Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 21 octobre 2023 59 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

États-Unis - Israël : l’avenir d’une alliance (4/4) | Cultures Monde

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Joe Biden a-t-il clarifié sa position depuis l'attaque du Hamas ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Comment interprétez-vous la mise en garde de Biden à Netanyahou ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le mot 'cesser le feu' est-il évité par l'administration Biden ?

  • 35:00OuverteRéponse partielle

    Qui sont les Américains binationaux coincés à Gaza ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Comment les États-Unis dissuadent-ils l'Iran d'intervenir ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Les divisions au sein du Parti démocrate sont-elles gérables ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Joe BidenChiffre
    « le groupe terroriste Hamas a massacré plus de 1300 personnes et ce n'est pas une façon de parler c'est un massacre qui a coûté la vie à 31 citoyens américains »
  • 8:30Joe BidenPromesse
    « nous veillerons à ce que vous ayez tout ce dont vous avez besoin pour vous défendre soyez-en sûr »
  • 28:00Martin QuincéFait
    « il n'est pas question d'impliquer les États-Unis dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient »
  • 43:00Brahim OusourFait
    « les États-Unis ont placé le Hamas depuis bien longtemps sur la liste des organisations terroristes »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour à toutes et à tous bienvenue dans Culture monde le magazine international de France Culture préparé avec Mélanie Chalandon Gwendoline troyano Berty Bourdon et bartheléie Gaillard réalisé par Vivian le cuivre et à la technique ce matin c'est Étienne rouche [Musique] c'est le dernier épisode de notre série consacrée aux répercussions de l'attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre dernier nous en avons parlé lundi à l'échelle de la politique et de la société israélienne mardi à l'échelle des territoires palestiniens hier du Moyen-Orient aujourd'hui l'avenir de l'alliance entre les États-Unis et Israël Joe Biden était hier à Jérusalem reçu par Benjamin netanahou votre visite ici est la première visite d'un président américain en Israël en temps de guerre cela témoigne de la profondeur de votre engagement personnel en faveur de l'avenir du peuple juif et du seul et unique État juif merci beaucoup monsieur le Premier ministre je tenais à venir personnellement pour marquer notre soutien le groupe terroriste Hamas a massacré plus de 1300 personnes et ce n'est pas une façon de parler c'est un massacre qui a coûté la vie à 31 citoyens américains ils ont pris des dizaines de personnes en otage y compris des enfants ça dépasse l'entendement nous veillerons à ce que vous ayez tout ce dont vous avez besoin pour vous défendre soyez- en sûr et nous devons également garder à l'esprit que le Hamas ne représente pas l'ensemble du peuple palestinien et qu'il ne lui a causé que des souffrances il paraît que les services secrets chargés de sa protection en ont eu des sueurs froides Joe Biden président de 80 ans dans une zone de guerre comme il l'avait fait en Ukraine convaincu qu'il faut être près du feu pour pouvoir ne serait-ce que l'imaginer imaginer ces 1400 israéliens tués par le Hamas massacrés parfois de sang- frroid porte après porte et plus de 2500 palestiniens tués à leur tour depuis le 7 octobre la violence ranchéri sur la violence quant à l'attaque sur l'hôpital de Gaza avanthier peut-être saura-t-on un jour la vérité auprès de Benjamin netaniaahou le président américain a mis Israël hors de cause pour ce dernier massacre sur la base de ces services de renseignement à lui renseignement américain il l'a assuré par ailleurs d'une aide sans précédent pour Israël et la mise en garde de ne pas répéter les erreurs américaines d'après le 11 septembre sous-entendu une reposte aveugle et inconsidéré en temps de guerre c'est néanmoins un soutien total qui prime Joe Biden a mis de côté pour l'instant les réserves qu'il semblait avoir vis-à-vis d'un gouvernement israélien content depuis un an des extrémistes religieux et ouvertement racistes en son sein écartter aussi pour l'instant les divisions sur cette question au au sein du parti démocrate bonjour Martin quincet bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes directeur du bureau parisien du German martiall fund vous êtes pour l'instant notre invité pour ce dernier épisode consacré à l'alliance l'avenir de l'alliance entre les États-Unis et Israël Brahim ansour doit vous se joindre à vous dans un instant dans ce studio chercheur associé à Liris directeur de l'Observatoire du Maghreb nous l'attendons dans un instant alors Martin quinc on a évité hier de commenter à chaud avec Zian Majed et David Rigoulet rose le discours de Joe Biden qui l'a fait vers 11h heure de Paris depuis Jérusalem on en sait davantage désormais on a pu entendre les mots mot qu'il a employé les mots qui ont été prononcés hier est-ce que vous avez entendu Martin Quincé une quelconque inflexion dans la position de Joe Biden depuis l'attaque du Hamas le 7 octobre est-ce qu'il y a une évolution dans les mots je pense que Joe Biden a clarifié certains points mais fondamentalement il reste sur la même position depuis les attaques du 7 avec deux objectifs pour l'administration Biden d'abord soutenir politiquement diplomatiquement militairement et économique Israël soutenir le partenaire israélien après cette attaque pour pouvoir répondre au Hamas mais également et ça on l'entend peut-être à demi-mot parfois dans le discours public mais on sait que c'est un point très important des discussion qu'ils ont en privé également contenir le conflit pour qu'il ne puisse pas devenir un conflit majeur pour tout le Moyen-Orient voire même au-delà et donc pour Joe Biden il faut marcher sur cette cette ligne un peu d'équilibre entre un soutien vocal et et et clair aussi pour expliquer à la population américaine pourquoi aujourd'hui les États-Unis prennent cette position mais en même temps avoir une une action qui permet aux États-Unis d'éviter un embrasement général pour Joe Biden les les les lignes profondes de sa politique étrangère ne changeent pas il n'est pas question d'impliquer les États-Unis dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient ça c'est absolument hors de question il pas question d'ouvrir un nouveau chapitre après le traumatisme américain faut faut l'appeler ainsi post de 11 sepembre 11 septembre comment vous l'avez entendu cette mise en garde cet avertissement fait par Joe Biden à Benjamin netanahou de ne pas surréagir comme l'avait fait le le le gouvernement républicain à l'époque le 11 septembre 2001 après le 11 septembre je pense qu'il est vrai dans les dans les médias américains et très vite on a fait cette comparaison avec le 11 septembre d'abord pour pour le choc que cela représenté pour la société israélienne par rapport au choc que les les Américains avaient subi en en 2001 ensuite on a finalement tiré cette métaphore en disant il y a eu une surréaction de l'administration Bush il y a eu un certain nombre d'erreurs stratégique politiqu qui ont été fait une catastrophe humanitaire en Irak en Afghanistan prenons exemple sur ces erreurs et et finalement évitons le pire dans ce cas-là je pense que dans le dialogue entre États-Unis et et et Israël ce n'est pas forcément un message qui passe très bien simplement parce que la situation d'Israël aujourd'hui n'est pas du tout la même que la situation des États-Unis au lendemain du 11 septembre pourquoi parce Queau lendemain du 11 septembre très clairement la sécurité des États-Unis la survie des États-Unis n'était pas euh euh mise en danger au même niveau que ce que Israël euh euh doit ce à quoi Israël doit doit répondre aujourd'hui lorsque euh des ministres iraniens euh euh euh Appell à à à détruire Israël lorsque l'on sait qu'un un autre front pourrait s'ouvrir au nord d'Israël ce sont des considérations très différentes que Cell auxquelles l'administration Bush a dû faire face en en 2001 2002 Joe Biden a-t-il employé le mot de cesser le feu mot qui semblait banni ces derniers temps dans les discours des officiels américains pourquoi d'ailleurs on on reproche ù on remarque qu'Antony blinken a été surpris en train d'effacer un tweet qu'il venait de faire où il avait employé ce mot de cesser le feu pourquoi est-ce que on ne l'entend pas dans les discours est-ce qu'il a été prononcé hier alors pour moi le mot de cesser le feu en fait c'est un un une sorte de c'est un faux piège que certains veulent utiliser contre l'administration Biden euh pour dire vous n'êtes pas vous vous demandez à à la victime à celui qui a été agressé de ne pas répondre ce serait ça finalement que un certain nombre de républicains mettent en avant avec l'utilisation du terme cesser le feu pour les États-Unis encore une fois il ne fait aucun D doute que le soutien total à Israël se fait en parallèle d'une d'un de l'objectif de contenir le le le conflit et d'empêcher cet embrasement il va falloir faire ces deux ce pas de deux pour les États-Unis ce qui n'est pas sans rappeler la position de l'administration Biden vis-à-vis de l'Ukraine depuis le début de de la guerre Martin Quincé on ne va évidemment pas résoudre depuis notre studio parisien la question de savoir qui a tiré sur l'hôpital de Gaza euh dans le centre-ville de la ville de Gaza il y a 2 jours s'il s'agit de de d'un missile israélien ou s'il s'agit d'une roquette du Djihad islamique qui aurait explosé au-dessus de l'hôpital et qui serait tombé par morceau sur l'hôpital Joe Biden lui a privilégié cette seconde thèse qui est la version israélienne sur la base de quoi est-ce que ce sont ses services à lui qui le lui ont dit ou qui lui ont montré certains documents le laissant penser ou est-ce que Joe Biden parle sur la base de ce que lui ont dit les services israéliens non je ne pense pas qu'il faille imaginer aujourd'hui que Joe Biden prenne une position publique sur un un dossier aussi sensible simplement en réponse ou en en en en acceptant des des informations que lui donnerait Israël il est évident que les États-Unis les services de renseignement les services militaires américains sont également là pour fournir à Joe Biden les informations nécessaires ce qui est intéressant depuis cette tragédie c'est que l'on a vu Joe Biden d'abord prendre une position les images que j'ai vu tendent à confirmer la position israélienne aujourd'hui ce n'est plus le discours aujourd'hui c'est très clairement ce n'est pas Israël derrière cette derrière la la destruction de l'hôpital et au contraire c'est bien un roquet palestinienne donc il c'est il a confirmé cette cette position bonjour Brahim ousour merci de nous avoir rejoint dans ce studio vous êtes chercheur associé à l'IRIS directeur de l'Observatoire du Maghreb nous étions en train avec Martin quincet de d'analyser les mots qui ont été employés hier par Joe Biden lors de sa visite en Israël lors de sa rencontre avec Benyamin netanahou peut-être un un point sur ces centaines d'Américains binationaux coincés dans la bande de Gaza dont il a été question hier lorsqu'il s'est agit d'évoquer le le l'ouverture du passage de Rafa pour l'aide humanitaire qui sont-ils ces Américains binationaux qui sont au nombre de 200 300 à peu près c'est ça oui alors pour le moment on n pas j'ai personnellement pas des informations très très précises mais on peut imaginer des des américano Isra ou israello-américain euh qui qui qui donc parmi les otages mais aussi une présence au niveau de l'aide humanitaire donc des ONG parmi lesquels on pourrait imaginer donc la présence de de différentes niveaux de je dirais de de cadres ou de personnel appartenant soit au sein de l'ONU ou des ONG humanitaires qui qui opèrent sur le terrain depuis depuis des années donc les États-Unis ont annoncé avec l'Égypte cette nuit que ça y est l'aide humanitaire allait pouvoir passer est-ce que Joe Biden voulait s'assurer que cette aide ne profite pas au hamass est-ce qu'on sait quelle solution on été trouvé et c'est c'est c'est toute la question de de de la présence de Biden et je dirais avant lui de de blinken c'est de faire tout le tout ce qui est du possible d'isoler le Hamas au sein de la région mais en même temps s'assurer de la médiation des États voisins le Qatar on a cité l'Égypte le Qatar notamment font partie des des pays qui ont qui sont je dirais le plus pressentis pour jouer ce rôle et cette aide humanitaire du côté américain va jouer deux je dirais deux rôles le premier c'est de c'est de permettre pourquoi pas une négociation avec le Hamas pour la libération ne serait-ce que de quelques quelques otages et aussi permettre d'évacuer des des des des des des étrangers donc des Américains mais aussi des des européens présents mais en même temps euh en contrepartie de cette aide également envoyer un message sur un message à à la au niveau régional notamment aux populations aux États arabes que il y a quelque chose de gagné sur le plan diplomatique lorsqu'on on considère le camoufl diplomatique de de de cette ce de ces deux visites camouflé diplomatique puisque la Jordanie a finalement annulé la visite qui était prévue Joe Biden à Aman avec des officiels et même le président égyptien al siss et le président de l'Autorité palestinien marmoudabbas il s'agissait de cette visite il s'agissait de d'ésoler aussi là aussi le Hamas parce qu'il faut préciser Martin Quinet que comme le les États-Unis ont placé le Hamas depuis bien longtemps sur la liste des organisations terroristes ils n'ont aucun interlocuteur au Hamas ils doivent à chaque fois passer par des médiateur pour leur parler absolument et c'est en cela que les partenaires de la région les différentes nations arabes qui peuvent jouer ce rôle de de médiation ont un levier pour dire à l'administration Biden vous avez tout intérêt aussi à nous écouter puisque nous avons les outils pour vous aider aussi dans cette crise donc on est on est je pense que la décision de la Jordanie ou même la position aujourd'hui de l'Égypte c'est d'abord une manière de de de tirer le plus possible des États-Unis parce que les États-Unis ont besoin de ces nations pour résoudre C cette cette guerre et si la Jordanie annulé pourquoi est-ce que c'est qu'ils n'ont plus confiance par ailleurs en la capacité de médiation des États-Unis et est-ce que les États-Unis qui avaient ce rôle de médiateur lors des Accords d'Oslo lors des Accords de Chem David euh doivent toujours avoir ce rôle là se donne toujours ce rôle de médiateur dans le conflit Martin je pense que les les États-Unis depuis euh à peu près 10 ans ont perdu un certain nombre de leviers euh alors très concrètement avec l'administration Obama les États-Unis ont fait des décisions stratégiques euh de de de clore disons la la période euh de la guerre contre le terrorisme qui était euh celle de de George Bush euh et de se de se focaliser sur l'Indo-Pacifique et la compétition avec la Chine ça c'est une tendance longue qui a été euh réaffirmé par Donald Trump et par Joe Biden le Moyen-Orient est une distraction stratégique pour euh la classe disons politique et et et stratégique aux États-Unis pas le sujet d'illeur début septembre un officiel américain disait le Moyen-Orient n'a jamais été aussi en en paix et aussi calme que depis 20 an absolument le le conseillertion sécurité nationale il y a en plus de cela une présence militaire américaine qui a énormément décru euh au au au plus haut des guerres en en Irak et en Afghanistan il y avait plus de 100000 soldats américains en Afghanistan 170000 soldats américains en Irak aujourd'hui il y a une présence d'environ 30000 soldats dans l'ensemble de la région alors évidemment vous pesez beaucoup moins vous êtes beaucoup moins crédible en tant que garant de la stabilité de la sécurité de la région si vous divisez euh votre présence militaire par 5 ou ou plus comme ca a été fait et le dernier point c'est que les difficultés politiques entre l'administration Obama puis l'administration Trump aujourd'hui Biden avec et le gouvernement israélien et l'ensemble des gouvernements autour des des que ce soit Aliss en Égypte en Jordanie ou ou autrees fait que il n'y a plus véritablement une crédibilité politique pour les États-Unis pour jouer ce rôle de médiateur et de vous mentionniez le gendarme de la région médiateur aussi auprès de l'autorité était palestinienne Brahim ouansour qu'elles étaient depuis quelques temps les relations entre ou qu'elles sont toujours les relations entre le gouvernement américain de Joe Biden et qui a succédé à Donald Trump mais Trump avait fait fermer le bureau de l'OLP l'Organisation de Libération de la Palestine à washintton il avait coupé les fonds américains à l'Autorité palestinienne comment tout ça a repris peut-être depuis l'élection de Joe Biden quels sont les liens entre entre lui et et Mahmoud Abbas oui euh pour le moment c'est vrai que faut bien inscrire ce ce ce qui se passe en ce moment dans dans au moins dans dans les 10 dernières années en effet il y a une évolution très importante au MoyenOrient à la fois moi j'iraai plutôt vers une nuance vis-à-vis de du recul ou de l'abandon américain de la région certes il y a il y a une il y a une fin une fin de la guerre en AF un retrait de de la GU de l'Afghanistan et de l'Irak qui est bien sûr ressenti notamment par les pays concernés les pays de la région notamment Israël comme ça a suscité une une inquiétude de de cette de fragiliser en quelque sorte les alliés dans la région notamment vis-à-vis de la menace iranienne donc l'Iran considéré comme un un ennemi et et aujourd'hui euh je crois il y a le l'héritage Trump l'héritage Trump est là parce que on a fait croire euh à Toro a raison que on est en train de pacifier la région qu'on est qu'avec les accords d'Abraham signé par plusieurs états donc notamment les Émirats arabes unis euh le barraen et euh plus et le Maroc donc allait plutôt apporter la paix entre Israël et les pays arabes donc dans la région mais on a oublié en quelque sorte qu'on l'a fait ces accords ont été faits sans sont les Palestiniens et aujourd'hui l'OMS par par cette cette attaque qui a qui apporte déjà un coup dur à Israël remet en cause directement euh je dirais la toute la perspective ou toute la crédibilité des accords d'Abraham qui ont été portés par les États-Unis et assumé également par Biden qui a cherché à aussi normaliser ou je dirais pousser à la médiation ou encourager la méd la normalisation entre l'Arabie Saoudite et Israël considéré par Biden comme une un un succès diplomatique futur Martin quincet comment a été pris entre guillemets aux États-Unis le fait que l'Arabie saoudite a pour l'instant gelé ce processus de rapprochement avec Israël initié en effet par le gouvernement Trump mais que le gouvernement Biden avait très sérieusement repris en main alors je pense que l'idée derrière le rapprochement avec l'Arabie Saoudite comme l'idée derrière les les accords d'Abraham ce sont encore une fois des considérations stratégiques de temps long c'est la question de la l'influence de l'Iran avec ses différents alliés que ce soit la Syrie le Hezbollah dans la région du Moyen-Orient au moment où les États-Unis sont moins présents un certain nombre de de pays dont l'Arabie Saoudite les Émirats arabes unis évidemment Israël sont très inquiets des conséquences à la fois du de influence grandissante de l'Iran et du retrait américain cela ce qui s'est passé depuis le 7 octobre ne change pas cette réalité et ça je pense que les Américains insistent beaucoup sur le fait que il faut si c'est possible et c'est un des objectifs de de Joe Biden sauver ce qui peut l'être des accords d'Abraham et même du processus de rapprochement avec l'Arabie Saoudite puisqu'il y aura un lendemain à cette guerre avec le Hamas et les capitales à Riad et à Dubaï continueront de penser nous avons un intérêt stratégique à travailler avec Israël parce que notre ce qui est un danger pour nous aujourd'hui c'est l'Iran alors comment expliquer que Mohamed Ben Salman par exemple quand il a reçu Anthony blinken qui était en visite à Riad le 15 octobre l'a fait attendre des heures et des heures pour cette réunion c'est quoi c'était juste une manière de dire je crois que malheureusement ça arrive à bien d'autres dirigeants et officiels européens également lorsqu'ils se rendent en Arabie Saoudite mais je je note et les Américains ont noté que l'Arabie saoudite a en effet suspendu elle n'a pas mis fin elle a gelé cette ce travail de rapprochement il est impossible aujourd'hui de dire ce qui va se passer après la guerre évidemment peut-être que la situation sera telle que il n'y aura plus il n'y aura plus rien à à construire mais clairement pour les États-Unis cette tendance de fond qui a porté les les accords d'Abraham puis aujourd'hui le travail de rapprochement avec l'Arabie Saoudite reste là brimouanssour vous nous expliquiez ce alors vous rel reltivisier quand même le désintérêt aujourd'hui des États-Unis pour le Moyen-Orient même s'ils s'en sont beaucoup désengagés néanmoins on peut observer qu'aujourd'hui alors il me semble que le poste d'ambassadeur américain à Jérusalem puisque c'était sous Donald Trump qui avait été transféré l'ambassade américaine de tel à vive à Jérusalem ce qui avait créé d'énormes d'énormes débats ce poste d'ambassadeur aujourd'hui n'est pas pourvu depuis plusieurs mois c'est le cas aussi en Égypte au Liban au coweit donc quels sont les relais des États-Unis sur le terrain comment expliquer qu'ils aient abandonné ses postes là qui ne les ait pas pourvu oui sur le plan diplomatique oui il y a il y a il y a une forme de je dirais pas désintérêts d' d'une volonté d'acxers les efforts vers l'Asie Pacifique bien sûr pour contrer l'influence chinoise sans pour autant perdre de vue ce qui les développements au Proche Orient et on le voit aujourd'hui euh l'affirmation à plusieurs reprises américaine du soutien euh vis-à-vis d'Israël du soutien oui vis-à-vis d'Israël et aujourd'hui qui dépasse même le soutien diplomatique mais je dirais même militaire avec le déploiement de de de des porteavion mais aussi on peut imaginer des des forces spéciales et cetera pour conseiller ou intervenir si nécessaire bien sûr il y a deux objectifs principaux comme je disais isoler le Hamas diplomatiquement par rapport aux pays notamment pays arabes qui sont en même temps dans dans une situation très délicate parce que ils ont des comptes à rendre également même si on l'oublie souvent à leur population l'opinion publique arabe est très favorable à la cause palestinienne grand manifestation par exemple au Maroc derif manifestation grandios au Maroc le pays qui a normalisé aujourd'hui même il y a il y aura une manifestation en Algérie il y a eu donc ailleurs dans d'autres pays ce qui euh ce qui fragilise en quelque sorte sans remettre en cause bien évidemment euh les les les accords d'Abraham mais euh ça ça ça alerte en quelque sorte sur la difficulté euh que euh qu'on observe chez les dirigeants arabes aujourd'hui et qui les oblige à réagir on a vu il y a des condamnations donc la la la la frappe euh sur l'hôpital quel que soit l'origine mais pour les pays les dirigeants des pays arabes il y a une nécessité en quelque sorte à la fois de réagir et de soutenir la cause palestinienne mais surtout de de rappeler qu'il y a derrière cette cette cette attaque ou cette l'offensive même israélienne aujourd'hui il y a un conflit plus large qui n'a pas été réglé à ce jour vous savez j'ai parlé avec le Premier ministre netanahou plusieurs fois mais aussi ce matin et déjà nous apportons une aide militaire supplémentaire aux forces de défense israélienne notamment en munition et en intercepteur nous réapprovisionnons le dome de fer nous avons déplacé une flotte de porte-avion américain vers la Méditerranée orientale et nous envoyons davantage d'avions de combat là-bas dans cette région et nous avons fait comprendre aux Iraniens qu'ils doivent faire attention Joe Biden le 11 octobre à la Maison Blanche lors d'une rencontre avec la communauté juive de Washington où on est à ce jour Martin quincet le déploiement de force américaines en méiterranée vous avez commencé à l'évoquer tout à l'heure ce groupe aéronaval de l'USS gerérald Ford par exemple qui a quitté la Virginie la la Norfolk Nevel station samedi dernier est-ce qu'elle est arrivée sur place qu'est-ce qu'on sait aujourd'hui précisément du déploiement américain alors oui on sait que c'est sont des des forces qui sont arrivées que de nouvelles forces seront également envoyées dans la même région euh je pense que très clairement pour Joe Biden pour les États-Unis ce ne sont pas forcément des forces qui ont vocation à aider Israël dans la guerre contre le Hamas sont les forces qui ont vocation à dissuader l'Iran et le Hezbollah d'entrer dans le conflit c'est ça l'objectif et c'est ça où on entre vraiment dans la 2eme partie de de de la stratégie américaine empêcher cet embrasement pour les États-Unis euh il y a un autre il y a une ligne rouge et et et Joe Biden l'a dit très clairement il n'y aura pas d'envoi de troupe au sol pour aider Israël même si un nouveau front devait s'ouvrir euh au nord avec le Hezbollah donc on est on est évidemment dans une situation où il y a un soutien total politique et affirmé mais on reste dans un contexte politique aux États-Unis où il n'est pas question de rouvrir à une nouvelle opération au Moyen-Orient l'armée de l'IR est présente aussi dans la région l'US Air Force a déployé des escadrons de F15 F16 et A10 donc les États-Unis scrutent les moindres fais et gestes de l'Iran et du Hezbollah au Liban comment Joe Biden peut-il dissuader l'Iran d'intervenir brahimou sour quel ces ont les États-Unis pour se faire oui premièrement comme ça a été dit dit c'est la présence militaire dans les environs donc renforcer la présence militaire américaine sans devoir entrer bien sûr en guerre d'ailleurs il le rappelle hier dans son discours c'était vraiment un message à à à à à natanahou de ne pas de ne pas tomber dans le piège du Hamas et de lancer une offensive terrestre qui risque de durer et pas reproduire les erreurs du voilà et de ne pas reproduire les erreurs américaines donc on part sur un conseil amical entre guillemets au-delà de l'Alliance l'alliance sécuritaire et bien bien évidemment le spectre que les Américains veulent veulent à tout prix éviter c'est l'entrée dans le conflit des peut-être pas de l'Iran directement les Iraniens sont très prudents et on l'a fait savoir à travers les différents discours mais euh via les différents groupes alliés on a vu proxy comme le Hezbollah notamment il y a même si pour le moment le Hezbollah à travers les différents échanges de tir euh fait savoir à Israël qu'il est là qu'il est qu'il soutient euh qu'il soutient la cause palestinienne qu'ils sont présents et qu'ils seront euh prêts à intervenir si Israël menait une guerre totale mais sans pour autant euh lancer une une offensive direct ou intervenir directement je dirais lancer une guerre voilà au côté du Hamas il peut oui un un petit mot parce que c'est vrai qu'on a largement évoqué hier les lignes rouges des des acteurs régionaux oui voà donc pour les États-Unis aujourd'hui comme je disait la la la la situation est très délicate il faut rassurer euh les les Israéliens sur place il faut rassurer les Israéliens ou des des juifs américains aux États-Unis euh il faut le rappeler également euh c'est ce qui il y a des élections qui arrivent aux États-Unis en 2024 sur lesquels Biden euh la situation actuelle pourrait euh peser énormément il y a le vote euh dans 2 mois le vote du budget annuel donc euh avec le le Congrès le Congrès américain dominé par les républicains très proisraéliens euh et et qui risque donc d'utiliser euh euh toute fragilité montrée par Biden aujourd'hui à la fois lors du vote du budget annuel et aussi euh lors de la campagne électorale c'est c'est vrai qu'il y a aujourd'hui des dissensions qui commencent à se faire entendre alors on est fait entre démocrate et républicain et notamment ce sera un vrai sujet lorsqu'il s'agira de voter le budget avec ce risque de shutdown l'arrêt des activités gouvernemental suite à un désaccord sur le budget là Joe Biden propose de faire une sorte de budget commun pour Israël l'Ukraine et Taïwan et la non vous n'êtes pas d'accord Martin qu vous pense que ça passera pas je je vois mal comment ça peut passer pourquoi tout simplement parce que c'est très clairement un sujet que les républicains veulent séparer justement de la question ukrainienne parce que on a aujourd'hui un un parti républicain qui est plus influencé par sa son sa partie d'extrême droite sa partie très pro Trump qui est complètement opposé à l'aide à l'Ukraine les isolationnistes c'est ça les make America great again voilà il y a différentes tendances dans dans ces groupes mais ce qui ce qui les les réuni aujourd'hui c'est une attaque contre la politique de Joe Biden vis-à-vis de l'Ukraine et ça a fait tomber d'ailleurs le le le speaker de de la de la chambre ce n'est pas aujourd'hui envisageable à mon avis de trouver un un un consensus bipartisan entre démocrate et républicain qui permettrait de lier les différentes aides militaires à Israël à l'Ukraine et à taiïwan les républicains vont utiliser cette cette situation pour gagner des points en politique intérieure et d'ailleurs on a eu cette une interview assez remarquable assez délirante d'une de la présidente du comité national républicain qui dit très clairement cette guerre est une Opport opportunité pour nous une opportunité politique pour gagner des points face donc sur sur le dos des des morts dans chaque camp alors même dans le camp démocrate il y a aujourd'hui des fissures qui se présentent et notamment sur la question iranienne la question de ces 6 milliards de dollars qui avaient été débloqués pour l'Iran par les États-Unis le mois dernier en échange de la libération de cinq prisonniers américains ce sont des revenus du pétrole initialement vendu par l'Iran à la Corée du Sud gelé d'abord par le gouvernement Trump Joe Biden les avait dégelé je sais pas comment on dit débloqué aujourd'hui où en où en sont ces débats qui sont les démocrates qui s'opposent à qui qui demandent à Joe Biden de les rebloquer est-ce que ce serait possible déjà techniquement alors il y a en effet des discussions avec le Qatar sur sur ce point au niveau des démocrates cette cette guerre constitue un moment très délicat pour Joe Biden on l'avait déjà vu il y a 2 ans lorsque la franche progressiste de des des démocrates avaiit fait pression pour Joe Biden pour appeler à justement une forme de de de de de de prudence et en tout cas être davantage dans une forme d'équilibrisme entre Israël et et et le Hamas à l'époque aujourd'hui Hamas ou les territoires palestinens les territoires et et aujourd'hui on a de plus en plus des des figures influentes du Parti démocrate notamment à la Chambre qui prennent des positions qui sont critiques de la de la politique de de Joe Biden on parlait tout à l'heure de de l'attaque sur l'hôpital à à à Gaza la la la membre du congrès Rashid atlaim a clairement euh repris le le l'idée que ce serait Israël qui a frappé euh cet hôpital elle l'a dit publiquement et sans avoir personne n pu véation sans avoir évidemment et donc en reprenant le discours du du du Hamas sur ce point-là à l'inverse Joe Biden aujourd'hui est sur une opposition une position tout à fait différente et c'est ça qui est intéressant c'est que depuis le début de la guerre en Ukraine il y a parfois des divisions entre démocrates sur ce qu'il faut faire mais le parti est resté extrêmement discipliné même ceux qui étaient disons un petit peu hésitants par rapport à la politique de Biden de soutien à l'Ukraine restait silencieux je pense que sur cette sur ce domaine ce dossier- làà sur la guerre entre Israël et le Hamas le parti risque se diviser beaucoup plus publiquement avec un clivage qui est presque générationnel les Jeunes Démocrates aujourd'hui comme Alexandria ou Casio Cortez qui se montre distant par rapport à ce que dit Joe Biden même si elle reste plus prudente j'ai clairement indiqué que l'attaque du Hamas est absolument horrible et que nous devons tenir compte de tous les habitants de la région de toutes les familles touchées et de cette violence terrifiante c'est une situation incroyablement traumatisante pour les Israéliens en particulier samedi et pour les Palestiniens qui subissent les réalités de l'occupation depuis des décennies et je P qu'il faut qu'il y ait de la place ussion que nous puissions avoir cette vraie conversation cette conversation nuancée qui tienne compte de l'humanité de chacun Alexandria occasio ctez qui demande aujourd'hui une conversation nuancée alors entre parenthèses je me rappelle qu'il y a deux ou 3 ans elle avait refusé de participer à un hommage à itsac Rabin travailliste israélien ancien faucon cert mais le premier à avoir fait alliance avec des parlementaires Palestiniens donc elle n'acceptait pas pas tellement elle la discussion aujourd'hui elle appelle à une discussion sur ces questions br m sour l'aile gauche du parti démocrate semble c'est vrai moins prompte à soutenir Israël de façon inconditionnelle c'est comme ça qu'il faudrait le dire oui c'est vrai qu'il y a il y a une il y a il y a plusieurs divisions je dirais plusieurs groupes il y a bien sûr ceux qui soutiennent de façon in inconditionnel euh les les les Israël et la sécurité de l'État israélien et des Israéliens euh après il y a je dirais le 2e groupe qui plus je dirais nuancé euh euh sur le fait que euh aux États-Unis notamment euh sans euh pour autant sans pour autant remettre en cause la le soutien américain euh vis-à-vis d'Israël sont plutôt pour une une une une voix je dirais euh une voix alternative qui qui irait vers une euh vers jouer un rôle de médiateur pour une paix durable c'est-à-dire y compris soutenir le la solution à deux états et et c'est évoqué on a vu les manifestations récemment euh organisé notre notamment le le le le Jewish voice for Peace par exemple et qui appelle comment on peut les qualifier progressiste ou de gauche com oui voilà c'est de de gauche progressiste de centre gauche c'est vrai que vu de de de de France c'est un peu difficile de les qualifier on dirait plutôt d'un point de vue français de centre gauche et et qui et qui qui sont très favorables à une médiation plutôt équilibrée vers une solution comme je je disais plus euh qui basé sur ou fondé sur le la la la la solution à de la création d'un État palestinien à côté de l'État Israël option que Donald Trump avait complètement écarté d'ailleurs dans son plan pour la paix présenté en janvier 2020 auquel n'avait pas été associé l'Autorité palestinienne et qui validait par ailleurs les projets de colonisation en 6isjordanie c'est vrai qu'aujourd'hui Joe Biden reprend cette terminologie de la solution à deux États qui est mise en cause aujourd'hui y compris par le camp de la paix dans les territoires palestiniens et en Israël mais Martin quincet vous vouliez ajouter quelque chose juste sur les sur les les divisions démocrates un point qui est intéressant vous mentionn une une évolution générationnelle un sondage du galope en en avril de cette année qui montrait que pour la première fois les démocrates se sentaient plus proches de la population palestinienne que de la population israélienne c'était un tournant véritable quand on pose la question au aux électeurs démocrates s'ils avaient plus de sympathie pour la population palestinienne ou poliation israélienne en avril 2023 c'était la bascule à l'inverse quand on pose la même question aux républicains plus de 80 % des personnes interrogées républicaines considèrent qu'elles se sentent plus proches des Israéliens donc on a véritablement un point qui est de de de division entre républicains et et et démocratees mais au sein du parti démocrate il y a une évolution très forte euh la nouvelle génération va considérer que Joe Biden euh pense ce conflit pense la question du proch en des termes qui ne sont plus les leurs et c'est en ça qu'on va voir davantage de de prise de parole publique qui seront critiques vis-à-vis de la position de Joe Biden cette organisation Jewish voices for Peace dont vous parliez brahimsour a reproché par exemple à Joe Biden de ne mettre en avant que les vies israéliennes et d'ajouter il se moqu des Palestiniens américains que représentent-ils les Palestiniens américains oui politiquementoute il ne pèse pas il ne pèse pas même s'il y a il y a on a eu RC donc l'élection de représentants d'origine palestinienne mais sur le plan politique il ne pèse pas face y compris le le le le l'organisation le Jewish voice for Peace ne pèse pas par exemple euh par rapport à l'épaque qui qui a un poids beaucoup plus important au American israë public affairs commit c'est un groupe d'influence pour l'amitié américoo israélienne et il a toujours un pouvoir d'inluence aujourd'hui ex un pouvoir d'influence et rappelons par exemple le discours de nataniaaho en 2015 au sein du Congrès et qui était qui était perçu comme une défiance même à à Obama à l'époque et qui en plein en plein signature si j'ose dire de de l'accord de l'accord sur le nucléaire iranien et et là c'est le Congrès bien sûr notamment lorsqu'il est dominé par les républicains mais pas seulement parce que comme ça a été rappelé le Parti démocrate est divisé contrairement au parti républicain et plus divisé en tout cas sur la question euh au prochorient israëlopalestinienne et et là cette voix on a vu le rassemblement hier soir au sein même du Congrès appelé par par cette organisation euh de Jewish non Jewish voice for Peace donc qui a appelé donc ce sont euh bien sûr comme je disais moins euh d'influence mais ça représente quand même une ça ça reflète quand même cette division au sein de l'opinion publique américaine qui euh ne voudrait pas non plus qu'il y ait un embrasement qui pourrait en même temps euh être divisé euh peut-être pas sur l'attaque euh du Hamas la condamnation de l'attaque du Hamas mais plutôt sur la responsabilité globale à la fois d'Israël et des États-Unis de ne pas avoir cherché loin à trouver une solution durable une fracture des oppositions qui sont fait entendre ces derniers jours dans les manifestations aux États-Unis je n'ai pas les mots j'ai grandi en Israël nous savons ce qu'est la terreur mais ce niveau de cruauté c'est du jamais [Musique] vu soutenir Israël combattre le terrorisme ces barbares brutaux du Hamas nous devons les affronter par tous les moyens je suis ici pour dire que nous Palestiniens et nos alliés de la diaspora sommes solidaires de Palestine et nous soutenons le droit des Palestiniens à résister à l'occupation j'ai passé 3 mois en Palestine en tant qu'observatrice des droits de l'homme et j'ai vu ce qui s'est passé je suis très en colère contre le gouvernement américain qui les finance nous les finançons c'est la seule raison pour laquelle Israël peut faire ce qu'elle fait je ne suis pas contre le peuple juif je suis contre la violation des droits de l'homme des témoignages de manifestants recueillis à New York le 12 octobre dernier par FRANCE 24 vous écoutez culture monde le dernierre épisode de notre série consacrée aux répercussions de l'attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre dernier aujourd'hui l'avenir de l'alliance entre les États-Unis et Israël nous sommes toujours avec nos deux invités brahimansour et Martin quinset Martin quinset c'est vrai que on a expliqué lundi dans notre premier épisode sur la politique et la société israélienne comment l'attaque du Hamas se choc ce 11 septembre comme vous le disiez vous-même tout à l'heure c'est le terme repris aussi en Israël avait uni la société israélienne derrière Benyamin netaniaou alors pour un temps il n'est pas exemp de critique notamment dans la presse de gauche sur les défaillances des services de renseignement mais en tout cas une sorte d'unanimité sur une une repost à à à il faut répondre au Hamas en tout cas au Hamas en tant que tel aux États-Unis on a l'impression qu'entre les les communautés juives au sein de la communauté juive c'est unanimité n'est pas admise alors oui la communauté juive aux États-Unis représente un peu plus de 2 % de l'électorat total donc c'est c'est évidemment une très petite minorité euh parmi ces ces 2 % plus de 70 % votent démocrate c'est une communauté qui est parmi les communautés les plus ce qu'on appellerait libérales au au aux États-Unis c'est-à-dire de gauche et par ailleurs c'est intéressant de voir que le président préféré président américain préféré des juifs américains c'est Bill Clinton et Barack Obama Barack Obama malgré son travail sur l'accord avec aveciran reste une figure adorée par une très grande partie des juifs américains et ce qui est intéressant de noter c'est au contraire une je ne dirais pas forcément une fracture mais une distance entre la population juif-américaine et Israël qui s'est fait de plus en plus forte à mesure que la politique israélienne est allée de plus en plus vers la droite et que Benjamin netaniaou a notamment dans le discours de 2015 don qu'on mentionnait tout à l'heure très clairement joué des des divisions entre démocrate et républicains pour avancer ses propres intérêts et donc si vous êtes aujourd'hui démocrate comme je disais tout à l'heure vous avez tendance à davantage vous sentir proche des des des Palestiniens si vous êtes même pas dans la communauté juive-américaine il y a cette tension entre des valeurs et un positionnement politique national très à gauche souvent et euh évidemment un un des inquiétudes sur la montée de l'antisémitisme aux États-Unis et sur les conséquences que cette guerre pourrait avoir pour les communautés juives aux États-Unis vous mentionniez ce ce discours de Benjamin netanahou en 2015 aux États-Unis qui essayait de jouer sur les divisions entre démocrates et républicains c'est peu de dire Brahim Monsour qu'avant l'attaque du 7 octobre et cette prise de position très ferme de Joe Biden le gouvernement israélien en général n'était pas tellement pro Biden c'est pas lui qui avait soutenu euh pendant la la dernière campagne présidentielle euh tout tout à fait on souvient également le lors de l'investiture euh ou l'entrée de Biden à la Maison Blanche et et il a fait attendre naniaaho euh longtemps pour fait attendre beaucoup en diplomatie il a fait attendre longtemps pour pour l'appel téléphonique le le traditionnel entre les deux euh chefs d'État et et de de le rassurer comme l'ont fait l'avait fait ses prédécesseurs euh rassuré de la continuité du soutien américain vis-à-vis d'Israël et bien évidemment la la la la question israëélienne aux États-Unis divise avec l'évolution de la politique intérieure israélienne la montée de l'extrême droite ne passe pas chez beaucoup d'Israël chez beaucoup de de de Juifs notamment de juifs américains et qui sont sensible à la fois euh sensi à la à la à la gauche israélienne à l'évolution de la gauche israélienne au recul de la gauche israélienne en Israël mais aussi plus globalement à la à la à la situation politique régionale donc et là avec avec avec la montée de l'extrême droite comme je disais Biden avait avait avait misé pardon je je je avec la montée l'exrême Jo Binon avait plutôt s'était mis en retrait il avait pas reçu benamin n par rapport par rapport par rapport à la par rapport au gouvernement nataniaou sans bien sûr il faut le rappeler sans remettre en cause les relations entre les deux les deux États mais c'était un message qui a été qui aujourd'hui j'imagine est la situation actuelle le conflit actuel rapproche les deux chefs d'État on l'a vu on a vu les les les l'accueil chaleur heureux par nanahou de de la visite de Biden et et le soutien direct bien sûr à Natan affiché à natanahou dans un contexte très particulier bien sûr de crise et de guerre avec ce sujet de discorde qui a quand même opposé les deux hommes Joe Biden et Benjamin netanahou pendant de longs mois Martin quincet c'est la politique de colonisation d'annexion de territoire en 6 Jordanie d'ailleurs à une époque cette colonisation était soutenue financièrement et très activement par des milliardaires américains Sheldon Adelson par exemple qui est mort depuis est-ce qu'il y a encore de l'argent des États-Unis pour soutenir cette colonisation alors le soutien américain aujourd'hui à la politique de Benjamin netanahou notamment dans les territoires c'est un soutien qui vient principalement des évangéliques blancs ce n'est pas un soutien de la population juiveaméricaine les évangéliques blancs représentent environ 25 % de l'électorat américain c'est plus que tout l'électorat noir américain et tout l'électorat hispano-américain ensemble c'est une force politique absolument considérable qui est dans leur immense majorité un soutien pour le parti républicain et c'est là qu'on va trouver des personnes qui vont soutenir une politique la plus la plus offensive disons de soutien à la droite et à l'extrême droite israélienne et c'est aussi pour ça que pour Joe Biden c'est une position difficile puisqu'il sait très bien que ces gens-là sont ses ennemis politiques ou ses adversaires politiques au niveau national et au contraire ils vont financer les les les primaires rain ils vont financer Donald Trump Ron De Santis et cetera en vue de de novembre 2024 pour Joe Biden il va donc encore une fois falloir trouver cet équilibre parfait le risque c'est que il ne sera pas crédité d'un quelconque succès dans la séquence à venir et dans la séquence passée le mieux que Joe Biden peut espérer c'est d'éviter un embrasement éviter l'embrasement ça ne ça ne vous fait pas marquer des POS point en vue de 2024 il sera critiqué par la gauche pour avoir été trop proisraélien il sera critiqué par la droite pour avoir été peut-être même celui qui est responsable de cette attaque vous avez parlé des milliards qui avaient été dégelés pour l'Iran quand on sait que l'Iran est évidemment un soutien du Hamas et a aidé à l'attaque c'est pour les républicains une responsabilité démocrate il n'a que des des coups de Po à prendre vraiment dans cette dans cette période peut-être un petit mot pour pour conclure il nous reste 2 minutes mais on a beaucoup entendu parler d'Israël comme d'une affaire personnelle pour Joe Biden et pour une partie de son gouvernement le conseiller à la sécurité nationale Jake suliivan a lui-même employé cet adjectif en quoi est-ce une affaire personnelle qu'est-ce que ça veut dire exactement brahamou Mansour j'entends par une affaire personnelle la longévité de la présence Biden en tant que sénateur en tant que en tant que président du la de la commission des affaires étrangères pendant plusieurs années et en tant que vice-président puis président des États-Unis à travers lesquels donc plusieurs même décennies à travers lesquels il a il avait joué un rôle il continue de jouer un rôle important euh au sein de la diplomatie américaine au Proche Orient et donc à côté des Israéliens et par et au soutien d'Israël à travers les différents conflits les différentes je dirais les différents moments de tension euh que que qu'Israël a vécu dans la région il raconte souvent paraît-il sa rencontre en 1973 quand il était encore jeune sénateur avec l'ancienne ministre israélienne Golda Meyer peu de temps avant la guerre du Kipour et qui lui avait dit nous avons une arme secrète dans notre conflit avec les Arabes nous n'avons nulle part ailleurs où aller Martin Quincé Joe Biden il a tout ce bagage c'est avec tout ce bagage là qu'il faut comprendre aujourd'hui les mots qu'il emploie oui alors évidemment les les présidents américains jouent toujours un peu de cette corde très émotionnelle et très personnel et ça c'est on le sait pour dans le cas de Joe Biden cela explique on revient à la question générationnelle au sein du parti démocrate une expérience qui est différente que celle des jeunes élus à la Chambre qui ont entre 30 et 40 ans et qui n'ont pas la même résonance historique par rapport au destin [Musique] [Applaudissements] d'Israël [Applaudissements] פנטזיה נהדרתמה שהוא עו ליעולם רה אחרת הכל קורהו מ אח יר מדינילאוד בל אני רוצה לרדת יר מדי מפס [Musique] מחרמז שו ודע איך בוחים או מה בכלל הולך בפנים יותר מדי דברים צפים בדיוק בזמ הלא [Musique] מתיםזבי ויבליחחורלא הבנימה איתי מהקורה ולמה אני במום וכל [Musique] מסתובב [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] بهelepon מהסגר בוא אלינו למסח בוא תהיה כוכב מוצלח בנח יפה חיוך מושלם ילדים פלים בבח ויש לי חום ואין ליחום הלב שלי דופק על 100 סליחה לא איתך היום בדיוק עסוק בלהשתגע משהו כואב עכשיו אל תבדוק באינטרנט עשה טובה ולך תשכב או הלכת כבר לאנטרנ [Musique] tuna un chanteur israélien qu'on avait envie de vous faire entendre parce qu'il n'y a absolument pas question de la guerre ce n'est pas une chanson politique il y est question d'amour ou de chagrin d'amour vertige une chanson qui date de 2017 merci beaucoup à nos deux invités d'avoir été là pour parler de cette cette alliance entre les États-Unis et Israël dernier épisode de notre série consacrée à Londe de choc provoqué par l'attaque du Hamas le 7 octobre merci beaucoup Martin quin directeur du bureau parisien du German martial fund et merci brahimsour chercheur associé à l'IRIS directeur de l'Observatoire du Maghreb on continue à évoquer bien sûr cette actualité avec la revue de presse internationale de Catherine duutu France Culture la revue de presse internationale Catherine Dutu alors que de l'aide humanitaire devrait bientôt entrer dans la bande de Gaza via l'Égypte et le poste frontière de Rafa la colère ne retombe pas Catherine dans le monde musulman après l'explosion meurtrière mardi soir à l'hôpital de la ville de Gaza qui a fait près de 500 morts selon le Hamas moins de victimes peut-être 200 selon des experts interrogés notamment par la BBC et le Wall Street Journal la presse internationale cherche à savoir qui est responsable de ce drame pour les civils palestiniens àel avve hier Joe Biden a soutenu la version israélienne d'une frappe du Djihad islamique de Gaza les pays arabes n'y croient pas la presse des pays concernés continue d'accuser Israël mais on ne peut pas trancher la question sans mener une enquête sur le site estime un général interrogé par le quotidien libanais l'Orient le jour BBC verify veut aussi démêler ce qui est connu et ce qui ne l'est pas tout comme le gardien à Londres qui met en ligne plusieurs vidéos photos et autres documents partagés en open source dans le monde l'emplacement exact de l'impact au sol là où l'explosion s'est produite montre un cratère dans l'enceinte de l'hôpital sur le parking précisément entouré de rouge dans plusieurs articles du gardian et de la BBC photo à l'appui donc un cratère que les experts qualifient d'assez peu profond soulligne le quotidien britannique et cela ne correspond pas à une frappe aérienne il s'agit plutôt d'une arme qui est tombée en panne et qui a libéré sa charge utile sur une vaste zone selon un ancien responsable du Pentagone en attendant d'établir des certitudes des dizaines de milliers de manifestants ont revêtu hier un kfi le foulard palestinien à carreau noir et blanc à Tunis Mascat la capitale domomane habituellement endormi soulligne le New York Times au Maroc et à Bahrain les manifestants proalestiniens ont exigé l'annulation de la normalisation de leur gouvernement avec Israël et puis au Liban pression contre l'ambassade des États-Unis accusé par les manifestants de permettre la brutalité d'Israël envers les civils dans la bande de Gaza le Liban qui voit à sa frontière sud avec Israël des échanges de tir quotidien entre l'armée israélienne et le Hezbollah libanais soutenu par l'Iran nous sommes entre le marteau israélien et l'enclume du hzbollah écrit le quotidien libanais l'Orient le jour et dans ce piège infernal nous n'avons ni état ni homme d'État pour nous protéger la situation au Proche Orient pèse aussi sur la Foire du Livre de Francfort qui a ouvert ses portes hier le plus grand rendez-vous mondial de l'édition divisé depuis mardi soir en Allemagne depuis le discours prononcé lors de la cérémonie d'ouverture par le philosophe slovène slavoy gigek dont le pays est à l'honneur cette année du salon littéraire s'il a condamné sans réserve l'attaque terroriste du Hamas contre Israël comme le rappelle la zudot ch saitung et la Frankfurter runchao slavoy gigek a ensuite regretté le soupçon et les accusations d'antisémitisme ou de soutien au terrorisme proféré contre ceux qui demandent à analyser le contexte général mais c'est un relativisme abject et une banalisation du terrorisme a notamment dénoncé le maire socialdémocrate de Francfort en quittant la salle mardi soir le débat avait déjà commencé bien avant tout cela relève la Z deung et la frankfteurung avec le report de la remise de prix à l'autrice palestinienne adania Shibli et la réaction d'exposant venu de pays à majorité musulmaneste frankim Malia la Malaia annoncé M participerait pas à la Foire du livre de Franfort explique la frankfte algung à cause du report de la remise de prix à la palestinienne adania Shibli accusée d'antisémitisme pour avoir parlé dans son livre intitulé un détail mineur de viol et de meurtre perpétré par des soldats israéliens en 1949 des éditeurs et agents littéraires libanais égyptiens saoudiens indonésiens ont également annulé leur venue à Francfort souligne le quotidien allemand quant au journal divelt il rappelle que l'esprit de la littérature c'est un esprit de contradiction la foire est un bon exercice pour laffuté mais les sensibilités qui accompagne les convictions identitaires et politiques note la frankfter algom saitung font de l'organisation d'un tel salon axé sur la pluralité un exercice d'équilibre de plus en plus difficile et un tout autre sujet a retenu votre attention dans la presse internationale Catherine la capitale de la Guinée Bissau a été privée d'électricité à cause d'une facture impayée de 17 millions de dollars à un groupe turc car powership près de 400000 habitants à bisao en Afrique de l'Ouest se sont donc retrouvés dans le noir hier la radio portugaise TSF radio noticias et la BBC racontent l'impossibilité d'assurer des interventions chirurgical dans certains hôpitaux le risque aussi pour des familles de voir leur courses se périmer dans des maisons trop chaude à Bissao où les températures atteignent les 40°gr Siar powership la société turque qui fournit de l'électricité à la Guinée Bissao depuis 5 ans à partir d'un bateau vient finalement d'accepter de rétablir l'électricité le ministre de l'énergie a payé une partie de sa dette la situation reste toujours instable insiste TSF radio noticias dans un petit pays pauvre comme la Guinée Bissao poursuit la BBC car poership approvisionne plusieurs États africains le Ghana la G Zambie la Côte d'Ivoire le Mozambique le Sénégal et la Sierra leéone où l'entreprise turque avait coupé le mois dernier l'électricité à Freetown en raison d'une facture impayée de 40 millions de dollars la société turque a également signé un accord pour fournir de l'électricité à l'Afrique du Sud affirmant qu'elle couvrira plus de 5 % des besoins en électricité du pays où l'incurie des pouvoirs publics est régulièrement dénoncé notamment dans le quotidien May and Guardian avec des Sud-Africains qui se retrouvent privés d'électricité jusqu'à 10h par jour attention donc aux impayés merci beaucoup Catherine duutu demain dans Culture monde comme chaque vendredi vous retrouverez Mélanie Chalandon pour une table ronde d'actualité consacrée demain à une nouvelle guerre froide point d'interrogation il s'agira notamment des des relations entre la Chine et la Russie Méan Chalandon vous retrouverez aussi toute la semaine prochaine pour une série consacrée au Vatican y