"Macron verrouille des postes clés, ça peut durer encore 10 ans !" (Laurence Ferrari)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous sommes sur ces news et européens. Je salue Éric Nolot qui est là. Bonsoir.
Mais Mona Interman, vous êtes journaliste, un grand reporter. Gotier Lebrette qui arrive tout droit du studio de Pascal pro. C'est un grand reportage en soi de de passer d'un studio à l'autre.
Bon ché, c'est pas très risqué. C'est une aventure. C'est une aventure.
C'est une aventure. Louis Dragnal est là. Bonsoir François Puponi.
On va commencer. Il y a beaucoup de choses très graves dans l'actualité. Évidemment cette marche pour le jeune Théo qui a été agressé il y a quelques jours, on va l'évoquer.
Mais il y a aussi cette question des nominations, du verrouillage des postes clés de l'État. On a j'ai énuméré tout à l'heure mon sommaire tous les postes clés qu'Emmanuel Macron est en train de de mettre à sa main et pas n'importequel. Mon cher François là on va parler de la Cour des comptes.
C'est monsieur Moskovski qui occupe ce poste. Et donc dès demain visiblement c'est madame Amélie Montchalin qui sera proposée pour occuper ce poste. Je l'ai dit, elle a toutes les compétences nécessaires.
C'est une femme géniale. simplement comment va-t-elle faire pour pouvoir faire la part des choses entre un budget qu'elle a elle-même fait adopter enfin voter au 493 en disant qu'il est imparfait et et être le critique en fait de ce budget vraiment exercice compliqué. On va écouter deux réactions politiques.
D'abord du RN Johann Gilet puis de la France insommise Éric Cocrel et puis je vous passe la parole. Madame la ministre, demain vous serez nommé par le président de la République à la tête de la Cour des comptes. Demain, donc vous devrez évaluer ce que vous et vos amis avez vous-même détruit.
On peine à y croire, mais demain, vous serez donc juge et parti. Voilà le scandale démocratique dont vous êtes l'incarnation, vous et l'ensemble de la Macronie, la République des copains à ciel ouvert, la République de ceux qui savent qu'ils vont être sortis par les Français du pouvoir et qui avant de partir tentent de tout verrouiller. Nommé une macroniste de la première heure à la tête de la Cour des comptes, c'est confier le contrôle de l'argent des Français à ceux qui ont vidé. une honte, une audace, une provocation, une dérive libérale.
Je l'affirme, de cette nomination, rien ne va. La question des qualité de madame Monchalin n'est pas en cause, hormis qu'elle n'est pas membre du corps des magistrats financiers. Rappelons d'abord que la Cour des comptes est une institution dont l'indépendance incontestée est capitale.
Un moment où la population doute parfois de nos institutions, la charte de déontologie des juridictions financières est claire. Elle impose notre alité, indépendance, impartialité et prévention des conflits d'intérêt notamment vis-à-vis du pouvoir en place. Du fait de ces fonctions actuelles, madame de Monchalin ne répond à aucune de ces exigences, ministre actuelle du budget.
Elle est l'artisane et c'est son rôle des deux derniers projets de loi de finance ainsi que de celui à venir. Or, jamais personne n'est passé de la tête du ministère des comptes publics à la tête de la plus haute autorité censée contrôler les comptes de la nation. Jamais une personne 6 mois auparavant ministre des comptes publics n'a donné à l'automne un avis sur le budget qu'elle a elle-même préparé.
Difficile d'être davantage juge et parti. Jamais une personne n'a été nommée pour une durée potentielle de 27 ans à un poste structurant pour la juridiction, notamment pour les nominations. Avec cette nouvelle nomination et peut-être d'autres à venir, comment ne pas s'interroger sur un cas de nassage des institutions indépendantes avant 202 ?
Voilà pour d'abord le RN puis Eric Cocrin de la France insouis qui disent la même chose François B disent la même chose et ce que fait Emmanuel Macron, il verrouille ses postes clés mais pour dans ça peut durer encore 10 ans les nominations là elles vont voilà elle peut aller encore jusqu ah bah 40 ans 40 ans elle est jeune elle a 40 ans donc elle peut aller jusqu'à peut rester 35 c'est du verrouillage donc ils ont peur de quoi en fait alors attendez du verrouillage en a toujours eu bon tout le monde a oui alors Nicolas Sarkozi avait quand même fait en sorte que ce soit régulièrement l'opposition qui a des postes clés la commission des finances et surréaliste moi je question relation avec Monchalin qui est quelqu'un de compétent mais bien sûr jamais personne dit autre chose ça a été dit par cocrel avec qui pour une fois je suis d'accord elle va être en charge ouais de juger son propre budget et on sait très bien ce qui s'est passé la dernière avec Pierre Moscovici qui avait dit que lui il réfléchissait à ne pas valider le budget de monsieur le maire juste avant puisque parce que il y avait tellement de de dérapage que il y avait un problème de sincérité en même temps c'est plus simple si vous nommez quelqu'un qui a qui a fait son budget il va vous le valider. Oui mais donc elle va venir elle va venir dans le privé c'est illégal de faire ça. C'est illégal.
Donc elle va venir pas commissaire au compte vous pouvez pas elle va venir à l'autre à l'Assemblée nationale être auditionné puisque en fait on est aussi président de la Cour des comptes et président du conseil des finances publiques. Donc on fait les deux et donc on donne un avis sur le budget. Voilà et ça là là la France, on peut on peut s'étonner on peut pas s'étonner après que moins confiance dans leur politique.
Le le le fond du sujet c'est que on est en train de vivre l'acte 1 de la haute fonction publique aussi qui va essayer d'organiser un contrepouvoir à la possibilité de l'arrivée du rassemblement national pouvoir. Vous avez cité trois institutions clé, la Banque de France, la Cour des comptes, le Conseil constitutionnel qui sont trois institutions et le conseil alors Conseil d'État et et donc et l'objectif c'est vraiment ça et figurez-vous que plus ou moins plusieurs haut fonctionnaires m'expliquent que dès maintenant au ministère des finances, au ministère de l'intérieur et au ministère de la justice, il commence à à se créer des boucles WhatsApp entre haut fonctionnaires pour savoir pour s'organiser pour éventuellement organiser un contrepouvoir à l'arrivée du rassemblement national et et même il y a des il y a des il y a des haut fonctionnaires qui écrivent mais voilà on va on va résister au rassemblement national ce qui est quand même assez étonnant et assez coaucasse de la part de haut fonctionnaires qui en théorie sont nommés appliquer servir l'état et en servant l'état appliquer la politique de gouvernement ça quand même dit long sur l'état de panique à bord Gier le bret mais personne effectivement vous l'avez dit remet en cause les compétences d'Améine Montchal mais c'est juste on rec tous les copains avant de quitter l'Élysée dans dans un an et on effectivement on verrouille les postes on met des contrepouvoirs au à la probable arrivée du rassemblement national à l'Élysée. Donc on met Richard Ferrand au Conseil constitutionnel.
Je rappelle que le Conseil constitutionnel en plus il y a pas que Richard Ferrand a été largement renouvelé depuis 9 ans par le président de la République, par le président du Sénat, par la présidente de l'Assemblée nationale. Je pourrais parler du Conseil d'État parce que je me souviens très bien que la même semaine, nous avions Richard Ferrand nommé au Conseil constitutionnel et le Conseil d'État qui entérinait la fermeture de C8. Tout ça s'était passé à quelques heures d'intervalle.
Donc quand vous Excusez-moi, mais il y a vraiment la la sensation euh euh effectivement république entre copains, on se met ça mais même un une une forme de dérive de dérive du du pouvoir démocratique qui euh euh a un arrière-goût d'autoritarisme. Quand on met ses copains partout, qu'on se nomme entre soi, qu'on cannace le pouvoir, qu'on met des contrepouvoirs partout. Aujourd'hui, on peut pas faire passer une loi sur la sécurité ou sur l'immigration sans qu'elle soit retoquée en globalité ou en partie par le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel.
Et là, on met donc l'une de ses proches euh ministre du budget actuellement et après elle va devoir aller juger euh le prochain budget et et rendre des rapports. C'est c'est franchement Alors, il y a Eric Soti qui parle de scandale d'État, de scandale d'État. Il pèse ses mots, il parle de scandale d'État mais c'està-dire que c'est c'est aux yeux de tous.
On nomme ses copains dans différentes institutions euh de Richard Ferrand à Amélie de Monchalin du Conseil constitutionnel à la Cour des comptes. Éric Nolo. Puis après on on écoutera madame Brun Piva qui était notre invité ce matin.
Non mais en fin de règne, il est très classique de vouloir caser ses copains. On a vu ça sous d'autres présidents. Là la nouveauté c'est qu'il y a une dimension politique beaucoup plus forte qu'auparavant évidemment.
Puis ensuite il y avait quand même certaines limites. On s'imposait des limites. Là il n'y en a plus.
Non ça devient un peu ça devient un peu préoccupant. surtout qu'on a l'impression qu'en effet euh tout est fait pour que même en cas d'alternance, il y a pas d'alternance. Donc ça fait beaucoup le le le Français, ils vont dire "Mais pourquoi aller voter puisque en fait l'alternance sera vidée de son de son sens ?" Après juste une remarque, quand j'entends monsieur Cockrel euh le soir en appelé à la révolution et la subversion et le jour très sourcilleux sur les règles écrites ou non écrites de la République, ça me fait un peu rire.
Bon, écoutons juste il y a elle Bron Pivet invité ce matin de de l'interview politique de la matinale. Alors, elle dit et ce qui est imparable, tant mieux, c'est une femme qui va être nommée. Je vous poserai la question, c'est pas l'oméga.
Oui, mais enfin quand même les garçons, excusez-moi, c'est quand même pas mal mais c'est un argument un peu facile. Écoutons d'abord madame Bron dans ce cas-là, qui n Marine Le Pen. Madame, déjà il y a quelque chose dont je me réjouis si ce bruit est avéré euh c'est que pour une fois le président de la République m'aura écouté. parce que je voulais absolument qu'il nomme une femme.
Figurez-vous que la Cour des contre alors c'est pas mon choix particulier mais moi je voulais qu'il nomme une femme. C'est la Cour des comptes est une institution qui n'a jamais été présidée par une femme depuis qu'elle existe. Ça fait plus de 200 ans.
Et donc en fait moi je suis l'asse de cette République où les femmes n'ont pas toutes leur place. Donc c'est le choix du président et elle a la compétence. Évidemment, il y a pas de sujet là-dessus.
Après c'est le choix du président. Voilà, il y a le bron pivet au micro de Sonia ma brook ce matin. Mman, que soit une femme.
Bah oui, c'est pas le problème ça. La méthode est vraiment scandaleuse. Je suis désolé si je répète un peu monsieur Sioti mais en vous écoutant, en regardant, en écoutant les arguments des deux bords de l'échiqué politique, on se dit ça ne devrait jamais être ainsi dans un pays qui s'appelle la France.
Ça alors là, c'est profondément un scandale, c'est profondément dégoûtant. J'allais dire ça ça fait aussi ça nourrit ce sentiment que tout est permis et que finalement la politique c'est n'importe quoi. C'est un champ de foire en quelque sorte que ce soit une femme franchement on a rien à faire.
C'est un peu à faire c'est Oui mais c'est pas le critère numéro 1. Non mais attendez il y a que des bons hommes là. Heureusement qu'il y a quelques femmes.
Bah oui oui bien sûr mais c'est pas c'est pas ça. Mais si vous voulez saluer rendre hommage à la cause féminine parler madame ne l'interrompez pas parce que c'est une femme c'est vraiment j'ai bossé toute ma vie avec des hommes donc c'est pas du tout pour moi c'est pas le sujet numéro 1. Sujet numéro 1, c'est on ne contourne pas un suffrage universel qui s'avance à l'horizon.
On ne devrait pas faire ainsi et puis il y aura des conflits d'intérêt répétition dans cette histoire puisqueen effet tout a été exposé. Madame Moncha devra être juge et parti verouiller le conseil constitutionnel le conseil d'état à venir la banque de France plus la cour des comptes démocratie le pouvoir en 2027 ne pourra rien faire. On est d'accord faire si doit non ça dépend faut faire sauter la baraque.
Laquelle ? Comment le conseil d'état vous faites ? Comment ?
Bah c'est-à-dire que dans d'autres pays citer les pégal. Alors bah par exemple monsieur Bouqué monsieur Bouqué ou Ah bah oui monsieur Bouqué ou ben il a fait alors il a fait passer son pays du plus criminogène d'Amérique latine le Salvador au moins criminogène. Il a enfermé un certain nombre de narcotrafiquants.
À quel prix ? Il a effectivement enjambé l'équivalent du conseil très bien qu'on fera jamais ça. Il y a aucun politique en France qui ferait quand même garder l'état de droit dans les endroits où il n'y a plus il y a plus les les verou il y a plus d'état non plus.
L'état l'état de droit, ça se ça se change. C'est ce qui a commencé par dire dans les colonnes du JDD euh Bruno Rotaillot déclenchant une polémique XXL d'une partie de la gauche. Enfin, écoutez, si on est là en se disant bah le Conseil d'État c'est à gauche, le Conseil constitutionnel c'est à gauche ou au Macroniste, la Cour des comptes c'est à gauche au Macroniste, on peut rien faire et peu importe qui sera élu, si c'est Marine Le Pen, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon qui sais-je, en 2027, il pourra rien faire.
Ça pose juste aussi si on parle de de démocratie un petit sujet démocratique. Ça pousse les gens à voter pour ça pousse les gens à voter pour les extrêmes. Et une fois qu'ils auront voté pour les extrêmes et on voit bien à peu près lequel oui.
Si effectivement les personnes mises en place bloquent le gouvernement qui a été euh qui sort des urnes, il y a un moment il y a un sentiment de rébellion des Français parce que le sentiment on a vu madame Bron Pivet si je peux me permettre la Macronie perd les élections législatives. Qu'est-ce qu'elle fait elle ? Elle s'accrosse à son poste.
Elle aurait dû elle-même dire ça peut être quelqu'un de mon camp mais pas moi. Pour montrer au français que le vote a servi à quelque chose. Non, elle reste en place en disant moi le vote, je m'en moque, je reste en place par rapport à ce que vous disz ce que disait Gautier aussi les gens très voilà mais c'est pour tout le monde.
Non, je moi je suis convaincu d'une chose, c'est que comme de toute façon le pouvoir est verrouillé comme vous l'avez très bien expliqué, comme il faut des référendum et que ça va être très compliqué, bon le référendum peut être une solution sur les questions d'immigration, de sécurité. Je pense que le prochain pouvoir politique n'aura pas d'autre choix que parfois de se mettre à la périphérie de la légalité. Vous n'avez pas le choix puisque aujourd'hui le système empêche euh l'État, les gouvernants politiques de euh protéger le plus faible, d'apporter des mesures de sécurité et et je je pense qu'on a'ura pas d'autres choix.
On on est un sujet central pour notre démocratie. Eric N dernier mot. Je voulais juste tempérer mon ami Gautier.
J'ose espérer qu'entre monsieur Bouqué et monsieur Macron, il y a quelque chose au milieu. [rires] C'est pas l'un ou l'autre. Je l'espère pour la France, n'est-ce pas Gautier ?
Bah évidemment qu'il y a un juste milieu. Je dis juste que si cours des comptes, Conseil d'État, suite à votre réflexion Laurence, Conseil constitutionnel, bref, il ne se passera il ne se passera rien et qu'on dit aujourd'hui importe les résultats, c'est ce que vous commencez à dire, peu importe les résultats de 2027, il y aura pas de changement, il se passera rien pour les Français, bah c'est pose aussi un sujet démocratique, c'est tout. Allez, petite pause.
On verra que les Français d'ailleurs sont très très déçus du fonctionnement démocratique de leur pays.
Amélie de Montchalin