Michel Barnier : « Notre parti est en convalescence, il revient de loin »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous y voyez clair dans les buts de guerre du président américain ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Les États-Unis ne se sont-ils pas trompés dans leur estimation de la résilience du pouvoir des Mollahs à Téhéran ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous jugez les actions militaires israéliennes disproportionnées et faut-il armer le Liban ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous trouvez que la position d'Emmanuel Macron est la bonne depuis le début de ce conflit ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on peut craindre une escalade militaire qui pourrait entraîner les grandes puissances ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Vous avez demandé à l'État de protéger les plus modestes des conséquences de cette guerre, mais sans politique de chèque en blanc. À quoi pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Michel BarnierFait
« Non, c'est d'ailleurs le problème depuis le premier jour. Quel est le but de guerre ou quels sont les buts de guerre ? »
- 0:45Michel BarnierFait
« Est-ce que c'est de détruire les sites nucléaires, ce qui est d'intérêt général, notamment pour la sécurité d'Israël, qui n'a jamais à mes yeux été négociable, qui ne doit pas être négociable ? »
- 1:45Michel BarnierFait
« C'est un régime qui veut depuis le début détruire Israël. Détruire Israël. »
- 2:15Michel BarnierFait
« Les États-Unis ne se sont-ils pas trompés dans leur estimation de la résilience du pouvoir des Mollahs à Téhéran ? »
- 3:30Michel BarnierFait
« Il faut espérer que le peuple iranien trouvera en lui-même la force pour se libérer. »
- 4:30Michel BarnierFait
« Le Hezbollah doit être démilitarisé, doit être désarmé. »
- 7:00Michel BarnierChiffre
« 20 % du pétrole et du gaz du monde entier qui passe par ces détroits. »
- 9:30Michel BarnierFait
« Il ne suffit pas de mots, il faut des actes. »
- 13:30Michel BarnierFait
« Nous n'avons plus d'argent. C'est un des messages que j'ai tenté de faire passer lorsque j'étais Premier ministre. »
- 15:30Michel BarnierFait
« Je suis confiant dans la volonté des Parisiens de changer. »
- 17:30Michel BarnierFait
« Il n'y aura pas d'alliance de parti à parti, de combines ou d'état-major. »
- 19:30Michel BarnierFait
« Notre parti est en convalescence, il revient de loin. »
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– Bonjour Michel Barnier, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation député Les Républicains, la droite républicaine de Paris. Vous êtes également évidemment ancien Premier ministre. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord.
Bonjour Julien. Bonjour Auriane. – Bonjour M.
Barney, on va parler des municipales mais on commence par le conflit au Moyen-Orient, 12 jours après le début de cette guerre. Donald Trump qui dit qu'il n'y a plus rien à détruire en Iran mais il continue néanmoins la guerre. Est-ce que vous y voyez clair dans les buts de guerre du président américain ?
Non, c'est d'ailleurs le problème depuis le premier jour. Quel est le but de guerre ou quels sont les buts de guerre ? Est-ce que c'est de détruire les sites nucléaires, ce qui est d'intérêt général, notamment pour la sécurité d'Israël, qui n'a jamais à mes yeux été négociable, qui ne doit pas être négociable ?
Est-ce que c'est de détruire les bases logistiques, ce qui est, je crois, largement fait, ou est-ce que c'est de changer le régime Quand on parle de cette région et de ce conflit terrible, notamment pour ses conséquences au Liban, je pense beaucoup au peuple libanais qui se voit toujours meurtri par des guerres ou des conflits qui sont importés chez lui, il ne faut jamais, jamais oublier ce qu'est le régime iranien. C'est un régime qui veut depuis le début détruire Israël. Détruire Israël.
Je vous ai dit la sécurité interne n'est pas négociable à mes yeux. C'est un régime qui exporte du terrorisme et qui le finance partout, chez nous aussi comme dans le reste du monde et puis c'est un régime qui massacre son peuple qui a détruit la vie et l'avenir et l'espoir de dizaines de milliers de personnes il y a quelques semaines encore. Les Etats-Unis ne se sont-ils pas trompés dans leur estimation de la résilience du pouvoir des Mollahs à Téhéran ?
Est-ce qu'on peut s'attendre à un effondrement ? Moi, je n'ai jamais pensé que le régime iranien, qui est un régime extrêmement structuré, avec les passes d'Aran et puis cette deuxième me couche les Basidji qui contrôlent les quartiers et qui d'ailleurs font régner la terreur à bien des égards dans les quartiers, les villages et communes d'Iran allaient tomber comme cela. Mais je pense que les services d'intelligence et d'Israël et des Etats-Unis savent bien ou savaient bien que le régime iranien avait cette solidité-là.
Néanmoins, au-delà de cette intervention, c'est trop tard, ce n'est pas utile de commenter ce qu'il il fallait la faire ou pas, elle est faite. Il faut espérer que le peuple iranien trouvera en lui-même la force pour se libérer. C'est lui qui a son propre destin dans ses mains.
On va parler du Liban, Julien. Oui, puisque la France va envoyer 60 tonnes d au Liban. On est à plus de 800 000 réfugiés, plus de 600 morts à l'heure actuelle et il y a eu encore 7 morts cette nuit.
Est-ce que vous jugez les actions militaires israéliennes disproportionnées et faut-il armer le Liban ? Je partage l'appel qu'a lancé le président de la République française à la retenue pour Israël, notamment s'il s'agissait d'une invasion ou d'une intervention terrestre. Qui n'a pas l'air d'être entendu pour le moment ?
Est-ce que sa voix porte encore Ça n'empêche pas que nous qui sommes alliés et amis d'Israël, nous disions à Israël ce que nous pensons des conséquences sur le peuple libanais de ce conflit. Ce qui est vrai c'est que le Hezbollah doit être démilitarisé, doit être désarmé. C'est un engagement dans lequel les nouvelles autorités du Liban, le président Haoui et le Premier ministre, sont assez clairs. et il faut saluer leur ténacité, leur courage.
Et puis en même temps, il faut que nous soyons aux côtés du peuple libanais comme nous l'avons toujours été. Il ne suffit pas de mots, il faut des actes. Et les actes c'est quoi ?
C'est un, l'action humanitaire pour soutenir ces 800 000 réfugiés qui sont montés du sud vers le nord de Liban et le nord de Beyrouth. Et puis, aider l'armée libanaise, et aider l'armée libanèse à se démilitariser, à se débarrasser du Hezbollah. – Donc envoyer des armes, il y a un blindé qui est déjà en route. – On a déjà prévu, je crois, d'envoyer des blindés pour aider ou équiper l'armée libanaise.
Je pense qu'il faut continuer à la fois du matériel et puis de la formation. – Plus largement, alors vous nous avez dit ce que vous pensez sur le Liban, mais plus largement, est-ce que vous trouvez que la position d'Emmanuel les mots d'Emmanuel Macron sont les bons depuis le début de ce conflit ? Ma réponse est oui.
Et vous plaidez pour un Conseil européen de sécurité et de défense pour porter aussi une voie européenne Ça fait partie des conséquences qu'il ne faut pas trop tarder à tirer de ce conflit, comme d'ailleurs on a tiré et on continue de tirer des conséquences de cette tragédie de l'agression russe en Ukraine. Il y a plusieurs conséquences. D'abord, ce que nous pouvons faire dans l'immédiat et notamment avec d'autres forces, peut-être américaines ou d'autres forces européennes pour sécuriser le détroit d'Hormuz, c'est très compliqué, il ne faut pas raconter d Mais c'est quand même 20 % du pétrole et du gaz du monde entier qui passe par ces détroits, y compris vers l'Asie.
Donc ça a beaucoup de conséquences, notamment pour les consommateurs. Deuxièmement, les stocks. On voit bien que que certains des partenaires sont déjà à court de munitions.
Donc on voit bien que dans ces conflits, on a besoin d'assurer la production, produire, produire, produire et soutenir les industries qui sont les nôtres, qui sont puissantes d l'industrie d'armement. Et puis, il y a plein d'autres conséquences sur l'organisation de l'Europe qui est absente et qui est largement spectatrice de ce conflit. Je ne vais pas pour une Europe qui soit spectatrice, mais qu'il soit au contraire actrice ou acteur de son propre destin.
Et voilà pourquoi j'ai proposé, en tirant les leçons de ce qui s'est passé en Ukraine, de ce qui se passe aujourd'hui au Proche-Orient et au Moyen l'Orient, l'idée d'un Conseil européen de sécurité qui souhaite un nouveau cadre entre les nations, entre les États, en dehors des institutions actuelles de l'Europe, un cadre intergouvernemental où l'on pourrait retrouver les grands pays européens qui sont engagés dans un effort militaire et de défense, la France, l'Allemagne, la Pologne, l'Italie. Peut-être des pays qui ne sont plus ou qui ne sont pas dans l'Union européenne. Je Je pense au Royaume-Uni, qui est un très grand acteur.
Je pense à l'Ukraine, je pense à la Norvège, et qui pourrait s'occuper de questions de politique étrangère, de défense, d'intelligence, mais aussi de certains engagements et investissements stratégiques. Je pense à l à l'intelligence artificielle ou à toutes les industries ou à la technologie quantique. Là, on a besoin d'investir massivement pour l'avenir.
Est-ce qu'on investit sans les Anglais ou avec eux ? Moi, je pense qu'il vaut mieux faire les choses avec – Sur le détroit d'Hormuz, tension dans le détroit d'Hormuz, -ce qu'il faut craindre une escalade militaire qui pourrait entraîner les grandes puissances ? – On est déjà dans une escalade, on le voit encore cette nuit.
On voit bien ces drones ou ces missiles qui tombent un peu partout, envoyés par l'Iran. Donc ça retouche à la capacité de résistance ou de résilience des forces actuellement d'Iran. Techniquement, je ne sais pas exactement ce qu'il faut faire sur le terrain, mais on a déjà dans le passé, à la corne de l'Afrique, quand il s'agissait de lutter contre la piraterie, au moment de la guerre du conflit en Irak, on a déjà sécurisé le trafic.
Je pense qu'on On peut imaginer que des forces coalisées assurent la fluidité du trafic dans les Trois-d'Ormouz et évitent, comme on l'a fait d'ailleurs en détruisant les bateaux qui posent des mines, les bateaux iraniens, plusieurs dizaines de bateaux ont été détruits ces jours dernier, on peut tenter de sécuriser ce détroit dormant. En tout cas l'enjeu il est clair, il y a une telle volatilité des prix des énergies à l'heure actuelle qu'il y a des répercussions énormes dans les stations-services en Vous avez demandé à l'Etat qu'il protège les plus modestes des conséquences de cette guerre, mais sans politique de chèque en blanc. Dites-vous.
À quoi pensez-vous Non, mais assurer une certaine stabilité des marchés, éviter l'embrasement de ces marchés pétroliers ou de gaz. N'oubliez pas le gaz où les réserves sont plus limitées, ça conduit par exemple à faire ce qui a été décidé par l'OPEP hier, de libérer des stocks stratégiques à hauteur de plusieurs centaines de millions de barils. Ça, ça permet mais sans doute de stabiliser les marchés, d'éviter la spéculation.
Le moment n'est pas venu, me semble-t-il. Il faut être très calme, garder son sang froid, ne pas être fébrile, et éviter les erreurs qu'on a bu faire dans le passé. Nous n'avons plus d'argent.
C'est un des messages que j'ai tenté de faire passer lorsque j'étais Premier ministre. Ce n'est pas populaire, forcément, de dire qu'on ne peut pas tout faire. Mais il faut être responsable.
On ne peut pas continuer à tirer des échec en blanc ou en bois. Mais qu'est-ce qui se referme pour les Français ? Ça veut dire concrètement, M.
Bernier, que quand le Rassemblement national gère sur la fiscalité, quand LFI parle de bloquer les bris, ils sont irresponsables, selon Moi je trouve qu'ils ne sont pas à la hauteur, pour être, je peux le dire autrement, ils ne sont pas à l'auteur des défis d'aujourd'hui, mais ce n'est pas la première fois que LFI, l'extrême gauche et l'extrême droite font de la démagogie et du populisme en oubliant ou en voulant sacrifier les générations futures. Donc je fais confiance au gouvernement pour chercher le bon chemin, y réfléchir. – Mais c'est lequel ?
Xavier Bertrand ce matin il plaide pour un plafonnement des prix. Est-ce que ça, ça pourrait être une bonne mesure ? – Ça peut être.
Ça peut être une limitation, une maîtrise des prix. Ça peut être aussi une action sur les taxes que reçoit l'État. Encore une fois c'est au gouvernement de décider quel est le bon chemin. – On parle de fiscalité, de blocage des prix quand vous – Vous dites ça, si on joue sur la taxe flottante bien sur un plafonnement des prix, est-ce qu'on n'est pas exactement dans les mesures que prônent le RN ou l'EFI ? – Oui, moi je recommande de ne pas faire de la démagogie.
Les Français savent que nous sommes dans une situation difficile, ils savent aussi que l'argent est rare et qu'au bout de la route c'est eux qui vont payer. Donc la question c'est de trouver le bon moment et le bon chemin. Il ne faut même pas à minima des mesures ciblées pour les plus modestes Je vous ai dit moi-même, j'ai eu l'occasion de m'exprimer en disant que s'il y avait quelque chose à faire, ce serait d'aider temporairement et le moment venu, le moment n'est pas encore venu, les ménages les plus modestes et ceux qui ont le besoin le plus de cette essence ou de ce gaz.
Il y a les particuliers, il y a aussi les professionnels. Ce matin le gouvernement reçoit les agriculteurs, demain il recevra les pêcheurs de secteurs que vous connaissez bien. Est-ce que là il faut des mesures spécifiques pour eux ?
Ça fait partie. Je viens de vous dire à l'instant que c'est les gens qui ont besoin de de fuel ou de gaz pour travailler ou d'essence, doivent pouvoir compter sur la solidarité nationale. Mais c'est au gouvernement de décider ce qu'il faut faire. – Mais vous, vous n'avez pas de mesure ?
Qu'est-ce que vous auriez dit si vous étiez encore en Matignon Je garde les souvenirs du moment où j'ai eu l'honneur de diriger le gouvernement, dans des circonstances très graves. Et je sais que toutes dépenses, quoi qu'il en coûte, toutes ces dépenses qui semblaient est facile. L'argent n'est pas facile, il n'y a même plus d'argent, donc il faut faire très attention. – Julien, on va parler des municipales, on commence par les municipales à Paris ? – Oui, alors la dernière enquête Elab datée de dimanche, je place Rachida Dati à 26 ,5%, c 'est 5 ,5 Donc, point derrière le candidat socialiste Emmanuelle Grégoire.
Est-ce que vous restez confiant ? Oui, je suis confiant. Je suis confiant dans la volonté des Parisiens de changer.
Je suis aujourd'hui député de Paris, de la deuxième circonscription, celle où nous nous trouvons d'ailleurs, celle du Sénat 5e, 6e et 7e arrondissements et je vois partout le même espoir que Paris change. Et d'ailleurs cet espoir, je le vois dans beaucoup de villes où je me rends, chaque semaine je visite une région de France pour soutenir des candidats de ce socle commun et de ma propre formation politique. Les Républicains, j'étais à Lille il y a quelques jours.
Partout, je vois d'ailleurs dans la gestion très longue, trop longue, des Les mêmes, les socialistes des Verts, les mêmes problèmes de propreté, de sécurité, de fluidité, de logement, de perte économique, de commerce qui ferme. Partout on voit les dégâts d'une gestion trop longue et de gens qui sont fatiguées donc il faut changer à Paris et c'est qui l'alternance ? C'est Rachida Detti, c'est personne d'autre donc il faudra qu'à un moment donné tout le monde prenne ses responsabilités et ce moment n'est pas prendre ses responsabilités vous voulez parler de qui Je parle notamment de Pierre-Yves Bournazel Si au soir Premier tour Il est clair que c'est Rachida Dati Qui, la seule comme je le pense Peut exprimer ou persuadiser cette alternance Il faudra que chacun prenne ses La responsabilité, c'est quoi ?
C'est se retirer ? C'est une fusion de listes ? Être prêt à l'alliance.
Et d'ailleurs, j'aimerais que tous ceux qui soutiennent Pierre-Yves Bournazel aient le langage aussi clair que celui qu'a eu Édouard Philippe récemment en disant qu'en toute hypothèse, il y aurait une alliance ou une unité au deuxième tour. Et il faut absolument que tous ceux qui veulent alternance prennent leurs responsabilités. – Mais est-ce qu'elle n'est pas un peu ubuesque cette campagne pour la droite à Paris ?
Vous par exemple, pour la mairie de Paris, vous soutenez Rachid Haddati et dans votre circonscription, dans un arrondissement, vous soutenez une candidate qui est soutenue par Pierre-Yves Bernazel ? – Oui mais il y a deux votes. C'est pas ubuesque.
C'est deux votes. C'est la nouvelle loi. Donc on peut très bien Ça montre un peu les contradictions.
Non, ce n'est pas une contradiction. On peut avoir une préférence pour un arrondissement, pour quelqu'un qui a bien fait son travail. C'est le cas de Florence Berthoud dans le 5e arrondissement, avec laquelle j'étais encore hier, qui était parfaitement loyal avec moi, qui m'a suppléant de comme députée de Paris, elle est ma suppléante, elle est ma coéquipière, donc je la soutiens.
C'est aussi simple que ça. Et s'agissant de Paris, grâce à cette nouvelle loi qui permet de choisir le maire de Paris pour la première fois, chaque voie compte de la même De la même manière, chaque voix a le même poids, qu'on soit dans le 18e ou dans le 7e arrondissement. – Mais vous pensez que les électeurs de droite, il faut y voir clair ? – Oui je pense que c'est assez clair, en tout cas moi ce que j'entends c'est que là il y a deux votes.
Donc on choisit le maire de Paris, on choisit le maire d arrondissement, on peut faire des choix qui n'aient pas tout à fait la même sensibilité. La clarté, elle est également demandée sur la stratégie à adopter dans le cadre d'un second tour, si Rachid Haddati y est, a priori, selon les sondages et l'ISRA, il y a une question qui se pose autour de la candidate Sarah Knafo, qui elle est estimée à 13 ,5%, donc en capacité de se maintenir ou bien de faire alliance comme elle le propose avec Rachida Dati. Vous pensez que Rachida Dati devrait accepter cette main tendue ?
Ce n'est pas comme ça que les choses se présentent. Madame Nafaud, tous les jours, matin, midi et soir, je l'entends. Elle a des qualités, je l J'entends dire, je veux l'alternance à Paris.
Je favoriserai l'alternance. Je ne ferai rien qui compromettrait l'alternance à Paris. Donc dimanche prochain, il faudra qu'elle prenne ses responsabilités et qu'elle favorise l'alternance.
Et l'alternance, c'est rachia d Voilà ce que je peux dire. Il n'y aura pas d'alliance d'appareils, d'état-major, de combines. Il faudra que chacun prenne ses responsabilités, madame Knafou comme M.
Bournazel. Mais ça ne sera pas un problème pour vous que Knafou soutienne Rachid Hadati – Elle peut appeler l'électeur, personne n'est propriétaire de ces voix, vous savez il faut, même je ne donne pas de consignes, parce que les électeurs sont assez grands pour choisir eux-mêmes, donc je pense que, je l'entends dire, je veux l l'alternance, tous les parisiens, la grande majorité des parisiens veulent de l'alternance, c'est l'intérêt général. L'alternance à Paris, c'est Rachid Adati. – Est-ce que ce n'est pas malaisant ?
En fait on sent bien quand même une forme de gêne actuellement à droite Rachid Adati elle a besoin des voix de Sarah Knafo pour l'emporter, le problème c'est que Sarah Knafo elle est quand même la représentante d'un parti d'extrême droite reconquête. – C'est pour ça que je vous dis qu'il n'y aura pas d'alliance de parti à parti de combines ou d'état-major. Rachida Dati a besoin des Parisiens.
Ce n'est pas les voix d'un tel ou d'un tel. Personne n'est propriétaire de ces voix, ni Mme Taffo, ni M. Bournazel, ni personne d'autre.
Les Parisiens sont libres de décider. Je pense qu'il faudra qu'au deuxième tour, tout le monde se retrouve derrière la personne, la seule personne, Rachida Dati, qui peut créer et exprimer une nouvelle politique. Au-delà des personnes et des étiquettes, il s'agit de changer Paris, changer Paris.
Plus largement, au-delà de Paris, Gabriel Attal demande aux Républicains de clarifier leur position pour la présidentielle et leur positionnement vis-à-vis du Rassemblement national. Est-ce qu'il faut une clarification ? Est-ce qu'elle est nécessaire ?
Je ne vais sûrement pas vous faire perdre du temps en faisant des polémiques. Je n'en ai pas envie, d'ailleurs, avec Gabriel Attal qui anime une mauvaise polémique. Notre ligne est extrêmement claire.
Il n'y aura pas d'alliance ni de compromission avec les partis d'extrême. Parce qu'il n'y a pas quand même quelques ambiguïtés. Par exemple, les Républicains, ils suspendent de leur parti leurs membres qui rentrent au gouvernement.
Ça a été le cas pour les 6 ministres qui sont rentrés au gouvernement. Par contre, ils ne suspendent pas les membres de leur parti qui qui soutiennent des candidats UDR. On pense notamment à Éric Ciotti à Nice, allié du Rassemblement national.
Est-ce que ça n'entretient pas l'ambiguïté ? Moi, je n'aime pas beaucoup les exclusions. Je l'avais d'ailleurs dit quand il s'est agi des ministres actuels qui restent nos amis dans la famille politique.
Je n'aime pas beaucoup les exclusions, mais encore une fois, ma ligne est extrêmement claire, comme celle du président du Sénat qui s'est exprimée il y a quelques heures ou quelques jours. Il n'y a pas, il ne peut pas y avoir une alliance d Excusez-moi, M. Barnier, mais en l'occurrence concernant la clarté, Gérard Larcher a été complètement...
Il a appelé hier à l'exclusion des LR qui souhaitent rejoindre des listes RN et reconquêtent. Et il y a quand même beaucoup d'exemples de LR, d'adhérents et des LR qui ont intégré des listes RN. Non, il n'y a pas beaucoup d'exemples, il y a quelques exemples que je regrette et je pense en effet qu'il faudra clarifier les Mais clarifier, ça veut dire concrètement ?
Est-ce que ça veut dire, comme Gérard Larcher, d'exclure ces gens ? C'est-à-dire des gens qui s'allient avec les partis d'extrême droite n'ont rien à faire dans notre famille politique. Est-ce que vous n'avez pas été gêné aussi à la vision de cette image, évidemment largement diffusée par Éric Ciotti, d'un dîner avec François Fillon, ancien candidat à la présidentielle qui vient soutenir le candidat d'extrême – Oui mais à Nice nous soutenons M.
Estrosi sans aucune ambiguïté, cette rencontre était une rencontre privée qui a été médiatisée, je crois qu'elle est liée à l amitié ancienne entre François Fillon et Eric Ciotti et je ne vais pas mettre en cause cette amitié mais en tout cas nous ne soutenons pas M. Ciotti. Elle est opportune, vous ne le cacherez pas, donc ça veut dire que François Fillon soutient son ami Eric Ciotti.
On ne va pas passer trop de temps à l dessus ce n'est pas mon cas voilà donc non mais il ya quand même de quelques par exemple dans votre région à bourg en bresse là et je viens moi mais on n'est pas dans la grande clarté entre l'extrême droite et le lr oui je veux bien qu'on passe beaucoup de temps à On va parler de tous ces cas particuliers, alors qu'il y a tant de crises et d'inquiétudes dans le monde et en France pour d'autres sujets beaucoup plus graves. Je vous ai dit personnellement, je ne suis pas favorable à aucune forme d'alliance ou de compromission avec les partis d'extrême – Est-ce que vous regrettez que Bruno Retailleau ne le dise pas clairement et ne prenne pas des actes en conséquence ? – Je pense qu'il faudra clarifier les choses et dire à ces personnes qui veulent temporairement ou plus sérieusement rejoindre ou soutenir les candidats d extrême droite qui n'ont rien à faire chez les républicains.
Comment vous concevez, pour terminer sur ces deux...
Moi, ce qui m'intéresse, je vais vous dire, je vais aller plus loin, c'est pas seulement pour sanctionner tel ou tel, c'est pour penser à ce qui va se passer l'année prochaine. Et c'est ça l'élection. Mais justement, M.
Bernier, c C'est pour ça que je voulais vous poser cette question, parce que selon une étude d'Ipsos, Cevipoff et Fondation Jean Jaurès, seuls 21 % des sympathisants LR, votre parti, sont hostiles à une alliance avec l'extrême droite. Est-ce que vous ne vous sentez pas en décalage avec votre propre famille politique ? Non, je ne me sens pas en décalage.
S'il y a une offre politique, une solution alternative, crédible, d'un candidat de la droite républicaine et du centre ou des centres, c'est ce que je souhaite et c'est ce à quoi je travaille et que je vais continuer à travailler, c'est ça. Et donc les électeurs seront convaincus. Il y a actuellement une sorte de désespérance, un certain nombre de gens qui ne savent plus où nous sommes, il y a eu beaucoup de déceptions dans le passé, notre parti est en convalescence, il revient de loin, il a recommencé à regagner la confiance au moment où je suis devenu Premier ministre et je pense que ça doit continuer. – Est-ce qu'il n'a pas reperdu au moment où Bruno Retailleur quittait le gouvernement ? – Je ne vais pas faire trop de commentaires là-dessus, ça ça ne m'intéresse pas, je ne crois pas que ça intéresse beaucoup les gens.
Le parti est en renaissance, est en reconstruction, en convalescence et il faut que ça continue parce qu'on a besoin d'une droite républicaine forte pour le centre de gravité de la société française et précisément sur les idées que nous représentons en matière d'autorité de l'Etat, de maîtrise de l'immigration, de liberté d'entreprendre, de réduction des normes, d'influence de la France. Et donc je pense qu'il y a une vraie raison pour pour l'ensemble des forces politiques, de comprendre l'importance d'avoir une droite républicaine forte. – Et pour l'incarner, est-ce qu'au Havre par exemple, vous souhaitez la victoire d'Édouard Philippe Évidemment, je souhaite la législation d'Edouard Philippe.
Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus et je pense qu'il le mérite parce qu'il a bien géré cette ville dans la continuité de l'action d'Antoine Rufflac d'ailleurs. Bien sûr, et c'est évident qu'on a besoin d'une personnalité comme Edouard Philippe pour rebâtir le redressement et le rassemblement du pays. Et pour la présidentielle ?
Non, ça c'est autre chose. Je pense qu'il faudra un candidat de la droite républicaine et du centre. Mais que vous trésignez comment ?
Que vous trouvez comment ? Mais nous trahirrons le moment venu. J'espère que la raison, la lucidité l en porteront.
Et en tout cas, prenons les choses dans l'ordre, si vous voulez bien. Et sans fébrilité, je comprends que vous voyez de la fébrilité comme journaliste, mais moi, je n'en ai pas. Je pense qu'il faut respecter les Français.
Un, les élections municipales, qui sont d'abord un grand moment de démocratie au quotidien et démocratie du quotidien. Et ça va être un appel à l'unité. Parce que vous allez voir dans cette élection municipale que là, on est unis, on peut gagner.
Ça va être le cas à à Lyon et dans d'autres villes, Bordeaux, je n'en cite que deux. Là où on est divisé, où on risque d'être divisé, on va perdre. Donc un appel à l'unité va venir de la base, va remonter vers Il faudra faire très attention pour tous les responsables politiques, ceux que vous avez cités ou qu'on a cité au cours de cette conversation, prennent bien leurs responsabilités.
Ceux qui compromettront, qui fragiliseront cette unité prendront un très grand risque et devront assumer leurs responsabilités. Deux, un projet, moi je vais travailler avec d'autres, un projet pour l'alternance et pour une action de redressement et de rassemblement du pays, c'est du travail, mais je suis sûr qu'entre tous ces candidats potentiels ou toutes ces formations, comme je l'ai montré quand j'ai gouverné et quand j'ai dirigé le gouvernement, il y avait quatre formations politiques qui n'avaient pas franchement l'habitude de travailler ensemble avant et qui ont pris cette habitude, ce qu'on appelait le socle commun, il faut un esprit commun entre la droite républicaine et le sang. Et le moment venu à l'automne, on verra d'abord dans chaque famille comment ça se passe, qui est candidat ou pas, et je pense qu'ils vont trouver un système, peut-être ce seront des primaires, peut-être un autre système, on On verra comment on veut dire du travail. – Six primaires, six systèmes de sélection il y a.
Vous parlez du projet politique à construire. Vous souhaitez y participer ? Est-ce que vous souhaitez aussi participer à cette primaire ? – Moi je souhaite être utile.
Je n'ai pas de fébrilité personnelle pour être candidat à la présidence de la République, je veux être utile et c'est ça qui m'importe. Vous savez, il y a trois questions que devront se poser tous les candidats. Un, est-ce que je suis capable d'être président de la République ?
Ça, c'est une question importante vis-à-vis des citoyens. Le peuple doit savoir s'il est les gens qui se présentent, font un petit tour de piste ou sont vraiment capables d'être chefs de l'État. C'est une grande responsabilité.
Deux, est-ce que j'ai le bon projet pour redresser le pays, pour ne pas raconter d'histoire, pour dire la vérité, pour avoir le Il n'y inclut le courage d'être impopulaire. Trois, est-ce que je rassemble au-delà de mon camp ? Aucun de ces partis politiques qui font partir du socle à droite et du centre...
Et vous pensez avoir ces trois qualités ? Je ne peux pas répondre à cette question aujourd – Un dernier mot sur un tout autre sujet, un petit mot sur les Jeux olympiques puisqu'il y a actuellement les Jeux paralympiques qui se déroulent à Milan-Cortina. Les prochains, ce sera dans les Alpes 2030 avec quelques tensions, quelques difficultés au sein du comité d'organisation.
Vous êtes inquiet du coup pour l'organisation de ces Jeux ? Non, il n'y a pas de raison d'inquiétude, il faut être vigilant. D'abord, permettez-moi de donner un coup de chapeau à tous les athlètes, y compris dans les parts olympiques.
Hier, Arthur Bauchet et d'autres qui font rêver, qui rassemblent. Ce n'est pas seulement vrai dans le ski ou les Jeux olympiques divers, c'est vrai aussi dans le cyclisme avec Sexas, avec Dupont dans le rugby. Moi, je le trouve formidable dans l'esprit des Jeux olympiques d'été et de Paris, qui ont tenu une belle réussite, qu'il y ait tant de jeunes hommes et jeunes femmes valides ou pas dans les Jeux olympiques qui lui donnent envie à la fierté, une raison à la fierté au rassemblement, à l'émotion.
D'abord, c'est à eux qu'il faut penser quand on parle de sport. Deux, je sais d'expérience que ce n'est jamais facile d'organiser des Jeux olympiques. J'ai eu l'honneur, avec Jean-Claude Killy, de consacrer 10 ans de ma vie aux Jeux olympiques d'Albertville, il y a assez longtemps.
Donc je sais que c'est compliqué. Et donc moi, je fais confiance à Edgar Groupiron. Il va être soutenu par un très grand préfet qui est le préfet Michel Cadot, qui a une vraie expérience pour, dans cette période de transition, remettre les choses dans la bonne de direction et je lui fais confiance.
Mais les Jeux de 2030 seront une réussite. Ils sont compliqués, organisés parce qu'ils sont entre Nice, les Aravies, la Tarentaise, le Briançonnet. C'est un concept assez compliqué et nouveau.
Un Un peu comme ceux de Cortina et de Milan, qui ont été une belle réussite. Donc c'est possible, la France sera à la hauteur, j'en suis sûre. Il faut faire confiance aux équipes.
Merci beaucoup Michel Barnier, merci d'avoir été notre invité pour cet Cet entretient, la une de la Voix du Nord.
Michel Barnier