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interviewLCP (sur YouTube)· 23 décembre 2024 20 min

Élisabeth Borne : « Vingt mois à Matignon », ou l'expérience d'un chemin de croix ? - 29/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir ellisabeth borne bonsoir et merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation d'lcp pour évoquer ce récit très personnel vos 20 mois à Matignon chez Marion mais aussi la campagne pour la direction du parti présidentiel on l'a appris en fin de journée vous retirreer votre candidature les précisions de Marco poomier interview juste après non si on vous invite ellisabeth borne c'est parce que vous vous dévoilez dans votre premier livre 20 mois à Matignon un à l'image de votre personnalité sobre antichline techno diront certains ma pudeur a pu être caricaturer en froideur une pudeur qui vaut aussi pour votre vie privée longtemps silencieuse sur le drame de votre vie un père rescapé de la Choa et qui finira par se suicider vous aviez 11 ans c'est précisément à cet instant que je me résous à ne plus compter dans l'existence que sur mes propres forces pour me définir un chemin un Chem vous signons le 16 mai 2022 pour vivre non pas un enfer mais 20 mois passionnants très dur ce sont vos mots 10 mois de plus qu'eddit cresson avec qui vous êtes régulièrement comparé sexisme dites-vous je suis donc heureuse de livrer ici un triple scoop j'ai aussi tenu plus longtemps que Bernard casenuve pierre bergovois et aussi longtemps que Laurent fabus un récit dans lequel s'invite Emmanuel Macron pas le même caractère ni le même vécu vos rapports sont parfois ou le sa décision de vous remplacer vous laissera sous le choc alors votre bilan vous le réhabiliter dans ce journal de bord en revenant sur des épisodes marquants loi immigration émeutes urbaines assassinat de Dominique Bernard et bien sûr la réforme des retraite et son 493 cette décision me collera à la peau me rendra extrêmement impopulaire j'en suis parfaitement consciente et meurtrie madame 493 un surnom qui vous blesse après avoir activé cet article de la Constitution à 23 reprises 20 fois sur le budget du pays et celui de la sécurité sociale aujourd'hui c'est depuis votre siège de député que vous participez à la séquence budgétaire aux premières loges pour observer le nouveau Premier ministre je pense que je mesure la difficulté de ce que vit Michel Barnier dans cet hémicycle un rang seulement vous sépare d'un certain Gabriel àal votre chef de groupe est bientôt sans doute le président de renaissance car on l'a appris en fin de journée vous renoncez à briguer la tête du parti mais avec ce livre on l'a bien compris il faudra compter sur vous à l'avenir et bienvenue à vous ellisabeth borne alors vous étiez candidate pour la direction du parti Renaissance le parti présidentiel vous ne l'êtes plus pour le poste de secrétaire général ce soir pour quelle raison alors vous savez moi ce qui me tient à cœur c'est d'inscrire durablement not notre famille politique ce bloc central au cœur de la vie politique française et c'est pour ça que je m'étais porté très tôt candidate au mois d'août pour qu'on ait un débat d'idée et c'est ce que je souhaite porter Gabriel Atal m'a fait savoir qu'il souhaitait candidater pour le poste de secrétaire général comme vous l'imaginez dans la période politique qu'on connaît la division n'était pas une option donc on a recherché les voix d'un accord dans lequel on joue la compl arité le partage des responsabilités plutôt que la division et voilà moi je suis donc ce sera une direction à deux têtes si au fond le ticket à talborne est élu par les adhérents au congrès à lui le secrétariat général à vous la présidence du Conseil national d'après ce que je comprends de l'accord que vous avez signé et négocié c'est une fonction qui n'existait pas jusqu'à présent qu'est-ce que ça va changer comment vous allez vous répartir les rôles il est numéro 1 vous êtes numéro 2 non non c'est pas comme ça qu'on a conçu cet accord je pense qu'on est complémentaire comme profil et en tout cas c'est ce que les militants nous ont dit ces dernières semaines et donc Gabriel aura effectivement la fonction de secrétaire général le Conseil national c'est lui qui fixe les grandes orientation du parti c'est lui qui définit les orientations pour des élections locales ou nationales et donc on va travailler la main dans la main et je pense que vraiment dans la période qu'on connaît qu'on puisse rassembler jouer l'unité c'est ce que les les militants attendent de nous ce n'est donc pas l'histoire d'une femme qui renonce pour un homme je vous confirme c'est pas mon tempérament c'est pas votre tempérament on va venir à votre livre mais c'est vrai qu'on peut se poser la question bon certes les temps sont tumultueux pour la macronie c'est le moins qu'on puisse dire ce socle commun n'a pas grandchose de de commun on le on le voit bien les fractures sont là mais pourtant avoir deux candidats pour la présidence d'un parti c'est la simple démocratie c'est pas si grave c'est même bien non vous savez enfin je pense que ce que nous ont dit les militants c'est qu'ils souhaitaent qu'on rassemble notre parti et moi je souhaite au-delà qu'on rassemble notre famille politique avec nos partenaires du MoDem d'horizon on voit qu'en effet la période politique est très compliquée et l'heure est pas à avoir des débats internes à un parti des débats en plus qui ne seraient pas sur des lignes politiques puisque c'est pas de ça dont on est en train de parler des débats de personnes donc je pense que chacun doit mettre ses qualités au service de notre parti et c'est le sens de l'accord qu'on a trouvé avec gabrielal gabrielal peut-il rester à la tête du groupe à l'Assemblée et être celui qui prendra la tête du parti alors c'est un sujet qui n'était pas à l'ordre du jour de notre accord moi je pense que les deux fonctions sont très prenantes je pense qu'il le mesure et je pense qu'en responsabilité il aura à prendre sa décision donc la réponse est non pour vous moi je vous le redis je pense que on voit à quel point la vie Parlement est compliqué en ce moment moi les discussions autour du budget je pense qu'on donne pas une bonne image je souhaite vraiment par exemple que les lignes rouges et les points essentiels pour notre parti puissent être entendu dans ce débat budgétaire tel que les choses sont engagées on peut craindre que ça ne soit pas le cas voyez si par exemple bah soit on arrive à un rejet d'e de la première partie du projet de loi de finance soit on épuise le temps imparti par la Constitution donc je pense qu'il y a vraiment besoin de beaucoup de présence sur ces sujets et on sait qu'il y a beaucoup de travail aussi du côé la double casquette n'est pas souhaitable c'est ce qu'on comprend très clairement de de votre part alors on en vient à votre livre et il est passionnant sur l'exercice du pouvoir par gros temps c'est une aventure extraordinaire vous l'écrivez vous l'assumez mais vous le dites aussi sans phare ces 20 mois ont été je vous cite très dur 493 à assumer dans l'hémicycle brutalité des oppositions en passant par l'incertitude dans laquelle vous entretient Emmanuel Macron régulièrement sur votre avenir à Matignon avec un peu de recul qu'est-ce qui a été le le plus dur à traverser moi vous savez je me suis pas posé ce genre de question c'est on le sait quand on a l'honneur d'occuper une telle fonction je crois que chacun imagine que ça n'est pas une fonction simple peut-être ce à quoi je me suis attaché c'est dans cette espèce de tourbillon que j'ai vécu pendant ces 20 mois et peut-être même plus globalement pu puisque j'étais 5 ans ministre avant et dans toutes les crises qu'on a pu traverser de continuer à être en prise avec la réalité que vivent les Françaises et les Français et apporter des réponses concrètes et ça on sent très bien à travers votre parcours parce que vous êtes tout sauf déconnectés et votre parcours personnel mais aussi votre carrière le démontre on est à l'Assemblée nationale il y a cette étiquette qui est tenace et qui euh vous a fait souffrir vous le reconnaissez c'est Madame 493 notamment sur les retraites une partie de la droite vous lâche et pourtant qu'est-ce que vous avez négocié avec les républicains des dizaines d'heures est-ce que vous leur en voulez à cette droite ou à certains d'entre eux aujourd'hui moi c'est pas dans mon tempérament voyez de ressasser le passé je pense que cette réforme et quand on nous dit aujourd'hui que l'état de nos finances publiques est préoccupant effectivement a beaucoup de commissions d'enquête et autres missions d'inspection pour éclairer le sujet on voit à quel point on peut pas se permettre d'avoir en plus un régime de retraite structurellement déficitaire c'est sa pérennité qui donc du coup je pense qu'il faut faire preuve de responsabilité moi je regrette évidemment qu'on nit pas pu aller au bout de l'accord qui avait été trouvé avec le groupe LR à l'époque mais en responsabilité moi j'ai considérer qu'alors même qu'on avait déjà abandonné pour cause de covid une réforme dans le premier quinena on avait besoin de cette réforme pour laquelle il y a eu des semaines et des semaines de discussions avec les organisations patronnal et syndicale pour s'assurer qu'on ne demandait pas à tout le monde uniformément de travailler plus longtemps oui cet élargissement impossible de la majorité au républicains quand vous étiez à Matignon aujourd'hui d'une certaine manière c'est Michel Barnier qui en bénéficie comment vous regardez ça ce qui était impossible hier est devenu possible aujourd'hui vous savez audelà des caricature et du fait que pour chacun des budgets j'ai dû recourir à 10 493 puisqu'il y a 10 votes donc 10 votes quand les oppositions vous disent on votera systématiquement contre ça veut dire 10 493 et quand vous l'entendez dire moi je vais laisser durer le débat 1493 je sais pas voyez si c'est beaucoup plus satisfaisant d'abord en effet la situation n'est pas la même à la fois l'assemblée est plus éclatée on est plus en majorité relative on est vraiment dans un éclatement en bloc de cette assemblée sa pas c'est plus satisfaisant pour lui pour Michel Barnier 1493 plutôt que plusieurs moi ce que je veux dire c'est que pour l'Assemblée nationale je pense qu'à un moment donné que le gouvernement prenne ses responsabilité et disent voilà après avoir entendu les débats après avoir pris connaissance des amendements qui ont été discuté proposé voilà le texte sur lequel j'engage ma responsabilité ça me semble plus respectueux de l'Assemblée nationale que de laisser filer un débat dans lequel plus personne ne comprend rien dans lequel finalement le rassemblement national permet l'adoption de taxes en voilà qui furissent tous jour vous valz pas forcément cette cette stratégie bien moi j'espère que l'Assemblée nationale aura bien toute sa place et que le socle commun comme on dit maintenant pourra exprimer ses attentes sur ce budget et on voit que si on épuise le temps parlementaire le temps constitutionnel ou bien si on devait avoir un rejet d'une première partie de notre projet de loit de finance qui ne ressemble plus à rien après les amendement du NFP adopté avec la complaisance du rassemblement national bah finalement l'assemblée n'est pas respectée dans le cadre de la construction de ce budget être un fusible fait partie du job fait partie de la fiche de poste vous l'assumez vous l'écrivez vous l'intégrer parfaitement dès le départ mais la relation avec Emmanuel Macron d'ailleurs je sais pas comment la qualifier précisé parce que rien ne se passe jamais vraiment comme prévu il vous dit qu'il sera en retrait et puis ça n'est pas possible après il vendent votre méthode et puis finalement publiquement il peut la critiquer quand il sent que c'est opportun dans l'opinion de de la mettre un peu à distance il y a des moments extrêmement difficile vous allez à la radio connaissant votre histoire personnelle on va en dire un mot pour rappeler l'histoire le RN est un parti héritier de Pétin sans vous citer au Conseil des ministres il fustige cette façon de lutter contre le RN c'est viol certains commentateurs font état de fuite voyez je crois que le Président de la République lui-même eu l'occasion de dire que la seule chose qui valait c'est le compte-rendu du conseil des ministres comment ça s'est passé avec le président non enfin on a eu une relation de travail qui a toujours été cordial je pense que lui comme moi on aime rentrer dans le fond des sujets et on aime l'échange après vous savez et c'est le sens aussi des propositions que je fais dans mon livre je pense moi je crois profondément à cette 5e République mais je pense que de révision en révision on est arrivé notamment après la révision de 2000 le quinquena et l'inversion du calendrier des élections législatives a finalement un partage des rôles qui n'est pas clair entre le Président de la République et le Premier ministre c'est au Premier ministre de maîtriser le Conseil des ministres le clairement je pense ben moi je pense que il faut il y a des évolutions à apporter pour qu'on retrouve un président de la République qui garant de l'unité nationale du respect des traités du respect de la Constitution et un Premier ministre qui comme le prévoit la Constitution définit et conduit la politique de la nation il y a beaucoup d'autres propositions notamment sur la proportionnelle en fait tout ça toutes ces difficultés c'est la méthode borne c'est la marque borne ça glisse sur vous parler d'enfer de Matignon est indécent car l'enfer ça n'est pas ça pour la première fois vous écrivez l'histoire de votre père Joseph Bornstein résistant déporté à auchchwitz en 1944 qui prend le chemin de l'horreur avec votre grand-père zéig Isaac et Albert vos oncles il ne vous a jamais raconté cette histoire est ce qu'on découvre dans ce livre et dans ces pages vraiment difficile pour vous on le sent très bien c'est qu'après à matigon vous recevez des lettres vous recevez des des témoignages d'historiens des lettres qu'il a écrites et ce détail là de cette histoire si douloureuse si longtemps tue vous la découvrez vraiment oui non c'est vrai que être un personnage public comme on l'est quand on est premier ministre ça n'a pas que des avantages mais ça suscite des témoignages qui ont été extrêmement émouvants et moi qui m'ont éclairé sur mon histoire familiale sur des volets que je ne connaissais pas je ne savais pas par exemple que mon père avait été arrêté deux fois et s'était évadé avant d'être arrêté une dernière fois en dans en iser à Grenoble pour être déporté vers auchwitz et tous ces témoyens j'étais évidemment très émouvant et puis peut-être bah cette histoire elle m'est aussi revenue à des moments où vous êtes en proie à beaucoup de critiques comme vous le dites enfin c'est une fonction qui qui n'épargne pas beaucoup et à ce moment-là moi j'ai sans doute pris conscience de la force que me donne aussi cette histoire familiale parce que quand on se dit que on a un père qui a survécu à la déportation une mère qui s'est retrouvée toute seule à élever ses deux filles sans avoir de revenus bah finalement ça permet de relativiser beaucoup de choses et beaucoup de petites attaques on se dit que c'est pas très grave la retenue la sobriété c'est votre marque de fabrique le storytelling très peu pour vous même si encore de temps en temps aujourd'hui on vous trouve un peu trop corseté trop techno diront certains vous n'avez jamais voulu faire de cette histoire une forme de récit politique vous êtes appelé euh pour les commémorations des 80e anniversaire du veldive à faire le discours euh pour représenter le gouvernement comme chef de de l'exécutif et là c'est du 100 % Premier ministre et du 0 % borne ça vous l'assumez oui je je l'assume effectivement quand vous êtes chef de l'exécutif comme vous dites lors d'une commémoration je pense que les Français sont en droit d'attendre de vous que vous vous exprimiez à ce titre et pour autant cette histoire elle m'a aussi construite beaucoup politiquement parce que finalement mon histoire le fait que vous puissiez être fille d'un apatride qui a été déporté qui a survécu au camp de concentration qui s'est suicidé d'une mère qui se retrouve sans revenu vous soyez pupile de la nation et que parce que vous avez une bourse parce que vous intégrez une école vous êtes rémunéré bah vous puissiez devenir préfet de région PDG d'une grande entreprise publique ministre et premierre ministre c'est le cœur de mon engagement politique et c'est finalement ce que je souhaite qu'il soit possible hm hm pour chaque jeune dans notre pays que la promesse républicaine r que la promesse soit au rendez-vous voilà ce qu'on découvre aussi c'est le puissant sexisme en politique Emmanuel Macron préfère déjeuner avec Jean Castex avec qui il aime partager une copieuse côte de bœuf on vous en enenvoie en permanence au au code masculin on vous scrute on regarde vos gestes on regarde vos tenues en permanence en fait on comprend qu'il y a deux premiers ministrre deux catégories c'est ça les hommes et les femmes vous voyez ça se manifeste aussi au moment de mon départ de Matignon où il y a pas un seul nom de femme qui circule pour me remplacer et puis où on dit elle a tenu plus longtemps donc on a coché la cage femme première ministre ça voilà voyez mais donc du coup il y a deux catégorie comme vous le dites il y a les femmes premiers ministre une fois tous les 30 ans et puis les vrais premiers ministres ceux on reprend le cours normal des choses et on nomme un homme Premier ministre la situation de notre démocratie vous inquiète vous faites d'ailleurs on a évoqué quelques-unes des des propositions la proportionnelle la question du septéa également Marine Le Pen pourrait l'emporter en 2027 vous écrivez à la fin de votre introduction j'ai l'envie d'être prête fin de citation prête à quoi non moi je m'engagerais enfin de toutes mes forces pour éviter effectivement que le rassemblement national soit considéré comme une solution par une majorité de nos concitoyens donc moi je pense pense que ça suppose ça suppose d'être à l'écoute des préoccupations qu'expriment les Françaises et les Français moi j'ai évidemment rencontré beaucoup de nos concitoyens dans les campagnes européennes et législatives je suis aussi quand je parcours le pays à l'écoute de ces préoccupations et je pense qu'on doit absolument veiller à apporter des réponses rapides concrètes face à beaucoup d'attente pour éviter que finalement par défaut ce soit le rassemblement national qui l'emporte dernière question pour vous tu dans un imaginaire politique dans une filiation de qui êtes-vous l'héritière avez-vous un modèle en politique de jores à Rocard en passant par De Gaulle on parle aussi d'Angela Merkel Simone ve qui représente un guide pour vous j'ai pas vraiment de modèle voyez moi je je cite à plusieurs reprises Michel Rocard dans mon livre parce que je pense que c'est un homme qui a porté des réformes à la fois de progrès mais qu'il apporté sans les apporté sans démagogie je cite aussi Lionel Jospin parce que j'ai beaucoup admiré la façon dont il animait un collectif gouvernemental et vous aurez compris que moi je crois au travail collectif et puis évidemment j'ai beaucoup de respect pour la voilà pour ce qui a été engagé par Emmanuel Macron avec ce dépassement parce que je pense que notre pays souffre beaucoup de cette alternance droite gauche qui fait qu'on n pas apporté pendant depuis des années depuis des décennies des réponses à des vraies difficultés que rencontrre les Français merci beaucoup merci ellisabeth borne il faut lire ces 20 mois à Matignon chez flamarion parce que avec la pudeur qui vous caractérise vous en dites beaucoup sur l'exercice du pouvoir et les femmes aux premières plac merci à vous merci

Élisabeth Borne : « Vingt mois à Matignon », ou l'expérience d'un chemin de croix ? - 29/10/2024 — Élisabeth Borne · Pourquijevote