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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 25 février 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Matthieu Valet : "Toutes les violences doivent être condamnées !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 36 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:02FerméeÉludée

    Est-ce que Raphaël Arnaud doit partir ?

  • 2:25FerméeRéponse partielle

    Êtes-vous pour ou contre qu'il reste ?

  • 2:45FerméeÉludée

    Quelle serait votre éthique à vous ?

  • 5:35FerméeRéponse partielle

    Appelez-vous à la dissolution des groupes d'ultra-droite ?

  • 6:47FerméeRéponse partielle

    Dissolution ou pas ?

  • 7:14OuverteRéponse partielle

    Qu'en pensez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:07Locuteur 1Fait
    « Je n'ai jamais été condamné pour des violences sur ma conjointe. »
  • 1:11Locuteur 1Fait
    « Je n'ai jamais été condamné pour des achats de drogue. »
  • 3:50Locuteur 4Fait
    « Jacques-Élie Farveau aurait dit « on va le buter ». »
  • 3:58Locuteur 4Fait
    « Il a lui-même avoué en garde à vue qu'il était ici, sur place, qu'il avait commis des violences. »
  • 5:11Locuteur 4Fait
    « Si le Rassemblement National ou Reconquête avait fait un dixième de ce qu'a fait aujourd'hui la France Insoumise, il serait mis à mort politiquement, socialement et médiatiquement. »
  • 10:12Locuteur 1Fait
    « Génération Identitaire, les Oivs, ils sont dissous et le Conseil d'État ne trouve rien à redire. »
  • 10:37Locuteur 1Fait
    « Toutes les violences et les ultras doivent être condamnées et dissous. »

Temps de parole

  • Locuteur 433 %
  • Locuteur 328 %
  • Locuteur 127 %
  • Locuteur 213 %

6,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Madame Darfeuil, bonsoir Madame Hervieux, ne bougez pas, je vais regarder sur mon bureau, je vais regarder derrière moi. Il n'y a pas de facho, il n'y a pas de raciste, il n'y a pas de groupuscule d'outre à droite. Par contre, je regarde sur votre plateau, il n'y a pas d'éléphiste. Donc visiblement, quand ils se cachent, c'est qu'ils ont quelque chose à cacher. Enfin, dites-nous, parce que depuis une semaine, M. Arnaud qui tweet tous les jours, on ne l'entend plus. Voilà, donc ce n'est pas très courageux. Alors c'est bien d'insulter et de mépriser et qu'on a parti les médias traditionnels, mais encore faut-il avoir le courage d'aller sur les plateaux débattre.

Et puis moi, Madame Hervieux, je vais aller très vite. Vous savez, moi je suis issu d'une génération qui a porté l'uniforme de la République, qui vous a parfois protégé alors que vous n'en êtes pas rendu compte. Et je suis le même personnage, la même personne, avec effectivement un engagement au Rassemblement National. Donc vous savez, on n'est pas tous des pouilleux, on n'est pas tous des idiots au Rassemblement National. Au contraire, on a des gens intelligents, on propose des idées. Maintenant, combattons-nous idée contre idée.

Moi, dans mon parti, je n'ai pas des fous furieux dans la rue et sur la route qui lynchent, qui massacrent des gens gratuitement ou pour des idées vraies ou supposées politiques. Donc si vous voulez vous associer avec des fous furieux, tant mieux pour vous. Moi, en tout cas, Madame, je n'ai jamais été condamné pour des violences sur ma conjointe. Je n'ai jamais été condamné pour des achats de drogue. Et j'ai toujours défendu la République. Donc j'ai arrêté, bien entendu, de commencer par soi-même. Et je pensais que vous allez commencer par là. Mais visiblement, ça ne vous gêne pas de vous associer avec des gens suffureux. Bon, ben, c'est votre choix. Moi, je le respecte.

Et je ne suis pas d'antisocialiste.

1:25
Invité

On va peut-être laisser répondre Céline Hervieux, qui a, à mon avis, deux, trois choses à dire. Écoutez, non, mais... Je l'écoute, Madame Hervieux. Oui, oui, monsieur Valet. Non, mais j'entends votre point de vue. En l'occurrence, vous parlez de la question de la violence en politique. Vous dites qu'on est associé à des gens sulfureux. Moi, je ne suis associé à personne. Moi, je suis militante socialiste. Vous soutenez ? Non, non, non, non, mais je ne soutiens personne. Le Parti socialiste a dénoncé les violences. Et je pense qu'il faut dénoncer les violences politiques, en fait. Les violences à la personne, d'où qu'elles viennent, en fait, de la gauche, de la droite, peu importe.

En fait, la violence à la personne, c'est l'échec du politique. Si on s'engage en politique, c'est précisément pour régler les conflits autrement que par la violence.

2:02
Présentateur

Est-ce que Raphaël Arnaud doit partir, par exemple ? Vous condamnez la violence.

2:04
Invité

Mais ce n'est pas à moi. Mais ce n'est ni à vous, ni à moi, monsieur Valet, de répondre à cette question. Ah bah si, moi j'ai une idée, madame.

2:09
Présentateur

Quand vous avez des assistants parlementaires qui sont, dont deux, en détention provisoire, mis en examen pour un homme secrétaire, mis en examen, c'est un disgraphe et concordant. On ne met pas le premier qui-dame dans la rue en détention provisoire pour des faits criminels, même s'ils gardent leur présence en innocence.

2:22
Invité

Je pense que pour le coup, juste, Mathieu Valet, je pense que ça, c'est une question qu'effectivement, beaucoup de gens qui nous regardent se posent. Est-ce que vous êtes pour ou contre qu'il reste ? Mais vous avez quand même un avis sur la question ? Moi, mon avis, c'est qu'en fait, c'est la responsabilité morale et l'éthique de chacun après. C'est-à-dire qu'à partir du moment où la justice passe, qu'ils sont, imaginons, condamnés. Moi, je ne sais pas. Je ne veux pas présager de la décision. Ensuite, c'est au groupe politique, à LFI et à Raphaël Arnaud, de se poser la question.

2:45
Présentateur

Mais quelle serait votre éthique à vous ?

2:47
Invité

Mais moi, je ne suis pas dans ce cas. Enfin, pardonnez-moi. Non, mais quelle serait votre éthique à vous ? De me demander de répondre à cette question ? Vous qui vous aviez avec la France insoumise, quelle serait votre éthique ? Moi, je condamne les violences. Je demande au groupe LFI de condamner fortement ces violences. De se distancier de ce groupe qu'est la jeune garde, qui manifestement a des comportements qui sont inacceptables et qui ne sont pas à la hauteur du combat antifasciste que moi, je défends et que je promeuse dans mes valeurs en tant que militant de gauche.

3:10
Matthieu Valet

Il y a plusieurs éléments qui ont été abordés. Le premier, c'est qu'on ne demande pas justement à des politiques en réalité condamnées. C'est une formule de plateau TV où on nous demande régulièrement est-ce que vous condamnez ces propos ? Est-ce que vous condamnez cette attitude ? En réalité, on ne peut pas condamner puisque nous ne sommes ni vous ni moi juges. En revanche, on peut prendre des décisions politiques. Et si la France insoumise ne peut pas prendre de décisions juridiques, elle peut prendre une décision politique qui serait forte si elle décidait de se séparer de Raphaël Arnaud. Ne serait-ce que de l'exclure du groupe.

Ça me semble la chose la plus simple à faire le temps de l'enquête, si on part du principe qu'il est peut-être blanc de tout soupçon. Ce qui semble aujourd'hui très compliqué puisque, et c'est révélé je crois dans le JD News demain, Jacques-Élie Farveau aurait dit « on va le buter ». Donc il a lui-même avoué en garde à vue qu'il était ici, sur place, qu'il avait commis des violences. Alors il réfute le fait de l'avoir tué, mais il admet ça aujourd'hui. Donc c'est même plus de la présomption aujourd'hui. On sait qu'il y a des choses qui se sont passées.

Le deuxième élément qui me semble extrêmement important, c'est qu'on a le droit de faire des stratégies de barrage, on a le droit de se la jouer castor, on a le droit d'être opposé contre l'extrême droite, de faire des espèces de fronts fantasmés contre le fascisme, mais pas à n'importe quel prix quand on est républicain. Quand on est attaché à l'État de droit, on ne se substitue pas à la violence légitime qui est permise à l'État.

Et là le fait est que les milices autoproclamées de Jean-Luc Mélenchon, revendiquées par la France Insoumise, par Manuel Bompard et par Mathilde Panneau, aujourd'hui, SR va faire régner un ordre qui est celui, non pas de la République, mais qui est celui de la France Insoumise. Et je crois que c'est extrêmement grave. Et que vous soyez engagé profondément, je vous crois sincère, il se trouve que je suis en plus non pas un électeur de votre arrondissement, mais je vous suis de fait parce que j'habite dans l'endroit où vous êtes élu.

Je vous crois sincère, simplement si vous êtes réellement sincère, réellement républicaine et réellement opposé à la violence en politique, vous ne devez pas laisser passer ça. Et là je m'adresse à vous, même pas en tant qu'opposant politique, mais en tant que citoyen qui va débattre sur des plateaux et qui suit absolument scandalisé de l'attitude de la France Insoumise. Honnêtement, si le Rassemblement National ou Reconquête avait fait un dixième de ce qu'a fait aujourd'hui la France Insoumise, il serait mis à mort politiquement, socialement et médiatiquement. Et le traitement médiatique, il est ce qu'il est.

Moi vous savez, on est habitué aux polémiques, on sait que ça tape, ça tape très fort et il y a des ambiances. En revanche, c'est la France Insoumise qui l'a mis l'immense depuis maintenant plusieurs jours et qui en est parfaitement responsable.

5:33
Invité

Mais alors est-ce que vous appelez, M. Régaud, à la dissolution des groupes d'ultra-droite, par exemple, qu'on retrouve, par exemple, le collectif du 9 mai, puisque vous êtes peut-être du même arrondissement, du 6e arrondissement de Paris, qu'on voit défiler le 9 mai dernier, alors qu'on commémorait nos morts la veille, dans les rues de Paris, en plein Paris, en toute impunité, parce que le tribunal administratif a laissé se dérouler cette manifestation avec des brassards nazis et des slogans homophobes, etc. Enfin, je veux dire, est-ce que vous appelez à la dissolution de ces groupes ?

5:58
Matthieu Valet

Mais je vais vous répondre très simplement là-dessus. En deux éléments. Le premier, c'est que je vois que vous réfutez plus ou moins habilement ma tirade ou mon tir à ma question, vous n'y avez absolument pas répondu. Mais j'aimerais bien que vous m'y répondiez, parce que moi je vais vous répondre. Il y a deux éléments sur le comité du 9 mai dont vous parlez. La première chose, c'est qu'aujourd'hui, dans l'état actuel du droit, vous pouvez le contester, mais c'est autorisé. Ça, que vous le vouliez ou non, c'est le cas.

6:21
Invité

C'est autorisé de défiler avec des brassards nazis. Alors il faut que vous révisiez un petit peu pour le code juridique. Parce qu'en l'occurrence, l'incitation à la haine, c'est interdit, c'est illégal.

6:28
Matthieu Valet

J'y viens, c'est mon deuxième point. Le fait est qu'il est autorisé, le rassemblement de la manifestation. Il est autorisé.

6:33
Invité

Il ne va pas lui ressortir le visage couvert avec des brassards nazis.

6:36
Matthieu Valet

Mais encore une fois, c'est ce que je vous dis. Et c'était mon premier point tout à l'heure. C'était de dire que justement, en tant que politique, nous ne sommes pas des juges, nous ne sommes pas des procureurs, nous sommes des politiques, donc c'est au niveau moral. Moi, ce qui concerne, mais je vous mets à l'aise très vite.

6:47
Invité

Dissolution ou pas ?

6:48
Matthieu Valet

Ce n'est pas un groupe en l'occurrence, il me semble. C'est un événement qu'on peut interdire ou pas interdire.

6:51
Invité

C'est un collectif. Alors parlons du collectif Némésis, par exemple.

6:55
Matthieu Valet

Ah bah là, moi, si on parle du collectif Némésis, deux secondes.

6:58
Invité

Collectif féministe, proche de l'extrême droite. C'est un féministe, pas féministe, c'est un nationaliste. Ah si, si, si, c'est un collectif féministe. Chacun a sa manière de définir le collectif Némésis. Laissons-les définir elle-même.

7:07
Présentateur

Vous vous dites antifaché, c'est la disféministe, c'est la disféministe, c'est la disféministe.

7:09
Invité

En tout cas, plusieurs voix de la gauche demandent la dissolution.

7:14
Matthieu Valet

Qu'est-ce que vous en pensez ? Moi, justement, contrairement à Mme Hervieux, je réponds à vos questions. Le collectif Némésis, si on est sérieux deux secondes, c'est un groupe de jeunes femmes qui font des happening façon fémen et qui se ramènent dans des manifestations ou devant des conférences de Mme Hassan, qui a un service d'ordre extrêmement violent. Et j'ai hâte que l'enquête se poursuive pour savoir quels sont les liens entre Mme Hassan et le fameux service d'ordre. Elle s'en est désolidarisée. Hâte de voir la suite de l'enquête. Et qui font des happening. On peut être d'accord ou pas d'accord à la happening. Ce n'est pas que ça, Stanislas Rigaud.

7:40
Invité

Et d'ailleurs, le travail du service police-justice de BFM TV l'a prouvé en ayant accès à une boucle télégramme au coup de laquelle on découvre un échange entre une membre de Némésis et un membre de l'ultra-droite à laquelle cette représentante de Némésis propose que plusieurs de ses filles, en gros, servent d'appât pour attirer des militants de l'ultra-gauche et leur taper dessus.

8:02
Matthieu Valet

C'est hyper intéressant. J'ai vu ça. C'est le journal L'Humanité aussi.

8:06
Invité

Pas que le service police de BFM TV a travaillé là-dessus aussi.

8:11
Matthieu Valet

J'ai vu. Il se trouve que, et c'est ce que vient de dire Victor Hérault, si aujourd'hui, en 2026, mettre des jeunes femmes à l'entrée d'université, ça provoque des pulsions guerrières et violentes de la part d'opposants politiques, pardon, je trouve ça très intéressant.

8:23
Invité

Mais vous voyez, est-ce que ce n'est pas ça le problème ? Est-ce que ce n'est pas que chacun a son interprétation de la violence ? Pour vous, ça n'est rien, en fait.

8:30
Matthieu Valet

Moi, je suis contre toutes les violences. Et pardon, on peut me faire beaucoup de reproches, je crois, politiquement. Je n'avance pas à un visage caché. Et j'ai toujours été assez clair sur ce que je pensais. Je n'ai pas besoin, moi, justement, ni de me cacher, ni de faire semblant de penser à autre chose que ce que je dis sur les plateaux de TV depuis quelques petites années. Mais j'aimerais bien que Mme Hervieux réponde à la série de questions.

8:46
Invité

Et après, on avancera, on parlera du traitement médiatique.

8:48
Matthieu Valet

Mais belle esquive.

8:49
Invité

Non, non, mais il n'y a aucune esquive. Mais en fait, sur le fond, vous dites que vous condamnez la violence. Bon, très bien, c'est tant mieux, parce que vous pourrez condamner avec moi les morts sous les coups de l'ultra-droite. Il y a à peu près une cinquantaine de morts. C'est documenté depuis les années 80. Ça a été débunké aussi. Sous les coups de l'ultra-droite. Mais en fait, moi, j'en ai un petit peu assez, qu'on renvoie les choses dos à dos comme ça. Déjà, on est dans une période où un jeune venait de mourir. Et en fait, on est enclin comme ça à faire des analyses politiques, à être clan contre clan, avec une société qui est polarisée. Et la réalité, c'est qu'il y a une brutalité.

Dites-le aussi à Bernard Cazeneuve, à Jérôme Guèche, à tous les membres du Parti Socialiste qui sont allés aussi sur les plateaux télé en disant rupture totale avec LFI ou pas rupture totale. Je veux dire, tout le monde participe à cela, à sa manière. Vous avez parfaitement raison, Madame Trey. Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a un moment donné où il faut, nous, en tant que responsable politique, on essaie d'avoir une analyse un petit peu au-dessus de la mêlée et de se dire, pourquoi il n'y a pas de débouché politique qu'on peut proposer à ces jeunes autre que se casser la figure entre eux ? Parce qu'en réalité, c'est ce qu'ils attendent. Mathieu Vallée, oui ?

9:50
Présentateur

Ah, pardon ! Non, non, non, vous, vous êtes là. Vous êtes à l'hôtel, Mathieu Vallée. Déjà, il faut dire à M. Rigaud qu'il ne m'imite pas avec une chemise et un pull. C'est gênant. On va croire que... Non, mais blague à part. Sérieusement, Madame Merveilleux, honnêtement, les groupuscules d'Ultra-Doua, que ce soit Génération Identitaire, les Oivs, ils sont dissous et le Conseil d'État ne trouve rien à redire. Et c'est très bien comme ça. En revanche, pour les soulèvements de la terre, pour la jeune garde antifasciste, pour l'urgence Palestine, c'est toujours compliqué, c'est toujours difficile. Alors qu'il faut lutter contre les ultras de la même manière.

Mais comme dans le football, les ultras oligans qui sont une tannée, une plaie dans nos stades de foot, on a réussi à lutter contre ces personnes violentes. Et je ne vais même plus, Madame Merveilleux, mais on n'est pas sur un derby. Je ne sais pas si vous aimez le football, mais ce n'est pas celui qui fait le plus de morts, le plus de blessés. Toutes les violences et les ultras doivent être condamnées et dissous. Oui, mais d'accord, mais vous dites...

10:43
Invité

Oui, mais vous voyez bien qu'on peut dissoudre des groupes, ils sont reconstitués dans les mois qui viennent. Vous voyez bien qu'il y a un problème de sensibilisation aussi à la violence de notre pays. Et moi, je suis désolée de raccrocher ça, ça va vous sembler peut-être hors sujet, mais sur la question de la santé mentale de nos jeunes. Quand je vois les images du lynchage de Quentin, je me dis, mais qu'est-ce qui passe par la tête d'un jeune ? On a beau être convaincu de ce qu'on pense, d'avoir cette haine dans le cœur pour aller juste... Il y a quelque chose, mais il y a un point qui est intéressant.

Mathieu Vallée, Céline Arveilleux, il y a un point qui est intéressant et que vous connaissez parfaitement en tant qu'ancien policier, les dissolutions, est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ?

11:31
Présentateur

Non, mais attendez, Madame Darfait, j'ai cru que vous alliez me dire des capsis. Non, mais j'ai bien compris, s'ils ne sont pas mineurs, ils sont psy, s'ils ne sont pas psy, ils sont sous OQTF. Donc il faut arrêter, Madame Darfait, vous êtes une jeune députée avec un avenir prometteur, j'imagine, mais n'ayez pas un logiciel des années 80. Ça ne marche plus, ça. Mais j'essaie d'avoir une pensée complexe, M. Vallée, contrairement à vous, je regrette. Ne soyez pas gênés, ne parlez pas en même temps que moi, vous allez voir, vous allez parler aussi l'un après l'autre.

Mais ce que je veux dire, Madame Darfait, c'est que les gens qui ont massacré Quentin, en tout cas ceux qui sont mis en examen, et pour ceux qu'on connaît en désenchant provisoire, ils ne sont pas parfaitement lucides, ils ne sont pas atteints d'un discernement et d'une altération de leur connaissance psychique, et ils l'ont fait pour des motivations politiques, et d'après ce qu'on sait jusqu'à présent, elle est transmise par la presse.