beaucoup d'espoir pour qu'il redonne à l'école qu'on a aimé le lustre qui lui manque ces derniers temps, je je lui je lui faisais observer qu'en réalité par rapport à tous les sujets que nous sommes en train de traiter les uns et les autres, le rendez-vous majeur avec les jeunes comme avec les moins jeunes, c'est la sincérité.
C'est de dire ce qu'on est. c'est de pas avoir peur de reconnaître ces erreurs. Le courage politique, c'est de savoir reconnaître quand on s'est tromper, c'est d'expliquer, c'est de partager les décision, c'est de montrer ce que ça veut dire la solitude du pouvoir.
La grandeur de la politique, elle est de la partager avec ses concitoyens. Et c'est ce qui fait que la démocratie ce sera toujours mieux que la dictateur la dictature et que moi, je pense, et j'ai pas peur de le dire, qu'il y a des gentils et des méchants et que l'objectif ce soit que les gentilles gagnent toujours à la fin. Voilà.
Voilà. Alors juste on a quelques minutes et après vous pourrez poser des questions. C'est c'est important que vous puissiez poser des questions.
On va garder quelques minutes. Donc je sais pas comment ça se passe mais vous aurez sûrement un micro qui vous permettra effectivement d'intervenir. On continue.
Louise Vass, qu'est-ce qu'il faut changer ? Revenir aux fondamentaux dit Jean-François Copé. Il lance des idées.
Qu'est-ce qu'il faut à votre avis changer, modifier pour redonner ou transmettre ce goût ? Il me semble qu'il faut se partir d'idées relativement simple. Je voudrais en citer en citer deux.
La première, c'est sur l'innovation sur les manières de faire. Elle vient aussi beaucoup de la jeunesse elle-même. Je je j'ai un exemple qui me vient à l'esprit parce qu'il est dans quelques jours, mais nous avons à Sciencepo un un énorme événement qui va avoir lieu avec 170 étudiants impliqués qui est quand même une œuvre à la fois théâtrale, orchestrale et tout sur la philosophie politique quand même de Socrate Anna Arent.
Et je vous invite tous à prendre vos places, s'il en reste pour venir voir les représentations parce que ils ont fait quelque chose de vraiment monumental et ça vient d'eux-même et c'est original et ça construit le rapport à la politique de manière de manière différente. Mais le deuxième élément simple que je voudrais citer, c'est juste rappeler quelque chose de très basique qui est que la politique, elle a quand même une condition de possibilité qui est la liberté et que au fond, s'il y a pas d'espace de liberté, il y a pas d'espace de politique, on est en dictature, la politique se gère voilà derrière les rideaux de manière violente et et brutale. Si nous avons un espace politique différent qui nécessite d'être appris, c'est bien parce qu'il est régé, d'état de droit.
Ça a été ça a été dit. Et donc, on doit en permanence veiller à ne pas perdre de vue la nécessité de défendre ce principe de base dans une université. C'est la liberté d'expression garantie pour tous, même les minoritaires, c'est la liberté académique, c'est les franchises universitaires et pour la société tout entière, c'est évidemment le principe de base qui permet la vie la vie politique.
Et c'est vrai que aucune force de conviction d'une certaine manière ne doit aucun moment venir toucher ce substrat commun. un moment, on peut avoir la tentation de se dire "Ma conviction est plus forte, donc je peux prendre un bout de cette liberté pour les autres, l'altérer." En fait, non, c'est notre bien commun.
C'est ce qui rend la politique possible. Et donc évidemment, on doit maintenir la liberté de tous au centre de notre démarche. Et je pense que ça c'est vraiment quelque chose qu'on perd de vue si on ne regarde que les sujets les uns à côté des autres.
Merci madame Pussier. B. Oui, je je voudrais Harlette, si vous me permettez revenir sur ce que vous avez dit tout à l'heure sur l'exemple qui était parfois donné à l'Assemblée nationale.
Moi, je simplement vous dire que ce que vous voyez, c'est pas que ça l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale, c'est aussi des commissions dans laquelle on est capable régulièrement de travailler tous ensemble. En fait, ce qu'on voit hélas, c'est que l'hémicycle où les uns et les autres veulent faire leurs vidéos et le petit show qui passera sur les réseaux.
Mais euh là aussi, je trouve qu'on a une forme de responsabilité. Moi, je me dis que de plus en plus mon devoir ça va être de montrer le travail qui est aussi fait en commission et on arrive à travailler sur le fond et pas être que sur de la provocation, à montrer que parfois quand l'hémicycle peut paraître vide, c'est aussi parce qu'on bosse en commission et que les députés sont pas défénéants. Enfin bref, c'est à nous aussi d'être capable de nous remettre en question et de montrer la réalité des choses et pas ce qu'on veut en montrer à certains moments clés.
Ça, je pense que c'est important. Il faut qu'on soit capable de revoir aussi nos outils euh et de d'accepter de se faire bousculer. C'est vrai que quand on n'est que dans nos permanences ou dans les inaugurations ou à l'assemblée euh on se fait bousculer que par des gens qu'on connaît.
Donc c'est facile. Il faut probablement accepter de nouveau d'ouvrir des débats sur nos territoires avec des personnes qui en effet ne partagent pas nos conviction et on montrera qu'on a du courage parce que je crois qu'on n pas utilisé le terme peu de courage mais on se rend compte que les élus ont de moins en moins de courage pour aller au devant parce que parfois ils ont peur parce que bon bref et puis enfin sur comment est-ce qu'on peut les intéresser Euh et bien je je je crois qu'il faut euh en effet, je l'ai dit, ne pas ne pas avoir peur, se remettre en question et utiliser les outils parce que on est aussi un peu vieillot là-dessus. On nutilise pas obligatoirement tous les outils qui font.
Il faut avoir beaucoup de persévérance et ne pas partir avec des a prioris. Et puis enfin, vous l'avez compris parce qu'avec Jean-François, c'est un vrai point commun. Euh moi, je suis archi contre cette loi qui a été euh euh faite sur le non cumul de mandat.
Je pense que c'est une idioc euh absolue euh puisque aujourd'hui bah voilà comment on tape de plus en plus sur les élus. On dit aux élus locaux, vous pesez rien parce que en effet à Paris, on vous voit jamais et cetera. Et on dit aux élus nationaux, vous ne comprenez rien à la vie de tous les jours puisque vous n'êtes pas des élus locaux.
Donc bref, pour nous faire taper dessus et en terme de crédibilité et même d'engagement, euh et bien euh il faut, moi je pense que c'est aussi l'un des enjeux prochain sans tomber dans euh ils font ça pour euh avoir euh le pouvoir absolu puisque ça c'est très très mal vu. Bravo Jean-François d'avoir dit que pour toi c'était important. Ah ouais, c'est pas super populaire, je vous le dis tout de suite au cas vous auriez oublié.
Il faut qu'on arrête d'essayer d'être populaire. Jean rem un petit mot parce que je voudrais vraiment qu'il y a au moins une personne ou deux qui pose des questions dans la salle. Non, un petit mot.
Euh je pense pas qu'on puisse être premier ministre de la République française et maire de peau en même temps. Donc je pense que le cumul des mandats, ça va. Je je vraiment je ne souhaite pas.
Ben justement alors c'est pas un mandat. Non seulement je suis contre le cumul des mandats, mais j'aimerais même qu'on le complète et qu'on le précise en expliquant que les ministres peuvent pas être ma pour ajouter ça. C'est pas c'est un point votre point de vue est éminemment respectable mais vous pouvez imaginer qu'on n'est pas le même.
Et je et je l'imagine et ça me fait super plaisir qu'on est pas le même. En plus c'est la démocratie, on est à l'hôtel de la ça a du sens. Je suis d'accord.
Je suis d'accord. Et il se est-ce que vous le disiez de manière méchante ? Oui.
Ouai c'est vrai. J'ai fait un cours. Vous savez quoi ?
Vous savez quoi ? pas de vot je suis sûr que c'est pas de votre faute. Ça avait l'air d'être un bon type en plus.
Mais je vais vous dire un truc que à la minute où vous l'avez dit à la minute où vous l'avez dit avec un ton méchant, vous avez suscité des applaudissements et ça en dit long sur cette capacité que nous pouvons avoir de manière générale à entraîner des publics uniquement par des approches de radicalisation. Celle-ci c'est modéré mais ça en dit long sur la réflexion qu'on doit avoir sur la qualité du débat public. J'adore.
Vous vous comme on s'est pas vu souvent là, je suis content. Ça permet ils ils ont un très très bon sens de l'ironie hein. Je trouve ça je trouve ça très très chouette.
Euh non, mais vous avez raison et on peut ne pas être d'accord, ça fait partie du débat public et je suis très content que si euh on redébat du cumul des mandats à l'Assemblée, bah l'Assemblée va débattre, discuter, s'engueuler, ça fait partie du jeu et on n'a pas le même point de vue et c'est très bien. Et pour continuer euh pour continuer sur euh pour répondre à votre question, je pense que la politique a aussi besoin de renouvellement, de diversité, plus de femmes, plus de jeunes, plus de minorités. Ça ne peut aller que dans un sens de de voilà mieux se sentir réservé. et j'attire j'attire votre attention sur le caractère démocratique aussi.
Je veux dire, on est à l'hôtel de Laass, il y a un ancien ministre, je ne suis personne, on peut s'engueuler. Ça c'est une démocratie, ça se passe pas comme ça à Moscou. Donc soyons aussi heureux de ça.
Attendez parce que juste c'est pas pardon mais juste là-dessus c'est c'est intéressant qu'on ait cette approche et en plus ça me fait très plaisir. Alors je suis un ancien ministre, ça c'est factuel mais ce qui ce qui est insupportable c'est que vous puissiez dire que vous êtes personne alors que un vous le pensez pas une seconde et que deux et que deux et que deux c'est pas comme ça que ça marche. Non mais c'est important parce que non mais écoutez-moi, c'est très important ce que je vous dis parce que dans devant un public dire vous êtes un ancien ministre sous-entendu, vous êtes sous les ordres de la République, moi je ne suis donc je parle au nom du peuple, vous l'avez pas dit comme ça mais ça va très vite dans l'intéressant le décis les réseaux sociaux c'est top mais c'est un peu anonyme.
Donc quand on sait on est en vrai, c'est pas inintéressant. OK. En réalité, je vous dis ça parce que comme j'ai étant ancien ministre en fait, je suis plus vieux que vous.
Je vais en profiter pour alle fait dire un truc qui est très important. En réalité, notre rôle à tous et vous qui êtes un influenceur qui avait donc une responsabilité politique et sociale. Je vous demande juste une chose.
Essayez de prendre si vous le pouvez le temps pour comprendre qu'est-ce qui fait par exemple que des gens comme nous qui avons choisi ce métier pensons que c'est mieux d'être maire et député par exemple. Pourquoi je vous dis ça ? Moi quand j'ai été ministre du budget, on pouvait encore être maire et donc je suis resté maire de mots.
Pourquoi est-ce que je vous donne cet exemple ? C'est parce que toute la semaine je jonglais avec des dizaines de milliards d'euros. Parce que quand on est ministre du budget, on passe sa vie à parler en échelle de milliards d'euros.
Et le vendredi après-midi à Mot, j'avais ma permanence de quartier où je voyais sans rendez-vous une dizaine ou une quinzaine de mes administrés qui ont rien et qui me disaient "Monsieur le maire, il me manque 50 € pour finir le mois. J'ai un boulot mais il me manque quand même 50 €." Et donc le ministre du budget qui revenait à Ber n'avait pas le même point de vue et jamais par exemple j'aurais supprimé des mesures qui servent à rien, 5 € de moins sur la PL, des choses qui en réalité n'ont aucune efficacité budgétaire mais des messages politiques stupides.
Alors qu'à l'inverse, je savais pouvoir faire des économies qui ne mettaient jamais en péril la vie quotidienne d'un certain nombre de mes concitoyens. Je ne pouvais le faire que parce qu'on m'avait interpellé. Sinon, le pouvoir, ça va trop vite.
Vous êtes seul dans vos bureaux avec vos collaborateurs qui ont fait des bonnes études et qui n'ont pas forcément ces réflexes là. La puissance d'un responsable politique qui peut en même temps prendre des décisions nationales en noubliant jamais d'où il vient parce qu'il le voit tous les jours et que le réel le rappelle. C'est quelque chose qu'on ne peut pas comprendre si on ne l'a pas vécu.
Et moi mon message ici, il est pas du tout de mettre en cause vos idées qui sont parfaitement respectables et donc c'est bien qu'on en parle mais d'entendre le message d'un professionnel. C'est important que vous l'entendiez.Eend je pense que vous me prenez plus pour un opposant que ce que je suis vraiment.
Monsieur Copé, je suis d'accord avec vous. Je pense que le parlement ferait bien de se saisir du statut de l'éluc qui à mon avis doit être renforcé pour toutes les raisons que vous venez de dire. J'y suis vraiment convaincu.
Je pense qu'il va falloir arrêter. Moi, j'adore le débat mais ils sont super. Est-ce qu'on a le droit de donner un peu un peu la parole à quelqu'un qui a écouté ?
On va prendre une question parce que sinon je vais me faire vraiment virer et ça sera voilà. On on peut me virer, c'est pas grave, mais allez-y. Merci infiniment pour euh cette table ronde et ces échanges.
Et donc, je suis moi-même étudiante à sciences, donc c'est d'autant plus enrichissant et j'ai une question, on l'a un peu évoqué mais sur euh l'importance de la communication parce qu'en fait aujourd'hui, il y a justement des les jeunes en particulier puisque c'est le public que vous évoquez principalement, ils vont se tourner justement vers les médias et pour redonner goût à la politique qui est le thème de cette table ronde. comment donc aujourd'hui on fait par rapport au fait qu'il y a des personnes qui maîtrisent davantage ces codes et que ces personnes elles peuvent justement être affilié à des parties qui seraient plus d'extrême en tout cas qualifié ainsi. Donc quelle est l'importance de cette communication ?
Comment s'adresser à ces publics et que soit la parole ne soit pas prise uniquement par ceux qui maîtrisent ces codes de communication ? On se bat pas pour répondre si euh moi je voudrais faire euh un peu mon méakoupa, c'est-à-dire que à un moment donné, on se dit euh on va pas aller faire ça, on va pas se mettre en scène de cette manière, on va pas euh on a l'impression quelque part on s'abaisse un peu en faisant ça. Euh oui, sauf qu'il faut arrêter d'être naïf et se dire que probablement bien, il faut utiliser tous les outils dont tout le monde se sert actuellement.
Donc moi, je je j'avoue que je change d'avis. Je par exemple TikTok, je m'étais dit non, j'irai pas sur TikTok, je trouve ça n'importe quoi. Et et là, j'ai j'avoue que j'ai commencé à demander au collaborateurs de direes-moi comment ça marche, comment ça se passe.
Je pense qu'il faut que je le fasse parce que il faut aussi comme vous dites être présent partout sur tous les supports et avec des messages qui seront effectivement les nôtres. Alors question question d'une élève de sciences pour réponse du patron de sciences. Merci d'être là d'abord et de nous représenter aussi dignement avec vos camarades.
J'ai même vu un de mes élèves, je crois dans la dans la salle. Écoutez, il y a deux choses vraiment très rapidement. En effet, il y a le le fait d'être dans les sur ces sur ces plateformes, sur ces instruments, les utiliser, les voilà admettre qu'ils font partie de nos vies, c'est une chose.
Ensuite, il y a quand même les codes et le fait de ne pas participer nous-mêmes à la dégradation du débat. comme vous le savez puisque vous êtes mon étudiante, c'est aussi des réseaux qui peuvent se prêtent pas mal aux attaques à dominem, à la dégradation du débat public. Je pense qu'il y a quand même un un chemin pour utiliser ces instruments sans rentrer dans une tonalité qui est celle du clash ou de l'attaque personnelle qui dégrade quand même l'ensemble de la du du de voilà de de l'arène elle-même elle-même politique.
Et c'est là que je mettrai juste une frontière. Oui, moi je mettrai une frtière aussi de la communication qui masque le vide de la pensée. Euh c'est autre chose.
Un petit mot et après une voilà une seule question. Non, c'est fini. Alors, je suis désolée, on le monsieur il est pas content.
Bien joué. Ouais. Ouais, ça on peut pas.
Allons-y vite. Question courtte et réponse courtes. Alors, c'est simplement ça va dans le sens que vous venez de dire.
Moi je je vais rappeler quelque chose. L'Assemblée nationale, les députés autrefois avait deux sessions. Une de 90 jours qui commençait au mois d'octobre et une après de 80 jours.
Or, actuellement, il y a des députés qui regrettent de d'avoir 9 mois de de parce que ils n'en sont plus sur le terrain. Si vous voulez que les gens vous connaissent et connaissent et apprennent ce que ce que'est la politique et ce qui est le le sens public, et ben il faut revenir à la base. Voilà.
Et moi je vous invite les élus à revenir pour vous connaître, vous faire connaître et voir exactement ce que c'est que la vie quotidienne. Merci. Merci à vous.
Madame la députée a dit bravo. Donc on va arrêter là. Il y a pas de réponse.
C'est une réponse. On peut ouvrir le débat. On peut ouvrir le débat.
Voilà. On ouvre énormément de débats. Le problème c'est qu'il faut les terminer comme celui-ci.
Je vous remercie infiniment. Merci. Merci beaucoup pour ces échanges.
Et on va s'intéresser maintenant à la gouvernance. Comment gouverner autrement ? On renverse la table ou on s'adapte ? pour répondre à cette question que Mathilde Sirot va venir s'installer sur cette estrade.
Mathilde Sirot, rédactrice en chef du service politique au point avec ses invités. Voilà, elle se elle se présente tout de suite Mathilde Mathilde Sirot qui va voilà qui va animer cette table ronde rédactrice en chef du service politique au point et avec ces invités que vous allez donc nous présenter. Alors gouverner autrement, est-ce qu'il faut de la radicalité ou faire des compromis ?
Et bien c'est à vous. C'est à vous Mathilde. Je vous laisse vous installer et je vous laisse également appeler vos invités.
Alors
Marie-Agnès Poussier-Winsback