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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 2 avril 2026 88 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & électionsTransports

Bonjour chez vous ! du 2 avril 2026

Source d'origine 5 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 42 %Attaque 34 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Quelles conséquences pour les prix à la pompe ? Le gouvernement peut-il tenir sa ligne de crête et ne pas mettre en œuvre ?

  • 8:12RelanceRéponse directe

    Vous dites toujours que l'État n'a pas les moyens de faire la politique du chèque, où là, compte tenu de la situation, vous dites que ce serait peut-être bien d'aider les Français ?

  • 9:36RelanceRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement a menti ou il a mal anticipé la situation ?

  • 10:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que pour vous, c'est le bon fléchage ?

  • 11:19RelanceRéponse directe

    Mais est-ce que le gouvernement n'a aidé pas un peu sur une ligne de crête ?

  • 12:19OuverteRéponse directe

    Avant de parler des agriculteurs, des pêcheurs, est-ce que pour vous, il faut aider les particuliers face à la hausse des prix de l'essence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56InvitéFait
    « Il a notamment menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes. »
  • 2:19InvitéFait
    « Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. »
  • 2:24InvitéFait
    « Nous allons les ramener à l'âge de pierre auquel ils appartiennent. »
  • 2:37InvitéFait
    « Les Etats-Unis n'apportent presque pas de pétrole via le détroit d'Hormuz et ils n'en importeront pas à l'avenir. »
  • 2:43InvitéFait
    « Nous n'en avons pas besoin et les pays du monde qui reçoivent du pétrole via le détroit d'Hormuz doivent s'occuper de ce passage. »
  • 2:51InvitéFait
    « Ils doivent le protéger, ils doivent s'en emparer et le protéger. Ils peuvent le faire facilement. »
  • 3:09InvitéFait
    « Au cours de ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides, décisives et écrasantes. »
  • 3:33InvitéFait
    « Trump s'en est pris à la France et à l'Europe, accusé de ne pas l'avoir soutenue dans sa guerre en Iran. »
  • 3:50InvitéFait
    « C'est tout à fait vrai que la France, qui n'a pas été consultée, qui ne fait pas partie de cette offensive militaire lancée par les États-Unis et Israël, n'y prend pas part. »
  • 4:10InvitéFait
    « Mais une puissance dotée comme la France doit rester crédible. »
  • 8:26InvitéFait
    « Il n'a plus les moyens, ça serait bien, mais il n'a plus les moyens. »
  • 9:00InvitéFait
    « Rappelez-vous, le ministre de l'Économie, M. Lescure, lorsqu'il y a eu le début de ce conflit, nous a dit, a dit aux Français, il n'y a pas de souci, on a trois mois de réserve, il n'y aura pas d'augmentation. »
  • 9:10InvitéFait
    « Deux jours après, il y a eu plus de 20%. »
  • 9:27InvitéFait
    « Désolé, mais avec le problème qu'il y a, donc faisons attention à la parole de l'État. »
  • 16:04InvitéChiffre
    « En 2024, plus de 500 000 ruptures conventionnelles ont été conclues. »
  • 16:23InvitéFait
    « La durée des indemnités passerait ainsi de 18 à 15 mois pour les demandeurs d'emploi de moins de 55 ans et pour les plus de 55 ans cela passerait de 22,5 à 20 mois. »
  • 16:33InvitéChiffre
    « 600 à 800 millions d'euros d'économies par an sont attendues pour le régime de l'Unidic d'ici 2029. »
  • 17:03InvitéChiffre
    « En 2024, 515 000 ruptures conventionnelles individuelles ont été signées ce qui représente une progression de plus de 63% depuis 2015. »
  • 32:24PrésentateurFait
    « Il faut élargir les secteurs touchés. »
  • 32:39PrésentateurFait
    « diminuer le prix des transports en commun. »
  • 33:34PrésentateurChiffre
    « on dépasse les 2,20 euros »
  • 35:39PrésentateurFait
    « plus de 50% du prix du carburant est lié aux taxes. »
  • 36:19PrésentateurFait
    « nous avons un savoir-faire, il faut continuer à investir mais également les énergies renouvelables »
  • 38:20PrésentateurChiffre
    « 75% des Français veulent plus de pouvoir aux régions »
  • 39:27PrésentateurFait
    « le total des budgets des 18 régions françaises c'est le même montant que le budget de l'Andalousie »
  • 39:40PrésentateurChiffre
    « son budget il est supérieur c'est 47 milliards »
  • 39:52PrésentateurChiffre
    « les dotations de l'État qui sont données aux régions françaises c'est à peu près 650 euros par habitant en Allemagne c'est 6500 euros »
  • 40:24PrésentateurChiffre
    « nous a diminué encore nos dotations d'un milliard d'euros »
  • 45:48PrésentateurChiffre
    « ça a permis de faire des économies pour la région Occitanie c'est 170 millions d'euros »
  • 46:07PrésentateurFait
    « j'ai réussi à faire le transport scolaire gratuit sur 13 départements »
  • 58:01InvitéChiffre
    « entre 150 000 et 300 000 on appelle ça des événements indésirables graves dans des accidents médicaux arrivent chaque année »
  • 58:35InvitéChiffre
    « les associations de victimes estiment que ça représente 30 000 morts chaque année »
  • 1:00:15InvitéChiffre
    « 92% des Français sont préoccupés par les prix de l'énergie »
  • 1:03:36InvitéFait
    « des raisons de santé »
  • 1:03:40InvitéFait
    « ce harcèlement »
  • 1:03:51InvitéFait
    « à la déportation des militants communistes par exemple pendant la seconde guerre mondiale »
  • 1:03:54InvitéFait
    « elle a porté plainte »
  • 1:05:15Locuteur 1Fait
    « sa détermination à poursuivre les attaques contre l'Iran »
  • 1:05:18InvitéPromesse
    « Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines »
  • 1:05:23InvitéFait
    « nous allons les ramener à l'âge de pierre auquel ils appartiennent »
  • 1:05:37InvitéFait
    « Les Etats-Unis n'apportent presque pas de pétrole via le détroit d'Hormuz »
  • 1:05:47InvitéFait
    « doivent s'occuper de ce passage, ils doivent le protéger, ils doivent s'en emparer et le protéger »
  • 1:06:12InvitéFait
    « nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides, décisives et écrasantes »
  • 1:15:11InvitéFait
    « La crise économique qui est consécutive à ce qui se passe en Iran elle va coûter de l'argent au pays »
  • 1:15:17InvitéChiffre
    « les taux d'intérêt vont monter, vous savez que c'est quasiment le premier poste maintenant budgétaire de l'État »
  • 1:15:35InvitéFait
    « on est trop dépendant du pétrole, on est trop dépendant du gaz »
  • 1:17:06InvitéFait
    « Depuis des mois Rachida Dati a milité aussi en coulisses pour faire évoluer le mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille »
  • 1:17:12InvitéFait
    « les habitants de ces 3 grandes villes voteront directement pour leur maire »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Invité14 %
  • Invité 27 %
  • Invité 35 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Je suis tous très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 2 avril pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Donald Trump a affirmé cette nuit que l'Iran sera frappé durement encore deux à trois semaines. Des déclarations qui font remontrer le prix du baril de pétrole. Quelles conséquences pour les prix à la pompe ? Le gouvernement peut-il tenir sa ligne de crête et ne pas mettre en œuvre ? Deux mesures pour les particuliers.

Analyse dans une heure avec nos éditorialistes Michael Darmon et Elisabeth Martichoux. Et puis la colère des secteurs touchés qui se poursuit. Les agriculteurs de la FNSEA réunis en congrès cette semaine préviennent que sans mesure forte dans les prochains jours, ils appelleront de nouveau à la mobilisation. On va en parler, on ira en Bretagne avec le président de la région Loïc Chénet-Girard. Les grandes régions justement qui célèbrent leur 10 ans événement aujourd'hui au Sénat. Quel bilan faut-il aller plus loin en matière de décentralisation ? Comment pèse-t-elle face à ces tensions géopolitiques ? Carole Delga, la présidente de Région de France, est notre invitée dans une demi-heure.

Et puis faut-il revoir les règles d'indemnisation des ruptures conventionnelles ? C'est le souhait du gouvernement. Un accord a été conclu entre partenaires sociaux en février. Il a été transposé hier dans la loi par un vote du Sénat. Le rapporteur du texte, le sénateur LR, Laurent Burgoy, est avec nous. Bonjour, à tout de suite. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Amilio.

1:44
Invité

Bonjour Auriane.

1:44
Présentateur

À la ligne de ce jeudi 2 avril, Donald Trump qui va donc continuer à frapper extrêmement durement l'Iran pendant deux à trois semaines.

1:52
Invité

Oui, le président américain s'est exprimé hier à la Maison-Blanche pour faire le point sur la guerre en Iran. Il a notamment menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes. Une déclaration qui a fait remonter le prix du baril de pétrole au-dessus des 105 dollars. On regarde le sujet de Flavie Vélas qui résume la situation.

2:10
Présentateur

C'est la première fois qu'il s'adresse à son peuple depuis le début du conflit. Cette nuit, le président américain a affirmé sa détermination à poursuivre les attaques contre l'Iran.

2:19
Invité

Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons les ramener à l'âge de pierre auquel ils appartiennent.

2:29
Présentateur

En continuant la guerre, Donald Trump espère débloquer le détroit d'Hormuz, mais il invite aussi les pays dépendants du passage stratégique à agir par eux-mêmes.

2:37
Invité

Les Etats-Unis n'apportent presque pas de pétrole via le détroit d'Hormuz et ils n'en importeront pas à l'avenir. Nous n'en avons pas besoin et les pays du monde qui reçoivent du pétrole via le détroit d'Hormuz doivent s'occuper de ce passage. Ils doivent le protéger, ils doivent s'en emparer et le protéger. Ils peuvent le faire facilement.

2:56
Présentateur

Alors que l'Iran a démenti la demande de cesser le feu annoncée par Donald Trump cette semaine, le président américain se félicite des interventions menées par son armée. Au 33e jour de conflit, il affirme être proche de ses objectifs.

3:09
Invité

Au cours de ces quatre dernières semaines, nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides, décisives et écrasantes. Des victoires comme peu de gens en ont jamais vu auparavant.

3:21
Présentateur

Quelques heures après l'allocution du président américain, Israël affirme avoir été ciblé par une attaque de missiles iraniens. Et depuis le Japon, Emmanuel Macron a répondu aux attaques de Donald Trump sur la position de la France dans ce conflit.

3:33
Invité

Oui, Trump s'en est pris à la France et à l'Europe, accusé de ne pas l'avoir soutenue dans sa guerre en Iran. Il a déclaré que les États-Unis s'en souviendront et pourraient ne pas venir en aide le jour où l'Europe en aurait besoin. En résumé, l'OTAN est bousculée. Emmanuel Macron a répondu hier au président américain. C'est tout à fait vrai que la France, qui n'a pas été consultée, qui ne fait pas partie de cette offensive militaire lancée par les États-Unis et Israël, n'y prend pas part. Mais il n'y a rien de nouveau. C'est vrai depuis le premier jour. Donc il ne faut pas s'en étonner. Mais une puissance dotée comme la France doit rester crédible.

C'est que nous, nous restons dans un cadre profondément éthique, de dissuasion stricte. Nous continuerons d'œuvrer d'un point de vue diplomatique pour engager toutes les puissances nucléaires à cette désescalade et à un meilleur contrôle des armements.

4:24
Présentateur

Et puis on le disait Rémi, le prix du baril de pétrole qui remonte ces dernières heures et face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement ne ferme pas la porte à d'autres mesures de soutien.

4:32
Invité

Oui, à la sortie du Conseil des ministres hier, le gouvernement a assuré que des aides ciblées pourraient voir le jour si la flambée des prix se poursuivait. Un prix a un premier coup de pouce à quelques secteurs particulièrement touchés, comme le transport ou la pêche. Le médical et notamment les infirmières pourraient à son tour être appuyées par l'État. La porte-parole du gouvernement et ministre de l'énergie, Maude Bréjon, s'est expliquée hier.

4:55
Présentateur

On entend les difficultés que peuvent avoir les métiers du soin, je pense aux infirmières, je pense aux aides à domicile. On ne s'interdit pas et on ne ferme pas la porte à d'éventuels soutiens dans les jours à venir. Et puis une dernière image pour terminer, l'équipage d'Artemis 2 a décollé direction la Lune, rien que ça.

5:14
Invité

Oui, quatre astronautes, trois Américains et un Canadien ont décollé cette nuit depuis la Floride vers la Lune. Une première depuis plus d'un demi-siècle. Alors cette fois-ci, ils ne poseront pas le pied sur la Lune. Cette mission, elle s'inscrit dans un programme de la NASA qui s'étale sur dix ans et qui vise à installer une base permanente sur la Lune.

5:30
Présentateur

Merci Rémi, à tout de suite. On va reparler des ruptures conventionnelles, puisqu'on le disait, le Sénat transposait hier. L'accord conclu entre les partenaires sociaux pour réduire la durée d'indemnisation de l'assurance chômage en cas de rupture conventionnelle. Vous en étiez le rapporteur Laurent Burgois, on y revient dans quelques instants. Mais d'abord, on regarde ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois. D'abord, la Lune du Courrier de l'Ouest. Taxe sur le carburant. La crise rapporte-t-elle ? C'est la question à la Lune du journal.

Le gouvernement qui veut utiliser les recettes fiscales supplémentaires liées à la flambée des prix pour décarboner l'économie, alors que la réalité de ces surplus interroge. Deuxième une, celle du Républicain Lorrain. Erreur médicale, la loi du silence. En une, Maxime, il a perdu un œil suite à une banale opération. Des sinus, comme lui, des milliers de patients, sont victimes chaque année d'erreurs médicales. Tout le monde sait, mais aucune mesure n'est prise, dénonce un professeur. Et puis la dernière une, c'est celle du Sud-Ouest. On reparle des 80 km heure, ou plutôt des 90. Pourquoi ça freine ? C'est la une de Sud-Ouest.

La plupart des départements de Nouvelle-Aquitaine, l'Andentèque, n'ont pas relevé la limitation de vitesse sur les départementales à 90 km heure. La limitation à 80 a-t-elle fait ses preuves ? Pas si sûr, dit le journal. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

6:41
Invité

Je vais prendre la dernière, alors. Non pas une solidarité, j'allais dire, du Sud, mais entre Sud-Est et Sud-Ouest. Mais je crois que c'est un réel sujet, ce retour aux 90 km heure. Personnellement, j'étais conseiller départemental, je m'étais opposé à un baissement de 10 km heure. On est dans un département du Gard, nous, où il y a beaucoup d'accidents, beaucoup de mortalité. On est dans un département où il y a le plus de mortalité. On a baissé de 10 km heure, ça n'a pas empêché la baisse des accidents, ça n'a pas empêché, malheureusement, la baisse de la mortalité. Une fois de plus, c'est une mesure qui nuit, j'allais dire, aux honnêtes gens.

Et après, il ne faut pas s'étonner à travers ce type de mesure qui est inefficace, qui est un vote protestataire lors des élections. On vous en parle encore ? Oui, on n'en parle, mais notamment, ça touche la ruralité, une fois de plus. Je crois que les gens qui habitent dans les grandes villes, peu importe, même dans les grandes villes, on est à 30 km heure sur les endroits, donc on est loin des 80 ou des 90. Non, ça touche la ruralité, comme on verra tout à l'heure le problème des carburants, des ZFE. Et donc, il y a un vote protestataire de la ruralité qu'il faut entendre, qu'il faut comprendre, et avec ce type de mesure qui n'a pas été concertée, qui a été imposée et qui est inefficace.

7:53
Présentateur

– Ça veut dire qu'on reparlera politique à la fin, mais ça peut peser sur Edouard Philippe ? Les 80 km heure, ce n'est pas digéré par les gens ?

7:59
Invité

– Ça peut peser, oui, moi je l'entends, ça fait partie des mesures à laquelle il est marqué du fer rouge.

8:06
Présentateur

– Allez, on reparlera politique, on reparlera LR à la fin de cette interview, mais d'abord les prix du carburant, les prix à la pompe qui continuent de grimper. Le 100 plomb 95 franchit le cap symbolique des 2 euros le litre en moyenne dans l'hexagone. Vous dites toujours que l'État n'a pas les moyens de faire la politique du chèque, où là, compte tenu de la situation, vous dites que ce serait peut-être bien d'aider les Français ?

8:26
Invité

– Il n'a plus les moyens, ça serait bien, mais il n'a plus les moyens. Je crois que nous avons vécu, et je l'ai voté moi à l'époque, lorsqu'il y a eu la période de Covid, les aides de l'État. Je m'en rappelle ici, on a siégé fin juillet très tardivement, on l'avait voté à l'époque, et je l'assume, ces aides-là, mais on n'a plus les moyens. Je crois qu'il faut que les Français, les caisses sont vides, et que ce qu'a annoncé hier le gouvernement, que ce soit pour les agriculteurs, pour les pêcheurs, pour les transporteurs, c'est des mesurettes. Il faut qu'il y ait, à mon avis, une erreur de communication du gouvernement. Rappelez-vous, le ministre de l'Économie, M.

Lescure, lorsqu'il y a eu le début de ce conflit, nous a dit, a dit aux Français, il n'y a pas de souci, on a trois mois de réserve, il n'y aura pas d'augmentation. Deux jours après, il y a eu plus de 20%. Les Français n'ont pas compris, ne comprennent pas. Ils ne comprennent pas que la parole, je crois que c'est un problème de parole de l'État, et récemment encore, j'ai écouté sur une chaîne de vos confrères que le même ministre disait qu'il n'y avait pas de choc pétrolier. Désolé, mais avec le problème qu'il y a, donc faisons attention à la parole de l'État.

9:31
Présentateur

Le gouvernement a aussi dit, pas de pénurie. On est dans un problème de coût, on n'est pas dans un problème de pénurie. C'est vrai qu'il n'y a pas de pénurie. Il y a près de 10% des stations-services qui connaissent des ruptures. Est-ce que le gouvernement a menti ou il a mal anticipé la situation ?

9:43
Invité

Je crois que là où il y a pénurie, c'est là où il y a des stations-services qui font des prix particuliers. Et c'est vrai que les gens regardent. Je crois qu'il faut être conscient que les fins de mois sont compliquées pour la plupart de nos concitoyens, qu'il faut l'entendre, le comprendre. Et que, excusez-moi, mais de dire hier, on va faire une politique en matière d'électrification, je suis très surpris.

10:05
Présentateur

Justement, parce que le gouvernement parle désormais d'éventuels surplus de recettes fiscales qu'il affecterait donc au financement des mesures prioritaires du plan d'électrification. Est-ce que pour vous, c'est le bon fléchage ?

10:19
Invité

Non, parce que c'est une utilisation dévoyée de l'argent public. Ce qu'attendent nos concitoyens ? Dévoyer des stations qu'ils attendent concrètement que demain, le prix baisse. Ils n'attendent pas des mesures.

10:32
Présentateur

Mais donc, ça veut dire que ces éventuels surplus, vous vous demandez, est-ce qu'ils soient réaffectés aux taxes, au prix à la pompe, et que ce soit les Français qui, quand ils font leur essence, en bénéficient ?

10:41
Invité

Il faut que les Français voient réellement, par rapport au prix, une baisse concrète, ce qui n'est pas le cas de nos jours. Alors, est-ce qu'il faut baisser les taxes ? Est-ce qu'il faut faire demander des efforts aux pétroliers ? Mais il faut réellement qu'on voit qu'il y ait un effort sur le prix à la vente, et non pas ce que prévoit le gouvernement, c'est-à-dire que si, dans six mois, dans un an, on souhaite acheter une voiture électrique, on aura une aide de l'État. Non, c'est toujours pareil, c'est le chèque, et ça va coûter une finie de cher aussi à l'État.

11:09
Présentateur

Donc, vous demandez des baisses de taxes ?

11:11
Invité

Je demande là. Alors, je ne sais pas si c'est des baisses de taxes ou autre chose, mais il faut que le prix à la pompe ait une diminution significative.

11:19
Présentateur

Mais est-ce que le gouvernement n'a aidé pas un peu sur une ligne de crête ? Vous le dites vous-même, les LR le disent, on n'a pas les moyens des Français. Sauf que vous avez des Français qui en appellent à l'État, et qui disent, mais du coup, face à cette hausse, pourquoi l'État ne fait rien ?

11:31
Invité

Parce que je pense, et rappelez-vous ici, les débats à tous les PLF, projet de loi de finances, depuis plusieurs années, où le rapporteur général, la majorité sénatoriale, disait qu'il fallait faire des efforts pour diminuer le déficit, et que chaque fois, à travers une majorité macroniste à l'Assemblée nationale, à travers un 49-3, on est revenu sur la copie sénatoriale qui faisait des efforts. Et donc, je pense que le gouvernement, la Macronie, est la seule responsable de la situation actuelle.

12:03
Présentateur

– Allez, on va notamment parler des pêcheurs, des agriculteurs, des transporteurs qui, eux, ont reçu des herbes. On va aller avec le président de la région Bretagne. Bonjour Loïc Chéné-Girard, merci beaucoup d'être avec nous, président socialiste de la région Bretagne. Avant de parler des agriculteurs, des pêcheurs, est-ce que pour vous, il faut aider les particuliers face à la hausse des prix de l'essence ? Ou est-ce que vous dites, comme le sénateur Laurent Burgoy à l'instant, on n'a pas les moyens ?

12:31
Invité

– S'il y a des aides, ce sont des aides obligatoirement ciblées vers celles et ceux qui ont une dépendance au pétrole, une dépendance au gazoil la plus importante. Il est impensable d'arroser, comme cela a été fait lors de la dernière crise, suite à l'envahissement de l'Ukraine par la Russie, il faut cibler et il faut surtout penser long terme en électrifiant nos usages et en sortant de cette dépendance au fossile. C'est une drogue dure, le fossile, c'est agréable et doux lorsque les cours sont bas, mais régulièrement, nous voyons que nous sommes hyper dépendants de pays qui ne sont pas nos amis.

13:01
Présentateur

– Alors, il faut cibler, vous dites le gouvernement a ciblé 70 millions d'euros d'aide pour les pêcheurs, pour les agriculteurs, pour les transporteurs. Est-ce que pour vous, ce sont les bonnes mesures ou est-ce qu'il en faut plus, notamment pour ces secteurs en difficulté ?

13:16
Invité

– Dans le domaine de la pêche, par exemple, nous demandons à mieux cibler encore parce que le 20 centimes par litre, de manière identique pour tous les bateaux, n'a pas forcément de sens. Il y a des bateaux qui consomment plus. Lorsqu'on pêche la coquille Saint-Jacques, lorsqu'on pêche des langoustines, on traîne des art traînant et ça consomme plus d'énergie que dans certaines autres pêches. Et donc, il faut intégrer cela dans les calculs parce que derrière, c'est le salaire des marins qui est directement impacté. C'est le salaire des hommes et des femmes qui vont à la mer pour nous nourrir qui est directement impacté. Donc, il faut travailler là-dessus.

Mais je rappelle qu'un bateau neuf, ça consomme 35 % de gasoil en moins qu'un vieux bateau. Et donc, les aides, il faudra mieux les mettre dans des bateaux neufs. Là, on est dans une crise aiguë. On doit répondre en quelques jours. Mais ça fait des années que je dis bateau neuf égale réduction de la dépense aux fossiles.

14:07
Présentateur

Qu'est-ce qu'ils vous disent les agriculteurs, les pêcheurs de votre région, Loïc Chéné-Girard ?

14:17
Invité

Ils sont fiers de nourrir, fiers de nourrir la population, que c'est la progression de Bretagne, que de nourrir, qu'il y a effectivement des projets de détenance sur lesquels ils sont prêts à travailler. Mais il faut du terme, une stratégie d'imposer et des accompagnements. Les accompagnements qui mettent en place, vous sortez encore une fois de cette pandémie, duquel j'en ai parlé. C'est le gars aussi pour les intérêts. Nous avons plein de solutions sur lesquelles on peut travailler. Nous sommes sur les sujets de médecine. On a eu des astrogens.

14:45
Présentateur

Loïc Chéné-Girard, pardon. Je me permets de vous couper parce qu'on a des petits soucis de connexion. On a un petit peu du mal à vous entendre. Du coup, je vais faire répondre Laurent Berrois. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ? Aide ciblée et plus d'aide pour les pêcheurs, pour les agriculteurs ?

15:01
Invité

Oui, je partage totalement la position du président de région. Regardez, je lisais ce matin de midi libre que mardi prochain, les pêcheurs méditerranés se mettent en grève et les criés vont être fermés. Donc, il y a un réel appel de nos pêcheurs. Et je crois que ce qu'annonce le gouvernement, c'est que pour le mois d'avril, il va falloir pérenniser, avoir une vraie vision pour la pêche dans notre pays.

15:25
Présentateur

Merci, Loïc Chéné-Girard. Pardon pour les petits problèmes de connexion président socialiste de la région Bretagne d'avoir été avec nous. Merci, Loïc Chéné-Girard. On va passer à l'actualité du Sénat, Laurent Berrois. Et hier, les sénateurs débattaient du projet de loi déposé par le gouvernement autour des ruptures conventionnelles. Faut-il les durcir ? Il y a eu un accord entre les partenaires sociaux. Rémi, on va parler de tout ça avec vous. Qu'est-ce qu'il dit ce texte ?

15:50
Invité

Déjà, il faut rappeler ce que c'est les ruptures conventionnelles parce que ça n'existe que depuis 2008. Ce sont ces pratiques de départ négociées entre salariés et employeurs sans perte de droit de chômage contrairement à la démission pour les salariés et visant à réduire de potentielles procédures judiciaires. En 2024, plus de 500 000 ruptures conventionnelles ont été conclues. Le gouvernement souhaitait donc revoir les règles d'indemnisation des ruptures conventionnelles individuelles. Un travail a été réalisé avec des partenaires sociaux qui a abouti à un accord le mois dernier à l'exception de la CGT et de la CFE-CGC.

La durée des indemnités passerait ainsi de 18 à 15 mois pour les demandeurs d'emploi de moins de 55 ans et pour les plus de 55 ans cela passerait de 22,5 à 20 mois. 600 à 800 millions d'euros d'économies par an sont attendues pour le régime de l'Unidic d'ici 2029. On parle même parfois jusqu'à 900 millions d'euros. Le ministre du Travail a rappelé l'importance des ruptures conventionnelles puisque selon lui elle sécurise les employés en leur donnant accès à l'assurance chômage. Elle réduise la conflictualité dans les entreprises et contribue à apaiser les relations de travail. Mais Jean-Pierre Farandou a aussi témoigné de son inquiétude quant aux finances publiques.

Il faut aussi constater que leur usage a profondément évolué. En 2024, 515 000 ruptures conventionnelles individuelles ont été signées ce qui représente une progression de plus de 63% depuis 2015. Elles représentent désormais plus d'un quart des dépenses assurant chômage soit près de 9,4 milliards d'euros.

17:17
Locuteur 2

Comment vous expliquez

17:25
Invité

cette explosion des ruptures conventionnelles depuis 2008 ? Je crois avant tout que c'est dans les PME qu'il y a eu le plus de ruptures conventionnelles et notamment par rapport au cadre qui ont intérêt justement d'un accord entre le salarié et l'entreprise pour éviter tout conflit. Je crois que c'est le dialogue social et je pense qu'au Sénat on est très attentif au dialogue social. Rappelez-vous que Président Larcher a été ministre de l'Emploi il y a quelques années et ministre de l'Emploi qui souhaitait le gaulliste qu'il est le dialogue social, la participation.

Je crois que ce sont des mots, des termes qui pour nous les gaullistes sont forts et que personnellement très attentif, très favorable au dialogue social entre le patronat et les salariés et comment moi le parlementaire que je suis irait à l'encontre d'un accord sur un sujet tel que celui-là entre le patronat et les salariés. Donc pour vous

18:22
Présentateur

il n'y avait pas de débat ? Il y a eu un accord entre les partenaires sociaux il fallait le transposer point bas ? Oui,

18:27
Invité

ils se sont débattus entre eux, ils se sont entendus entre eux. Je crois que c'est important. Au contraire, je crois que c'est bien que le politique ne s'immisce pas dans la vie de l'entreprise. Au contraire, je crois que plus il y aurait d'accord comme cela dans l'avenir, mieux ça serait. Après j'entends certains de mes collègues notamment à gauche qui ressouhaitaient un autre accord. Je suis désolé, il y a quand même trois syndicats sur cinq qui l'ont signé et pas n'importe lequel CFDT, FO, les trois syndicats patronaux.

Je crois qu'il faut prendre acte, ça a été fait d'ailleurs pour d'autres sujets il y a quelques mois, au Sénat on a l'habitude de transposer l'accord tel qu'il a été signé.

19:06
Présentateur

Et alors Rémi, le projet de loi il a été largement raboté par rapport à la version initiale du gouvernement Bayrou à l'époque.

19:13
Invité

En 2025, le précédent gouvernement avait annoncé une large réforme de l'assurance chômage qui visait à faire entre 2 à 2,5 milliards d'euros d'économies par an. Les organisations syndicales signataires se sont donc réjouies de cet accord trouvé avec le gouvernement qui est selon eux un moindre mal qui préserve l'essentiel, un accès aux droits inchangés, l'absence de dégressivité et un différé identique. Si le gouvernement et la majorité sénatoriale se sont félicités du dialogue social qui a abouti à ce projet de loi, à gauche, on s'est tout de même indigné de l'absence d'amélioration des droits des demandeurs d'emploi depuis plusieurs années.

C'était la position hier de Monique Lubin, sénatrice socialiste des Landes.

19:51
Présentateur

Depuis 2017, nous avons subi pas moins de sept réformes de l'assurance chômage, toujours dans le sens d'une dégradation des droits des travailleurs. Quel est le point commun de toutes ces réformes ? C'est une dégradation du niveau d'indemnisation et de la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Pas une réforme n'a été dans le sens d'une amélioration des droits des demandeurs d'emploi.

20:18
Invité

Laurent Bourgois, qu'est-ce que vous répondez à la sénatrice Lubin ? Je connais bien Monique Lubin ou ses gens ensemble aux affaires. Là où elle a raison, mais ça ne paraît pas dans votre morceau, c'est que depuis plusieurs années, l'État ponctionne les financements excédentaires de l'Unidic. C'est des milliards chaque année. Rappelez-vous, à chaque PLFSS, le Sénat rappelle cela au gouvernement. C'est vrai que si peut-être il n'y avait pas eu ses ponctions vers le budget général, il pourrait y avoir d'autres décisions. Mais moi, je me réjouis quand même, je reviens quand même, et même le Parti Socialiste puisqu'ils se sont abstenus. Ça prouve qu'ils ont fait un pas quand même.

Je me réjouis que les représentants du patronat et des salariés sont même allés au-delà de la lettre de mission des ministres parce que la lettre de mission des ministres prévoyait une économie de 400 millions d'euros. Ils sont arrivés à un accord qui, à une vitesse de croisière d'un 2-3 ans, pourrait économiser entre 700 et 900 millions d'euros. Et là, vous avez raison, c'est que dans la lettre de mission de M. Bérou, ce n'était pas 2 milliards, c'était 4 milliards. Et là, ce n'était pas acceptable, me semble-t-il, par rapport aux finances de l'Union Édic. On doit se réjouir de ce dialogue social. C'est ce qu'il faut mettre là. Il y a un accord entre salariés et patronat.

On devrait se réjouir. Ce n'est pas à nous, parlementaires, de s'immiscer, j'allais dire, dans la vie de l'entreprise puisque s'il y a une relation entre le patron et le salarié qui va dans le bon sens et que l'un et l'autre, puisqu'ils ont signé l'accord, c'est-à-dire qu'ils sont d'accord. Madame Blumen dit que les représentants des salariés ont été contraints. Je ne pense pas que les représentants des syndicats sont contraints parce qu'ils ont fait mon avis de la communication très rapidement. Non, ils ont accepté cet accord. Nous, les parlementaires que nous sommes ont pris acte et l'ont transposé tel quel.

22:08
Présentateur

On termine avec l'actualité dans votre région, une actualité politique. On va reparler municipale. On retrouve Vincent Coste qui est journaliste au Midi Libre. Vincent, il a deux questions pour vous et on va commencer en revenant sur les enseignements de ces municipales dans le Gard et notamment la ville de Nîmes. On le rappelle, la ville de Nîmes, c'était la plus grande ville détenue par les Républicains dans le pays.

22:31
Invité

Monsieur Laurent Burgoy, sénateur du Gard, bonjour. Lors des dernières élections municipales, les Républicains ont perdu la ville de Nîmes face à une liste d'union de la gauche hors LFI, une ville dont Jean-Paul Fournier était le maire LR depuis quatre mandats, quatre mandats consécutifs. Je voulais donc vous demander aujourd'hui comment envisagez-vous ou envisagez-vous déjà une stratégie de reconquête pour cette ville qui était jusqu'aux dernières élections municipales, la dernière ville détenue par les Républicains, la dernière ville de plus de 100 000 habitants détenue par les Républicains.

23:08
Présentateur

Laurent Burgoy, comment reconquérir Nîmes ?

23:12
Invité

C'est une bonne question de Vincent Coste. Nous l'avons d'abord perdue parce que nous étions des unis au premier tour puisqu'il y avait deux adjoints qui s'affrontaient l'un comme l'autre. Mais comment reconquérir comme l'avait fait...

23:24
Présentateur

C'est-à-dire pour vous la perte, elle est liée aux divisions de la droite ?

23:27
Invité

Bien sûr.

23:28
Présentateur

La dynamique que vous n'avez pas eu au second tour... Il y a eu une dynamique aussi de la gauche... Mais vous ne l'avez pas eu au second tour non plus ?

23:33
Invité

Oui, mais c'était trop tard. L'union de la droite pardon, au second tour qui était nécessaire mais elle était plus technique. Et c'est vrai que la dynamique d'une élection elle avait un tour au premier tour et qu'au premier tour... Regardez, les deux candidats ont fait 20 et 15 et demi. Ils se sont neutralisés et qu'après, au second tour, il y a eu certains partis de l'électorat ont eu peur qu'ils allaient plutôt voter pour la liste de gauche et d'autres ont eu peur des communistes et ont voté pour l'extrême droite.

24:01
Présentateur

Mais est-ce que c'est-à-dire que l'électorat de droite, effectivement, on est loin de l'addition des deux listes de droite au premier tour, au second tour, on est loin de l'addition, on est quasi au score d'une des deux listes. Est-ce que ça veut dire que votre électorat de droite, il est allé voter RN ?

24:15
Invité

Pas forcément. Il y a une partie qui est allée voter, je pense aussi une partie de l'électorat centriste, est allée voter à gauche de peur de l'arrivée de l'extrême droite. Et donc, pour l'avenir, qu'est-ce qu'il faut ? Il faut tout reconstruire, comme avait fait d'ailleurs en 1995 Jean-Paul Fournier, puisque rappelez-vous, il y a en 1995 également 10 unions de la droite, donc basculement de Nîmes à gauche, il y a une ville communiste. Il faut reconstruire tout dans le cadre de l'union de la droite et du centre.

24:46
Présentateur

Jusqu'où, pardon, l'union de la droite ?

24:48
Invité

De la droite et du centre.

24:50
Présentateur

C'est le républicain et le centre, point.

24:51
Invité

Ah oui. Je suis défavorable, je ne suis pas favorable à cette union de la droite que certains... Ceux qui veulent l'union de la droite, il y a le parti de M. Surty qui leur tend les mains, moi je ne suis pas...

25:03
Présentateur

Mais vous n'êtes pas sur la ligne d'Éric Ciotti qui disent les LR c'est fini, maintenant il faut une nouvelle union des droites.

25:08
Invité

Pas du tout. Moi, vous savez, j'ai commencé ma politique avec quelqu'un qui était Jacques Chirac et Jacques Chirac, moi ma position c'est ni LFI ni RN et je m'y tiendrai à cela. Je crois qu'on peut reconnaître, regardez ici, la majorité sénatoriale fonctionne très bien et je suis dans cette continuité de la majorité sénatoriale donc pour moi l'union de la droite c'est l'union de la droite et du centre.

25:32
Présentateur

Allez justement, on va parler du Sénat puisque ces municipales auront des conséquences sur les sénatoriales en septembre. Votre département fait partie des départements renouvelables. C'est la deuxième question de Vincent Coste.

25:42
Invité

C'est que cette défaite dans le département du Gard notamment peut avoir des conséquences sur les prochains rendez-vous électoraux. Ce sont les élections sénatoriales à la rentrée prochaine. Le Gard est concerné par ces élections. redoutez-vous un impact de cette défaite au municipal à Nîmes pour ce scrutin scrutin dont vous serez et pour lequel vous avez déjà été en plus particulièrement visé par le candidat du Rassemblement national qui a estimé qu'il ferait tout pour vous faire chuter personnellement lors de ces élections sénatoriales.

26:20
Présentateur

Vincent, il le dit gentiment. Julien Sanchez qui était le candidat RN à la mairie de Nîmes. Monsieur Burgoy sera dégagé du Sénat. C'est ce qu'il a dit durant la campagne électorale.

26:27
Invité

Monde à mot. Monde à mot. Ça prouve bien la personne. À travers les mots, on peut décrypter la personnalité des gens. La politique, c'est normal, le frontement d'idées, de personnes. Mais je crois qu'il y a des mots quand même qui dépassent l'entendement. Qui disent qu'ils souhaitent me faire battre, c'est logique, c'est la politique. Dégager, c'est un terme très fort et je veux dire que ça m'a fait chaud au cœur d'avoir le soutien de beaucoup de maires du Gard. Alors oui, il y aura des élections sénatoires en septembre. La droite a perdu Nîmes mais on a gagné aussi d'autres communes dans ce département. Je pense notamment au Gros du Roi avec Charlie Crespe qui l'a repris à Nivergauche.

Pont Saint-Esprit qui est une commune de plus de 10 000 habitants. La gauche a beaucoup perdu. Je ne parle pas de la gauche mais la gauche a perdu Bagnole, la troisième commune de Nivergauche. Vauvert qui a été pris au RN. Donc toutes les conquêtes du RN c'était vers des grands électeurs de gauche.

27:20
Présentateur

Donc les RN auront un siège dans le Gard pour vous ? Compte l'Université municipale ?

27:25
Invité

Il y aurait une possibilité mais après il y a une élection aussi. Et une élection, vous savez, les grands électeurs... Mais là je ne sais pas

27:30
Présentateur

que vous commencez à faire vos calculs. Oui. Vous arrivez à peu près à savoir quels seront les équilibres. Il pourrait y avoir une probabilité. Est-ce qu'il y aura un siège RN ?

27:36
Invité

Il y aurait une probabilité que le RN puisse avoir un siège.

27:41
Présentateur

Et est-ce que les LR avec la perte de Nîmes pourront conserver leur siège ?

27:44
Invité

Oui. À mon avis, la logique verra qu'il y ait un siège à gauche un siège à droite et peut-être le troisième au RN. Mais après il y a une campagne aussi. Vous savez, le Gard, ce n'est pas que Nîmes. C'est aussi 349 autres communes avec des communes très rurales. Et le sénateur que j'ai fait, j'ai fait une fois et demie le tour du Gard. Je suis allé rencontrer ces élus. Il y a plutôt quand même... Il y a quelques changements, mais il y a quand même aussi une continuité des élus. Et je pense que le travail de terrain paye. Et on verra cela en septembre. Mais je serai de nouveau au rendez-vous. J'irai rencontrer les nouveaux élus parce que je crois que c'est important.

Vous savez, quand vous êtes sénateur, vous êtes sénateur de tous. Moi, je me suis mis à la disposition des élus de mon département.

28:28
Présentateur

Plus largement sur les Républicains, vous nous avez dit l'Union des droites, ça doit être les Républicains, ça doit être le centre point bas. On a entendu avant-hier David Lysnard, qui était une figure des Républicains, président de l'Association des maires de France, quittait les LR pour deux raisons. Une primaire qui lui paraît truquée et puis un manque de clarification avec le macronisme. Est-ce qu'aujourd'hui, il y a une fracture chez les Républicains ?

28:51
Invité

Écoutez, je pense qu'il y a eu quelque chose d'important chez les Républicains. Il y a eu un vote à la présidence des Républicains. Il y a eu deux candidats. Bruno Rotaillot, que je soutenais, a obtenu 75% des voix. Ça a été clair, ça a été clarifié. Après, moi, je regrette.

29:06
Présentateur

Ça ne carifie pas la ligne avec le macronisme. À l'époque où il a été président des Républicains, où il a été élu, il était au gouvernement.

29:11
Invité

Oui, mais je te dirais, le Premier ministre s'appelait Michel Barnier. Et Michel Barnier, je te dirais, il n'est pas macroniste. C'était un gouvernement, on était quasiment en cohabitation. Et je peux vous dire qu'ici, au Sénat, on était très attentifs. Le président du Sénat, la majorité sénatoriale, parce qu'on a piqué bien l'article 20 de la Constitution, c'est-à-dire que c'est le gouvernement qui gouverne. Après, il y a eu François Béroud. Le président Macron a choisi, j'allais dire, son principal opposant de sa majorité. C'était une autre cohabitation de la majorité. Et puis maintenant, il y a M. Lecornu. Je ne me ressens pas dans ce troisième gouvernement. Personnellement, je ne...

29:49
Présentateur

C'est vous, pardon, Sébastien Lecornu. Pour vous, c'est quoi ? Oui, à un moment... C'est l'opposition, Sébastien Lecornu, par rapport à...

29:54
Invité

Ce n'est pas l'opposition, mais il est quand même... Je pense qu'il faut quand même reconnaître que c'est la fin du macronisme. Il faut le dire. Bruno Rotailleau l'a dit, je le dis aussi, dans un an, il n'y aura plus de macronisme. Donc, on va... Le ni gauche, ni droite du président Macron, c'est fini. Il y aura une gauche, il y aura une droite. Enfin, j'allais dire. Parce qu'à cause de cela, il y a eu une extrême gauche, une extrême droite à cause du macronisme. Donc, il faut qu'on retrouve... Moi, je serais fier qu'il y ait un grand parti de droite, qu'il y ait un grand PS et qu'on s'affronte sur nos...

Moi, je suis très fier aussi qu'il y ait un grand PS qui a été un grand parti du gouvernement. Vous voyez, je ne sais pas... Ce n'est pas forcément éthique, mais je le souhaite. Et je remercie... Je sais qu'en un certain instant, vous allez recevoir la présidente Delga, je le dis aussi, qui est très claire par rapport au LFI. Nous, notre côté, on a le RN, mais eux, ils ont un LFI. Il y en a certains, au PS, qui sont des positions un peu ambigües. Elles, non.

30:41
Présentateur

Et justement, on la reçoit dans quelques secondes. Merci, Laurent Burgoy, d'avoir été avec nous ce matin. Rémi, dans 20 minutes, la revue de presse.

30:48
Invité

Oui, on parlera des problématiques

30:54
Présentateur

et on va y revenir. Et vous l'avez dit, Laurent Burgoy, on accueille Carole Delga, invité de notre entretien.

31:00
Invité

Oui, j'ai fait la transition.

31:02
Présentateur

Bonjour, Carole Delga. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invitée ce matin, présidente socialiste de la région Occitanie et présidente de Région de France. On va revenir, évidemment, sur les régions aujourd'hui, événement au Sénat. Grande journée sur les 10 ans des nouvelles régions. On en parle. Mais d'abord, l'actualité, c'est Donald Trump qui s'est donc adressé aux Américains cette nuit. Il veut continuer à frapper durement l'Iran et demande aux pays qui en dépendent de frapper directement le détroit d'Ormose. Du coup, le prix du baril de pétrole remonte, ce qui aura des conséquences sur les prix à la pompe qui continuent de grimper.

Hier, un cap symbolique a été franchi, le sans-plomb, 2 euros le litre en moyenne dans le pays. Est-ce que ce matin, vous demandez au gouvernement de prendre des mesures pour aider les Français ou on n'en a plus les moyens ? Je pense qu'il faut avoir des mesures d'aide qui sont ciblées. Tout d'abord, pour les professionnels, bien sûr, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs. Mais il ne faut pas oublier tous les services à domicile. Je pense aux infirmiers, je pense également aux aides à domicile. Donc, il faut avoir des aides ciblées pour les professionnels qui n'ont pas le choix que d'utiliser des véhicules. Il faut élargir les secteurs touchés.

Il faut élargir les secteurs touchés, tout d'abord. Ensuite, il faut faire en sorte que les mobilités pour les particuliers soient aidées. Donc, c'est-à-dire dans les territoires denses, diminuer le prix des transports en commun. C'est la question du train, du bus à 1 euro ou à 2 euros. C'est par une politique tarifaire plus basse qu'on va pouvoir aider à prendre les transports en commun là où il y en a.

Et dans des territoires ruraux où il n'y a pas de transports en commun, là, il faut avoir des aides ciblées en fonction des revenus des personnes pour faire des chèques énergie, mais pour celles et ceux qui n'ont pas les moyens financiers parce qu'on doit avoir aussi une attention particulière au budget de la France qui est en grande difficulté. Donc, il faut des aides ciblées en fonction du revenu mais aussi plus pour les habitants des zones rurales ?

Il faut avoir en effet une adaptation s'il n'y a pas de transports en commun, il faut avoir des aides pour celles et ceux qui n'ont pas d'autre choix que de faire le plein et vous le voyez au niveau du diesel on dépasse les 2,20 euros ce qui quand même est énorme et ensuite sur les transports en commun, c'est inspiré de ce que fait la région Occitanie, le train à 1 euro ou le car bus à 2 euros, c'est possible de le faire et il faut envoyer ce message fort pour le pouvoir d'achat de nos concitoyens.

Est-ce que vous redoutez que la colère monte notamment effectivement dans les zones rurales qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture et qui est finalement un des nouveaux gilets jaunes ? Je pense qu'il faut démontrer que le gouvernement est à l'écoute de la population. Nous l'avons vu à travers les municipales, il y a un niveau d'abstention qui est quand même le plus élevé qu'on n'ait jamais vu. C'est-à-dire qu'il y a un sentiment des intérêts pour l'action publique qui est dans la réciprocité. Les Français ne se déplacent pas pour les élections parce qu'ils ont l'impression que le pouvoir ne s'occupe pas assez d'eux.

C'est pourquoi il faut avoir des mesures qui sont ciblées, qui soient justes parce que nous avons peu de marge budgétaire mais néanmoins il faut aider ceux qui en ont besoin et ceux qui prennent la voiture. C'est une impression ou c'est réel ? Est-ce qu'aujourd'hui le gouvernement ne s'occupe pas assez de ces Français ? Je pense qu'en effet il y a un manque de proximité, un manque de réactivité de la part du gouvernement et il est nécessaire de démontrer qu'on peut avoir des politiques qui connaissent la réalité de vie des gens et qui répondent. La politique elle doit changer la vie. Le gouvernement qui parle désormais d'éventuels surplus de recettes fiscales.

Quand vous entendez ça est-ce que vous dites le gouvernement a menti en disant qu'il n'y avait pas de profit de crise ? Il y aura bien entendu un surplus de recettes fiscales. Chacun connaît le mécanisme budgétaire, la part des taxes justement dans le prix du carburant et il va y avoir des recettes supplémentaires. Oui, c'est une quasi-certitude. Mais jusqu'à maintenant, le gouvernement disait l'État ne profite pas de cette crise. Non mais le terme profiter n'est pas adapté mais dans tous les cas plus de 50% du prix du carburant est lié aux taxes.

C'est pourquoi il va y avoir des recettes fiscales qui sont quand même assez indispensables vu le niveau d'endettement qui a été mené ces dernières années de façon irresponsable par les précédents gouvernements. Recettes fiscales que le gouvernement veut affecter au financement des mesures prioritaires du plan d'électrification. C'est le bon fléchage selon vous ? Oui, parce qu'il est nécessaire d'avoir des mesures à court terme pour ceux qui n'ont pas les moyens de faire le plein de leurs voitures mais il faut avoir une politique énergétique.

En France, la bonne solution c'est le mix énergétique c'est-à-dire bien sûr le nucléaire, nous avons un savoir-faire, il faut continuer à investir mais également les énergies renouvelables et c'est pour ça que dans les propositions au niveau de la production et de la consommation d'énergie renouvelable, il faut être plus offensif il faut savoir investir dans l'éolien flottant il faut savoir investir aussi dans l'hydrogène vert dans la méthanisation dans le solaire donc il faut avoir un investissement fort dans la diversification de l'énergie pour que nous soyons maîtres de notre production énergétique et que nous ne soyons pas dépendants du pétrole parce que nous voyons bien que cela a des graves conséquences pour la vie de nos concitoyens mais aussi pour nos entreprises le secteur de la chimie ou du plastique est fortement impacté par les prix du baril de pétrole Sur les secteurs en difficulté vous nous en avez un peu parlé il y a eu des aides 70 millions pour les transporteurs les pêcheurs les agriculteurs les agriculteurs qui disent de la FNSEA ils sont au congrès ils disent s'il n'y a pas de nouvelles mesures dans les prochains jours on appellera de nouveau à la mobilisation Vous êtes d'accord avec ça ?

Il faut en effet qu'il y ait une enveloppe budgétaire plus importante et comme je l'ai dit on doit avoir d'autres mesures pour des professionnels de santé qui vont à domicile Mais est-ce qu'il faut de nouvelles mesures pour les agriculteurs ? Ou est-ce que les mesures ont été suffisantes pour eux ? Il faut avoir une enveloppe budgétaire plus élevée parce qu'en effet avec les 70 millions qui sont prévus ce n'est pas suffisant et puis également il est nécessaire d'avoir de nouveaux secteurs On va parler des régions de France 10 ans des nouvelles régions c'est un colloque une grande journée qui a lieu aujourd'hui au Sénat Quel bilan vous faites vous de ces nouvelles régions 10 ans après ?

Ce n'est pas le bilan que je fais moi c'est le bilan que portent les Français puisque nous avions commandé une étude IFOP en fin d'année et 75% des Français veulent plus de pouvoir aux régions et ce qui était assez étonnant dans cette étude c'est qu'il y a une part significative de Français qui sont intéressés par le fédéralisme ce qui est assez nouveau parce qu'il y a une tradition jacobine très centralisatrice dans ce pays le président de la République Macron a beaucoup recentralisé la décentralisation a reculé ces 8 dernières années et à rebours les Français ont envie qu'il y ait des régions qu'il y ait plus de pouvoir pour la stratégie du développement de l'énergie de la réindustrialisation de la production agricole mais pour vous il faut aller vers ce fédéralisme et il faut aller vers une France des régions oui je pense qu'on doit franchir un cap très élevé dans le cadre de la prochaine présidentielle ça sera un sujet il faut réformer la France pour avoir en effet la capacité de plus agir à l'échelon local si je prends un exemple le total des budgets des 18 régions françaises c'est le même montant que le budget de l'Andalousie c'est à dire une seule région espagnole l'Andalousie qui de loin qui n'est pas la plus peuplée et de loin et bien son budget il est supérieur c'est 47 milliards au total du budget des 18 régions quand on regarde en euros par habitant les dotations de l'État qui sont données aux régions françaises c'est à peu près 650 euros par habitant en Allemagne c'est 6500 euros c'est à dire c'est 10 fois plus on voit bien que nous avons eu des grandes régions et c'était absolument indispensable pour pouvoir structurer des filières économiques je pense aux énergies renouvelables je pense à la biosanté mais c'est nécessaire aussi d'avoir des moyens financiers et clairement nous avons une politique gouvernementale qui cette année quand même nous a diminué encore nos dotations d'un milliard d'euros nous sommes en train d'asphyxier les régions donc une envie de plus de régions aujourd'hui les régions elles sont asphyxiées elles sont asphyxiées budgétairement il y a une envie de plus de régions par les français et il y a un gouvernement qui encore dans la loi de finances 2026 a demandé un effort disproportionné aux régions alors que nous présidents de région nous avions toujours dit que de par la situation budgétaire de la France qui est extrêmement dégradée tout le monde allait devoir faire des efforts mais l'effort déjà demandé aux collectivités locales est disproportionné par rapport à celui de l'État et au sein du bloc des collectivités locales les régions sont trop pénalisées et nous allons être dans des tensions budgétaires et avec un sous-investissement qui va être défavorable à l'économie française et défavorable aux entreprises donc vous demandez plus de moyens plus de compétences juste un mot est-ce qu'il faut revoir le périmètre de ces régions ou est-ce qu'il ne faut plus y toucher ?

Je pense quand même que vu les problèmes de la France nous avons une situation géopolitique qui est extrêmement préoccupante avec des guerres qui se multiplient nous avons à lutter contre le réchauffement climatique nous avons des problèmes de pouvoir d'achat pour les français qui sont de plus en plus nombreux c'est pas le moment de s'amuser à faire des redécoupages on doit être concentré sur les urgences du pays plus d'une France des régions ça veut dire aussi plus de décentralisation Sébastien Lecornu avait promis de la décentralisation il y a un texte qui va arriver mais qui finalement est coupé en trois est-ce que vous êtes un peu déçu de ce qui se profite ou pas ?

Oui je pense que déjà le temps politique ne permet pas puisque nous sommes vraiment à un peu plus d'un an d'une présidentielle d'avoir un vrai travail sur quelle est l'organisation optimum pour la France et pour la République des territoires Donc vous n'attendez pas plus pas mieux dans cette période ?

Donc voilà je n'attendais pas plus il n'y a pas de majorité mais c'est vrai que dans le projet présidentiel de 2027 la question de l'organisation territoriale de la République des territoires va être essentielle et nous allons devoir bâtir une France des régions avec des France qui va pouvoir donner des moyens aux régions des moyens budgétaires des moyens aussi en matière d'orientation scolaire et plus de moyens au niveau des aides aux entreprises Est-ce qu'aujourd'hui il y a une relation de confiance entre Sébastien Lecornu son gouvernement et les régions ?

Il y a une relation qui est très distendue puisque malheureusement nous écrivons au Premier ministre sous différentes formes et qu'il n'y a pas de réponse et je le regrette profondément il ne répond pas à l'association des régions de France il ne répond pas au président de la région c'est très regrettable et supraveré sur des sujets Vous l'avez rencontré ? Oui nous l'avions rencontré Il est venu à votre congrès mais depuis ? Mais depuis nous ne l'avons pas rencontré alors qu'il nous avait promis d'avoir en début d'année une réunion et quand je... Votre congrès c'était en novembre on le rappelle Donc depuis novembre vous ne l'avez plus vu ?

Je ne l'ai plus vu et même quand on le saisit sur des sujets par exemple comme Fibre Excellence où il y a plus de 700 emplois directs en jeu plusieurs milliers d'emplois sur la filière filière bois Fibre Excellence c'est la dernière entreprise de fabrique de pâte à papier française c'est un sujet de souveraineté d'indépendance de la France c'est 700 salariés qui au 15 avril peuvent voir leur emploi supprimé pas de réponse de la part du Premier ministre alors que des solutions existent dans ce pays il faut agir il y a un manque de volontarisme politique et je redemande solennellement au Premier ministre d'organiser en urgence une réunion parce que nous avons besoin de producteurs de pâte à papier et ces 700 salariés ont droit à un travail qui est bon pour la France qui est bon aussi pour leur vie Vous dites que ce n'est pas le moment de redécouper les régions alors il y a un texte qui est examiné en ce moment à l'Assemblée il arrivera en séance la semaine prochaine pour le retour d'une région Alsace pour doter l'Alsace de compétences d'une région et la sortir de facto du Grand Est qu'est-ce que vous pensez de cette initiative ?

C'est un texte du groupe Renaissance EPR Oui tout à fait j'en ai parlé avec la députée qui est à l'origine de cette proposition de loi je lui ai dit que c'était déjà très étonnant comme calendrier parce que la France elle a d'autres urgences que ce sujet parce qu'il y a des problèmes en effet de rémunération du travail nous avons trop de travailleurs pauvres nous avons des enjeux sur l'investissement dans les infrastructures de transport donc moi d'expliquer que l'urgence du travail parlementaire c'est de faire une région à deux départements je trouve que c'est pas très sérieux ensuite vouloir présenter les régions comme des territoires trop éloignés des préoccupations de nos concitoyens tout ça c'est facile c'est facile parce que la démonstration c'est que ces grandes régions je suis à la tête de la région qui a le plus grand nombre de départements 13 donc je peux en parler ça a permis de faire des économies pour la région Occitanie c'est 170 millions d'euros je vais citer un exemple très concret sur le transport scolaire quand nous avons eu le transfert de la compétence des départements aux régions sur mes 13 départements deux avaient un transport scolaire gratuit à budget constant à budget constant sans aucune augmentation d'impôts et avec une diminution des dotations j'ai réussi à faire le transport scolaire gratuit sur 13 départements ça c'est bon pour le pouvoir d'achat des familles c'est bon aussi pour la transition écologique donc ce débat il est tronqué ce n'est pas le moment d'avoir ce genre de débat là et de dire que les régions sont trop éloignées et n'ont pas la capacité de répondre aux besoins de son administré c'est faux les rapports de la Cour des Comptes le démontrent nous avons besoin d'avoir une bonne répartition des missions entre les régions les départements les communes et cette solution d'une région à deux états ce n'est pas sérieux quand vous entendez le rassemblement national dire qu'il faut supprimer les régions est-ce que vous dites aujourd'hui que vous êtes un échelon menacé quand même ?

nous sommes un échelon fragilisé oui nous sommes un échelon fragilisé par une politique gouvernementale qui vraiment nous a diminué les dotations de plusieurs milliards d'euros alors que nous avons joué le jeu de la relance économique nous avons doublé nos budgets pour les transports en commun nous avons aidé énormément d'entreprises et de TPE et de PME mais qu'est-ce que vous dites au RN qui veut supprimer les régions ?

et nous avons en effet un gouvernement qui nous asphyxie budgétairement qui va ralentir l'investissement des régions et donc la croissance du pays et il y a l'extrême droite qui explique qu'il faut supprimer les régions mais tout simplement par dogmatisme électoral parce que comme ils n'arrivent pas à accéder au pouvoir dans ces régions-là ils veulent tout simplement les supprimer donc je trouve que nous sommes un échelon fragilisé alors que l'Europe s'appuie sur les régions sur les questions des aides aux entreprises sur la question des politiques de transport sur la question des politiques aussi agricoles et c'est pourquoi je trouve que nous devrions être dans un partenariat les 18 présidents de région ils ne font que tendre la main au gouvernement parce que nous sommes dans l'équipe de France et c'est incroyable dans ce pays de voir que l'on refuse de travailler collectivement on va parler des conséquences des municipales et de la présidentielle on commence par votre région et la ville de Toulouse qui est finalement restée dans les mains de Jean-Luc Mouding du centre droit la gauche a échoué à la conquérir vous l'attribuez à quoi ?

à l'alliance PSLFI ?

je pense qu'il était nécessaire d'avoir beaucoup de clarté dès le départ et j'ai soutenu le candidat socialiste qui était le candidat de l'union de la gauche je pense que avec plus de clarté ou après l'alliance vous ne soutenez plus je l'ai soutenu jusqu'au soir du premier tour mais après chacun sait que pour moi l'alliance avec LFI elle n'est pas souhaitable parce que nous n'avons pas les mêmes priorités pour le pays et surtout nous n'avons pas la même vision pour le pays nous ce que nous voulons c'est des français qui sont rassemblés et n'ont pas une fracturation perpétuelle donc sur Toulouse je pense qu'il y avait un besoin de changement parce que la dynamique municipale ne correspond pas à la dynamique démographique à la dynamique économique de Toulouse qui est très liée à l'aéronautique mais est-ce que vous allez juste à dire nous n'avons pas réussi à faire une proposition assez forte mieux vaut Jean-Luc Moudin que François Picmal le candidat LFI non non si vous préférez je n'ai pas donné de consigne de vote que ce soit bien clair j'ai dit que j'entendais et j'entends tous les jours l'envie de changement il y en a marre à Toulouse de ce ronronnement perpétuel mais pour autant je n'approuverai jamais une union avec LFI parce que ce n'est pas ma vision de la République moi je suis pour une République laïque une République rassemblée je suis contre le communautarisme et je suis profondément européenne ça fait beaucoup de différence vous êtes contente que Jean-Luc Moudin qu'elle gardait l'air ?

je pense qu'il est important de bâtir l'avenir avec des valeurs de gauche est-ce que vous regrettez qu'Olivier Fort lui ait dit les comprendre ces accords PSLFI est-ce que pour vous il a brouillé la ligne de votre parti ?

je pense que les déclarations du premier secrétaire du parti socialiste ont été très préjudiciables dans l'entre-deux-tours et ont vraiment donné une image d'un parti qui se vendait en fonction d'accords électoraux et donc les français au deuxième tour nous ont sanctionnés parce qu'ils en ont ras-le-bol des magouilles et c'est vrai que sur le terrain c'est les socialistes vous êtes que des menteurs on vous achète pour pas cher vous êtes des magouilleurs et c'est pour ça qu'il est nécessaire d'avoir en politique une clarté et au parti socialiste qu'il y ait un changement parce que la politique du zigzag elle ne peut plus continuer elle va nous amener dans vraiment des grandes difficultés et c'est pourquoi un changement c'est quoi ?

un changement à la tête du PS Olivier Fort ne peut plus rester première secrétaire ? maintenant nous sommes dans un débat en interne nous devons avoir une ligne claire elle avait été approuvée début mars le bureau national avait fait une déclaration très claire d'aucune union avec LFI de par en plus les derniers propos à relents antisémites de Jean-Luc Mélenchon elle n'a pas été respectée par certains candidats est-ce qu'Olivier Fort doit citer la tête du PS ? le premier secrétaire n'a pas respecté ce vote et moi je pense qu'il doit en tirer toutes les conséquences en responsabilité en responsabilité tout cela ça se débat au sein du parti est-ce que vous pourriez quitter le parti ?

c'est des sujets en effet sur lesquels j'ai pu réfléchir parce que j'ai un désaccord maintenant depuis 4 ans puisque déjà au moment de la NUPES j'avais refusé de signer le papier Jean-Luc Mélenchon premier ministre et c'est vrai que j'ai de nombreux désaccords depuis 4 ans avec la direction du parti socialiste je pense que ce sont des des positions prises par la direction qui affaiblit les valeurs socialistes j'y ai pensé mais à chaque fois j'ai pu voir l'attachement des militants et je sais ce que je dois aux militants socialistes et donc oui je reste par fidélité comme David Lysnard qui est votre homologue président de la station des maires est-ce que vous pourriez faire la même chose fondé votre propre courant je ne fais pas comme David Lysnard mais il faut que nous ayons un vrai changement au niveau du parti socialiste on ne peut pas continuer à être dans le flou à être dans l'approximation on ne peut pas donner cette image d'un parti qui s'achète à la découpe il faut avoir de l'éthique en politique il faut avoir de la droiture il faut avoir de la conviction et la clarté ça donne de la force et je pense que les français ils recherchent des élus des représentants qui incarnent de la force de la clarté et de la sincérité Est-ce que vous réfléchissez à la présidentielle ?

Je réfléchis au projet

53:19
Locuteur 1

pour les français

53:21
Présentateur

Je réfléchis non je pense qu'il y a assez de candidats j'aimerais qu'à gauche il y ait plus de projets et moins de candidats Comment on les départage tous ces candidats ? Je pense qu'il est nécessaire en effet de se mettre autour d'une table et c'est avec celui ou celle qui connaît le mieux la France qui aura une évidence C'est qui pour vous ?

Je pense qu'en effet aujourd'hui Raphaël Glucksmann permet cette vision d'une France profondément européenne et avec plus de justice sociale parce que les français veulent avoir une plus grande attention et puis il est nécessaire de retrouver la puissance de la France que ce soit au niveau industriel ou que ce soit au niveau énergétique Merci Carole Delga Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin c'est l'heure de notre reportage en région depuis la rentrée scolaire 2023 les collégiens de 5e de 4e peuvent se faire vacciner dans leur établissement avec l'autorisation des parents contre les infections à papillomavirus c'est une façon de prévenir certains cancers on va aller en Haute-Savoie où une campagne de vaccination est en cours dans plusieurs collèges jusqu'au 27 mai elle concerne les papillomavirus mais aussi la méningite c'est un reportage dans un collège de Tonon-les-Bains de nos partenaires de Huitmont-Blanc il est signé Sébastien Germain

54:33
Invité

L'espace d'une matinée l'infirmerie du collège Jean-Jacques Rousseau de Tonon-les-Bains s'est transformée en centre de vaccination au programme du jour deux injections une pour la méningite à méningocoque et une autre pour se prémunir du papillomavirus

54:46
Présentateur

mais avant de se faire vacciner les collégiens concernés doivent passer un court entretien avec le médecin référent

54:53
Invité

un virus fréquent transmissible sexuellement ça donne des cancers l'entretien est intéressant d'abord parce qu'on va essayer d'étendre l'enfant et lui expliquer pourquoi de cette vaccination parce qu'on ne vaccine pas quelqu'un sans qu'il sache pourquoi on le vaccine donc ensuite permet deuxièmement de rechercher une contre-indication donc on va rechercher tout ce qui pourrait nous poser problème et en particulier les malaises vagos qui sont dépistés à l'avance

55:22
Présentateur

ce vendredi matin ils sont donc une cinquantaine d'élèves à s'être fait vacciner un passage souvent redouté mais devenu presque indispensable

55:29
Locuteur 4

bah en fait ça fait pas ça me fait pas trop peur mais dès que je tombe genre dès qu'il y a l'aiguille ça commence à me faire stresser c'est ma mère qui m'a dit que ça pouvait être dangereux si j'étais pas vaccinée et que du coup j'ai dit oui

55:45
Locuteur 1

pour pas attraper de maladie et pour pas être malade plus grand ils nous ont expliqué comment ça allait se passer et à quoi il servait et après on l'a fait et on s'est reposé et après on retournait en cours

55:57
Présentateur

cette campagne de vaccination à grande échelle dans 54 collèges publics et privés

56:01
Invité

de Haute-Savoie a débuté le 2 mars dernier et se terminera le 27 mai organisée par l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes cette opération a été confiée au centre de vaccination portée par le centre hospitalier Annecy Genevois en lien avec la protection civile

56:16
Présentateur

la campagne de vaccination elle est à destination d'un public de 11 à 14 ans l'agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes souhaite qu'il y ait une égalité au niveau de la vaccination et donc on propose cette vaccination pour que chacun puisse être vacciné et que les parents n'aient pas la contrainte de devoir passer par la médecine de ville

56:36
Invité

Et contrairement aux idées reçues le papillomavirus ne touche pas uniquement les femmes

56:40
Présentateur

Aujourd'hui on vaccine les garçons et les filles puisqu'on a les cancers du col de l'utérus mais on a aussi les cancers anogénitaux donc de l'anus on a aussi d'autres types de maladies qui peuvent se développer autant chez l'homme que chez la femme

56:56
Invité

La semaine prochaine 5 autres collèges du département seront concernés par cette campagne de vaccination

57:01
Présentateur

Allez on va poursuivre avec les questions de santé qui font l'actualité ce matin dans nos régions et un autre sujet on est avec Aurélie Bido Bonjour Merci beaucoup d'être avec nous Aurélie Vous êtes chef info au bureau parisien du groupe Ebra Ce sont on le rappelle les journaux régionaux de tout l'Est de la France et dans vos journaux dans tous vos journaux ce matin une exclusivité sur le scandale des erreurs médicales

57:23
Locuteur 4

Tout à fait On a décidé de creuser ce sujet et d'accompagner ce livre enquête qui sort donc aujourd'hui et qui révèle un scandale celui des accidents médicaux

57:34
Présentateur

dont les chiffres sont vertigineux et donc on est allé chercher des témoignages dans toutes nos régions dans tous nos départements pour illustrer et incarner ce sujet

57:43
Locuteur 4

qui nous a semblé concernant pour nos lecteurs

57:47
Présentateur

Effectivement on va le détailler dans quelques instants mais est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cette enquête ? Je vous parlais de chiffres vertigineux

57:57
Locuteur 4

Donc ce que révèle ce livre enquête c'est qu'entre 150 000 et 300 000 on appelle ça des événements

58:04
Présentateur

indésirables graves dans des accidents médicaux arrivent chaque année et la moitié serait évitable c'est aussi ça qui interroge et c'est ce qui a interrogé donc ce professeur Tadier qui est expert judiciaire auprès de la commission nationale des accidents médicaux ça veut dire que lui il voit passer ça vraiment tous les jours et il a eu envie de se pencher sur ce problème

58:28
Locuteur 4

entre 150 000 et 300 000 accidents qui font à peu près enfin on estime les associations de victimes estiment que ça représente 30 000 morts chaque année

58:38
Invité

c'est pas du tout anecdotique et il va plus loin en disant tout le monde sait c'est là où ça devient

58:45
Présentateur

gravissime et donc le but de son livre est évidemment de briser cette omerta et aussi de dénoncer l'aspect systémique de ce scandale c'est-à-dire que pour lui le système pousse à l'erreur c'est ce qu'il prouve au fil de son livre et au fil des témoignages aussi que lui livre qui sont poignants Merci Aurélie Bido merci d'avoir été avec nous chef info du bureau parisien du groupe Ebra et on va continuer justement à parler de ce sujet parce que Rémi vous avez détaillé vous les journaux du groupe Ebra vous les avez lus ce matin et du coup il y a plusieurs exemples dans différentes régions

59:21
Invité

Oui tout à fait comme l'expliquait Aurélie Bido on parle de 150 000 à 300 000 événements indésirables et par exemple dans le Dauphiné Libéré on revient sur l'histoire de Maxime qui s'est fait aspirer l'œil lors d'un nettoyage des sinus un événement rarissime qui est survenu dans la clinique Paris-Bercy à Charenton-le-Pont en région parisienne qui devait durer à la base une heure et qui en a finalement duré cinq le progrès parle quant à lui du scandale étouffé à l'instar de Marie-Jeanne Goulet à qui on a posé une prothèse sur le mauvais genou pour le professeur Marc Tadier la dégradation du système de santé impacte la qualité des soins fait peser une surcharge sur le personnel médical et explique ainsi ce phénomène des erreurs médicales

1:00:03
Présentateur

Voilà effectivement plusieurs exemples à lire dans tous les journaux du groupe EBRAS les journaux de tout l'Est du territoire Autre sujet évidemment à la une de la presse régionale ce matin c'est le prix à la pompe qui continue d'inquiéter les Français

1:00:13
Invité

Oui le Parisien révèle que 92% des Français sont préoccupés par les prix de l'énergie et 33% ont déjà réduit leurs dépenses essentielles Les Français les plus impactés sont ceux qui roulent au diesel puisque le prix dépasse désormais les 2,20 euros Certains dans le Nord avaient l'habitude notamment ces derniers jours de faire leur plein en Belgique pour payer jusqu'à 20 centimes par litre en moins comme le rapporte la Voix du Nord mais même pour les frontaliers le bon plan a pris fin puisque les prix belges ont globalement rattrapé les prix français Cette explosion des prix au niveau national en France fait la colère des transporteurs routiers qui ont par exemple manifesté hier à Toulouse comme le rapporte la dépêche du Midi Pour certains professionnels la peur de mettre la clé sous la porte est réelle On parle par exemple de 300 euros à 400 euros en plus par camion conjugué à la hausse des prix des péages La situation se tend

1:01:06
Présentateur

Et la presse régionale fait également un retour sur les municipales

1:01:09
Invité

C'est le cas de la Provence qui revient sur la déroute de la droite à Marseille et qui a peiné à dépasser les 5% alors que le parti a régné sur la ville pendant 25 ans Annonce de candidatures timides Perquisition pour suspicion de détournement de fonds publics Difficulté à récupérer les électeurs partis au Rassemblement national et erreurs stratégiques ont rapidement donné perdante Martine Vassal jusqu'à démotiver les équipes de campagne qui ont quitté les bateaux à l'approche du premier tour Les explications sont multiples bien détaillées dans les colonnes de la Provence

1:01:37
Présentateur

Effectivement Et puis autre titre qui fait sa une sur les municipales c'est le Béry républicain On va à Bourges On retrouve Geoffroy G Bonjour Geoffroy Merci d'être avec nous rédacteur en chef du Béry républicain Vous revenez vous aussi sur les enseignements de cette campagne des municipales et alors une campagne qui a été particulièrement dure pour certaines candidates

1:01:54
Invité

Oui on a été frappé durant la campagne par l'omniprésence des listes et des candidats sur les réseaux sociaux en particulier sur Facebook et des propos des échanges assez véhéments On avait fait un premier dossier sur l'importance réelle ou supposée de ces réseaux dans la campagne mais au soir du premier tour ce qui nous a frappé c'est plusieurs candidats et candidates surtout qui évoquaient cette campagne difficile On a par exemple eu la maire de Saint-Germain-du-Puy qui est une commune de la banlieue de Bourges Marie-Christine Baudouin qui a été réélue et qui nous a parlé d'une campagne difficile délétère avec des attaques sur les personnes et elle a ciblé ceux qui se lâchaient derrière leurs ordinateurs Depuis elle a porté plainte après des attaques sur son physique et sur sa manière de s'habiller et elle dit qu'elle le fait pour souligner ce que les femmes candidates sont amenées à vivre dans un monde qui reste très majoritairement masculin Alors on a voulu lancer ce sujet sur le harcèlement des candidats et candidates sur les réseaux sociaux sans trop le vouloir finalement on s'est aperçu qu'on a eu beaucoup de femmes et donc on a continué on les a interrogées on a recoyé le témoignage de deux autres élus ou ex-élus Marie Blasquez par exemple qui était élue d'opposition d'hiver droite à Saint-Amand-Montron l'une des sous-préfectures du Cher elle a jeté l'éponge entre les deux tours alors qu'elle était engagée dans une démarche de fusion de listes alors elle n'est pas parvenue à s'entendre avec l'autre liste mais elle a regretté la violence de certains propos sur les réseaux sociaux les insultes dit-elle les fausses informations les attaques personnelles qui n'honorent pas le débat démocratique elle pense que la politique mérite mieux que ça donc elle a décidé d'arrêter et elle évoque beaucoup d'attaques sur le physique des propos désobligeants des attaques personnelles et peut-être encore plus fort on a eu la maire de Vierzon la maire en sortante qui elle a renoncé en pleine campagne elle s'est retirée alors elle a évoqué des raisons personnelles mais elle a évoqué des raisons de santé pardon des raisons de santé mais elle a évoqué aussi ce harcèlement alors elle ne parle pas trop de propos sur son physique elle dit qu'elle a vu un ou deux commentaires assez déplaisants mais sous couvert d'anonymat elle note que tout le monde se lâche au point d'aller faire référence à la déportation des militants communistes par exemple pendant la seconde guerre mondiale elle a porté plainte elle aussi et on a l'impression que c'est et on peut le penser que ce harcèlement ou ce dénigrement c'est un peu devenu une arme politique sur les réseaux sociaux d'ailleurs la maire de Vierzon qui s'est retirée a noté qu'après son retrait le harcèlement s'est un peu calmé et dernier exemple pas plus tard que cette semaine à Bourges Nora Viviani qui est une nouvelle adjointe au maire de Bourges déléguée notamment au commerce a annoncé sur ses réseaux sociaux qu'elle a déposé plainte pour des messages je cite immondes à caractère sexuel violent et humiliant et des attaques sur ses origines

1:04:29
Présentateur

Merci Geoffroy G pour le récit de tous ces témoignages c'est la une du Berry républicain ce matin merci Geoffroy d'avoir été avec nous on va parler des municipales dans la seconde partie du club puisqu'on reviendra sur un documentaire un reportage réalisé par Public Sénat par Quentin Calmet sur la bataille de Paris il nous rejoindra mais d'abord actualité de cette nuit marquée par le discours de Donald Trump qui dit qu'il va continuer à frapper l'Iran ça a des conséquences sur le prix du baril de pétrole et ça aura donc des conséquences à la pompe on va y revenir d'abord résumer du discours de Donald Trump avec Flavie Vélas C'est la première fois qu'il s'adresse à son peuple depuis le début du conflit cette nuit le président américain a affirmé

1:05:15
Locuteur 1

sa détermination à poursuivre les attaques contre l'Iran

1:05:18
Invité

Nous allons les frapper extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines nous allons les ramener à l'âge de pierre auquel ils appartiennent

1:05:26
Présentateur

En continuant la guerre Donald Trump espère débloquer le détroit d'Hormuz mais il invite aussi les pays dépendants du passage stratégique à agir par eux-mêmes

1:05:35
Invité

Les Etats-Unis n'apportent presque pas de pétrole via le détroit d'Hormuz et ils n'en importeront pas à l'avenir nous n'en avons pas besoin et les pays du monde qui reçoivent du pétrole via le détroit d'Hormuz doivent s'occuper de ce passage ils doivent le protéger ils doivent s'en emparer et le protéger ils peuvent le faire facilement

1:05:55
Présentateur

Alors que l'Iran a démenti la demande de cesser le feu annoncée par Donald Trump cette semaine le président américain se félicite des interventions menées par son armée au 33ème jour de conflit il affirme être proche de ses objectifs

1:06:08
Invité

Au cours de ces 4 dernières semaines nos forces armées ont remporté sur le champ de bataille des victoires rapides décisives et écrasantes des victoires comme peu de gens en ont jamais vu auparavant

1:06:20
Présentateur

Quelques heures après l'allocution du président américain Israël affirme avoir été ciblé par une attaque de missiles iraniens Et on y revient avec vous Bonjour Elisabeth Martichoux Bonjour Merci d'être là et bonjour Michael Darmon Merci également d'être avec nous Alors on attendait ce discours de Donald Trump qu'on annonçait un peu décisif on s'attendait à de grandes annonces un retrait éventuellement un envoi de troupes finalement il n'en a rien été à quoi joue Donald Trump ?

D'abord à quoi jouent les observateurs je dirais parce qu'il va falloir peut-être revoir notre approche sur les discours qui arrivent un discours qui est annoncé un discours qui est annoncé tout de suite désigné de manière mystérieuse comme décisif un tournant où pendant des heures on spécule sur ce qui va être dit où en fait quelque part on prend un peu nos désirs pour des réalités et on voit quoi finalement au final un discours d'étape très important quand même parce qu'il ne s'est pas adressé aux journalistes français il ne s'est pas adressé aux journalistes internationaux il s'adresse aux électeurs américains il s'adresse à la société américaine qui ne comprend pas globalement ce conflit qui voit bien que c'est un décalage avec le corpus politique qu'il a posé pour lequel il a gagné les élections et par rapport au scrutin qui s'annonce c'est-à-dire en mois de novembre les midterms donc c'est tout il a fait un bilan d'étape pour ceux qui ne savent même pas placer la France ni l'Europe et encore moins le Moyen-Orient sur une carte c'est-à-dire grande majorité des électeurs de l'Amérique profonde on le sait et de ce point de vue-là il leur donne des repères par rapport à un conflit qu'ils ne comprennent pas dans leur majorité et pour leur faire comprendre que quelque part l'Amérique qui gagne reste encore le principe directeur parce que l'opinion publique américaine elle est importante dans ce conflit pour Donald Trump c'est majeur Elisabeth oui alors sa base maga la base républicaine est toujours derrière Trump mais c'est vrai que là c'était la première allocution solennelle en fait depuis le début de la guerre un chroniqueur à la question qu'a-t-il dit cette nuit la réponse c'est rien rien qui n'est déjà dit c'est-à-dire que l'Iran est vaincu et que l'Amérique est puissante et qu'il maintenant faut s'attendre à une sortie de crise d'ici un peu plus de deux semaines et donc en deux semaines à l'échelle de la communication de Trump c'est deux siècles voilà Mickaël m'enlève les mots de la bouche mais ce que je veux dire c'est que deux semaines c'est demain et pour autant pour Trump ça lui permet effectivement d'envisager autre chose un autre cap une autre communication puisque chaque jour apporte son lot de coups de frein d'accélérateur etc.

donc il n'a rien dit c'est quand même assez décevant et je pense quand même que ça montre malgré tout qu'il est coincé et quand je dis il n'a rien dit de nouveau sinon que ça montre que ce président américain aujourd'hui est quand même un peu coincé par sa guerre alors est-ce qu'il y en a un autre qui est coincé il s'appelle Sébastien Lecornu parce que le président américain il n'a pas dit grand chose mais quand même ça a fait réagir les marchés le prix du baril de pétrole remonte ça aura évidemment des conséquences à la pompe est-ce qu'aujourd'hui Sébastien Lecornu il est aussi coincé entre des français qui mettent de plus en plus la pression pour être aidés face à cette hausse des prix à la pompe et puis une situation budgétaire de la France qui ne le permet pas il s'est piégé je ne comprends pas très bien pour le coup le premier ministre ultra politique Maude Bréjean était le week-end dernier sur LCI elle a passé une heure à expliquer qu'il n'y avait pas de surplus budgétaire même à la question plus précise mais il peut y en avoir un à court terme qui est en effet après avalé à moyen terme par une baisse de la consommation mais non elle n'a rien lâché et dans la nuit de mardi à mercredi Sébastien Lecornu envoie une lettre à ses ministres en disant on va communiquer sur le fait qu'il faut utiliser les éventuels surplus budgétaires pour amortir les prix des français à la pompe les prix sont effectivement très rudes à encaisser dans des régions où on roule au diesel et si vous appliquez une carte des bas revenus en France ça se juxtapose avec l'utilisation du diesel qui n'a jamais été aussi haut il y a eu un pic dans la semaine considérable même plus haut qu'en 2022 donc pour les français c'est évidemment très rude et là Sébastien Lecornu dit le contraire de ce qu'il a fait dire à ses ministres c'est-à-dire qu'il y aura d'éventuels surplus budgétaires qu'il va utiliser comment il ne l'a pas dit on ne sait pas mais ils existent évidemment pour Marine Le Pen plutôt sur l'électrification plutôt sur l'électrification et il a raison il faut accélérer la transition énergétique mais les français c'est vrai sur les 70 millions qui ont été débloqués il y a quelques jours pour aider ce passage de cap c'est très ciblé vous l'avez vu pêcheurs agriculteurs gros rouleurs rien pour les français qui ont des bas revenus et qui roulent au diesel je pense que progressivement il va peut-être y avoir une réflexion quand même sur ce point parce que pour les bas revenus honnêtement c'est compliqué est-ce qu'elle est tenable cette ligne et est-ce qu'à un moment Sébastien Lecornu il doit s'adresser aux français on ne l'entend pas

1:11:47
Invité

on ne l'entend pas parce qu'il a décidé que c'était sa marque de fabrique et qu'il a bien vu que plus

1:11:53
Présentateur

moins il paraît il y a un petit syndrome petite méthode Mylène Farmer alors oui la popularité augmente avec le silence

1:12:03
Invité

et c'est quelqu'un

1:12:05
Présentateur

qui reste secret

1:12:06
Locuteur 4

on aurait pu choisir d'autres exemples

1:12:08
Présentateur

mais en même temps c'est ce qui m'est venu c'est celui-là donc voilà et c'est un choix de communication qui fait que le silence et d'autres l'avaient théorisé ailleurs le silence permet à la fois de thésauriser de la popularité et en plus de créer l'événement lorsqu'on prend la parole à l'inverse un petit côté d'Orphine un petit côté contre Emmanuel Macron surtout surtout ça parce que quand même il doit vivre aussi un enjeu très particulier c'est la fin de mandat d'un président qui va tout faire pour pouvoir imposer son héritage et sa marque de fabrique puisqu'il va terminer sa présidence qui ne pourra plus de se représenter et un Sébastien Lecornu qui doit quand même exister alors il a justement selon un titre très juste que j'ai lu hier dans la presse il a décidé justement d'être éclairé par l'ombre et le fait que justement moins il parle plus on remarque qu'il ne parle pas et donc quelque part les français disent oui mais c'est quelqu'un enfin qui travaille et qui s'occupe de nous alors maintenant par rapport à cette crise de l'essence ce que disait Elisabeth très justement si on peut superposer effectivement la carte non seulement des débats revenus et du diesel et vous rajoutez une troisième carte qui correspond également le vote RN c'est à dire quand elle était la vraie aussi je dirais inquiétude du gouvernement et bien simplement c'est la raison pour laquelle ça va évoluer c'est parce que on est bien entendu dans le débat présidentiel et que la crainte de voir quand même de plus en plus monter le vote RN alors que certains sondages prétendent qu'une candidature du centre-droite éventuellement aujourd'hui incarnée par Edouard Philippe pourrait battre le RN reste une inquiétude politique et qui va très certainement déterminer les évolutions à venir quand je disais il s'est piégé il peut il donne l'impression effectivement de changer de donner un coup de volant par rapport à la communication est-ce qu'il l'a anticipé en se disant je vais d'abord dire ça et puis je vais dire aux Français finalement qu'il y a un petit pas une petite cagnotte mais un surplus effectivement de TVA qui tombe dans les caisses de l'État moi je ne trouve pas ça très lisible mais il faut rappeler quand même quelque chose qui est vraiment fondamental on n'a pas d'argent voilà et ce n'est pas parce qu'il y a une crise internationale que les caisses se remplissent de façon particulière on a toujours 5,1% de déficit c'est considérable donc il faut l'équation est compliquée pour le gouvernement qui doit répondre à une situation internationale qui lui est tombée dessus qui tombe d'ailleurs sur l'ensemble des pays européens qu'on doit gérer mais nous dans un contexte budgétaire qui est intenable donc il va y avoir des évolutions des adaptations et peut-être effectivement des changements de pied de cet ordre-là Avant de vous faire réagir Michael on écoute le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou c'était ce matin

1:15:04
Invité

La crise économique qui est consécutive à ce qui se passe en Iran elle va coûter de l'argent au pays notamment par les taux d'intérêt les taux d'intérêt vont monter vous savez que c'est quasiment le premier poste maintenant budgétaire de l'État donc au grand total les finances publiques vont perdre de l'argent bien sûr par cette crise économique donc ce sont des mauvaises querelles et en plus de l'argent s'il faut en mettre il faut en mettre pour aider les entreprises à traverser cette crise de manière ciblée et puis aussi il faut mettre de l'argent pour accélérer il faut arrêter la dépendance aux énergies fossiles on le voit bien on est trop dépendant du pétrole on est trop dépendant du gaz il faut accélérer l'électrification de l'industrie l'électrification des usages et la programmation pluriannuelle de l'énergie va nous aider à le faire

1:15:47
Présentateur

à mon Michael là-dessus

1:15:49
Invité

il a reçu l'élément de langage de Matignon donc il le décline comme il faut la réalité

1:15:55
Présentateur

c'est que ce sont des processus qui mettent 10-15 ans à trouver leur concrétisation donc ce qui est toujours paradoxal c'est que c'est dans les moments de crise aiguë que la solution du gouvernement

1:16:07
Invité

ce sont des politiques à long terme le problème c'est que c'est bien joli

1:16:12
Présentateur

d'annoncer les têtes de chapitre de la transition mais cette crise elle révèle surtout comme on le disait à l'instant le problème de souveraineté il n'y a pas de marge de manœuvre donc il n'y a pas de souveraineté oui alors l'électrification pardon elle va dans le sens de la souveraineté absolument voilà donc elle prépare elle prépare l'avenir très bien mais la gestion du présent elle est compliquée exactement allez on va ouvrir pour terminer une page consacrée à l'élection municipale à Paris sur notre antenne demain à 16h30 vous découvrirez un grand reportage sur la campagne dans la capitale pendant plusieurs semaines notre journaliste Quentin Calmet a pu suivre les 5 principaux candidats alors comment comprendre la victoire d'Emmanuel Grégoire comment expliquer la cinglante défaite de Rachida Dati avant d'en parler avec Quentin qui nous rejoint on regarde un premier extrait de son reportage c'est en coulisses avec Rachida Dati on est début février

1:16:57
Invité

Depuis des mois Rachida Dati a milité aussi en coulisses pour faire évoluer le mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille désormais les habitants de ces 3 grandes villes voteront directement pour leur maire une stratégie qui personnalise bien plus le scrutin

1:17:16
Présentateur

Il n'y a pas un effet de bord quand même de la loi PLM Oui mais si ça ne marche pas ça ne marche pas je la voulais je vais le présenter devant les électeurs on va voir ce qu'ils décident à un moment donné on aura tout fait moi je fais campagne à fond les ballons je vois tout le monde on explique c'est pour ça que moi je ne voulais pas qu'on reste dans les couloirs à dire si tu y vas tu y vas pas est-ce qu'on se maintient Et Quentin vous nous avez rejoint bonjour c'est donc votre reportage on découvrira demain on a vu un extrait et alors c'est un des enseignements de ce reportage Rachida Lati elle a souhaité une évolution du mode de scrutin le maire est donc élu plus directement par les français ça n'a pas été synonyme de victoire Voilà et ce qui est intéressant dans cet extrait c'est que eh bien elle revendique ce changement du mode de scrutin on savait on avait lu les articles qui disaient qu'en coulisses elle avait manœuvré fait en sorte que cette modification du mode de scrutin se fasse bien malgré les crises politiques malgré la dissolution elle avait vraiment tenu à ce que le texte aille au bout et là dans cet extrait ce qui est intéressant c'est qu'elle le revendique c'est donc bien elle qui était à la manœuvre pour être directement comme cela effectivement confrontée directement au vote des parisiens ce qui est ce nouveau mode de scrutin puisqu'il y avait donc deux urnes pour les électeurs parisiens

1:18:28
Invité

lyonnais et marseillais pour le maire d'arrondissement et donc pour la mairie centrale

1:18:32
Présentateur

et de facto ça a personnalisé l'élection du maire de Paris est-ce que ce n'était pas la bonne stratégie pour Agide Alessi ?

1:18:38
Invité

En tout cas c'était sa position dont l'avions rencontré à l'époque justement en début de campagne avec l'association de la presse présidentielle et elle disait effectivement

1:18:47
Présentateur

que la conséquence principale et l'avantage à ses yeux principaux de cette loi c'est qu'on allait éclater les baronies et qu'on allait maintenant beaucoup plus se concentrer sur la personnalisation des têtes de liste et que de ce point de vue-là et bien elle était avantagée moi ce qui m'intéresse aussi beaucoup dans cet extrait c'est qu'au fond elle admet que peut-être ça ne marchera pas elle dit ça marche ça ne marche pas

1:19:10
Invité

on verra bien on a bien effectivement le fatalisme que l'on connaît bien

1:19:15
Présentateur

chez elle mais où elle montre qu'on a fait ce qu'on a pu elle dit aussi donc on sent bien que quelque part à ce stade-là je ne sais pas exactement à quel moment de la campagne c'était pris mais on sentait déjà un doute qu'il percevait quand même et elle admet que bon ben voilà on a fait tout ce qu'on a pu mais ça ne marchera peut-être pas mais ce mot fut là elle avait raison ça lui a été un peu fatal le fait de personnaliser autant le scrutin est-ce que Elisabeth cette défaite vous l'expliquez sur une équation personnelle de Rachida Dati ou elle s'explique autrement ?

En partie parce que votre reportage je trouve montre ce hiatus entre ce qu'elle a fait préalablement pour être la candidate politiquement législativement si je puis dire elle s'est imposée où elle est etc et puis cette campagne dans le fond et je trouve que ça transparaît bien où elle est là sans être vraiment là elle vous dit moi je parle aux parisiens je parle et dans le fond quand on l'interrogeait sur ces éléments de programme elle n'était jamais très précise elle n'a jamais su vraiment vendre son programme vous parlez de personnalisation oui mais ça ne suffit pas et elle avait son énergie ses équipes ne cessaient de dire elle est incroyable sur le terrain elle est extraordinaire etc mais en réalité ce qui a été perçu par une ville où quand même le peuple de gauche entre guillemets est important et bien c'était plutôt les éléments de discours des opposants elle a des affaires judiciaires elle est à l'air et macronistes etc et finalement ça lui a nuit effectivement et d'ailleurs Quentin elle a refusé les débats Rachid Haddad ça la casse quand vous lui posez la question oui oui je pose la question plusieurs fois dans deux séquences on le voit dans le reportage elle dit moi je débats avec les parisiens oui et sachant que paradoxalement elle n'ouvre pas ses débats avec les parisiens et ses déplacements sur le terrain aux journalistes nous on l'a sollicité son équipe on l'a sollicité elle-même depuis le mois de janvier pour pouvoir faire ses fameuses rencontres

1:21:25
Invité

débats au plus près du terrain ça n'était pas des déplacements ouverts aux journalistes

1:21:29
Présentateur

uniquement à ce que elle, elle voulait poster ensuite sur les réseaux sociaux je crois qu'elle s'est dit qu'elle avait une renommée qu'elle était comme ça très connue qu'elle avait comme ça une notoriété qui serait un avantage parce qu'elle était identifiée

1:21:41
Invité

comme la principale opposante à Anne Hidalgo et elle s'est dit avec 25 ans d'une majorité de gauche qui est essoufflée par aussi l'usure du pouvoir ça sera suffisant c'est cette image de première opposante à Anne Hidalgo qui va me permettre

1:21:55
Présentateur

d'avoir un couloir pour moi C'est ce que vous dit Agnès Évren d'ailleurs oui il y a une soif d'alternance telle que dans le fond on est là ça suffit on rappelle quand même qu'il y a eu aussi le poison de la division à droite qui est la nuit et effectivement on le voit aussi dans le reportage avec Pierre-Yves Bournazel soutenu par Edouard Philippe par Gabriel Attal ça a joué La soif d'alternance ça a été je pense un concept qui a été posé mais qui ne correspond pas à la réalité c'est-à-dire que depuis le début moi je me suis toujours posé la question de savoir dans quelle mesure Rachid Adati serait capable de pouvoir faire évoluer la sociologie électorale de Paris qui est très ancrée qui est très ancrée au centre-gauche qui s'inscrit dans une évolution de gouvernance

1:22:34
Invité

quand même d'une ville après deux mandats d'une maire qui en plus d'une manière souvent assez étonnante en réalité

1:22:42
Présentateur

par rapport à ce qu'on connaît de la politique a strictement appliqué son programme c'est-à-dire que ce que l'on a vu avec la période d'Hidalgo qu'il est de bon ton

1:22:49
Invité

de bâcher mais bon ça c'est on met ça de côté c'est du folklore la réalité politique c'est qu'on a une mère qui a appliqué son programme

1:22:56
Présentateur

Oui alors ce qu'a dit lui-même Emmanuel Grégoire quand même c'est qu'il y avait eu un problème de méthode dans l'application Certainement et bien ça a beaucoup compté et il en a fait dans le fond un sujet de différenciation C'est une manière pour lui de faire le droit d'inventaire entre guillemets méthode à la mode et utile C'est sûrement utile mais la réalité c'est qu'il y a eu une ville qui a été transformée on n'a pas vu une manifestation parisienne en disant on veut revenir à la voiture et donc cette volonté d'alternance moi je l'ai toujours questionné Et à gauche justement on va entendre et ça c'est un extrait exclusif que vous avez réussi à avoir qu'entend dans votre reportage ce sont les premiers mots d'Anne Hidalgo immédiatement après l'annonce de l'élection d'Emmanuel Grégoire On regarde

1:23:35
Invité

A gauche

1:23:38
Présentateur

au même moment on exulte Vous attendiez un tel écart Oui absolument Je confirme Je l'avais pris

1:23:45
Invité

Qu'est-ce qui a joué selon vous c'est le report de voix de Bournazel

1:23:48
Présentateur

Non c'est le rejet de Dati et le soutien à tous encore à gauche à Paris Emmanuel Grégoire s'attend pas

1:23:57
Invité

Emmanuel Grégoire peu connu des Parisiens il y a encore quelques semaines

1:24:02
Présentateur

l'emporte finalement

1:24:03
Invité

haut la main Il y a assurément un changement de mode de scrutin avec une personnalisation liée à ce mode de scrutin qui s'est retournée contre Dati Dati a pensé que ça allait la ranger parce qu'elle était la plus connue mais la réalité c'est que ce qu'elle

1:24:17
Présentateur

incarnait c'est-à-dire l'affairisme les Parisiens n'en voulaient pas voilà on voit à gauche il parle du rejet de la personnalité de Rachida Dati du bon bilan de la gauche ça évidemment Anne Hidalgo ne pouvait pas dire autre chose il y a eu quand même une bonne campagne d'Emmanuel Grégoire ou ça s'est joué uniquement sur ce rejet enfin beaucoup en tout cas sur ce rejet de Dati ce qu'on a vu c'était assez intéressant on essaie de le raconter un peu dans le documentaire c'est que pendant l'an d'entre-deux-tours Emmanuel Grégoire a eu très peur on l'a suivi un déplacement avec avec Bertrand Delanoé et à ce moment-là le fait que toute la droite se tourne vers Rachida Dati mais qu'à gauche il y ait le maintien de la candidature de Sofia Shikiru ça fait très peur au candidat la candidature à l'EFI ça fait très peur à Emmanuel Grégoire et même les équipes pensent qu'il a perdu parce que mécaniquement la division elle fait qu'il y a une dispersion des voix et donc on les a suivis dans ce déplacement et on voit Emmanuel Grégoire qui vraiment a du mal à sourire alors qu'il est avec Bertrand Delanoé qui fait beau etc mais on le sent que c'est très lourd sur ses épaules et d'ailleurs pour la petite anecdote ses équipes de campagne ses attachés presse

1:25:25
Invité

étaient derrière les journalistes derrière les caméras et elles lui faisaient des sourires comme ça elles essayaient de lui faire en sorte qu'il n'ait pas une tête d'enterrement parce qu'à ce moment-là vraiment le camp de gauche a très très peur de cette division

1:25:38
Présentateur

c'est vrai c'est vrai que ce n'était pas évident pour lui il y a une scène extraordinaire quand même à la fin de cette campagne ce sont les retrouvailles entre Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire quand il se tombe dans les bras c'est inouï enfin on se dit mais de qui se moque-t-on mais voilà ça c'est la bon voilà ce sont les miracles de la politique mais il y avait quelque chose comme une espèce de soulagement d'Anne Hidalgo si elle avait perdu ça aurait encore assombré son bilan parce que malgré tout son bilan il n'est pas absolument incontestable c'est le moins qu'on puisse dire il n'y avait peut-être pas une soif d'alternance mais il y avait quand même un bilan très contestable donc oui mais cette scène elle est compréhensible d'une certaine façon et quand il est entré dans le bureau de l'hôtel de ville nous raconte l'Obs cette semaine il n'y a plus rien dans le bureau d'Anne Hidalgo sinon un seul un seul tableau avec un message un peu et les clés elle lui a donné les clés ah bah quand même oui effectivement ça a été une très belle page de théâtre politique avec tout ce qu'il faut d'insincérité et de capacité de ces acteurs à jouer et être capables de dépasser quand même parce qu'on sait quand même la réalité de leur relation et de ce qu'ils pensent l'un sur l'autre et ce qu'ils ont pu jouer devant les caméras et avec cette je dirais cette trouvaille quand même d'Anne Hidalgo qui est de dire je parle quand même en premier on a l'impression c'était elle qui avait été élue on se rappelait quand même c'était quand même plutôt Emel Grégoire à côté et la scénographie de la clé est magistrale et c'est vrai qu'on imagine quand même qu'elle était quand même malgré tout plus soulagée de transmettre ça cette clé peut-être d'ailleurs ça n'aurait pas eu lieu

1:27:15
Invité

à Grégoire plutôt qu'à Dati

1:27:17
Présentateur

Quentin un dernier mot parce qu'on le dit vous avez suivi les 5 candidats dans les coulisses vous nous avez un peu dit pour Achida Dati mais ça a été compliqué oui oui ça a été compliqué effectivement l'idée c'était de leur proposer de les suivre sur des déplacements et après nous on essayait de faire vivre comme ça les coulisses pour que un peu le téléspectateur ait l'impression d'être au-dessus de l'épaule des parisiens qui voient les candidats comme ça sur le terrain c'était tout l'enjeu d'être comme ça au plus près de la matière c'est de raconter la campagne de l'intérieur et ça donne un très beau reportage en immersion bataille de Paris scène de campagne c'est à voir demain à 16h30 sur notre antenne réalisé donc par Quentin Calmet merci Quentin merci Elisabeth et merci Miquel d'avoir été avec nous désormais on ne se retrouve plus le vendredi donc on ne se retrouve pas demain mais on se retrouve la semaine prochaine mardi je vous souhaite un excellent week-end de Pâques Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

Bonjour chez vous ! du 2 avril 2026 · Pourquijevote