Caroline Parmentier, Commission d'enquête : le SCANDALE éclate enfin !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Le rapport de Charles Loncle va-t-il être publié ? Comment sentez-vous les choses ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le plus dur est fait ? Un avant et après commission d'enquête ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels périls avez-vous échappé en réunion de bureau ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Jérémy Patriat a-t-il joué un rôle impartial ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment décririez-vous l'ambiance lors des auditions ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Xavier Niel a parlé de "cirque". Comment l'interprétez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Caroline ParmentierFait
« Il n'est jamais arrivé dans toute l'histoire de l'Assemblée nationale, sauf une fois, qu'un rapport ne soit pas voté et publié. »
- 9:00Caroline ParmentierChiffre
« Les primes de performance à 78000 €, les 80 millions de déficit de France Télévision. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je [musique] vois un énorme bouleversement. cette commission d'enquête qui s'attaque au cœur du problème. n'a jamais été fait et c'est pour ça qu'ils étaient aussi tellement [musique] révoltés et c'est pour ça que le système d'ailleurs est fou de rage contre Charles à Loncle et essaie de [musique] ne pas faire sortir ce rapport, de faire qu'il ne soit pas voté parce que les enjeux sont considérables.
Caroline Parmentier. Bonjour. Bonjour.
Nous sommes ravis de vous recevoir. Vous êtes député Rassemblement national du Pas de Caléis et nous vous recevons notamment parce que vous êtes secrétaire de la commission d'enquête parlementaire, la fameuse sur l'audiovisuel public. Et à ce titre euh en tant que membre, vous avez participé avec assiduité à ces travaux.
Alors, la France entière trépigne et se pose la question. Le fameux rapport de Charles à l'oncle va-t-il être publié ? Du coup, ces travaux de vont-ils pouvoir être conservés, utilisés à l'avenir ?
Comment sentez-vous les choses ? Un rapport qui qui doit être voté dans quelques jours ? Il est capital bien sûr que ce rapport soit voté, qu'il soit publié.
Il y a plusieurs possibilités. Que les membres de la commission votent pour, que les membres de les membres de la commission votent contre ou que les membres de la commission s'abstiennent. Il n'est jamais arrivé dans toute l'histoire de l'Assemblée nationale, sauf une fois qu'un rapport ne soit pas voté et publié.
C'est ce que j'allais dire. Ce serait un immense scandale. Oui, ce serait en effet à nouveau un immense scandale.
Le seul rapport qui n'a pas été voté, c'était celui sur le financement des syndicat. Mais bon, on peut facilement imaginer enfin les les les promoteurs, on va dire, de du service de l'audiovisuel public tel qu'il existe aujourd'hui se tirerait une balle dans le pied si jamais ce ce rapport ne paraissait pas. s'il n'était pas voté, ce serait de dérouler le tapis rouge à toutes les les critiques et à et à tous les les dysfonctionnements qui ont été mis en lumière par ce serait en effet dans la continuité assez scandaleuse de ce qui s'est passé de la façon car nous avons levé le capot quand même sur euh des 4 milliards d'argent publics.
Il faut savoir que c'est quand même le c'est le budget c'est la moitié du budget de la culture 4 milliards d'argent public. Euh alors quand on sait que la la défense que le le patrimoine occupe seulement 4,5 % euh du budget de la culture, nous avons levé le capot sur des gabis financière, sur des euh conflits d'intérêt, sur du favoritisme, sur des sommes vraiment euh incroyables comme c'est suite à 1500 € de Delphine Airnot au festival de Cann et l'un des premiers d'ailleurs résultats de cette commission d'enquête a été qu'il y a eu l'ouverture d'une enquête judiciaire. pour abus de biens sociaux et détournements d'argent public.
C'est donc des termes très précis hein sur ces suites. Il y a aussi les primes de performance à 78000 € les 80 millions de déficit de France Télévision, les conflits d'intégrés de production et France Télévision. Ça aussi il faut en parler, on en parlera un peu plus tard peut-être si vous voulez.
Voilà. Euh tout ça, ça n'avait jamais été fait. C'est une première.
Et si les Français euh constataient que tout ça partait à la ben parce que c'est ce qui se passera si ça n'est pas voté, et bien je pense que le scandale et l'impression de que cette commission a été bayonnée serait totale. Mais alors aujourd'hui, on a quand même euh effectivement le le sentiment euh que le le est-ce que le plus dur euh est fait, c'est-à-dire en fait comme vous dites, vous utilisez cette expression euh lever le capot, euh on sent quand même que euh un certain nombre de de personnalités sont tombées de leur piédestal et le le le totem de de l'audiovisuel public a été a été écorné. Est-ce que est-ce que voilà, est-ce que il y aura un avant et après commission d'enquête ?
Bien évidemment, j'ai envie de vous dire que le le mal est fait, le bien est fait. En fait, c'est déjà euh c'est très important ce qui s'est passé et euh c'est pour ça d'ailleurs que Charles Loncle a été tellement attaqué, tellement attaqué euh médiatiquement, tellement attaqué par la gauche euh par euh les membres de la commission d'enquête euh aux réunions de bureau. Moi, j'ai assisté à des séances de crise de nerf de la part des LFI, des macronistes, des socialistes incroyables.
Il ne supportait pas ces gens-là veulent faire fermer ces news, ils ont fait fermer ces H mais là ils ne supportaient pas que l'on puisse enquêter sur l'audiovisuel public. Alors justement, je voulais vous poser la question sur les les coulisses. Est-ce que la la violence verbal politique hein bien sûr de des adversaires de de de Charlong, de de de vous-même, du Rassemblement national et de l'esprit dans lequel cette commission d'enquête s'est déroulée.
Est-ce que en en réunion de bureau, en petit comité, on le on le ressentait ? Quels ont été les les les péril auxquels vous avez échappé ? Bien sûr, ça s'est manifesté tout de suite.
C'estàd que lors des premières auditions, certains membres de la commission comme Sophie Tailler Poulant par exemple écologiste a demandé une suspension de séance immédiate. Le ton du rapporteur ne va pas, ça ne peut pas marcher comme ça. Suspension de séance tout de suite, monsieur le président patrier l'U.
Il a pas accepté de le faire tout de suite, mais nous avons une réunion de bureau dans la foulée qui a bloqué les travaux pendant 15 jours. Et bloquer les travaux pendant 15 jours, cette fameuse trêve entre guillemets de de Noël. Alors, en plus de la trêve de Noël, ça fait un mois en tout, ça a fait un mois en tout.
Il y a eu 15 jours d'interruption de travaux parce que ça ne leur convenait pas. On a eu des réunions de bureaux extrêmement houleuses où euh ils ont les commissaires de gauche ont demandé à Charles Loncle de ne plus tweeter en live, de changer le ton de ces questions et puis quoi encore ? De se plier à leur demande.
Voilà. Et nous l'avons défendu et Jérémy Patrieletus l'a souvent défendu aussi. Il a souhaité le président et je lui rends hommage aussi, il a souhaité que cette commission puisse voir le jour.
C'était important. Euh il y a tellement de choses à dire sur l'audiovisuel public et tellement de réformes que il était important qu'elle ait lieu. Mais ça a rendu la gauche hystérique.
C'est intéressant de vous entendre sur euh Jérémy Patrieletus, donc le le président euh de la commission parce que les les euh les Français et euh et les et les et les et les amateurs de bouloir Voltaire ont en souvenir beaucoup d'échanges très vifs entre Charles Loncle et et le président de la commission. euh vous estimez que il a quand même eu un rôle euh voilà impartial et qu'il a bien conduit vos travaux ? Moi je pense que oui, heureusement qu'il était là parce que euh ça aurait pu être bien pire si vous voulez.
Euh nous avons nous l'avons nous l'avions élu d'ailleurs les les les membres de la commission de façon à ce qu'il soit président et il a il a été soumis à beaucoup de pression aussi. beaucoup de pression de la gauche qui l' emmerdait sans arrêt, beaucoup de pression euh des personnes que nous auditionnons aussi en en face. Euh il a joué un rôle, je dirais, euh pondérateur.
Parfois, c'est vrai qu'ils se sont engueulés avec le rapporteur et c'était très bien. Mais au final, au final, je trouve que euh il a joué le rôle qui devait être le sien. À l'intérieur de la commission, on les extraits innombrables, on les a on les a vu, ils ont énormément tourné.
J'ai moi-même suivi beaucoup de travaux à la fois en étant sur place et en même temps euh en regardant les auditions de de retransmises comme comme beaucoup de mes confrères. Euh est-ce qu'au sein des des auditions, est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu de de cette ambiance, de cette tension ? parce qu'on avait véritablement notamment pour les auditions des des les plus vives de de des personnalités comme comme Nagi, même Delphine Ern bien sûr ou d'entre d'autres Mathieu Mathieu Pigas, Xavier Niel où on sentait vraiment les intouchables s'insurger et Charles Long semblait avec votre présence seul Philippe Ballard député RN aussi et Anne Sicar Charl laue semblait extrêmement isolé avec une hostilité prignante terrible.
Comment l'avez-vous ressenti ? C'est vrai. Alors, on était on il était utile qu'on soit là bien sûr d'abord parce qu'on on fait on faisait partie de cette commission et puis c'était un un rôle de soutien aussi auprès de Charles.
Je je j'apporte encore une fois tout toute mon toute mon tout mon soutien, toute mon estime à Charles à l'oncle pour son courage, pour la qualité de ses travaux, le sérieux, le travail qu'il a fourni. Franchement, ça a été un rapporteur exceptionnel. Je je le salue.
Il a été soumis à d'énormes pressions, menaces de mort, tomberau de haine qui lui sont tombés dessus. Moi, ce qui m'a beaucoup frappé si vous voulez, c'est que quand les personnes auditionnées sont arrivées, euh c'est leur arrogance. Elle n'avait pas de compte à rendre au français.
Ça a été le cas pour Nagy, ça a été le cas pour Élise Lucé. la façon dont ils se sont présentés, notamment Nagy euh faisant son speech euh il a d'ailleurs été rappelé à l'ordre par le président lui-même qui le patria l'étus qui lui a dit "Non, non, mais c'est pas comme ça que ça se passe. Euh euh vous devez répondre à nos questions.
Vous devez pas euh faire un monologue, un tunnel de 2h30 sur vos propres qualités." Un sourire narquis, c'est c'était impressionnant. Permanent permanent.
Ces personnes ont vécu dans la totale impunité depuis 40 ans, depuis 50 ans. Euh, ils ont ils ont ils n'ont jamais eu de compte à rendre à personne. Songer que l'Arcom n'ont jamais payé France et légion un sous 1 € à l'Arcom.
Demandz à ces news combien ils ont payé à l'Arcom depuis qu'ils existent. Jamais. Ça n'a jamais et c'est pas faute d'avoir fait des signalements à l'Arcom. euh tous autant qu'on est euh particulier euh simple téléspectateur députés, nous avons fait des des dizaines et des dizaines de signalement à l'ARCOM.
Donc il y a ce niveau, il y a ce sentiment d'impunité, cette arrogance d'être intouchable, que ça n'était jamais arrivé et qu'au final il ne risquait pas grand-chose. Xavier Niel notamment a a dénoncé un cirque dans dans quel dans quelle mesure on a senti des des arguments presque presque indéfendables de la part de de ces acteurs de de l'audovisuel public ou ou actionnaires de société privée ayant des contrats avec l'ovisuel public. Ce ce mot cirque, com comment com comment vous vous l'interprétez ?
Est-ce que c'était c'était le la la la seule manière de se défendre, c'était de décrédibiliser les travaux et le travail de Charlesoncle. Ces premières sorties était extrêmement maladroite. Il est arrivé là aussi dans un état de colère et de révolte refusant de donner les précisions, refusant de donner son salaire comme tous d'ailleurs hein.
Pas un n'a voulu donner son salaire hein. Or, c'est de l'argent public, je le rappelle. C'est l'argent des Français.
Euh il est bien sûr qu'il était furieux. Et pour quelle raison ? parce que les conflits d'intérêt justement que nous avons soulevés mettent en cause sa société de production Mediawan, d'autres sociétés de production.
Il faut savoir que ces sociétés de production ont des contrats, sont des prestateurs, des prestataires de France Télévision alors que payer 1 milliard par an, ces sociétés de production privée alors que France Télévision a 70000 salariés, 90000 pardon salariés payés 72000 € par an en moyenne, mais il faut quand même faire appel à des prestataires. Pourquoi ? par exemple pour C pour c'est à vous pour les émissions c'est dans l'air qui paraît-il ont un concept c'est Delphine Arnut qui nous a expliqué ça ont un concept tellement original original tu parles, tu as un type qui est en train de dîner avec quatre personnes autour ça déjà fait ça a déjà été fait 100 fois par Thierry Hardardisson et par d'autres tellement original qu'on ne peut faire appel qu'à des sociétés privées pour ce concept donc vous voyez quand les Français voient ça voient les milliards les sommes balancé et bien ça les choque à juste titre.
Il y a aussi l'affaire de madame Nathalie Darigrand là aussi dans le cadre d'une société euh privée, société de production privée. Alors, on y reviendra si si vous voulez bien. Euh de façon plus globale, si on doit revenir sur le le bilan, euh l'ensemble des personnes auditionnées assez logiquement, mais il y a quand même eu un un soutien évidemment à à l'audiovisuel public.
On sait que que que le RN a beaucoup mise en avant cette fameuse privatisation de l'audiovisel public. À la lumière de vos travaux, que pensez-vous de cette privatisation euh va-t-elle être dans le programme du Rassemblement national pour le la présidentielle de 2027 ? Alors, nous n'en sommes pas encore là.
Ce qui est certain, c'est que de ce rapport qui va donc être voté, je l'espère, lundi 27 avril vont sortir des préconisations. Et parmi ces préconisations, il y aura notalement les sources d'économie. Je vous ai cité les Gabj, il faut maintenant faire des économies et il y a une quantité de sources d'économie à faire et de pistes.
Il y a également les comités d'éthique que nous avons auditionné qui étaient comique. Ils n'ont aucun moyen, ils ne font rien. Ce sont ils ne font aucune préconisation, une tous les 4 ans chaque fois qu'il leur tombe un œil.
Ce sont euh des comités théodules qui ne servent strictement à rien. Donc revoir aussi la façon dont dont doivent fonctionner et les moyens donnés au comité d'éthique car justement eux ils n'ont pas de moyens. Il y a des moyens faramineux à France Télévision n'est pas pour le comité d'éthique.
Donc ceci ça évidemment les conflits d'intérêt entre société de production et société et audiovisel public, ça c'est à revoir aussi bien évidemment et à surveiller de près et puis les entorse au pluralisme, le devoir de réserve des journalistes. On ne peut pas si vous voulez quand on est humoriste à France Télévision avec une chronique tous les matins plus une chronique hebdo, avoir par exemple un compte Twitter qui crache sur le RN à longueur de tweet alors que sur ce compte Twitter est précisément noté chroniqueur à France interre. C'est pas possible, ça peut pas marcher comme ça.
Vous pensez que vous alors l'argument de de de la liberté d'expression personnelle a été soulevé par ces par ces par ces différents acteurs des éditions. Est-ce que on peut mettre une règle de de comment comment régir ? Est-ce que vous pensez que le le rapport peut préconiser une une règle d'interdiction ou de alors d'interdiction ? ne sais pas mais en tout cas soulever la question qui n'a jamais été soulevée.
Comment est-ce que encore une fois je prends l'exemple de Charline Vanoner qui est humoriste sur France Interre tous les matins et qui a une chronique le samedi. Comment est-ce qu'elle peut sur son compte Twitter, mais c'est le cas d'autres, certains ont signé des pétitions contre Marine Le Pen pour ne pas qu'elle arrive à l'Élysée en 2022 ou contre Jordan Bardella pour ne pas qu'il arrive à Matignon en 2024 et dans le même temps ont marqué sur leur compte Twitter euh chroniqueur à humoriste à France Interre, chroniqueur à France Interre. Il y a un moment où c'est pas possible si vous tout le sujet c'est effectivement la neutralité du service public, précisons-le, parce qu'effectivement, on peut ça peut se concevoir euh chacun chacun est libre pour pour des des journalistes de de membres de de de médias privés.
Et plusieurs fois que et et à chaque fois en gros que je les ai moi interrogé en audition, que ce soit Élise Usé, que ce soit Nagie et que ce soit Léa Salamé, j'ai euh essayé de pointer en effet leur manque de de pluralisme. Euh alors pour les Salamé, c'est peut-être moins flagrant mais on imagine il Salamé euh en couple avec Jordane Bardella. Vous pensez que ça passerait ?
Et elle m'a répondu avec un grand sourire : "Oui, je fais suffisamment confiance à l'audiovisuel public pour penser que ça passerait." En effet, bon, faut pas prendre les gens pour des crétins. Ce qui était quand même effectivement euh l'exemple de Léa Salamé est intéressant euh parce que on on sentait aussi qu'il y avait une une manière habile euh et d'ailleurs le le ton et les arguments euh progressivement des personnes auditionnées a un petit peu changé. on sentait une préparation euh avec des éléments de langage pour ne pour ne pas se faire coincer ou pour pouvoir dissimuler.
Mais il a été dit dans la presse d'ailleurs que les personnes auditionnées avaient eu des cours de médiia training dans la perspective de cette commission d'enquête payé j'imagine là aussi par l'argent de l'audiovisuel public. Si vous voulez, les gens ne sont pas dupes. Moi, j'ai été très frappé dans ma circonscription du Pas de calé alors qu'on ne me parle pas toujours de mes travaux parlementaire.
Là, on m'a beaucoup parlé de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public à Betune, à Liller, à Montbernanchon, à Choc. On m'en a parlé. On m'a dit "Tenez bon, c'est scandaleux, ça n'a jamais été fait.
Ça fait des années qu'on l' subit. Et bien c'est notre argent. Défendez-nous et tenez bon.
Est-ce que c'est cette est-ce que ça tient au le la qualité du travail de de Charlon que vous avez souligné ? Est-ce qu'elle a permis à ce sujet d'émerger parce que des commissions d'enquête parlementaires, il y en a des des des dizaines et des des centaines à chaque mandature et aucune ne ressort. Donc est-ce que c'est est-ce que quelle est la part du de l'importance du sujet sensible pour les Français et quelle est la part de la de la la de cette capacité qu'a eu Charles à Loncle à faire émerger ce sujet à travers sa ténacité, la pertinence de ces questions Al il y a eu il y a eu ça en effet la ténacité et la pertinence des questions de Charles à l'oncle et puis il y a eu aussi la starisation des personnes que nous recevions quand on reçoit Michel Drucker, Patrick Sébastien, Elise Lucé et qu'en plus j'ai envie de dire on les met en porte à faux avec ce qu'il raconte toute la journée.
Évidemment les gens sont plus intéressés que quand c'est une obscure commission sur je ne sais quoi que je ne citerai pas d'ailleurs barbante au possible. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça a passionné les gens bien évidemment.
D'abord parce que nous avions une libre parole et pour une fois les choses étaient dites et elles leur étaient dites en face. Et puis parce que encore une fois, c'est de l'argent public. C'est de l'argent public.
Euh quand vous êtes payé euh 25000 € par mois au minimum et que vous n'acceptez pas d'expliquer comment ça fonctionne, combien vous gagnez et pourquoi vous n'êtes pas pourquoi vous n'arrêtez pas de faire des entors au pluralisme à longueur à longueur d'émission, évidemment ça ne passe pas bien dans l'opinion publique. On a on a beaucoup reproché à à Charlong de se tailler une notoriété sur le sur le dos de l'audiovisuel public. Qu'est-ce que vous répondez à ces à ces à ces à ces critiques ? arguments qui sont quand même incroyables.
Si c'est le cas, tant mieux. Et j'ai envie de vous dire, il a été extrêmement courageux. Il a été attaqué par les médias bien évidemment qui sont souvent en lien avec les sociétés de production privée de monsieur de monsieur Pigas Niel par exemple.
Il a été insulté, il a été menacé de mort. On l'a traîné plus bas que terre. Nous l'avons défendu chaque fois que nous le pouvions et lui-même s'est très bien défendu.
Donc je pense que il y avait plus de quoi prendre, voyez, que de caresse sur les sur les les axes de de de réforme. Euh alors non, avant les aes, est-ce que vous vous pensez euh que le mastodonte, on va dire, est réformable ? parce que il y a effectivement les arguments qui vont en faveur d'une privatisation et les arguments qui qui dont parmi ceci, il y a cette idée que jamais on arrivera à faire bouger les lignes.
Est-ce que avant des d'éventuelles propositions concrètes, est-ce que vous pensez que il y a il y a quelque chose qui peut qui peut être modifié ou il faut faire une grande table rase ? Non, il faut modifier de façon subtile. Je le je le pense.
C'était le premier projet de Rachidati d'ailleurs euh qui était le le l'idée d'une d'une fusion d'un mais qui n'allait pas assez loin mais d'ailleurs il il est pas il est passé aux oubliettes. Après ce qu'il s'est passé, après vraiment la façon dont on été mis à jour, encore une fois les gabgis, les abus, le favoritisme, les les les conflits d'intérêt, ça ne peut pas il ne peut pas rien se passer. Ça n'est pas possible.
Les Français en ont marre. Il y a des Mais c'est c'est valable aussi pour les au commissariat à ceci ou à cela. Il y a un moment donné où l'argent public ne peut pas être jeté à la rivière à fond perdu.
Ça n'est pas acceptable. Alors qu'on demande aux Français de se serrer la ceinture tous les jours et de plus en plus pour leur essence, pour leur chauffage, pour leur cadis. Moi, j'ai encore une fois, je viens d'une circonscription du Pas de Calé qui est une circonscription où le pouvoir d'achat est la première problématique, la première problématique hein dans ma circonscription.
Euh il est impossible que les choses ne changent pas pour l'audiovisuel public. Ça n'est plus possible. C'est l'ancienne époque.
Euh voilà, je et de même les gens n'accepteront plus de se faire cracher au visage comme ça euh par des gens cherpayés euh et qui et qui méprisent l'électorat du Rassemblement national et le et le dit régulièrement. Et alors, est-ce que dans les dans les propositions de de réforme, est-ce qu'il faut durcir les règles actuelles ? parce que en soi, on va dire que l'ARCOM existe, les comités, vous d'éthique, vous les avez évoqués existent.
C'est pour ça qu'il faut renforcer leurs moyens en tout cas. Puis voilà. Est-ce qu'il faut créer de Est-ce que Charles Long va créer des nouvelles règles ?
J'imaginais par exemple, est-ce que on peut imaginer un comité, on pourrait dire nouveau, mais au sein du ministère de de la culture parce que son rôle de tutelle a beaucoup été décrié. euh dans quelle mesure il faut créer une nouvelle instance en charge de la neutralité, donc euh qui avec des des fonctionnaires qui vérifieraient que les choses se se déroulent parfaitement. Idem pour le pluralisme et on peut peut imaginer une commission spéciale concernant le fonctionnement.
Enfin, les détracteurs répondront que tous ces outils existent déjà. Comment comment on en est arrivé à un tel dysfonctionnement ? Et voilà, c'est exactement ça.
Ils existent déjà mais ne servent strictement à rien. Il faut commencer par des pistes d'économie, vraiment des pistes d'économie et on peut en faire, je vous en ai cité plusieurs. Euh encore une fois que les sociétés de production soi payé 1 milliard par an alors qu'il y a euh 90000 salariés de l'audel public qui peuvent faire les mêmes émissions, je suis désolé, et qui sont payés bien payés également.
Les salaires à France Télévision sont parmi les plus élevés, hein, quand même, une moyenne de 72000 € par an. Il y a un moment donné où ça ne peut pas continuer comme ça. Donc piste d'économie d'abord, ensuite sur le pluralisme, devoir de réserve des journalistes.
Combien de de de journalistes de ces news ont été rappelés à l'ordre de façon extrêmement rigoureuse ? Euh ça peut pas être uniquement du de poids et de mesure. Et là, bien sûr, il faudra qu'il y ait des préconisations très fermes qui soient faites là-dessus.
Euh respect du pluralisme aussi, des invitations des uns et des autres. le statut des chroniqueurs, par exemple, le statut des éditorialistes. Euh pourquoi sur France Télévision, et ça c'est le président de l'Arcom qui nous a répondu ça, monsieur Martin Adjari, pourquoi est-ce que Cécile Duflot, Daniel Coned et Daniel Conbedit par exemple ne sont pas classés euh leur temps de parole n'est pas décomté et pareil pour contrairement à Philippe Deville.
Exactement, pareil pour Dupont Moretti dont le temps d'antenne n'est pas le temps de parole n'est pas décompté. Et quand on a posé la question à monsieur au président de l'ARCOM, il nous a répondu "Alors, c'est très compliqué à évaluer. On travaille par faisceau d'indice du foutage de gueule en fait.
Alors, on sent qu'il y a des alors que comme vous le dites, Philippe Devilier est bien sûr décomté en temps de parole. Euh voilà, c'est c'est et il y a des on moi j'ai été attaché de presse encore une fois pendant la présidentielle. Je me suis battu attaché de presse de Marine Le Pen.
Je me suis battu sur les temps de parole qui n'étaient pas respecté. Euh parfois les les les les journalistes s'arrachaient les cheveux d'ailleurs parce qu'ils sont soumis à des règles à la fois aberrantes et injustes. Philippe Ballard, votre collègue au sein du groupe Rassemblement national et à la commission absolument à noter dans une question effectivement qui on sentait qu'il y avait un petit début de changement dans les certains plateaux de télévision sur une plus juste représentation du paysage politique.
On notait effectivement que le le les exceptions de de plafond d'hébergerement concernant les les nuits d'hôtel étaient prenait prenait fin décidé. On on sent effectivement quand même qu'il y a eu un un début de de prise de conscience. Alléluia !
Encore heureux. nous avons servi à quelque chose. Bien évidemment, le scandale a été tellement énorme et vous l'avez vu peut-être avec les les les audiences de cette commission d'enquête, avec les les scores sur les réseaux sociaux, ça a été extrêmement suivi.
Et donc quand c'est extrêmement suivi, c'est aussi un moyen de pression si vous voulez. Tout a commencé finalement si mon si mes souvenirs sont bons, avec le le l'entretien caché et filmé entre Thomas Le Grand, Patrick Cohen et les responsables du Parti socialiste. C'est de là que ça a démarré où il déclare toute honte bu Patrick et moi Rachidati, on s'en occupe, on s'en charge.
Voilà, je réussi comme le je ou apparemment ça a bien marché mais si vous voulez tout ça c'est plus possible et ils le sentent bien, ils le savent bien j'imagine. On a eu Patrick Sébastien aussi qui est venu nous raconter comment parce qu'il était un mâ blanc de plus de 50 ans parce que ses émissions étaient trop populaires parce que finalement Delphine Ernaut ne pouvait pas le piifrer. On lui a collé un un procès stalinien.
Il a employé le le terme j'ai eu contre moi un procès stalinien. Et dans le même temps, Michel Drucker qui a toujours été assez peu courageux politiquement disait ne disait rien. Il était juste à côté.
C'était assez j'oublierai jamais cette audition d'ailleurs. Il était à côté, il était là. Vous ne me ferez pas dire du mal de de Delphine Ern.
Non, ça jamais. Alors que l'autre Patrick Sébastien à côté racontait toutes les tous les années dont il avait été la victime. C'est assez attend avec impatience sa sa chanson poétique à venir.
Exactement. Qui doit rimer, je vous rappelle avec note. Je vous laisse imaginer.
Caroline Parentier. Quelle leçon politique tirez-vous de de cette séquence ? Est-ce que est-ce que peut-être une source d'espoir sur le fait que entre guillemets, tout n'est pas perdu et qu'on peut que le camp national quand il travaille, quand il il investigue et quand il il est il est vraiment attaché à un dossier peut faire bouger les lignes ?
Bien sûr que oui. Je Nous sommes arrivés en 2022 à 89 députés du Rassemblement national. Euh nous avions du travail à faire.
Moi, vous savez, je je suis une génération qui a toujours connu finalement l'audiovisuel public comme étant parole d'Évangile. Ce cette gauche culturelle, cette vache sacrée qui était la gauche euh encore une fois depuis euh Jack Lang sur lequel Élise Luée n'a pas enquêté d'ailleurs. Euh tout ça, il y avait rien d'autre.
Il y avait rien d'autre. c'était la parole d'Évangile et je vois un énorme bouleversement cette comité d'enquête qui s'attaque vraiment au cœur du problème, au cœur du sujet, ça n'a jamais été fait et c'est pour ça qu'ils étaient aussi tellement révoltés et c'est pour ça que le système d'ailleurs est fou de rage contre Charles Loncle et essaie de ne pas faire sortir son rapport, de faire qu'il ne soit pas voté parce que les enjeux sont considérables sont considérables et parmi ces enjeux certainement il y a la la présence de de de journalistes qui qui culturellement politiquement ne ne soit pas soumis à la gauche des médias comme Boulevard Voltaire par exemple. Est-ce que ces travaux, cette notoriété du du sujet peut faire naître des des vocations dans le journalisme ?
Quel quel est votre votre avis sur ce sur ce sujet ? Mais bien évidemment euh tout a changé je dirais avec l'arrivée de médias. En effet, comme Boulevard Voltaire, comme C News, comme Europain, euh franchement comme Frontière, on a dit et les Français se sont sentis autorisés à dire et à penser des choses que le service public finalement leur interdisait de penser, soyons honnête, il y avait des pens c'était honteux voter Rassemblement national, c'était honteux.
Parler de de de de du fric que coûte l'audiovisuel public, c'était honteux. Et on a vu on a vu une libération, je trouve, des esprits au nom. Je suis désolé de la liberté d'expression et de la liberté d'opinion.
Mais ce qui est invraisemblable, c'est que cette situation on on la connaissait et les Français on avait absolument le sentiment de de ne pas être représenté par l'audiovisualité. Mais c'est une chose, c'est une chose de de le sentir et c'est une chose qu'on le dise clairement. Et là, ils disent "Ah bah oui, je suis bien d'accord.
C'est aussi l'impression que j'ai." Je l'ai senti moi dans les commentaires que envoyé les les les personnes qui suivaient la commission d'enquête dans les courriers dans les euh ils se sentaient défendus et la plupart disaient "Mais nous ne sommes pas dupe vous avez raison de dire que nous ne sommes pas dupe. Ça fait des années que nous le pensons." Mais on ne peut jamais le dire finalement.
Quand vous voyez que Charles Loncle est attaquée sur France Interre par la présidente de l'Assemblée nationale, Yelle Bron Pivé, elle va sur le service public pour dire que sa commission dérange, que c'est pas possible, qu'elle ne l'apprécie pas, que la ministre de la culture qui a remplacé Rach Rachida Dati, madame Pégard, va également sur le l'audiovisuel public pour dire que cette commission d'enquête, c'est pas possible la façon dont ça se passe, qu'elle en est choquée et cetera. Il y a un comme un petit arrière-goût quand même de de de parfum totalitaire là-dedans. Euh bien sûr que c'est la liberté, c'est notre travail de parlementaire, c'est mon travail de parlementaire de travailler sur cette commission d'enquête et de mettre à jour les défaillances de l'audiovisuel public.
Encore une fois, c'est l'argent des Français. Oui, c'est l'argent des Français. Mais il y a d'autres euh points de du budget de l'État de de de dépenses invraisemblable.
Euh évidemment euh on sent effectivement que l'audiovisuel public ça cristallise particulièrement euh l'attention. Euh c'est effectivement soulevé payer pour se faire insulter, c'est relativement désagréable. Exactement.
Exactement. Et puis les gens regardent la télévision, écoutent la radio. Donc ils sont plus à même si vous voulez de porter un jugement là-dessus que de porter un jugement sur une haute commission obscure dans laquelle Emmanuel Macron a a placé un copain de plus.
Vous voyez ce que je veux dire ? moins à leur porté que ça qui finalement ils écoutent et ils entendent tous les jours. Est-ce queon peut pour finir Caroline Parmentier peut-être euh faire un un lien entre est-ce que sur les sur ce sujet des sur les élections municipales, vous vous vous pensez que que le le le résultats peuvent être une source d'espoir euh pour le pour le camp national et à lier avec ces ces lignes qui bougent sur comme je réutilise votre expression une vache sacrée qui semblait indétronnable.
Est-ce que Est-ce que on sent quelque chose qui qui monte dans le pays euh qui qui vous qui vous donne de de de l'énergie pour les échéances à venir ? Alors, je vous remercie de m'interroger sur les élections municipales puisque j'ai moi-même été candidate. J'ai été euh seconde de liste à Bétun derrière Alexandre Mazelle.
Bétun, c'était une ville bourgeoise en effet qui était euh tenue par l'UDI qui est toujours d'ailleurs. Mais nous sommes rentrés à quatre conseillers municipaux maintenant et nous sommes donc un groupe d'opposition, le premier à Betune. J'ai une ville de ma circonscription, Liler, la seconde ville en nombre de ma circonscription, plus de 10000 habitants, qui a été remporté par un maire Rassemblement national qui était d'ailleurs mon assistant parlementaire et qui sera un excellent maire pour l'îer.
Je vous rappelle que Lillerre était une ville qui a été gouvernée pendant 30 ans par le Parti communiste et pendant 60 ans par la gauche. Les choses bougent. Il y a 70 communes qui ont été gagnées par le Rassemblement national et municipal qui était une élection réputée très difficile pour le Rassemblement national à cause justement des baronies, à cause du fait que les de l'implantation locale qui nous manquait, qui nous a longtemps fait défaut.
Et bien maintenant 70 villes et 3000 conseillers municipaux, c'est une armée, c'est une armée gauloise qui rentre vraiment dans les conseils municipaux, qui va tout changer pour les les sénatoriales à venir également puisque vous savez que ce sont des grands électeurs qui votent aux élections sénatoriales. Et oui, ces élections municipales ont été un excellent résultat pour le Rassemblement national et je vous rappelle que dans un an, nous avons la présidentielle. Nous sommes déjà d'ailleurs en campagne présidentielle.
Ça a commencé le 1er avril. Et euh nous allons tous évidemment être mobilisés, députés, conseil régionaux, sénateurs euh pour soutenir et activer la campagne de notre candidat ou d'une are candidate. Est-ce que vous pensez que les les travaux de de de la commission audiovisuelle publique portent aussi un petit mett en lumière votre message celui que il y a une France qui qui n'est pas représentée que ce soit sur les écrans ou à la radio ou alors même du coup effectivement au sein de de l'exécutif.
Bien, écoutez, quand je vois le nombre de messages que j'ai reçu exactement dans le sens de ce que vous dites, et bien oui, je pense tout à fait que il y a un lien entre l'espèce de billon quand même qui a été placé sur sur les Français par l'audiovisuel public avec cette espèce de prête à penser finalement systématique et puis euh et puis oui, l'avancée spectaculaire du Rassemblement national bien sûr. Caroline Permentier, merci beaucoup, c'est moi qui vous remercie. On va suivre avec attention euh le sujet euh de l'audovisuel public qui va perdurer euh un certain temps euh et pour pour voir le le les résultats évidemment et le la aussi la capacité corront euh les politiques que vous aurez de manière globale à à traduire t tous vos travaux et les dysfonctionnements qui ont été mis en lumière à les à les à la la capacité du système à les à les corriger.
Merci, merci beaucoup d'avoir suivi cet entretien. Euh rendez-vous euh sur le site bévoltaire.frouver toute l'information de de la France droite.
N'hésitez pas à à relayer euh cette vidéo et nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour notre prochain grand entretien. [musique]
Caroline Parmentier