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interviewSud Radio (sur YouTube)· 25 février 2025 65 min

Émission spéciale au SIA 2025 avec Marc Ferracci, ministre de l’Industrie et de l’Énergie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole agriculture et territoire Patrick Roger agriculture et territoire avec Olivia d trroya aussi spécialiste des questions agricoles et agroalimentairirees au Figaro économie qui va m'accompagner vous accompagner pendant cette cette agricole bonjour olivia bonjour Pat euh vous êtes spécialiste de de toute de toutes ces questions donc vous allez pouvoir aller au fond des choses avec nos invités alors nos invités dans dans un instant en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole agriculture et territoire Patrick Roger avec Olivia dtroyard également spécialiste de toutes les questions agricoles et agroalimentaires au Figaro économie qui est avec moi ici en direct du stand de la coopération agricole Dominique charger Gilles Noël qui parlera aussi dans un instant vice-président des mes eururaux Françoise Gattel qui va nous rejoindre aussi ministre en charge de la ruralité dans un instant et Marc ferci le ministre en fait de l'industrie alors Olivia on se posait en fait cette question en fait tout à l'heure hein vous l'évoquiez en introduction il y a des questions environnementales parce que là on a parlé évidemment vous nous avez dit Marc Ferraci que il faut maintenir plus que jamais notre agro-industrie bien sûr que c'est le secteur le plus important de l'industrie mais il y a des forces contraires qui arrivent bien souvent en matière d'environnement il y a beaucoup d'impact comment faire face à cela à un moment il faut faire des choix si on a envie d'avoir des emplois industriels dans notre territoire si on a envie d'avoir de la souverineté industrielle alimentaire agroalimentaire et ben il faut prioriser l'industrie moi ça vous surprendra pas ça vous surprendra pas on peut trouver des équilibres je vous donne des exemples ce matin j'ai discuté avec des représentants de la filière poulet qui ont des projets d'investissement à hauteur de une à deux usines par an par an sur notre territoire des gens de la filière lait qui ont aussi des projets d'investissement qui se chiffre en centaines de millions d'euros et qui sont trop souvent entravés par de la complexité administrative pas simplement des normes environnementales mais de la complexité administrative donc là-dessus nous allons agir je vous le disais nous avons un projet de loi qui est en qui est en préparation et de manière très concrète nous avons annoncé c'était sous le gouvernement de Michel Barnier j'étais déjà ministre de l'Industrie que nous allons exempter nous sommes en train de concrétiser ça avec Françis nous allons exempter les projets industriels du zan vous savez le zéro artificialisation net qui limite c'est-à-dire qu'on pourra construire des fermes et ce ne sera pas considéré comme de l'artifilisation des sols exactement c'est que nous sommes en train des usines aussi de transformation d'abord des usines parce que ce c'est centré sur les projets industriels c'est centré sur les projets industriels ça c'est une contrainte dont beaucoup d'industriels me parlent pas simplement dans l'industrie agroalimentaire d'ailleurs et qui empêche des extensions de sites qui empêche des implantations de sites il faut à un moment ou un autre faire des choix et nous nous avons fait le choix de faire de l'industrie et bien le faire de lance de notre reconquête reconquête de souveraineté industrielle mais aussi alimentaire et énergétique il faut combien de temps pour reconstruire reconquérir cette souveraineté alimentaire aujourd'hui on apporte à peu près 20 % de ce qu'on mange dans nos assiettes à quel horizon peut espérer être à nouveau souverain alors on importera toujours une partie de ce que l'on consomme je pense que ça n'est pas forcément sain d'être à zéro en terme d'importation mais sur les filières les plus en difficulté mais effectivement je pense que si on agit aujourd'hui sur la simplification sur le coût du travail je vous en parlais je pense qu'il faut qu'on baisse le coût du travail de manière massive dans les prochains mois et que on bascule une partie du financement de notre protection sociale sur d'autres assiettes que le travail on aura l'occasion d'en reparler il faut qu'on baisse les coûts de l'énergie nous y travaillons avec les industriels si on actionne tous les leviers j'essaie de vous répondre je pense qu'on peut avoir des résultats rapides parce que moi je vois des projets d'investissement qui sont non non non non non dès l'année prochaine dès l'année prochaine il y a des projets d'investissement qui sont aujourd'hui sur étagère dans les cartons qui n'attendent que des signaux positif dans toutes les industries notamment dans l'industrie agroalimentaire qui vont sortir de terre ou en tout cas qui produiront de l'emploi industriel dans nos territoires à horizon 1 an 2 ans 3 ans ça moi j'y crois et je le dis le ministère dont j'ai l'neur d'avoir la charte c'est un ministère de combat il faut rien lâcher et si on actionne tous les leviers en lien avec les acteurs et si on fait pas n'importe quoi du point de vue administratif administratif et environnemental quoi c'est ce que vous dites quand même non mais moi je pense que l'environnement n'est pas l'ennemi de l'industrialisation il faut trouver des équilibre et à un moment ou un autre vous allez dire à vos amis écolo un moment ou un autre je pense que prioriser le principe même de la souveraineté c'est absolument essentiel oui et les circuits courts merci Marc ferci ministre donc de de en charge de l'Industrie de l'Énergie d'être venu nous faire ces ces annonces sur ce plan de 500 millions et sur la volonté évidemment aussi de de nouveau de libérer de l'espace pas de zan pour pour l'implantation en fait des usines en campagne ça c'est particulièrement important est très attendu Dominique charger et et Gill Noë pendant que la ministre Françoise Gatel s'installe Dom char ou moi je veux bien illustrer ce qui vient d'être dit par le ministre et auquel je souscris je souscris évidemment totalement de points il a été déclaré et à juste titre par la filière volaille dont nous souffrons énormément de déficit de compétitivité d'importation que nous avions l'ambition de construire 400 poulaillers en 5 ans pour reconquérir une part de cette souveraineté alimentaire qui nous manque aujourd'hui si vous construiseer des poulaillers il faudra aussi construire des usines qui permettront de transformer C évidemment mais évidemment et on voit qu'il y a une forme d'aversion aussi dans les territoires à ce type de prooute point j'ajoute un point majeur làdessus c'est que nous avons constaté récemment la colère paysane qui a monté cette colère paysane elle est notamment issue de territoire que nous avons trop exclusivement dédié à des productions notamment végétal sur lesquels aujourd'hui les modèles agronomiques je vais pas faire de de de technique ici mais en tout cas les modèles économiques sont extrêmement et exposés au changement climatique et à la géopolitique ces territoires si nous voulons les redynamiser il faut que nous remettions des modèles plus résilients qui passeront par ces productions animales de grnivore ça c'est le premier point il est très important si nous nous devons reconstruire des des des exploitations qui nous permettront de produire ces poulets et des usines qui vont avec ça c'est le prier point deième point il ne faut pas posé production et transition compétitivité et transition on est dans des injonctions contradictoires entre est-ce qu'on peut continuer comme ça à produire plus quit à hypothéquer un peu l'avenir de territ dev produire plus et nous devons produire mieux ce dont nous avons besoin aujourd'hui ce ne sont pas des injonctions ou des interdictions ce sont des moyens et du temps les moyens c'est quoi c'est de la recherche c'est de l'innovation sur des technologie nouvell mais nous savons aujourd'hui produire dans beaucoup de productions des productions qui rest e l'environnement mais ça ça coûte des milliards de d'euros est-ce que vous avez les moyens de le financer aujourd'hui alors ça ça va être le sujet qui vient qui vient avec c'est-à-dire il y a des sujets effectivement de financement des transitions financement de décarbonation de nos filières c'est combien dans l'industrie rien que dans l'industrie laitière c'est 1 milliard d'euros c'est son ce sont des sommes d'investissement colossal dont on sait parfaitement que le consommateur ne pourra pas payer seul la facture sur son acte d'achat il y aura donc des contributions qui devront venir à la fois de la des contributions français mais aussi européennes et ça c'est très important qu'on est en tête on ne peut pas opposer aujourd'hui compétitivité souveraineté alimentaire compétitivité transition nous avons besoin des trois axes et nous avons besoin le ministre l'a dit de l'élévation du niveau des compétences et d'attractivité pour nos méti oui Dominique charger merci dans un instant g Noël qui est avec nous va réagir il impatiente et Piaf un petit peu mais vous allez faire justement et commenter ce que disent en fait les ministres que vous écoutez c'est Françoise Gattel qui nous a rejoint qui est ministre en charge de la ruralité bonjour vous connaissez bien aussi ce de l'agroindustrie parce que vous êtes député vous avez été non pardon vous avez été en fait élu oui sénatrice pardon vous avez été parlementaire élu de terrain dans un sur sur des terres de la grro industrie en fait en Bretagne ou parfois il y a des il y a des conflits c'està-dire que pendant des années on a laissé faire pour qu'il y ait des constructions d'agroindustrie et cetera et depuis quelques années il y a des batailles en fait environnementales comment fait face à ça comment faire c'est trouver d'abord la voie de la raison et puis définir ce que l'on veut je pense un que la souveraineté alimentaire ne doit pas être une question dans notre pays parce que je pense que l'alimentation c'est carrément aujourd'hui une arme de guerre et que pouvoir alimenter son pays et travailler à l'export c'est un enjeu colossal pour nous tous sur lequel on doit se rejoindre ensuite c'est comment on produit les agriculteurs eux-mêmes ils ont considérablement transformé leur mode de de production ils sont plus enfin oui je je pense qu'ils sont engagés dans une démarche de développement durable ça va jamais assez vite et qu'en même temps moi j'ai une question un peu basique qui est celle de tout le monde il faut qu'on m'explique comment en France on contraint les agriculteurs en fait tous les producteurs à des normes particulières qui sont surtransposé par rapport à la norme européenne mais ça c'est en train d'être résolu il y a une loi qui est passé pour dire que ça ça n'existera plus alors voilà mais restons vigilant restant attentif qu'aujourd'hui dans notre pays on commercialise des produits que nos producteurs ne pourrai pas vendre donc moi ça me gêne un peu et qu'ensuite on a une sorte de méconnaissance et d'intolérance assez spontanée au développement de l'industrie agroalimentaire c'est très vrai et donc je pense qu'il faut à la fois il a un travail entre les agriculteurs les industriels et les élus et il faut sensibiliser et éduquer les les enfants éduquer les gens à ce qu'une ruralité elle est productive et pour manger pour manger sainement il y a besoin aussi de produire et de transformer cette éducation là elle se fait aussi soulève le question de la formation aujourd'hui on voit qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ont du mal à trouver des bras pour faire tourner les usines ou pour aller récolter les les les productions comment s'atelle à cette question là pour faire venir justement des nouvelles générations alors votre question et votre question est essentielle d'abord il faut rendre les métiers attractifs et il faut en parler d'une manière positive c'est quand vous habitez en Bretagne centrale et que vous pouvez avoir un travail à côté de chez vous une maison l'école et cetera c'est un mode de vie qui peut convenir à des tas de à des tas de de personnes donc on a la question de l'attractivité des métiers dans l'industrie agroalimentaire il y a vraiment aujourd'hui des conditions de travail qui se sont nettement amélioré aussi bien physiquement qu'en matière matire de bruit donc de plus en plus de de plus en plus de femmes mais c'est vrai que ça reste une question donc il faut rendre ces métiers attractifs et puis je crois qu'il faut faire ce travail que vous évoqué madame avec les enfants dans mon département d' Villain et dans dans le canton dont je suis originaire tous les ans il y a une journée qui s'appelle l'éérial où les agriculteurs invitent les enfants des écoles à venir découvrir les métiers à venir voir ce que c'est et à donner envie et à montrer que ces métiers ils évoluent sont aussi des vrais méti alors c'est vrai c'est vrai évidemment en Bretagne vous l'évoquez où les enfants des des territoires ruraux c'est plus simple de les mobiliser mais ce sont aussi les gens des des villes bien souvent récemment nous avons nous étions à un salon effectivement dans les dans les pyéné où on nous disait bah c'est pas facile de faire venir les les gamins par exemple de de Toulouse dans les dans les exploitations et de voir comment comment on fabrique comment on produit et ensuite comment on transforme quoi Françoise Gatel alors ce que vous dites me touche beaucoup parce que c'est l'image de la ruralité c'està-dire la ruralité c'est encore un monde qu'on connaît pas et qu'en tout cas ce qu'on sait c'est que parfois il y a une supériorité il y a une supériorité des urbains et une forme de condescendance à l'égard de la ruralité la ruralité c'est 22 millions de Français 88 % des communes et donc je pense qu'il faut une volonté de parle de l'éducation nationale des communes des collectivités et aussi des chambres d'agriculture et ça marche bien pour faire découvrir aux enfants enfin on pourrait faire des classes campagne et ruralité comme on fait des classes de de mer vous de lcer êtes ministre en charge de la ruralité donc allez allez-y évidemment un mot Dominique char puis ensuite le vice-président évidemment aussi des communes rurales qui réagira juste après les infos de 11h un mot juste pour soutenir ce qui vient d'être dit un territoire que je connais bien celui du grand c'est de la Bretagne de dire qu'aujourd'hui finalement la complexité administrative la controverse sociétale dans laquelle nous sommes empêche beaucoup de dossiers de modernisation d'extension de création de d'élevage par exemple de ce de se mettre en place en fait c'est notre principal frein aujourd'hui à accompagner les transitions parce que justement la modernisation des élevages c'est les dossiers qui ne montent pas aujourd'hui moderniseraient les élevages en créer de nouveau qui répondrait à des règles de meilleure application de transition de de règles environnementales et cetera donc il faut que nous débloquions cette complexité pour permettre à l'agriculture de progresser je pense que il faut bien qu'on comprenne que c'est cette modernisation qui permettra à l'agriculture de répondre aux deux défis ouis que sont celui de la compétitivité et des transitions et donc de la souveraineté alimentaire voil écoutez on a entendu le ministre Marc ferci qui veut justement simplifier les choses hein pour euh il nous l'a dit en fait tout à l'heure on verra ce qui se passera sur le terrain nous poursuivons en tout cas nous sommes en direct du Salon de l'Agriculture Sud Radio Ici sur le stand de la coopération agricole avec Olivia dtroya du Figaro et dans un instant nous allons poursuivre jusqu'à 11h le grand débat autour des territoires et de l'agriculture agriculture et territoire Patrick Roger en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération Agri êes bienadio nous sommes en direct du Salon de l'Agriculture nous allons reprendre les débats les grands débats évidemment agriculture et territoire dans un instant jusqu'à midi avant ça un point sur les [Musique] infos parlons vrai avec vous Floriant pierre r bonjour Florian bonjour à tous c'est l'un des plus grands mystères de l'histoire de l'aviation l'entreprise d'exploration maritime oéan Infinity vient de reprendre les recherches pour retrouver le Boeing 777 du vol MH h 370 de la Malaysia Airlines l'appareil et ces 239 personnes à bord ont disparu des radars en 2014 l'avion devait relier qu lompour à Pékin une nouvelle zone de 15000 km² est actuellement explorée dans le sud de l'Océan Indien une trêve est-elle possible en Ukraine 3 ans après le début de l'invasion russe elle pourrait être conclue dans les prochaines semaines estime Emmanuel Macron le président français a accordé une interview à Fox News hier soir à l'issue de sa rencontre avec Donald Trump dans le même temps Moscou salue la police équilibrée des États-Unis après le vote hier soir au Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution américaine pour une paix rapide mais le texte n'évoque pas une intégrité territoriale de l'Ukraine l'actualité en France avec le témoignage attendu cet après-midi de l'ex-épouse de Joël Le squarnek à la cour criminelle du morbillant à Van 2e jour du procès XXL de l'ancien chirurgien jugé pour le viol de 299 patients mineurs pour la plupart l'ex-fme de Joë le squarneek affirme ne jamais avoir eu de soupçon sur la pédocriminalité de son mari les Carné du médecin laisse pourtant penser le contraire le taux de suicide a doublé en seulement 7 ans chez les jeunes femmes de moins de 25 ans constate l'adresse dans un rapport paru ce matin la Direction de la recherche et des statistiques évoque aussi un mal-être croissant chez les hommes âgés de plus de 85 ans à terminé les PUFs ces cigarettes électroniques jetables bon marché sont interdites depuis aujourd'hui l'arrêté est paru à ce matin au Journal officiel avec le part parfum et leurs emballages attrayants les peufs sont très populaires chez les jeunes elles sont dans le viseur pour leur risque avéré de dépendance à la nicotine et puis le foot place au quart de finale de la Coupe de France à suivre ce soir angerins et puis guingan qui se déplace sur la pelouse de la eScan petit poussé de National 2 coup d'envoi 21h allez les pronostics des courses de Jean-Paul delberrier pour cet après-midi le 3 l'ASS le 5 le 2 le 16 le 4 le 12 et le 11 le 3 l'ASS le 5 le 2 le 16 le 4 le 12 et le 11 Sud Radio parlons vrai parlons vrai Sud Radio parlons vrai Sud Radio parlons vrai pourquoi Banque Populaire est la première banque des entreprises je me posais des questions sur le partage de la valeur pour mes salariés Elodie ma conseillère Banque Populaire m'a proposé une solution déparne salariale sur mesure rapide à mettre en place et que je peux piloter en ligne c'était simple et surtout ça a fait des heureux accompagne nos clients sur tous les territoires avec des solutions adaptées à leurs besoins c'est ça être la première banque des entreprises Banque Populaire la réussite est en vous etar PM PMI 203 14 Banques Populaires première banque des PME en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole agriculture et territoire Patrick Roger avec Olivia détroy à mes côté spécialiste des questions agricole et agroalimentaire au Figaro économie pour se poser toutes les questions qui sont essentielles et exist enti sur nos campagnes deain sur le pays sur la souveraineté alimentaire souveraineté c'est un mot qui est apparu notamment notamment avec la crise du covid et aujourd'hui plus que jamais il est à l'ordre du jour on va en parler dans un instant nous l'avons déjà évoqué avec Marc F Marc ferci le ministre en charge de l'Industrie qui était avec nous tout à l'heure qui nous a annoncé un grand plan de soutien pour la filière 500 millions d'euros et il a dit en même temps qu'on va simplifier les choses tiens donc on ier les choses pour pouvoir construire des usines et installer certaines fermes c'est très bien c'est ce qu'on attend ce que nous dira tout à l'heure Gill Noël le vice-président des mes ruraux il y a aussi avec nous Françoise Gattel la ministre en charge de la ruralité Olivia qui est avec nous pour répondre à toutes nos questions tout à fait madame la ministre et justement on parlait au-delà de la souveraineté alimentaire de l'impact sur l'environnement de notre angro industrie on parle beaucoup aujourd'hui d'agrivoltaïsme de méthanisation de toutes ces solutions qui permettent de réduire l'impact environnemental c'est un Paris gagné ou non je je pense que les agriculteurs se sont engagés eux-même dans cette démarche et je prends l'exemple de la métanisation qui aujourd'hui permet aussi à certains agriculteurs d'avoir un revenu complémentaire qui est utile je pense que voilà on est dans une évolution on découvre au fur à mesure et en avant moi je pense qu'il y a pas une solution et un modèle ça se fait territoire par territoire euh voilà c'est territoire par territoire parce que la bosse n'a pas les mêmes question qu'un territoire viticulteur ou mon territoire de de Bretagne en tout cas moi je vois que les agriculteurs aujourd'hui ils sont un peu soulagés après le vote de la loi d'orientation agricole ils attendent beaucoup de la simplification ils attendent beaucoup du fait qu'on arrête de surtransposer des normes européennes c'està-dire qu'on leur permett de se battre armes égales avec des producteurs européens ou étrangers tout en respectant naturellement l'environnement faut trouver cet équilibre et arrêter de se faire peur les uns les autres ou de se lancer des un a thème à la figure d'accord vous êtes originaire de la Bretagne une région très très agricole et qui a été très en pointe sur la réutilisation des EAU usées notamment dans les dans les usines on nous promettait des économies de 15 à 80 % d'eau potable est-ce qu'on y est aujourd'hui ben je pense que aujourd'hui on doit d'abord permettre la réutilisation des EAU usées et notre pays est très en retard dans la réglementation par rapport à d'autres pays comme l'ESP on a quand même on l'a quand même autorisé il y a il y a très peu de temps euh voilà donc il faut qu'on accélère il faut qu'on vérifie et je pense que toute contribution à l'économie de la ressource en eau est bienvenue il y a là sans doute un vivier dont on mesura l'importance mais il est nécessaire il est très intéressant merci beaucoup Françoise Gatel d'être venu répondre à nos question je sais que comme beaucoup de ministres parce qu'il y a énormément de ministres qui défilent je les ai vu passer Laurent Saint-Martin or berger Marc Ferraci il défile sur le salon à chaque fois c'est très bien d'aller comme ça de stand en stand min fait plus défilé parce qu'on travaille on rencontre des gens et c'est très important de montrer la vie elle est là oui oui oui oui j'ai discuté du jambon j'ai du du fromage et ce midi des huîes merci beaucoup très bien bah écoutez je vais vous accompagner je vais vous rejoindre avec Olivier on va vous rejoindre tout à l'heure merci d'être d'être venu tout tout à l'heure dans dans une dizaine de minutes on abordera aussi les servic sur sur les territoires comment sauver en fait nos territoires Gill Noël vous êtes avec nous depuis un petit bout de temps depuis le début de cette émission vous avez entendu les ministres vous avez entendu Dominique charger parler justement de ce besoin de mailler de nouveau les territoires avec de l'agroindustrie et cetera est-ce que ce discours vous vous êtes vice-président des MRES ruraux maire aussi de d'une d'une commune moyenne 1200 habitants dans la dans la Nièvre c'est ça est-ce que ça vous parle en fait ça bien sûr que ça me parle et puis pour commencer je vais vous dire un gros mot oui allez-y village oui c'est un mot qui a pas été employé ce matin ni par les uns ni par les autres quand vous parlez d'agriculture nous on fait le lien avec le village quand vous parlez d'agro alimentaire nous on fait le lien avec les villages avec les pays parfois on parle de pays loalû ça c'est on va dire des des ensembles territoriaux qui sont infra déépartementaux et qui avancent mais honnêtement c'est le mot village qu'il faut avoir en langage transversal par rapport à ça les métiers la souveraineté l'alimentation mais et nous on a besoin bien sûr de tout ça dans nos villages mais on a besoin a c'est la vie économique qui anime la vie des villages aujourd'hui entre autres c'est c'est nécessaire mais c'est pas suffisant parce que l'État nous a habitué à nous passer des d'un ensemble de services l'état nous a habitué aussi à se débrouiller pour ces industries là Dominique chargé pourra le dire mieux que moi qui sont obligés de recruter à des dizaines de kilomètres alentours puisqu'on a vidé les campagnes donc du coup pour trouver des agents des techniciens et autres on va les chercher de plus en plus loin est-ce qu'on va all chercher loin ou est-ce qu'on on essaie de de les de les faire venir vous êtes m d'une commune dans lequelle les gens reviennent vous nous disiez tout à l'heure en rentenne comment vous avez fait pour les faire revenir alors d'abord on les a fait revenir modestement et c'est eux qui ont fait le choix oui mais c'est c'est c'est la première fois que vous avez inversé lait tout à fait c'est pas la première fois je c'est pas la première fois pour être honnête c'est la 8e fois depuis 1886 ce qui peut en faire sourire quelques-uns mais ça relève de l'exploit puisque c'est la deuxième fois que deux années consécutives on a des personnes en plus des habitants en plus comment on a fait on a profité d'abord de la covid où les gens se sont aperçus que chez nous il faisait bon vivre ou on est en train de de d'essayer de défendre cette idée que c'est dans le milieu rural que cette méthanisation que cet éolien cette Agri photovoltaïque se développer c'est pas c'est pas à matigon ça il y a polémique he bien souvent sur le terrain tout le monde n'est pas d'accord pour voir de notamment de l'éolien vous l'avez évoqué même de la méanisation dit oh là là on va construire ça près de chez moi il va y avoir les gros tracteurs qui vont qui vont défilereurs nos territoir nos territoires sont divers et effectivement il faut faire il faut savoir raison garder ou ça c'est clair mais il y a matière on le voit d'ailleurs ça se développe vous voyez bien les pourcentages de de production énergétique durables qui sont fait donc tout ça ça progresse mais nous on a besoin aussi que l'État nous accompagne sur ces questions de mobilité d'infrastructure parce qu'il nous a laissé comme on était il y a 20 ans donc quand vous allez chercher des gens plus loin comment ils font pour venir dans les usines comment ils font venir pour travailler mais ils viennent avec leur voiture et comme entre-temps on a un discours qui est loyal royal et autres sur ces questions de d'éviter de consommer de d'éviter de polluer et autrrees nous on est condamné à utiliser nos voitures parce que nous on n pas de train nous on a de moins en moins d'ailleurs de de classes scolaires en ce moment c'est la les cartes scolaires qui sont distribuées quand vous ouvrez le journal le matin quand vous êtes maire soit vous essuillez le fond en disant c'est pas pour moi cette année soit au contraire vous pleurer et vous alertez tout le monde autour donc nous on a besoin d'une dynamique donc on a besoin aussi que l'action publique locale soit une réalité la vie dans nos villages on a besoin aussi d'accompagnement par l'État on a besoin d'investissement privé et d'investisseurs privé et l'agroalimentaire c'est un c'est un élément alors on on a beaucoup parlé vous parliez de la covid tout à l'heure on a beaucoup parlé des Chang enfin des des nouveaux modes de consommation et des circuits courts est-ce que aujourd'hui ça change la façon dont on produit dans les territoires est-ce qu'il faut moins d'usine et plus de circuit court aussi en parallèle il faut il faut les deux il faut pas les opposer d'abord il faut les deux parce que on a vu ça cette tendance là elle a durée en tout cas sur le oui oui oui elle dure mais c'est aussi cette notion de valeur ajoutée pour le territoire qui est importante donc quand on arrive à une diversification agricole qui permet en circuit court d'écouler ces produits en faisant les marges on les confiant pas à la grande distribution ces marges direct producteur mais bien sûr direct producteur simplement qu'est-ce qu'il nous faut derrière il nous faut du pouvoir d'achat et pour le pouvoir d'achat il nous faut de l'emploi et s'il nous faut de l'emploi il faut de l'investissement et au-delà de l'investissement il faut que l'État revienne dans nos territoires parce que honnêtement il nous a juste un peu abandonné ces 40 dernières années au profit de ces métropoles où là il fait bon vivre il y a du travail l'accès à la santé l'accès aux soins c'est là-bas le logement le transport sauf que on voit bien la saturation qui peut y avoir dans ces territoires urbains oui et ben écoutez c'est une très bonne transition Gill Noël vice-président des Maes ruraux avec notre débat dans un instant puisque nous allons aller autour des du maintien des activités justement dans les campagnes dans les territoires dans les villages comme vous avez dit dans les pays dans les bassins de vie dans les regroupements de communes dans les Bours évidemment c'est ce que nous allons voir avec Amir Reza tofigi qui est le nouveau président de la CPME Giselle rossamigno qui est directrice du réseau bque des territoires chez groupe de la Caisse des dépôts pour accompagner beaucoup de de projets bien sûr et puis Victor de lâge qui est fondateur de terram un SIG tank spécialisé dans les territoires ce que nous voyons dans un instant après une page de de réclame comme l'on dit de de pub très courte bien sûr et on revient ici avec Olivia dtroya ce matin à mes côtés sur Sud Radio du Figaro à tout de suite agriculture et territoire Patrick Roger en direct du Salon International de l'Agriculture depuis le stand de la coopération agrile emploi en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole agriculture et territoire Patrick Roger agriculture et territoire avec à mes côtés aussi ce matin jusqu'à midi Olivia détroya spécialiste des questions agricoles et agroalimentaires au Figaro économie alors si vous n'étiez pas là nous avons eu le nous avons eu deux ministres qui sont passés parce qu'il y en a énormément aujourd'hui au salon de l'agriculture évidemment le salon d' l'agriculture pour beaucoup de politiques c'est l'occasion d'aller parler très concrètement aussi de la situation dans les territoires du pays de le ressentir de le vivre en quelque sorte euh on se souvient d'Emmanuel Macron il avait bien vécu effectivement ça avait secoué même un petit peu l'année dernière bon on va pas revenir sur cet épisode évidemment mais mais c'est toujours ça donc Marc ferci qui nous a dit en fait tout à l'heure le ministre de l'Industrie queil allait lancer un fond de soutien à l'agroindustrie de 500 millions d'euros et et avec beaucoup d'effets de levier en fait derrière donc c'est ce qu'on va voir évidemment dans cette 2uxè table ronde ce deuxè débat avec nos invités Olivi Amir Reza tofigi qui est président le nouveau président de la CPME ce sont l'ensemble des petites et moyennes entreprises qui sont qui riguent tout le territoire 230000 entreprises vous allez me corriger si je me trompe en fait tout à l'heure Giselle rossamignot directrice du réseau Banque des territoires chez chez le groupe la Caisse des Dépôts évidemment où c'est vous soutenez bien sûr beaucoup beaucoup de de projets pour maintenir cette cette activité puisque c'est un peu SOS sauvons nos nos territoire et puis Victor de lâ qui est fondateur de de teram c'est un sing tank qui est spécialisé dans les territoires qui intervient assez régulièrement d'ailleurs sur Sud Radio alors Olivia entrons un petit peu dans le cœur du sujet sauvons nos territoires des invités au cœur des territoires et des campagnes qui sont en difficulté depuis plusieurs années on en entend souvent parler vous le vivez même probablement vous qui nous écoutez des commerces locaux qui ferment des industries ou des services qui se font plus rares et qui entraînent des pertes d'emploi alors le constat peut être sévère mais il est pas inéluctable c'est ce qu'on va voir ce matin en essayant d'explorer les pistes qui permettent de redonner des perspectives et surtout un horizon à nos territoires alors on va commencer par vous Amir on va prendre un exemple qui m'a marqué cette semaine sur le Cantal qui arrive à à qui a réussi à rverser son déclin démographique à installer des commerces à faire revenir des populations comment on impulse on impulse ce changement et ce retournement de situation pour les entreprises et les populations bonjour et merci beaucoup pour pour l'invitation c'est bon on mentend oui oui on on vous entend bien ouou alors le Cantal c'est c'est un bon exemple al déjà ce qu'il faut comprendre c'est que dans les territoires les TPE les PME ell résistent forcément mieux parce que c'est souvent des entreprises patrimoniales donc ell passent plus facilement les crise et donc c'est ce qui permet aussi à ces entreprises de de tenir sur les territoires on a aujourd'hui la la problématique qu'on rencontre dans les dans les dans ces territoire là c'est que il y a un cercle vicieux qui est que forcément comme il y a moins de service public il y a moins de personnes qui viennent de vivre dans les territoires et donc il a plus de problématiqu de recrutement et donc une entreprise elle a des difficultés à recruter parce que forcément il y a moins de médecins il y a moins d'écoles et donc il y a moins de salariés qui veulent venir vivre dans ces territoires c'est ça la principale difficulté aujourd'hui la problématique du recrutement est une des principales difficultés partout en France mais dans les territoires ruraux elle est encore plus ex exacerber parce que forcément c'est très compliqué de faire venir une personne dans un territoire rural s'il y a pas d'école ou s'il y a pas même d'infrastructure pour développer l'entreprise et donc le le le véritable défi c'est d'avoir une politique cohérente globale ça veut dire comment on arrive en même temps à installer des services publics comment on arrive à favoriser les entreprises pour qu'elles puissent se développer sur les territoires et donc il faut une vraie volonté politique un vrai investissement pour permettre à ces entreprises de se développer sur les territoir oui des PME qui aiment autrement C ces territoires évidemment autrement peut-être davantage que que les villes ou pas non vous vous êtes plus urbain on va dire on va se dire les choses quoi bien sûr est-ce que les PME retournent aujourd'hui vers ces territoires et le maille comme le disait très bien tout à l'heure Olivia aujourd'hui les TPE et les PME sont déjà partout sur les territoires mais il y a eu aussi des impacts négatif parfois quand on prend par exemple la désindustrialisation aujourd'hui on dit souvent un emploi dans l'industrie c'est trois emplois créés à côté et donc toute la désindustrialisation de la France a aussi détruit tout un tissu économique de TPE de PME sur les territoires ouais rossot justement c'est c'est votre j'allais dire votre mantra d'aider un petit peu les territoires à à garder leurs emplois et leurs activités comment vous faites dans l'exemple par exemple du du du l'exemple du Cantal dont on que l'on évoquait en fait tout à l'heure quoi bonjour à tous alors effectivement la banque des territoires elle a été créée pour lutter contre la fracture territoriale pour assurer la cohésion sociale parce que c'est dans ces territoire c'est juste un tiers des Français qui habitent dans 80 % 90% communes comment on résout ce déséquilibre alors du coup comment est-ce qu'on résout ce déséquilibre d'abord on est très présent dans les territoires on est très présent dans les territoire et nous on adresse tous les projets portés par les collectivités locales les maires les intercommunalités ou même des entreprises d'ailleurs he puisqu'on contribue au développement des entreprises quel que soit le territoire et quel que soit le projet donc je peux vous donner des exemples parce que les exemples c'est très parlant alors dans le Cantal pour parler du quantal puisquon on est sur ce territoire là il y a quelques années on finançait deux projets donc contantal en 2024 on en a financé plus de 14 et on a financé je vous donne un exemple très parlant on a financé le campus universitaire d'ORAC on a financé le restaurant universitaire et et et donc ça montre bien que dans ces territoire là il y a des projets des projets qui viennent qui sont portés par les élus locaux ou qui sont portés par les entreprises mais j'imagine qu'il faut dans ces cas-là réfléchir territoire par territoire parce que les les problématiques et les difficultés sont pas les mêmes dans le Cantal que dans les Haut- de France enfin fond sû que non il faut réfléchir territoire territoire il faut faire du coup humain en fait la réussite c'est d'écouter les élus d'écouter les acteurs économiques d'écouter le Monte associatif et de faire émerger un projet et ensuite évidemment de le financer et décourager les rêveurs il faut un peu de rêve dans la vie parce que si on n pas de de rêve et d'optimisme on est perdu mais néanmoins il faut du pragmatisme et de la réalité donc nous on on est enthousiaste qu'on en a des rêveurs mais on fait atterrir les projets grâce à l'ingénierie qu'on apporte par exemple où on transforme une idée politique en un projet opérationnel ouis ça c'est particulièrement important on va on va tout commenter avec vous Victor de lâ tout à l'heure hein comme on l'a fait dans la table ronde précédente mais juste vous avez dit bon il faut qu'il y ait des services publics hein Amir Rea tofigi je rappelle que vous êtes le nouveau patron des CPME il y a aussi l'accès à Internet aux technologies modernes parce que c'est la clé évidemment euh pour faire du business et de l'économie partout Amir il faut cette infrastructure quoi alors déjà beaucoup a été fait avec tout le plan de déploement de de la fibre optique faut faut faut aussi se rendre compte de de la chance qu'on a en France d'avoir un un réseau de de de fibre qui a été for fortement développé partout sur les territoires après il y a encore des zones blanches et ce qui est sûr c'est que une entreprise ne peut pas se développer dans des zones où on n pas encore une couverture une couverture numérique qui soit adapté et après il y a aussi l'accompagnement de ces entreprises parce que on a encore une partie des TPE qui ne sont pas assez bien connectés c'est je parle pas d'une connexion on peut pas faire du business partout aujourd'hui ce je vouis dire c'est on a même la sensibilisation des dirigeants à faire c'est en gros on a aussi un rôle de sensibiliser les dirigeants à l'appropriation des outils techniques ou ça ça c'est vrai ça fera partie de vos priorités on parle beaucoup de l'intelligence artificielle évidemment pour accélérer là il y a il y a un match qui est en train de se jouer aujourd'hui sous nos yeux planétaires bien sûr exactement et et c'est également le rôle de la CPME c'est de sensibiliser d'accompagner les dirigeants sur l'appropriation de ces outils notamment de de l'intelligence artificielle Giselle vous parlez tout à l'heure de fracture territorial est-ce qu'il y a encore une fracture numérique aujourd'hui dans les territoires et comment on essaie de la résoudre alors je dirais qu' a 10 ans la principale fracture territoriale é était la fracture numérique en 10 ans comme ça vient d'être dit on a fait un bon énorme en 10 il y a 10 ans on était à la 26e place au plan européen en matière de de raccordement à la fibre et aujourd'hui on est les premiers au plan européen et pourquoi on a réussi à faire ça et bien parce que on a fait un plan d'investissement massif de racordement à la fibre et aujourd'hui on a 38 millions je sais pas si vous rendez compte 38 millions de lignes FTTH qui existent en France FTTH c'est le raccordement à la fibre donc évidemment pour ceux qui n'en ont pas encore euh il faut qu'on poursuive et et évidemment les derniers kilomètres si je puis dire est toujours le plus dur mais néanmoins on a fait un bon substantiel et ça c'est vraiment grâce au travail de mener depuis 10 ans sur tout le territoire national Victor deage vous qui réfléchissez à ce qui attire nos citoyens sur les territoires est-ce que on a beaucoup parlé du télétravail de l'économie numérique est-ce que ça ça change la donne pour les territoires ruraux et de façon durable alors je pense que quand on réfléchit au au télétravail il y a deux choses à avoir bien en tête euh la première c'est effectivement comment on fait venir ce qu'on appelle les néoruraux alors on pourra en reparler tout à l'heure he mais comment comment on les fait venir sur ces territoire parce que effectivement quand vous vivez dans un pôle urbain aller à la campagne c'est souvent quelque chose qui peut être idéalisé donc on peut être tenté de le faire mais une fois qu'on est sur place une fois qu'on a une fois qu'on a franchi le pas toute la question c'est comment on reste sur ces territoires et exactement et on a vu on a beaucoup parlé de tous les urb qui ont qui ont quitté les les centres-villes pendant le covid ou juste après la covid-19 mais on est en train de voir aussi qu'il y a un effet boombrang avec beaucoup de ces gens-là qui sont en train de retourner soit dans le territoire d'origine soit dans des territoires similaires donc c'est vrai que le télétravail pourquoi ils repart parce que ils n'ont pas les services comme le disait Amir tout à l'heure service style de vie qui est quand même très différ et puis la question du télétravail c'est c'est très bien parce que ça vous permet de de travailler à distance mais néanmoins quand on parle d'isolement dans la ruralité c'est typiquement quelque chose qui participe et assez largement ce qui est aussi intéressant par contre dans le télétravail peut-être plus intéressant encore c'est pour les ruraux qui ont du mal à s'intégrer sur le marché du travail depuis des années et des années pour des raisons de mobilité pour des raisons sociales et cetera et quand vous avez la possibilité un ou de jours par semaine de travailler de chez vous c'est quelque chose qui peut être très utile d'autant plus pour les familles je rappelle que un collégien en moyenne il fait 15 km par jour pour aller dans son collège un lycéen c'est 23 km donc quand vous êtes parents c'est vrai que si vous pouvez réduire les kilomètres c'est c'est quelque chose pour pour évidemment maintenir des activités ou relocaliser ou attirer effectivement des des entreprises c'est c'est particulièrement important parce que aujourd'hui il y a une trentaine d'années on pouvait se dire oui ça passe mais aujourd'hui on veut les services en fait à proximité immédiate quoi sinon on quitte les territoires allez on poursuit dans un instant savons nos territoires avec nos invités ici en direct du Salon de l'Agriculture agriculture et territoire Patrick Roger en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole agriculture et territoire Patrick Roger oui jusqu'à midi en direct du C de la coopération agricole avec vec Olivia dty spécialiste des questions agricoles et agroalimentaires au Figaro économie avec nos trois invités qui sont avec nous Amir RAA tofigi qui est président nouveau président de la CPME j'insiste évidemment parce que c'est vrai que bah il est là depuis maintenant un mois à peu près Giselle Rossa Mignot directrice réseau Banque des territoires chez la groupe dans le groupe de la Caisse des dépôts qui intervient pour accompagner tous les projets en fait sur les territoires et on va en parler dans un instant et puis Victor de Lage qui est fondateur de et mais c'est un tank qui est spécialisé dans les dans les territoires Olivia alors le rôle des des collectivités locales est majeur on le voit dans ce sujet de de revitalisation des territoires mais en période de crise financière et de 10aide financière de l'État est-ce que Amir c'est pas les entreprises qui doivent aujourd'hui prendre les devants bah pour revitaliser les territoires al nous prenons déjà les devants dans dans les fait les entreprises qu'il y a plus d'un million de TPE dans les territoires aujourd'hui de toutes petites entreprises dans ruralité en fait qu'est-ce qu'une TPE sur un territoire c'est déjà une activité supplémentaire et qui permet justement de de redinamiser un territoire la question c'est d'avoir une cohérence globale de l'action publique par exemple quand on voit que on baisse le les les dotations pour les collectivités territoriales mais qu'on augmente leur capacité à à faire du du versement mobilité donc un impôt supplémentaire sur les entreprise qui qui va augmenter du coup sur toutes les régions on voit qu' il y a un manque de cohérence fiscale c'est veut dire qu'à un moment donné on dit il faut que les collectivités territoriales finalement économisent de l'argent mais derrière on leur permet d'aller récupérer l'argent sur les entreprises et donc nos entreprises en fait sur les territoires elles développent de l'activité mais à un moment donné s'il y a pas une cohérence politique s'il y a pas une cohérence économique ben elles peuvent pas en fait alors vous parlez de cohérence politique ont été mis en place il y a quelques années des zones de revitalisation des territoires qui étaaiit censé aider les entreprises à venir est-ce que ça a marché ça ouis alors il y a eu en effet alors ça a changé depuis un an d'ailleurs ça a changé depuis pas que de nom mais aussi de de règles ça concerne 17000 communes à peu près ça a surtout permis de garder l'économie sur les territoires pas forcément d'amener des n préservver l'existant exement mais ce qui est déjà ce qui est déjà beaucoup parce que ça veut dire que çaa on aurait peut-être perdu C cette économie sur les territoires si on avait pas eu ces aides là donc oui en fait toutes les incitations fiscales sociales permettent d'aider une entreprise à aller justement dans ce territoire là maintenant la question c'est comment on va encore plus loin et on voit par qu'on a les sujets d'infrastructure on peut voir actuellement dans les débats notamment sur la 69 c'est que un moment donné il faut aussi que on puisse avoir pour les entreprises de l'accès facile de la mobilité l'acè de l'infrastructure l'accès de permettre à ces entreprises là de ne pas être trop loin de leur salariés et trop loin de le clients Finau ou Mar fer parlait tout à l'heure aussi de la volonté toujours de simplification lification administrative et face aux normes c'est ce que vous demandez vous réclamez également vous bien sûr prenons par exemple aujourd'hui notre Dame prenons les JO prenons Mayot à chaque fois on fait des lois d'exception pour réussir à aller vite ça marche très bien il y a aucun drame social il y a aucune atinte à l'environnement c'est juste que on corrige des règles qui n'ont plus aucun sens et ça va très vite pourquoi on ferait pas de ces lois d'exception des lois ordinaires pour justement aller beaucoup plus vite et sans aller jusqu'à la Elon Musk mais mais un petit peu en fait dans ce sens quand même quoi de de simplifier d'accélérer quoi avec beaucoup de pragmatisme et de réalisme ou ou alors on voit que dans Cees sujets de revitalisation des territoires on est au salon de l'agriculture on parle beaucoup d'agriculture comment on fait Giselle rossamignho pour éviter enfin pour favoriser la diversification des territoires pas faire que du tourisme et de l'agriculture mais diversifier le le les secteurs présents dans nos territoires d'abord sur un territoire ire celui des projets et qui pour le coup bien mettent sur la table projet et voir en quelle mesure nous on peut les aider et bien sûr nous on a deux grands axes en fait la certitude que nous avons c'est que la transition écologique énergétique elle passera par les territoires avec le monde économique avec les élus avec le monde économique et puis le deuxième pilier on vient d'en parler à l'instant c'est que la cohésion sociale et territoriale passera aussi avec les élus et avec les monde économique et donc tous les projets qui rejoignent ces deux axes là sont des projets qui font du sens sur les territoire quand vous rénovez une école vous améliorez le service public quand vous développez les maisons France service vous améliorez le service public quand vous développez l'industrie quand vous installez mitier à cancal pu qu' nous on a financé le développement et la croissance de miimire et bien oui vous favorisez le développement économique et la cohésion sociale et territoriale dans ce territoire donc c'est à la fois très écosystémique le maire les élus les le monde économique le monde associatif et c'est ça qui fait un projet de territoire dans cet écosystème il y a aussi les services publics on en est où aujourd'hui est-ce qu'on arrive à faire revenir des services publics dans nos territoires et et des médecins aussi qui est une thématique qui revient souvent alors sur le service public nous on est à l'œuvre avec les maisons France serv c'est quelque chose qui s'est beaucoup développé depuis plusieurs années on en est à plus de 2700 maisons Fran service pourquoi parce que on voit bien que dans les territoires il y a une une vraie difficulté pour les français quand même à à utiliser le le les services informatiques avoir accès finalement à à tout ce qui est nécessaire dans la vie du quotidien via le le numérique et donc que ces maisons Fran service elles ont cet objet là et et et avec la Poste La Poste développe aussi et teste aujourd'hui des bureaux de poste mobiles donc il y a de l'innovation pour apporter du service public aujourd'hui dans les territoires pour le renforcer et pour éviter ce sentiment d'abandon du service public avec Amir peut-être une dernière question à ce niveau-là si vous aviez deux choses à demander en fait parce que vous vous adressez souvent au pouvoir public hein bien sûr S pour garder des activités dans dans les territoires queles seraient ces ces deux priorités en fait aujourd'hui l'exemple qui était donné sur le fait de réindustrialiser est un très bon exemple aujourd'hui si on veut aussi reconquérir l'économie dans les territoires il faut réindustrialiser parce qu'on comprend bien que l'industrie c'est pas à Paris c'est partout sur les territoires et donc il y a une vraie ambition à voir sur ce sujet sur lequel la France a complètement décrocher on est un pays qui s complètement désindustrialisé les chiffres ils sont assez flagrants on a 10 % de notre PIB qui industrie c'est 16 % en Europe 19 % en Allemagne donc le le premier sujet c'est il faut avoir une vraie politique de réindustrialisation le deuxème sujet ça a été très bien dit c'est d'avoir une cohérence globale de l'action publique l'action économique c'est de dire comment on fait pour en effet avoir un retour du service public on parlait tout à l'heure de de médecin d'avoir une cohérence globale parce que une entreprise elle peut pas arriver toute seu sur un territoire il faut qu'il y ait une vraie cohérence dans l'action publique vont permettre à ces territoirees de de de se redynamiser alors Victor vous montrez dans une de vos études très intéressante que les TPE et les PME aujourd'hui ça permet de protéger les les territoires en période de de crise comment comment on explique ce phénomène là qu'est-ce qui quels sont les ressorts qui permettent de stabiliser no territoire grâce à la vie économique alors je dirais qu'il y a plusieurs facteurs la première chose c'est que les TPE sont les championnes de création d'emploi si vous regardez sur la période 2008- 2017 c'est 20000 emplois qui ont été créés en solde net c'est plus que les PME c'est plus que les ETI c'est plus que les grandes entreprises euh par ailleurs ce sont des entreprises qui ont l'habitude de travailler avec les écosystèmes locaux qui participent à cette à cette économie de proximité ce qui est fondamental pour justement revivifier tous les tous les secteurs qui se trouvent sur ces différentes typologies de territoire et puis dernière chose ce sont des entreprises qui sont à la fois qui peuvent s'adapter très vite à la conjoncture et qui sont résilientes euh si vous regardez ce qui s'est passé qui peuvent être fragile aussi en même temps bien sûr a beaucoup disparaissent mais beaucoup qui apparaissent en fait et si vous regardez ce qui s'est passé à la suite de la covid-19 tout le monde a annoncé que ça allait être catastrophique pour les TPE et en réalité elles ont plutôt bien résisté en fait leur force c'est qu'elles sont ubiquitaires c'est-à-dire qu'elles sont présentes sur l'ensemble des territoires en France et avec proportionnellement une plus forte présence dans les territoires ruraux par exemple si vous regardez dans le Cap Corse 60 % des emplois viennent des TPE et et l'un des défis aussi c'est d'attirer on l'évoquait tout tout à l'heure pour l'agriculture d'une façon générale par rapport au aux PME au TPE dans les dans les territoires c'est d'attirer les jeunes parce que évidemment un jeune ça le fait pas toujours rêver quand on va lui dire écoute tu vas travailler dans une petite entreprise on évoquait le Cantal en fait tout à l'heure ou en Bretagne il peut rêver en fait autre chose il a des images planétair il voit évidemment que il y a les réseaux sociaux comment faire face à cela est-ce que c'est un défi cette cette cette formation et l'éducation des enfants pour pour les garder dans dans ces entreprises moyennes moyenne c'est pas péjoratif Amir oui d'ailleurs il y a un défi plus global sur la transmission des TPE des PME parce que dans dans les 10 années qui viennent on va avoir beaucoup d'entreprises pour lesquelles le dirigeant a 55 ans entre 50 et 60 ans en moyenne donc 55 ans et il va devoir transmettre et donc il va il va falloir réussir à un donner envie à des jeunes de reprendre entreprise et de les accompagner à travers des institations fiscales ou à travers d'autres aides donc là c'est un vrai enjeu un d'encourager à l'entrepreneuriat et d'encourager la reprise de leur entreprise donc il y a un vrai défi à avoir collectivement parce que on va avoir beaucoup de dirigeants qui vont partir à la retraite dans les années qui viennent et on a un peu cette idée que pour les jeunes comme pour les entreprises quand on est en milieu rural on est un peu loin des opportunités est-ce que ça cette mentalité là change change un peu et comment on peut encourager justement les jeunes et les entreprises à rester en milieu rural à changer cette mentalité B aujourd'hui à travers l'innovation il y a beaucoup qui peut être fait et et les TP et les PME sur les territoires ont énormément encore d'activités à développer donc moi je pense que il faut pas ilut il faut pas opposer le le rural l'urbain il faut il y a l'activité pour tout le monde il faut juste redonner envie d'être entrepreneur et redonner envie à toutes C tous ces jeunes aujourd'hui de reprendre ces entreprises qui sont sur les territoires et qui pour beaucoup marchent bien et qui ont juste besoin d'avoir un repreneur derrière une fois que partir à la retraite merci beaucoup allez nous poursuivons ici en direct du salon de l'agriculture sur ce SOS on von nos territoires on voit qu'il y a quand même des pointes d'espoir énormément pour maintenir ces activités mais qu'il y a des défis qui se présentent à nous c'est ce que nous allons voir encore jusqu'à midi sur Sud Radio agriculture et territoire Patrick Roger en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération Agri en direct du salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole agriculture et territoire Patrick Roger avec Olivia droya spécialiste des questions agricoles et agroalimentaires aussi au Figaro économie encore quelques minutes ici en direct du stand de la coopération agricole au Salon de l'Agriculture pour aborder ce qui est assez essentiel c'està-dire les les services les activité dans l'ensemble des territoires pour maintenir justement aussi une population une population qui parfois revient on l'a vu tout à l'heure avec le le vice-président des MRES ruraux qui nous disait que bah depuis quelques années c'est une petite commune de 1200 habitants il revoyait des des nouveaux habitants des Néos ruraux qui venaient s'installer alors souvent les néo ruraux ils sont très contents d'aller à la campagne et puis au bout d'un certain temps ils se disent ah bah oui mais il n'y a pas tous les services en fait à à proximité et ils repartent c'est ce que nous disait Victor de Lage fondateur de terram un sing tank spécialisé dans les territoires qui est avec avec nous pour nous accompagner et Giselle rossamignot directrice du réseau de la banque des territoires à la Caisse des Dépôts Olivia donc sur toutes ces alors on va évoquer effectivement des des initiatives intéressantes peut-être à l'heure où il manque un peu d'argent pour financer le retour des services on voit des initiatives intéressantes notamment chez les agriculteurs qui sont les piliers des territoires et qui font des services d'hôtellerie des POS relais ce qui leur donne des des revenus complémentaires est-ce que Giselle rossamign c'est une piste à explorer euh plus loin et surtout est-ce que c'est vraiment leur mission de faire ça moi je sais pas si c'est leur mission en tout cas lors que les agriculteurs s'organisent euh créent des structures pour diversifier leur activité euh nous on regarde évidemment avec beaucoup d'attention sur le sur le métier qui est le NRE qui est le métier d'investisseur c'est dire qu'on peut dans une société de projets contribuer à porter de l'argent et donc et les accompagner dans un projet de diversification que ça soit j'ai en tête des projets de noourisme des projets de circuit court de transformation évidemment de produits végétau ou de produits animaux donc évidemment cela on le regarde et et ça contribue aussi à une dynamique territoriale supplémentaire qui qui est nécessaire à ces territoire est-ce qu'il y a un phénomène plus qu'un autre une tendance une mode justement dans dans les demandes qui arrivent vous avez parler des circuits courts mais d'une façon générale quoi chez vous pour les projets non nous nous regarde avec beaucoup de pragmatis tous les projets en fait évidemment notre sujet c'est qu'il faut que ça soit des projets qui soient économiquement solides pourquoi parce que si on emène évidemment un projet une volonté vous vous l'avez dit tout à l'heure faut pas que ça soit utopique il faut que ça soit résilient que ça soit résistant aux aléas aussi aujourd'hui mais j'ai en tête voyez un développement de superet avec une société dans laquelle on est investisseur et bien il y a 100 superéret qui se sont développé dans tout le Sud-Ouest avec 700 produits à disposition à des prix que l'on que l'on retrouve dans les grands magasins donc ça c'est des initiatives qui sont des initiativ aussi qui permettent de revitaliser les territoires c'est essentiel le commerce alors Victor de la jour on on a parlé pas mal des néoruraux de ces gens qui reviennent à la campagne on voit que ça peut créer des tensions avec la la population quels sont les les ressorts d'une greffe qui prend entre ceux qui reviennent à la campagne et ceux qui sont restés socialement parlant non tout l'enjeu effectivement c'est qu'il ait pas d'entre soi d'un côté comme de l'autre d'ailleurs mais on voit quand il y a des gens qui reviennent à la campagne on parle du champ du coq ou de l'église qui sonne à côté qui empêche de dor voilà ça crée des tensions comment on va contre ça non il faut créer du Lian vous avez parfaitement raison et là où les néorurau peuvent parfois un petit peu de manière caricaturale être moqué en réalité de par leur expérience qu'ils ont pu acquérir en en poursuivant leurs études po bac dans des métropoles les premiers Jobs qu'ils ont pu avoir ils peuvent vraiment apporter à à ces microociétés dans un village en créant effectivement un commerce de proximité en en rachetant un PMU en s'impliquant dans de l'artisanat aussi de de proximité donc donc non il faut pas les les opposer toute la difficulté effectivement c'est comment on fait pour créer ce lien là sachant qu'effectivement généralement ceux qui restent dans ces territoires ils ont le sentiment d'être un petit peu relégué parce que depuis tout à l'heure on parle de T les services qui sont mis à disposition et qui existent et ça on peut que s'en féliciter mais entre ce qui existe et le ressenti le ressenti personnel de ces gens-là qui ont souvent son oubliés voilà ce qui revient souvent c'est on p les mêmes impôt que tout le monde mais on est en relégué en seconde division on n pas du tout accès à la même chose on a publié une étude à l'Institut teram sur les enjeux de mobilité au sein de la jeunesse rurale et ils sont très nombreux des voitures bien sûr toujours le prix de l'essence quand il avait c'est ça évid un jeune rural il dépense 528 € par mois en moyenne pour se déplacer 528 € par mois en moyenne c'est plus de 5 sm par an si on compare à un homologue urbain du même âge c'est 300 € donc c'est plus de 220 € donc voilà l'idée c'est c'est réfléchir collectivement à comment on fait société et comment on arrive à raccorder ces dem mandes qui parfois se tourne le dos et tout simplement parce qu'il se connaissent pas assez g RAM ce sujet de la mobilité il est crucial dans les dans les est-ce que vous travaillez à des des projets à financer des projets pour sortir un peu du tout voiture qui peut coûter cher pour des gens qui qui voudraient revenir à dans les dans la ruralité alors effectivement la mobilité d'abord il faut s'en occuper parce que c'est un impact sur le changement climatique et sur le climat qui est quand même majeur donc évidemment c'est un élément d'attention et de travail constant par contre à une problématique on Nura pas une solution donc effectivement ce qu'on dit territoire territoire par territoire et puis regardez évidemment la mobilité d collective comment est-ce qu'on favorise du transport public comment est-ce qu'on développe la ramification de transport public comment on renforce aussi le transport ferroviaire il y a ce sujet évidemment crucial et puis après il y a un maillage plus fin et le maillage plus fin c'est par exemple aussi le le partage le covoiturage c'est du transport collectif beaucoup plus et puis Infiné si parce que on n pas il y a pas d'autrees solution c'est la voiture et bien comment on développe les bornes électriques comment on développe l'accès à la voiture électrique qui est encore des projets en fait sû bien sûr on soutient on soutient des projets de financement de Born électrique pour pour effectivement ben faire évoluer la flotte électrique la flotte de voiture même si pour pour un jeune c'est encore onéreux la voiture électrique donc ce sujet là c'est un sujet complexe faut faut prendre toutes toutes les pistes possibles et sur un territoire voir laquelle est la plus adaptée ou lesquels sont les plus adapté oui Giselle rossamignot euh la banque des territoires là il y a des auditeurs qui nous écoutent ils se disent ah bah tiens moi ça m'intéresse pourquoi pas de prendre des activités d'essayer de les remonter comment lu comment faut-il s'y prendre par rapport à la banque des territoires il faut déposer un dossier alors d' en de mots he de façon très pratique très pratique d'abord la panque des territoires elle est sur tous les territoires donc voilà c'est déjà ça il y a déjà 36 implantations sur tout le territoire que ça soit en métropole ou en outrem deuxième chose nous on porte des projets qui sont amenés soit par des entreprises et on finance par exemple les murs hein de l'entreprise soit par les élus donc il faut aller s'adresser à son élu à son maire et et et voir comment ce ce projet là peut peut faire sens sur le territoire et ensuite évidemment les collègues dans les territoires regardent et là vous allez intervenir ensuite pour pour aider de son logistique et puis sur le financement alors on on est un peu plus qu'une banque d'abord on apporte ce qu'on appelle nous en haut de c'est de l'ingénierie ça veut dire quoi c'est d'aider à transformer l'idée en un projet ou donc ça c'est la première des choses et ça bah il faut apporter de l'analyse donc ça on le fait puis après ben on peut apporter du financement soit on prête de l'argent basiquement on prête de l'argent et donc on veut être remboursé mais on prête de l'argent où on investit et et avec avec d'autres partenaires ouais est-ce qu'il y a d'ailleurs une attractivité aujourd'hui des des campagnes des ce que l'on a évoqué en fait à quelques reprises Victor de l'âge après il y a eu comme le disait Olivia tout à l'heureaprès covid bien sûr aujourd'hui ça ça fait rêver ou pas alors en fait je je vous sens circonsp en fait non disons que je sais pas si c'est comme ça qu'il faut se poser la question si vous le permettez je crois que notamment quand on s'intéresse à la jeuness ce qu'il faut avoir en tête c'est est-ce que elle souhaite oui ou non partir et si elle souhaite partir qu'est-ce qu'on fait pour qu'elle puisse être mobile parce que la mobilité géographique c'est quand même très lié à la mobilité sociale comme vous le savez et le problème c'est qu'aujourd'hui vous avez beaucoup de jeunes qui ont même dans leur panier le capital culturel le capital économique pour partir mais qu' ne le font pas parce qu'ils s'autocensurent ils s'autocensurent parce qu'ils se disent mon frère ma sœur vont rester dans le coin mes amis d'enfance aussi moi si je pars quand je vais revenir je serai le trait et dans ce cas-là souvent ce qu'ils font c'est qu'ils partent ils ne reviennent jamais moi je pense que c'est crucial quand vous êtes jeune si vous souhaitez partir ben de mettre tout des dispositifs en place pour que ces jeunes puissent aller voir à l'extérieur comment ça se passe et ramène leur expérience tout leur savoir-fire leur expérience effectivement on a on a envie de revenir après il y en a beaucoup qui souhaitent revenir regarder les enquêtes d'opinion pour parce que c'est très chouette de partir à l'étranger de partir dans une métropole pour poursuivre ses étures et cetera mais quand vous avez connu ça vous avez toujours cette petite nostalgie qui qui vous ramène à ces territoires parce que vivre dans dans un centre urbain c'est quand même beaucoup d'anxiété c'est du temps dans les transports en commun c'est la pollution c'est le bruit et à un moment on voit que cette jeunesse est quand même aspir de plus en plus à à une quête de sens effectivement vous avez beaucoup de jeunes qui souhaitent revenir sur ces territoire au-delà de la nostalgie du retour au berkaaille comment comment on dit est-ce qu'il y a des territoires qui sont plus attractifs que d'autres aujourd'hui on parlait du Cantal tout à l'heure aussi à côté de camp il y a des petites communes qui regardent beaucoup de d'habitants est-ce qu'il y a des endroits où les jeunes ont envie d'aller aujourd'hui alors toute la difficulté qu'on aborde cette question là c'est que souvent on parle de la ruralité alors qu'en fait il existe des ruralités quand vous habitez dans moi-même le Cantal ça me parle bien je suis au verniia pu d'homme mais quand vous habitez effectivement dans le Massif Central c'est pas du tout les mêmes problématiques que quand vous habitez le long d'un littoral par exemple donc si vous regardez effectivement où il y a beaucoup de demande et où il y a beaucoup de mouvements c'est quand même très concentré dans le sud-ouest de la France il y en a aussi dans le nord-est la diagonale du vide ça ça reste compliqué même si sur certains territoires vous par jusque dans Sud-Ouest ça exactement même si sur certains sur sur sur certains territoires bien identifiés parce qu'il y a aussi beaucoup de choses qui sont mises en place par les collectivités par les MRES et cetera pour attirer ben ben ces jeunes actifs effectivement vous preneiez le cas du Cantal il y a pas mal de il y a pas mal d'innovation de de projets qui sont mis en place pour pour pour ramener c'est que vous voyez vous aussi Giselle rossamignot non oui moi moi ce qu' ce que je crois c'est que en fait il faut développer pour que les jeunes aient envie de d'y rester ou d'y revenir des centralités il faut que le jeune le jeune ou le moins jeune d'ailleurs il TR il trouve ses propres besoins ses besoins c'est quoi c'est se loger se transporter se nourrir se soigner et travailler et puis un peu aussi de culture aussi il faut que voilà qu'il ait les moyens aussi d'avoir le sentiment de vivre comme toute l'autre tout le reste de la population donc développer les centralités que ça soit dans un territoire très rural ou moins rural et bien nous c'est ce que nous faisons au quotidien la période de 10 budgétaire qu'on vit est de nature à à stopper cette dynamique que vous avez que vous avez évoqué che à la banque des territoires et à la caise des dépôts bien sûr que non pourquoi parce que d'abord les financements c'est sur le fond d'épargne des Français et il Françis ouais les Français parlent beaucoup bien sûr il faut que les collectivités puissent aussi accompagner leurs projets euh et et mais aujourd'hui il y a encore des capacités très importantes du côté des collectivités aussi pour réfléchir à les projets et à les financer avec nous et parfait merci Giselle Rossin Mignot bah écoutez il y a des auditeurs qui vous entendent et qui vont aller frapper à la porte de la banque des territoires et vous l'avez dit allez voir dans les mairies un peu auprès de de chez vous merci aussi Victor deage fondateur de teram qui est spécialisé donc dans les territoires merci à la coopération agricole qui nous a accueilli ici sur le stand depuis 10h et dem ce matin qui nous accueillera de nouveau vendredi matin avec la matinale de Jean-Jacques Bourdin ici de 7h à 9h moi également et Alexis Poulin qui va me succéder dans un instant qui sera également présent merci Olivia c'est un plaisir bon on vous lit dans le Figaro hein bien sûr Figaro économie spécialiste de toutes les questions d'industrie d'agroindustrie d'économie d'une façon générale et demain soir aussi rendez-vous les vraies voix seront en direct des vignerons indépendant ici au salon de l'agriculture bonne journée à l'écoute de Sud Radio Sud Radio Sud Radio parlons vrai parlons vrai Sud Radio parlons vrai