Fichés S : Macron sous pression - Les questions SMS #cdanslair 14.05.2018
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse partielle
Y a-t-il des consignes données en ce sens ?
- 0:30OuverteRéponse partielle
On peut se dire qu'on a fait un petit peu de chemin depuis Momen Mera, quand même.
- 0:42RelanceRéponse partielle
Justement, depuis cette période-là, les consignes n'ont pas changé.
- 1:07OuverteRéponse partielle
Quelle obligation, contrainte ou procédure doivent respecter les fichiers S ?
- 1:19FerméeRéponse directe
Assignation à résidence, pointage au commissariat ?
- 2:07OuverteRéponse partielle
Et ils ne sont parfois même pas informés qu'ils sont fichiers S.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11InvitéFait
« Non, la démonstration d'ailleurs de l'événement en question, c'est qu'ils ont essayé avec un taser qui malencontreusement n'a pas marché. »
- 0:24InvitéFait
« Et que c'est par défaut, alors que l'individu aurait dit, je prends la référence presse, « Tuez-moi ou je vais vous tuer », etc., que l'autre policier a usé de son arme. »
- 0:46InvitéFait
« Il y a un événement qui est le réarmement des policiers de terrain suite à la disproportion qui existe entre l'armement des terroristes après 2015 et depuis. »
- 1:22InvitéFait
« Pas en soi, parce qu'ils sont fichiers S. »
- 1:30InvitéFait
« C'est assez rare en matière de terrorisme, mais ça existe. »
- 1:33InvitéFait
« Ou des mesures administratives qui ont été introduites par les lois antiterroristes qui ont été votées. »
- 1:40InvitéChiffre
« En 2016, il y a trois lois antiterroristes, plus les prorogations de l'état d'urgence. »
- 2:27InvitéFait
« Ça ne change rien. »
- 2:28InvitéFait
« Regardez le tueur d'Omanie en ville. »
- 2:43InvitéFait
« Je ne sais pas si constitutionnellement ça tiendra la route. »
- 3:20InvitéFait
« Il y a les réseaux sociaux, Telegram, il y a d'autres moyens »
- 3:34PrésentateurFait
« Authentifié par les services. »
- 3:53InvitéFait
« Vous savez, il faut qu'on apprenne aussi à maîtriser nos nerfs. »
- 4:27InvitéFait
« Si vous voulez, il faut bien distinguer ce qui est efficace et l'image et la communication. »
- 6:12InvitéFait
« Oui, parce qu'on est sur différents théâtres. »
Temps de parole
- Invité35 %
- Présentateur27 %
- Invité 216 %
- Invité 312 %
- Invité 411 %
≈ 10,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Depuis les attentats de 2015 et ceux de Nice et de Trèbes, les terroristes sont presque toujours abattus. Y a-t-il des consignes données en ce sens ?
Non, la démonstration d'ailleurs de l'événement en question, c'est qu'ils ont essayé avec un taser qui malencontreusement n'a pas marché. Et que c'est par défaut, alors que l'individu aurait dit, je prends la référence presse, « Tuez-moi ou je vais vous tuer », etc., que l'autre policier a usé de son arme.
On peut se dire qu'on a fait un petit peu de chemin depuis Momen Mera, quand même.
Sur le sort qui est réservé aux terroristes. Oui, mais ils ont essayé pendant des dizaines d'heures de le prendre vivant.
Justement, depuis cette période-là, les consignes n'ont pas changé.
Il y a un événement qui est le réarmement des policiers de terrain suite à la disproportion qui existe entre l'armement des terroristes après 2015 et depuis. Mais comme on l'a vu aujourd'hui, c'est des couteaux, des voitures, des camions. La question, elle a changé de nature. C'est des primo intervenants. Donc quand c'est des primo intervenants, le policier, il se dit peut-être qu'il a un gilet explosif. Donc il ne va pas prendre le risque qu'il arrive jusqu'à lui. Il y a ça à prendre en considération aussi.
Quelle obligation, contrainte ou procédure doivent respecter les fichiers S ? Assignation à résidence, pointage au commissariat ?
Pas en soi, parce qu'ils sont fichiers S. S'ils font l'objet d'une autre mesure, il y a à la fois des mesures judiciaires, de contrôle judiciaire. C'est assez rare en matière de terrorisme, mais ça existe. Ou des mesures administratives qui ont été introduites par les lois antiterroristes qui ont été votées. Prenons l'année 2016. En 2016, il y a trois lois antiterroristes, plus les prorogations de l'état d'urgence. On ne peut pas sincèrement dire qu'en France, il n'y a pas un débat continu sur l'antiterrorisme. Et c'est précisément le problème. Oui, il ne faut pas s'en offusquer. C'est précisément le problème. En réalité, il faut s'en offusquer, il faudrait évaluer.
Mais en tout cas, pas par principe, pour revenir sur ces fichiers S, ils ne sont pas par principe assignés à résidence ou quoi. Ils le sont si ils font l'objet d'une mesure.
Et ils ne sont parfois même pas informés qu'ils sont fichiers S. Ils ne le savent pas, ils ne sont fichiers S. Heureusement, on rappelle que c'est un outil au service des...
Non, il ne faut pas qu'ils le savent.
Voilà, on rappelle juste que c'est un outil qui aide d'abord les services de renseignement. Les personnes fichiers S ne pourraient-elles pas être munies d'un brasset électronique ?
Ça ne change rien. Regardez le tueur d'Omanie en ville.
Il en avait un. Pourquoi n'expulse-t-on pas des étrangers fichiers S à titre préventif, quitte à modifier l'état de droit si nécessaire ? Ça, c'est dans le débat, l'expulsion des fichiers S étrangers.
C'est un débat parlementaire. Je ne sais pas si constitutionnellement ça tiendra la route. Je suis à peu près sûr que non, mais en tout cas, comme le disait Yves Frère depuis tout à l'heure, au-delà de la posture, de la réaction et de la mousse après chaque événement, le fait qu'un jour dans ce pays on puisse avoir un débat à peu près intelligible sur n'importe quelle question à caractère judiciaire d'ailleurs et sur la question de la lutte anti-terroriste par ailleurs ne ferait de mal à personne.
À personne. Quand l'État islamique revendique un attentat, comment parvient cette information ? Qui la donne ? Qui la reçoit ? Et par quels moyens ?
Il y a un mille et un moyens pour qu'ils diffusent leur information. D'ailleurs, Europol avait dit qu'ils avaient mis à bas leur système de communication, alors qu'ils communiquaient dans leur… Il y a les réseaux sociaux, Telegram, il y a d'autres moyens et après il y a une sorte de formulation qui prouve que c'est vrai ou pas, puis des preuves, en l'occurrence vidéo, pour le dernier attentat.
Authentifié par les services.
Voilà, ça si vous voulez, on ne peut pas… C'est comme si on disait, en interdisant l'imprimerie, on aurait interdit le nazisme. Non, les réseaux sociaux, Internet, c'est qu'un moyen. Il y a l'idéologie qui est à la base, donc sans matière, même s'il y a les réseaux sociaux, il n'y aura pas de prolifération.
Pourquoi Macron n'est-il pas rentré illico de son château de Brégançon ?
Bon, écoutez, là, il ne faut pas donner une… Vous savez, il faut qu'on apprenne aussi à maîtriser nos nerfs. Et je ne vois pas ce que Macron, en rentrant de Brégançon samedi soir, aurait pu changer… en quoi ça aurait pu changer la donne, si vous voulez. Il y a un ministre de l'Intérieur qui était sur place, il y a un Premier ministre qui était sur place. Il y a surtout un procureur de la République. Il y a un procureur de la République. Je pense que Macron, il n'est pas utile, là, si vous voulez. Et d'ailleurs, ça avait été reproché beaucoup, souvenez-vous, pour Mohamed Merat, la présence de Claude Guéant en plein dans l'action, Nicolas Sarkozy n'était pas très loin.
Si vous voulez, il faut bien distinguer ce qui est efficace et l'image et la communication. La communication, c'est une chose. Ce qui est efficace, c'est que les bonnes personnes soient là, en l'occurrence, le procureur.
Comme se rendre sur les lieux, par exemple, d'un attentat immédiatement après, en gênant les services, parfois, à la loi, on en a suffisamment parlé.
On a essayé désespérément de leur expliquer qu'il fallait cesser de perturber les secours, l'enquête de patauger sur la scène de crime, et il n'y arrive pas au nom de « faut qu'on soit là, faut qu'on nous voit ». D'ailleurs, on remarque que le Premier ministre s'est exprimé depuis le commissariat du Troisième. Il ne s'est pas précipité sur les lieux.
Peut-être qu'on est en train d'apprendre.
Oui, et parce qu'il y a le risque aussi d'un sur-attentat. Rappelez-vous Kaboul, où le photographe en chef de l'AFP a été tué, c'était un sur-attentat. Donc ce scénario est toujours plausible.
Sur-attentat, c'est-à-dire un attentat qui revient immédiatement après.
Une attaque au couteau, tout le monde vient, et après, une attaque à la bombe.
Une famille entière avec deux jeunes enfants a distribué la mort en Indonésie. « Ces terroristes islamistes n'ont-ils plus aucune limite ? »
Il n'y a jamais aucune limite dans le terrorisme. Le terrorisme, c'est justement l'absence de limite, c'est le passage à l'acte. Et donc, pour les enfants, ce n'est pas récent, mais c'est plus récent. Pour les femmes, c'est très récent. Ça a commencé au Liban il y a 40 ans, d'ailleurs. Une femme du Parti National Socialiste Syrien. Tout a commencé au Liban. Le premier camiclase. De toute façon, le Liban, c'est le berceau. Ils ont beaucoup inventé. Mais effectivement, il n'y a pas de limite. des fausses femmes ou des vraies femmes enceintes au point de passage entre Israël et les territoires. On a à peu près tout eu. Les filles qui se font exploser pour Boko Haram.
Il n'y a pas de limite dans le terrorisme. C'est à la fois tout son drame et toutes ses opportunités.
Si la France n'intervenait plus dans les zones de guerre, aurait-on encore des risques d'attentat ? Oui.
Oui, parce qu'on est sur différents théâtres.
L'augmentation du nombre d'agents du renseignement ces dernières années est-elle réellement efficace ? On est meilleure ?
Ce n'est pas la quantité qui fait le résultat, c'est la qualité. De ce point de vue-là, la quantité est un sujet. Si on ne recrute que des agents de circulation, on ne va pas changer le terrorisme.
Ce n'est pas la première fois que je constate l'étonnement des proches des terroristes. Comment expliquer cet aveuglement ? Ils disent toujours qu'ils ne se sont rendus compte de rien.
Racontez à un parent d'élève que son fils ou sa fille se drogue et elle n'a rien vu. Vous allez voir son étonnement. Et pourtant, vous pouvez être surpris.
Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h55. On se retrouve demain à 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air. Tout de suite, c'est à vous. Bonne soirée sur France 5. Bonne soirée sur France 5.