Reprenez le pouvoir sur votre assiette : gagner la bataille de la malbouffe - #AmFis2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 81 %Attaque 10 %Défensif 9 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 15:00OuverteRéponse directe
Question sur la surface nécessaire en bio vs permaculture
- 16:00OuverteRéponse directe
Question sur les indicateurs : gaspillage, externalités positives, surfaces pâturables
- 17:00OuverteRéponse directe
Question sur le régime végétal à 100% et ses implications
- 18:00OuverteRéponse directe
Question sur la qualité nutritionnelle du pain
- 19:00OuverteRéponse directe
Remarque sur l'élevage et l'agriculture paysanne
- 20:00OuverteRéponse directe
Question sur la valeur nutritionnelle des aliments entre 1956 et aujourd'hui
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Chiffre
« la dernière en date c'est celle que j'ai en tête c'est nutrinet santé qui a été publiée dans le british medical journal qui porte sur une cohorte de 5000 personnes et qui a pu établir qu'il existait une corrélation entre la consommation de plats préparés par l'industrie et l'émergence de deux cancers les risques de cancer »
- 5:00Chiffre
« aujourd'hui on est à approximativement dans notre régime alimentaire entre 40 et 50% des produits que nous consommons qui sont des produits qui viennent de ces produits ultra transformé »
- 6:00Chiffre
« en 1960 le budget des familles s'étaient 35% un tiers a été consacrée à s'alimenter aujourd'hui en 2014 les chiffres dont je dispose c'est 20 % 1 5e »
- 7:00Chiffre
« l'industrie agroalimentaire c'est la première industrie en france avec un chiffre d'affaires de 180 milliards d'euros près de quatre cent trente mille personnes qui travaillent dans ce domaine »
- 8:00Fait
« si l'on suivait les recommandations nutritionnelles aujourd'hui on pourrait prévenir d'environ un tiers un tiers les cancers les plus communs dans les pays développés comme la france »
- 10:00Chiffre
« anthony fardet recommande de ne pas dépasser 15 % d'aliments ultra transformé par jour c'est à dire en gros 2 et 2 ça va très vite »
- 11:00Fait
« le sucre a les mêmes effets sur notre cerveau que certaines drogues comme la cocaïne »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à toutes et à tous bienvenue dans cette conférence qui a pour titre reprenait le pouvoir sur votre assiette gagner la bataille contre la malbouffe un programme riche d'un titre je vais commencer par vous présenter les intervenants qui vont organiser débattre avec moi sur sur cette question cet après midi donc je vais commencer par sylvie de l'oeil qui est complètement à ma gauche qui et documentariste et qui a déjà réalisé un documentaire en 2013 sur la malbouffe qui est en train d'en terminer un second on attache à ce trop qui est agroéconomiste ally tabs ainsi que les techniques de l'agriculture biologique et 6,10 points trop qui est agronome à solagro nous expliquera un petit peu plus en détail ce qu'est sur l'agro alors la malbouffe pourquoi pourquoi cette conférence sur la malbouffe à la malbouffe c'est pas une vue de l'esprit ça nous est pas tombé comme ça un matin et je vais vous brosser un petit peu le cadre de ce qu'est aujourd'hui cette problématique nous semble intéressante d'aborder c'est d'abord des études que vous avez sans doute vous si vous intéresser à votre alimentation dans l'actualité plus ou moins récentes c'est des études qui se succèdent et qui se multiplient la dernière en date c'est celle que j'ai en tête c'est nutrinet santé qui a été publiée dans le british medical journal qui porte sur une cohorte de 5000 personnes et qui a pu établir qu'il existait une corrélation entre la consommation de plats préparés par l'industrie et l'émergence de deux cancers les risques de cancer donc ça c'est une des dernières études c'est aussi les scandales sanitaires à répétition que vous devez avoir en tête alors je vais pas vous reprocher tout mais les lasagne à la viande de boeuf de cheval où les scandales le scandale récent de lactalis mais c'est aussi un développement de pathologies chroniques qui prend des proportions assez dramatique c'est mille nouveaux cas de cancer chaque jour ses 4 millions de diabétiques de type 2 c'est des millions de personnes qui ont des maladies chroniques c'est 40 % de personnes dans notre pays en surpoids et dont 18% sont atteints d'obésité et tout ça pour un modique coût de 20 milliards d'euros par an sur notre système de santé donc c'est pas quelque chose n'est pas une problématique qu'on pourrait traiter de marginal un autre sujet aussi que l'on abordera dans cette affaire de mal bouffe c'est l'histoire des additifs qui sont inhérents cette malbouffe et notamment des cocktail d'additifs que l'on trouve dans les plats préparés qui en effet sanitaire pour l'instant difficile à évaluer ça c'est quand même assez dramatique j'ai rencontré récemment au mois de juillet left acquis et l'agencé européenne de sécurité alimentaire des aliments à qui j'ai posé cette question est ce qu'il est possible de mesurer les effets des cocktails dalit ici m'ont dit mais la question est tout à fait pertinente est louable mais comment voulez-vous et à trois sans additif sur le marché que l'on fasse des études épidémiologiques sur des cocktails de 4 2 5 de 10 ou de 30 addictif chaque fois différent sibilité de tests qu'il faudrait réaliser donc aujourd'hui on ne sait pas humainement faire cette évaluation donc pas d'évaluation pas de risque tout va bien donc c'est sûr ce contexte la queue on a on a souhaité au groupe parlementaire de la france insoumise engagé un travail et on a demandé une commission d'enquêté parlementaire sur le sujet le premier qui a été demandé à l'assemblée nationale au printemps dernier un petit peu avant le printemps donc voilà pourquoi aujourd'hui on va aussi pouvoir avoir quelques éléments factuels à vous présenter alors ce qui est intéressant aussi c'est quand on parle de malbouffe de savoir de quoi on parle exactement même si on va développer le propos faudrait bros c'est quand même un petit peu un premier cadre nous parlons d'une nourriture industrielle bien sûr c'est à dire qu'il est produite à grande échelle mais ça ne suffit pas à qualifier de malbouffe on peut avoir une nourriture produite à grande échelle qui pourrait être produite dans des conditions d'avoir une nourriture saine donc c'est pas forcément l'histoire de l'échelle ines qui vient en plus de cette histoire de l'échelle c'est que cette nourriture produite en masse elle est aussi produite elle produit aussi des produits ultra transformé donc ça c'est quelque chose que je voudrais vous expliquer parce qu'un produit ultra transformer c'est pas seulement une sardine dans lequel on met de l'huile d'olive ou un saucisson qu'on aura passé en salaison les produits ultra transformer c'est vraiment le coeur de la malbouffe est par exemple une soupe maison est un produit transformé mais tout à fait sain une soupes déshydratées que vous achetez votre supermarché est un produit ultra transformé autre exemple les carottes râpées vous achetez vous faites des carottes rafraîchir ou vous utilisez un produit agricole primaire vous le transformer peux vous le rappeler ou l'assaisonner vous le trouvez un supermarché sous vide vous dites voilà j'ai des carottes râpées tout à fait saine sauf que dedans il ya des antioxydants et souvent du sucre des exhausteurs de goût donc voilà ce qu'est un produit ultra transformer un autre exemple qui pourra vous parler c'est vous faites des lasagnes chez vous par exemple de la zone c'est des pattes de avec du blé et puis la viande la béchamel bon vous savez faire si vous achetez un produit ultra transformé dans votre supermarché en plats préparés vous allez trouver donne en quantité d'exhausteurs de goût d'antioxydants de conservateurs donc voila un petit peu pour pour essayer de l'aborder déjà cette question des produits ultra transformé il ya un chercheur de l'inra qui travaille particulièrement sûr c'est sur ce concept là qui s'appelle anthony fardée et qui a essayé de nous expliquer un petit peu comment on pouvait reconnaître un produit ultra transformer gelé résumé d'une manière assez simple c'est quand tu peux pas acheter tous les ingrédients du plat préparé que tu viens d'acheter au supermarché du coin c'est que verrait semblablement qui est en train de préparer un plat ultra transformé voilà je sais acheter je reprends sur mesure par sûr mais lasagnes jeu s'est acheté la viande de boeuf des pâtes pour fermer lasagnes je sais pas acheter l'antioxydant je sais pas acheter l'exos soeur de goût avec un nom en eux et c'est qui est dedans je sais pas l'acheter à l'épicerie d'en bas de chez moi donc je peux pas reproduire ce produit il donc ultra transformée par l'industrie ça nous donne une indication de ce que sont ces produits et ces dernières années ces produits ultra transformer en vahine au rayon et nos assiettes aussi c'est à dire qu'aujourd'hui on est à approximativement dans notre régime alimentaire entre 40 et 50% des produits que nous consommons qui sont des produits qui viennent de ces produits ultra transformé alors sylvie de leur ouvrira la discussion sur l'internet les discussions pardon sur les méthodes dont disposent les industriels en tout cas celle qui met en oeuvre pour nous rendre jeudi addict accro à 7 à cette malbouffe l'objectif de cette conférence c'est que nous prenions conçu conscience bien sûr que ce problème il est systémique on va bien sûr parler de mal manger des impacts sur la santé que je viens de vous brosser mais c'est pas seulement ça quand je dit systémique c'est que ce modèle alimentaire industriel il vise à calibrer beaucoup de choses il vise déjà à standardiser les produits c'est-à-dire quand vous produisez en grand nombre cette calibration de votre production exige que les produits que vous rentrez dans votre chaîne de production qu'ils soient eux-mêmes calibré et donc pour avoir des produits parfaitement calibré je vais prendre un exemple des fruits parfaitement uniforme brillant sans tâche par exemple pour entrer dans un système de commercialisation industriels ou quand on va avoir besoin d'un produit plus plus basiques de d'emblée par exemple avec une teneur par exemple en gluten standard parce que il est panifiables plus facilement mais on rentre dans une calibration de la production et ça ça nous content qu'on donne à défendre une agriculture conventionnelle entre gros guillemets qui est elle même dépendante de pesticides et de toutes sortes de produits chimiques pour arriver à garder je vais pas faire une qualité constante non enfin d un aspect qu'on fait un aspect ou une ça s'appelle une qualité même c'était pas des qualités une qualité intrinsèque constante une qualité en termes de comptes de contenu du produit lui-même et cette nourriture et sept modèles industriels empêche le développement d'une agriculture notamment en bio qui connaît pourtant une demande croissance et une agriculture qui surtout pour nous à des bénéfices alors c'est la partie que que va aborder natacha sautereau c'est les bénéfices d'une agriculture bio local par exemple est ce qu'on appelle dans le jargon les externalités politique positive c'est des choses qui sont invisibles que l'on perçoit pas quand on passe à la caisse et qu'on achète un premier but on n'imagine pas forcément tout ce qu'il ya derrière c'est de la même manière on n'imagine pas quand on achète un produit de l'agriculture industrielle ou de l'agro alimentaire industriel à bas coût à la caisse du supermarché que ce que ce soit le vrai prix que l'on paye parce que autant pour l'agriculture bio dans le prix est contenue c'est ce qu'on va voir tous ont bien fait pour l'environnement autant dans l'agriculture chimique vous payer un produit très peu cher mais vous allez payer par par côté d'une manière différée tous les méfaits qui va produire pour l'environnement qui va falloir compenser ou sur notre santé un petit rappel à 7 à ce moment de mon propos introductif sur une notion qui me paraît important d'aborder c'est la notion du aussi de ce que l'on mobilise comme budget pour se nourrir aujourd'hui et en 1960 le budget des familles s'étaient 35% un tiers a été consacrée à s'alimenter aujourd'hui en 2014 les chiffres dont je dispose c'est 20 % 1 5e donc on voit que il ya eu au moins une diminution drastique de la part de nos revenus consacrée à l'alimentation et c'est pas seulement une diminution c'est aussi un glissement de ce flux monétaires même si en volume ça a réduit ce produit ne va plus en direction notamment les agriculteurs on pourra parler de revenus revenus agricoles aussi de revenus des paysans ce glissement de flux il est allé vers les industriels qui captent du coup ce budget que l'on met dans notre alimentation vers les industriels et la grande distribution la dimension sociale est également très forte dans la malbouffe puisque c'était un révélateur des inégalités sociales qui fracturent notre pays les classes les plus défavorisées ont recours le plus systématiquement le plus fréquemment à la malbouffe mais cette situation elle n'est pas une fatalité car cette malbouffe elle nous est imposée et les responsables sont assez faciles à mon sens a identifié ce sont les industries et leur lobby qui à coup de marketing un rip ont réussi à nous imposer cette culture de la malbouffe à l'échelle planétaire qu'il suffit de regarder par exemple le sponsor de notre chère coupe du monde de football qui vient de se dérouler cet été c'était coca cola des principaux sponsors il ya aussi les politiques publiques ont plutôt leur absence qui nous impose la malbouffe par une législation qui est plutôt favorable à l'alimentation industrielle luttera transformer exemples assez récents on a discuté en première lecture de la loire agriculture alimentation et tout ce qui permettait d'aller vers une façon de manger plus sainement a été tout simplement balayer je veux parler notamment d'une alternative végétarienne dans les cantines scolaires veux parler de la publicité aussi à la télé parce que marketing des lobbys la pub à la télé sur les écrans d'ordinateur à une part importante mais non c'était trop contraignant parce que c'était un manque à gagner pour les chaînes de télévision supprimer cette pub qui nous qui vivent à nos enfants des céréales qui n'ont pas de céréales dedans mais du sucre et du grain ou encore la sphère d'une triste score qui reste facultatif donc on a mesuré nous à l'assemblée le poids des lobbys de l'agroalimentaire qui ont de véritables leviers d'action ils vont jusqu'au chantage à l'emploi et à la délocalisation donc ça c'est la réalité aujourd'hui nous pouvons reprendre aux industriels le pouvoir qu'ils ont pris sur nos assiettes ce qu'on voudrait essayer de vous prouver aujourd'hui mieux connaître son ennemi c'est aussi tracer des traces et des perspectives pour gagner cette bataille c'est aussi l'enjeu de cette conférence changer notre modèle alimentaire c'est possible et c'est même indispensable alors en dépassant les idées reçues sur ce qu'on nous dit de du coût financier de cette reconquête ou de l'impossibilité technique c'est philippe pointereau qui nous présentera en dernière partie en dernière intervenant le scénario after qu'à développer sur l'agro pour un modèle alimentaire durable et ça c'est une perspective qui me semble tout à fait intéressante et qui fait le lien avec la conférence qu avait lieu ce matin sur la politique agricole commune est un modèle alimentaire durable qui est basé bien sûr sur plus de protéines végétales de l'agriculture locale et ou biologique voilà pour le cadre général rapidement brossé on pourra revenir dans les discussions sur sur ces questions là donc je vais passer tout de suite la parole à sylvie qui va vous présenter sa partie sur la puissance de l'industrie et des lobbys et leur façon de nous vendre cette malbouffe donc bonjour alors en préambule moi j'aime beaucoup cité pierre rabhi qui dit avant quand on se mettait à table on se disait bon appétit et maintenant j'ai plutôt envie de dire bonne chance donc c'est ça représente tout à fait ce qui est en train de se passer actuellement on est de plus en plus dans une forme de suspicion par rapport à l'alimentation combat on va chercher quotidiennement et c'est vrai que depuis quelques années cette suspicion elle n'a pas cessé de croître alors pour de bonnes ou de mauvaises raisons 1 parce que en fait c'est plutôt à cause comme disait loïc de scandale je dirais ponctuelles comme la viande de cheval dans les lasagnes qui est la partie apparente de l'iceberg parce que depuis pas mal d'années en fait les études s'accumulent pour établir donc cette relation entre malbouffe et maladies chroniques et donc pour compléter quelques chiffres cités tout à l'heure cette année par exemple l'assurance maladie a sorti un bilan des affections longue durée est ce qu'il faut savoir c'est que ces affections qui sont donc les cancers le diabète insuffisance cardiaque elles n'ont pas cessé de croître depuis quelques années en france on a 10 millions et demi de personnes actuellement qui sont concernés donc donc pull plus de la moitié sont des femmes et en tête effectivement on trouve le diabète de type 1 et 2 ensuite viennent les tumeurs malignes ou des cancers et donc ses dépenses pèsent effectivement aujourd'hui des dizaines de milliards d'euros donc c'est pas anodin ça un coup et on a un peu le sentiment que tout ça passe un petit peu à la trappe en tout cas que on va payer pour ça c'est pas grave et que la prévention est un peu mise de côté or de nombreux scientifiques confirment qu'on pourrait éviter ces maladies notamment en changeant nos habitudes alimentaires par exemple bon j'ai rencontré mathilde touvier qui étaient venus aussi d'ailleurs à la commission denquête qui est une scientifique de l'inserm qui est chercheur en épidémiologie et qui dit très clairement que si l'on suivait les recommandations nutritionnelles aujourd'hui on pourrait prévenir d'environ un tiers un tiers les cancers les plus communs dans les pays développés comme la france donc c'est pas anodin le lien entre alimentation et santé c'est pas un gadget c'est quelque chose qu'il faut vraiment prendre au sérieux qu'il faut vraiment prendre à bras le corps et c'est pas nouveau le problème c'est qu'effectivement nous on arrive aujourd'hui à un petit peu fait ressortir tout ça mais ça fait quand même des années des années que des gens dénoncent un les effets des de la malbouffe et notamment bon en 2005 par exemple oms avait déjà publié un rapport sur la hausse des maladies chroniques dans le monde et quelques années plus tard j'ai interviewé le rapporteur à l'alimentation qui était à l'époque olivier de skateurs qui qui n'est plus aujourd'hui mais qui était venu pousser un véritable coup de gueule sur cette question au conseil des droits de l'homme à genève et c'était en 2012 et nous l'avions film est donc avec rémy burkel coréalisateur du d'un film qu'on réalisait à l'époque pour france 2 qui s'appelait de la drogue dans nos assiettes donc si on peut passer un petit extrait de cette intervention qui était venu c'était donc à genève à l'onu il était venu vraiment faire un discours extrêmement extrêmement fort pour justement en appui au gouvernement est pas et pas seulement à la bonne volonté des gens comme on a un peu trop souvent tendance à le faire oui tout à l'heure ça marchait c'est toujours comme ça j'en appelle aujourd'hui à la responsabilité de vos gouvernements on ne peut plus se contenter des professions de foi de l'industrie agroalimentaire un problème systémique appelle des remèdes de nature systémique mais les remèdes tarde à venir le but est de mobiliser les états je pense que le gouvernement ne bougerons pas tant qu'ils ne ressentent pas des actes ans qui se développe à leur égard et l'impatience et l'opinion publique par rapport à l'inaction par rapport à ces fléaux les diabète les cancers les maladies cardiovasculaires qui commence à peser sur les budgets publics des des états temps la proportion de personnes affectées est en train de croître rapidement et donc mon rôle est de faire contrepoids à ces pressions que les firmes de l'agrément terre exerce sur les gouvernements pour que rien ne change fondamentalement il faudrait que la lutte contre l'obésité et le surpoids devienne un enjeu politique en réalité comme il y a quelques années le changement climatique est devenu un danger politique voilà donc les raisons de ce bras de fer avec les industriels quelles sont elles parce qu'on pourrait se dire que au fond tout le monde a intérêt à y gagner j'ai rester sur le cas français même si on peut dire que c'est un problème qui est de plus en plus mondialisé l'industrie agroalimentaire c'est la première industrie en france avec un chiffre d'affaires de 180 milliards d'euros près de quatre cent trente mille personnes qui travaillent dans ce domaine donc c'est un poids absolument impressionnant et face à un tel poids c'est assez difficile effectivement d'imposer une vision purement sanitaire des choses ils vont vous imposer là au delà la loi économique c'est quelque chose qu'on retrouve d'ailleurs je ne quitte parenthèse donc dans plein de scandales sanitaires en france moi j'ai travaillé sur l'amiante il ya vingt ans c'est exactement pareil enfin je veux dire on mais l'argument économique face à l'argument sanitaire en dix ans les emplois les emplois et si ça laisse des gens sur le côté on s'en préoccupe pas trop bon bref donc en france je voudrais quand même dire que la marque la plus vendue ceerta donc ses marques du groupe nestlé donc c'est les petites saucisses c'est le jambon enfin bon que des choses a priori aujourd'hui qu'on recommande pas trop dans des recommandations officielles mais bon voilà et c'est un fait donc c'est un vrai rouleau compresseur quand je faisais mon enquête dans les années 2010 il était aussi très difficile de trouver des scientifiques des médecins des nutritionnistes qui ne soient pas financées par l'industrie agroalimentaire des gens indépendants ça a été très très compliqué d'en trouver on peut dire que depuis une bonne quarantaine d'années la puissance publique à laisser l'industrie agroalimentaire s'approprier de façon insidieuse une bonne partie de la prévention par l'alimentation et notamment en intervenant dans toutes les sphères de la société et moi j'irai dans les écoles à commencer par les écoles et ça commence avec le fameux verre de lait avec le sucre dans les années 50 qui était une commande du lobby agricole qui n'avait rien à voir avec les effets sur la santé des enfants donc il ya un très très bon livre là-dessus d'ailleurs que je vous recommande de thierry souccar qui s'appelle les mensonges et propagande et qui raconte très très bien comment justement l'industrie c'est vraiment appris à prix vraiment de plus en plus de poids dans la sphère publique et notamment dans l'éducation je parle même pas de tout ce qui était sponsorisé par le lobby du sucre etc pour les enfants enfin bon il ya énormément d'exemple j'ai pas j'ai pas tous les développer la met enfin en tout cas ça fait ça compte et c'est très symbolique est très symptomatique de ce que de ce qu'on vit depuis une bonne quarantaine d'années et puis donc la manière de concevoir les produits elle aussi elle s'est de plus en plus complexifiés est donc là aujourd'hui donc je vais pas revenir sur les aliments ultra transformés dont parlait tout à l'heure loïc m'enfin c'est vrai qu'aujourd'hui il ya deux manières de transformer les aliments il ya cette manière donc on reconnaît pas du tout les ingrédients cédér combinaison d'aliments on va dire que les barres chocolatées ou les sodas ou les yaourts à boire sont concernés et puis d'un autre côté il ya les plats préparés industriel avec toutes sortes d'additifs et donc là aussi je vous envoie sur le livre d'anthony phare des haltes aux aliments ultra transformé qui est un formidable plaidoyer justement et qui montre très très bien comment ça marche lui même d'ailleurs anthony fardet recommande de ne pas dépasser 15 % d'aliments ultra transformé par jour c'est à dire en gros 2 et 2 ça va très vite je veux dire à une du pain de mie par exemple d'une marque bien connue c'est un aliment il sera transformé donc ça va ça va très très vite et puis je vais amener ce ce paquet de biscuits que beaucoup d'entre vous connaissent je vais pas citer la marque mais enfin je pense que je pense que vous la reconnaîtrez je pense qu'en tout cas vos enfants la reconnaîtront c'est le biscuit le plus vendu au monde ben et si vous lisez l'étiquette alors c'est un peu la terreur des nutritionnistes il ya 99 % de gras et de sucre il ya 1 % de protéines et je ne sais pas ce que c'est mais je voulais amener parce que c'est surtout un modèle de marketing alimentaire parce qu'en fait une spécialiste du marketing qu'on avait rencontré nous avez très bien expliqué à quel point la texture de ce gâteau est un modèle alors c'est une combinaison de craquant du biscuit avec la crème et puis tout ça se mélange et procure une véritable sensation et donc nous avions appris un mot que connaissent très bien les gens qui font du marketing alimentaire qui est le mot pas la table alors ça c'est le mot clé c'est à dire que c'est le mot en fait qui signifie quand on mange ça on a envie d'en reprendre et donc là dessus évidemment les gens qui font du marketing alimentaire il travaille énormément là dessus vous imaginez bien et ce degré de plaisir donc libéré par la mastication il vient pas de nulle part il est optimisé par une combinaison de matières premières mik on sait que certains additifs certes un exhausteur de goût et bien sûr la fameuse combinaison sucre sel gras tout ça c'est une véritable bombe qui est étudié pour donner envie d'y revenir donc même si nous on est plein de bonnes intentions même si on sait que le gras le succès pas bien qu'il faut pas manger ben voilà on en mange quand même parce que tout est fait pour ça et il est très difficile de résister à cette pression invisible est bon je parle de des biscuits je parle aussi aussi tout ce qui est agent cement dans les supermarchés qui sont faits pour attirer les enfants notamment en étant certes les biscuits à leur niveau et c'est bon tout ça c'est des méthodes qui commencent à être connues mais bon qui marche toujours très bien et donc pour la petite histoire cette personne qu'on avait interviewé qui travaillait pour les industriels je vous garantis quels le midi elle mangeait bio bon j'ai pas de ça donc on a eu aussi des études très scientifiques très sérieuses qui ont montré que le sucre a les mêmes effets sur notre cerveau que certaines drogues comme la cocaïne est donc dans notre fine là on va passer bientôt l'extrait 2 donc jeudi au fonds de se préparer notre rémy mon co réalisateur qui était très gourmand avait servi de cobayes et il avait fait une irm en buvant amis tchèques et vous allez voir ce qui se passait avec son hit chèque on avait tourné ça aux états unis près de san francisco donc c'est l'extrait 2 après 45 minutes de test les zones du cerveau activées par le sucre apparaissent à l'écran je veux voir si je suis un vrai gros on va regarder les images où vous avez reçu le milk shake parce que mon cerveau salut oui il ya des zones qui s'active quand les gens consomment des produits savoureux c'est le cas ici on voit vraiment la zone de récompenses qui s'allume alors là ça veut dire que ça va plus oui oui ça vous a plu donc je suis je suis un drogué non pas du tout je peux comparer votre irm à celles de quelqu'un qui est vraiment dépendant à la nourriture il ya une grosse différence ça c'est vous et ça c'est quelqu'un qui est vraiment dépendant à la nourriture il y a une grande différence et comme pour vous sa zone de récompenses a été activé mais dans des proportions incomparable toutes ces zones de récompenses allez rallumer alors pour vous la dépendance à la nourriture ça existe tout à fait oui avec l'imagerie cérébrale vous ne pouvez pas vraiment le cas chez voilà donc tous ceux qui travaillent sur l'alimentation et les moyens de capter le consommateur sont évidemment tout à fait au fait de ces études et les services scientifiques des industriels de l'agroalimentaire sont évidemment très très performant nous on a vu beaucoup de mal à avoir des gens d'ailleurs personnes dans les cinq firmes majeur de l'agroalimentaire n'avait voulu répondre à nos questions et il ya une espèce de culte du secret un véritable secret défense alors on va essayer d'être un peu plus optimiste chez actuellement en train de préparer un autre film sur l'alimentation je dois dire qu'il ya une petite évolution d'abord parce que l'information finissent par sortir et les problèmes de conflits d'intérêts aussi aujourd'hui par exemple les experts de l'agencé nationale pour la sécurité sanitaire des aliments donc l'un d'eux c'est ce qui fait de la veille scientifique et sanitaires les experts sont donc tenus de donner leurs liens avec les industriels ce qui n'était pas le cas avant bon dans le discours boutry sionnel dominant les végétariens ne sont plus considérés comme des illuminés en cas de moins en moins alors que je peux vous dire qu'il ya dix ans c'était pas du tout le cas les régimes un peu alternatif on diminue notamment les produits laitiers ne sont plus considérés comme une aberration c'est par des gourous chose que j'ai souvent entendu de la part des médecins dits traditionnels qui d'ailleurs souvent été liés à l'industrie laitière base il ya un petit peu plus d'ouverture et puis idem du côté du du plan national nutrition santé dans les recommandations reflètent de plus en plus cette tendance commence timidement à préconiser notamment une diminution de la ration hebdomadaire de viande rouge puisque des études montrent effectivement le lien entre cancer et une consommation quotidienne de viande rouge donc voila et puis le nutrisse corps dont on parlait tout à l'heure qui est un logo à cinq couleurs qui enfin est homologué après ce logo n'est pas obligatoire et aujourd'hui seulement une cinquantaine d'industriels sur 16000 en france ont accepté de la poser et puis évidemment les grosses multinationales combattent ce logo est elle même d'ailleurs elles ont leur c'est beaucoup plus commode on imagine bien et puis enfin les industriels de l'agroalimentaire se sont totalement approprié les codes de l'alimentation saine donc pour le meilleur et pour le pire là je vois que mon temps de parole est écoulé donc je ne vais pas développer tout ça mais bon moi j'ai envie de dire dans le doute en tout cas quand on fait les courses au supermarché abstenons nous c'est la meilleure chose à faire et essayons de consommer des produits bruts je pense que c'est juste du bon sens voilà je n'irai pas plus loin je m'arrête là merci beaucoup sylvie de nous avoir fait partager votre travail de documentariste sur cette façon de nous vendre cette malbouffe alors voilà on va maintenant faire la transition avec l'exposé de de natacha sur sur l'agriculture bio ce que je vous disais dans le propos liminaire c'est que ce modèle dont nous parlait sylvie qui est un modèle industriel implique une standardisation aussi de la production et donc c'est comment on peut imaginer de faire autrement que ce modèle qui est aujourd'hui le modèle dominant et puis surtout ce qui me paraît intéressant dans ce que va nous présenter natacha c'est toute la plus value que nous apporte ce modèle alternatif qui est celui de l'agriculture biologique ou natacha je vous laisse la parole à tous et donc que j'ai offert une présentation en duo avec la régie merci d'errance alors je vous présenter une étude merci de m'avoir donné la possibilité de présenter ici cette étude qui nous a été commanditée donc ally tabs l'institut technique de l'agriculture biologique avec l'appui scientifique de l'inra l'institut national de la recherche agronomique donc avec mon collègue coauteur de l'étude mark benoît en particulier donc on a c'est une étude qui nous a été confiée par l'ancien ministre de l'agriculture stéphane le foll qui lui-même avait été interpellé par le gène nt par le sénateur joël labbé donc c'est une étude qui vise à quantifier et chiffrer les externalités de l'agriculture biologique en fait comme l'a rappelé précédemment en propos liminaire le heat prud'hommes l'idée c'est de dire voilà les externalités la rupture conventionnelle un regard qu'elles sont les externalités fournis par la culture convention biologique donc juste pour être d'accord sur ce dont on parle quand on parle d'externalités donc toute activité de production génère des effets des impacts donc qu'ils peuvent être visibles ou moins visibles qui peuvent être direct avec via des riverains ou qui peuvent toucher plus de manière plus lointaines l'ensemble de la planète avoir des effets plus globaux on parle donc d'externalités négatives en termes d'impact donc on a des victimes qui subissent des externalités ou en fait les externalités positives donc aux aménités et en agriculture on nous parle de services rendus services environnementaux notamment services rendus donc je vais vous présenter rapidement aux trois types de d'externalités environnementale sociale donc sociale en la santé humaine bien entendu le bien-être des animaux et les performances socio économique on sous-entend la les créations d'emplois alors des économistes indiquent l'emploi en tant que telle n'est pas une externalité tout ce qui est un marché de l'emploi mais comme le marché l'emploi est défaillant on peut considérer effectivement la création d'emplois comme étant une performance socio-économique une externalités positives lorsqu'il ya possibilité de l'offre d'emploi on a procédé par donc différentiel d'externalités entre agriculture conventionnelle et biologique sur la base en fait de revue de la littérature scientifique donc on n'a pas recueilli des avis d'experts on s'est vraiment basé sur des articles publiés dans des journaux avec relecture par terre donc pour comparer ces externalités donc il nous a fallu faire tout un travail déjà de quantification des externalités et on a regardé donc à partir du cahier des charges de l'agriculture biologique que vous c'est mais je rappelle rapidement donc pas de pesticides de synthèse stade henri de synthèse et limitation du recours aux antibiotiques et aux additifs donc on a regardé finalement ce que ce que ce cahier des charges permettait de limiter voire d'éviter complètement en termes de pollution et en terme donc d'impact sur la santé au delà du cahier des charges l'agriculture biologique est caractérisée par certaines pratiques qui sont en moyenne davantage observées en bio par rapport au conventionnel par contre effectivement elles sont pas spécifiques on a deux enfants semblent la bio skis et non bio qu'on appelle communément la culture conventionnelle mais qui sont très variables en leur sein c'est une vraie difficultés méthodologiques pour comparer ces deux ensembles sait qu'on va avoir des systèmes herbagers conventionnelle très proche de pratique bio on va avoir les pratiques bio plus intensive on va avoir vraiment un gradient de ce qu'on appelle l'écologisation des pratiques donc on a essayé de montrer ce qu'ils étaient des pratiques moyenne pour en rendre compte au niveau des six déchiffrage économique on était donc un des attendus d'études on s'est basés donc sur pour avoir un socle commun de comparaison on a rapporté les montants des chiffrages de la littérature à un hectare de grandes cultures c'est pas pour stigmatiser plus particulièrement les grandes cultures mais c'est parce que les grandes cultures effectivement une emprise foncière considérables et donc représentent 60% de la consommation globale en france de pesticides pour les externalités négatives au chiffrage on a pondéré par rapport à un indicateur je rentre pas dans le détail méthodologique nom pourrait revenir si vous le souhaitez donc je vais vous passez en revue donc sur des externalités environnementales donc tout d'abord la biodiversité donc et les services écosystémiques rendus alors vous savez vous avez c'est très médiatisé donc je pense que vous êtes alerte sur ces questions là on a des déclins de population de faune notamment de faune emblématique des milieux agricoles les oiseaux spécialistes ces milieux les abeilles sauvages mais également des insectes il faut retenir qu'on a une baisse à peu près de 50% dans un quart de siècle le dernier quart de siècle du donc de 2 c de ces populations on connaît les impacts on sait que les pesticides ont des impacts sur la faune ils ont des effets multiples en fait ont ils ont des effets létaux donc y vont entraîner la mortalité de certaines populations et des effets dits non létaux c'est à dire qu'ils vont affecter les comportements et la reproduction par exemple sur des abeilles les abeilles vont être affaibli et donc voit d'autant plus sensibles à certains ravageurs et donc on se rend bien compte que l'impact des pesticides est difficile à chiffrer à pouvoir isoler stricto sensu on parle des faits propres on a du mal à ajustement évaluer cet effet propre puisqu'on a finalement un déclin multifactorielle qui est même en synergie c'est à dire que des populations fragilisées vont être d'autant plus fragilisée à des ravageurs on a également différents facteurs combinés qui joue notamment la simplification de la mosaïque paysagère la disparition d'habitats pour la faune en bio les systèmes sont plus diversifiés que ce soit actuellement aujourd'hui donc ça c'est là ce sont les statistiques officielles agreste qui indique donc plus d'ateliers sur les fermes plus de deux cultures mis plus de cultures intercalaires intermédiaires et on a regardé en termes de service rendu donc par la biodiversité le service de régulation de logique donc c'est toute la faune auxiliaire qui vient donc réguler par rapport aux ravageurs on vous avez peut-être entendu parler parce que cet été ça a été beaucoup relayé tout récemment encore dans même la presse générale généraliste donc le service de régulation ressort comme accrue en agriculture biologique à partir d'une méta-analyse donc il regardait un très grand nombre d'études d'autres travaux précédents ont montré que effectivement la bio joue mais ce qui est vraiment fondamental sur la biodiversité c'est la moselle paysagère ce sont les infrastructures agro écologiques sur la pollinisation donc il ya un délai d'un des services rendus par la biodiversité très important on en a parlé déjà précédemment des travaux scientifiques ont montré qu'elles étaient favorisées en bio alors pour aller jusqu'aux chiffrage économique et proposé un montant en euros ou quoi que ce soit on alignera proposant qu'un inventeur c'est un méta programme qui a travaillé sur cette question de la pollinisation et qui a proposé un montant de 22 milliards d'euros pour le service de pollinisation alors ça paraît énorme 22 milliards d'euros en fait ce qu'ils ont fait c'est que chaque espèce un ratio de dépendance à la pollinisation donc les grandes cultures ne sont peu ou pas dépendantes de la pollinisation mais chaque espèce a un ratio de dépendance et ils ont affecté la valeur de la production de chacune de ces espèces pour arriver à ce montant donc pour autant on a du mal à pouvoir dire voilà quelle est la part économiser du déclin des abeilles ou de la paire d'oiseau on a des économistes qui est 5 d'attribuer des valeurs à la vie d'un oiseau à la vie de poisson donc c'est des économistes qui se passe par les méthodes qu'on dit donc de préférence de consentement à payer c'est des méthodes qui ont pas mal de billets en fait on sait que selon l'échantillon qui va être enquêter les personnes devraient être plus ou moins sensibles à la question environnementale est donc les réponses sont pas être identique donc on a dit on a pas aller plus loin sur ces questions là sur le volet 2 sur le volet aux errances mercy âgée en discussion sur le volet 2 sur la valeur de l'eau voilà donc merci c'est cdu une des valeurs la plus étudiée aujourd'hui la question de la qualité de l'eau avec de nombreuses références donc on sait et ça fait consensus qu'il y a des résidus de pesticides qu'on trouve largement dans les cours d'eau dans les nappes on a également des nitrates le problème des nitrates et donc des travaux là du cnrs ont indiqué sur le bassin parisien dans des systèmes de grandes cultures en fait que la bio les systèmes de grandes cultures bio permettait de limiter la lixiviation à nitrates de 30 à 40% par ailleurs vous en faites un document récent indique également d'un point de vue économique une gestion curative finalement ne saurait constituer une solution durable car elle est plus onéreuse en fait que dès qu'une gestion préventive donc si on rapporte les coûts de traitement de dépollution de l'eau et les coûts d'évitement si on les rapporte à l'ensemble des hectares de grandes cultures en france donc ça représente un coût moyen de 20 à 46 euros l'hectare par contre si on rapporte ces coûts de dépollution de traitement aux aires d'alimentation de captage qui sont déserts à enjeu au évidemment le montant on est bien entendu supérieur et donc on est entre 50 et 300 euros de l'hectare par contre il faut souligner que ces coûts de traitements ne sont pas complètement évité si les conversions la grille tueur biologiques sont diffus sur un territoire parce qu'on a besoin d'avoir un effet masse pour ne plus avoir à traiter l'eau sur un bassin de captage une aire d'alimentation de captage sur la diapo sur le sol je passe donc au compartiment sol on sait effectivement qu'un quart aujourd'hui des sols mondiaux sont dégradés dont près la moitié des sols agricoles sous l'action de trois types de dégradations physiques biologiques et chimiques en bio la plupart des travaux indique effectivement qu'on à de moindres érosion de moindres toxi fication - d'autorisation mais pour autant on a du mal à donner une quote part de moindre dégradation puisque ça va dépendre énormément des pratiques de la couverture des sols pour limiter l'érosion et c'est au niveau du chiffrage économique la haye fao donc indique 1 1 milliard d'euros de pertes en grains annuellement par rapport à ces pertes de sols érosion sans compter les facteurs liés à la perte de biodiversité liés à ces sols par contre on n'a pas pu aller jusqu'à du chiffre ajustement de ses moindres érosion et du bénéfice de la culture biologique même si on sait que là le bénéfice existe en termes de service rendu à chaque fois il ya le moindre impact négatif et donc les services rendus bien entendu sur la question du climat c'est un des enjeux qui est très mise en lumière le service de séquestration du carbone dans les sols on sait qu'en bio les systèmes favorise donc pour la fixation symbiotique des légumineuses dans les successions culturales et donc on a des parts de prairies qui sont supérieures par rapport aux céréales donc par exemple moins de maïs ensilage et tous ces traits rives ont favorisé donc des taux de stockage de carbone plus important globalement en bio et on peut aller sur des valeurs sûres la valorisation économique et chiffré ce stock de carbone plus important si je passe je la diapo suivante sur les gaz à effet de serre donc on reste dans la question du climat est également plus globalement la consommation des ressources peut ou non renouvelable donc les émissions de gaz à effet de serre pour la bio si on compare donc dans la littérature on a selon les travaux de forte variabilité seront les productions selon les situations ce qui est ressort en tendance en synthèse c'est que à l'hectare la bio est régulièrement meilleurs voire quasi systématiquement meilleur que lacan conventionnelle par rapport à ces émissions par contre comme la bio à des questions de deux niveaux de productivité inférieure des rendements finalement la bio perd un peu son bénéfice lorsque les émissions se rapporter aux kilos de produits et donc selon les études on peut se retrouver des résultats bio comparables ou parfois inférieures l'agriculture conventionnelle en termes de consommation de ressources pour l'énergie on a la même analyse que pour les gaz à effet de serre et pour le phosphore on l'a mentionné parce que c'est un problème qui est qui et comment je dirais à la bio à l'agriculture conventionnel on a une vraie dépendance à cette ressource là qui va cependant le problème de l'utilisation va se poser des chercheurs indiquent qu on a une visibilité à assen temps sur le phosphore en termes de ressources foncières la gelée souligné en rouge effectivement vous voyez que c'est la question des moindres rendements qui revient régulièrement dans les débats dans les controverses vous avez 100 du temps si vous êtes intéressés par ces questions entendu parler de nombreuses conférences la bio peut-elle nourrir le monde et c'est donc en fait c'est assez c'est lorsque l'approché linéaire et qu'on dit moindre rendement manière assez directe on dit voilà finalement pour produire une même quantité il va falloir plus de surface mais il nous semble on n'est pas les seuls au niveau des différents chercheurs qui travaillent sur des scénarios des prospectives et philippe en parlera davantage qu'il nous faut élargir le périmètre d'analysé c'est à dire pas uniquement considéré à l'hectare de grandes cultures bio versus conventionnel mais vraiment prendre en compte l'évolution du mode de caumont sommation les questions de gaspillage d'autres usages des sols et justement pour re faire référence à la cohorte bio nutrinet qui a été précédemment cités donc les faux sites et là l'équipe donc du professeur espère et la coordination de cette enquête bionique fenêtres par emmanuel saez guyot qui travaille justement sur de longue date sur la question de la qualité de l'alimentation et donc des impacts santé à régime égale une consommation bio générerait + 18 % d'occupation des terres mais on le verra tout à l'heure le régime alimentaire bio est souvent revues reconfigurer est aujourd'hui en l'état avec le régime alimentaire actuelle bio une consommation finalement bio générerait une occupation de terre plutôt diminué de 18% du fait d'une moindre par carnet dans les régimes on va passer au volet santé donc deuxième grand volet donc d'externalités en fait donc notamment la question des pesticides qui est souvent sur le devant de la scène c'est un problème complexe en fait parce que finalement nous sommes globalement exposés à de multiples polluants chimiques pas seulement des pesticides mais effectivement de l'industrie dans nos bld en voilà donc c'est très difficile de pouvoir isoler un composé chimique et dire voilà c est par ailleurs par rapport aux pesticides on est également exposée par différentes voire qu'elles soient orale l'alimentation percutanée via la peau respiratoires donc on est vraiment un phénomène complexe donc on a des effets dits de toxicité aiguë qui sont relativement faciles à appréhender puisque effectivement ils sont plus immédiats mais on a des effets dits d'exposition chronique pour lesquelles on a vraiment des difficultés d'établir des causalités avec notamment dû au fait du caractère multi factorielle des maladies et des effets retard c'est à dire que la symptomatologie symptô logis va être décalés dans le temps par rapport à l'exposition pour autant on a donc le gros rapport de l'inserm de 2013 qui a montré des liens entre l'exposition à certains familles de pesticides et certaines maladies professionnelles donc c'est suite à ce gros travail d'experts qui a été publié en fait que la maladie de parkinson et un lymphome le lymphome non hodgkinien été reconnue par la msa en tant que maladie professionnelle pour la population générale donc lancé ce qui travaille justement sur ces questions de risque avait identifié donc cette résidus en 2014 de pesticides pour des risques chroniques 17 pour les risques aiguë et entre temps depuis 2014 certains de ces pesticides ont été retirés interdite on a de nombreuses études récentes notamment de l'inra qui montrent des effets cocktail qui explicite comme le fonctionnement de ces effets cocktails alors les effets cocktail qui ont été aussi évoquées pour les additifs en tout cas pour les pesticides chacune des molécules en fait mis en commun voit voix des on observe des effets qu'ils sont finalement plus importants que ceux de chacune des molécules donc ça a été prouvé par une équipe de l'inra à toulouse est également les effets faibles doses sur les perturbateurs perturbateur endocrinien on pourra y revenir si vous souhaitez pour le calcul des coûts les coûts pour la société donc on a des coûts directs de prise en charge par exemple de ces maladies professionnelles mais on a des économistes qui propose de rajouter en fait aux coûts directs et indirects liés aux pertes de productivité ce que les économistes appellent la valeur de la vie statistiques humaine est alors bien entendu donc ça cette valeur c'est une valeur qu'une société consent pour éviter un décès c'est à dire pour éviter un mort donc c'est des valeurs élevées entre 3 et 8 millions d'euros par décès et qu'ils vont jouer un fort poids dans les calculs de ces montants donc je vais pas rentrer là dans le détail sur le deuxième volet sur l'antibiorésistance donc au moins 50% des antibiotiques dans c'est un problème majeur aujourd'hui qui monte en puissance un que dans nos sociétés notamment occidentale est très liée à la question de lentilles bure et de l' usage des antibiotiques dans le monde au moins 50% des antibiotiques sont destinés à l'élevage on sait qu'en bio les systèmes consomme moins donc avec des références la cité sur des systèmes conventionnels qui ont un usage accru de traitement allopathique dont les antibiotiques est donc là le bureau environnementale de la commission européenne a fait une estimation en fait du surcroît de décès liés à cette problématique de l'antibiorésistance et donc ils ont annoncé 25 mille morts prématurés liés parce qu'on pouvait pas les soigner donc par an au sein de l'union européenne si on regarde les coûts générés par rapport à cette mortalité et que l'on rajoute la valeur de la vie statistiques avec un son sa base inférieur de 3 donc doc 3000 3 millions d'euros pardon on arrive pour la france rapporté à sa population à 10 milliards d'euros par an donc donc à noter que ces voix là on a mis en fait des montants qui était de valeur de la vie statistiques qui sont des valeurs on pourra en rediscuter qui sont pas des coûts pris en charge par la société met des coups pour éviter des décès ensuite pouvoir dire bon ok la bio tu utilises moins d'antibiotiques donc on va potentiellement être confronté à - d'antibiorésistance mais par contre les chercheurs qui travaillent sur le concept de one une santé globale on est en lien étroit avec donc les animaux en fait indique que le transfert des résistances entre les bactéries animale humaine existe mais on peut pas les chiffres et de manière précise donc on pourrait pas aller jusqu'au bout du calcul troisième volet la question au niveau de la transformation on passe donc sur les intrants additifs je rappelle au niveau de la réglementation donc en bio seuls 50 a dit y sont autorisés contre les 320 additifs du conventionnel donc sans entrer dans le détail de tout cette revue de littérature qui a été faite par mon collègue spécialiste de la transformation à l'itab les colorants synthétiques en fait en bio je rappelle juste que les colorants donc sont interdits sauf pour quelques fromages traditionnels on a des éléments de la littérature qui montrent des effets sur certains troubles de l'attention pour des enfants qui serait sujet à l'hyperactivité et on a également une étude qui montre des questions de réactions allergiques pour un des colorants synthétiques en termes de consommateurs conservateur donc des études sur le benzoate de sodium indique jeu in vitro donc sur des habits possible de souris des impacts donc sur le phénomène de satiété donc par rapport à l'obésité donc là le stockage des graisses et ce mécanisme est également décrit à l'échelle humaine en conclusion de ce grand volet sur la santé finalement que ce soit lié aux pesticides lié effectivement aux antibiotiques aux additifs à tous ces intrants on voit effectivement qu'on a des externalités négatives on a du mal à pouvoir les chiffrer on voit vite que si on utilise des valeurs comme la valeur de la vie humaine statistiques on a tout de suite des montants au déchiffrage les plus élevés en milliards d'euros mais pour lesquels les certitudes sont grandes c'est à dire aujourd'hui on peut pas dire les pesticides vont donner tant de pourcentage de cancer en plus les spécialistes qu'on a interrogés nous disent aujourd'hui on peut pas le faire on sait que pour le tabac à fumer va accroître d'un facteur 50 % le risque de développer un cancer du poumon sans le sec et aujourd'hui on peut pas aller sur des choses précises comme ça en termes de bénéfices sur l'alimentation donc les qualités nutritionnelles sont renforcées dans certains cas plus de certains composants en antioxydants et nutriments et on a également en fait pour les bénéfices par rapport à une alimentation bio évidemment je reprends la corde vieux nutrinet qui est vraiment une cohorte exemplaires en france donc ils ont pu s'est basé sur le volontariat c'est les consommateurs qui sont donc c'est une science participative et donc des catégories de consommateurs plus ou moins bio et donc les chercheurs qui ont traité ces données se sont rendus compte donc l'équipe de manuel caisse guyot qu'en 2013 donc à partir du traitement de toutes ces données finalement les agriculteurs consommateurs bio étaient ceux qui présentaient le moins d'obésité et le moins de maladies cardiovasculaires associés et se sont rendus compte également en fait que c'était des changements très systémique c'est à dire que le consommateur bio celui qui mange beaucoup d'oeufs bio ne se faisait pas une simple substitution remplaçait pas une pizza surgelée du conventionnel par une pizza surgelée bio et qu'ils avaient vraiment ils ont vraiment des régimes alimentaires plus proche justement des recommandations du pnns c'est à dire plus de fruits et légumes plus de produits bruts moins de transformer moins de sodas - 2 voilà deux salles etc et ils ont également des modes de vie puissance c'est-à-dire plus de sports extra puisque en fait l'enquète elle intègre également des composantes sur les modes de vie donc cette étude est là elle a suscité beaucoup de deux débats parce que certains disaient oui mais alors finalement les obésités la pathologie c'est plus le régime alimentaire que vous testez et donc en 2017 ils ont restructuré toutes les données pour voir un régime équivalent puisque effectivement les régimes alimentaires en bio était également plus en un régime équivalent ils ont trouvé donc là on passait un effet propres de l'agriculture biologique qui existe malgré tout et même la précédente étude de 2013 montre effectivement que comme pour les agriculteurs le passage en bio est plus systémique c'est pas juste je remplace un produit j'ai plus le droit d'utiliser un pesticide par introduit que je peux utiliser en bio c'est plus globale on va concevoir des rotations et c est donc en pour les consommateurs c'est la même chose la dernière hypothèse effectivement sur leurs papiers de l'an passé il explique en tout cas il formule une hypothèse à savoir que ce seraient les effets perturbateurs des pesticides de synthèse sur le métabolisme qui jouerait sur l'obésité notamment et les maladies cardiovasculaires associés pour conclure dernière diapositives voilà désolé pardon donc le bilan de ces différences d'externalités bio et conventionnels vous verrez tout ça est en ligne sur le site de l'inra le site de litas beauvois globalement beaucoup de vert à part sur la question d'utilisation des terres et on y reviendra sur la question de transition et on a conclu notre rapport bien entendu que le soutien public à l'agriculture biologique était largement justifiée sur base de toutes ces externalités identifier je vous remercie [Applaudissements] merci pour cette présentation très complète on va aller un petit peu un cran plus loin j'allais dire mais ça a déjà été évoqué c'est effectivement comment on passe d'une alimentation bio vers une alimentation durable on déjà parler du changement de régime notamment vers des mes rations plus végétal et donc philippe je vais vous passez la parole pour nous exposer voilà comment on peut changer tout ça est notamment évoqué une échelle d'action qui me semble intéressant je pense que vous allez l'évoqué qui sont les projets alimentaire territoriaux qui allie aussi ce changement de rations alimentaires avec une relocalisation de la production cl oui oui donc je vais essayer de faire synthétique on est un peu des changes donc moi je travaille à cela gros qu'une association basée à toulouse qui a été créée en 1981 on est trente personnes à travailler on travaille surtout sur le développement des énergies renouvelables en agriculture et la relation agriculture environnement et c'est vrai que le avec nos travaux la conclusion aujourd'hui c'est que si on veut changer le modèle agricole faut changer le modèle alimentaire voilà ça c'est la conclusion majeure et qu'en fait l'alimentation est un véritable levier pour résoudre plein de plein d'enjeux qui soit notamment environnementaux mais aussi de santé publique notamment voir d'emplois voilà alors pour ça on a eu plusieurs plusieurs outils dans la besace depuis le temps qu'on travaille donc déjà on a on a conçu des outils pour évaluer les performances environnementales de l'agriculture qui vous a permis en travaillant avec l'inserm là sur l' enquête de nutrinet d'évaluer l'impact des régimes alimentaires des 36000 personnes qui avaient été enquêtés voilà je vous donnerai quelques résultats après on travaille beaucoup et qu'ils agriculteurs donc on a aussi ils connaissance des des systèmes agricoles qui sont performants notamment les bio mais pas que quoi ça dépend un peu ce qu'on regarde et donc on a en a mis en place une plate forme s'appelle osé l'agroécologie au met en avant des agriculteurs qui aujourd'hui mettre en place ces pratiques là c'est en fait les solutions techniques on les a déjà quoi elles existent déjà y compris l'alimentation que la question c'est comment on accélère comme en accélère tout ça alors l'autre point c'est qu'on a donc en fait en 2010 réfléchis un scénario c'est à dire qu'on s'est dit voilà ce que est ce que la transition est possible et donc on a on a modélisé tout ça jusqu'en 2050 en fait en partant de l'assiette alimentaire donc on part de la demande alimentaire et pas de la production agricole donc on a changé la sienne vous l'avez là donc on a modifié l'assiette alimentaire avec la connaissance qu'on avait des travaux déjà menés donc vers une assiette beaucoup plus végétal ce qu'en fait on passe de en gros 2 63 % de protéines veut animal actuelle en notre régime alimentaire a quasiment à diviser par 2 quoi donc en fait son switch et protéines végétales et animales quoi c'est à dire que avant consommer on va dire deux tiers protéines animales demain francs consommé deux tiers protéines végétales que voilà c'est un peu ça la base du un débat du changement avec en plus après majeur aujourd'hui c'est les pesticides et donc avec l'objectif quand même de réduire fortement les pesticides donc dans le scénario actuel on n'est pas à 0 pour semble enfin je pense que l'objectif en 2050 devrait être zéro pesticide donc nous on est un facteur 4 ont réduit de 75% en développement majoritairement l'agriculture biologique voilà donc le en fait avec cette vision systémique des choses en fait on arrive à tout résoudre parce que quand on vous dit carrie lecture biologique ne va pas nourrir le monde c'est vrai un si vous changez pas de régime et vous achetez tout en bio les mêmes produits forcément comme la bio produits mois à l'hectare il va falloir 6 millions d'hectares de plus en france on les a pas donc c'est pas possible donc les gens veuillent ça marche ou pas ce problème c'est que quand on étudie donc town en vitrine est des consommateurs réels actuels qui consomment des produits bio par semaine à 100% mais qui consomme beaucoup de produits bio on s'aperçoit que ces gens là ils ont déjà fait voler un régime alimentaire qui correspond comme l'a dit natacha quasiment à recommandations du pnns est en fait qu'ils sont les consommateurs de 2050 donc les consommateurs 2050 il existe déjà aujourd'hui voilà donc en fait tout ça tout d'un coup devient relativement transparent et est donc le scénario qui est à la fois donc de changer le régime alimentaire et de changer les pratiques agricoles abouti à l'objectif actuel qui est de réduire par deux les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture sachant qu'il faut réduire par quatre pour la l'économie française mais à la culture par quatre c'est quasiment plus de vaches donc pour l'instant on est un facteur 2 voilà donc ça on y arrive on arrive à réduire les pesticides on va là et alors côté santé donc ça a été relativement bien dit je reviens pas mêler toutes les études sortent de plus en plus ça il y en a une prochaine qui va sortir sur due au cancer le en fait ce qui ressort que les études c'est qu'en fait là donc il ya un effet il ya un effet forcément régime alimentaire il ya un effet bio voilà donc ce n'est pas facile de distinguer les deux enfin l'intérêt comme dabio c'est qu'il ya plus de pesticides donc plus de pesticides perturbateurs endocriniens et partir de rien on sait que c'est un lien direct avec l'obésité le diabète est donc derrière les médias cardiovasculaires et les cancers voilà alors donc nous l'assiette vous l'avez là donc c'est exactement ce qu'il a été dit c'est plus de fruits et légumes plus de céréales notamment complète et puis moins de deux produits animaux se soient les produits laitiers ou que ce soit de la viande et puis un peu moins d'alcool quand même même si on ne regarde un peu alors si tu peux passer un diapo suivante alors le voile et celle d'après elle à merci arrivé alors le le gros enjeu quand même on attend celle d'avant excuse moi le la grosse difficulté en alors cette diapos là et montre le l'enjeu des gaz à effet de serre vous voyez que le climat est en train de changer un stan et c'est l'europe du nord qui a été particulièrement impacté donc un véritable enjeu de réduire les gaz à effet de serre ce qu'il faut savoir c'est que la filière alimentaire en france et 35 % des gaz à effet de serre donc c'est à dire plus d'un tiers comme il faut diminuer divisé par quatre oui avec si vous touchez pas la fière alimentaire ne peut pas y arriver quoi d'accord donc et pourquoi cette fière alimentaire consomment et même beaucoup il ya l'effet de serre c'est essentiellement à cause de la consommation de produits carnés et laitiers puisque le lait est fait à partir de vache puisque rien que le légal effet de serre des produits laitiers de la viande c'est quasiment pas loin de 90 % des gaz à effet de serre 85-90 donc essentiellement à cause du met année et du n2o le co2 pesant beaucoup moins d'agriculture voilà donc alors ce que vous voyez là ça tous les travaux un an concorde c'est qu'on fait puis vous allez les régimes à forte consommation de viande vers un régime à forte forte part de protéines végétales va plus vous diminuer les gaz à effet de serre voilà donc le régime je pense aujourd'hui le régime alimentaire est peut-être lé principal levier aussi importante les transports pour réduire les gaz à effet de serre le problème c'est que souvent ça échappe de tous les plans nationaux parce que les gens sympas 3 comment aborder cette question de plan alimentaire alors ils n'abordent pas l'agriculture en fait c'est par l'alimentation alors le plus extrême lasser c'est vraiment très forte consommation de protéines végétales et en plus élimination de toutes les surconsommations parce que la français consomment trop de calories trop de protéines donc c'est vrai que si on réduit cette surconsommation là forcément on va très loin alors ce régime là pour l'atteindre je pense que qu'on est encore complètement prêt donc nous on est entre les deux pour l'instant sous une sorte de régime flexitariens kiné qui permet quand même alors vous voyez qu'on n'est pas un facteur 2 mais les chiffres qui sont là tiennent pas en compte des pratiques plus vertueuse qu'on pourrait développer d'ici 2050 c'est-à-dire un paquet mesurer là c'est avec les l'impact de l'agriculture actuelle est pas d'agriculture qui pourrait venir demain qui sera normalement plus performantes alors je vais commenter à la diapo suivante celle là elle est intéressante alors c'est les terres alors le en france en fait jusqu'à maintenant considéré que la france va nourrir le monde elle est à beaucoup de surface voilà en fait quand vous regardez de près j'irais que la france et est quasiment tout juste capable de se nourrir avec un léger allais-je excédera lent vous voyez bien quand même que le trait rouge le plus à droite montrent qu' il ya de la marge puisque finalement là pour se nourrir il faut moins de 4000 m² donc retenez que pour nourrir un français il faut un peu moins d'un demi hectare c'est à dire quatre mille mètres carrés on en dispose d'un peu plus mais en fait ce qu'il faut savoir c'est que l'agriculture ne produit pas que des biens alimentaires que des denrées alimentaires il ya quand même aujourd'hui à peu près deux millions d'hectares sont utilisés bat pour ses parents moelleux le coton fera pas le compte on sait qu'en france mais là on intègre éventuellement ce qui est produit ailleurs fait du caoutchouc vous avez l'énergie des agro carburants le tabac les fleurs enfin voilà tout un tas le lin et c'est donc en fait le disponibles voyez il est déjà restreint alors le problème c'est que dans un scénario de sortie du pétrole et des énergies fossiles il va falloir quand même consacré une partie de la biomasse pour des usages non alimentaires donc on sera toujours obligé d'avoir que ce soit pour l'énergie pour des des biens je prends moi le coton le lin tous les pour se vêtir etc alors après il ya un autre enjeu pour la france c'est que d'une part la population va augmenter on va passer à 72 millions d'habitants en 2050 et que parallèlement vous avez des terres agricoles qui se raréfie puisqu'on urbanisées aujourd'hui on perd l'équivalent de 70 hectares par an donc soixante mille hectares par an entre 2010 et 2050 ça fait quand même 2 4 millions d'hectares dont convient tout à l'heure j'ai retenu qu'il fait là demi hectare pour une personne ça veut dire que vous allez perdre de poids lourds est à peu près 6 millions de personnes voilà au régime actuel quoi donc en fait le centre le fait qu'on perd des terres agricoles et qu'on n'arrive pas à arrêter ce processus là même si un objectif de le ralentir on n'a rien on arrive toujours pas et paca est une région particulièrement vertueuse pour pour consommer les terres agricoles que la population augmente en fait la seule solution et poisson parce que les rendements agricoles n'augmente plus fins et la troisième variable aujourd'hui à les rendements baissent tacle il fondé du yo yo depuis à peu près de 1990 la seule solution c'est bien de changer le régime alimentaire donc c'est une nécessité pour les gaz à effet de serre de changer je réduis l'inter c'est une nécessité aussi parce que malgré que la france est une terre très productive etc n'ont pas forcément les surfaces pour tous mourir et en plus on a peut-être vocation quand même à exporter quelques céréales et légumineuses sur l'afrique du nord quoi voilà alors voilà donc on fait tout est un peu dans ce schéma là et on fait ce qu'on voit très bien c'est celle à la capacité en changeant régime alimentaire de résoudre ces problèmes là est donc aujourd'hui aller vers plus de végétal et plus de bio vous jouez sur le volet santé et vous jouez sur tout le volet environnemental et après vous jouez aussi sur le volet emploi parce que à développer des fruits et légumes si vous les reliques alizés et je vais passer sur les plates et si vous relocaliser une partie de la production en france et bien aujourd'hui pour produire pour faire vivre un maraîcher jolie vie sur un hectare quoi et là on a calculé que s'il fallait augmenter la consommation de fruits et légumes et les relocaliser en france on peut créer pratiquement 3 400 mille emplois en france quoi voilà donc il ya aussi ce côté là alors là derrière tout ça ce qu'on n'a pas abordé et j'ai terminé là dessus c'est on a dit il faut avoir cette vision systémique entre la consommation en terre les futurs messi faire en sorte que ça soit relocalisée dans la mesure du possible en france et près des lieux de production quoi donc ça c'est nouveau concept qui émergent en ce moment des plans alimentaires territorialisées c'est à dire c'est à l'échelle d'un territoire en général infrarégionales des communautés de communes des métropoles qui essaye de voir comment ils peuvent recoupe les îles on leur demande alimentaire qu'on peut évaluer en fonction du nombre d'habitants lors le régime à qui on peut faire évoluer le régime est finalement qu'est-ce que leur territoire produits et comment on peut re coupler cette production territoriale avec la consommation donc à la fois s'assurer que les produits sepa ou à le blé localement faire la farine lait consommé localement s'ils pourraient circuler un peu partout idem pour le lait et ses yaourts mais aussi faire évoluer agriculture du territoire pour essayer quand même de répondre un peu plus à la demande locale c'est à dire et souvent on tourne sur les problèmes de production végétale à la consommation humaine c'est-à-dire les fruits les légumes voire le pain la farine etc voilà donc ça il ya au moins une expérience sur quels mon travail qui à rennes donc rennes la ville de rennes et la métropole ça fait longtemps qu'ils s'intéressent à ce sujet là une dizaine d'années donc c'est vraiment les précurseurs et eux ils avaient l'intérêt aussi c'est sur cette vision systémique c'est qu'ils ont un gros problème sur l'enjeu au l'ille-et-vilaine et premier département agro industriel de france il ya plus d'emplois dans l'agroalimentaire que dans l'agriculture et donc ils ont un enjeu sur la pollution de l'eau par les nitrates et les pesticides mais aussi aujourd'hui un enjeu quantitatif à ce que la bretagne n'a pas de nappes souterraines et dont chloé superficielles avec le changement climatique avec l'augmentation de la population qui ira en bretagne et particulièrement autour de rennes c'est un enjeu majeur et donc ce qu'a pensé la ville de rennes c'est de jouer sur la commande publique mutualisés c'est à dire qu'en fait les collectivités 1 passe des commandes publiques notamment en termes d'alimentation mais pourquoi pas aussi en termes d'énergie aux matériaux et donc ils ont décidé de centraliser cette commande publique avec une centrale d'achat local donc avec tous les acteurs c'est à dire ça va des écoles et lycées les collèges et maisons de retraite les ehpad les universités qui a fait une énorme commande est en fait de bâches et de passer un marché de prestations environnementales avec les agriculteurs situés dans les zones de captage donc est une des zones très importante ce qu'il n'y a pas de l'aps et des grandes zones pour collecter l'eau et donc qui par sa marche et donc il sort de là ils peuvent comme ça re localiser la commande publique alors vous savez que le problème de de la commande publique ne pouvait pas étude la localiser quoi interdit dans le code des marchés publics mais à travers une prestation environnementale eh bien il arrive comme ça à faire que seuls les agriculteurs localisés dans les périmètres de captage peuvent répondre à cette commande publique ils peuvent rajouter un bonus et donc comme ça il espère aujourd'hui ils ont contre accusé que cinquante agriculteurs le dis c'est que directeur aille vers des pratiques plus vertueuse ce soit en bio en tout cas réduire les pesticides les engrais azotés et c'est de passer à 500 c'est à dire 25 % des agriculteurs ça c'est pour la commande publique et pour terminer ils ont aussi créé une marque terre de sources une marque privée qui sera géré par l'ensemble des acteurs pour s'attaquer au marché privé quoi c'est à dire que la marché public c'est la restauration collective mais le soir vous manger chez vous et finalement vous l'idée c'est que si vous achetez des produits avec cette marque là vous serez qui viennent de la zone de captage et donc en favorisant sable à demain votre eau coûtera coûtera moins cher et sera de meilleure qualité quoi voilà donc aujourd'hui le je pense que le il va falloir renforcer tous ces approches très systémique et relier la santé et l'environnement via toute la chaîne de l'alimentation et de l'agriculture voilà je vous remercie [Applaudissements] merci pour cette présentation intéressante surtout parce qu'elle est les prospectives ne dessine vraiment l'avenir de ce que devrait être notamment notre régime alimentaire alors avant de vous laisser la parole de faire une conclusion assez rapide moi je trouve très intéressant cette discussion autour de la lutte contre la malbouffe parce qu'on voit dans les présentations déjà que c'est c'est quasi un concentré de toutes les problématiques qui sont posées de tout ce qu'on propose aussi dans notre programme france insoumise l'avenir en commun c'est à dire qu'on parle aussi de bien sûr de changement du système agricole on sait ce que l'on préconise c'est pour ça que l'on que l'on que l'on milite c'est aussi quand on parle d'augmentation des salaires c'est pour acheter autre chose que de la nourriture low cost quand tu vois là on voit bien que la nourriture ça c'est un coup et on parlait aussi du revenu agricole c'est c'est c'est important et c'est aussi sortir de cette croyance que on nous assène que se nourrir finalement coup très peu cher non ça ça demande vraiment de 10 mètres une part de nos de nos ressources et ce que j'ai exprimée dans le propos liminaire sur ce budget des familles qui a vraiment baissé c'est aussi quand on parle de réduction du temps de travail aussi dans notre programme c'est à dire que il faut arrêter de perdre sa vie à essayer de la gagner parce que du coup on se condamne aussi à rentrer chez soi et à des heures pas possibles 7 jours sur 7 et puis pour nourrir ces gamins rapidement dans des couches et bien on prend un plat préparé et on a là on est plus une vie quoi c'est à mon sens donc il me semble que cette problématique de malbouffe est vraiment elle elle fait une synthèse dans notre assiette on a le programme l'avenir en commun en gros et c'est surtout aussi pour conclure et vu passer aux séances de deux questions c'est dire que on voit bien que ça dépasse notre simple bonnes volontés individuelles ça en fait partie des trois échelles je dirais d'intervention c'est l'échelle du citoyen mais aussi du milieu associatif et des élus mais le citoyen seul voilà ne pourra pas changer c'est donc une question on l'a vu je pense que c'est assez clair dans les propos c'est une question qui est éminemment politique voilà c'est quel choix ont fait quel choix de société qu'elle soit on fait demain pour notre façon de vivre et notamment de s'alimenter et de le produire nos aliments donc voilà je vous propose je sais pas il nous reste un petit peu de temps voilà on a quarante minutes on va prendre les questions par 3,4 et je sais pas si un micro qui est volant j'ai essayé de gérer les prises de parole alors on va peut-être il ya un micro qui est dispo oui il arrive alors on va essayer de démarrer alors excusé toutes les mains se sont levés à peu près en même temps je vais essayer de commencer par souci de parité par la dame a ouvert le jeune homme juste à côté et on va aller ainsi voilà comme ça d'une manière un peu géographique dans la salle je vois la jeune dame aussi au fond et essayer de faire s'il vous plaît des questions assez courte et précise qu on ait le temps de vraiment de répondre frustré en partant bonjour j'ai une question parce que j'étais un petit peu surprise d'entendre qu'une assiette de facto la culture bio il a demandé plus de surface que la culture conventionnelle parce que oui il semblait en regardant par la permaculture que au delà du cahier des charges bio à respecter et le lusage c'était aussi d'exclure un petit peu tous des gros engins agricoles qui pour moi nécessité d'avoir des nécessités devant d'écran de ranger e vide enfin pour vos laissez-passer les anges etc et il semblait au contraire en permaculture vous pouvez optimiser et avoir beaucoup plus de culture à l'hectare tu sais pas typiquement en regardant comment ça se passe dans la ferme du bec hellouin et du coup je suis surprise d'entendre ça donc voilà d'accord en question c'était une surface j'espère ma culture hockey jeune homme juste à côté on va répondre en train de les quatre premières on à répondre et on continuera ainsi tu bois suis désolé c'est 3 très content question c'est sur les indicateurs utilisés la première c est ce que dans le passage au bio quand on considère le rendement est ce qu'on prend en compte la réduction du gaspillage qui est inhérent justement au passage au bio on sait qu'un centre c'est 30 % de la nourriture qui casse pieds dans les procédés de fabrication le deuxième c'est est ce qu'on prend en compte les externalités positives de l'agriculture par exemple sur l'adduction des gaz à effet de serre je sais qu'en sylviculture la sylviculture permet d'absorber une partie des gaz à effet de serre donc est ce qu'on prend en compte dans l'agriculture également et la dernière lorsqu'on calcule les terres de surface utilisée pour l'agriculture est ce qu'on fait une différence entre ce qui peut être utilisé que pour des pâturages et ce qui peut être utilisée pour l'agriculture en terme général je pense à certains terrains dans les pyrénées où à part mètres des brebis par exemple on peut pas faire pousser des vidéos ou autres merci merci bien alors on avait le monsieur quitte en noir là et je vais prendre la dame voilà par souci de parité absolue on sera deux hommes deux femmes et après on prendra une série de 4,6 vous voulez bien owen jours l'individu soucieux de sa santé est encouragé à manger des fruits des légumes et des enfin des denrées première qu'avez vous à dire sur le peg merci et la dame qui est au fond on répondra 7 merci pour vos interventions je complète à l'intervention de monsieur sur solagro de chiffres qui me semble important pour compléter la nécessité de passer aux protéines végétales c'est l'accaparement des terres puisque les deux tiers des terres arables de france et ce à peu près pareil dans le monde sont accaparés pour faire pousser de l'alimentation qu'on donne au bétail avec le ratio qu'on connaît de trois à dix protéines végétales nécessaires pour produire une protéine animale selon selon l'espèce les gaz à effet de serre voilà vous l'avais dit dans le schéma des hypothèses selon le type de régime alimentaire je me demandais pourquoi vous n'aviez pas puisque ce n'est qu'une hypothèse me le schéma de l'hypothèse 100% végétale et vous avez dit on n'est pas prêt pour moi il n'y a pas vraiment de logique ni de pragmatisme dans leur n'est pas prêt donc je comprends pas pourquoi si on peut faire mieux on s'arrête à moins pire voilà ne serait-ce que l'envisagé pour voir si puisque c'est possible tant pour la santé que l'environnement est même meilleur que pour la gastronomie premièrement et deuxièmement sur le programme du livre et agriculture de la france insoumise qui favorise les petits élevages extensifs locaux et bio ça pose des problèmes environnementaux qui sont considérables sur donc l'accaparement des terres puisqu'ils sont extensif et que notre territoire n'est pas extensible à l'infini premièrement deuxièmement ce sont des animaux qui vivent plus longtemps deux à trois fois plus longtemps que les animaux d élevage extensif ou les poulets par exemple ses 35 jours donc ça pollue mais ils vivent très peu donc les animaux bio locaux voilà sur les grands espaces ils vivent deux à trois fois plus longtemps ça veut dire qu'ils mangent deux à trois fois plus longtemps ils boivent deux à trois fois plus longtemps ils piétinent les sols avec les conséquences négatives on connaît les gaz à effet de serre vci respire etc voilà et la pollution des sols avec les déjections et donc vous l'avez dit le méthane et le protoxyde d'azoté ça dure deux fois à trois fois plus longtemps donc ça pose un gros problème environnemental et d'inégalités sur l'alimentation puisque si on fait ça il faudra d'accord réduire drastiquement les protéines carnet et ça va donc augmenter les prix aussi drastiquement et la viande ne sera donc réservé qu'à une niche de gens très riches alors que si on passait aux protéines végétales là ce serait tout à fait égalitaire est excellent pour la santé pour l'environnement pour la captation du carbone et l'engrais naturel amazonie merci merci alors on va répondre à cette salle de quatre questions la première c'était donc surface versus permaculture est ce qu'il faut en plus de surface qui veut répondre effectivement la ferme du bec-hellouin a été très médiatisée effectivement donc documentaire en fait c'est un modèle particulier notamment en maraîchage donc multi stratifié là quand je parle des rendements moyens bio versus conventionnelle c'est aujourd'hui dans la réalité des rotations de grandes cultures bio comparé aux grandes cultures conventionnelles on est sur des grandes cultures on est sur des céréales n'est pas sur ces petites exploitations maraîchères très diversifiée par en permaculture effectivement dans ses systèmes l'un on peut avoir des rendements équivalents voire meilleur en fait dans l'association avec des services rendus les ombrages et dévoila gens rentrent pas dans le détail de la permaculture mais en moyenne en france les rendements sont effectivement inférieur alors selon les chagos pas rentrer dans chaque production mais de dison de 20% en grandes cultures à 50% pour des cours des céréales plus plus exigeante par rapport notamment à question de fertilisation azotée de dépendance est donc bien entendu en bio on utilise des légumineuses qui font de la fixation symbiotique on utilise aussi du recours aux matières organiques et ça me permet de faire une transition avec la réflexion de madame parce que si on veut développer la bio comme ça a été dit par philippe dans les transitions écologique si on veut développer la bio savent la bio dans son cahier des charges dans ses fondements reconnecte l'agriculture et l'élevage comme fondamental puisque justement en fertilisant c'est le cycle c'est bouclé les cycles de la matière organique est donc enfin en tout cas en bio même si je respecte complètement les choix individuels de chacun dans la manière de s'alimenter on n'a pas du tout on a vraiment faim un soin apporté et c'est même dans le cahier des charges de la bio sur les élevages justement avec des accès au plein air etc mais bon on va pas revendre et un nouveau par rapport à ça oui oui tout à fait donc après une autre réflexion donc par rapport aux indicateurs les indicateurs alors justement moi j'ai cherché dans la littérature scientifique des éléments sur la réduction du gaspillage spécifique bio versus conventionnelle on en n'a pas trouvé après on a essayé de donc le chiffre que vous citez les 30 % de pertes à l'échelle globale s'est pas seulement au niveau du procédé de fabrication c'est pas que au niveau la culture c'est vraiment in fine est au bout de la chaîne avec toutes les paires qui a pu la voir en magasin dans les foyers etc il ya 30% effectivement donc on crée du gaz à effet de serre dont on voit là on perd de la biodiversité tout ça pour 30% qu'on va pas utiliser donc on n'a pas de chiffres qui nous permettent de dire on a eu des débats là dessus lors de présentations dans différentes arènes des personnes qui disaient mais finalement s'il ya moins de traitements pour la conservation ils vont se conserver moins longtemps donc potentiellement est-ce qu'il ya pas plus de gaspillage sur certains produits mais moins dans d'autres parce que effectivement quelqu'un qui va payer davantage son alimentation bio va peut-être mon plus faire attention par rapport à de l'alimentation voilà donc il ya tout plein de questions qui se posent autour de gaspillage et bio qu'on a pas on n'a pas d'éléments de la littérature qui nous permettent de dire tant de gaspillage en moins la question de l'indicateur sur six vit culture n'ont elles pas elles aient pas été prise en compte et c'est un très bon indicateur que vous indiquez sur le dernier s'est effectivement et ce à des chercheurs travaillent là dessus je vous dis pas besoin de l'indicateur mais c'est effectivement pour ne pas mélanger toutes surfaces équivalentes en fait et justement pour valoriser au mieux chaque chaque surface et prendre en compte les pâturages c'est tout à fait un indicateur qu'on mobilise merci philippe moullier complété hier pour dire que ça que dans notre scénario 2050 on a intégré à la fois ses effets de réduction du gaspillage on a intégré le fait que c'est vrai produire des produits animaux en bio notamment mention prend le poulet bas pour les conventionnels ils élèvent en 35 jours le poulet bio 80 jours minimum voire plus pour forcément consomment plus de d'aliments donc plus de surface voilà donc ça c'est intégré alors après la question qui revient maintenant dans tous les débats a mené par le notamment le véganisme c'est voilà pourquoi pas consommer que des protéines végétales quoi là donc ça on est enfin dans ce débat là c'est vrai que quand on regarde les ce que j'ai montré c'est vrai que là vous n'avez pas à vous faire une publication en est qu on a étudié la les vitrines est donc en tire le plus sur le 15 si c'est à dire les 25 % de l'échantillon des consomment plus de protéines végétales on est à 50 % de protéines végétales quoi ça veut dire que ce soit à 100 et on en a tellement peu qu'on n'a pas le on a du mal à caractériser quoi mais existent mais ils sont infiniment inférieurs 1% quoi donc le nous l'idée donc c'est vrai que je pense qu'on peut arriver un régime végétal donc pas végétarien que végétales et éventuellement avoir les objectifs nutritionnels fait c'est à dire avoir toussé recoller toutes les recommandations satisfaite et là on aura aussi un énorme impact de réduction des gaz à effet de serre et des surfaces c'est un fait la question qu'on a en france c'est que on a 10 millions d'hectares de prairies naturelles de parler de la montagne donc enfin fait toutes les montagnes françaises et alliées en gros tout massif central tous les pyrénées toutes les alpes tout les vosges et sait où on ne peut difficilement faire des cultures même si on a eu quand même jusqu'à un certain attitude autrefois et que donc l'idée c'est de valoriser ses pâturages qui sont aujourd'hui on a montré en fait ces systèmes d'élevage extensif c'est là où en france on maintient la biodiversité aujourd'hui partout ailleurs la biodiversité c'est faux sauf dans ces régions là et c'est là aussi où on a tous les châteaux d'eau de l'eau pour la france quoi donc c'est vrai qu'il ya un enjeu un peu spécifique à la france d'avoir donc par rapport à d'autres pays européens notamment d'avoir cette surface plus ou moins extensive il ya de tout parce que les alpages sont très extensif les pouvoirs des prix permanente plus productive en tout cas où derrière qui ne peuvent valoriser que par des animaux ou à moins de finir de coûts la france de forêt comme ça a été le cas dans les années 60 donc c'est vrai que nous aujourd'hui on est encore sur cette idée de on a des produits caractéristiques français que tous ont apprécié que sont notamment les fromages au lait cru par exemple et c'est vrai que nous on n'est pas dans un scénario ce qui n'empêche pas ce nombre de gens d'aller vers ces scénarios là c'est à dire plus de fromage une viande que dès que des légumes j'espère bio parce que les légumes pas bio vous allez avoir beaucoup de pesticides par contre est donc d'un scénario où en fait on divise la production de lait et de viande par deux mais on va vers que la production de qualité quoi c'est à dire qu'ils valorisent voilà des animaux qui pâturent qui valorise ses montagnes etc voilà donc nous on est sur ce scénario là voilà on peut on imaginer d'autres mais nous le scénario after actuellement il est basé là dessus en c'est vrai que le en fait ce qu'il faut voir aussi c'est que quand je vous ai montré une assiette faut faire attention quand on monte une assiette parce que l'objectif n'est pas d'avoir que tout le monde mange partout la même chose en france donc déjà quand vous regardez un homme et une femme la femme mais pourrait voyager beaucoup plus parce que déjà les matières de gaz à effet de serre en moins parce qu'ils consomment un tiers de moins voilà et puis après heureusement tout on ne mange pas pareil quoi donc le ce que je veux dire c'est qu'il faut garder cette diversité alimentaire qui est pas du tout visite lorsque vous et montrez nous faut surtout pas perdre ça d'idées quoi merci à une question sur le pont je suis pas sûr d'avoir bien saisi c'était quoi la qualité aujourd'hui nutritionnelle du pain et si tu peux juste oui alors le pain c'est une bonne question le pain on peut pas le considérer comme un aliment ultra transformé dans la mesure où les idées quand il est bien fait je vois qu'il ya là mais on a un problème avec le pain c'est qu'aujourd'hui on trouve aussi des façons de faire du pain où on a des additifs et beaucoup de sel dans le temps donc il ya aussi ce problème de teneur de celle dans le temps et donc oui pour que le pain soit un aliment de base sains il faut aussi qu'on arrive à revenir vers des vins que les boulangers face les faits respecte les préconisations notamment diminution du sel voilà rapidement pour pas trop et andré pu garder du temps pour pour une dernière salve de questions alors y avait le jeune homme l'a juste voilà côté de toi garance là il y avait monsieur monsieur 1 2 3 et il monsieur de vendre à qui voulait hockey et à leur manque de dames pour poser des questions il faut conclut après cette salve de questions allez-y jeune homme bonjour barthélémy où je suis à grenoble je travaille pour la défense des paysans au quotidien et je suis ici parce que je vois une une coïncidence entre la défense que je fais au quotidien dans mon métier d'agronomes et le projet d'agriculture paysanne qu'elle ait fendu la france insoumise et du coup j'ai pas vraiment une question mais plus une remarque sur la question de l'élevage et et je voulais rappeler que pour moi mais je me base pas juste sur un avis une sensibilité mais mais sur sur son expertise que j'essaie de construire tous les jours il existe que deux agricultures qui se passe d'élevage c'est l'agriculture sur brûlis et l'agriculture industrielle et les productions hors sol types tomates hors sol et du coup un réponse à ça le projet d'agriculture paysanne sans élevage est caduc et du coup je remercie le collègue agronome de solagro ne pas voir envisager le scénario sans élevage merci alors on va faire on va finir la travée ici après on se déplacera et ça nous fera pour les 4-5 question est en hausse voilà tout le monde se répand dans tout bien je suis à d'anciens agriculteurs mais je voudrais quand même précisé me semble je partage complètement la présentation de cette malbouffe avec l'ensemble des gens qui se sont exprimés mais il me semble que et devrait revenir sur cette diapositive qu'on a vu qu'ils s'appellent nutri score et sur l'analyse nutritionnelle en fait là je vais vous citer une histoire que jean le donjon luxe est servi c'est une petite association environnementale qui est basée à montpellier qui s'appelle la garance voyageuse qui a établi à partir d'une fiche où elle a retrouvé une analyse du tri sionnel de 1956 sur des pommes elle s'est rendu compte que pour aujourd'hui manger la valeur nutritionnelle d'une pomme de 1956 il faut en manger 70 industriels donc là on est aussi dans le débat de la malbouffe aussi je pense parce que la qualité de l'alimentation alors je milite pour les jardins et ceux qui peuvent jardiner mais en même temps j'ai bien conscience que tout le monde n'a pas l'occasion de pouvoir faire un jardin en permaculture et donc il est évident que l'étape industriel supprime des nutriments dans les dents les dans les productions elle les réduit alors effectivement le bio quand il est pas industriel on supprime beaucoup moins le bio quand il a une tendance industrielle en supprime beaucoup quand même donc je voudrais attirer l'attention sur le fait que cette question là vous l'avez un petit peu on va dire survolé sans rentrer vraiment dedans pourtant je pense que ça fait partie des éléments qui constituent la malbouffe aujourd'hui et ces situations des écrits que vous avez dénoncé merci bien monsieur monsieur et ont fini complètement très rapidement très court s'il vous plaît qu'on puisse être contre ça rejoint un peu ce qu'a dit le des intervenants quand on pense à l'agriculture de montagne qui permet de valoriser des terrains qui sont ça ne le serait pas de préserver l'eau dans les châteaux d'eau tout ça c'est très bien mais dans une ferme comment un paysan peut valoriser fumée s'il n'y a pas une production des poules s'il n'y a pas de fumée est-ce que c'est pas très difficile et une autre question c'était sûr l'agrobiologie parce que tout va sur la valeur nutritionnelle c'est un truc j'ai pas bien compris est ce que c'est en quantité ou bien la valeur nutritionnelle puisque effectivement les espèces sauvages comme on le sait ont une valeur nutritive plus forte que celle des vers des variétés industriels merci le monsieur juste à côté très rapidement s'il vous plaît je me présente j'ai été un spécialiste du bio j'ai vendu pendant des années du bo et je vous posais une question est vrai sable quelle est l'unité de toutes les maladies l'inité de pour maintenant faire une remarque j'ai trouvé que toutes les études on passe tout micro dans technique à ses études et que on simplifie pas assez les questions aux gens or dans les conférences que vous faites les gens savent pas et les conférenciers peut-être aussi c'est qu'on retient nous qui ne sommes pas des conférenciers ou des spécialistes 5 % de ce que vous avez indiquée donc le jeu des questions au contraire que je fais avec des enfants et tous les parents on retienne 85 % uniquement les professionnels retiennent 15% d'une conférence alors où est ce que tu veux juste aller tout de suite à la chine à la question parce qu'il faut que tout le monde puisse poser la question oui c'est très court s'il te plaît alors pour résoudre les problèmes de santé il ya une simplification que je vous indiquerai oui comment faire parce que là je vois mal à définir les moyens pour réduire disons les problèmes que vous avez cités tout à l'heure aussi bien sur l'impact de l'environnement sur la santé restent les gens ne savent pas que 50 à 80 % de l'alimentation il mange ça passe dans les toilettes parce qu'on mange mali on mange trop il faut qu'ils réduisent au minimum 50 % de leur consommation merci merci bien voilà super merci juste derrière toi il ya quelqu'un et on termine par le monsieur et après c'est terminé voilà monsieur à lunettes juste derrière je suis désolé mais on peut se voir après ainsi si vous voulez discuter moi je voulais poser une question sur le démarrage de la malbouffe à partir de l'assiette effectivement sa part vient de pardon à partir de l'assiette alimentaire c'est effectivement très intéressant et peut y avoir un billet aussi d'avoir du bio low cost c'est à dire que l'assiette alimentaire peut satisfaire le consommateur avec des produits importés dans des conditions sociales tout à fait déplorable et la question du bio ne doit pas à mon sens sur le plan politique d'être disent aussi de la question sociale ça c'est une première question la deuxième et deux de ses autres questions mais qui était très courte sur lequel moi je me suis interrogé c'était comment on peut dans les processus réglementaires introduire des nanoparticules dans dans les aliments ça ça arrive assez souvent et comment se fait-il que dans les territoires d'outre-mer à un moment il a bien fallu que des gens signe que des produits laitiers notamment et d'autres produits et plus de 20 % de sucre pour créer une dépendance au sucre et sur lequel ce sont les mêmes produit les mêmes marques les mêmes conditionnement que c'est la plus et pu arriver ça a été dénoncé et à mon sens ce que je veux savoir c'est s il ya eu des commandes hier des suites judiciaires au tour d'intel enfin scandale merci bien et pour terminer voilà la série monsieur oui un os madame très bien alors pour la parité je suis désolé on va la prendre quand même mais m'a laissé la place à monsieur giscard si oui vous avez évoqué le programme nutrition santé puisque vous tendiez d'anthony fardet tout à l'heure il était aussi dans un autre documentaire qui s'appelait le retour en grâce des graisses et d'autres médecins dans ce documentaire mettait pointé le fait qu'il s'agit pas seulement de manger des nutriments et des aliments et ce programme nutrition santé maintenant c'est qu'il n'est pas équilibré qu'il ne fait pas la part aux perturbateurs endocriniens aux additifs dont vous parlez et c est ce qu il ya dans les travaux qui sont prévus quelque chose de prévu justement pour modifier sa qui apparemment est quand même un peu poussé moi j'ai l'impression par les différents lobbys agro industriel et compagnie parce que là le programme nutrition santé actuellement il est pas il est pas valable quoi il y il a plein de manque et des déséquilibres il évolue dans le bon sens mais pas encore à la merci et voilà la vraie fin de la fin monsieur enfin pour aller très vite je trouve qu'il ya un grand absent du débat c'est les salariés de l'agroalimentaire comme je sais pas quel quelques bouquins qui a dit qu'il avait parlé de quatre cent cinquante mille quatre cent soixante mille salariés dans l'agroalimentaire d'accord c'est quand même un des chiffres essentiels moi j'habite dans une région le nord du lot on a discuté hier où il ya le groupe andros faut savoir on a un vrai problème de développement de l'agriculture quoi le groupe andros a été créée après la guerre avec une famille qui fabriquait des confitures qui l'a transformé qui les a vendus l'aude l'entreprise s'est agrandie aujourd'hui son propriétaire de matière de bois etc qui recourent montrent toutes les saloperies qu'on peut trouver quoi en gros le processus de fabrication en france il est nickel pas de conservateurs pas de colorant pas quoi le seul problème c'est les fruits qu'on met dedans il ya 50 ans ont fabriqué les flux en france aujourd'hui on les importe de chine pour les exporter sous forme de petits flacons japon ça va pas durer éternellement le bordel voilà merci merci bien alors on essaie de répondre très rapidement une réponse très très rapide sur le bio low cost effectivement pour nous il n'y a pas de bio 100 200 locale enfin le bio est pas la panacée si c'est pas locale le bio il est caduc ainsi tu fais venir de l'autre bout de la planète on est bien d'accord et pour sûr l'histoire des sucres dom tom et des nanoparticules pour que ce soit creek enfin que pour qu'il y ait un une condamnation il faudrait juste qu'il ya un cadre légal aujourd'hui rien n'empêche un industriel de mettre deux fois plus de sucre pour tel pays telle marche et elle marchait tel pays parce que le goût du consommateur je veux le transformer ou je m'adapte à son goût donc voilà juste pour ça après soit autre question un prolongement de le bio de venant de très loin enfin je sais pas vous mais moi j'apprécie pouvoir manger du chocolat je suis assez gourmande en fait il faut pas non plus peut-être être trop radicaux sur notre bien entendu qu'il ya des choses qui viennent exotique on va dire entre guillemets du café du chocolat des bananes et donc à vouloir bien entendu qu'il faut privilégier notre approvisionnement le plus local possible mais l'idée enfin vous avez vu le développement aussi de toute la démarche fairtrade équitable les produits équitables et de plus en plus les deux logos sont associés avec des logos bio et équitable qui essaie dans les pays du sud de produits renouent avec des cahiers des charges respectueux de l'environnement mais aussi respectueux des conditions sociales avec des déformations localement et c'est donc je pense que l'idée bien entendu c'est travailler localement mais c'est que la bio est aussi faconde et une transition écologique à plusieurs échelles et pas que pour notre petit territoire français mais plus globalement donc moi je dirais que oui il faut cette transition il faut la réfléchir à tous les niveaux on peut réfléchir pour la france sont pas réfléchir pour l'europe l'échelon européen il est super important parce qu'on a des leviers notamment avec la politique agricole commune ce matin y avait une conférence à côté donc avec notamment aurélie trouvé qu'il y avait eu des mots ce qui ont participé et effectivement c'est un la pac c'est un levier ça c'est un moyen un instrument qui permet d'orienter nos choix donc l'échelon européen il est important aussi l'échelon mondial il est important parce que notre alimentation industrielle sur des qui consomment des tourteaux de soja importé on a des impacts sont au delà de ce qu'on appelle de la forêt station déforestation importés donc on voit bien que toutes les échelles sont imbriqués et donc il faut réfléchir agriculture biologique en france mais aussi à différents leviers et changer les modes plus globalement voilà par rapport à ce côté bio quel niveau quelle échelle après peut-être que sylvie non moi je voulais juste dire en réponse au monsieur ce n'était pas une question d'ailleurs mais bon je vois que quand quand on a travaillé justement sur tout ce qui était agroalimentaire on a tenté de contacter un certain nombre d'entreprises et pas seulement les multinationales donc les multinationales c'est clair que je voulais pas et même les entreprises françaises je ne voulais pas nous ouvrent leurs portes ce que je veux dire c'est que même une société comme andros qui a sûrement des qualités 1 puisqu'il n'y a pas de raison il n'empêche que il est toutefois très difficile ce sont des gens qui ont beaucoup de mal à communiquer et à ouvrir leurs portes oui bah avec plaisir alors là j'ai rendez vous est pris c'est bien juste grâce à une question sur la qualité intrinsèque des produits qui voilà qui dans le temps a beaucoup baissé et moi je m'aventure et peut-être / / / 1 peut-être un élément de réponse effectivement ça rejoint aussi l'histoire des projets alimentaire territoriaux où on va revenir sur une production locale avec aussi peut-être un retour sur des varices des variétés adaptées aux conditions locales de production des variétés anciennes avec des conditions de culture qui sont aussi sûrs de la longueur de pendant laquelle je fais pousser mon légumes sont le fruit j'élève voilà etc je pense que c'est en revenant aussi sur une localisation de la production et avec des variétés anciennes qu'on va pouvoir retrouver les qualités qu'on a perdus par de la sélection où on a fait de la sélection ddd semences ou des produits aussi pour une une productivité mais pas pour une qualité intrinsèque du produit bon voilà je m'aventure sur un bout de réponse quoi tout voilà mais voilà c'est jeudi c'était un début de réponse il ya une grande grande discussion c'est un champ très vaste comme le souffle natacha en fait pour quelques composé en fait c'est le degré de maturité qui va jouer beaucoup la question par exemple des polyphénols en fait on voit bien que selon le degré de maturité du fruit la quantité va varier beaucoup c'est même pas à la limite l'eau l'itinéraire technique c'est vraiment le degré de maturité donc on voit bien que c'est plurifactoriels et pour ceux qui travaillent en agronomie on sait bien que tous et tout est imbriqué pour avoir donc la qualité elle se construit de manière sensorielle nutritionnelle alors vous vous demandiez des références il y a des références qui existe sur certains composants notamment en fait des matières sèches renforcer l'équipement puisque en moyenne il ya moins d'un port d'apport azotés donc effectivement des matières sèches en proportion plus importante il ya certains nutriments notamment en fait assez logiquement aussi à plus de vaches à l'herbe un moindre recours au maïs ensilage et donc d evian plus riches en oméga 3 donc voilà il ya des tendances comme ça au niveau qualité nutritionnelle qui sont explicités par les itinéraires techniques et j'ai survolé plein de choses allaient le rapport il fait 150 pages alors l'année prochaine l'année prochaine on fera une conférence de trois heures sur sur la malbouffe merci merci beaucoup en tout cas merci à sylvie à natacha à philippe pour l'heure leur grande disponibilité leur grande expertise leur gentillesse merci à vous pour votre présence active et rendez vous pour la suite des discussions autour de la malbouffe dans l'est dans les prochaines semaines merci [Musique]
Loïc Prud'homme