Laurent Saint-Martin : "il faut savoir se montrer fort face à Donald Trump" |LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
L'Amérique de Trump est-elle encore l'allié de la France sur le plan économique ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Doit-on basculer en économie de guerre ?
- 6:00RelanceÉludée
Comment comprendre l'impuissance de l'État face à l'expulsion de cet individu radicalisé ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle ligne le gouvernement adopte-t-il face à l'Algérie : fermeté ou diplomatie ?
- 10:00RelanceÉludée
La rupture du dialogue avec l'Algérie ferait-elle avancer le retour des OQTF ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Un référendum sur l'immigration est-il envisageable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Laurent Saint-MartinPromesse
« il y aura mercredi un conseil interministériel de contrôle de l'immigration »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bienvenue dans l'événement du dimanche ravi de vous retrouver bonjour Laurent Saint-Martin bonjour merci d'avoir accepté notre invitation je le rappelle vous êtes ministre délégué au Commerce extérieur et des Français de l'étranger également vous êtiz l'ancien ministre du Budget de Michel Barni on aura d'ailleurs l'occasion de revenir sur cette expérience gouvernementale une heure d'interview avec à mes côté pour vous interroger Arlette Chabot bonjour à vous à la veille d'une rencontre cruciale entre le président américain et le président français à Washington l'Amérique de Trump est-elle encore l'allié de la France sur le plan économique en tout cas vous vous vous avez sonné l'alarme devons-nous basculer en économie de guerre oou est-ce déjà une réalité beaucoup de questions à vous poser Laurent Saint-Martin mais d'abord on ne peut pas faire l'économie de question autour de ce qui s'est déroulé hier à à mulouse de cet attentat terroriste islamiste ce sont les mots du président de la République quatre gardes à vu sont encore en cours les services français avait fait 10 demandes de laisser passer consulaire pour expulser cet homme cet Algérien radicalisé connu des services de renseignement sous qtf d'abord une première question sur le profil de cet individu est-ce que vous comprenez vous entendez que cette situation scandalise forme de traduction d'impuissance de l'État pour expulser ce type d'individu d'abord à votre première question si vous voulez bien j'adresse d'abord évidemment mais penser aux victimes à leur famillees bien sûr que c'est un attentat perpétré par un terroriste islamiste de trop bien sûr que cela pose encore énormément de questions et les mots qui ont été ceux du ministre de l'Intérieur au JT de TF1 ou bien ceux du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères sont très complémentaires oui on a besoin de travailler ensemble pour améliorer à la fois une situation nationale comment peut-on encore avoir effectivement des personnes sous TF avec des antécédents psychiatriques avérés là-dessus sur notre territoire comment fait-on pour mieux protéger nos concitoyens de ces individus-l ça c'est davantage la question du ministère de l'Intérieur et puis diplomatiquement la question effectivement de laisser passer consulaire avec l'Algérie pour ce cas d'espèce et de manière générale avec un certain nombre de pays qui ressort effectivement pour le ministère des Affaires étrangères c'est pour ça qu'il y aura mercredi un conseil interministériel de contrôle de l'immigration parce que nous avons besoin de travailler ensemble là-dessus il y a des enjeux de sécurité national mais les enjeux diplomatique finalement recherche la même fin toujours protéger nos concitoyens en France mais aussi à l'étranger et la diplomatie évidemment est une partie essentielle de la réussite de ce que vous voyez être aujourd'hui comme un problème réel qui est cette incapacité à mettre des ressortissants algériens en l'espèce sous qtf dans leur pays c'est saisissant que vous parliez des réactions de brune retillot mais également John Noël Barrow parce qu'effectivement Arlette on s'interroge quant aux lignes de ce gouvernement de ces personnalités qui le composent la porte-parole à votre même place il y a 15 jours parler de polyphonie faut pas que ça se transforme à cacophonie mais il y a des lignes à trancherlett il y a deux lignes l' prof de force dit encore Bruno rotaillot de l'autre côté jeanel Barou est beaucoup plus prudent c'est la diplomatie on peut encore parler sur quelle ligne êtes-vous en fait je crois que l'un nexclut pas l'autre pardon c'est pas pour faire une synthèse molle que je dis ça c'est que de la fermeté il en faut expliquer qu'avec l'Algérie il va falloir se dire les choses très clairement sur ces difficultés là qui peut s'apparenter un rapport de force ce sont les termes de Bruno retaillot moi j'y souscris volontiers mais la question c'est que la diplomatie évidemment ne se résout pas par des coups de menton et vous le savez bien donc on a besoino fortes la diplomatie elle est sérieusement compromise ceux qui disent par exemple faut revenir sur les accords de coopération de 68 ça sera vécu comme effectivement une marque une rupture de la part de l'Algérie la France peut le faire donc derrière la diplomatie nexiste plus justement nous sommes à à 3 jours de ce conseil interministériel qui devra dire les choses je crois de la façon la plus complète possible dans les options et les mesures que nous devons prendre à la fois encore une fois sur le plan intérieur et sur le plan diplomatique vous l'avez dit nous savons qu'il y a un certain nombre de débats qui existent aujourd'hui et sont pas des lignes différentes au sein du gouvernement c'est simplement que les ministères sont compétents sur différents sujets et c'est normal ce que je dis juste moi-même étant ministre auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères c'est que si nous voulons pouir voir réussir le plus important c'està-dire la sécurité de nos concitoyens et donc faire que ces ressortissants algériens sous qtf retourne dans leur pays il faut nécessairement maintenir un dialogue avec l'Algérie ce n'est pas en rompant le dialogue que vous avancez dans ce sens-là c'est une lapalissade de le dire mais évidemment que la diplomatie travaille au quotidien au quotidien à ces sujets là et il y a pas que le sujet algérien pardon mais la question du terrorisme islamiste c'est aussi travailler vis-à-vis d'autres pays pour bien s'assurer que là où il peut y avoir un Terrero de retour un certain nombre de ces individus chez nous nous puissions être extrêmement clair sur les positions françaises et d'ailleurs le ministre de des armées dans l'interview du Parisien le dit alerte sur la possibilité prochaine peut-être sur notre sol de d'attentat terroristes souvenez à la fin de l'année vous vous souvenez à la fin de l'année ce qui dernière 2024 ce qui s'était passé en Syrie justement ça avait pu poser question ben c'était précisément justement pour attaquer et empêcher qu'il puisse y avoir une résurgence de daesh en Syrie en l'espèce et que nous puissions protéger notre propre pays de la venue d'un certain nombre de terroristes islamistes donc nous agissons au quotidien les armées les affaires étrangères et bien sûr l'intérieur je ne cherche pas les désaccords pour les désaccords mais vous dites on ne peut pas rompre le dialogue il y a des mesures de rétorsion envisagé on parle de visa on parle de rétorsion économique aussi vous êtes concerné au premier chef en tant que ministre du Commerce extérieur comment peut-on agir nous savons nous sommes en partie dépendants du gaz algérien du pétrole aussi il y a des mesures et on l'a vu aussi si le commerce de blé avec ALG a considérablement diminué pourquoi ne pas aujourd'hui passer à la vitesse supérieure ça peut-être un certain nombre d'options effectivement il faut en réfléchir au niveau des conséquences et surtout qu'est-ce que ça fait avancer comme problématique aujourd'hui vous l'avez dit nous avons un certain nombre d'exportateurs français qui sont en difficulté sur le marché algérien vous citez les céréales mais c'est vrai aussi pour un certain nombre de nos entreprises qui ont le syndicat le premier syndicat dit que peut-être en 2025 il n'y aura plus d'importation de blé français sur é c'est pour les commandes ont diminué consid c'est pour cela que la diplomatie elle est globale elle est évidemment politique au premier chef il y a aussi le sujet de nos ressortissants français sur place pardon de le rappeler boisem sans sal évidemment on est un symbole terrible et nous continuons à exiger effectivement sa libération mais il y a aussi effectivement la relation commerciale qui est là pour le coup de mon de ma compétence nous devons regarder effectivement quelles peuvent être les relations que nous nous allons faire évoluer avec l'Algérie mais la question est de savoir avec quelle efficacité quand je parlais de de de de coup de menton c'est c'est pas pour montrer des désaccords c'est pour dire que nous sommes engagés dans ce gouvernement pour un assurer la sécurité de nos concitoyens de continuer à faire prospérer notre pays et notre continent européen on en parlera évidemment avec le sujet des États-Unis tout le reste tout le reste pardon si ce n'est pas concentré sur l'efficacité c'est-à-dire le renvoie de ses OCF dans ses octf dans leur pays et effectivement la capacité commerciale de nos de pays a continué à grandir alors je crois que ce sont juste des débats de mots de forme mais ce n'est pas pour ça qu'on est à l'action gouvernement et quand même quand le ministre de l'Intérieur dit que l'Algérie a humilié la France ça n'est pas rien de dire que un pays si proche de nous géographiquement historiquement nous humilie donc on se les Français se disent au bout d'un moment bah il faut répliquer et si on dit non on va continuer à discuter comme avant les Français se disent mais alors c'est pas la peine d'exprimer un tel sentiment d'humil sû si c'est pour rien faire oui ce que je vous dis c'est que la diplomatie doit aller chercher des résultats ouais voilà et donc le ministre de l'Intérieur aussi oui sur le champ national nous pouvons avoir des constats communs et puis après il y a notre travail de nos postes diplomatiques et du ministère qui sont tous les jours à l'œuvre sur ces sujetl mais c'est des coups de menton brune rotaillot c'est des coups de menton non Bruno rotaillot on peut partager son constat et même quand il parle de rapport de force c'est pas une expression qui me choque d'une certaine façon il a raison la question c'est avec quel levier avec quels outils pour quelle efficacité croyez-moi en toute sincérité c'est la seule chose qui m'anime quand je me lève le matin comment est-ce qu'on va faire progresser une situation évidemment dans une relation bilatérale diplomatique qui est dégradée aujourd'hui et qu'il nous faut aussi dans notre propre intérêt savoir retrouver mais vous entendez aussi et on va avancer dans cette émission vous entendez aussi que sur ce terro là sur ces constatslà sur des attentats comme des attaques comme celles d'hier prospère euh une montée des populismes une montée des nationalismes et Marine Le Pen aujourd'hui a plus de 35 % dans toutes les enquêtes d'opinion qui vous reproche une inaction je comprends parfait à vous à au gouvernement plus généralement je comprends parfaitement que no concitoyens soi choqué par ces situationsl je le suis moi-même et qu'il faille faire évoluer le droit national pour s'assurer que pour la sécurité de nos concitoyens il ne puissent pas y avoir des situations comme celle que nous connaissons encore aujourd'hui en changeant le droit national oui ce n'est pas de ma compétence mais je le soutiens le sujet des relations entre les États c'est une encore une fois question diplomatique qui ne se règle malheureusement pas par quelques slogan voilà et donc nous avons besoin de mettre tout sur la table pour pouvoir continuer à faire progresser ces sujetsl avec les Algériens qui aujourd'hui refuse effectivement Bruno retillo l' dit 10 fois demander de laisser passer consul là et c'était des refus donc nous avons besoin de effectivement mener ce dialogue avec l'Algérie pour que cela puisse progresser ça peut marcher qu'avec le dialogue vous continuez répéter c'est-à-dire le dialogue comme il a été engagé plusieurs reprises avec le gouvernement algérien sur ce problème de laisser passer dites-moi à l'inverse dites-moi à l'inverse en quoi la rupture de dialogue ferait progresser le sujet don certains le prent hein certains le certains ils sont très très favorables une question une question toute simple là c'est pas de la posture et c'est pas de l'idéologie en quoi la rupture du dialogue avec l'Algérie permettrait de faire avancer le retour des personnes souse serait obligé de notamment récupérer ces individus 10 fois refusés hein oui mais si cela est fait dans un dialogue plus global avec d'autres mesures vous avez parlé de mesures commerciales par exemple vous avez parlé des accords de 68 il y a plusieurs sujets sur la table donc c'est autour de cela que nous devons continuer à dialoguer mais ce qui est sûr c'est que si on rond les relations diplomatiques vous êtes sûr de ne pas faire avancer ce non non mais relations diplomatique on on ne non seulement ce n'est pas souhaitable mais surtout ça viendrait encore plus dégrader les constats que vous avez évoqué jusque- là dernière question sur le Conseil Interministériel que vous évoqueiez est-ce que pourrait sortir selon vous l'idée revenir une annonce quand à un référendum sur l'immigration est-ce que vous-même à titre personnel vous y êtes favorable mais aujourd'hui notre Constitution ne le permet pas on a ce débat la Constitution et l'Artic je j'ai une relation très simple moi à nos textes si le constituant veut changer notre Constitution il est souverain pour le faire voilà aujourd'hui ce n'est donc pas dans le cadre de la Constitution qu'un référendum sur l'immigration peut-être organisé est-ce que ça empêche d'avoir un débat dans notre pays à paisé peut-être donc il faut trouver des moyens de l'avoir de façon beaucoup plus comment dire sincère et surtout réaliste par rapport au fait et comprendre aussi pourquoi vous l'avez dit tout à l'heure il Puut y avoir une montée des extrêmes aussi importantes par rapport à un sentiment de ralbol et d'impuissance le terme que Bruno rotaillot utilise est assez juste il parle d'impossibilisme je trouve ça plutôt bien trouvé cette sensation pour nos concitoyens d'avoir l'impression que de toute façon c'est impossible et donc s'il faut changer les textes il faut changer la loi dans ce cas-là faisons-le moi je suis tout à fait favorable à cela l'État de droit n'est pas sacré dit aussi Bruno retillot non c'est pas c'est pas tout à fait ce qu'il a dit l'État de droit il est sacré changer le droit pour s'adapter à des réalités qui aujourd'hui ne permettent pas la sécurité de nos concitoyens bien sûr que oui Laurent Saint-Martin pour les 3 ans de la guerre en Ukraine en tout cas le calendrier tombe ainsi Emmanuel Macron sera demain à Washington rencontrer le président américain on va évoquer évidemment les enjeux de cette visite certains qualifient de de capitale crucial mais d'abord vous soumettre cette une cette une qui est paru quotidien d' économistes et on voit au fond je sais pas si nos téléspectateurs les distinguent les silhouettes de Donald Trump et de Vladimir Poutine seul à une table avec ce titre Europe's Worst Nightmare le pire cochemar de l'Europe que vous évoque cette une d'abord à vous le ministre du commerce extérieur français est-ce que ce couple là est le pire cauchemar de l'Europe cette une aurait aussi pu être titrée le meilleur rêve de Vladimir Poutine et c'est précisément ce qu'il nous faut éviter pour l'Europe pour l'Ukraine mais aussi pour les États-Unis eux-mêmes j'en suis assez convaincu et qu'il y ait un dialogue bilatéral entre Donald Trump et Vladimir Poutine est une chose si cela permet de faire avancer un processus de paix juste et durable on ne va pas s'y opposer par définition la question c'est qu'est-ce qu'il y a dessous qu'est-ce qu'il y a derrière et c'est pour ça que le Président de la République Emmanuel Macron se rend demain avec Jean-Noël Barot à Washington pass en nous c'est ce que vous dites pass en nous et surtout d'abord avec les conditions des Ukrainiens vous avez un pays toujours rappelé surtout sur votre chaîne qui vous couvrez très régulièrement ce conflit avec beaucoup d'expertise toujours rappeler qu'à la veille des 3 ans de l'agression russe en Ukraine il y a eu un pays qui a été agressé il y a eu un pays démocratique qui a été agressé c'est l'Ukraine et ça fera 3 ans demain et ça fera 3 ans demain et que c'est ce pays que la France que l'Europe et que les États-Unis ensemble défendent et d'abord rappelez cela pardon mais 3 ans après la déclaration de cette guerre je crois que c'est essentiel savoir où chacun se situe et les États-Unis sont un allié d'abord de l'Europe et de l'Ukraine dans ce conflit là qu'il participe au premier chef évidemment d'abord comme force et appu militaire à l'Ukraine mais aussi comme force de dialogue notamment avec la Russie est une chose mais il ne faut pas oublier où chacun se positionne et où chacun se situe et ce que le président de la République aura comme dialogue avec Donald Trump sera très important la question est de savoir les États-Unis sont-ils bien toujours l'allié de l'Ukraine de l'Europe la résolution question non c'est pour le réaffirmer parce que votre une de économiste laisse penser que il pourrait en être autrement et c'est absolument ce qu'il faut éviter parce que c'est le meilleur rêve de Vladimir Poutine et que derrière évidemment ça lui donnera toutes les garanties à lui de pouvoir continuer son processus impérialiste au-delà de la seule Ukraine et donc c'est la menace de l'Europe dans ce cas-là le sujet et donc c'est le notre et ça ce débatlà nous devons l'avoir avec le président de la République ne prend pas un risque au fond en allant tout seul à Washington il aurait pu aller avec d'autres Européens le Premier ministre britannique sera reçu 3 jours plus tard il y va tout seul et il va vérifier va non il va dire à Trump est-ce que vous ù tu parce qu'on va voir qu' parfois il tu toi ou dit-il enfin en tout cas quand il le dit en français voilà mais quand il nous le traduit à nous une fois il tutoit une fois il vous voit mais sérieusement il va vérifier que les États-Unis restent l'allié de l'Europe les États-Unis sont les alliés de l'Europe sont les alliés de la France et de nos partenaire c'est ça la première sens de la démarche du président de la République non ce sera le réaffirm par définition par construction et savoir à partir et savoir à partir de là ce que nous faisons et lu appeler ses propres intérêts Donald Trump on l'a connu pendant le premier mandat vous me dites est-ce que Emmanuel Macron ne prend pas un risque à y aller lui-même enfin c'est celui qu'il a le mieux connu pendant le premier mandat c'est celui qu' l' a accueilli en premier en Europe souvenez-vous et qui a organisé la première réunion avec volodimir zelensk à Paris en décembre et donc il a toute légitimité non seulement à parler évidemment au nom de la France mais aussi pour l'Union européenne mais à ceux Laurent Saint-Martin qui rappelle par exemple vous me direz si je me trompe ou si ces commentateurs ont tort qui rappelle la visite d'Emmanuel Macron en février 2022 quelques jours avant le déclenchement de la guerre par Vladimir Poutine il y a cet échange autour d'une table gigantesque Emmanuel Macron tentant de dissuader le président russe le maître du kremmelin de déclencher cette guerre il y repart sans réelle certitude et sans réelle garantie mais espérant que l'avoir fait changer d'avis et puis on connaît la suite de l'histoire est-ce que là encore en allant voir je reprends la question avec le risque politique d'avoir peut-être une poignée de main peut-être de bonnes blagues et des sourires face au caméra et puis finalement ça se passe je sais pas si dans notre contexte il y aura beaucoup de bonnes blagues ce qui est sûr c'est que il est amate il est amateur du fait on le sait ce qui est sûr c'est qu'on a jamais tort de tout tenter par la diplomatie la comparaison avec la rencontre avec le président Poutine de février 2022 est quand même très très différente puisque là nous parlons de Donald Trump président des États-Unis pays historiquement alliés de la France on n'est pas en train de le dissuader de mener une guerre contre notre pays quand même très très différent comme niveau de discussion on est au contraire dans un rapport d'amitié dans un rapport entre alliés la question est de se savoir est-ce que on va avoir la même volonté la même stratégie 1 d'entendre l'Ukraine sur ces conditions aujourd'hui il y a une différence d'approche et de mots utilisés entre Donald Trump par exemple et Son Envoyé Spécial monsieur Kellog en en Ukraine et moi je crois qu'il faut d'abord reconnaître au président Zelenski toute sa légitimité démocratique ce n'est pas un dictateur c'est un président élu mais ce sont des mots prononcés par le président américain ném donc et donc je crois et donc il est important effectivement de clarifier tout cela parce que à nouveau la position française restera inchangé il ne peut pas c'est pas que c'est pas seulement que nous ne le souhaitons pas il ne peut pas y avoir de processus de paix juste et durable sans entendre d'abord les conditions de l'Ukraine et les garanties de sécurité de l'Ukraine sinon qu'est-ce qui va se passer la même chose qu'il y a 10 ans c'estàd qu'il y aura effectivement un arrêt des combats et puis il y aura naturellement une reprise en temps voulu par la Russie de les poursuivre le temps de reconstruire un certain nombre de forces armées est-ce que c'est cela que nous voulons non nous voulons tout le contraire nous voulons une réelle paix et donc cette paix ne peut se faire que si les Ukrainiens acceptent de cesser le combat eux-mêmees et donc dans leurs conditions Arlet évoquer la tonalité du Président j'aimerais juste qu'on écoute ce court extrait d'un président français face face à aux internautes répondant aux questions écoutez voilà il il simule peut-être cette conversation qu'il aura face au président américain je vais lui dire au fond tu peux pas être faible face au président Poutine c'est pas toi c'est pas ta marque de fabrique c'est pas c'est pas ton intérêt comment ensuite être crédible face à la Chine si tu es faible face à Poutine le tutoiement de mise Arlette on le disait oui on le disait parce qu'effectivement en anglais c'est c'est la même chose en français c'est on entend mais parce qu'ils se connaissent c'est c'est c'est intéressant ça c'est parce que ils se connaissent ils se respectent ils ont des échanges régulier et le président Trump a déjà travaillé avec le président Macron pendant son premier mandat les deux savent comment il fonctionnent et donc effectivement il y a une franchise il y a une capacité aussi à aller droit au but dans les discussions et donc je suis à peu près certain que le retour d'Emmanuel Macron ne se fera pas à vide c'est-à-dire que il va y avoir des discussions claires sur ces positions là il y aura aussi d'autres sujets les relations commerciales bien sûr concerne directement mais sur la question de l'Ukraine sera évidemment le premier chapitre de la discussion mais vous parliez justement de cette rencontre improvisée guillemets improvisée avant la réouverture de Notre-Dame à Paris quelques minutes d'entretien à 3 Zelenski Macron Trump à pensez qu' à ce moment-là Emmanuel Macron imaginait une seconde que Donald Trump pens qu'il rencontrit ou serrait la main d'un dictateur à l'Élysée il y a quand même une évolution qui a dû surprendre la France quand même de la part du président américain et vous voyez bien que les propos de Donald Trump souvent varient et qu'il sera donc important lors de cet entretien bilatéral de clarifier un certain nombre de positions Clif et nous répétons effectivement que monsieur zenski n'est pas un dictateur c'est un président démocratiquement élu surtout le président d'un pays et d'un peuple agressé depuis maintenant 3 ans et qu'il nous faut continuer à défendre donc défendre ça veut dire militairement et le faire tant que c'est nécessaire et puis trouver ensemble les meilleures conditions d'une paix juste et durable ça veut pas dire qu'il doit pas y avoir dialogue avec la Russie par définition à un moment donné il le faudra ce dialogue là pour qu'il puisse y avoir une paix mais cette paix elle se fait avec l'Europe autour de la table de façon obligatoire et elle se fait avec les conditions des Ukrainiens d'abord Laurent Saint-Martin ouvrons maintenant un chapitre lié plus au budget de la défense vous n'êtes plus ministre du budget mais ce sont des questions vous connaissez parfaitement avec ces mots qui raisonnent du président de la République qui a reçu les chefs de partis beaucoup de sujets abordés là-dessus ces mots je le disais du ministre des Armées Sébastien lecordne aujourd'hui chez chez nos confrères du Parisien il le dit l'économie de guerre est déjà une réalité il faut monter aujourd'hui en puissance on entre dans une nouvelle ère à combien va-t-il falloir porter nos nos efforts est-ce qu'il faut revoir toute notre politique budgétaire de et aller plus loin d'abord il faut souligner que la France depuis maintenant 7 ans a fait une augmentation budgétaire pour ses armées inégalé depuis plusieurs décennies nous sommes nous avons doublé le budget des armées en France depuis 2017 et notamment la dernière loi de programmation militaire c'est-à-dire sur plusieurs années qui nous permet effectivement de reconsolider nos nos besoins mais entant de votre confrère et le président ça ne semble pas suffisant il faut probablement continuer je suis d'accord avec cela faut-il sortir comme ce sont des discussions qu'on entend par exemple ces investissementsl de la règle des 3 % de déficit au niveau des règles budgétaires européennes peut-être la question c'est surtout est-ce que l'Europe la France mais aussi les autres États a la capacité de se doter d'une défense propre si demain nous devions nous passer du soutien américain la question c'est celle-ci on peut parler de des budgets des montants mais enfin la vraie question politique qui compte c'est est-ce que on saisit l'opportunité du grand bouleversement diplomatique qui se passe aujourd'hui pour avoir enfin une capacité de défense à nous Laurence Martin avec quel budget avec quel montant on continue d'en parler parce que ce n'est pas une mince question restez avec nous courte pause et on retrouve le ministre du Commerce extérieur dans quelques instants retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec notre invité le ministre délégué du commerce extérieur Laurent Saint-Martin on évoquait le budget de notre défense nous Français nous Européens plus largement mais avec quel argent vous l'ancien ministre du Budget de du Michel Barnier ce n'est pas un sujet mince est-ce que d'abord il y a une forme de préparation des esprits des esprits de nos compatriotes à une forme de sacrifice de se dire la situation est grave il y a les mots du Premier ministre à l'Assemblée face aux journalistes également les mots du président de la République on est dans une nouvelle ère une préparation on parle parfois dans le jargon journalistique de ballon d'essai de à dire au français euh ça va cogier je pense qu'on est bien plus que dans un ballon d'essai on est effectivement dans une habitude à prendre d'une économie de guerre qui se dessine et donc budgétairement cela a des conséquences et notre pays je ne vous l'apprends pas euh n'a pas de finances publiques équilibrées donc nous avons initié une trajectoire de réduction de notre déficit public tout en maintenant le financement et l'augmentation des budgets sur un certain nombre de politiques prioritaires notamment régaliennes c'est vrai des armées c'est vrai du ministère de l'intérieur c'est vrai du ministère de la Justice et c'est aussi vrai pour les investissements d'avenir je pense notamment à la recherche et et à l'innovation et là-dessus il nous faut faire des choix politique que nous assumons oui il faut renforcer ces budgets là ça veut dire faire des économies ailleurs et là-dessus même si ce n'est pas le premier sens de votre question notre pays a besoin de comprendre et d'assumer là où il est en déséquilibre financier permanent c'est sur son régime de protection sociale et c'est notamment sur son régime de retraite et donc si la prise de conscience inspiration danoise a peut-être de beau jours devant elle si la prise de conscience d'un besoin de renforcer notre défense pour des raisons essentielles la sécurité de l'Europe et donc de nos compatriotes si nous avons besoin de faire cela et je crois que nous le devons notamment pour s'émanciper d'une relation avec les États-Unis que je crois est nécessaire alors effectivement il nous faut faire des choix budgétaires courageux et ces choix budgétaires courageux c'est simplement savoir financer et équilibrer un système de protection sociale qui ne l'est plus depuis longtemps et donc ça passe par des réformes qui sont celles notamment de notre Assurance Retraite et certainement pas revenir en arrière voilà et donc on a besoin d'avoir ce dialogue de courage au-delà de la simple nécessité d'augmenter le budget de nos armées al j'ai juste une parenthèse d' c'est moi qui est extrapolé là-dessus parce que tout ça se tient euh vous on va pas financer ça juste pour terminer là-dessus on va pas financer l'urgence et l'économie de guerre possible à venir par de la dette de façon éternelle donc on a besoin d'équilibrer nos comptes donc ce compave pour les retraites pardonnez-moi je fais une parenthèse mais qui n'est pasodine vous dites ce n'est pas possible on ne peut pas revenir sur cette mesure d'âge sur les 64 ans ah ben si c'est pour déséquilibrer plus encore le système de retraite je pense que c'est une erreur très grave c'est une erreur très grave pour nos propres finances publiques pour le refinancement de notre dette juste un mot là-dessus parce que il faut que ceux qui nous regardent comprennent que ceux qui nous refinancent notre dette tout le temps en permanence le font avec un taux d'intérêt qui lui vient grver notre budget national et plus nous leur indiquons que le débat sur les retraites finalement c'est pas trop notre problème on va continuer à le déséquilibrer voir on va l'aggraver plus ils vont nous faire payer che P que c'est enentendable par les Français l'Ukraine notre défense plutôt que not retraite avec une une réforme aussi impopulaire ce que je dis c'est que équilibrer un modèle de protection sociale c'est le B àas dans un pays et je ne vois pas pourquoi la France serait incapable d'être au rendez-vous là-dessus donc équilibrer un système de protection sociale qui est le plus généreux du monde mais qui par un certain nombre de déséquilibre démographique d'actif par rapport au retraités vis-à-vis de notre système de soins doit être repensé pour être plus équilibré je crois que les Français le comprennent très bien on leur demande bien d'équilibrer leur budget en tant que ménage donc je ne vois pas pourquoi on n'igerait pas de notre propre pays d'avoir une protection sociale elle-même financée à l'équilibre et ce que je dis donc c'est que pour avoir des marges de manœuvre financière et budgétaire pour la sécurité de nos concitoyens et de l'Europe c'est-à-dire donc aussi le budget des armées s'il nous faut continuer à augmenter la part budgétaire de notre pays pour les armées alors effectivement il y a une importance vitale à savoir équilibrer nos finances publiques en général et notre système de protection sociale avant de venir plus petite parenthèse généralement le le le couplet pardon mais c'est pas péjoratif dans ma bouche suivant c'est de dire faut travailler plus et là euh arrivve aussi des propositions soit l'emploi des jeunes évidemment l'emploi des seniors on jouit un peu la discussion sur les retraites ou bien la suppression de jour de congé enfin c'est sont toujours les mêmes c'est aussi pour vous vous dites attention aux dépenses sociales et vous dites aussi il faut que les Français travaill plus on a effectivement un sujet de tant de travail dans notre pays bien sûr on travaille moins sur la durée de vie ou mais c'est li ça va avecff de guerre l'effort pour la guerre ça peut être pas obligé de faire un comparaison sur aller travailler pour l'ff de guerre on est structurellement un pays qui travaille en moins et donc pour produire parce que tout ça à la fin c'est une question de dénominateur c'est une question de création de richesse question de PIB si vous voulez produire davantage effectivement quand vous voyez qu'on travaille moins sur la durée de vie que nos voisins ben il nous faut travailler plus ça je crois que c'est effectivement quelque chose qu'il nous faut savoir regarder en face et donc trouver des solution pour travailler davantage produire davantage de richesse avant de les redistribuer ça me paraît du bon sens vous dites travailler pour la guerre il y aura pas d'impôt de guerre selon vous ce serait pire que tout de créer un impôt spécial guerre on a pas besoin de toujours passer par la taxe et l'impôt on peut très bien équilibrer nos finances publiques en augmentant nos budgets prioritaires notamment régaliens les armées l'intérieur la justice en priorité et avoir un système de protection sociale qui s'équilibre lui-même c'est juste qu'il faut être honnête dans les termes et le rapport du premier président de la Cour des comptes là-dessus nous aide nous avons besoin effectivement de démontrer que quand il y a moins d'actifs plus de pensionn ben il faut trouver des solutions pour que le système par répartition puisse continuer à vivre vous comprenez qu'avec ce type de propos vous allez affoler les syndicats au premier r desquels la la CGT qui ressortait d'une réunion cette semaine plutôt satisfait vous vous dites encore une fois ça va se prendre de manière collective pourquoi je les affolerai le dialogue social c'est très bien parce que vous semblez mettre un point final à ces négociations qui pour vous ne peuvent pas c'est pas du tout ce que j'ai envisager de revenir sur la retraite de j'ai dit que de dégrader la trajectoire d'assaainissement des finances sur notamment l'assurance vieess et effectivement aller à contre ce qu'il faut faire par contre que il y ait des choix différents qui puissent être fait dans les paramètres pour équilibrer cette trajectoire là c'est très bien et c'est ça d'ailleurs le travail qui est fait avec cette conférence sociale vous dites pas d'impôt supplémentaire pour financer notre défense le président lui jeudi a dit qu'il n'excluait pas de lancer des produits d'épargne encore une fois pour financer cette cette défense française de faire appel aussi à la nation ce sont ces mots pour financer certains programmes de défense on s'interrogeait avec Arlette la possibilité du du livra ce sont des encs au total en 2023 de près de 500 milliards d'euros c'est une réserve gigantesque mais aujourd'hui les règles ne l'autorisent pas de puiser là-dedans est-ce qu'il faut les changer on peut on peut tout à fait faire évoluer le l'octroi et effectivement la doctrine d'emploi de des livré réglementé livréa et d'autres après ils servent à quelque chose hein c'est servent notamment au logement je proteste déjà pour le logement non je pas laisser penser que ça dort cet de livrea il est utilisé il sert à quelque chose ils sont fléchés mais effectivement il y a une doctrine d'emploi faire évoluer cette doctrine d'emploi je suis absolument pas fermé à ça ou oui vous pensez que c'est une évolution sur table sérieusement c'est sur la table c'est ça peut l'être ça peut l'être ça peut l'être je ne suis pas le ministre de l'économie il faudra effectivement que ce travail puisse puisse avoir lieu mais faire évoluer effectivement laallocation de l'épargne de nos concitoyens est une réflexion qui est utile quand on a besoin effectivement de flécher cette cette épargne sur des investissements nécessaires la défense en fait partie on peut aussi parler d'autres priorités et quand les Français les Français épargnent voilà il y a l'idée de lancer un grand emprunt on adore de temps en temps puis ça rappelle la Première Guerre mondiale il y Ava eu quelques emprunts pour financer la guerre c'est possible c'est aussi une réflexion qui peut être ouverte sur le lanc d'un grand emprunt dans la situation dans laquelle nous sommes il ne faut rien exclure ce qu'il faut c'est qu'on soit en capacité de démontrer que notre pays reste un pays qui continue à assaignir ses finances publiques parce que c'est une condition aussi de crédibilité européenne c'est aussi une condition pour pouvoir continuer à refinancer notre dette et on peut le faire avec des instruments financiers avec des outils avec effectivement l'appel à l'épargne avec des il y a beaucoup de choses qui sont possibles on a d'ailleurs démontré par le passé il faudra effectivement que ce débat puisse avoir lieu je crois que c'est d'ailleurs un débat qui peut être fait de façon assez populaire oui question dernière question sur ce sujet à à Bercy le 20 mars prochain le ministre de l'Économie a annoncé une grande réunion sur les finances de guerre justement il le dit en plus du renforcement des outils publics il faut que de nouveaux fonds privés soient créés l'État au final si je résume ne peut pas tout faire ne peut pas tout financer l'état l'État ne peut pas tout et l'État n'est pas seul d'abord dans les financements publics l'objet de cette conférence est aussi de travailler avec un certain nombre de bailleurs qui peuvent concourir justement et participer à cet effort financier en présentant notre souveraineté ça c'est possible bien sr oui c'est pas incompatible absolument et travailler effectivement avec des acteurs privés avec qui on travaille déjà mais l'avantage dans beaucoup de secteurs d'ailleurs c'est que mettre l'action publique et l'action privée ensemble sur un objectif commun souvent ça décuple la puissance de frappe et c'est extrêmement efficace ouais une question sur peut-être les règles européennes Harlet et oui vous vous évoquez effectivement sortir les dépenses de défense de la règle des 3 % pour faire simple pour que tout le monde comprenne c'est effectivement à votre avis quelque chose qui est souhaitable et qui peut être accepté assez vite parce que dans toutes ces décisions on voit bien qu'il y a une ur quand même hein c'est-à-dire on est dans une situation instable il faut aller vite et on nous dit bah c'est sur 10 15 ans c'est pas possible il faut il faut prendre des décisions rapides sur tous ces sujets ce qui est sûr c'est que c'est pas la règle d'or des 3 % qui va protéger nos frontières donc s'il faut savoir mettre des dérogations et des exceptions à ces règlesl pour la priorité des priorités qui est notre intégrité territoriale et notre sécurité sur le continent européen il faut le faire mais il ne faut pas non plus que ce soit un alibi pour ne pas mener l'effort d'assaainissement de nos comptes publics qui je le rappelle et aussi une condition de crédibilité vis-à-vis de nos partenaires Laurent Saint-Martin je le disais vous êtes monté au front vous avez sonné le toxin aussi quant au projet de Donald Trump on en parlait du président américain d'augmenter les droits de douane son mot préféré hein il l'a dit durant la la campagne américaine le Europe dites-vous peut perdre beaucoup et vous dites il faut être unis et ferme nous Européens quand on voit notre Europe quand on voit les 27 est-ce que c'est possible on n'y est pas on n est pas on n est pas il faut le faire c'est indispensable l'Europe si elle n'est pas unie ne sera pas en position de force dans les relations de politique commerciale politique guerre commerciale on y est en tout cas non je crois pas que nous sommes dans une situation de guerre commerciale en tout cas il y a des déclarations qui peuvent le faire penser mais aujourd'hui nous n'y sommes pas et donc le déplacement du président de la République à Washington devra aussi être l'occasion de parler de ces sujetsl la première chose à dire c'est que une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne il faut toujours le rappeler les États-Unis directement seront impactés par une guerre commerciale par l'effet inflationniste que ça créera sur leur propre territoire et ne jamais oublier que le premier investisseur étranger en France ce sont les Américains et donc si vous pénalisez les exportations françaises vers le marché américain vous pénalisez aussi des entreprises américaines qui sont chez nous il y a beaucoup d'effets très négatifs pour les Américains eux-mêmes à mener cette guerre par les tarifs comme on dit en anglais donc les les droits de douane h donc il nous faut l'éviter si toutefois les États-Unis persistaient dans cette démarche-l comme ils le font sur l'acier l'aluminium et s'ils le font sur d'autres produits de main alors je crois oui qu'il faut savoir roster vite et de façon ferme d'abord pour exister dans un rapport de force alors on l'a déjà fait premier mandat de Donald Trump en 2018 on avait une mesure de rétorion qui a été adopté et qui a été mise en place donc nous avons démontré que nous savions répondre mais à nouveau nous ne le souhaitons pas et il faut que Donald Trump entend que en Europe on sait répondre on l'a déjà fait qu'on le fera à nouveau s'il y avait effectivement des droits de douane qui augmenteront mais que notre objectif politique commercial restera toujours celui de la coopération et celui du libre échange le plus possible parce que c'est celui qui fait prospérer les nations et notre continent et donc nous restons extrêmement cohérents sur ce en quoi nous croyons des règles de commerce international qui sont dicté notamment par l'Organisation mondiale du commerce et en même temps une capacité en Europe et bien à être uni et fort quand il y a de l'autre côté une volonté de venir pénaliser nos relations commerciales et nos exportations donc ne pas être naïf sortir peut-être d'une forme de naïveté qui a été une marque de fabrique européenne pendant trop longtemps et toujours utiliser ces moments-là comme des opportunités d'unité donc je vous le dis on n'y est pas mais on peut y être la preuve la Commission européenne sa présidente le commissaire en charge du commerce notamment maroch jeevkovic ont eu des propos très clairs là-dessus en cas d'agression commerciale si vous me passez l'expression de la part des États-Unis il y aura repost et il y aura réponse et chacun n'ira pas négocier comme on le secret en les Européens les voitures les produits alimentaires pour l'autre et et chacun essaie de dire ah mais monsieur le Président soyez gentil avec nous en parlant de Donald Trump si chacun le fait dans son coin sans politique commerciale EUR je rappelle que la politique commerciale est une compétence exclusive oui de l'Union euré euréne et donc ça doit nous obliger aussi à répondre en européen à ces conditionsl si nos voisins font le choix qui est celui souhaité évidemment par le président Trump d'avoir un seul dialogue bilatéral de défense des intérêts alors je pense profondément l'Europe en sortira affaiblie et on a les moyens vraiment vous dites mesures de rétenstion mais on avait beaucoup ponisé quand Donald Trump en 2018 on avait taxé les Harley Davidson ça avait fait rire tout le monde et on avait dit c'est pas comme ça qu'on répond aux États-Unis non mais il y avait beaucoup plus que ça il y avait beaucoup plus que ça il y avait beaucoup plus que ça quelques produits symboliques qui avaient été effectivement présenté médiatiquement mais mais oui mais parce que dans l'autre sens ça marche comme ça aussi euh mais enfin il y avait eu euh beaucoup plus que ça dans la réponse dans la réponse européenne et s'il faut le faire avec d'autres produits américains et d'autres type d'exportation américaine on le fera vous n'hésiterez pas à appuyer sur le bouton vous dites non je crois que mais c'est une question de rapport Donald Trump est un négociateur Donald Trump fonctionne par la transaction et le rapport de force sur à peu près tout et il commercialise tout échange diplomatique militaire évidemment sur nos questions d'échanges commerciaux et donc il faut savoir se montrer fort et l'Europe est une puissance forte quand elle le décide vous êtes posé une ligne rouge vous avez un moment c'est quand il appuiera lui aussi sur le bouton il faut peut-être anticiper les ch en étant aussi peut-être aussi for déjà sur la question de l'acier de l'aluminium on a quelques semaines pour voir quelle va être la réponse européenne ça c'est du très court terme et puis on verra effectivement dans les mois qui viendront mais vous comprenez bien vous êtes des des observateurs avertis vous comprenez bien que Donald Trump met la question commerciale au milieu de négociation plus large pour l'Europe c'est évidemment question de la sécurité et de l'Ukraine qui est évidemment liée Laurent Saint-Martin le président de la République a inauguré hier le 61e salon de l'agriculture dans une ambiance qu'il faut le reconnaître bien plus calme et apaisé que l'ambiance chaotique de l'an dernier la colère apaisée nallons pas vite en besogne on a vu que les inquiétudes étaient encore nombreuse notamment concernant cet accord de libre échange mercosour il le dit he Emmanuel Macron c'est un mauvais texte euh on fera tout pour qu'il ne suive pas son chemin ce n'est pas la fin de l'histoire vous dites que la France peut encore peser bien sûr vous faites confiance à uneurcila vaneren qui n'a pas hésité à signer ce texte il y a quelques mois d'abord ça c'est provocquant votre colère oui mais elle n'a pas signé justement le le processus n'est pas terminé oui le texte n'est pas ratifié en effet oui non mais même sans être ratifieré je veux dire tout n'est pas du tout bouclé si vous me passez cette expression un peu triviale euh il va falloir ir d'abord que les États-membres s'en saisissent il va falloir que le Parlement européen s'en saisisse avant même qu'il puisse avoir la question de la ratification donc on a quelques mois là devant nous jusqu'à l'été à peu près pour que il y ait à la fois d'un point de vue juridique de traduction le travail de la commission de façon assez classique sur ce genre d'accord de libre échange sur des discussions que devit avoir mais pour nous la discussion elle est très claire c'est que c'est non et c'est que cet accord Mercosur qui encore une fois pénalise notre agriculture comme variable d'ajustement d'un accord de libre échange c'est non voilà et donc on fera tout effectivement pour aller chercher cette minorité de blocage et pour répéter que l'accord du Mercosur pour la France sinon on l'avait dit avant on n pas entendu nos conditions au niveau européens et donc on continuera à s'y opposer en comptant sur la Pologne et peut-être les Italiens oui il y a d'autres pays qui se sont exprimés les Irlandais les Autrichiens les Hollandais pour probablement des raisons qui sont pas toujours exactement les mêmes mais effectivement il y a plusieurs pays qui sont aujourd'hui opposés au textte en l'état et donc oui c'est un travail que nous devons mener avec nos partenaires européens qui partagent cette vision que en l'état l'accord mercosour c'est toujours non dans les dernières minutes de cette émission avant d'en venir peut-être à la méthode Beyrou le nouveau Premier ministre vous avez éprouvé Michel Barnier qui est tombé en décembre dernier peut-être Arlette avec vous une question sur ces élections majeures capitales en Allemagne qui se joue aujourd'hui est-ce que la France regarde particulièrement parce que le les relations entre on va le dire le chansionnier allemandf sch et le président de la République était pas particulièrement chaleureux ou ou il y avait pas une très grande proximité mais la France a besoin d'un partenaire la France est en difficulté politique l'Allemagne est elle aussi en difficulté politique si la FD effectivement devient le deuxème parti en Allemagne comment réagira la France est-ce que la France espère évidemment qu'il n'y aura pas de coalition entre la droite si elle gagne et la FD et il y a une inquiétude à l'idée que bah l'Allemagne soit encore en panne pendant des semaines parce qu'il faudra constituer une coalition et ce sera très difficile écoutez les Allemands sont en train de voter aujourd'hui vous comprendrez bien que je ne vais pas commenter avant l'issue de ce scrutin là et je m'exprimerai évidemment dès que nous aurons les résultats ce que je peux vous dire c'est qu'on a besoin de l'Allemagne on a besoin d'une Allemagne qui puisse partager ces constats d'unité européne l'Europe a besoin de l'Allemagne la France a besoin de l'Allemagne l'Europe a besoin du couple franco-allemand et je peux pas insister sur l'unité européenne en faisant fi de l'importance de notre voisin allemand et donc on a besoin d'avoir une politique en Europe qui liit priorités industrielles et politiques commercial comme on le fait depuis l'installation de cette nouvelle commission et à l'intérieur de l'Europe évidemment va on va avoir besoin avec ce même constat de monter des extrêmes aussi très important partage ses prioritész nous la FD aujourd'hui l'extrême droite allemande toujours plus puissante comme chez nous mais que ce soit en Allemagne ou partout vous connaissez mes convictions politiques il faut lutter contre les extrêmes et comme contre l'extrême droite en particulier parlons du Premier Ministre Laurent Saint-Martin comment voyez-vous l' preuve lesé preuve du budget notamment mené par par François beirou et peut-être un changement de tonalité vis-à-vis de je ne sais pas comment vous qualifier vos nouveaux partenaires socialistes vous avez entendu à la tribune le Premier ministre not notamment concernant la motion spontanée et ces mots très forts médiocre médiocrissimes intérêts minuscules intérêts électoraux microscopiques intérêt de courant de congrès est-ce que là vous dites attention le Parti socialiste pourrait s'éloigner de nous on saura s'en souvenir disent aujourd'hui les responsables du PS je crois qu'il a raison pas tant vis-à-vis du Parti socialiste en lui-même mais il a raison de trouver assez loin des enjeux ces questions politiciennes de partis et de congrès h ça vaut pour PS ça pourrait valoir sur d'autres parties honnêtement la question vous rendez compte on a passé 51 minutes ensemble à parler d'enjeux mondiaux qui sont absolument fondamentaux la sécurité de l'Ukraine de l'Europe les enjeux de rapports de forces commerciaux avec les États-Unis l'unité européenne et parce qu'il y aurait des intérêts au sein de partis politiques à l'intérieur de courant de partis politiques ont déciderit de la pérennité ou non deun gouvernement en France alors qu'on a plus que jamais besoin de stabilité en on a plus que jamais besoin de montrer à nos partenaires européens et mondiaux que la France est forte et solide il a raison de dire que ce n'est pas à la hauteur de ces enjeux là et donc que le Parti socialiste se soit mis à la table des discussions pendant le budget c'est une bonne nouvelle et je le salue parce qu'on avait besoin justement de ce pas en avant qui n'avait pas été fait lors du gouvernement avec Michel Barnier c'est bien ça montre que le Parti socialiste redevient un vrai parti de gouvernement qui veut discuter de l'intérêt de nos concitoyens avant de la question politicienne des alliances et donc il a eu raison de le faire et avec une certaine forme de courage qu'il faut saluer puisque ça lui a coûté effectivement beaucoup de tension au sein du nouveau front populaire maintenant il faut que ça se transforme durablement il faut que le Parti socialiste montre qu'il fait partie de ce grand courant démocrate français qui lutte contre les extrêmes y compris y compris avec ses ex partenaires de l'extrême gauche dont il doit maintenant se désolidariser totalement Laurent Saint-Martin merci beaucoup d'avoir été notre invité
Laurent Saint-martin