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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 1 novembre 2025 8 min

À Paris, la bataille des municipales est lancée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

P.-Y.Bournazel, au détriment de R.Dati.

Cela ne fait pas l'unanimité dans le camp macroniste. Est-ce le retour de la machine à perdre? - Il rêve de bousculer le match pour la mairie de Paris.

P.-Y.Bournazel, un homme désormais soutenu par Renaissance dans une campagne déjà bien lancée. - P.-Y.Bournazel: Pour participer, il y a un QR code.

Si vous aviez un sujet, une baguette magique? - En tant que Parisien, la propreté. - Un candidat encore méconnu d'une partie des Parisiens. - Vous le connaissiez? - Non, pas du tout. - Il y a encore un peu de boulot. - Un proche d'E.Philippe qui, il y a encore quelques semaines, appelait le président de la République à la démission.

Est-ce compatible avec le soutien du parti macroniste? Le candidat s'en sort par une pirouette. - P.-Y.Bournazel: C'est quand même une belle prouesse, de rassembler E.Philippe et G.Attal.

C'est la preuve que je suis un homme de rassemblement. Je veux poursuivre ce rassemblement, mais surtout un rassemblement des Parisiennes et des Parisiens. Ils se foutent de savoir si, dans l'équipe municipale, il y a des gens qui peuvent avoir des désaccords sur le plan national. - Un rassemblement qui divise la Macronie car certains, chez Renaissance, n'entendent pas le soutenir, quitte à contester publiquement cette décision et le leader de leur parti, G.Attal. - Je soutiens R.Dati.

Je suis à ses côtés. Je vais faire campagne à ses côtés. Je veux gagner Paris. - A.Bergé: Je souhaite que nous puissions soutenir la seule candidate qui peut gagner: R.Dati. - La ministre de la Culture qui aurait, début 2024, négocié avec l'Elysée son poste au gouvernement contre la promesse d'un soutien à sa candidature.

Aujourd'hui, R.Dati étrille G.Attal. - R.Dati: Il disait lui-même qu'il ne comprenait pas les décisions du président de la République.

Je suis peut-être d'accord sur une décision: je n'ai pas compris pourquoi il l'avait nommé Premier ministre pour être dans ce comportement aujourd'hui. C'est tout ce que j'ai à dire. - Favorite à droite, R.Dati est devenue l'opposante en chef d'A.Hidalgo ces dernières années, à coups de punchlines en conseil de Paris. - R.Dati: Quand vous gagnerez une élection sur votre nom, vous nous alerterez.

Les 1,7 %, on n'y est pas abonnés. Vous avez plongé Paris dans la crise. J'ai presque l'impression que vous en êtes fière.

On est là. Vous, vous étiez en Azerbaïdjan. Vous étiez en Arménie, partout, sauf à Paris. - Une opposante féroce qui va devoir affronter un adversaire Renaissance.

A gauche, les divisions du camp adverse sont plutôt les bienvenues. - C'est pas une mauvaise nouvelle. On est observateurs.

On a un camp en face. Un bloc de gauche contre un bloc de droite. La droite se divise.

Elle se divise sur des bons sujets. Le vrai sujet pour lequel Dati n'est pas soutenue, c'est d'abord son renvoi en correctionnelle pour corruption. Je rencontre beaucoup d'électeurs qui me disent que ça leur est intolérable.

C'est très important dans la campagne. Ca ne détourne pas de l'essentiel: oeuvrer à l'union de la gauche, la construction d'un programme avec les Parisiennes et les Parisiens. - Si E.Grégoire devance R.Dati d'un point dans les sondages, la gauche aussi devra faire face aux divisions.

Pour l'heure, socialistes, écologistes et insoumis ont chacun leur candidat. - A.Casse: On a entendu R.Dati dire: "Je n'ai pas compris pourquoi le président l'avait nommé Premier ministre." Ca défouraille déjà? - B.Jeudy: Elle dit aussi qu'elle peut transformer son chien en kebab.

C'est très tendu. Elle en veut beaucoup à G.Attal.

Elle pensait pouvoir avoir le soutien des macronistes et des LR. Je ne sais pas s'il y a eu un accord... - A.Casse: A un moment, on disait qu'il y avait eu un deal secret. - B.Jeudy: Elle est rentrée, à la surprise générale, dans le gouvernement de G.Attal, qui n'était pas trop au courant qu'elle arrivait dans son gouvernement.

Elle est restée. Elle est là depuis janvier 2024. C'est l'une des rares encore là.

C'est une surprise. C'est quand même une difficulté pour elle, dans cette campagne, où elle apparaissait comme favorite avec des sondages très hauts. Il s'est passé 2 choses.

R.Dati n'a pas montré les capacités de rassembleuse suffisantes pour convaincre les macronistes de venir avec elle. Eux ne l'ont pas aidée.

Ils sont divisés. R.Dati ne fait pas consensus.

Il y a la présence de P.-Y.Bournazel qui n'est pas présent depuis longtemps.

Il connaît bien les dossiers. Il est dans le paysage parisien depuis une vingtaine d'années. Il a cette notoriété sur Paris.

Il aurait quand même été candidat. E.Philippe le soutient.

Il n'a pas été capable...

Est-ce que c'est un drame? R.Dati va faire un score moins élevé que si elle rassemblait.

Il y aura un accord entre les 2 tours. Il faut que la campagne ne rende pas cet accord impossible. La droite sera divisée.

Le centre aussi, comme l'est la gauche. Ce qu'il faut, c'est que le 1er tour pour R.Dati ne soit pas trop compliqué, que ça défouraille pas trop.

C'est tendu, c'est normal, mais il faut que la 2e partie soit plus calme. - A.Casse: C'est retour de la machine à perdre? - C.Bracq: Initialement, c'est une idée assez rocambolesque.

Vouloir prendre R.Dati comme rassembleuse...

Très clairement, c'est plutôt une machine à rétrécir qu'à rassembler, R.Dati. Dans l'opinion, elle est rejetée depuis des années.

On fait un palmarès du rejet à Odoxa. Elle reçoit peu l'adhésion des Français. Elle a une toute petite cote de popularité.

Elle a une très grande côte de rejet. - A.Casse: Ca dépend à qui on parle, non? - C.Bracq: Il y a l'ensemble des Français. 55 % des Français n'aiment pas R.Dati, la rejettent. 15 % des Français ont une bonne opinion d'elle, la soutiennent.

Ca dépend d'eux. Il faut voir auprès des électeurs du centre, de droite. Sur notre palmarès d'adhésion, elle est dernière chez les électeurs du centre et de droite parmi tous les candidats qui ont cette étiquette.

Nationalement, R.Dati n'est pas une personnalité qui rassemble, qui motive les Français. A Paris, c'est autre chose.

Une compétition a lieu entre des personnalités plus ou moins populaires ou pas trop impopulaires. Là, ça va être le match entre des personnalités qui ne sont pas forcément très connues, pour certaines assez impopulaires. Il va falloir pouvoir creuser le trou là-dedans.

La chance de R.Dati, c'est la grande division de la gauche. Elle va pouvoir, a priori, capitaliser là-dessus. - A.Casse: On passe aux questions SMS.

Question. - E.Benezet: On a toutes les alternatives sur les taxes sur les riches.

On a fait le tableau entre taxe Zucman et, à chaque fois, on baisse... - A.Casse: La nouveauté, c'est la taxe joker que S.Lecornu pourrait dégainer ce soir à l'Assemblée? - B.Jeudy: Il devrait venir siéger ce soir à l'Assemblée.

S'il revient ce soir, un vendredi soir, siéger, c'est qu'il a une surprise à sortir de sa manche. C'est peut-être cette taxe joker. - E.Benezet: Sur le patrimoine.

La CDHP... - A.Casse: On va la connaître par coeur.