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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 18 mars 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Agnès Pannier-Runacher : "Le PS est en voie d'effacement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous les accords PS-LFI au 2e tour des municipales ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Olivier Faure tient-il un double discours sur les accords avec LFI ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ces accords auront-ils un impact sur la présidentielle 2027 ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi appeler à voter Dati à Paris ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le macronisme est-il mort ? Qui l'incarnera ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Agnès Pannier-RunacherFait
    « Le Parti socialiste est en voie d'effacement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Jean-François Aili et Jean-François Aili, votre invité c'est Agnès Panier Unaché, l'exministre et député ensemble pour la République. Bonjour Agnè Pagère Unaché. Jeançis c'est fait, les listes sont déposées.

Comment est-ce que vous qualifiez ce matin ces accords de de 2e tour des élections municipales passées dans les grandes villes entre le Parti socialiste et ses alliés et la France insoumise ? D'abord, je voudrais qu'on prenne un pas de recul sur les résultats de ces élections municipales. Plus de 90 % des communes ont euh depuis dimanche un maire et euh ces maires sont pour l'essentiel enfin pour près de 90 % d'ailleurs plus de 90 % des maires modérées.

Parce que ces dernières 48 heures, on a entendu essentiellement des commentateurs nous expliquer que le RN et les filles faisait des percés. C'est faux. Ce n'est pas la situation de la France aujourd'hui des Françaises et des Fran ce matin là-dessus avec ce message.

Bah c'est-à-dire que à force de se concentrer sur des situations spécifiques, on en oublie l'image globale et on reprend le narratif du Rassemblement national qui nous parle de conquête. On nous parle, on reprend le narratif de la France insoumise qui donne le sentiment d'avoir gagné cette élection. C'est faux.

Ils font 10 fois moins de voix en France que la gauche modérée. Vou dire quoi ? cumule les les voix de la France assoumise, c'est quoi 600 600000 voix à peu près par rapport à plus de 5 millions de voix pour la gauche modérée.

Donc il faut remettre ces chiffres en perspective. Maintenant, vous m'emmenez sur les accords du Parti socialiste avec la France insoumise. Ce sont des accords contre nature.

Je crois qu'aujourd'hui la crédibilité du Parti socialiste de ces instances nationales est totalement remise en cause. Olivier Fortit fait une ligne rouge des accords avec les filli. Le jour où il est en situation de pouvoir refuser ses accords, il les laisse passer.

C'est inacceptable. Moi, je viens euh de de ce camp initialement j'ai rejoint euh le bloc central précisément parce que je n'en pouvais plus euh de ces doubles discours, de ces doubles jeux. Et aujourd'hui, je crois que tous ceux qui euh pensent qu'il n'est pas possible de faire un accord avec la France insoumise parce que c'est l'extrême gauche, de même que nous pensons qu'il est pas possible de faire des accords avec l'extrême droite, doivent se parler, reconstituer une force politique ensemble.

C'est c'est ça la suite de ces élections municipales. Pour rebondir sur ce que vous dites Agnès Pagier Runaché, Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste, à vos yeux tient un double discours ? Bien sûr.

Oui. Euh Olivier Fort affirme qu'il ne peut pas avoir d'accord avec la France insoumise avant le premier tour et en 48 he laisse passer 14 accords entre le Parti socialiste et la France insoumise face à des listes qui n'ont rien à voir avec l'extrême droite. C'est-à-dire on peut même pas dire non mais c'est pour faire barrage à l'extrême droite.

C'est faux. Le seul endroit où il pourrait avoir un barrage à l'extrême droite qui est Marseille, Benoît Paillan a eu le courage et la dignité de ne pas faire précisément un accord avec la France insoumise et je pense que ces situations particulières, Benoît Paï, Emmanuel Grégoire, le premier adjoint de Johanna Roland, doivent être soulignés parce qu'il est possible effectivement de tenir tête à la France insoumise. Le Parti socialiste est tombé dans le piège tendu par la France insoumise.

Le Parti socialiste est en voie d'effacement. Vous dites quoi ? Ce sont des accords de la honte ce matin.

Oui. Oui. Je vous rappelle quand même que c'est un peu le même jus que le Front républicain que votre camp celui du président de la République d'Emmanuel Macron au fond a validé auquel il a participé en lors de les élections législatives hein pour faire barrage au Rassemblement national.

Vous êtes vous avez ouvert la porte à LFI à l'époque. Donc alors je vais être très clair. Lifi n'était pas en situation de gagner.

Premier acte. 2e acte, euh monsieur Mélenchon n'avait pas tenu des propos euh antisémites comme il les a tenu encore récemment. Et c'est un fin stratège politique, c'est-à-dire ce n'est pas le fait du hasard d'alimenter comme ça les polémiques.

C'est donc inacceptable. Et 3è chose c'était l'extrême droite qui était aux portes du pouvoir. Là nous avons des accords qui sont de l'époque ou là nous avons des accords qui sont faits entre des listes euh qui euh de gauche et d'extrême gauche pour faire barrage à qui ?

À des listes modérées, de droite modérée de centre modérés. C'est un peu inudible combat ce dont on est en train de parler, c'est de gens qui cherchent des postes et qui sont en train de déffacer le Parti socialiste. C'est un peu inaudible, pardonnez-moi, quand Gabriel Atal justement à l'époque hein fait barrage au RN, j'entends he ce que vous dites en se retirant sur 80 situations en laissant passer les filles et aujourd'hui dit "Ah, c'est un scandale, c'est un peu tout et sans contraire, pardonnez-moi." Absolument pas.

Absolument pas. encore une fois euh faire un accord à Nant entre une liste et lesf et une liste euh du Parti socialiste alors qu'en face c'est une liste centre droite et droite modérée. Centre et droite modérée.

Ça n'a pas de sens. Il n'y a aucun barrage républicain. Il n'y a aucun risque pour la démocratie.

Lorsque à Toulouse Toulouse le Parti socialiste rejoint la bannière de la France insoumise pour aller gagner peut-être quelques postes de plus alors que vous avez un maire républicain modéré depuis des années, on fait barrage à qui ? C'est quoi la menace ? La menace démocratique, elle n'existe pas.

Le maire sortant n'est pas un fasciste, hein. C'est ce que vous nous dites ce matin. Non, mais c'est c'est non seulement c'est surtout quelqu'un de droite modérée qui a son poste.

Alors, on peut critiquer sa gestion, on peut avoir des idées alternatives, ça c'est le débat démocratique, mais il n'y a absolument aucun risque extrême dans cette situation. Donc le Parti socialiste est en voie d'effacement. Il est tombé dans le piège de la France insoumise et vous savez comme moi que à chaque fois que la France insoumise gagne des voies, c'est le Rassemblement national qui gagne des voies.

Vous avez un système où la France insoumise fait monter le Rassemblement national. Donc c'est inacceptable. Et dans cette situation, il y a quelques dirigeants du Parti socialiste qui sont dignes.

Je pense à François Hollande, je pense à Jérôme Gch, je pense à Benoît Paillant, je pense à Emmanuel Grégoire et je pense surtout à place publique qui pour le coup a été très clair et a retiré tous ces candidats tous ces candidats des listes qui étaient qui faisaient l'objet d'un accord avec la France. de François Hollande qui laisse le maire de Tul accueillir DLFI sur sa liste pour le deè tour he quand même au passage hein. Ah je je pense que François Hollande n'est pas en situation d'empêcher le maire de Tul et il me semble qu'il a critiqué cette situation.

Mais Agnès Panier Runaché euh question. Est-ce que vous pensez que cette attitude du Parti socialiste aura un impact ? On va revenir sur les villes.

Un impact sur sur la présidentielle 202 avec ce que vous dites ce matin. Oui, je pense que c'est une erreur stratégique de la part d'Olivier Fort parce que aujourd'hui on sait qu'on ne peut plus faire confiance aux instances nationales du Parti socialiste. Aujourd'hui, on sait que une promesse, une ligne rouge qu'il a lui-même posé n'est pas respectée.

Olivier Fort qui sanctionne Catherine Trutman à Strasbourg. ce qui ce qui est invraisemblable, c'est-à-dire que on va jusqu'à sanctionner une candidate socialiste parce qu'elle fait un accord avec le centre. Mais de quoi parle-t-on ?

Donc je moi j'invite vraiment et et il y aura une clarification et une recomposition après ces élections municipales. Tous ceux qui aujourd'hui ne font aucun n'ont aucune ambiguïé vis-à-vis de l'extrême droite et de l'extrême gauche de Xavier Bertrand à Raphaël Gluxman doivent se parler parce que c'est sur cet arc- là que doit se jouer la suite de la recomposition politique face à l'extrême droite et face à l'extrême gauche à Paris Agnès Panunach vous appelez à voter Rachid Adati À Paris, la liste de Rachid Adati a désormais été fusionnée avec des personnalités du centre. Je pense à Marline Chapa, je pense à Florence Bertou.

Donc euh nous avons eu un un paysage politique entre une liste de droite et de centre modérés face à une liste de gauche modérée. D'ailleurs euh encore une fois Emmanuel Grégoire, lui a pris ses responsabilités et il prend un risque en n'acceptant pas d'accord avec madame Chikirou et monsieur Clément Bone qui refuse d'intégrer la liste de Rachid Adati. Qu'est-ce que ça raconte ? parce que vous avez un débat sur la ligne politique, mais lorsque vous êtes entre une liste qui est d'un côté centre et droite modérée, de l'autre côté gauche modérée, vous êtes dans un débat démocratique et vous avez le choix comme l'a fait Pierre Bournael d'en être ou de ne pas en être.

Ça c'est très respectable et moi je respecte les décisions de Pierre Riv Bournael et de Clément Bone comme je respecte celle de Marlène Chapa de rejoindre la liste de Rachidati. Donc malgré malgré ce départ enfin ce refus de Clément Bone, vous appelez à voter dat j'imagine ce matin. Moi je suis en soutien du centre donc j'appelle effectivement à ce que les personnalités de ma couleur politique puissent être élues à l'occasion de ces élections municipales.

Après, je vais être très clair. Moi, je ne vote pas, je ne vote pas à Paris, donc je ne suis pas directement concerné. Mais vous ne dites pas clairement, j'appelle à voter dat, vous ne le dites pas. vous c'est un peu flou en fait.

Non, c'est pas flou mais et simplement je le redis, vous avez d'un côté une liste de droite et de gauche et de droite et de centre modéré, de l'autre côté une liste de de gauche modérée. Donc les choix sont clairs, il faut évidemment que euh madame Chikirou fasse le score minimal pour envoyer aussi un signal à la à la gauche extrême. Il y a une gêne vis-à-vis de Dati parce que madame Sarah Knafo euh a appelé à voter pour la droite et et Sarah Knafo Sarah Cafo a retiré sa liste parce qu'elle savait pertinemment qu'elle ferait un score extrêmement faible au 2e tour parce qu'évidemment ces électeurs auraient fait un choix de vote utile.

Saraknafo est une bulle qui a été entretenue par un certain nombre de réseaux sociaux et de médias. Elle était annoncée devant Pierre Bournael et devant Sopia Chikirou. Elle arrive en 3e position et nous passons la soirée à savoir si elle est même qualifiée au 2e tour.

Donc remettons Sara Knafo là où elle appartient. C'est une candidate d'extrême droite. Sans surprise, comme toute candidate d'extrême droite face à la gauche, elle appelle à une alternance.

Ce n'est pas pour ça que la liste portée par madame Datti est une liste d'extrême droite. C'est invraisemblable de porter ce propos. J'entends vos convictions ce matin Agnès Panagier Runaché mais votre parti renaissance a quand même quelque peu disparu de ces élections municiptage pas du tout ce point de vue mis à part le scénario de Bordeaux hein euh avec le retrait et pardon mais dans mon territoire euh Aras Saintom Calé ce sont les grandes villes de ce territoire où le bloc central réalise des scores canons sont quand même 60% 75 % il faut arrê arrêter de tomber dans ce narratif.

Aujourd'hui, le bloc central détient, il y a une étude qui qui a été faite dans le détail par le magazine Le Monde qui montrait que arrivé en tête sur un peu plus de 3000 communes à plus de 500 reprises, le bloc central, là où les la droite était plutôt du côté de de 800 et un peu près les mêmes proportions pour pour la gauche face au bloc central. Donc il faut arrêter ce narratif de l'effacement du bloc central. C'est faux.

Ce n'est pas la réalité. La réalité de la France, c'est un vote modéré et les extrêmes essayent de nous faire croire qu'ils sont en en conquête dans cette même étude du monde. Seul 2 % des communes, 2 % des communes allées au Rassemblement national et moins de 0,5 % des communes à éléfi.

Donc remontons l'église au milieu du village. Et pourtant Agnè Panier Runaché, les conclusions risquent fort dimanche soir au soir du deuxème tour d'être une sorte de face à face désormé qui s'ouvre entre le Rassemblement national et la France insommise. Vous en êtes consciente quand même ?

Non, je je ne partage pas du tout ce point de vue. Ouais, au contraire. Ce qui est en train de montrer ce que ces élections municipales, c'est que précisément un Renaissance est en train de gagner son paris de l'installation.

On prédisait que nous n'aurions aucune ville. Il est assez possible et je le souhaite vivement que nous gagnons Bordeaux qui est une ville très importante et Ansy. Et par ailleurs, nous avons des positions qui sont en train de se renforcer même dans le Pas de Calé.

Des positions qui sont en train de se renforcer. nous avons plus d'élus que nous n'en avions en 2020, ce qui pour un parti jeune est un exercice difficile. Deuxièmement, la le Parti socialiste a perdu toute crédibilité dans l'arc républicain en s'alliant avec la France insoumise.

Ce qui veut dire aujourd'hui que le bloc central est en situation de rassemblée, comme je le disais, de Xavier Bertrand jusqu'à Raphaël Gluxman. C'est un boulevard pour Raphaël Gluxman. Vous dites ce matin ce qui se passe aujourd'hui au PS ?

Non, je crois qu'il faut il faut se parler encore une fois de la droite monérée à à la gauche responsable parce que Raphaël Gluxman ne pourra pas prospérer s'il ne tend pas la main aux autres modérés. Une élection c'est une addition et l'addition des voix elle se fait dans ce champ-là entre la droite modérée et la gauche responsable. Merci à vous Agnè Pan Runaché.

Merci. Merci Agnès Panier Runaché. Juste une petite précision parce que vous dites finalement le macronisme n'est pas mort mais après Emmanuel Macron là pour pour et en vue de la présidentielle qui va l'incarner alors ?

Ah mais ça ça sera maintenant que le jeu s'ouvre. Oui oui mais vous voyez non mais vous vous êtes bien impliqué et cetera. Vous connaissez tout ce monde politique qui peut l'incarner ?

Écoutez, moi aujourd'hui je suis renaissance donc je vais porter au sein de de mon parti euh la candidature euh qui qui aujourd'hui aucune candidature n'est complètement annoncée hein. Euh mais moi je travaille au sein de Renaissance à avoir la meilleure candidature possible. Gabriel Atal est positionné, on a d'autres personnalités fortes et derrière encore une fois nous avons besoin d'un rassemblement et ce rassemblement il doit se faire derrière la figure qui est le plus capable de l'emporter et ça se joue, je le répète de Xavier Bertrand jusqu'à Raphaël Gluxman ou Bernard.

Non et vous pouvez François Hollande n'a pas fait mystère du fait qu'il ne paquisait pas avec la France insoumise à lui aussi de nous tendre la main. Combien de listes partis socialistes ont refusé de discuter avec le bloc central par sectarisme ? Sans oublier Édouard Philippe hein quand même.

Mais bien sûr Édouard Philippe. Oui parce que quand vous avez parlé de Gabriel, vous n'avez pas parlé d'Edouard Philippe. Je me suis dit parce que il est horizon et que il vous aura pas échappé que je suis renaissance connaissance.

Bah voilà. Merci Agnès Panier Runaché. Allez, nous poursuivons dans un instant les débats.

Éric Revrevel, Ellisabeth Lévi et vous évidemment au 0826 300 sur les municipales. Est-ce que vous comprenez les désistements là à Paris, à Marseille, à Bordeaux avec le coup de théâtre d'hier. On vous l'a raconté tout à l'heure, on vous le fera vivre aussi d'ailleurs dimanche soir sur Sud Radio bien sûr.

Et ce que l'on va vous faire vivre aussi un l'un des points fondamentals de cette campagne, c'est Toulouse. Le grand débat entre Jean-Luc Moudin et François Picmal avec la dépêche du midi. Christine Brouillot de Sud Radio.

Ce sera ce soir sur Sud Radio à 18h30. La semaine dernière, nous avions fait le débat avec les quatre candidats. [musique] On pouvait pas mettre tout le monde évidemment, on avait donné la parole à tout le monde et il avait été très suivi.

Il sera encore très suivi ce soir à 18h30. Dans un instant donc on attend vos appels. 0826 300.

Yeah.