Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 11 mai 2025 60 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

#Direct 🔴 Bruno Retailleau, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 39 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourriez-vous être solidaire avec le gouvernement comme ministre et critique avec le gouvernement comme président de parti ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les leçons à tirer de l'agression du sapeur pompier volontaire ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi les narcotrafiquants recrutent-ils des jeunes de 14-15 ans selon vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il généraliser les poursuites sur les rodéos urbains ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que les gendarmes seront incités à intervenir sur les rodéos en province ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Un référendum à questions multiples est-il possible à organiser avant l'été ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Bruno RotaillotChiffre
    « Il a 19 ans, 19 ans, c'est jeunes tout juste majeur, on voit bien qu'il y a un problème puisque il y a une quinzaine d'antécédents judiciaires tous liés à la consommation ou au trafic de stupéfiants. »
  • 10:00Bruno RotaillotPromesse
    « Je vais prendre dans quelques jours une nouvelle instruction pour qu'on puisse généraliser les poursuites sur les rodéos. »
  • 18:00Bruno RotaillotFait
    « Moi, je suis gauliste et je crois à la souveraineté populaire. Je crois donc au référendum. »
  • 20:00Bruno RotaillotFait
    « La priorité numéro 1 à soumettre à la vie des Français. Je pense que tôt ou tard, il devra y avoir un référendum sur l'immigration. »
  • 22:00Bruno RotaillotFait
    « Le budget est une prérogative parlementaire. »
  • 24:00Bruno RotaillotFait
    « Je ne me suis jamais caché, je pense et j'ai regardé ce qui était sorti notamment de la commission, ça n'est pas un texte d'équilibre, c'est un texte radical. »
  • 30:00Bruno RotaillotFait
    « Je pense avoir été, je suis le ministre de l'intérieur à la parole qui a été la plus libre depuis non pas des années mais des décennies. »
  • 38:00Bruno RotaillotFait
    « Être français, ça se mérite. J'assume de durcir les critères. »
  • 40:00Bruno RotaillotFait
    « Il y aura bien ce conseil de défense qui sera présidé par le chef de l'État. Il sera bien le 21 mai. »
  • 0:00Bruno RetailleauFait
    « la liberté de conscience et la possibilité près de tous nos concitoyens qui soi catholiqu chrétiens qui soit musulman qui soi juifs de ou autres bouddhistes ou autres de pouvoir exercer leur foi comme ils l'entendent en pleine liberté et surtout en pleine sécurité. »
  • 2:00Bruno RetailleauFait
    « J'ai été le premier parlementaire en 2014, en août 2014 à me rendre en Irak, plus exactement dans le Kurdistan. »
  • 2:00Bruno RetailleauFait
    « C'était à Herbille et j'avais constitué à l'époque un des tout premiers groupes, le premier groupe au Sénat de soutien pour les chrétiens d'Orient. »
  • 2:00Bruno RetailleauFait
    « Chacun connaît le passé djihadiste euh de Ahmed Al Shara. »
  • 4:00Bruno RetailleauFait
    « Les intérêts, c'est que les djihadistes qui sont enfermés, gardés par des Kurdes, mais en territoire syrien restent là-bas enfermés qui ne reviennent pas. »
  • 4:00Bruno RetailleauFait
    « l'intérêt traditionnel dans la diplomatie française de protection des chrétiens d'Orient. »
  • 6:00Bruno RetailleauFait
    « Real De a discuté avec de Gaulle a discuté, a même reconnu la Chine de Mao avec des dizaines à l'époque de millions de morts. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le 6 juin. [Musique] Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bienvenue dans ce grand jury.

Un grand jury en direct sur RTL, un grand jury en direct également sur Public Sénat. Bonjour Bruno Rota. Bonjour Olivier Boss.

Vous êtes ministre de l'intérieur et candidat à la présidence des Républicains. Pourriez-vous être solidaire avec le gouvernement comme ministre et critique avec le gouvernement comme président de parti ? C'est l'un des angles d'attaque de votre adversaire, Laurent Voquier.

Une semaine avant l'élection pour la tête DLR, il vous reproche aussi de vouloir dissoudre la droite dans le macronisme et de vous préparer à vous ranger derrière Édouard Philippe. Que lui répondez-vous ? Dans l'actualité, il y a aussi ces référendums que lancera Emmanuel Macron mardi.

Et puis la violence partout, il n'y a plus de zone safe, dit votre prédécesseur à la place Bovo Géral Herrmanin. Il compte sur la surveillance généralisée pour s'en sortir. Bienvenue dans ce grand jury Bruno Rotaillou.

À mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Claire Pit du Fidiaro, Steve Jourdin de Public Sénat et nous serons rejoints par Geoffrey Marin Joris de M6. Dans ce grand jury, Bruno Rotaillot, nous parlerons aussi euh de l'élection du pape. Dans notre séquence Tout est politique, vous répondrez aussi à nos question express.

Oui, non, pour ou contre, un mini référendum en quelque sorte. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Et pour commencer cette émission, Bruno Rotaillot, avez-vous des nouvelles récentes du sapeur Pompier volontaire, très grièvement blessé hier après avoir tenté de stopper un rodéo urbain à Éviant les Bains ?

Au moment où je vous parle, les seules nouvelles que j'ai, c'est que son pronostic vital est toujours engagé. Je me suis rendu hier immédiatement parce que c'est un sapeur pompier volontaire. Cette tentative d'homicide puisque le procureur de la République l'a désigné comme telle est abominable.

C'est abject pas seulement parce que c'est un père de famille, pas seulement dans les conditions dans lesquelles cette tentative a eu lieu qui sont terribles, mais aussi parce que précisément c'est un homme de devoirs, c'est un sapeur pompier volontaire. Bref, c'est quelqu'un jeune français qui s'est engagé pour les autres. Sa mission c'est de secourir des vies humaines et quelqu'un, un individu a tenté de lui ôter sa propre vie.

Alors, vous dites qu'il va falloir tirer des leçons de cet acte abject dont vous parlez. Quelles sont les leçons que vous pouvez d'ors et déjà tirer ? Il y a plusieurs leçons à tirer.

Il y a une leçon de long terme. Les hommes et les femmes politiques sont souvent attachés beaucoup trop courts au piquet de l'instant. Et quand je m'étais rendu à Nant, j'avais dénoncé cette société du laxisme qui a déconstruit méticuleusement les repères, les cadres, l'autorité et les hiérarchies par lesuvagement et cette société absolument a engendré un enauvagement, une décivilisation et une fabrique de barbares.

Donc il faudra réparer cette société à long terme. À long terme. La réponse immédiate, la réponse immédiate, c'est que lorsque on voit le passé judiciaire, les antécédents judiciaire de ce jeune majeur, il a 19 ans, 19 ans, c'est jeunes tout juste majeur, on voit bien qu'il y a un problème puisque il y a une quinzaine d'antécédents judiciaires tous liés à la consommation ou au trafic de stupéfiants.

Il a 19 ans, quinzaines d'antécédents judiciaires, à peine 6 jours de prison et encore en préventive. Ce qui veut dire que on a un souci en France, c'est la justice des mineurs. C'est la politique pénale qui vise les mineurs.

On les enferme. On les enferme dans des parcours de violence parce que on ne les sanctionne pas au départ. Il faut les sanctionner par des courtes peines de prison au départ. un texte sur la justice.

Oui, mais ce texte ne prévoit pas des courtes peines de prison. Je pense qu'il faut comme au Pays-Bas faire tomber des sanctions immédiate certaines sur dès les premiers délits graves parce que sinon il y a un sentiment d'impunité qui se développe. Posez-vous une question d'ailleurs.

Pourquoi est-ce que les narcotrafiquants, ces grands criminels organisés aujourd'hui recrutent par internet des tout jeunes TWAG ? Ils ont 14 ans, ils ont 15 ans, ils savent parfaitement. qu'il y a ce sentiment d'impunité.

Donc ça le texte qui va être adopté définitivement demain, le texte de la sur la justice des mineurs qui est un texte de Gabriel Atal ne va pas assez loin. Je pense queen tout cas c'est un bon pas. Nous l'avons soutenu et je pense que et je parle de révolution pénale, je pense que dans 2 ans, ça sera vraisemblablement le débat des présidentiels.

Il faut une révolution pénale et notamment pour les mineurs. C'est la première réponse. Est-ce que ça veut dire qu'il ne faut plus de justice des mineurs et appliquer finalement la justice des majeurs ?

Dans dans tous ces cas-là, vous ne le pourrez pas parce que vous avez une jurisprudence du Conseil constitutionnel d'il y a une vingtaine d'années à peine qui indique qu'on ne peut pas juger les mineurs comme les majeurs. En revanche, moi je pense que l'excuse de minorité qui est aujourd'hui la règle devrait demain devenir l'exception. Voilà.

Il y a une autre réponse que je voudrais donner puisque ça n'est pas un rodéo à proprement parler puisque le rodéo était terminé euh qu'il faisait des dérapage quand le le sapeur pompier et euh ses compares en tout cas ses collègues sont descendus pour leur dire d'arrêter mais il y a quand même à l'origine un rodéo. Il y a plusieurs mois j'avais demandé aux policiers aux gendarmes de me proposer de nouvelles modalités. En clair vous aviez deux zones en France. la préfecture de Paris qui engage des poursuites quand il y a un rodéo, des poursuites, je veux dire physique, même s'il faut faire très attention lorsqu'il y a notamment du monde évidemment et puis le reste en gendarmerie nationale, zone gendarmerie, zone police nationale où il y avait pas de poursuite.

Je vais prendre dans quelques jours une nouvelle instruction pour qu'on puisse généraliser les poursuites sur les rodéos. Et est-ce qu'il faut saisir les voitures de ceux qui se livrent à ces à ces rodéos urbains immédiatement en attente même du jugement ? Bien sûr d' bien sûr, je revendique un grand succès ces derniers mois, c'est pas le cas aujourd'hui.

Non, mais je revendique un succès. Suite aux différentes instructions que j'avais donné, nous avons obtenu 65 % en plus de saisie de véhicules, deux roues ou quatre roues. Donc ça c'est fondamental.

De même qu'il va falloir être très exigeant avec euh ces garages, ces sociétés qui louent des véhicules parce que vous confisquez un véhicule qui est loué, quel dommage finalement vis-à-vis de celui qui l'utilise très peu. Donc il faut s'intéresser à ces sociétés. Là encore, j'ai donné euh des ordres euh sur ce sujet-là et il faut que la justice là aussi soit très sévère, très sévère puisque on a un article du code pénal qui peut punir de 1 an à 5 ans de prison, qui peut punir de 15000 à beaucoup plus en terme de somme et d'euros d'amende.

Donc il faut que la soit intraitable. Je je reviens sur une annonce que vous venez de faire sur le fait que les gendarmes seraient incités à intervenir sur les les rourbains. Ça veut dire quoi concrètement ?

Ça veut dire qu'il faut gendarme et police nationale. Quand je dis gendarme et police nationale, vous m'avez pas compris. D'acord.

Aujourd'hui, en réalité, leance la possibilité exactement sous le ressort de la préfecture de police de Paris et ça n'était pas le cas pour le reste de la France et le reste de la France c'est à la fois en rural zone gendarmerie et en urbain zone. Intervenir ça veut dire quoi ? Ça veut direposer avec des des véhicules, aller au contact, ça veut dire poursuivre engager une poursuite dans des conditions.

Veut dire qu'aujourd'hui par exemple des policiers et des gendarmes en province regardent les R des haut urbains et n'interviennent pas. Absolument. Mais pas d'interpellation, pas de si.

Alors, il y a des interpellations. D'ailleurs, regardez hier et pourquoi est-ce qu'on a saisi autant de véhicules ? parce que il y a souvent il y a pas de poursuite physique de course poursuite pour m'exprimer plus clairement pour donner une image qui frappera l'imagination des auditeurs des téléspectateurs.

Mais ce qui est important aujourd'hui, on l'a bien vu dans le cas justement du sapeur pompier, vous vous rendez compte que 40 minutes seulement 40 minutes après, les policiers l'interpellaient et il y avait une autre voiture qui était en jeu. Quelques heures après, le conducteur, le second conducteur était interpellé. Moi, je veux féliciter les forces de l'ordre parce que aujourd'hui, bien entendu, qu'on vit dans cette société envagé.

Ce mal, je le touche chaque jour puisque ces informations m'arrivent en premier. Donc j'ai ces informations mais je vois aussi la formidable efficacité de la gendarmerie et de la police nationale comme on l'a vu d'ailleurs sur l'affaire des prisons. Vous savez que il y avait ces individus qui s'en sont pris aux établissements pénitentiaires, parfois au domicile des agents pénitentiaires et en 15 jours, on a fait un formidable coup de filet.

Donc il y a une efficacité de la police et de la gendarmerie. Dans l'actualité, Emmanuel Macron doit annoncer la semaine prochaine l'organisation de référendum à questions multiples. Clair qu'on vite.

Monsieur le ministre, avant de revenir sur les questions de cette ce référendum, vous êtes ministre de l'intérieur, responsable des élections, un référendum à questions multiples. Est-ce que c'est possible à organiser dans l'immédiat ? C'est possible dans l'immédiat.

Tout dépense ce que vous mettez sous le terme de l'immédiat. avant l'été, je ne le pense pas mais dans les mois ensuite bien sûr que oui. C'est un référendum qui est à l'initiative du président de la République, c'est l'article 11 sur des textes législatifs qui techniquement techniquement vous êtes prêts aujourd'hui, vous avez déjà pris des directives en ce sens pour préparer les communes à organiser ces ces ces scrutins.

On a eu lieu d'ailleurs un certain nombre de réunions au ministère de l'intérieur. On m'a demandé aussi de trancher un certain nombre de questions. parce qu'on peut dématérialiser toute ou parties par exemple du référendum.

Un référendum qui n'est pas dématérialisé, c'est à peu près un coût de 200 millions d'euros, faut prévoir le papier, un référendum complètement dématérialisé, c'est 100 millions d'euros. Mais il y a aussi une graduation pour que je sais que il y a une fracture numérique en France, il faut y faire aussi attention mais on peut l'organiser. En revanche, il doit obéir à la lettre évidemment de l'article 11.

C'est-à-dire qu'il y a des textes législatifs qui doivent être discutés au Sénat et à l'Assemblée nationale sans pour autant que les deux se mettent nécessairement d'accord. Est-ce que justement les très concrètement les Français vont pouvoir se déterminer sur des lois ou est-ce qu'il s'agira d'une consultation qui n'engagera pas le Parlement et finalement une forme de sondage national ? Moi, je suis gauliste et je crois à la souveraineté populaire.

Je crois donc au référendum. Le pire, c'est que il y ait un référendum qui ne soit qu'une habilité, qui soit une ruse sur des sujets secondaire. Parce que je me souviens très bien il y a 20 ans très exactement le référendum sur le traité constitutionnel 5 55 % des Français disent non et 2 ans après, on contourne par le Parlement, par le traité de Lisbonne.

Ça ça ça ne tenait pas la nature du référendum pour le coup. Il y avait c'est un référendum. Ce référendum où on a contourné la volonté populaire est une blessure démocratique.

Donc ne faisons pas n'ouvrons pas cette blessure avec un pseudo référendum. Donc il faut qu'il y ait un enjeu sur le référendum. Sur quel sujet exactement ?

Vous avez récemment défendu le sujet de l'immigration. C'est la priorité numéro 1 à soumettre à la vie des Français. Je pense que tôt ou tard, il devra y avoir un référendum sur l'immigration pour une raison très simple, c'est que il y a pas un phénomène qui a bouleversé autant la société française sans que jamais les Français n'ai euent à en délibérer.

Alors l'article aujourd'hui 11, la Constitution ne permet pas d'organiser un référendum sur l'immigration sauf sur les questions sociales. par exemple sur le conditionnement de dé prestation sociale non contributive àocation familiale au nouveau venu en France. Ça c'est possible de le faire.

Il y a un autre champ évidemment et il reviendra au président de la République peut-être en sera enant un peu plus. Oui. Est-ce que vous attendez du président de la République qu'il aille sur ce sujet-là sur ces idées de référendum ?

Ah moi je je le souhaiterais qu'on fasse un référendum. Vous en avez parlé avec lui ? J'en ai parlé une fois il y a plusieurs mois avec lui.

Moi, je pense que dans la situation euh politique parlementaire que nous connaissons, non pas au Sénat mais à l'Assemblée nationale, le référendum pourrait être un moyen de lever cette hypothèque et surtout je pense qu'on a besoin de respiration de contourner le parlement démocratique, non d'aller directement. Moi, je crois qu'il y a j'étais pendant quelques années, comme vous le savez parlementaire. Donc, je tiens à la démocratie représentative parlementaire, mais je suis gauliste aussi et je pense qu'aujourd'hui, c'était d'ailleurs un des souhaits des gilets jaunes.

Il vaut beaucoup mieux articuler cette démocratie représentative parlementaire et une démocratie vraiment qui soit directe. C'est fondamental. Juste avant de revenir sur les les sujets les autres sujets de de référendum possible, très concrètement, ça veut dire trois urnes dans chaque bureau de vote par exemple s'il y a trois questions.

Non, il peut y avoir on peut pas multiplier les questions. Ça n'est pas possible. Ça méconnaîtrait la comment dirais-je le sujet de la sincérité du scrutin.

Il peut y avoir un bulletin de vote si j'ose dire avec un certain nombre de cases à remplir mais très peu. Très peu. Donc on ne peut pas partir sur un questionnaire.

Mais trois questions un choix multiple qui comprendrait des dizaines de questions, ça n'est pas possible. Trois questions, c'est possible. Deux ou trois questions, c'est possible.

On l'a jamais fait ça, pardonnez-moi, mais on l'a jamais fait en On l'a jamais fait. Non, on a ça peut-être sur plusieurs sujets. Il peut y avoir si vous dites il y a trois cases, il peut y avoir trois sujets différents.

Sachant qu'il y a une case oui et il y a une case non. Je vous rassure, il y aura pas simplement la case oui, il y aura le oui ou le non. On vous dites pas de sujet secondaire, mais par exemple, on évoque la possibilité de laisser les Français se prononcer sur l'interdiction des écrans.

C'est un sujet secondaire selon vous les écrans ? Non, c'est un sujet majeur mais c'est un sujet de principe. Il faudrait préciser la règle qu'on veut introduire pour interdire les écrans, vous voyez, pour qu'il y ait une portée significative et normative.

Si on fait le café du commerce dans un référendum, ça ne marche pas. Là, du coup, ce sera je pense euh un camouflé qu'on adresserait aux Français. Il faut que ce soit des sujets graves, des sujets qui vont engager l'avenir de la nation.

Euh concrètement, euh pourquoi c'est pas organisable avant l'été ? Parce que il faut le temps, l'été, c'est dans quelques semaines, je vous le rappelle hein, c'est au mois c'est au mois de juin. Donc il faut l'organiser, il faut l'organiser dans des conditions dans lesquelles il puisse y avoir aussi une campagne électorale.

Le processus euh démocratique qui conduit à un vote, c'est un processus qui nécessairement passe par un débat. S'il y a pas de débat, le vote est entaché d'une forme d'inscérité dans un comment dirais-je, dans une élection. Bien sûr.

Donc c'est pas donc c'est pas une question d'organisation à proprement parler. C'est une question de d'avoir un vrai débat. C'est pour ça que vous dites ce sont les deux.

Ce sont les deux parce que et puis il faut que euh il y a une énorme euh administration très concrète y compris avec les communes pour mettre au point la propagande électorale pour mettre au point les règles. Euh c'est compliqué hein. Bien fait des législatives en en un mois le l'année dernière.

Vous faites bien de le dire parce que le ministère de l'intérieur, je n'étais pas ministre de l'intérieur mais un coup de chapeau quand même à l'administration de mon ministère qui était capable en quelques semaines après la dissolution d'organiser des élections législatives qui n'ont pas été contestées. Du reste. Pour revenir sur ces ces idées de référendum, François Baou, lui alors n'est pas du tout partant pour un référendum sur l'immigration.

En revanche, il voudrait un référendum sur la question budgétaire, sur le le le budget de l'État. Ça ça vous semble une idée ou pas acceptable ? Je ne connais pas l'idée du premier ministre.

Le budget est une prérogative parlementaire. Ça pourrait être par et le référendum est une initiative article 11 présidentielle. Il s'agirait pas nécessairement adopter le budget mais par exemple une règle d'or dire qu'on arrête de creuser le déficit dans les années il peut y avoir une règle d'or mais la règle d'or que j'avais proposé il y a quelques années nécessiterait de passer par l'article 89 c'est-à-dire pardon d'être un peu technique mais ça nécessite de modifier la constitution l'article 89 si on doit modifier la constitution bah pourquoi pas il y a aussi un projet que nous avions voté au Sénat de réforme constitutionnelle qui serait d'inscrire le principe de la laïcité c'est-à-dire que nul ne peut euh s'appuyer sur sa religion, sur ses origines pour échapper à la règle commune.

C'estàdire que vous dites ça vous y êtes favorable. Bien sûr, j'y suis je serai favorable. Mais ça c'est une modification constitutionnelle qui passe par l'article 89.

C'est une autre procédure, c'est pas la même. Clair qu'envite. Sur la fin de vie, monsieur le ministre, les français pourraient-ils être consultés ?

C'est donc un projet de loi qui instaurerait le le suicide assisté et on sait que vous êtes compte. Est-ce que ça pourrait être un motif de démission du gouvernement si les Français venaient à se prononcer pour et que mécaniquement ensuite Alors la démission, on me la demande tous les matins. Il y a il y a monsieur Teboun qui me la demande, il y a les insoumis qui me la demandent, il y a le Rassemblement national qui me la demande, j'ai aussi mon compétiteur.

Non mais je pense que on sait que ce sujet, comme vous le dites, heurte votre conscience et que tous les sujets qui heurteraient votre conscience, ça vous l'avez dit, pour le coup, pourrait amener à reconsidérer votre rôle au sein du gouvernement. Donc on c'est un sujet qui est porté par le parlement, qui n'est pas porté par le gouvernement. C'est une proposition de loi.

Ça n'est pas un projet d'initiative gouvernementale. Première chose sur ces deux textes, il y en a un vraiment je le soutiens euh depuis le départ, c'est euh l'encouragement pour les soins palliatifs. Aujourd'hui, consensus, chaque, ça fait consensus heureusement puisque chaque jour, il y a 400 françaises et français qui meurent sans soulagement, sans avoir accès euh aux soins palliatifs.

C'est là le vrai scandale. Je pense que sur des sujets de société, la démocratie parlementaire où on est capable d'aborder un sujet avec nuance et plus à même de répondre que la réponse par un oui ou par un non. Voilà.

Maintenant, je ne me suis jamais caché, je pense et j'ai regardé ce qui était sorti notamment de la commission, ça n'est pas un texte d'équilibre, c'est un texte radical. Les insoumis ont fait passer cette idée que il y aura à la fois l'euthanasie et le suicide assisté. Voilà.

Et on le voit bien dans les pays qui ont légalisé les deux. C'est l'euthanasie qui prend le pas sur le suicide assisté. Et quand on a cette ouverture des droits, on voit bien que parce que les soins péliatifs ça coûte cher.

Vous avez dans notre dernière année de vie la moyenne, le coût de santé dans la dernière année d'une vie d'un homme ou d'une femme, c'est 35000 €. Ce que je crains par-dessus tout, c'est que demain ce soit un peu expéditif et qu'il soit beaucoup plus simple de recourir à la mort plutôt que de soulager la souffrance et que d'avoir des soins. Ce que je crains demain, c'est que repose sur chacun de celles et de ceux qui sont au crépuscule de leur vie, qui vivent leurs derniers jours, repose le poids de se dire cette question terrible.

Suis-je un fardeau pour les miens ? Suis-je un fardeau pour la société ? Dois-je par devoir demander la mort ?

C'est ce que je crains. À ce moment-là, on laissera les uns et les autres, chacun sera laissé en face de cette question vertigineuse de la mort. Moi, ma conception de la vie et de la mort, c'est que précisément à ce moment-là, on doit tenir la main, une main secourable, accompagnée jusqu'au bout, bien entendu, en soulageant la souffrance.

On devrait pas aujourd'hui parce qu'on a les moyens de le faire. On a les moyens de soulager, d'endormir. Voilà.

Profonde. C'est bah c'est exactement bien sûr, on doit éviter évidemment je pense l'euthanasie et éviter l'acharnement thérapeutique mais soulager la souffrance faire en sorte que on endorme. Bruno Raillot, il est 12h21 le grand jury.

Question express avec réponse très courte. Oui, non pour ou contre. Pour ou contre, d'abord le développement des radars multifonction. ceux qui captent la vitesse, l'usage du téléphone, les distances de sécurité et cetera pour et vous allez vous allez le donc débloquer la situation pour que ça se pour on est on est pour il faut simplement que il y ait une robustesse du plan technologique parce qu'il s'agit pas d'envoyer des contravents.

Bah si mais il faut il faut quand même s'assurer que lorsque on met ce genre de matériel en place il soit robuste. Vous m'aviez dit par oui ou par non. C'est vous qui Ouiou oui oui.

Non, je la prochaine fois je pourrais m'expliquer. Peut-il limiter à 2 ans le versement du RSA pour ceux qui sont en capacité de travailler ? Écoutez, je pense qu'il faut euh mettre je pense écoutez, il m'a Olivier Boss m'a m'a montré le chemin.

Donc je pense moi que de toute façon, il va falloir revoir notre modèle social. C'est nous qui au Sénat avons fait voter les 15 heures de travail en contrepartie du RSA. Donc oui, il va falloir changer les choses.

Aller bien au-delà. Je suis pour une euh allocation sociale unique pour que on puisse plafonner l'ensemble des préciations sociales à pas plus de 70 % du SMIC pour que le revenu de l'assistance paye moins que le revenu du travail. On reparle de sécurité routière.

Claircite. Oui. Euh une pour ou compte pardon la mise en place d'un délit d'homicide routier pour une proposition européenne pourrait nous imposer un contrôle technique sur les voitures de plus de 10 ans contre non à nouveau on va à nouveau taper les Français euh les plus pauvres.

Voilà. Et dernière question, faut-il élever le capitaine Drefus à titre postume au grade de général de brigade ? C'est une idée qui est défendue par Gabriel Atal.

Pourquoi pas ? En tout cas, il a fait l'objet d'une énorme injustice et on a bien vu à ce moment-là l'antisémitisme qui est à l'époque d'ailleurs un antisémitisme qui trouvait sa source à la droite et à la droite de la droite. Aujourd'hui, malheureusement, l'antisémitisme, il vient plutôt de l'autre côté, voilà, de l'islamisme ou de celles et de ceux qui derrière le masque de l'antisionisme attisent les braises rougeantes précisément de l'antisémitisme.

J'entends parler bien entendu des insoumis. Le grand jury, l'actualité de la semaine. L'élection pour la présidence des républicains, c'est dans une semaine.

Alors, il y a deux candidats, Laurent Voquier et vous, Bruno Rotaillot. Voilà ce que dit votre adversaire aux Parisiens ce matin. Le risque en étant ministre et président LR, c'est de se fondre petit à petit dans la Macronie et qu'on renonce à un candidat à la présidentielle.

C'est ce que vous voulez répondre. que j'ai une tête d'un candidat qui renoncerait à ce que mon parti, ma famille politique précisément renonce à cette clé de voûte de nos institutions la présidentielle. Je pense avoir été, je suis le ministre de l'intérieur à la parole qui a été la plus libre depuis non pas des années mais des décennies.

J'ai suscité parfois des controverses mais ça tient pas politique et au premier ministre qui voulait répond. Si ça répond puisque ma marque de fabrique c'est de parler vrai. C'est ma liberté, c'est ma force.

C'est dire les choses telles que je les ressens, tel que les Français les ressentent, tel que je les vois. Et je n'abdiquerai pas cette liberté. Et si demain on devait me dire "Tais-toi", évidemment là, je partirai.

Mais Roquier va plus loin, il dit "Vous vous préparez un un ralliment à Édouard Philippe." Mais mais qu'est-ce qui lui fait dire cela ? Euh peut-être les amabilités de Philippe à votre égard.

Mais mais attendez, d'abord la vie politique c'est pas la guerre civile. On peut se respecter, on peut s'estimer. S'il y a quelqu'un ici et ailleurs qui n'est jamais changé, qui n'est jamais varié depuis des années et des années avec une cohérence et une constance que chacun me reconnaît, c'est peut-être d'ailleurs parfois un défaut et c'est bien moi, je n'ai jamais varié.

Votre différence avec le renvoquer, c'est ce que vous voulez dire. Non, je je je vous vous je réponds à la question. Hm euh depuis toujours, je crois au clivage droite gauche.

Je le vois je le vois revenir. Il y a une grosse différence avec Édouard Philippe, c'est que lui croit encore à la pérennité du bloc central. Je pense que cette idée de l'en même temps, de la gauche à la droite conservatrice comme il le dit est une idée fausse.

Pourquoi ? Parce que en même temps Philippe Ouais mais quand Emmanuel Macron quand quand Édouard Philippe dito je suis assez convaincu que nous sommes complémentaires en parlant de vous il se trompe ? Ah non mais c'est lui qui le dit.

Qu'elle est sa propre stratégie pour la présidentielle ? Ça le regarde simplement pour ce qui me concerne. Je sillonne la France de bas en haut de long en large d'est en ouest du nord au sud.

Croyez-moi, la France elle ne penche pas ni à gauche ni au centre. à droite. Je pense que c'est avec une ligne claire celle que j'essaie d'imposer d'ailleurs dans le débat public au gouvernement vous président de votre parti ne se rangera pas derrière Édouard Philippe c'est un notre parti portera un candidat je ne sais pas qui sera ou une candidate d'ailleurs à l'élection présidentielle parce que nos idées non mais parce que nos idées encore une fois l'honneur de la politique c'est les convictions.

Je le dis depuis je le répète depuis des années et bien aujourd'hui nos convictions ne sont pas les mêmes. Je veux une ligne de droite, je veux une ligne claire. J'essaie de parler clairement.

Je prends des positions qui sont très très claires qui permettent d'ailleurs de structurer le débat politique français. Et bien une fois que si si j'espère en tout cas si adhérents votent pour moi, c'est la ligne que nous continuerons à porter jusqu'au présidentiel. Clair qu'envite.

Pour être tout à fait clair aussi, si vous êtes élu président du parti les républicains, est-ce que dans ce cas vous pouvez encore être solidaire du gouvernement ? Est-ce qu'il sera pas le temps de se poser la question de est-ce que je démissionne maintenant que je suis à la tête d'un parti ? À vous aussi, vous y tenez à ma démission.

Claire Conner, moi je pense que encore une fois si je suis solidaire, c'est possible d'être solidaire du gouvernement en étant président de LR. Si je suis élu dans 8 jours, président de l'air, je pense que président de LR, cela me donnera du poids au gouvernement et je pense que inversement le ministre de l'intérieur donnera de la force à LR. J'en suis absolument convaincu.

On a une preuve d'ailleurs, c'est que la participation au gouvernement, nous savions très bien que ce serait prendre des risques, prendre des coûts. Des coûts, j'en ai reçu de toute part. Mais regardez les Français, on est le parti qui au présidentiel au pardon aux législatives partiell ou municipal a le plus progresser.

Il y a dans la dans la salle ici personne de la voix, Christel Gnas qui a triomphé dans un département compliqué Valde Marne dans une ville là aussi quand on disait que c'est monsieur Louis Boyard qui l'emporterait sur elle. Elle a triomphé Christias. Ça veut bien dire que nos électeurs ont ratifié le choix d'entrer au gouvernement qui était un choix non pas individuel. collégial.

Mais la question la question Bruno Retaillot pourrait être claire, c'est est-ce qu'il y aura pas finalement un peu Mister Retaillot et et docteur Bruno, c'est-à-dire euh solidaire avec le gouvernement en étant ministre et critique avec le gouvernement lorsque vous vous entrerez dans le siège de LR. Euh c'est quoi ? Moi, je pense pas alors s'il y en a bien un qui ne souffre pas de dédoublement de la personnalité, c'est votre serviteur.

J'ai plein d'autres défauts, hein. Je je suis prêt d'ailleurs à les lister si vous le souhaitez immédiatement sur le champ, mais je n'ai pas ce défaut-là. Est-ce que vous pensez un seul instant que depuis la fin du mois de septembre avec d'abord Michel Barnier et je veux lui rendre hommage, j'étais fier de servir à ses côtés et ensuite avec François Berou, vous pensez un seul instant que je n'ai pas une parole libre quand je parle de l'Algérie, quand je parle du voile, quand je parle de l'état de droit qui ne doit pas être un prétexte pour ne pas changer la règle de droit quand celle-ci ne protège plus les Français.

Voilà, je ne changerai pas. Parler de qualité de défaut. Est-ce que vous nous citer une qualité que Laurent Voquet a et que vous n'avez pas ?

Oh, écoutez, il a tellement de qualités que ça serait trop long à vous citer. Bien sûr qu'il a des qualités. On vient, on est dans la même famille politique, c'est important.

Et donc, on a des lignes qui sont vraiment très très voisines. Après, on n pas le même tempérament et la politique c'est des convictions, des idées et une façon de les incarner, de mettre de la chair autour. On a deux tempéraments qui sont très très différents.

Le choix de nos électeurs, c'est-à-dire des adhérents dimanche devront ils devront départager à la fois non pas tellement des lignes, mais aussi la façon de les incarner, des tempéraments, parce qu'il faudra qu'on porte ces idéesl. Bruno Rota derrière l'élection à la tête des républicains aussi 2027. On en parle juste après la pause dans ce grand jury.

À tout de suite. Le grand jury RTL Le Figaro Public Sénat M6. [Musique] Public Sénat change de canal.

Bonjour monsieur le sénateur. Bonjour. Vous êtes entré au Sénat à 26 ans.

Donc plus jeune sénateur de la 5e République d'après Wikipédia. Je pense que c'est en allant au marché couvert que nous allons pouvoir commencer cette émission. Vous prenez par les sentiments.

Allons-y. Bienvenue à incroyable. Bienvenue dans l'émission littéraire de public.

Bonjour. [Musique] Merci beaucoup. [Musique] Bienvenue dans Sport et cetera.

C'est parti pour une heure de débat et d'analyse avec mes invités. Dès que c'est entré, vous allez la porter à nouveau. Peux finir.

Ouais, bien sûr. Et surtout faut commencer jeune. Moi, j'ai la chance d'avoir gagné mon premier championnat du monde à 17 ans.

Merci à vous de nous avoir suivi. Public Sénat change de canal. Ne manquez pas ce rendez-vous.

Retrouvez-nous sur le canal 8 dès le 6 [Musique] [Musique] juin. 1000 pays pour demain, c'est l'émission qui va à la rencontre des artisans et des entrepreneurs qui innovent, réinventent ou perpétuent les traditions de leur territoire. Des portraits et des reportages que nous découvrons et que nous commentons ici dans le Lotte et Garon avec le sénateur Michel Masset. 1000 pays pour demain présenté par Rebecca Fitouci vendredi prochain à 18h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. [Musique] faire cohabiter des petits de 4 ans avec devinez qui des papis et des mamies.

Et ça c'est l'idée folle qu'a eu le maire de Barlin un village près de Lance. Depuis 9 mois, il a transféré deux classes de maternel au sein de la maison de retraite. Bonjour les enfants.

Bonjour. Le but est de créer du lien entre nos résidents et les enfants. Les enfants ont besoin de développer leur autonomie, leur motricité, leur sociabilité.

Et en fait nous en ÉPAD, on a besoin de maintenir tout ça. Cherche le le bœu comme ça. Là, j'envoie un B.

Il est doué, il a fait vite quand même. Au niveau des enfants, ça leur apporte aussi une certaine affirmation de soi parce qu'ils vont être valorisés en expliquant résident les règles du jeu, les consignes à suivre, ils sont plus motivés. C'est bien.

Moi, j'aime bien les entendre crier, ça fait comme une musique. Barlin, au-delà des âges, samedi prochain à 21h sur public et sur publicsena.fr.

FR [Musique] Mademoiselle Kar cette jeune fille ne pourra pas signer d'échecs sans l'autorisation de son mari. Les femmes ne doivent pas manier d'argent. L'argent c'est le monde des hommes.

Cette situation injuste, celle de vos mères et de vos grand-mères, la loi du 13 juillet 1965 va y mettre fin. Je voudrais vous faire ouvrir un Bien sûr madame. Les épouses lorsqu'elles ouvrent leurs premier compte bancaire, elles parlent d'un sentiment de liberté.

Il y a des femmes qui sont très fortes mais perdent de leur féminité lorsque justement ils égalent trop les hommes. Que deviennent les hommes si les femmes sont libres ? Une question qui visiblement les tarôtes depuis plusieurs siècles.

L'émancipation des femmes, une histoire d'argent. Dimanche prochain à 11h sur Publics Sénena et sur publicsena.fr. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost.

Bruno Rota ministre de l'intérieur et candidat à la présidence des Républicains et l'invité de ce grand jury en direct sur RTL et sur Public Sénat. À mes côtés pour vous interroger, Clercit du Fidiaro et Geoffrey Marin Joris de M6. Le grand jury 2027, c'est demain.

Alors en vie 2027, Laurent Voquier considère que la seule différence entre ell et le rassemblement national porte sur des questions économiques. Il souhaite lui un rassemblement des droites de Gérald Armanin à Sarah Knafo. Votre droite à vous, Bruno Rotaillot, va de qui à qui ?

Ma droite ma droite à moi, ce sera la droite qui va défendre les honnêtes de gens. C'est ce que le projet que nous devrons porter, ça n'est pas la droite d'une tambouille des appareils politiques. Je veux que ensemble avec les militants, les adhérents qui vont nous accompagner, si je suis élu dimanche prochain, on porte cette idée d'un grand parti à la fois moderne, à la fois populaire et patriote.

Donc, vous voulez pas parler en vous voulez pas établir un périmètre politique avec des alliés potentiels. C'est euh le parti s'adressera nos idées à tous les Français. H ce que moi je souhaite, c'est que reviennent vers nous des gens qui nous ont quitté, qui nous ont quitté parce qu'on les a déçu.

C'est pas de leur faute, c'est notre faute. Parce que trop souvent, on a été une droite qui s'excuse, une droite honteuse, une droite qui n'assumait pas ses convictions, ses idées, une droite qui ne travaillait pas suffisamment pour proposer aux Français un vrai projet de société, une vraie perspective. Et ce que je veux, c'est que demain celles et ceux qui nous ont quitté reviennent par exemple, par exemple ceux qui sont partis pour voter Marine Le Pen, pour voter Éric Zémour, pour voter Emmanuel Macron ou plus généralement d'ailleurs pour se réfugier dans l'abstention.

Et ça c'est possible puisqu'on est en train de le faire. On est passé de 42000 adhérents à plus de 120000 et parmi c'est trois fois plus parmi cela, beaucoup reviennent, ils me le disent dans tous les meetings, ils viennent me voir, ils me le disent. Donc ce qui est à une petite échelle le sera à une grande échelle.

Mais après ce qu'a dit Laurent Viery, est-ce que vous craignez pas que s'il perd dimanche prochain, il fasse finalement comme Eric Sioti ? Non. Bah écoutez là, votre question me surprend.

Bah non, quand il définit son périmètre politique, ça c'est large et ça peut il peut ne plus être dans sa famille politique. Précisément. Je pense que l'antidote de cela c'est la démocratie.

C'est les idées et les électeurs. Quand un électeur, une électrice souhaite voter, veut choisir, il va choisir des idées. Et moi, ce que je je vais porter, ce que l'on va travailler parce que trop souvent la droite a eu cette obsession présidentielle.

Elle pensait que il suffirait de désigner un chef et on arrête de de réfléchir. Non, non, il faut qu'on réfléchisse. Ça fait trop longtemps que la droite n'a pas inventé des idées neuves qui peuvent séduire les Français.

Et moi ce que je veux porter dans le projet, c'est défendre ces Français qui sont des honnêtes gens, la France des honnêtes de gens parce que c'est la France de la descence comme disaitwell, c'est la France qui est de ceux qui travaillent, de ceux qui élèvent difficilement parfois leurs enfants, de ceux qui aiment la France, qui croient en la République, qui croient en la nation et c'est malheureusement la France silencieuse. C'est la France du silence parce qu'elle fait pas de bruit, elle casse pas, elle manifeste très très peu et surtout les hommes et les femmes politiques ne l'écoute plus. Geoffrey Marin Joris, que pensez-vous d'une primaire du bloc central qui est appelé de ses vœux par Gérald Armanin pour éviter d'être disqualifié au deuxème tour de la présidentielle en 2027 ?

Écoutez, je pense que ça n'est pas une bonne idée parce que je pense que euh et c'est ce que j'appelle depuis des années, je pense que la tripartition actuelle, c'est-à-dire deux ailes radicales, Rn Li, une gauche pour l'instant très dominée par euh LFI avec un grand bloc central, ça aboutit aux faits minoritaires, voilà, au Parlement et ça c'est terrible. Est-ce que est-ce que donc de ne pas être qualifié pour le deè tour ? Non non, moi je pense que non, je pense que 2027 se fera très clairement sur une ligne de droite.

Je les vois les Français, croyez-moi. La France, je le répète et je le redis, elle ne penche pas ni à gauche ni au centre. La France penche à droite.

Elle veut moins d'immigration, moins d'impôts, un état qu'on puisse déburocratiser, une justice qui accepte de vraies sanctions. Ces idées qui sont des idées que le général de Gaul aurait appelé des idées qui concernent la majorité nationale. C'est ce que je veux faire.

Nous ferons, on va s'adresser à une majorité nationale de français qui veulent la rupture à partir de quelques évidences. le travail qui paye plus que l'assistance, euh une école qui soit une école méritocratique parce que aujourd'hui les français ne le savent pas ça. On dit qu'on a une école républicaine.

Tu parles de tous les pays européens, l'école française est l'école où le succès des enfants, des élèves dépend le plus du revenu de la position sociale des parents. C'est tout cela qu'on va proposer et croyez-moi, sur ces idées qui sont des des idées de bon sens, des évidences, beaucoup de Français peuvent venir à nous. Vous êtes amateur d'équitation Bruno Rotaillot.

Quelle est votre allure favorite pour une échéance comme 2027 ? C'est le galot, le trop ou le pas ? Les trois sont nécessaires.

Tout bon cavalier de dressage vous dira que précisément il le pas justement il y avait une très belle devise euh que les écuillers de Saumur ont. C'est en avant calme et droit. Ben je trouve que la droiture pour la droite c'est pas mal comme qualité non ?

À propos de rester calme, Cyril Anouna que vous connaissez bien, vous a-t-il fait part de ses ambitions présidentielles ? Où c'est vraiment ? Je connais bien, je le connais et j'ai beaucoup de respect.

C'est un grand professionnel. Euh il m'a fait non, il m'a pas fait parté mais j'ai cru comprendre que c'est que c'était un fake. J'ai cru comprendre que c'était de l'intox.

Donc vous y croyez ? Vous pensez que c'était un canular ? Ah bah écoutez, ça le concernera mais il s'est expliqué je crois non ?

Hm. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Gérald Armanin a eu dans un entretien dimanche dernier cette formule.

Il n'y a plus de zone safe, d'endroit sûr en France. Il a dit la France est plus violente, l'insécurité s'est généralisée, métastasée, elle se manifeste partout et tout le temps. Est-ce que c'est pas d'abord un énorme aveu d'échec pour votre prédécesseur qui est quand même resté plus de 4 ans placebov ?

Non, parce que je pense que euh on peut pas effacer des décennies de laxisme, h des décennies de déconstruction de tous les repères que j'ai énuméré tout à l'heure, le respect, l'autorité, la hiérarchie. On peut pas traiter avec le yaka Faucon, ce qui relève des choses et des causes qui sont des causes racines de l'éducation des familles. En revanche, il a raison.

Il a raison. Vous aurez une échance avant, mais est-ce que vous imaginez passer 4 ans à Beauv et de faire ce constat à la sortie de Beauaveau ? C'est quand même [Musique] partic.

Donc je l'ai dit, c'est la même question que vous m'avez posé en introduction tout à l'heure vis-à-vis de ce pompier volontaire qui est en train de lutter contre la mort. Il est entre la vie et la mort. Je je le rappelle, je le répète, on a des réponses immédiates et des réponses plus lointaines.

Il va falloir reconstruire une société. Ça ça sera l'enjeu de la prochaine présidentielle. Mais on pourrait aussi avoir cette révolution pénale.

Je pense qu'en France on vit sur une politique pénale qui est très inspirée de la gauche et qui a déconsidéré la notion de sanction. Alors qui est aujourd'hui ministre de la justice hein ouvre-lui une autre piste qui serait la réponse technologique notamment avec la généralisation de la reconnaissance faciale. Est-ce que ça vous y êtes favorable ?

On on peut tout étudier. Tout étudier. Et ce que je souhaite moi déjà premier pas, c'est que l'expérimentation qu'on a testé à juste titre pendant les Jeux Olympiques de caméra algorithmique caméra algorithmique.

Oui, mais ça peut nous aider. Or aujourd'hui la loi elle est tombée. Il faud un nouveau texte pour pour représenter au Parlement cette idée que on peut justement s'appuyer sur la technologie.

Mais franchement, la technologie c'est une chose mais c'est une petite chose. Il faut une volonté dans ce pays d'avoir une politique pénale qui assume la sanction. Qui assume la sanction.

J'ai parlé de courte peine. On a quand même dans notre pays cette drôle d'idée que on a un juge qui prononce une sanction et un juge d'appliqu d'application des peines qui va réformer la sanction. On est un des pays qui a le plus développé euh les aménagements de peine parce que on dit la prison en réalité c'est terrible.

Bah non, il faudrait plus cette étape de juge d'application des peines. C'est ça que vous dites. En tout cas, on est les seuls avec l'Italie à avoir un juge d'application des peines.

Ce que je veux, peu importe juge d'application des peines ou pas, c'est que il y a trop d'écart entre les peines qui sont prononcées, les peines qui sont réellement exécutées. Voilà. donc euh euh et en couru d'ailleurs.

Donc il faut revenir au sens de la sanction. C'est ce qu'a fait les Pays-Bas avec des courtes peines, des peines notamment pour les mineurs et tant qu'on n'aura pas justement cette révolution pénale, on ne pourra pas réintroduire euh notamment des repères vis-à-vis de l'autorité et du respect des autres. Clair qu'envite.

Monsieur le ministre, vous défendez ce que vous appelez une sécurité du quotidien. Vous avez établi pour ça une liste de villes où la sécurité est renforcée. Est-ce que l'on aura la liste de ces villes de ces quartiers bientôt ?

Est-ce pardon ? Est-ce qu'on aura la liste de civiles de ces quartiers d'int voir ? Je pensais que vous l'auriez d'ailleurs, il y a un peu plus de d'une vingtaine 25 villes.

Elles ont été désignées. Ce sont les villes de sécurité renforcées. Ce sont ces villes où le trafic c'est considérablement Estas Est-ce que c'est le cas de la ville par exemple de Renn ?

Parce que la la c'est le cas de la ville de Renn. appé dit qu'elle n'a pas assez d'effectifs aujourd'hui en cours de police, les syndicats de police le disent aussi d'ailleurs, il y a eu sep fusillades en moins de 4 mois dans un quartier de Red. Croyez-moi, on va s'en occuper comme on s'en est occupé, on est en train de s'en occuper à Grenoble, à Nant.

À Nant, les conditions ont considérablement changé. Nant Saint-Nazer a été pour nous une sorte d'expérimentation. Il y a eu plus de 550 interpellés des fermes des commerces qui ont fermé anime 600 interpellations là encore des commerces qui ont été fermés et Renn.

J'ai donné des instructions très précises au préfet. Simplement on va disposer désormais d'un texte sur le narcotrafic que qui vient du Sénat. D'ailleurs, mon groupe question, c'est pas une question de nombre de policiers.

C'est ça que vous êtes en train de dire ? Non, il y a Non, bien sûr que non. D'abord un, on va avoir enfin un texte qui est un grand texte fondateur qui va nous permettre euh de lutter à armes égales.

C'est exactement ce qu'on a fait avec le terrorisme et avec succès. On va utiliser les mêmes armes. Bon et ensuite, on a une stratégie qui n'est plus uniquement une stratégie de coup de point avec des forces de sécurité qui est une stratégie, c'est important, je vais mettre 3 minutes, même pas 2 minutes.

Un, c'est le judiciaire, c'est-à-dire qu'avec l'autorité judiciaire, on judiciarise des parcours pour pouvoir démanteler des réseaux. De le coup de point bien sûr avec les gendarmes, les policiers pour occuper l'espace public. et troit là encore les entrav administratifs pour démanteler l'écosystème de la drogue parce qu'Alcapon est tombé sur les questions fiscales et que l' travail administratif c'est que l'ensemble des ministères y compris le fisque et cetera, travaille notamment pour qu'on ferme des blanchisseuses des commerces qui blanchissent l'armi les parmi les policiers qui luttent contre le narcotrafic et des policiers qui estiment aujourd'hui qu'il manquent de reconnaissance.

C'est le cas des BRI des policiers de la la brigade de recherche et d'intervention. Euh ce sont les hommes par exemple euh qui ont interpellé les complices de Mohamed Amra ou euh des auteurs des attaques de prison que vous évoquiez tout à l'heure. Ils ont un message pour vous.

Euh ils vous demandent une prime pour leur engagement. écoutez-les. On nous demande de tout faire et très bien.

Lutte contre le narcobanditisme, lutte contre le grand banditisme, lutte contre le terrorisme. Euh nous, on défendra toujours la veuve et orphelin, mais par contre l'impact sur la vie privée est sans aucune mesure comme toutes les unités traditionnelles de police. Il faut juste que maintenant il nous donne la reconnaissance juste.

Depuis quelques temps, j'entends que les fonctionnaires sont des fignants. Vous avez la chance d'avoir une unité qui elle compte pas ses heures. Est-ce que vous pourriez reconnaître financièrement que ces gens s'investissent ? 14 pratiquement 365 jours par an.

Il s'agit de deux policiers de la BRI au microel de Maxime Lévi. Je précise qu'ils sont pas responsables syndicaux. C'est pour ça que leur voie a été un peu transformée.

Ils sont pas assez payés. En réalité la question sont deux questions qui sont très justes. Il y a des policiers qui sont sur la voie publique et euh d'autres policiers notamment la berie qui sont dans la grande filière de l'investigation.

Et cette filière de l'investigation, elle souffre. Pourquoi ? Tout simplement parce que quand il y a des enquêtes euh c'est nuit et jour et c'est tous les jours de la semaine.

Je considère que il va falloir les valoriser. J'ai demandé d'ailleurs à la direction générale de la police nationale de me faire un séme de propositions que j'ai eu qui ont été discutées avec les organisations syndicales et qui seront dans quelques semaines tranchées pour que enfin on puisse mieux reconnaître la filière de l'investigation qui est en crise. Donc ils sont mieux donc ils seront mieux payés.

C'est ce que vous êtes en train de Oui mais attendez je ne négocie jamais sur un plateau de télévision ou de radio. C'est pas le style de la maison. Je négocie avec des organisations syndicales et j'ai fait précisément de la revalorisation de la filière d'investigation une de mes priorités.

Pourquoi je viens de l'expliquer ? parce que il y a eu des primes notamment de voie publique qui ont écrasé le différentiel entre ce que peuvent percevoir ceux qui travaillent dans l'investigation et qui travaillent là aussi et comme tous d'ailleurs énormément qui s'exposent. Donc c'est cette injustice que je veux à laquelle je veux remédier.

Geoffrey Marinoris, vous avez adressé en début de semaine au préfet une circulaire qui durcit les conditions de naturalisation avec notamment l'obligation d'avoir des revenus stables, d'être insérés professionnellement pendant 5 ans. Il y a aujourd'hui trop de personnes qui qui fraudent, trop de trop de personnes qui sont naturalisées. On rappelle hein, c'est 66000 naturalisés en France l'année dernière contre 500 à 800000 personnes qui sont en situation irrégulière, plus une trentaine de 1000 qui parce que vous avez des naturalisations qui dépendent de mon ministère et d'autres naturalisations qui dépendent du ministère de la justice.

Ça fait à peu près 100000 personnes. Mais il faut quoi ? Il faut zéro naturalisation.

Non mais je vais vous dire, j'accepte et j'assume de faire en sorte qu'on durcisse les critères parce que la naturalisation c'est entrée de plein pied dans la citoyenneté française. Et ça c'est pas un droit. Ça c'est une chance pour moi.

C'est une chance. C'est d'ailleurs notre droit aussi. Le code civil parle d'assimilation et moi je parle d'assimilation.

L'article 21-24 du code civil dit que nul ne peut être naturalisé si justement il pas la preuve de cette assimilation. La question BR c'est est-ce que vous attaquez finalement un petit chiffre parce que ça concerne effectivement beaucoup moins de personnes que le nombre de personnes qui sont aujourd'hui en situation irrégulière tous les chiffres vous vous estimez à combien le nombre de personnes en situation irrégulière en France ? En France c'est entre 600 900000 800000 personnes.

Mais ce que je veux dire c'est que on a déjà des résultats. J'ai fait une circulaire sur les régularisations. Il y a moins de régularisation il y a moins les entrées, les visas de l' séjour.

Il y a plus d'expulsion, notamment d'éloignements forcés. Mais ce que je veux dire, c'est que là il y a un symbole. Être français, ça se mérite.

J'assume de durcir les critères. Critères qui concernent l'autonomie pour le travail, critère qui concerne le respect de la loi. Ceux et celles qui ont fraudé n'ont pas vocation à être naturalisé.

J'assume aussi de renforcer le critère notamment de connaissance de France. Quelqu'un est-ce que ça veut dire que quelqu'un qui a été en situation irrégulière ne pourra jamais être naturalisé ? C'est ce que j'ai demandé au préfet.

Il y a une jurisprudence donc on peut pas passer là encore au-dessus des juges. C'est pour ça du reste qu'il faudra demain un grand référendum pour l'immigration pour remettre à plat y compris un certain nombre de jurisprudence et donner aux français le véritable choix sur les différentes filières les différentes modalités de l'immigration. Clair qu'on vite.

Bruno Rotou, vous détenez un rapport sur les frères musulmans. Est-ce que vous confirmez la tenue d'un conseil de défense à l'Élysée le 21 mai ? Donc dans 10 jours pour évoquer ce rapport qui est pour l'instant tenu secret.

Je vous confirme, il y aura bien ce conseil de défense qui sera présidé par le chef de l'État. Il sera bien le 21 mai et pour moi, c'est fondamental parce que ça signifie que ce rapport, cette question, elle va être placée au cœur de l'État et au cœur de l'interministérialité. Il y a pas ministre de l'intérieur qui doit s'en saisir.

Conseil de défense, ça veut dire que c'est une dimension terroriste. Euh, non, pas que le terrorisme, mais c'est une c'est une question qui concerne vraiment une menace sur la République, une menace sur la nation. Vous gardez Ouais.

Vous gardez secret ce rapport parce que vous allez en parler à l'Élysée dans 10 jours ou pas ? Non, on garde on garde secret ce rapport tout simplement parce que il est classifié confidentiel défense et si je le mettais dans la nature euh je je je pourrais avoir affaire à la Vous avez bien fait la promesse de vous avez bien fait la promesse de le rendre public. Non, juste bien sûr, mais quand vous avez des noms, des organigrames, vous ne pouvez pas le mettre dans le public.

Et d'ailleurs, vous avez des informations qui si elles étaient connues, y compris de ceux qui sont dans ce rapport pourraient les renseigner. Donc vous êtes en train de préparer une version allégée et vous le vous le rendez public quand ? Version après bah ça dépendra aussi ce sera pris le 21 mai prochain mais ce qui est-ce que l'une des trajectoires dans ce rapport pourrait être l'interdiction des frères musulmans ?

Non parce que le problème des frères musulmans de cette confréie c'est que il y a peu de choses dans la confréie secrète. En réalité c'est l'entrisme. Les frères musulmans, je m'explique pour que rendre un peu compréhensible le sujet.

Les frères musulmans ont inventé la matrice politique de l'islamisme euh mais ils ont un discours très très lisse et derrière aujourd'hui, on n'arriverait pas à constituer des preuves pour une dissolution. En revanche, là où on peut taper et c'est ce que l'on fait pour dissoudre ou faire des entraves administratifs, c'est sur l'entrisme dans les club de sport, dans les écoles Alkind par exemple sur Lyon, la question d'Averos la question de leur propre institut de formation qui est à Château Chinon dans la Nève qui vient d'être perquisitionné là. Du coup, bien sûr, il y a une menace qui est une menace subversive pour la République.

Et cette menace, elle est d'autant plus complexe à appréhender que elle se dissimule derrière aussi un discours qui est très très lisse qui utilise souvent nos propres valeurs. La liberté contre la liberté, la tolérance contre cet esprit de tolérance. Le grand jury, tout est politique.

Tout est politique. François Beou sera auditionné mercredi par la commission d'enquête parlementaire sur BRAM. Le premier ministre Bruno Rotaillot peut-il se dépétrer de ces versions successives sur ce qu'il savait ou sur ce qu'il ne savait pas ?

Écoutez, j'ai aucun doute sur la sincérité du Premier ministre. il a mis ses enfants dans cet établissement et évidemment il apportera les preuves et je ne doute pas que le 14, vous êtes d'accord avec la ministre de l'éducation qui parle d'un mito scolaire, vous êtes d'accord avec la ministre de l'éducation Ellisabeth Borne qui parle d'un mitou scolaire mais on sait parfaitement que dans des établissements là où il y a des jeunes de la jeunesse pendant des années, il y a pu y avoir des comportements d'ordre quasiment criminel. H la pédophilie, les mauvais traitements, c'est de cela dont on parle.

Que ce soit dans le sport, que ce soit dans les écoles, que ce soit dans les familles, les clincestes et cetera, on le sait cela. Et il faut faire la transparence et je ne doute pas que le premier ministre apportera le 14 mai prochain devant la commission d'enquête tous les éléments qu'elle lui demandera. Si si malgré tout il ressort affaibli de ses auditions au sein de cette commission d'enquête, doit-il démissionner pour ne pas fré gouvernement ?

Très franchement, je ne me situe absolument pas dans cette hypothèse. Absolument pas. Je lui fais confiance pour apporter tous les éléments et je n'en doute vraiment pas.

Bruno Rota vous êtes aussi ministre des cultes. Euh l'église s'est choisi un pape cette semaine, Léon XIV, c'est un pape américain euh apparemment dans la lignéere du pape François qui veut défendre les pauvres et les migrants. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ou est-ce que vous auriez préféré un un pas plus traditionnaliste, on va dire ?

Moi, je suis pas cardinal, je suis ministre des cultes, mais j'ai pas le droit de vote au concl, c'est très bien. Je suis attaché à la laïcité. J'ai observé comme des millions, des centaines de millions, plus d'un milliard de catholiques l'élection de ce pape qui était une élection surprise mais une élection très très rapide puisque euh il faut en moyenne depuis l'an 13 hein, c'est la fin du 19e, cette mode, cette scrutin pour pouvoir départager un pape et là il en a fallu que quatre.

Bon bah, c'est plutôt une bonne nouvelle. Non, j'ai rien à dire sur le fond. simplement euh comme beaucoup de Français catholiques ou pas, d'ailleurs croyants ou pas, euh je je l'ai vu euh apparaître et j'ai trouvé que par sa physionomie, par son visage, il exprimait une grande bonté, une grande bienveillance.

Il a choisi euh un nom qui pas un nom d'ailleurs euh avec un le le chiffre 14, je ne sais pas si c'est le nom ou le chiffre qui importe le plus. En tout cas, ça ça le situe effectivement dans la lignée de dans la lignée d'un pape qui s'appelle Léon X qui est connu pour avoir construit la doctrine sociale de l'église, la préférence vis-à-vis des pauvres au moment où une partie de l'église à l'époque s'était beaucoup embourgeoisé et avait peut-être parfois choisi le parti des puissants. Vous allez le rencontrer prochainement ou vous aimeriez le rencontrer ?

Ah ben écoutez, il y a plein de choses à faire. Je peut-être je seraiis amené le à le croiser, mais je pense qu'on a besoin encore une fois et je suis ministre des cultes, on a besoin de ces grandes religions. Alors, il y en a qui croient, d'autres qui ne croient pas, mais je pense que c'est ce sont des réserves de sens.

Voilà. Et comme ministre des des cultes, j'entends que la laïcité soit strictement appliquée. Un, neutralité de l'État.

Mais de je défends vraiment euh surtout la liberté de conscience et la possibilité près de tous nos concitoyens qui soi catholiqu chrétiens qui soit musulman qui soi juifs de ou autres bouddhistes ou autres de pouvoir exercer leur foi comme ils l'entendent en pleine liberté et surtout en pleine sécurité. Emmanuel Macron a reçu le président syrien par intérim cette semaine Ahmed Alchara. Est-ce que c'est une faute, une lourde erreur de recevoir un ancien djihadiste ou est-ce que c'est ce qu'on appelle de la réelle politique ?

É, moi je comprends que c'est pu choquer un certain nombre de françaises et et de Français. J'ai été le premier parlementaire en 2014, en août 2014 à me rendre en Irak, plus exactement dans le Kurdistan. C'était à Herbille et j'avais constitué à l'époque un des tout premiers groupes, le premier groupe au Sénat de soutien pour les chrétiens d'Orient.

Donc c'est une question à laquelle je suis très sensible. Chacun connaît le passé djihadiste euh de Ahmed Al Shara. Et j'ai pas vu très souvent des djihadistes se convertir par miracle aux valeurs de la démocratie.

Est-ce que c'est que vous êtes inquiet pour les chrétiens d'Orient ? Ceci étant, c'est la question est trop compliquée pour que je ne la développe pas plus. Je suis gauliste et vraiment sur la diplomatie, c'est la bonne ligne.

Nous avons des intérêts en Syrie. Les intérêts, c'est que les djihadistes qui sont enfermés, gardés par des Kurdes, mais en territoire syrien restent là-bas enfermés qui ne reviennent pas. D'autres terroristes qui évoluent en liberté dans l'ouest, dans le nord-ouest de la Syrie.

Ça c'est un intérêt qui ne reviennent pas chez nous et l'intérêt traditionnel dans la diplomatie française de protection des chrétiens d'Orient. Alors pour que ces intérêts soient respectés, que doit-on faire ? Ignorer le nouveau régime ou discuter avec lui ?

Bien sûr. Donc Real De a discuté avec de Gaulle a discuté, a même reconnu la Chine de Mao avec des dizaines à l'époque de millions de morts. Donc il faut être très prudent.

Une toute dernière question Bruno Rotaillot, est-ce que vous avez les moyens de vous opposer aux mandats d'arrêt internationaux qui ont été lancés par l'Algérie contre l'écrivain franco-algérien Camel Daoud ? En tout cas, il est hors de question que la France prête la main. D'accord.

Mais est-ce que vous pouvez est-ce que vous pouvez contester ces ces ces mandat internationaux ? On l'examine simplement ce que je veux dire sur l'Algérie. Ça commence à bien faire.

Bem sans salle. Yeah.

#Direct 🔴 Bruno Retailleau, invité du Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6 — Bruno Retailleau · Pourquijevote