Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky signent un accord pour l'achat de 100 Rafale par l'Ukraine
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le président Zelensky reste une cible pour les Russes ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il eu des tentatives d'empoisonnement contre Zelensky depuis le début du conflit ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quel est le contexte intérieur compliqué pour Zelensky avec l'affaire de corruption ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Quels sont les détails de l'accord signé sur les Rafale et les Mamba ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Combien de temps pour produire 8 systèmes Mamba ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Comment l'Ukraine financera-t-elle cet achat de 100 Rafale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Fait
« 100 rafales, une lettre d'intention pour l'achat par l'Ukraine de 100 rafales ainsi que des défenses aérienne et de drones. »
- 10:00Chiffre
« Le prix d'un rafale, grosso modo sur catalogue, c'est 80 millions. »
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Alors que c'est confirmé, l'information est confirmée, 100 rafales, une lettre d'intention pour l'achat par l'Ukraine de 100 rafales ainsi que des défenses aérienne et de drones. Voilà ce qui tombe à l'instant de la part de l'Elysée. Confirmation de ce qu'on vous disait depuis tout à l'heure, cette lettre d'intention à la signature de laquelle vous avez assisté il y a quelques minutes. alors que les chefs d'état sont en train d'arriver maintenant du côté du mont valérien on voit l'importance de cette délégation son ultra sécurisation évidemment à la fois la délégation française mais également la délégation ukrainienne on sent qu'il y a évidemment une nervosité importante vous pouvez me permettre une question Julien ? oui bien sûr allez-y justement vous parliez de la sécurité autour de Zelensky est-ce que le président Zelensky reste une cible lui-même pour les russes en Ukraine ou pas, où est-ce qu'il y a une sorte de...
On va partir du principe que oui. D'accord, non, non, mais je veux dire, et est-ce que c'est une...
Est-ce que les...
On n'a pas les plans russes, mais on va faire comme si. Honnêtement, il vaut mieux faire comme si, non – Tout à fait, non mais je veux dire en Russie et pour les russes c'est un objectif militaire c'est… – On n'en sait rien les russes ne nous l'ont pas dit – En même temps c'est une personnalité qui attise tellement de haine, évidemment au plus haut niveau de l'État russe qui est en guerre aujourd'hui contre ce pays, mais aussi dans toute une partie de la population où finalement Zelensky représente l ennemi, c'est celui qui tient tête, c'est celui qui n'a même pas été capable de se représenter à une élection présidentielle et donc qui est considéré par un bon nombre des Russes comme étant totalement illégitime. Et donc, à la limite, lui vivant, ça permet de continuer auprès de la population de dire « Regardez ce gars ».
Ils ont un ennemi. C'est un ennemi. Il faut toujours se méfier.
Oui, bien sûr. Ils ont quand même la gâchette facile. Naturellement.
Et il y a eu des tentatives. Didier, il y a eu les tentatives effectivement, soit d'empoisonnement...
Depuis le début du conflit ? Depuis le début du conflit, oui, oui. Volodymyr Zelensky qui peut être effectivement ciblé par les russes mais qui est aussi en Ukraine en ce moment dans la Ça tourmente, Patrick, parce qu'il y a une affaire de corruption qui a éclaté il y a quelques jours et qui le touche indirectement puisque l'un de ses très proches, alors qu'il est en train d'arriver, me dit-on du côté du Mont Valérien, le président Zelensky, un contexte intérieur qui est très compliqué pour le président Zelensky qui a aussi besoin d'envoyer des signaux internationaux en ce moment et des signaux de remobilisation, remobilisation sur le plan international mais également sur le plan intérieur parce que cette affaire, elle touche non seulement des très proches mais également des membres très hauts du gouvernement.
Il a dû faire un peu le ménage la semaine dernière. – C'est compliqué. Un, on est dans un état d'exception et de loi martiale depuis bientôt quatre ans.
On le répète, les Russes le répètent, mais factuellement il n'y a pas eu d'élection législative, locale, de le renouvellement de la classe politique depuis quasiment 4 ans. Et puis pour tous ceux qui sont allés en Ukraine avant ces années de guerre, avant 2014, on ne passe pas comme ça d'un État qui était quand même clairement en corrompu et des régions qui fonctionnaient de façon très autonome et de façon très corrompue, un État blanc comme neige est capable de rentrer demain dans l'Union Européenne. Non, il y a encore, moi je l'ai vu mais à des dizaines de reprises encore en 2014 où vraiment il y avait une ambiance qui était très rocambolaise, j'ai des souvenirs de Mariupol où vous tombiez sur d'abord sur la même route des petits hommes verts, c'est-à-dire les soldats russes qui arrivaient sans identification mais évidemment on savait que c'était des russes derrière des convois de porsche cayenne noir on savait que c'était le potentat du coin la mafia vous aviez aussi des usines tenues par quelques oligarques ukrainiens qui tenaient d main de fer vraiment cette région et puis vous aviez le gouverneur qui faisait ce qu'il pouvait et qui empochait assez régulièrement des dépôts de vin c'était ça aussi l'ukraine et la russie en a profité On n'est pas passé de ça à, encore une fois, un État qui fonctionne normalement et c'est la grande difficulté d'un Volodymyr Zelensky qui est quasiment seul au pouvoir depuis quasiment 4 ans, qui ne peut pas là aussi factuellement organisé pour l'instant des élections.
D'où la nécessité d'un cessez-le-feu, mais d'un bon cessez-le-feu, d'une bonne paix pour qu'il y ait ce renouvellement. Pour l'instant, il sert simplement, François en parlait à l'instant, de nuisible ou de bouc émissaire. Il est invisibilisé par les Russes dès qu'il s'agit de négociations.
Vous savez, lorsque Vladimir Poutine laisse entendre qu'il va négocier, vous avez tout de suite à chaque fois Zelensky qui va dire « écoutez, moi je suis prêt l'avion est prêt, je peux aller ». Il n'y a même pas de réponse. Et donc ça c'est la grande difficulté et il faut qu'il fasse encore une fois, il est à la tête d'une démocratie.
C'est beaucoup plus facile sur ce point de vue-là pour un Vladimir Poutine, un accident est vite arrivé pour quelqu'un qui serait qualifié de corrompu en Russie. Ça ne se passe pas comme ça en Ukraine. D'abord, pour faire simple, tous les anciens pays d'Union soviétique sont corrompus.
Le plus corrompu restant encore sur la Russie. C'est très con. Et Zelensky a gagné les élections, entre autres, sur une chose.
Je vous conseille tous d'aller voir cette série qui s'appelle Serviteurs du peuple, qui a hurlé de rire. En fait, il joue son C'est-à-dire qu'il est candidat par hasard aux élections, justement sur la question de la corruption. Et pendant toute la série, il voit à quel point lui et ses amis ont du mal à lutter contre la corruption alors qu'ils essayent de le faire.
Eh bien c'est la réalité de ce qui se passe. Y compris le mec qui a produit sa série et fait partie de ces gars qui étaient des oligarques corrompus. La seule différence, c'est qu'en Ukraine, ils essayent de revenir dessus, ce qui n'est pas simple, franchement, alors qu'en Russie, pas du tout.
C'est le système, donc il y a un système mafieux. La grosse différence est là. Il faut regarder aussi dans les anciens pays qui sont aujourd'hui dans l'Union européenne qui était dans le pacte de Varsovie avant, comme quoi les pays de l'est de l'Europe qui ont beaucoup de difficultés et qui ont encore beaucoup de difficultés à lutter contre la corruption.
Et puis il y a les pays qui veulent entrer dans l'Union européenne qui sont dans les mêmes difficultés C'est l'exemple évidemment de la Roumanie, de la Bulgarie, de la Moldavie donc deux qui sont déjà dans l'Union européenne et avec qui précisément les discussions à Bruxelles sont extrêmement difficiles parce qu'ils ne remplissent toujours pas les critères d'adhésion même s'ils sont déjà dans l'union européenne régulièrement il y a des rapports et à des inspections il ya des enquêtes qui montrent que en bulgarie par exemple il y a toujours un niveau de corruption beaucoup trop élevé qui suscitent d'ailleurs des manifestations régulières et qui font que la classe politique aujourd'hui est décrédibilisée. C'est un problème pas seulement pour la Bulgarie, c'est un problème pour l'Union Européenne parce qu'on est tous solidaires les uns des autres. Et pour les candidats à l'accession dont l'Ukraine et la Moldavie évidemment l'Ukraine et la Moldavie sur le modèle de ce qui existait avec l'Union soviétique et surtout avec le modèle de transition entre l'Union soviétique et la Russie actuelle, bien sûr que ça fonctionnait avec une culture de corruption absolue et à tous les niveaux et donc c'est excessivement difficile de s'en débarrasser et sur cette affaire de corruption dont parlait Patrice, la mission d'enquête qui a été diligentée par les deux services anti-corruption ukrainien, elle a duré plus de 11 mois pour pouvoir obtenir toutes les preuves qu'il y avait effectivement deux ministres qui étaient impliqués plus un ami personnel de Wladimir Zelensky, mais c'est pas l'Union Européenne, ni même les Russes qui ont dénoncé...
C'est l'agence anticorruption ukrainienne. C'est l'agence anticorruption qui a des difficultés aussi dans ses rapports d'indépendance avec le pouvoir, mais c'est elle qui a débusqué cette affaire. Alors Alors que, Didier François, vous allez nous donner les détails de ce qui a été signé tout à l'heure sur la base d'Eine de Villacoublette.
Pour vous donner l'essentiel, c'est ce que vous disiez effectivement sans rafale dans la lettre d'intention. Mais il y a également 8 systèmes Mamba, donc le fameux système d'interception en défense antiaérienne. Ce qui est beaucoup, c'est l'équivalent de ce qu'a la France.
Pour vous dire les choses franchement. Et par ailleurs, on a aussi prolonger un accord pour des bombes qui sont des bombes de précision, ce qu'on appelle les HAMER, les ASSM françaises AS2M, où on leur affourdira qu'ils sont très appréciés en en Ukraine, 600 sur les trois prochaines années. Et ces bombes, ce sont des bombes qui sont déjà en opération ?
Elles sont déjà en opération. À beurre, ça veut dire marteau. Il faut qu'on revienne à l'image.
C'est extrêmement précis et c'est C'est très, c'est redoutable. On a réussi à les adapter pour qu'ils puissent être tirés, y compris sur des MiG-29 de chez eux. Alors c'est vrai, lieutenant-colonel Arbaretier, que les chiffres que nous donne Didier, ce sont des chiffres qui sont importants, 100 rafales 8 systèmes Mamba c'est ce qu'on peut appeler alors c'est pas tout de suite c'est une lettre d'intention on le rappelle mais ce genre de choses c'est ce qu'on appelle des game changers comme on dit, quelque chose qui peut faire basculer le conflit d'un côté ou de l'autre ?
Oui, à condition que ce soit livré à temps. Sinon, ils arriveront comme des carabiniers d'Offenbach, c'est-à-dire après l'action. Non mais je pense que les hommes politiques...
L'Élysée dit qu'on se projette sur une dizaine d'années avec cet accord. Dans une dizaine d'années, la Russie sera où L'Ukraine sera où ? Non, en fait, je pense que dans ce genre de marché, ce qui souvent se fait, au détriment de nos armées d'ailleurs, c'est qu'il y a un glissement.
C'est-à-dire que l'industrie produit pour nos armées des et souvent des modèles plus modernes, et nos armées livrent par petit nombre des avions qui sont immédiatement disponibles. Parce que si ces avions rafalent pour être des game changers, comme on le dit souvent depuis les F-16 – Combien de fois on l'a dit ça ? – Combien de fois on l'a dit, mais pour que ce soit en nombre suffisant parce qu'il faut ajouter à cela les Gripen suéda qui sont de très bons avions aussi alors peut-être pas aussi bon que les Rafales ils ont leurs avantages leurs inconvénients là ça peut être un game changer parce que ce qui manque en fait ce que les russes ont réussi dans leur offensive du 22 février 2022 c'est qu'ils ont détruit toute l'aviation ukrainienne au sol.
Alors ensuite, ils ne sont pas restés. Donc en fait, on est dans la reconstruction, petit à petit, de l'aviation ukrainienne. Et pour qu'elle soit un nombre suffisant, comme le disait M.
M. Zelensky a tout à fait raison, 200 avions pour l'Ukraine, compte tenu de la superficie de l'Ukraine, compte tenu en même temps de la force supposée de l'aviation russe, eh bien cela serait est suffisant pour que les Ukrainiens puissent gagner la supériorité aérienne, pas simplement chez eux, mais aussi sur le front. Et pour éventuellement, parce que c'est quand même le but stratégique, l'effet final recherché, comme disait les militaires de M.
Zelensky, c'est de reconquérir les provinces perdues, parce qu'ils ne vont pas attendre...
S'il y a un cessez-le-feu signé avant, ça veut dire que les Russes ont réussi à tordre le bras aux Ukrainiens, en leur disant maintenant soit on continue sur Kiev, soit vous signez le...
Et c'est le risque aujourd'hui. Et ensuite il faudra que Kiev reconquière d'une manière ou d'une autre, soit diplomatiquement, soit militairement, mais il faut gagner. Si vous voulez dire dans tous les conflits modernes depuis 1945, ce qui fait la différence, c'est la supériorité aérienne.
Les guerres au Moyen-Orient, pourquoi Israël a gagné la guerre des six jours ? Parce qu'ils ont détruit en quelques heures, en deux heures, l'équivalent de trois fois leur armée de l'air Alors, il y a la capacité offensive, il y a la capacité aussi de défense antiaérienne, 8 systèmes en bas. C'est vrai que c'est autant que ceux qui protègent la France.
Donc on voit l'importance de ce dispositif. Il faut combien de temps, Didier, pour produire 8 systèmes en bas ? Je ne sais pas.
C'est la colle. C'est la première fois que j'arrive à vous coller, je suis content. Il faut vraiment garder ce comparatif France-Ukraine à l'idée pour vous montrer un peu la masse.
Parce que Didier le disait, 8 mambas, c'est ce qu'on a. Nous, on a réussi à en mettre 1 ou 2 en Roumanie. On les prête, on s'en sert.
Lorsqu on parle de 100, voire une flotte de 200 avions de chasse pour l'Ukraine. Nous, l'objectif d'ici quelques années pour la France, c'est d'avoir 234 avions de chasse. Vous voyez un petit peu ?
Et on n'y est pas. Pour l'instant, on a précisément 107 rafales pour l'armée de l'air et une quarantaine pour la marine, grosso modo le Charles de Gaulle. On a des Mirage 2000 aussi.
On a les Mirage 2000, mais on va les remplacer. Mais ça vous donne une idée de la masse de ce qui est en train de se passer. Là aussi, on n'a pas tout à fait les chiffres.
Mais si on prend grosso modo, après il peut y avoir des ristournes, mais le prix d'un rafale, grosso modo sur catalogue, c'est 80 millions. Donc ça fait un contrat à 8 milliards de dollars. Voilà ce que demande ce qui est en train de payer l'Ukraine, ils vont payer aussi pour les Suédois.
Sans les armements ? Sans les armements, sans le MCO, c'est-à-dire vraiment...
C'est pour ça que c'était important ce que disait le général Palomero. Vous voyez ces images. C'est le maintien en condition opérative.
Voilà. C'était important ce que disait le général Palomero tout à l'heure. Vous voyez sur cette image, le rafale il est derrière les hommes et les femmes.
Et ça c'est très important aussi parce que pour l'instant il y a des drones qui arrivent mais pour l'instant ces rafales ils sont pilotés par des hommes et par des femmes. Et donc ça vous donne un peu l'idée de cette masse qui est demandée par l'Ukraine pour se défendre et ce qui fait que régulièrement on dit c'est l'armée la plus grande, la plus expérimentée d'Europe. C C'est le cas avec tous ces chiffres qu'on vous donne.
Il faut vraiment garder à l'idée ce comparatif France-Ukraine. Écoutez, le président Zelensky, juste après la signature de cette lettre d'intention, son tout premier commentaire après donc avoir signé cette lettre d'intention dont on vous rappelle le contenu. L'achat par l'Ukraine de 100 rafales, 8 systèmes en bas et 600 bombes de précision Hammer selon les chiffres que nous donnaient il y a quelques instants Didier François, le président ukrainien qui évidemment se félicite de cet accord qu'il qualifiait déjà d'historique il y a quelques jours maintenant, au moment où l'annonce de cette visite a été faite avec l'Elysée. 8 milliards rien que pour les avions on précise.
Au prix catalogue c'est moi qui fais le calcul. Ouais voilà à la louche mais vous avez l'habitude de ce genre de négociation. J'ai pas l'habitude d'être à la louche mais...
Vous n'êtes plus à quelques milliards près. Mais c'est le minimum. C C'est ça qui est intéressant.
C'est que c'est vraiment la fourchette basse parce que c'est...
Comment ils payent de cette question qui peut paraître un peu simpliste, mais c'est quand même important. Il faut préciser pour les gens qui nous regardent. Donc, c'est bien un contrat.
Pour l'instant, une lettre d Mais en tout cas, l'idée, c'est que c'est un échange industriel. Ce n'est pas un don de la France. Non, mais ce n'est pas la première fois non plus qu'on aidera l'Ukraine financièrement à acheter français ou à acheter d'ailleurs toute autre marque de matériel militaire européenne ou même américaine.
C'est-à-dire quoi ? Qu'on va lui prêter de l'argent pour payer nos avions ? Ou on va faire en sorte qu'il ait l'argent au moment de la livraison.
La livraison, ce sera peut-être dans plusieurs années. L'idée de toute façon, et tout le monde le sait et il faut le redire, c'est que l'Ukraine aujourd'hui n'a pas les moyens budgétaires de pouvoir acheter à volonté tout ce qui peut se retrouver en étagère ou même sur des contrats livrable dans deux ou trois ans. Donc c'est soit de l'argent qu'on lui prête, soit de l'argent qu'on lui donne, soit des livraisons qu'on fait des avions, des Césars, d'autres équipements militaires que l'on livre au fur et à mesure qu'ils sont produits.
Et le paiement se fait peut-être dans la foule à posteriori. Mais l'idée que ce puisse être gratuit et que ce soit, j'allais dire, la France qui offre, non, non. Ça, c'est pas sérieux.
D'ailleurs, ça poserait un énorme problème de crédibilité. Parce qu'au bout d'un moment, non seulement le fabricant, c'est-à-dire en l'occurrence Dassault, il faut qu'il soit payé. Donc il peut effectivement être payé avec une avance fournie par l'État français qui s'engage au nom de l'Ukraine.
Mais voyez ce que je veux dire ? Et c'est la même chose pour tout le monde. Encore une fois, dans cette coalition des volontaires, on est tous prêts à faire des efforts pour que l'Ukraine ne soit pas retardée uniquement pour une question d'argent.
Il y a Gérôme Païstrandi qui me dit en deux secondes « L'action Dassault vient de prendre 5 ,76 ». Voilà. Intéressant.
Cette coalition des volontaires qui se matérialise depuis plusieurs mois maintenant sur le Mont-Valérien, c'est là que se trouve concrètement les bureaux, l'organisation. Et c'est là que vous vous trouvez Igor Saheri avec le président Zelensky qui s'est rendu là-bas. Là aussi avec Emmanuel Macron pour voir maintenant l'autre aspect de cette visite après la signature tout à l On commence à préparer l'après, cesser le feu.
Oui absolument, ces convois, puisqu'il y en a eu 3 au total, sont arrivés il y a un petit quart d maintenant. Trois convois avec un nombre important de véhicules. Le premier, il y en avait une dizaine.
Le deuxième, celui du président de la République française, était peut-être le plus important, en tout cas au nombre de véhicules puisqu'il y en avait une douzaine. Et enfin, le le troisième qu'on voit, celui du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ils ont pris donc la direction du quartier général de cette force multinationale ukraine.
C'est le nom qu'on lui donne, une force multinationale qui est Et préparé depuis maintenant des mois par Paris et Londres, créé par la coalition des volontaires à laquelle participeraient plus d'une trentaine de pays d'après l'Elysée. Il s'agit quelque part de concrétiser après cette aide politique, ce soutien politique, ce soutien militaire et ce soutien logistique et matériel à l'Ukraine vis-à-vis de l'Europe, de l'Union européenne. Il s'agit de se rendre compte pour Volodymyr Zidensky que cette force est d'ores et déjà prête à intervenir, mais à la condition qu'il y ait un cessez-le-feu, qu'il y ait un arrêt des combats qui pour l'instant est plutôt de l'ordre de l'hypothétique.
Il n'empêche qu'il s'agit de ce que tout cela est prêt, mais préparé très sérieusement par la France, par Londres et par plusieurs dizaines de pays de l'Union européenne maintenant. Il s'agit de moyens Aériens, maritimes, aériens et terrestres au sol. Voilà ce que va découvrir Volodymyr Zelensky dans l'heure qui vient avant ensuite de se rendre à l'Elysée pour un déjeuner avec Emmanuel Macron.
Et puis s'après-midi, Il s'agira de participer à un forum franco-ukrainien autour des drones, puisqu'on le sait, cette guerre qui se poursuit plus que jamais à l'arrivée de sa quatrième année autour des drones. On le rappelle que les drones sont décisifs pour l'Ukraine, 70 % du matériel ennemi, du matériel russe et détruit par les drones ukrainiens aujourd'hui. Igor Saheri avec Julie Roser du côté du Mont Valérien, alors que nous étions il y a quelques instants à la base aérienne de Écoutez le président Zelensky, juste après la signature de l'année d'intention. vient de se passer, et c'est vrai que l'Ukraine en a besoin de ce soutien parce que sur le terrain militaire c'est compliqué, comme va nous le montrer Pauline Pioche pour les éclaireurs.
Avec Pauline donc un point sur la situation militaire du côté du front. Les choses, on le disait, sont compliquées. Vous nous le montrez carte à l'appui.
Oui, on va faire le point avec vous. Et d'ailleurs, je vais vous appeler aussi Patrick Sos. Vous allez nous expliquer l'avancée justement de l'armée russe sur le territoire ukrainien.
Voilà, on a établi cette carte où vous voyez les villes principales dont on va vous parler aujourd'hui. Ce que j'ai fait Patrick, c'est que j'ai comparé la carte d'aujourd 'hui avec la carte il y a un an. Visuellement, en fait, on voit que le front n'avance pas beaucoup parce que ce qu'il faut préciser, Patrick, c'est la méthode russe, c'est village par village, kilomètre par kilomètre qu'il y a des avancées.
Et homme par homme, parce qu'on entend beaucoup parler de — Pokrovsk. Les gens se disent, ça fait quelques semaines qu'on entend parler de Pokrovsk. Cette offensive, elle a commencé au mois d'août 2024.
Ça fait quasiment un an et demi. Ce que me disent mes sources militaires, plutôt françaises, c'est que sans connaître les pertes ukrainiennes, la Russie a perdu 120 000 hommes pour sans doute prendre, dans les prochains jours, une ville qui est à l'état de ruine. Alors certes, symboliquement, c'est très fort.
Eh bien ça touche aussi les ukrainiens, mais ils se sont déjà finalement organisés pour eh bien poursuivre cette défense. Mais le fait est que ça continue de grignoter. Je rappelle aussi ce chiffre, 70 % des pertes ukrainiennes sont le fait de drones.
Pour vous donner une image parce que là aussi c'est vrai autant au début de la guerre on pouvait vous donner assez facilement. Non, ce n'est pas du tout le mot parce qu'on a notamment perdu nous Frédéric Leclerc-Himoff mais on pouvait montrer des images de la guerre aujourd'hui. C'est vraiment très difficile.
On a l'impression très cynique d'avoir un front très gelé mais ça continue de se battre avec des pertes très fortes des deux côtés. Patrick, on va s'intéresser à Zaporizhia. On en a souvent parlé parce que notamment la Russie a revendiqué la prise de deux villages hier dans la région de Zaporizhia avec une précision.
C'est que ça fait partie des zones en Ukraine qui sont un peu stratégiques pour les Russes parce qu'il y a notamment des points énergétiques, on pense à l'hiver en plus, qui arrivent. Ce n'est pas pour rien que Zaporizhia est visé par la Russie. La ville de Zaporizhia parce que la centrale qui est située à plusieurs dizaines de kilomètres à l'ouest de la ville est tenue par les Russes.
Mais effectivement, c'est Didier et François qui en parlent depuis ce matin, notamment sur les conditions météo, notamment autour du Dniepr avec la facilité désormais pour les Russes de faire des incursions, de passer de façon amphibie. Pourquoi ? Parce que qui dit brouillard et froid en ce moment dit brouillard aussi visuellement.
Je vous parle des drones et c'est vraiment le sujet depuis ce matin mais avec les drones vous ne voyez plus rien. Donc vous avez ces incursions faites par les Russes qui continuent de faire parler la masse avec cette idée qui n'a pas changé qui est que si la première offensive n'a pas fonctionné, c'est-à-dire que si quasiment tous vos hommes russes sont morts et bien ce n'est pas grave il y en a une deuxième pour arriver. Et face à la difficulté notamment de la conscription de la mobilisation ukrainienne ça finit par marcher encore une fois c'est tous les jours lorsqu'on s intéresse à cette guerre vous entendez parler de la prise de deux villages, d'un tas de ruines le fait est que ça avance.
Et justement je voulais vous montrer cette image on parlait par exemple de village par village le village de Rivnopilia c'était ce week-end on voit sur ces images les soldats russes qui brandissent le drapeau pour montrer qu'ils ont obtenu ce village. Parfois on parle de petites villes en qui vous a vu le décor autour d'eux. Il n'y a plus rien il n'y a absolument plus rien Patrick pour terminer on va s'intéresser à Kiev Kiev qui est loin finalement de la ligne de front Kiev qui est bombardée quasiment toutes les semaines toutes les quinze jours en tous les cas depuis le début de ce conflit pourquoi est-ce que c'est pour montrer la domination c'est quoi pour la Russie ?
C'est jouer sur le mental c'est jouer sur l'énergie c'est jouer aussi sur l et défense et là c'est le deuxième on a trois grands sujets aujourd'hui c'est le rafale les drones mais aussi ces fameux systèmes mamba on rappelle huit batteries qui vont partir dans les années à venir certes mais le fait est que le fait est que très bien lorsque kiev annonce chaque jour nous avons réussi à intercepter tant de drones temps de missiles balistiques russes vous vous voyez ces camions qui sont prêts à l'emploi encore faut -il les remplir et là aussi les munitions commencent à manquer et de comment la russie compte beaucoup dessus les russes encore une fois sur la masse des hommes ils n'ont pas de problème ils envoient des gens qui habitent qui viennent de très très très loin des confins vraiment j'allais dire de l'urss mais c'est presque ça c'est comme disait là aussi didier une guerre coloniale du côté des russes ils sont passés aussi en économie de guerre lorsque vous pouvez produire jusqu'à quasiment 3000 2700 drones chahed chaque mois c'est de la masse c'est de la massa vous coûte au final mais ça permet aussi de saturer l'espace aérien de la ville de kiev notamment il y a des batteries d'anti anti-missiles du côté de Kiev, mais les Russes penchent sur le fait que ce ne sera pas suffisant sauf si, sauf si vous avez les Français, les Occidentaux qui continuent de pourvoir aux besoins de cette défense antiaérienne. Merci beaucoup Patrick Goulas Julien, pour les précisions sur l'évolution de l'avancée russe sur le sol ukrainien. Oui, c'était vraiment très intéressant de voir ce comparatif par rapport à
Emmanuel Macron