Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatSud Radio (sur YouTube)· 13 septembre 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJustice

Un policier passé à tabac du côté de Tourcoing

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Lucas Plan Vergne, on s'est aujourd'hui habitué à cette haine antiflic ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Johan Gilet, est-ce que vous reprendriez les mots de Lucas Planadvergne à l'instant ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'on est encore dans ça parce que vous expliquez, vous le faites très bien.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Lucas PlanavergneChiffre
    « C'est des dizaines de policiers agressés chaque jour en France. »
  • 2:30Johan GiletFait
    « On a des députés LFI qui disent ça à longueur de journée. »

Modèle mistral-small3.2:24b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et ce premier débat en studio, c'est le thème évidemment le policier passé à tabac du côté de Tourcoin. Les réactions politiques ont été nombreuses et malgré le fait que ce ne soit pas la première et hélas ça risque de ne pas être la dernière évidemment les réactions ont été nombreuses parce que à nouveau la violence ressurgit. À nouveau, on s'étonne de la la désinhibition avec laquelle cette violence est distribuée, avec laquelle on joue puisque la vidéo est en réalité.

C'est de cette façon que c'est pour ça qu'on peut vous en parler en détail a été publié sur les réseaux sociaux alimenté évidemment d'une petite musique, de smiley et ils sont évidemment à plusieurs sur le flic. À noter quand même qu'on a essayé d'enlever son arme de service et que heureusement ils n'ont pas réussi à le faire. Et pour en parler en studio, j'accueille Johan Gilet.

Bonjour. Oui, bonjour. Bonjour aux auditeurs et aux auditrices.

Bonjour. Journaliste et réalisateur de documentaires politiques et Lucas Planavergne, journaliste politique au JDD. Bonjour.

Bonjour. On vous a beaucoup entendu cet été notamment sur cette antenne. Si j'avais envie de vous entendre tous les deux, Johann et Lucas, c'est parce que on voit bien à quel point si vous voulez aujourd'hui, quasiment chaque semaine, si on cherche bien, on se retrouve face à des vidéos d'attaque, d'insultes, d'une violence absolument inouie contre les forces de l'ordre.

Est-ce que Lucas Plan Vergne, on s'est aujourd'hui habitué à cette haine antiflic ? Alors, malheureusement, je pense qu'on l'a subi. À titre personnel, je m'y habitue pas.

Je pense que beaucoup de Français ne s'y habituent pas. J'ai encore vu passer ce matin un sondage CSA pour pour le JDD News européen qui montrait que une très large majorité des Français sont pour des peines de prison automatique pour les agresseurs de policiers. Donc je pense qu'on a aussi la petite musique, on en parlera en avançant dans le débat si vous voulez de certains politiques comme Gérald Darrmanin qui demande une peine minimum.

Bien sûr, là c'est vraiment la partie émergée de l'iceberg de ces de ces violences contre les policiers parce qu'il y a une vidéo qui est devenue virale. Donc ça nous choque davantage mais en réalité, vous l'avez très bien dit, c'est chaque jour c'est euh des c'est plus de 15000 policiers blessés par an. C'est des dizaines de policiers agressés chaque jour en France.

Ce sont des agressions, l'explosion des refus d'optempéré, des guayet tapans et surtout je pense que c'est plus large que cela. C'est-à-dire que Bruno Retaillot parle de haine antifantlic. Il a raison de parler de haine antiflic mais je pense que c'est plus large que ça.

C'est une haine antifrance parce qu'on voit bien que les policiers sont agressés. Je pense qu'on peut parler de haine antifrance. On voit bien que les policiers sont agressés mais les pompiers également, les agents administratifs, les élus, les professeurs, en réalité tous ceux qui incarnent la République, tous ceux qui incarnent la France.

On a même vu euh dans les manifestations, dans un autre registre il y a quelques jours les drapeaux français arrachés de la main de manifestant. Je pense que tout ça s'inscrit dans dans un même grand phénomène euh dans lequel les agressions euh envers les policiers ne sont qu'une partie. Hm. 0826 300 300.

Vous êtes en train d'écouter le débat, vous voulez participer, appelez-nous bien sûr sur ce sur cette question. Sommes-nous habitués désormais à la haine contre les forces de l'ordre quand on voit à quel point elles sont malheureusement récurrentes et totalement désinhibées. C'est ce qui choque dans cette vidéo notamment Johan Gilet, vous qui êtes journaliste et réalisateur notamment documentaires politiques, est-ce que vous reprendriez les mots de de Lucas Planadvergne à l'instant qui dit que à travers le policier, c'est aussi un peu la France qu'on essaie de de frapper, de taper et que en plus de la haine antiflic, il y a certainement une haine antifrance.

Alors, plusieurs choses. D'abord, je fais toujours attention parce que je regarde les réactions de vos auditeurs et de vos auditrices qui souvent voudraient que les journalistes que nous sommes disent ce qu'ils veulent entendre. Notre rôle n'est pas de dire ce que les gens veulent entendre, mais ce que nous voyons et ce que nous analysons.

Est-ce que aujourd'hui il y a un caractère décomplexé dans la violence qui s'exerce contre la police dans certaines zones notamment de la France que nous connaissons ? La réponse est oui. Enfin, je veux dire, une image devient à un moment donné un témoignage et on ne peut pas nier la réalité quand elle est sous nos yeux à défaut de ne pas l'avoir vu auparavant.

Donc la réponse est oui. Après, il y a plusieurs formes de violence. Il y a la violence décomplexée parce qu'il n'y a plus de respect de l'uniforme dans ce qu'il incarne, dans ce qu'il représente.

Il y a aussi parfois une forme de défiance parce que le policier est associé à l'idée d'un état, un état qui lui-même parfois est considéré comme injuste et répressif. C'est euh par exemple ce que l'on voit aujourd'hui avec les problématiques sociales, nous le voyons bien. Et puis il y a encore une autre forme de violence, vous savez le fameux Akab que l'on voit euh apparaître dans les manifestations sur les murs et cetera.

Voilà, que l'on soit d'accord ou pas avec cela à titre personnel, je ne partage évidemment pas ces slogans, mais qui eux s'inscritent dans une tradition plus lointaine, hein, qui n'a pas à voir avec les j'ai envie de dire la la France contemporaine, qui est le résultat d'une culture, vous savez, notamment anarchiste au 19e et au 20e siècle où la police était utilisée pour la répression sociale beaucoup et donc en gros le policier c'était l'état euh qui réprimait les manifestations. qu'il y a plusieurs formes de violence dans lequel est- excusez-moi de vous couper Johan Gill, est-ce qu'on est encore dans ça parce que vous expliquez, vous le faites très bien. Voilà l'origine de certaines d'une certaine, on va dire animosité contre la police, le rôle social qu'elle avait.

Excusez-moi, je ne suis pas sûr que si demain on tend le micro aux jeunes qui ont agressé le flic, il vous parle du rôle social de la police. Est-ce que c'est pas tout simplement malheureusement aujourd'hui le policier la cible facile, évidente et aujourd'hui peut-être dans certains quartiers une petite médaille à décrocher ? Alors, vous avez tout à fait raison.

Ce que jeux juste vous dire, c'est que ça ne pas comme ça. C'est-à-dire que même si euh les jeunes gens qui agressent les policiers euh ne sont pas en train de faire une analyse sociale, le résultat, entre guillemets, de ce comportement, c'est le résultat d'une accumulation de plusieurs phénomènes qui sont d'ailleurs euh pas forcément de la responsabilité de l'État. C'est un ensemble de choses que je veux dire par là aussi et je crois, je sais pas si c'est vous Maxime qui l'aviez fait ou si c'était quelqu'un d'autre.

J'ai entendu il y a pas longtemps sur Sud Radio une un très bon édito un très bon plédoyer qui en appelait finalement à une indignation qui ne soit pas géométrie variable. On aimerait que les politiques effectivement je crois un petit clin d'œil c c'était pour voir si vous assumiez mais je sais que vous l'assumez tout à fait et vous avez fait un excellent édito dans lequel vous appelez les politiques à ne pas avoir d'indignation à géométrie variable. Quand on voit un policier qui en Saint-Enis crache sur un jeune le gifle et cetera, il est très compliqué ensuite même si nous devons le faire, il est très compliqué de très facilement défendre des actions policières quand on sait qu'il y a des bavures pareilles.

Mais évidemment qu'il y a une un antiflic qui s'est développé dans les quartiers et il ne faut pas la minimiser, il faut évidemment la combattre sur le terrain social et sur le terrain sécuritaire. Et de mon côté bien sûr, je ne minimiserai pas et je ne relativiserai pas les bavures policières qui peut y avoir. Seulement aujourd'hui dans le débat politique.

On a une partie de la classe politique de la gauche de de l'extrême gauche qui a imposé justement ce cette notion de violence policière donc d'une violence qui serait systémique de la part des policiers. En réalité, ce qu'on constate aujourd'hui c'est c'est que cette notion c'est plutôt une violence envers les policiers. C'est c'est ça le grand phénomène et je pense que ce genre de discours finalement relativise tout de même parce que justement des politiques vont auprès de ces jeunes de quartier leur dire à longueur de journée que la police tue.

On a des députés LFI qui disent ça à longueur de journée. On a c'est donc c'est alimenté par les politiques, c'est alimenté par tout un bain culturel par par le rap que je connais bien par ailleurs mais qui dès dès le plus jeune âge nous nous plonge dans cette spirale est-ce que pardon Lucas Plan est-ce que quand on dit voilà il y a toute une culture et cetera, ça me fait penser vous savez quand parfois il y a des turis de mass ou des actes violents on dit ah oui mais regardez c'est quand même des jeunes qui jouent aux jeux vidéos est-ce que c'est pas un peu la même excuse quand on parle de bain culturelle du rap pour certains jeunes que nous les jeux vidéos et pourtant j'écoute beaucoup de rap par exemple et jamais il m'est il m'est venu à l'idée si vous voulez d'aller agresser un policier ou de le ruer de coup. Mais bien sûr, ce n'est pas ce n'est pas le seul facteur mais ce facteur ajouté à d'autres comme voilà le la chute de l'école, le fait que on enseigne plus l'amour de la France, l'amour de la nation à l'école, tout cela arrive en créatexte et le bain et le bain dont vous parliez.

Je me permets de de de vous lire ce que ce que je reçois par mail sur l'application Sud Radio et les réseaux sociaux policiers à Tourcoin sommes-nous habitués aux violences contre les forces de l'ordre ? est un grand oui quand même à plus de 67 % malheureusement et je vous lis quelques commentaires forcément c'est Patrick notamment qui me dit mais comme on s'est de plus en plus habitué malheureusement aux violences déjà contre les les citoyens sans pré je ne m'habituerai jamais à toutes ces violences des policiers comme toute autre personne. C'est totalement inacceptable dans un pays comme la France et quelqu'un d'autre encore qui nous dit mais le problème aujourd'hui c'est que pour être respecté il faut être respectable et il y a quelques brebis galeuses dans la police.

C'est c'est ce que vous disiez Johan Gilet notamment, mais moi je suis toujours un peu gêné parce que dans certains discours, j'ai l'impression d'entendre, vous savez, un oui mais c'est que oui, la police est pas respectable. Est-ce que ça mérite qu'on leur lance des des des pavés et cetera ? Vous voyez, toujours ce sentiment d'une double mesure.

Non non, le problème c'est que c'est le principe même si vous voulez du raisonnement. Le raisonnement, il inclèse, une antithèse et ensuite une synthèse. Donc c'est pas un oui mais j'excuse, c'est pas ça.

Mais soit on réagit avec nos passions en disant il faut l'amour de la France, point final et c'est terminé. Soit on invite les gens à raisonner, à réfléchir et à analyser. Vous savez, ça me fait penser ce que vous dites à la phrase de Nicolas Sarkozy qui avait dit en son temps, à force d'expliquer l'inexplicable, on finit par excuser l'inexcusable.

Bah oui, mais enfin tout s'explique. C'est le principe finalement des mouvements et des sociétés humaines. Donc expliquer ne veut pas dire excuser.

Je suis profondément en faveur de la défense de nos policiers, de nos fosses de l'ordre. Je les ai filmé en 2015 dans des moments très difficiles où tout le monde les applaudissait parce que ils nous ont protégé de de menaces terroristes et évidemment que la police il faut la protéger. Absolument.

Ils se sont sacrifiés. je je ne sais pas si on peut livrer une analyse aussi rationnelle sur un sur des agressions qui à mon à mon sens ne le sont plus. C'est-à-dire que qu'est-ce qu'il y a de rationnel là à aller lych à plusieurs un policier à tenter de lui lui prendre son arbre ?

Justement, on est dans la violence à l'état pur, on est dans la haine à l'état pur. Donc je bien sûr il y a des il y a des il y a des facteurs explicatifs et il s'agit pas de juste dire ben voilà c'est c'est une haine de la France. Mais aujourd'hui, à force de dire tout cela, on relativise et je pense que là, on est dans une violence irrationnelle et que c'est la conséquence notamment de de toute un discours qui qui relativise justement ses violences envers les envers les policiers et plus largement comme je le disais, envers tous ceux qui incarnent l'État.

Johan Gill est journaliste et réalisateur de documentaires politiques, merci d'avoir été avec nous ce matin. Lucas Palanaverne, journaliste politique au JDD pour réagir en effet à ce qui s'est passé hier à Tourcoin. Ce policier de la BAC agressé, filmé, posté sur les réseaux sociaux.

On sait que notamment l'un des l'un des agresseurs est au moins mineur et le policier actuellement est à l'hôpital avec cassé. C'est ça vous confirmez ? Euh bien sûr et gros sujet dont qu'on a pas évoqué également mais la justice des mineurs comme toujours parce que si si je peux juste ajouter cela euh quand on compte on a 15 ans et qu'on est capable de lych à ce point un policier à mon sens on doit être capable également d'être jugé comme un adulte qui vient de lâcher à ce point un policier.

Ça c'est sûr et c'était le grand débat du samedi entre entre 8h30 et 8h50.