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interviewLe Média (sur YouTube)· 17 novembre 2020 73 min

LOI SÉCURITÉ, RETRAITES, UNIVERSITÉS : MORT DE L'ÉTAT SOCIAL, NAISSANCE DE L'ÉTAT POLICIER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pourquoi parlons nous de stratégie du choc législatives parce que les offensives s'enchaînent sous nos yeux ébahis samedi dernier subrepticement la droite sénatoriale a en quelque sorte ressusciter la réforme des retraites suspendu par le gouvernement à la faveur de la crise sanitaire elle s'est servie cette droite sénatoriale d'un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour en quelque sorte mettre le feu aux poudres le sénateur communiste pascal savoldelli sera avec nous sur le premier plateau de ce direct il nous en parlera et nous évoquerons aussi la pauvreté la grande pauvreté qui s'installe à l'occasion de la crise qu vide nous parlerons des pistes de solutions qui ne sont pas exploré que le gouvernement ne veut pas exploré nous parlerons aussi de numérisation de l'économie et de la peine stopper amazon avant qu'il ne soit trop tard auquel ce sénateur est associée mais nous aurons aussi un deuxième plateau notamment sur la fameuse proposition de loi sécurité globale avec la députée danielle obono de la france est soumise on rappelle qu'aujourd'hui c'était l'ouverture des débats à l'assemblée nationale cette proposition de loi est également journée de mobilisation jamais deux sans trois nous aurons un troisième plateau avec notre camarade julien terry et chantal keller universitaire mais de conférences en informatique à l'université de paris saclay au sujet du projet de loi sur la programmation de la recherche qui a également été aujourd'hui à l'agenda de l'assemblée nationale mais avant ce premier plateau petite pause souvenir il ya deux ans exactement le mouvement décidé jaunes et 6 en france un mouvement puissant populaire égalitariste porteur d' aspiration démocratique forte d'un mouvement massivement caricature et calomnié même par les médias dominants on regarde un extrait de reportage diffusé à l'occasion de l'an 1 de ce mouvement et qui reste d'actualité un reportage de lucas gautron et de béring semestre l'un de nos jeunes et pleins q justement plutôt participé diffusée le jour là voilà tous les samedis mais j'essaie d'être là au moins deux ou trois fois par mois que déjà pas mal on prend des photos de dodge et jaune qui vient l'eau les envois on les met en page dans le journal ayant est en recul de l'argent pour les personnes qui ont été victimes de la répression policière cinq exemplaires au coût de 20 centimes mais on le distribue à prix libre plein de dos c'est un projet artistique militants qui sert à lutter contre discours dominant sur les jeux et aussi à rendre hommage à la créativité mon jeu [Musique] parfois tu manifestes vous donner les infos sont à vue personnel vous dire que par exemple la tête d'atos a fait renvoyer son appartement et la minute d'après il va insister pour vous donner de l'argent afin de récupérer un bon gens là au final les gens sont très généreux ce premier numéro que vous achetez vous tapotez parfait bonheur d'idées de plein de dos est apparue mi janvier on a vu que sur les gilets jaunes y avait des messages je trouvais dommage que tout ça se soit pas mis ensemble qui est pas encore plus dont je ne suis pas je gisais je me lance je fais une galerie nationale de dodji des jeunes effectivement pour contrer ce que disaient les médias qui érigeait des faits isolés pour salir l'image de ce mouvement parce qu'en fait c'était ça on allait chercher un une parole sexistes une pas une parole raciste en gilet jaune qui avait dénoncé des réfugiés dans un camion mais c'est l'horreur en fait les médias prenait ça et ça servait à salir ce mouvement et c'est de la propagande qui m'a choqué dans les médias c'est quelles sont vos revendications c'est parce que vous voulez et cetera sauf que aussi qu'on va sur le terrain mais qu'on regardait en fait c'est notre vie là bas tout écrit là en fait retour sur le plateau avec le sénateur communiste pascal savoldelli bonsoir bonsoir alors vous êtes sénateur membre de la commission des finances et vous avez été témoin samedi dernier d'un coup de théâtre assez fou la droite sénatoriale comme on disait au début de cette émission a essayé de remettre au goût du jour la très controversée réforme des retraites qui avait occasionné ans on s'en rappelle un mouvement social énorme fin 2019 début 2020 et qui a été suspendu par le gouvernement au début du confinement est ce que peut nous raconter ce qui s'est passé au sénat ce week-end je vais vous raconter d'abord je vais enlever ce masque parce qu'on est à distance voilà on fait mais pourquoi je les gardais parce que je pense qu'il faut continuer à demander la prise en charge par la sécurité sociale justement de cette protection sanitaire voilà je dis ça ça va être vrai en plus pour les masques transparent vous avez vu qu'ils sont rentrés dans les écoles là pour les enfants ayant des difficultés il faut obtenir la prise en charge par la sécurité sociale voilà c'est ça un système de solidarité donc je voulais le dire est ce pour ça que les cards après oui on a alors là c'est un coup de force c'est un coup de force extrêmement violent chaud quand on arrive à la fin de la discussion on parle bien de la sécurité sociale c'est à dire en gros la santé les solidarités et la juste avant que ça se termine on oublie voilà amendements on pousse la retraite à 63 ans dès 2025 pour 43 annuités de cotisation des la génération 1965 là on est devant une situation où vous parliez tout à l'heure si je faisais bien écouté de choc législatif on est en train de quitter l'état de droit on est sur ce que j'appelle moi l'état un état de la demande d'un état de de la faveur on est en rupture voyez de valeur extrêmement unitaire du point de vue de ce qu'est la société française c'est samedi soir c'est l'insécurité sociale sterckx c'est extrêmement choquant parce que on parle de la sécurité sociale en pleine crise sanitaire social économie démocratique et là on crée un amendement d'insécurité sociale vous êtes dans la tranche d'âge considéré il y avait déjà assez soucis à se faire sur son avenir sur ces immédiate et mais aussi sur son avenir donc imaginez en ile de france on va d'ici décembre on nous annonce un million de chômeurs c'est un message qu'on avait besoin d'envoyer samedi soir de la part de la droite de la majorité pour les jeunes qu'est ce que vous leur dites ou l'ordi va falloir choisir étudier ou partir à la retraite donc c'est l'insécurité sociale c'est franchement j'ai été scandalisé et c'est un modèle qui existe parce que quand on commence à vous dire 63,6 pour aller plus loin donc c'est l'exemple de l'allemagne vous avez eu l'allemagne 65 67 69 pour 2040 et vous êtes dans un pays où ces salles horizon qu'on va proposer aux gens c'est à dire en gros des 65 ans pour réfléchir à quelle n'est bonne job je voulais vous allez vous allez travailler pour gagner 450 euros en moyenne parce que votre pension est tellement faible 17 % de pauvres les plus de 65 ans en allemagne ce timing pourquoi la même nom qu'est ce qui s'est passé dans la tête des sénateurs de droite moi ce que je pensais que je ne suis pas dans leur tête parce que les fréquentes chez pas si c'est le cas je les côtoie quoi sont des adversaires pour moi de ses adversaires d'idées avec tout le respect que je leur dois mes cd adversaire d'idées ça c'est clair je pense qu'il ya plusieurs choses d'abord il y avait une volonté d'exonérer le capital attendez on vit quand même quelque chose des phares ans on vous parlerai de faire une année de plus de travailler une année de plus à partir du moment où vous êtes né en 1965 pour 43 coty années de cotisation au moment où on vient d'injecter 460 milliards à l'aveuglé en termes de prêts de subventions d'exonération donc je pense que la droite à la retrouver ses petits c'est ce qui ce qui fonde ses valeurs c'est défendre le capital coûte que coûte et tongs de l'exonérer dont vous et on déporte le problème deuxième chose je pense qu'on est aussi dans une situation de blocage démocratique vous avez fait un reportage là sur les gilets jaunes mieux les nuits des nuits de bouille il ya plein de choses conquis qui sont en effervescence dans la société qui s'expriment convoi d'autres convois pas parce que c'est rentré mais qu'est ce qui se passe aussi ses gros on est à la fin d'un cycle de la représentation des institutions et une crise démocratique d'une ampleur terrible et le quinquennat fait maintenant en gros les écuries donc celle de droite pour revenir à elle mais c'est valable aussi pour les équipes de mâcon ont l'oeil rivé là dessus donc on va avoir peut-être dans les semaines les mois qui viennent des initiatives comme ça tout venant pour essayer de trouver des marqueurs voyez lié à l'échéance électorale de la présidentielle une simple piqûre de rappel un peu symbolique ou alors il ya vraiment des gens qui croient sérieusement qu'aujourd'hui on peut faire adopter un tel amendement par le sénat par l'assemblée nationale et faire revenir par la fenêtre une réforme contestée malgré le l'état d'urgence sanitaire malgré la situation économique ce qui peut paraître choquant pour vous comme pour moi mais pour la majorité des françaises et les français parce que je rappelle que quand même la majorité des français les françaises qui sont contre le projet de réforme initiés par le gouvernement qui avait d'ailleurs pas que l'odeur mais la saveur du projet qui avait porté fillon voyez les choses sont pas étrangères à la droite du point de vue de 7,7 cette réforme mais voilà on est on est dans un moment où comment vous dire il ya un choc là c'est à dire que pour vous dire est ce que les solidarités vont se faire par répartition et là on a la question de la retraite on pourrait parler aussi de la question de l'autonomie de la personne âgée on pourrait parler tous les sujets de la deûle de la naissance jusqu'à la fin de vie est-ce qu'on va vers une société où il ya une répartition on donne en fonction de ses moyens et on redistribue en fonction des besoins ou alors on a on va de plus en plus vers une société ce que j'appelle de capitalisation et ça c'est commerce et la collusion entre les droites parce qu'il ya des droites en france il ya pas qu une droite et puis il ya des idées de droite qui sont omniprésentes dans les orientations politiques de la majorité du président de la république macron parce que qu'est-ce qui nous faire peut-être on parlera peut-être d'autres d'autres sujets et b je vous le dis on n'est plus dans un état de droit on commence à rentrer dans un état de dates de de la faveur on vous accorde quelques jeux faudrait le demander bientôt va falloir payer pour travailler ce qui est déjà un peu le cas donc on est dans un état des plateformes moi j'appelle ça aussi on parlera beaucoup des plateformes mais quelles sont les forces politiques y sont opposés ou qui ont approuvé cet amendement un peu tombé du ciel en ce qui concerne le groupe communiste écologie citoyens républicains tout de suite il ya eu un côté stupeur je vous le dis sincèrement ya un gars de la stupeur au départ comme qu'est ce que ça vient faire là comme ça donc à votre compte les socialistes ont voté contre chez les verts j'ai senti qu'il y avait eu du flottement voilà parce que voilà il y avait sûrement des avis différents autour de l'idée c'est pas le monde se positionner sur ce sujet encore que bon faut quand même se positionner sur le sujet voilà et après il ya eu aussi des sénateurs de droite des sénatrices de droite ou du centre qu'on compte qu'on votait qu'on votait contre certains parce que je pense qu'ils ne sont pas d'accord sur la sueur y compris cette approche mais d'autres parce qu'ils pensent que c'est pas le moment donc il ya aussi des votes d'opportunisme voilà il ya des opportunités politiques voilà mais bon cc c'est extrêmement inquiétant parce que ce qui ce qui est vrai là avec cet amendement là va être vrai sur plainte au dessus j'ai plein d'autres sujets à venir cette initiative elle a de l'avenir où c'était juste un one shot un test politique demain que doivent posséder je vous disais le quinquennat parce que ce souk ce quinquennat fait que en gros c'est cinq ans avec trois ans en fin de compte vous avez la première année du président de la majorité puis vous à l'ena l'année d'avant de son renouvellement ou sa disparition sa disparition plan électoral évidemment donc on a trois années donc là ça y est c'est parti et par exemple au sénat vous avez un des nombreux candidats de la droite à la candidature à la présidentielle le président du groupe plr bono retailleau donc c'est pas étonnant que ce type d'initiative mais bon franchement cc c'est pas responsable et ça les honore pas franchement vous lis en ce moment on s'énerve plancher aussi sur la quatrième loi rectificative le quatrième projet de loi rectificatif des finances et a voté hier à plus de 2 heures du matin ok on s'imagine pourquoi mais ce que vous nous expliquer pourquoi on en est à la quatrième modification de la loi de finances 2020 on sonne on s'imagine mais c'est toujours bien de nom il ya plusieurs arguments il ya les arguments qui relève pas de 2,2 choix purement politique c'est évidemment avec la crise et l impact a eu au plan financier économique et social il n'est pas étonnant tout gouvernement quelle que soit la majorité aurait fait ce qu'on appelle une ddd loi rectificatif par rapport à ce qu'ils étaient votés précédemment ça c'est pas c'est pas l'idée de rectifier franchement quand il ya une telle situation vous avez connu comme le confinement les conséquences que ça a eu donc ça c'est pas sur le principe mais il y en a eu plusieurs plusieurs lois rectificatives elles sont unilatérales vous prenez la loi rectificative 1 2 3 et la cat qu'on vient de voter le sénat a voté positivement voyez bien que la droite a voté certes avec quelques amendements mais qui quand même tyran très à droite le projet qui venait de l'assemblée nationale a voté d'ailleurs le plfr 4 pour parler un peu avec des acronymes c'est pas terrible et pas toujours compréhensible mais cette loi rectificatif c'est que des éléments de constituer il n'y a pas de discontinuité avec la loi de finances initiale je ne donnais un exemple par exemple les oublier mais alors les damnés de la terre pour reprendre une chanson enfin connue c'est les plus pauvres et ceux qui rentrent pas dans le salariat cela ils ont été totalement j'irai pas ignorer mais pas pris en compte et pour 2 milliards vous avez eu deux milliards sur 20 milliards pour les plus pauvres c'est cinq fois moins qu'est-ce qui était donnée d'exonération entreprises quinze fois moins que le pge le prêt garanti donc ça c'est la première chose et ceux qui sortent du salariat alors là écoutez si vous n'êtes pas servir la semaine pas la peine d'y penser il n'existait pas n'existait pas c'est vrai de l'indépendance est vrai est celui qui est qui travaille dans une plate forme de travail comme des libéraux hubert etc c'est vrai qu'ensuite et dans le commerce etc on le voit avec le débat qu'on a là sur les plates formes via amazon etc qui fait l'objet évidemment essaie juste de beaucoup de d'analysé de riposte de résistance voilà c'est les oublier c'est les oublier là on est sur une situation et une situation je considère moi comme extrêmement graves puisque là on nous à vous rappeler on nous a dit la règle d'or faut pas dépenser les 3% déficits publics dépense publique là plus personne s'occupe de ça alors on peut se dire à situation exceptionnelle on casse les codes et ont fait autrement mais sauf qu'il se passe quelque chose donc on voit pas c'est que on nous parle pas d'une dette c'est la dette privée qui vous en parle qui en parle de rallier dans les hommes et les femmes politiques quel économiste en parle que de créer la future grosse crise vous avez raison aujourd'hui la dette privée on est sur une prévision d'anticipation de près de 2000 milliards et la façon dont organiser le pge ça va faire à peu près 160 365 milliards qui vont être injectés les marchés financiers les banques qui déjà tenait déjà beaucoup de décisions dès fois nos propres vies ils vont là avoir la mainmise sur les décisions à venir et donc on est là aujourd'hui dans un dans une crise systémique économique qui va nous amener à être au-dessus des repères qu'on avait en 2008 avec lehman brothers les crise des subprimes etc donc on a pu jouer enfin comment dire les différentes lois de finances rectificatives ont accéléré et accentué ce qui était déjà le cas hier et équipe qui nous faisait autant mal en gros les vainqueurs de cette crise sanitaire le monde de la finance et les banques qui ont accru leur emprise sur la société française sur l'économie française et c'est pour ça que je vous disais on est dans un état on est plus je considère que voilà on est plus dans un état de droit demandé poser la question au ministre le maire ou à aux ministres du soft je les fais moi qui ai d'autres l'ont fait qu'ils assument l'emprunt qui financent notre emprunt majoritairement c'est des capitaux étrangers quand vous dépendez de capitaux étrangers vous dépendez de ces investisseurs étrangers c'est eux qui décident en parlant des investisseurs étrangers en parlant de capitaux étrangers vous êtes je crois qu'on peut le dire un militant contre libéralisation de l'économie du viril isation d'économiser un peu quand même l'américanisation de l'économie en tout cas la prise en main d'économies par des sociétés cotées par une sorte de d'armature d'entreprise un peu particulière vous soutenez des initiatives des livreurs indépendants notamment et vous défendez un documentaire dont le titre est délivrée qui a été diffusé hier sur france 3 pays de la loire et qui est toujours disponible en replay sur france 3 peut aller le regarder après cette émission une entendu vous faire plaisir on leur fait un peu de pub en passant la bande annonce du documentaire c'est bien pour eux oui on sort ce conseil des livres où je suis arrivé en match où on a dû fermer kilomètres de gap discuter avec avec l'asie sera parmi les passes carbon entoure dans toutes les villes de france dans lesquels on a pu passer personne personne faisait jouer écouter ce qu'ils ont à dire on roule 55 cas par semaine sur la route on prend des risques énormes on n'a aucune protection sociale on n'a aucune protection sociale et c'est pas normal mais à partir du moment où tu te lèves le matin jusqu'au soir où tu vas te coucher tu penses toujours application travaillent à l'application travail statistique statistics statistiques ça tout fracasser la tête à ça nous fera qu'à sa tête j'ai tourné à 5 euros 93 dollars m'ont trahi en gagnera c'est juste pas possible en fait de mourir dans l'indifférence propre livre en orient c'est d'ailleurs une réunion et des vraies réponses est maintenant là le boycott sera levé mais pour l'instant le boycott continue ce que nous voulons c'est l'avenir de tous les repères certains mois où on en est venu à se poser la question soit en payent des forces classiques ou est-ce qu'on paye le loyer moralement j'arrive jacques higelin reebok moi j'ai pas envie d'une société dans dix ou quinze ans que l'ogaden il fasse trois ou quatre endroits qui travaillent 90 heures par semaine pour toucher 1200 balle c'est pour moi en tout cas c'est pas la société dans laquelle journée pourquoi vous gagnez mois p [Musique] savoldelli pour ceux qui ont compris la vidéo en cours pascal savoldelli sénateurs pcf du val de marne donc on a envie de regarder une bande annonce d'un documentaire qui s'appelle délivré qui est toujours disponible sur france 3 henri plaît et que nous incitons nous invitons à regarder donc pascal savoldelli vous battez contre des plateformes de livraison dont le modèle économique que se fonde sur l'absence de contrat de travail et la précarité donc des livres ou freestyle burris etc mais aussi contre amazon à travers l'appel stopper amazon avant qu'il ne soit trop tard que vous soutenez quel est le point commun entre ces deux combats sur le sentiment d'injustice j'espère qu'il est commun à quasiment tout le monde bon on est face à il faut appeler les choses par leur nom je pense faut faut dire il ya un capitalisme de plateforme qui est en train de se mettre en place voilà et et ce capitalisme de deux plateformes il faut y opposer une alternative parce que c'est un modèle c'est un modèle économique c'est un modèle de société c'est un modèle démocratique aussi ou non démocratique non mais je vous donne un exemple il est il est doté on a parlé beaucoup les états unis vous allez en californie vous regardez sur internet hubert lift ils ont fait ils ont ils se sont acheté la démocratie comme ils ont construit un référendum et ils se sont payés donc à terme c'est ça qui va se passer parce que qu'est ce qu'on fait là de fait du dernier de la d1 élections présidentielles aux états unis avait aussi un référendum est sûre la loi californie avait suivi enfin je pense voilà c'était mon rhume et ceux qui nous regardent n'ont pas d'accord mais pourquoi parce qu'il y avait une protection il y avait un statut les travailleurs des plateformes avaient un statut en qualif en et les plateformes voyant qu'ils avaient un statut ils ont fait organisés ils ont financé un référendum pour retourner l'opinion public et pour changer et casser les protections qui avait qu'avaient les livreurs qui avait été reconnu par la cour de cassation je veux dire voilà on est en face d'un modèle c'est d'ailleurs c'est pas un hasard si on a le président qu'on a aussi et pourquoi il est aussi près du point de vue de ses affinités personnelles mais aussi des affinités de d'abord de choix de société c'est cclat on va vers une un état plateforme vous avez entendu on en a fait la stagnation et cetera etc qu'est ce qui se passe on n'a plus de valeur qu est ce qu on a on fait quoi là regardez là on parlait tient de la loi de finances ou la loi de la sécurité sociale vous êtes livreur chez les plateformes que vous citez vous avez quoi comme aide là comment vous allez justifier que vous avez perdu une partie de vos revenus quand vous avez une caire une course à trois quatre ou même cinq euros vous allez justifier les 23 % de perte de cotisation ce que je veux vous dire c'est que là on est sur un c'est énorme oui mais c'est énorme je prépare ses sociétés disons s'étonnant du captif de plateformes pouvez aussi faire pression sur le gouvernement pour qu au moins leurs travailleurs puissent bénéficier des protections et des aides de l'état afin que le modèle soit ce truc nabeul quelque part dit l'ancien l'ancien premier ministre edouard philippe confie à monsieur foin une mission justement sur cette question des plateformes arrive le nouveau premier ministre qui confirme à ses responsabilités que ce point au sénat nous avons déposé un projet de loi sur un aménagement du statut vers le salariat la possibilité pour ses livres d'avoirs de bénéficier de rentrer dans le code du travail livres 7 d'avoir une statue reconnu avec une protection sociale et d'autre chose on fait ça le 4 juin le 5 juin la mission froid ce droit donné par le premier ministre à l'époque une autre mission le tiers à nouveau le tir statuts c'est à dire que c'est le cheval de troie c'est à dire ce que je veux vous dire je le dis un statut c'est ce qu'il sorte de concept qui vivent à empêcher justement le processus qui va vers le il ya plus de convention collective ça n'existe plus tout ça et là il ya un décret qui a été signé avant que la mission fois un rendre son travail pour dire que les plateformes peuvent élaborer des chartes c'est sympa ils vont élaborer des chartes avec l'avis de qui t'ont voyez on est dans une crise de démocratie aussi sociale mais aussi de démocratie avec qui fait du droit privé en gros créé par les plateformes et du droit social privé qui s'applique aux travailleurs des postes c'est à dire qu'on va on va organiser aujourd'hui c'est peut-être 80 à 100 mille personnes mais demain ça va être des millions de personnes on va les déshumaniser et on va aller les les subordonnés mais à un point inimaginable et on leur a menti on leur a volé une partie de leur vie leur liberté là on leur a dit vous allez est autonome indépendant ils sont subordonnés il décide de rien qui détermine la nature de la course le prix de la course des conditions de la course un indépendant qui se croyait un indépendant et qui fixe son prix il choisit son os et outils ils définissent à ses modalités de travail il a une certaine autonomie voiliers et donc et donc il ya ici un vin projet de société extrêmement important et on le voit avec amazon parce que qu'est ce que vous voulez quand même ces plateformes c'est quand même terrible mais ça fait quand même à chaque fois qu'un emploi amazonia 4,5 qui tombe et dans ce pays quand même je m'excuse mais le petit commerce c'est quoi ces 20 % du produit intérieur brut de la france ces 600 milles personne qui s'en occupe c'est un million quatre de salariés comprennent rien si on comprend bien le salariat classe c'est qu'il est attaqué par une envoie plus de travail de l'activité le docteur c'est qu'il est attaqué par des menottes forme comme comme des niveaux et c est finalement le petit commerce classique est attaqué par des plateformes comme amazon c'est à dire l'un dans l'autre ces deux types de modèles devenus du capitaine de plateformes détruisent les en fait la base même de l'activité historique en france c'est à dire les petits indépendants et des salariés oui là vous avez passé vraiment j'invite tout le monde à le regarder ce documentaire les délivrer mais je les ai rencontrés j'ai été à bordeaux j'ai été un ange du livre il travaille avec des restaurateurs avec des fleuristes avec des prothésistes avec mais faut voir ils sont inquiétés vous avez pas mal de restaurateurs de petits restaurateurs ils sont obligés de rentrer sous le monopole de ces plateformes pour la livraison des reports etc et alors là encore plus avec le avec le confinement et le problème c'est que c'est un mode de société c'est la surconsommation amazon mais ya pas qu amazon mais c'est la surconsommation ou faire taire le climat regardez on a parlé du climat l'artificialisation des sols à 3 face à tout ça le front social peut-il se réveiller on a vu aujourd'hui que des éboueurs de la ville de paris manifestaient on parle d'une possibilité de grève illimitée est ce que vous les soutenez ou bien on vous dit c'est pas le moment avec la crise sanitaire le confinement alors là franchement fort est d'une arrogance et d'une prétention pour dire à des gens qui lève la tête de leur dire c'est pas le moment ça m'est jamais arrivé dans mon engagement jamais c'est une question on peut avoir une opinion sur les formes de tel ou tel mouvement social mais d'abord on commence pas par taisez vous et rentrer dans leurs foyers oui je les soutiens mais il ya beaucoup de choses à soutenir après je vais je vais vous dire je pense que la question qui est posée pour des des hommes et des femmes comme moi qui sont attachés à des valeurs de justice sociale à des valeurs démocratiques mais il faut qu'on pose la question du changement politique pas seulement par le prisme des élections au moment des élections mais avant les élections est ce qu'il ya un changement politique possible et ça faut faire débattre tous pays là dessus qu'est-ce qu'il faut changer mais bien sûr que c'est le moment c'est le moment ou jamais d'ailleurs au jamais n'ont pas jamais parce que j'ai quelques décennies donc j'ai quelques décennies d'engagement militant social moi je pense que le combat pour changer la société pour plus de démocratie de justice sociale c'est je suis pas sûr qu'il ya un combat finit un jour ou l'autre c'est un combat qui dure moment charnière mais mais c'est sûr qu'il ya des avec locaux vides et la crise là on a des accélérations d'injustice d'inégalité à l'échelle de la france mais aussi à l'échelle à l'échelle internationale merci pascal savoldelli à bientôt sur le plateau du média et là nous passons la deuxième partie de notre émission consacrée à la proposition à ce que loi sécurité globale notre invité sera la députée insoumise danièle obono et le temps qu'on s'installe regardons des images la mobilisation d'aujourd'hui autour du palais bourbon sachant que quand on venait en studio ça chauffait toujours aux alentours justement de l'assemblée nationale on regarde la journée est historique aujourd'hui pourquoi non pas parce que c'est les deux ans et gilet jaune si un anniversaire à fêter ses vrais gens les gens qui se garent la journée historique pourquoi parce que disait souvent que la profession est difficile à rassembler éclaté et aujourd'hui on le voit que la profession est au rendez vous la profession de journaliste aujourd'hui se rassemblent ci nie toute une proposition de loi qui est fortement attentatoires aux libertés fondamentales liberté de la presse la liberté d'informer la liberté d'être informé et donc nous voulons peser pour preuve cette proposition de loi à l'état est en train de valider la thèse selon laquelle c'est à la police d'avoir peur de ça la police de se cacher c'est pas la conception que j'ai justement de la force publique et moi j'ai une conception plus ambitieuse de ce que doit être la police et je crois qu'il faut justement forcer les choses pour que la feuille notamment face au terrorisme n'a peur puisse changer de camp vous voyez également fait la démonstration ce pour se montre aujourd'hui à visage découvert est là aujourd'hui même un policier de police secours même un gendarme mobile devrait se cacher je crois que c'est une forme de désaveu de même de capitulation fait face à la menace et je crois que quand on travaille bien quand on travaille avec éthique avec moral avec nos logis on est pour l'asseoir en scène qu'on n'a rien contre les images et les conférences et de nez à nez on a eu la démonstration que justement les smartphones les capture d'image sur la voie publique étaient plus que nécessaires pour aider jeunes oui au public à comprendre ce qui se passe est sauté rate puisque malheureusement on ne peut pas compter sur nos institutions pour faire une bière sur ces tristes événements des nations c'est illégal avant même qu'elles le sont pas c'est parce qu'elle est contraire aux traités internationaux elle est contraire à la communauté internationale la cncdh institutions d'état a dit elle même que cette loi était manifestement disproportionnée et qu'elles ne permettaient pas de régler les attaches de fonctionnaires de police sans porté une atteinte manifestement disproportionnée à la liberté d'information vous avez toutes les associations de droits de l'homme les syndicats de journalistes toute l'association professionnelle de journalistes qui sont là et unis aujourd'hui pour que cette loi ne passe pas alors bonjour danièle obono vous étiez aujourd'hui au four et au moulin notamment de contre la fameuse proposition de loi sécurité globale dont nous avons déjà parlé aux médias plusieurs reprises on va en parler aujourd'hui alors je tiens à affirmer que nous sommes à un mètre cinquante de distancer pour c'est pour ça qu'on n'a pas de masque parce que effectivement nous respectons là l'addition situation sociale alors pourquoi la france insomnie s'oppose à cette fameuse proposition de loi sécurité globale qui marque un tournant quand même selon vous est selon nous mais expliquez nous vos arguments l a france insoumise mais également des dizaines et dizaines d'organisations de défense des droits humains ça va de la ligue des droits de l'homme au rapporteur et rapportrice de l'onu qui ont publié il y a quelques jours un avis très critique sur sur cette loi c'est vrai que on a beaucoup parlé on va peut-être beaucoup parlé de l'article 24 notamment de la loi qui concerne la diffusion de vidéos d'image de policiers mais pour nous c'est une opposition effectivement à l'ensemble de cette loi parce que ça ça constitue en fait un point de thé pas de non retour mais en tout cas une sorte de continuum sécuritaire de la macro ni en sachant qu'il y a lundi d'ailleurs avant de commencer la lecture de l'examen de cette loi le l'assemblée a voté la prorogation de la loi s'ils te sur la sécurité intérieure c'est la fameuse loi si vous en rappelez il y a il y a deux ans qui avait inscrit dans le droit commun des mesures de l'état d'urgence anti terroriste et vous savez qu'il ya l'état d'urgence sanitaire qui octroie au gouvernement des pouvoirs exorbitants et notamment en matière de restriction des libertés et donc on a en fait l'accumulation depuis trois ans d'une série de lois extrêmement liberticide qui sont toujours justifiée pour tel ou tel motif mais qui de coûts deviennent devienne pérenne et c'est vrai que cette loi de sécurité intérieure qui mélange plein de choses ça va de la police municipale à la lutte anti-terroriste qu'on passant par le soi-disant maintien de l'ordre constitue un peu à ce moment on va dire on espère on le craint l'apogée de cette escalade sécuritaire qui remet en cause l'état de droit qui privatise et qui mène à une privatisation de de la police est en fait qui est en fait je pense une réponse du pouvoir à à sa stratégie économique et politique et à son manque de stratégie sanitaire et donc c'est c'est le sécuritaire qui l'emportent alors en fait en plus ça fait deux ans pile poil après le début du mouvement des gilets jaunes est ce que c'est un sens politique pour vous je sais pas si c'était le sens recherché mais c'est vrai que symboliquement que l'examen de cette loi commence là aujourd'hui deux ans après le mouvement des gilet jaune c'est un peu ses emblématiques effectivement deux sets de ce régime qui s'est révélée je pense notamment au moment de la dite affaire benalla qui avait été aussi est révélé à travers la diffusion d'une vidéo et puis voilà du journaliste et à boisse et et oui ce mouvement des filets jaunes où je pense beaucoup de gens font de français et françaises de citoyens et citoyennes de ce pays se sont rendus compte de la violence du régime du pouvoir des dizaines de personnes mutilées à vider des centaines de personnes en qui on eu de la prison faire donc on a eu une instrumentalisation de la police et de la justice contre cette contestation populaire sociale avec des revendications légitimes mais que le pouvoir était en refuser d'entendre et a refusé d'entendre et donc effectivement c'est on va dire je ne sais pas si on peut dire la boucle est bouclée mais en tout cas le verrouillage est effectivement en place est en marche et en est en accélération parce qu'un important à signaler c'est que cette contestation des idées jaune qui était réprimée de manière assez féroce a été très très documenté demain dans les livres d'histoire il y aura assez de matière puisque en fait c'est une contestation qui étaient filmées sont des outrages qui ont été filmés et quelque part cette loi vous dit vous les citoyens vous ne pouvez plus filmer et honnir finalement mettre la honte sur les policiers qui font mal leur travail en revanche vous serez film est tout le temps et partout par des drones donc c'est une forme de déséquilibre entre citoyens et policiers et citoyens et meta donc entre les citoyens et acquis qui s'instaure en tout cas c'est comme ça que nous on le voit médias je sais pas si vous voyez comme ça ils sortent de rénégociation de l' équilibre entre les citoyens et l'état mais en défaveur des citoyens c'est carrément une bascule dans un état de plus en plus autoritaire parce que effectivement c'est important de le pointer ce qui a dans cette loi c'est la généralisation de la surveillance de masse c'est la reconnaissance faciale ce sont des drones c'est donc la remise en cause du droit de manifester du droit à la vie privée ce que pointe notamment le rapport de l'onu sur ce sujet là les caméras mobiles et y compris des prérogatives de 2,2 du service public de police qui sont délégué à la sécurité privée puisqu'il ya la volonté de développer la sécurité privée est effectivement en fait ce qui était intéressant dans le débat en commission c'est que les rapporteurs lrm expliqué que en fait il répondait aux demandes des syndicats de policiers donc en fait vous avez des parlementaires qui ne font pas leur travail qui est le travail qui est de contrôler et d'équilibré est justement d'être dans cet équilibre des pouvoirs un contre-pouvoir par rapport à l'exécutif donc vous avez une majorité qui se met au service de l'exécutif qui se met hors service d'une corporation du pouvoir il s'est dit il n'est pas et pas n'importe laquelle et donc oui il n'ya plus il n'y a plus d'équilibré des pouvoirs des liens total déséquilibre effectivement parce que le fait de remettre en cause la possibilité des citoyens et citoyennes pas simplement des journalistes parce que c'est un droit fondamental que de pouvoir filmer de pouvoir contrôler l'action de tous les agents publics mais en particulier ceux qui ont un certain nombre de prérogatives notamment celui de l'exercer de la force et donc voilà ce que ce que puisque expliqué le rapporteur fauvergue c'était qu'il s'agisse ricky et qui a un ancien policier qui explique en fait il s'agissait d'être en guerre guerre des images est donc vraiment il ya cette mentalité là d'une guerre en fait contre le peuple il n'est guère contre la démocratie centre social guerre contre le peuple est guère aussi contre les quartiers on peut dire parce que finalement comme on l'a vu avec les images de cédric souvient qui en fait ces derniers temps on a vraiment vu la documenter les violences contre les citoyens des quartiers même pendant le confinement le premier confinement est ce que les finalement c'est pas une sorte d'autorisation de droits ouverts aux violences policières dans les quartiers populaires ce qui est sûr c'est que on a un gouvernement et une majorité qui a toujours d'ailleurs nié l'existence de ces de ces violences et qui même face aux évidences des vidéos à continuer à les aléas à laigné vous avez un président de la république dit on ne peut pas parler de violences policières qui empêche même ne serait-ce que l'expression le débat là dessus par qui et qui d'ailleurs explique au journaliste qui doivent écrire ou pas écrire en france comme à l'étranger mais je pense que oui bien sûr qu'il y a un problème fondamental d'abord de violences policières mais aussi le fait de de le reconnaître même avec des preuves alors vous imaginez sans vidéo il n'y aurait jamais eu d'affaires bien mais là il n'y aurait jamais eu de remise en cause de la version policière dans la sphère de madame geneviève le guet il n'y aurait jamais eu justement tout c'est toute cette foule cette affaire c'est vrai que je joue bien et je pense que plus généralement ces violences là qu'ils se sont exercés pendant des années dans les quartiers populaires contre la jeunesse des quartiers populaires mais dont on a vu dans le mouvement des gilets jaunes c'est sa généralisation et ca et c'est important d'expliquer ça parce que beaucoup de gens vont se dire et souvent l'argument qu'ils utilisaient si vous n'avez rien à vous reprocher il n'y a pas de raison et c est le problème c'est que ce qu'on commence à autoriser contre les jeunes de quartiers populaires on l'a ensuite exercé contre des filets jaunes et on va ensuite l'exercer sur l'ensemble de la population donc c'est pas juste un cas une question d'une partie de la population c'est justement l' escalade sécuritaire ça veut dire que tous et toutes sommes concernés directement par ce cette remise en cause de droits et libertés de ce qui fonde encore une fois l'état de droit ce que la démocratie c'est pas juste des mots c'est pas juste des cérémonies c'est la réalité de l'exercice de droits et libertés et ça s'est gravement aujourd'hui remise en cause la majorité ma chronique et l uni autour de cette proposition de loi est ce qu'on peut espérer qu'il y aura des failles au sein de la majorité et peut-être des désaccords à droite écoutez il n'y a peut-être quelques voix qui qui vont ergoter ici lâche qu'il faut lui faut le dire ça a été d'ailleurs entendu je pense cependant la commmission quelques députés du modem notamment qui objectait tel ou tel de l'aspect mais aujourd'hui vous avez une majorité qui est aussi en roue libre c'est à dire que avec le vote par exemple de la prorogation de l'état d'urgence sanitaire qui a comme qui a quand même accepté que pendant six mois en fait l'exécutif et les pleins pouvoirs donc ils ont ils se sont levés ils ont applaudi ils ont trouvé ça très bien donc en fête aujourd'hui même ceux qui ont des scrupules où iront ils iront à la piscine ou faire autre chose plutôt que de voter la loi mais malheureusement ils ont la majorité pour pour le faire et je pense que ça traduit justement en plus une crise une vraie crise institutionnelle parlementaire démocratique de voir ce qui devrait représenter quand même le le l'essence même du parlementaire c'est-à-dire de contrôler encore une fois le pouvoir exécutif l'essai laisser les mains libres à ce type d'escaladé malheureusement je n'ai pas beaucoup d'espoirs qu'il y ait une fronde au sein de la majorité macro nist j'espère qu'il va y avoir et continuer à voir des mobilisations sociales parce qu'encore une fois il n'ya que ce rapport de force là qui permet de de mettre un mettre des grains un peu dans la mécanique infernale de la macro ni et qui permet ensuite dans l'assemblée quand nous nous portons une opposition et des propositions alternatives que ça ait un écho et que ça ait un impact quelque part on a l'impression que le mouvement social est pris en traître parce qu'effectivement c'est extrêmement difficile de se mobiliser dans la rue avec l'atrix sanitaires et le gouvernement s'en fiche en profite avance une oie après l'autre notamment la loi de programmation de la recherche aussi certains observateurs estiment qu elle criminalise notamment le militantisme étudiant est ce qu'il n'ya pas une sorte de volonté opportuniste de se dire bah tiens vu que ils peuvent pas trop se mobiliser dans la rue profitons-en ah oui bien sûr je pense que c'est un pouvoir qui est dans une stratégie de terre brûlée quoi en gros tant qu'à faire poussons jusqu'au bout la logique là ils sont ils sont très en très encouragé notamment par la droite lr et l'extrême droite qui fait plein d'amendements pour aller en fait au bout au bout de leur logique et donc c'est en plus une stratégie électorale parce qu'on est quand même là dans le déploiement de la stratégie est dictée par emmanuel macron qui souhaite avoir marine le pen en face à l'objection présidentielle et donc du coup qui alimente on va dire le débat politique de toutes les problématiques qui à qui donne de l'importance aux théories de l'extrême droite et donc voilà tout le l'escalette sécuritaire c'est ça tient de ça et donc voilà il passe en force mais je pense qu'il ya aussi une forme d'inconscience et de ne pas se rendre compte je crois c'est vrai qu'on a le sentiment avec le confinement avec l'angoissé avec le risque terroriste le risque sanitaire que on est un peu paralysé sidéré mais je crois que derrière il ya aussi une énorme colère il ya aussi un énorme ras-le-bol et à force de pousser à un moment donné ça va casser etc c'est aussi un risque parce qu'on est dans une situation quand même de grandes angoisses et de difficultés sociales mais mais je pense que emmanuel macron et sa majorité aurait tort de croire que un peuple de la révolution de contestation sociale et fait n'importe quel peuple aujourd'hui dans le monde peut accepter longtemps une telle répression de ses droits et de ses libertés et et moi je joue je crois qu'aujourd'hui il y a à un désaveu très très fort dans la population de ce que fait ce gouvernement mais en tout cas malgré tout aujourd'hui dans la rue à l'occasion du début des débats sur cette proposition de loi c'est que le taux global il ya des gens dans la rue la rue s'est réveillée c'est peut-être un indice c'est un espoir et je pense que il y a vous parliez plutôt de deux des attaques sur les retraites on est quand même il ya encore quelques mois un des plus grand mouvement social qu'il y ait eu je pense qu'il ya des secteurs aujourd'hui qui sont mobilisés comme dans le petit commerce justement face à l'injustice absolue des profiteurs de crise à qui on offre sur un plat les a emportés en fait des parts de marché pendant que sont en train de 2,2 de mourir carrément est donc une colère dans des secteurs voilà qui était peu mobilisés et je pense que voilà c'est ce sentiment à la fois d'injustice est aussi le sentiment mais en fait on n'a plus rien à perdre parce que on est au bout du rouleau je crois qu'il est important justement de l'organiser dans une force de mobilisation sociale est en tout cas c'est un c'est à ça que nous nous voulons travailler dans les débats à l'assemblée nationale pour appeler à une mobilisation à une auto organisation et pour remettre en cause cet ordre absolument injuste et liberticide qui se met en place et je crois qu'en fait il ya il ya il ya sous le sous le confinement sous les saouler sous la contrainte beaucoup de 2 juste colère et qu' il n'en a pas fini avec des gilets jaunes des robes noires des blouses blanches qui ont beaucoup des stylos rouges qui ont qui ont beaucoup de raisons en fait de continuer à se mobiliser de continuer à résister alors au rouleau compresseur une dernière question est-ce que d'intuition venez pas l'impression que ce qui se joue c'est quand même la disparition ou alors le rétrécissement mais un rétrécissement radicale de la classe moyenne la classe moyenne qui finalement a été est le fondement de la démocratie française est ce que l'adq la semaine le pot vide la crise de kobe ne va pas tuer notre classe moyenne et donc précarisés appauvrir ceux qui pouvaient encore se lever lever la tête les ouvriers les petites comme un enfant etc les forces vives comme on pourrait dire est-ce qu'il ya pas quelque chose comme ça qui se joue comme il ya beaucoup de choses qui joue d'abord je pense que la précarisation de beaucoup de secteurs de la société alors la classe moyenne se dépense qu'on ce dont on parle si on parle d employer des salariés brice est très sage du coup on va dire effectivement il ya eu de leur travail voilà et il ya une précarisation qui s'est accentuée mais elle a commencé depuis un certain nombre d'années parce que le processus des politiques néolibérales c'est justement vous parliez des des travailleurs et résumé risée c'est de remettre en cause voilà tous les fondements du droit social et de l'économie qui permettait d'avoir cette ce cette élévation économique et sociale d'un certain nombre de cas thériault la population et ça ça c est effectivement accéléré et d'une certaine manière locaux vides c'est un peu le la dernière touche qui permet le gouvernement pense pouvoir du coup justicier toutes les la remise en cause et donc donc oui je pense qu'on est dans un moment comme cela et je pense que ça réveille du coup aussi une prise de conscience de classe du fait que quand on a que son son labeur pour pour survivre ben on se rend compte que à un moment donné peut-être qu'on a intérêt à s'organiser avec d'autres dans la même condition que ce soit indépendamment de sa couleur de peau sa religion et c'est parce que en fait on a des on a des conditions similaires et on a des intérêts similaires fasse encore une fois à des gens qui malgré la crise voilà s'en mettre plein les poches et se continue à être privilégié par le système donc je crois que c'est effectivement un moment où il peut y avoir aussi un réveil des conscience sociale et il faut que ça se traduise justement par par une mobilisation et notre organisation et puis une remise en cause du fonctionnement actuel quoi merci daniel on va vous laisser aller contre votre travail que parce que vous avez interrompu au travail à l'assemblée nationale dans cette période particulière pour venir nous voir et vous adresser donc au public du média aux socios donateurs et à tous ceux qui régale de médias merci beaucoup c'est la fin de la deuxième partie de ce spécial d'intérêt public en direct on passe à la troisième partie consacrée au projet de loi sur la programmation de la recherche qui est lui aussi assez préoccupant pour les libertés publiques j'accueillerai sur ce plateau julien déry notre historien maison ensemble on parlera de ses des enjeux de cette loi avec chantal keller universitaire mais de conférences en informatique à l'université de paris saclay mobilisés aujourd'hui avec de nombreux chercheurs et enseignants-chercheurs ne regarde d'abord des images de la manifestation de protestation contre ce projet de loi qui a eu lieu cet après-midi devant la sorbonne c'est une réforme qui ont arrêté ne donne aucun moyen supplémentaire l'hiver cité ne prévoit pas la création on a des effectifs d'étudiants qui ont explosé parce qu'il ya eu de très nombreux bacheliers et on n'a pas personnage misrati pour gérer ça on n'a pas d'enseignants on n'a pas titulaire et on a de plus en plus de contractuels sont extrêmement précaires universités se sont eux cas sur une énorme partie de l'enseignement dans nos universités attaché aux libertés publiques la liberté de manifestation que tout accable son brodeur refusons la pénalisation de l'occupation l'offensive vertu de la loi ne doit pas et ne peut pas peindre le preneur soit comme ça en catimini pendant les acteurs majeurs sera pour moi liberty city vont en avoir fini avec cette loi c'est du coup de vent de criminaliser une jeune étudiante mais aussi du coup l'ensemble de la communauté universitaire 10 mobiliserait du tout dans l'université non ça irait du coup tu sembles amendes à trois ans de prison ferme pour les personnes du goût qui selon du coup le gouvernement troublerait le débat public à l'université que ce soit du coup vient rassemblement devant une administration qui voteraient du coup une baisse des budgets pour l'université comme du coup une occupation d'une shacklock comme ce qu'on a pu voir ces derniers temps poupe la sélection à l'université se fera et enfin aminatou parce que c'est du coup mené en fait la jeunesse que de l'appliquer cette mode on pourra plus du coup bas s'exprimer dans un lieu qui l'université on sait être que pour sa part dans le climat social on s'y attendait un peu avec la sécurité globale et direct qui laisse du coup réprimées en fait c'est qu'ils vous restent mobilisés mais en fait on n'a vraiment pas une loi qui est du coup criminalise complètement en fait les médias sociaux alors retour sur le plateau pour cette discussion cette troisième partie de l'émission je vais faire un peu pots de fleurs parce que julien maîtrise beaucoup mieux le sujet comme moi mais j'ai quand même posé une question à notre invité en quoi cette voie de programmation de la recherche ces différentes des doigts sur l'enseignement supérieur et la recherche qui ont précédé qu'est ce qui bouge la recherche elle va encore plus loin dans l'idée de transformer une université publique en une entreprise qui doit être rentable où on doit manager des équipes et où les usagers c'est à dire les étudiants essentiellement son sont là pour pour avoir quelque chose à la fin et un retour sur investissement c'est des clients voilà alors l'objectif annoncé de la loi au départ c'était une loi budgétaire pour la recherche qui était censée financer massivement la recherche dans l'idée d'avoir en france une recherche qui soit compétitif sur le plan international innovante et qui attire les meilleurs scientifiques aux métiers de la recherche et de l'enseignement supérieur en pratique non seulement à notre avis de cet objectif ne sera pas réalisée avec ce projet de loi mais en plus ça pose pas mal de problèmes sociaux sur les libertés comme on vient de voir dans le reportage alors déjà le financement annoncé comme étant un énorme financement est en fait pas si grand que ça il est étalé sur dix ans avec très peu au début est donc finalement il engage assez peu le gouvernement actuel et si on tient compte de l'inflation au final au bout des dix ans il n'y a pas eu cet investissement massif qui nous est promis à l'essai en dix ans qui va jusqu'en 2030 qui définirait un budget jusqu'en 2030 sans aucune visibilité une série de facteurs sur les rentrées fiscales ont commencé c'est très très étrange voilà en fait ça ça n'engage quasiment pas le gouvernement actuel et puis je pense que l'argent au bout des dix ans c'est rien ne nous garantit qu'on en verra effectivement la couleur en tout cas dès maintenant en fin dé la la la la la mise en oeuvre de cette loi si vous occupez votre université comme beaucoup d'étudiants enfin en tout cas nous on l'a fait pendant qu'on est étudiant ben vous risquez de vous retrouver en prison julien oui le de ce point de vue là il ya une avancée dans le sens de l'état policier on voit à nouveau se bat se développer les effets sécuritaire de plus en plus forte de de ce gouvernement qui - il est légitime finalement sur le son se se développe et devient de plus en plus policier de plus en plus répressif avec la fille de l'eau thermale qui a succédé le kacm qui fait tous les jours d'été des déclarations de plus en plus délirantes sur des comportements qui doit être régulée gains sans quoi ça peut te tuer je ne vous comportez pas de manière républicaine ça peut tuer eh bien on en trouve aussi dans une loi universitaire ou demande vraiment ce que ça vient faire là un élément on voit plutôt très bien parce que c'est la caractéristique de tous les régimes autoritaires de toutes les dictatures que de se méfier énormément les étudiants de ces populations de jeunes qui par définition sont un peu remué landes en plus quand ce sont des jeunes qui prétendent apprendre des choses est exercée contre on apprend des choses et exercer leur esprit critique c'est d'autant plus dangereux pour un pouvoir quand manifestement il a besoin qu'on pense très peu et conçois pas qu'on soit pas en mesure de réfléchir un petit peu à la portée de ce qu'on apprend à la manière dont on est fait aux fins ultimes aussi de ce que c'est que l'apprentissage à l'université c'est quand même très longue tradition notamment en europe que l'enseignement dans les universités et cultivé j'allais le dire pour lui-même et saharien négatif bien au contraire ça donne ce qu'on appelle aussi la recherche fondamentale c'est la qualif ont lieu vraiment les innovations c'est là vraiment qu'ont lieu les avancées aussi bien en sciences dures que pour ce qui est des de la connaissance du monde socialement en terme même d' efficacité pratique la lutte en fait contre la recherche fondamentale qui a qui a lieu depuis un certain nombre d'années passées au gouvernement ça fait que par exemple quand on est en face du coup on a un virus place et pas la france qui a des solutions on se retrouve démuni et bien sûr c'est pas tant une lutte que des désinvestissements total c'est à dire que c'est du court termisme comme l'ensemble du niveau du néolibéralisme le voeu pour tous les secteurs de la société on pense en terme de deux courts termes de retour sur investissement très rapide et des faits affiché que l'on évalue selon des procédures très codifié qui sont liées au marketing qui sont liées aussi au management mais qui en fait n'ont rien à voir avec ce qui se fait vraiment avec les réalités de ce qui se fait dans les universités je pense que c'est quelque chose d'important cet aspect là c'est effectivement on est dans une logique court termiste déjà sur le financement de la recherche qui est proposée par cette loi et qui en fait remonte à une quinzaine d'années qui un financement par projet c'est à dire que maintenant les chercheurs ne n'ont plus les moyens d'effectuer leurs recherches directement par des critiques récurrentes qui serait de nouveau laboratoire mais ils doivent eux-mêmes monter des projets qui vont durer après 4-5 ans pour pour financer leurs recherches souligné que ce montage de projets devient l'essentiel de l'activité des enseignants chercheurs songez bien que l'agencé sana de la recherche qui a été créée justement pour remplacer les financement récurrent de manière en fait à conditionner à précariser en fait le financement des projets des chercheurs ne n'accepte que 15 % des projets qui lui sont proposés ça veut dire que 85% des projets qui sont montés à longueur de temps par les enseignants chercheurs qui doivent définir les financements et pas seulement on s'explique et scientifiquement qui doivent essayer d'être libellées plus conforme possible à ce qu'ils imaginent des attentes de ceux qui vont juger qui sont pas toujours d'ailleurs en dernier recours des enseignants chercheurs tout ce temps 85 % des projets qui sont présentés passe à la poubelle c'est une déperdition phénoménal mais tout à fait et puis c'est quand même un petit peu absurde que l'état qui nous emploient ne nous donne pas les moyens d'exercer notre métier que finalement on passe pas notre temps à effectuer notre recherche mis à chercher des financements et pourquoi pas pour finalement des projets qui sont à court terme alors que pour faire une recherche innovante comme comme le prétend vouloir le faire le gouvernement il faut pouvoir faire une recherche sur le long terme pouvoir prendre des risques faire de la recherche fondamentale et c'est pas avec cette politique de projets qu'on peut faire ça c'est tout à fait contraire à la logique interne du développement du savoir et à la logique du développement de la science que que cette approche néo libérale qui caractérise la loi actuelle mais de ce point de vue là et encore une fois emmanuel macron met en oeuvre son programme c'est la révolution néolibérale qu'il a promises et vous avez fait allusion d'ailleurs au fait que ça fait une quinzaine d'années en fait que tout ça étant en cours en réalité dans ce domaine comme dans les autres on en est à démantèlement final comme point d'aboutissement d'une politique qui a été lancée en gros sous nicolas sarkozy et d'ailleurs j'en veux pour preuve que thierry coulomb qui vient d'être nommé à la tête du haut conseil de l'évaluation de la recherche le hcr est une instance qui va prendre de plus en plus de pouvoir et qu'il va dire qu'il ya de l'argent et qui n'en n'a pas fonction de critères qui sont politiques politique à lyon ni sera managériaux thierry koulou a été conseillé de valérie pécresse qui a lancé la lru là dont l'objectif final était finalement quelque chose comme la lpp r sachant que c'était les rues bien entendu a été reprise est poursuivi dans son esprit par les le ballon socialiste le gouvernement hollande le gouvernant landes dont on nous dit qu'ils étaient socialistes alors sont accrus quelles sont les prochaines étapes de vos combats parce qu'effectivement il y aura un combat parlementaire on peut imaginer que les députés où les sénateurs qui vont soutenir le monde l'enseignement sont minoritaires est-ce qu'il ya encore aujourd'hui des manières des leviers que les enseignants et les étudiants ont pour se faire entendre en plein confinement ont plein de tricks sanitaires c'est une question qui n'est pas facile effectivement parce que nous on est mobilisée depuis un an contre ce projet de loi et c'est vraiment la quasi totalité du monde universitaire qui est contre ce projet de loi est donc on ice j'aime pas s'il ya un rejet massif et de tout le monde toutes tendances confondues à l'humiliation droite gauche bailat les clivages traditionnels du monde universitaire je regardais tout à l'heure les 46 section disciplinaire du cnrs toutes les scènes assez divisés en matière se sont opposés et malgré ça ça passe et donc et non seulement ça passe mais en plus avec cet amendement qui va empêcher toute forme de contestation dans les universités qui valent à réprimer très lourdement ce qui fait que je il ya vraiment plus beaucoup de moyens pour se faire entendre il n'y a plus beaucoup d'espoir d'aller contre ce projet de loi aujourd'hui il vient d'être signée l'assemblée il ya de fortes chances qu'ils soient également signé au sénat malgré tout on continue continue à faire des assemblées générales des motions à faire des cures militants pour expliquer aux étudiants pourquoi on est contre ce projet de loi quel est notre vision de l'université et je pense que c'est important de continuer à faire ça pour espérer un jour inverser cette tendance en tout cas quand on entend dans l'impression que finalement il faut continuer le combat dans les dans les amphis dans les salles de cours et de t d mais il faut aussi continuer le combat dans la rue et un moment donné se dire que la seule manière d'arriver à vaincre ce projet qui finalement est très cohérent quand on parle de cette lppr quand on parle de de la loi sécurité globale ou alors de ce qui s'est passé de complètement affolant au sénat ce week end assez de changer de gouvernement et de changer de régime peut être c'est à dire aller vers une république des citoyens changer de président et changer les institutions quelque part on se dit finalement 2022 arrive et c'est une partie de la clé il faut pas se mentir qu'est ce que vous en pensez bah c'est sûr que le gouvernement actuel lui il va pas s'arrêter là je dis rien tant qu'il est temps qu'ils gagnent ils rejouent et c'est ce qui arrive en ce moment parce que finalement l'amendement qui a eu lieu au sénat sur la loi sur la sécurité sociale et cet amendement qui parle des retraites on a eu exactement la même chose pour pour la loi de programmation de la recherche puisque l'amendement dont on parle sur sur la pénalisation des contestations à l'université il est arrivé en toute dernière minute au sénat également et puis il a été modifié en commission mixte paritaire pour devenir vraiment très large et réprimer toutes les formes de contestation possible et sans aucun sans aucun débat démocratique dont je pense effectivement que là on est face à un mur nous on a beau s exprimer et argumenté on n'est pas entendus et il faut pas ce qui ferait changer le gouvernement aujourd'hui que ce soit sur la loi de programmation de la recherche comme sur nantes où toutes les lois qui sont actuellement à l'étude il ya le mot de la fin du combat style peu con battu quand même c'est assez fascinant de constater qu'une loi de programmation pluriannuelle de la recherche inclut des dispositions pénales contre ce qu'ils contesteront le fonctionnement des universités arabes a priori ça n'a rien à redire que la loi prévoit effectivement les conséquences du fait qu'elle est promu contre tout le monde il ya personne dans l'université ou quasiment personne toutes tendances confondues on le disait que ce soit les présidents d'université que ce soit les gens du cnrs qui soit qui puisse considérer que cette loi est un bien personne qui ne considère pas que soient ses mauvais sens et très mauvaise soit c'est un désastre est donc finalement la répression est incluse la répression contre la contestation est incluse dans la loi de programmation de la recherche c'est quelque chose de tout à fait inédit et s'arrondit vraiment très long sur le fait qu'il s'agit de gouverner contre le peuple alors comment qu'on gagne face à face à ce bloc qui ce qui nous oppresse comment on gagne écoute si je le savais si je le savais je le ferai savoir comment je me tourne vers vous puisque vous avez quand même beaucoup milité plus que moi vous étiez aujourd'hui à la manifestation de la sorbonne c'est ça qui a essayé de s'approcher de de l'assemblée nationale si j'ai bien suivi et qui a été évidemment contenu et même verrouillé du ministère dans un premier temps et puis effectivement après rejoindre aussi la manifestation à l'assemblée nationale ouais finalement il ya une sorte de convergence entre les deux manifs oui mais aussi également contre toutes les dérives sécuritaires qu'il ya dans la loi sécurité globale de même qu'on est contre la lpr et ses amendements liberticide on pas enfin c'est effectivement des valeurs qu'on partage il ya quelque chose parce que vous en pensez qui est assez intéressant concernant l'université puisque ça fait 15 ans qu'ils à ce développement que ça va la même chance finalement jeu comme je disais on arrive au point d'arrivée mais on ne pouvait dire il ya quinze ans que c'était ça l'objectif avec la lru il ya d'abord eu une mobilisation des étudiants en 2007 contre la lru qu'avec des conditions qu avec des effets tout à fait délétère sur la condition étudiante et on voit aujourd'hui est ce que c'est que la paupérisation étudiantes et les enseignants chercheurs les ont peu suivi les personnels en 2007 ont peu suivi 2009 on commence à porter atteinte au statut des enseignants-chercheurs on commence à les précariser alors donné de plus en plus de travail et avec très peu de compensation hélas les mêmes les anciens chercheurs se mobilisent mais les étudiants du coup ne suivent pas trop depuis il ya des mobilisations de loin en loin il y en a une là on a le sentiment qu'il ya une sorte de passe que vous en pensez de 2,2 d'écart entre la façon dont les enseignants-chercheurs vivent comme citoyen la situation politique au fond en moyenne ils sont plutôt assez modérée je dirais et le fait qu'ils voient s'écrouler tout les ou quand ils vont travailler et bien l'ensemble de leur cadre de travail ils voient les étudiants précaires ils voient qu'ils sont ils arrivés à faire la recherche qu'il arrive plus renseigné correctement et souvent on al'impression pas quand on est avec les enseignants chercheurs militants mais ils sont une minorité que le lien entre les deux entre ces deux choses les conditions politiques générales et puis l'effondrement parce que c'est ce à quoi on peut parler il ya un effondrement à tous égards un effondrement des salaires il fonda - les conditions de travail et fondre 100 de la condition des estudiantine depuis 15-20 ans ils font pas le lien entre les deux enfin je sais pas si ça vous inspire quelque chose en tout cas pas directement qu'est-ce qui est issu en tout cas du fruit de nos discussions est ce que semble vous sentez un basculement une sorte de radicalisation heureuse des enseignants qu'elle qui se passe aujourd'hui de diversité je sais pas s'ils font le lien mais en tout cas je pense qu'il ya un lien de cause à effet entre les deux le fait que ce soit de plus en plus submergés par les tâches administratives par les tâches d'enseignement parce qu'on n'est plus assez nombreux pour assurer les enseignements et caetera et que dans le même temps on est on a quand même à coeur notre métier donc on essaye quand même d'assurer dans l'enseignement de la meilleure qualité qu'on peut et d'effectuer notre recherche autant qu'on peut ça fait que du coup on est dans une forme de non dans un moment où on n'a plus le temps de se poser des questions plus le temps de se demander pourquoi est ce que finalement pourquoi est ce qu on fait ce métier voilà une forme d'abrutissement qui fait que du coup les gens sont extrêmement préoccupés par comment ils vont faire leurs cours demain sur zoom parce que en plus on est en confinement et serra qui du coup n'ont plus le temps de se poser des questions sur finalement comment est-ce qu'on en est arrivé là il se voit peu je voyais en plus discutée en puissance tendances voient beaucoup moins alors bon on essaye quand même de maintenir le pacte mais c'est sûr que c'est pas la même chose que quand on normal ça on a vraiment l'impression qu'il ya une forme de deux d'opportunisme de momentum pour ce gouvernement est face à ça on sent on a senti aujourd'hui la rue bouger à nouveau mais elle est finalement obligé de braver le virus quelque part pour pour se faire entendre et nous allons accompagner ce qui va arriver si ça arrive bien entendu en tout cas pour aujourd'hui c'est terminé partagez les missions pour qu'elle soit vue après le direct et si vous le pouvez bien entendu devenez sociaux donateurs du média afin de mettre en lumière le média qui donc veut mettre en lumière les combats citoyens dans un monde dans une france de plus en plus gagné par la tentation autoritaire voilà c'est fini hors antenne à la prochaine [Musique] ans

LOI SÉCURITÉ, RETRAITES, UNIVERSITÉS : MORT DE L'ÉTAT SOCIAL, NAISSANCE DE L'ÉTAT POLICIER — Danièle Obono · Pourquijevote