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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 23 juin 2025 54 min

Philippe de Villiers : "La République islamique d’Iran a pour vocation d’imposer au monde la charia"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.

Bonsoir Elliot. Bonsoir Jofroid. Jaoid le jeune.

On a retrouvé Geoffro le jeune. Nous av quitté la semaine dernière à cause à cause de la chaleur. Non la canicule.

D'ailleurs, il a pris un petit coup de chauffra j'ai ma mère ma mère disait il a pris de la mine. Ah bah là vous avez très très bonne mine. Il se trouve que j'étais au bourg cet après-midi et que en fait quand on regarde les avions on est au soleil donc donc j'ai pris un peu de couleur mais j'ai travaillé pour l'émission et j'ai une chose à vous dire qui est une surprise.

Je l'ai pas dit à Philippe avant. Ah bah je ne suis pas au courant. Je et Liot non plus.

Je voudrais saluer un fan de l'émission qui ne rate aucune émission et qui nous regarde en ce moment et qui vous écoute Philippe toutes les semaines. Emmanuel Macron, il s'agit de alors sans doute Manuel Macron Morgan mais il s'agit de Serge Lama figurez-vous. Serge Lama bien sûr.

Oh Serge Lama le chanteur mythique, l'auteur de d'aventure en aventure, je suis malade et cetera qui ne rate pas une émission que Ah là je suis incroyable. Ah oui, je suis malade. Vous êtes en pleine complètement malade.

C'est c'est peut-être la dernière mais on va éviter d' faire un karaok. C'est la la génération des grands des grands de la chanson française. C'est ce que vous aimez dans la chanson française, c'est pour ça je voulais vous le dire.

Et son épouse Louana qui est exceptionnelle. Et ben écoutez al vraiment moi ça me touche beaucoup parce que j'aime beaucoup Serge Lama et bah j'espère qu'un jour on va le pouvoir le rencontrer. D'ailleurs, je l'invite cet été sur la colline inspirée du Pier fou.

Ah bah écoutez, l'invitation est faite et en direct. C'est vrai que c'est une belle surprise que vous nous faites cher Philippe, cher Geoffre le jeune. N'hésitez pas à mettre un peu de biafine la prochaine fois ou de crème solaire, ça évitera les mots de tête.

Philippe Devilier. On est obligé de vous féliciter contre forcé. Qu'est-ce qui se passe ?

Bah enfin vendredi dernier. Ah oui, quel carton. Alors on redit aux téléspectateurs.

Alors que toutes les chaînes avaient décidé de passer la conférence d'Emmanuel Macron sur la guerre contre la République islamique d'Iran, 40 minutes de de de prise de parole du président de questionréponse avec les journalistes. À ces news, booum, on met Philippe Devilier et là on a les scores et on triche pas. C'est-à-dire que là, c'est vraiment 19h10 si mes souvenirs sont bons au moment où il prend la parole et au moment où il s'arrête.

Et si vous additionnez les trois chaînes concurrentes, ça fait même pas votre score de vendredi dernier. Philippe Deviller, que se passe-t-il ? Ah, d'abord, je vais avoir une pensée compassionnelle pour le président parce que sans sans vouloir être son Simon de sirène, je je vois qu'il porte sa croix.

J'avais appelé ça l'odium plébis, la haine du peuple. Et donc, je savais pas qu'un jour je battrais un président de la République dans une émission de télévision. Et puisque c'est la dernière de la saison, je vais quand même dire que tout ça est une grande surprise.

Quand un ami Breton, je sais pas si vous vous situez pas trop est venu me chercher sur mon aventin en vendé et m'a dit "Allez, c'est fini les scénaris et cetera. Maintenant, tu viens parler à tous les Français. À l'époque, lui et moi, on pensait que on ferait un petit score, petite fenêtre et puis il s'est passé quelque chose d'absolument inattendu.

Et en fait, permettez-moi tous les deux vous dire que vous êtes pour beaucoup dans le succès. Pourquoi ? parce qu'en fait vous me portez euh il y a une harmonie, une amitié, une chaleur humaine.

On est au coin du feu en fait, c'est peut-être pas le jour de dire ça et on s'entend bien quoi. Voilà. et du coup euh vous me faites donner le meilleur, si je puis dire, à la rencontre de tous les Français qui nous regardent, qui sont de plus en plus fidèles, de plus en plus nombreux.

Donc je sais pas ce que ça sera à la rentrée. Si tentez que je revienne. Bah c'est venez de le dire.

Oui. Et c'est déjà une information capitale, c'est l'information du soir. Et la question qui qu'on puisse se poser et que je me pose souvent, c'est pourquoi ce succès ?

En fait, il y a une recherche de vérité en profondeur et en altitude et aussi peut-être d'espérance. c'est qu'en fait moi la France m'a pris dans ses bras depuis que je suis tout petit et j'essaie de lui rendre un tout petit peu de de la dette morale que je porte parce qu'elle m'a envahi par toutes ces beautés et et en fait si je suis là à tous les vendredis soir, c'est pour dire avec vous au français Ne désespérez pas de la France. Et pourquoi ?

Parce qu'on peut désespérer du bien, le mal peut triompher. On peut désespérer du vrai, l'erreur souvent triomphe. Mais à la fin, c'est toujours le beau qui gagne.

Or, la France est belle. et un grand merci d'être chaque vendredi soir sur C News et samedi matin sur Européspectateur avec Geoffroid le jeune et de partager cette émission avec vous compris que j'ai compris surtout une chose c'est que jamais 203 et la saison prochaine vous êtes là et vous l'avez dit et vous l'avez dit et vous tenez votre parole Philippe Davilier et ça ça me fait plaisir vraiment mais c'est une belle respiration qu'on peut avoir parce que l'actualité est parfois lourde et vous permettait aussi avec les apologues notamment euh de euh aux Français qui nous regardent de souffler un peu enérit. Oui.

Mais en fait, est-ce il y a quelqu'un qui a dit récemment un grand journaliste qui a dit "Ils ont inventé quelque chose parce que normalement ça pouvait pas marcher un mec tout seul." Hm. Et on a inventé quelque chose.

Hm. Bah, écoutez euh présentez-moi ce journaliste parce que je Alors là vraiment c'est une discussion qui était pas prévue mais avec les résultats que vous faites dans cette émission euh les Français qui vous regardent chaque vendredi soir, euh mettez remplacer Philippe Deviler par un responsable politique historique de la gauche et vous faites tous les plateaux hein et je peux vous dire que vous êtes à la une du du Times Magazine. Mais bon, le principal c'est les résultats et les résultats c'est que là semaine dernière d'ailleurs carton plein ou c'est Mélanchant à ma place il va parler de Saladin du roi des Gobert.

Ah oui oui. Expliquer que c'est que c'est l'islamiste qui nous a tout apporté. Écout Voilà.

Euh bon c'est on va peut-être en parler d'ailleurs parce que on va en parler bien sûr là. Je suis je suis tombais de ma chaise quand j'ai quand j'ai vu Mélenchon euh faire l'apologue de Saladin. Et ben écoutez, on va en parler.

On est rendu loin là. Ouais. On va en parler dans cette émission Philippe Devilier.

L'actualité nous emmène évidemment au proche et au Moyen-Orient. Philippe Devilier, la guerre fait rage entre Israël et la République islamique d'Iran. Dans un instant, je vais vous demander quelle analyse vous faites de cette guerre.

Je voulais juste vous montrer le sondage C News CSA pour C News européens et LJD a la question "Faut-il empêcher l'Iran de se doter l'arme de l'arme nucléaire ?" La réponse est sans appel. 87 % des Français répondent oui et majoritairement dans tous les partis, c'est donc transpartisan.

Vous nous avez dit vendredi que vous souteniez l'attaque préventive de l'État d'Israël ciblé sur les sites nucléaires de l'Iran. Est-ce que euh 8 jours après le début de l'opération, vous êtes toujours euh sur cette position Philippe Devilier ? Alors oui, mais j'aurais pour les téléspectateurs qui ont pas encore euh défini leur position, poser deux questions simples.

Euh Foch disait toujours à ses généraux "Quel est l'ordre du jour ?" Donc là, quel est l'ordre du jour ? Il y a deux questions qu'il faut se poser.

La première question, c'est la suivante. Euh, a-t-on des preuves que la République islamique est en train de confectionner une bombe atomique pour parler en terme simple. La réponse est oui.

Et c'est pas une réponse de journaliste ou d'homme politique, c'est la réponse de l'Agence internationale de l'énergie atomique, c'est-à-dire une instance, une institution indépendante qui dépend des Nations Unies et dont la neutralité est reconnue de part et d'autre. Cette agence publie des documents, des études euh et selon ces dernières études, il y a simplement une question de délai. Il y a question dans on est dans le processus de fabrication, les centrifugeuses et cetera, tout le monde en parle, mais on sait pas encore si on est à 8 jours, si on est à 3h, si on est à 3 mois.

C'est la seule incertitude. Mais les aujourd'hui la République islamique d'Iran, les mol sont en train de se doter d'un arsenal nucléaire militaire. Est-ce que tout le monde comprend ce que ça veut dire ?

Et pour ceux qui comprennent pas ce que ça veut dire, j'ajoute une deuxième question. Quelles sont les intentions de la République islamique ? Euh alors, d'abord les intentions de la République islamique à l'égard de l'État d'Israël.

Tous les polémologues, les spécialistes parlent d'une rhtorique d'anéantissement avec deux citations. La première, elle est de du grand chef qu'on appelle le guide suprême. Le guide suprême parle à de nombreuses reprises de la nécessité de faire disparaître l'entité sioniste.

Alors si on me dit l'entité sioniste c'est pas l'état d'Israël, je voudrais savoir ce que c'est. Et deuxièmement, il ajoute et encore il y a quelques semaines, il ajoute cette phrase qui est explicite. Israël est une tumeur cancéreuse maligne qu'il faut éradiquer.

Pour tous les gens qui ont eu un cancer, ils savent ce que ça veut dire. une tumeur. Israël est une tumeur.

Donc euh à l'égard d'Israël, c'est simple, une bombe atomique faire disparaître Israël. Mais ça va plus loin. C'est que les cadres de la République islamique s'appelle les gardes de la révolution. sont des idéologues par excellence et qui pratiquent le jihad et en même temps la Takaia.

Laatia, ça permet de mentir. Donc on peut pas négocier avec des gens qui pratiquent la Takaia parce qu'il vous dit non, ça y est, on a décidé, il y aura pas de bombe mais on fait la bombe quand même. C'est la Taka.

C'est recommandé dans le Coran. Et le djihad. Le djihad ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que la République islamique d'Iran s'est donné pour mission non seulement d'éradiquer la tumeur maligne, mais de conquérir le monde, c'est-à-dire de faire passer le Dar et arbe et l'islam. Je je citerai deux deux petites choses au passage. Le narcotrafic a un rapport direct avec l'Iran, l'Iran des Molas euh pour un/ers des fournitures semble-t-il.

Et la deuxième chose, le ministre de l'intérieur récemment chez Sonia Marabou a dit hier matin ou avanthier matin euh il faut faire très attention aux attentats projetés à à l'islam à au terrorisme endogène à cause de la République islamique d'Iran. Ça veut bien dire qu'en fait la République islamique d'Iran, elle a une vocation mondiale. C'est l'Uma, c'est le djihad, c'est la charia.

Imposer au monde la charia. Alors, vous concurrez de vous-même. Vous savez quand j'étais à Sciencep, je me souviens très bien qu'on étudiait la question nucléaire qui était à l'époque assez neuve.

Et Marx Galot, le grand historien, nous disait "La bombe atomique, c'est la dissuasion. C'estàd que c'est c'est une arme de de non emploi. On dissuade, c'est l'arme du faible au fort.

Donc il suffit d'avoir une petite quantité puisque c'est l'arme du faible au fort. et il ajoutait après un long silence, il faut simplement souhaiter que jamais il n'y ait dans le monde un terroriste qui vole une bombe atomique ou qui la possède ou qui la fabrique parce qu'à ce moment on n'est plus dans la dissuasion, on est dans l'utilisation. Or, nous sommes dans une situation où un régime dont l'ADN et le terrorisme islamiste va posséder la bombe atomique.

Donc moi, je me pose pas de question du détroit d'ormes, je me pose pas de question d'accès au pétrole, je me pose pas de question annexe comme le fait le président de la République. Je dis il y a une question qui est supérieure à toutes les autres. Est-ce qu'on laisse un régime terroriste utiliser dans quelques semaines, dans quelques mois la bombe atomique ?

Vous parlez du président de la République française Emmanuel Macron. Je vous propose de l'écouter. Il a réagi à plusieurs reprises.

Il y a tout juste une semaine. Il expliquait que la France pourrait intervenir si Israël était attaqué de manière défensive, non offensive. Mais euh visiblement son discours euh évolue un petit peu et d'ailleurs euh certains sont déroutés.

Je vous propose la déclaration de mardi euh euh dernier et de ce vendredi concernant le le président Emmanuel Macron. Nous ne voulons pas une Iran qui se dote de l'arme nucléaire ou qui ait ses capacités balistiques, mais je pense que la plus grande des erreurs aujourd'hui, c'est de chercher par la voie militaire à faire un changement de régime en Iran parce que ce sera là le chaos. Je l'ai dit, la France considère que la sécurité d'Israël est une véritable question stratégique pour nous et que l'Iran constitue un risque existentiel pour Israël.

Pour autant, je considère qu'aujourd'hui les frappes qui se poursuivent, les frappes qui touchent les infrastructures civil, les infrastructures énergétiques ou civil et qui touchent les populations civiles doivent absolument être arrêtées. Et je vous propose d'écouter à présent euh une iranienne, activiste présentant comme activiste iranienne qui a réagi euh à à la déclaration d'Emmanuel Macron quand il disait euh c'était hier d'ailleurs chez Gotier Lebret sur ces news quand il disait euh si le régime est renversé ce serait le chaos. Réponse d'Hilda Degani.

Euh, alors que votre père est mort pour tenter de libérer l'Iran de ce régime barbare, quand vous entendez Emmanuel Macron qui dit "Si ce régime barbare tombe par les bombes occidentales, ça sera le chaos ensuite." Ça vous évoque quoi ? Je vais je vais dire je vais dire ce que je pense.

Je me sens violé, je me sens trahi. C'est déjà compliqué, vous savez, pour d'être franco-iranien. Personne chez les Iraniens et nos compatriotes d'ailleurs.

Moi, quand il a fait ce message là, je vous dis pas le nombre de messages que j'ai eu de la part des compatriotes en Iran, mais aussi dans la diaspora du monde en disant "Mais qu'est-ce que vous foutez ? Mais fermez-lui le bec ! Tout ce qui a une barbe est une chèvre en fait.

C'est quoi le problème ? Le c'est quoi qui comprennent pas ? Comparé ça à l'Irak et à la Libye ?

Mais oui et le chaos mais le chaos mais le chaos c'est quand il y a Samuel Patti qui est égorgé, c'est quand il dissou c'est quand il est infichu de garder son ministre des affaires étrangères parce que je suis française aussi hein. Je peux vous parler du chaos français aussi hein. Quand il a infich de garder son ministre des affaires pardon de de l'intérieur qui démissionne parce qu'il a pas les moyens de maintenir la sécurité. notre sécurité ici quand son son ministre de quand son chef d'état-major des armées démissionne, ça c'est le chaos.

D'accord ? Et le chaos pour les Iraniens et pour le moyen Moyen-Orient, c'est aujourd'hui et c'est maintenant. Alors le froid le jeune.

Cher Philippe, on va vous poser la question que tout le monde se pose depuis une semaine. Est-ce que vous comprenez encore la voix d'Emmanuel Macron ? Alors non euh il il pratique pas le est non non non des scolastiques cheval blanc dans caté noir il dit là il vient de dire et donc ça c'est interdit par euh de par les les principes de la langue française les universaux cheval blanc non est blanc sinon sinon ça marche pas.

Et en fait les deux questions qui se posent aujourd'hui et je vais répondre crument et c'est ce qui ne fait pas, c'est comment on va chercher la bombe atomique. Elle est enterrée. On connaît la liste des sites.

Elle est affichée dans tous les journaux. Et en fait à mon avis la question qui se pose à Trump c'est de savoir si les Israéliens vont pouvoir tout seul aller anéantir dans le sous-sol à 60 m 80 m euh les centrifugeuses. Donc la seule question qui se pose aujourd'hui, c'est de savoir comment aller chercher les centrifugeuses et détruire les sites nucléaires.

Et puis la deuxième question, alors là, elle m'étonne. Ce qui m'étonne, c'est l'inculture politique et médiatique. Moi, je connais l'Iran, je connais c'est j'ai commencé par lire Montesqueux, comment peut-on être perçant ?

Et je me suis dit mais la paire c'est fascinant 5000 ans et nous on leur donne des leçons en disant ah bah si jamais on élimine les mots alors qu'est-ce qui va se passer ? Mais attendez, l'Iran, c'est un grand pays d'ailleurs, un pays composite, un pays beaucoup de diversité en Iran, beaucoup de contradiction, mais c'est un peuple un peuple, un peuple subtil, un un peuple qui a derrière lui un long passé et qui saura trouver les solutions. Il y a eu des solutions avant les les mols, il y aura des solutions après les molas.

Il faut laisser les Iraniens une fois que les molas seront éliminés, mais il faut éliminer les molas le plus vite possible. Tant que les mol seront là, on résoudra pas le problème de de la bombe et des missiles. On aura toujours un régime terroriste qui met la pagaille au Moyen-Orient et au niveau mondial.

Voilà. Pardon d'être un peu cru mais voilà ce que je pense. Juste un mot sur Trump.

En fait, Trump, il se pose peut-être trois questions. La première, comment faire en sorte que je sois fidèle à mes promesses ? Parce que il est tenu par ses promesses en interne.

Deuxièmement, est-ce que les Israéliens sont capables tout seul d'aller régler le problème de de la bombe atomique, des sites nucléaires ? Il attend de voir, c'est possible que les Israéliens réussissent parce que ils sont quand même sur le plan militaire assez remarquable. Et 3è question, si j'interviens, qu'est-ce qui se passe dans le choc en retour ? parce que il y a beaucoup de militaires qui sont là-bas, beaucoup de militaires américains.

Voilà, ce sont les trois questions que Trump se pose aujourd'hui et qui explique son attentisme. Mais je suis convaincu sur le fond que de toute façon Israël ne s'arrêtera pas et que il faut régler le problème pour toute la République islamique. Moi, j'ai vécu comme jeune sous-préfet avec des conversations avec le président de la République qui était un de mes administres très à Vandô, les conversations rugueuses au moment où Comé était à neufle château et ça m'a traumatisé.

La publicité, on revient dans un instant pour la deuxième partie de Face à Philippe Devil. À tout de suite. 19h30 sur C News.

On poursuit face à Philippe Devilier. Pendant la publicité, Philippe Geoffre Leje nous raconter l'échange qu'il avait pu avoir avec Serge Lama, téléspectateur régulier, fidèle donc de notre émission et donc on le salue évidemment, on est bluffé mais il avait une question sur est-ce que vous avez un prompteur ? Et pourtant, j'ai l'impression de le répéter régulièrement.

Alors je demande à la caméra vraiment de voilà le plan large, il est parfait. Regardez. Alors là, Philippe Devilier, levez les mains.

Levez les mains en l'air. Voilà, vous n'avez rien sur la table. J'ai même pas faites voir.

Vous avez pas dant sèche, vous savez comme au lycée, vous mettez les petites antèes. Alors que moi, j'en ai des antisèches. Voilà.

Mais j'en ai j'en ai beaucoup des antissèches. Je travaille beaucoup euh évidemment, mais vous le travaillez également. Mais je sais pas comment vous faites.

C'est un peu frustrant pour moi de me retrouver à devoir lire des lancements avant de vous entendre pendant 10 15 minutes. Et comment fait Mbappé quand il marque un but ? Bah c'est rare qu'il marque en ce moment à la tête.

Il y en a là. Ah ben, il y en a là-dedans. Vous avez raison.

Philippe Devilier. Revenons aux choses sérieuses puisqu'on on parlait de du 8e jour de guerre entre Israël et la République islamique d'Iran. Rappelez également que depuis 8 jours, la République islamique pilonne le territoire israélien, touche des hôpitaux.

Euh vendredi après-midi, un une mosquée a même été touchée. Euh mais vous vouliez parler de euh l'ayatola Roménie et vous voulez parler de cette gauche qui condamne l'intervention israélienne. Fut un temps, la France accueillait la l'ayatola Roménie, c'était entre octobre 1978 et janvier 1979 avec la bénédiction d'une partie de la gauche culturelle et politique.

J'ai retrouvé un reportage à l'époque, c'est reportage du France 2, antenne 2. Et avant de vous donner la parole sur sur cette gauche là, je voudrais qu'on revoie ces images qui sont Patrick Pore d'Arvor, je crois qu' dit elles sont éloquentes. Layatola Roméni ne cesse de lancer des appels à la révolte.

Il les lance de Paris car c'est là que depuis la semaine dernière, il a trouvé refuge dans un endroit jusqu'à secret. Bernard Benjamin n'a pu le localiser. Il n'a pas pu lui parler car la Yotola s'est refusé à toute déclaration sur le territoire français.

Mais les images que nous rapporte notre reporter sont déjà assez parlantes, je crois. Philippe Devilier, comment jugez-vous l'attitude de la gauche et est-ce que vous vous souvenez de cette séquence là ? Alors, je m'en souviens très bien puisque je je disais tout à l'heure, j'en ai parlé avec le président de la République euh quand j'étais jeune sous préfet de Vandô puisque j'ai vécu cette période Neufle Château et ensuite l'arrivée de Comédie en Iran.

Et en fait, ce qui me frappait euh c'est deux choses. Premièrement, c'est la gauche qui menait le bal. Or la gauche était en pèlerinage.

La gauche venait en pèlerinage comme si c'était Bernadette Souirou. La gauche venait euh baiser l'anneau du sein comme disait le saint, c'est l'expression de Michel Foucau. Jean-Paul Sart, Michel Fouau, toute la gauche venait se prosternait sous le pomier, le chaîne de Saint-Louis de de la République islamique à venir.

Bon et Giscar en fait en gros ce qu'il me disait c'est que l'islamiste, c'est un catholicisme oriental. Donc il voyait en fait l'islam comme un exotisme et il a été le premier surpris évidemment quand ensuite Coméie est arrivé et qu'il a fait ce qu'il a fait en Irant en liquidant le chat et cetera. Ce qui me frappe, c'est que ce qui me frappait à l'époque, c'est que dans le même temps ou dans la même période, la gauche cherchait un paradis révolutionnaire de référence et elle en changeait tout le temps.

Après Staline, il y a eu Mao, après Mao, il y a eu Cuba. Et dans la même période, on a eu le 17 avril 1975, je me souviens, je fais mon service militaire. C'était la chute de d'ompen. 30 avril, la chute de Saïon.

La mon mon colonel qui s'appelle colonel de bataille me montre la une de l'humanité. Euh le le le triomphe de la résistance, les mers rouges et libération salue l'arrivée de Paul Pot et que sans pan. Donc en fait, c'est la libération et c'est pareil quand Coméen arrive évidemment en Iran.

Et quand je vois ce qui se passe aujourd'hui, donc Mélenchon qui dit "Ah Saladin, ah l'Orient qui nous a apporté ce qu'on était incapable de trouver, même si j'ai comprendre les vitros des cathédrales. C'est grâce à Saladin qu'on a construit la cathédrale de Reince." Non mais vous vous rendez compte ?

Et en fait ça a un nom que je propose aux téléspectateurs et aux auditeurs. Ça s'appelle l'ukophobie. Les spécialistes qui détectent ce mal.

C'est le le mal de soi. Ça s'appelle l'oophobis du grec. C'est le le c'est la haine de sa propre maison.

C'est que le mec au lieu d'aimer Saint-Louis, il aime Saladin qui s'est battu contre Philippe Auguste, il déteste Philippe parce que c'est voilà et il se moque de Dagobert qui fut un grand roi comme vous le savez puisque il a été le premier roi enterré en 639 à dans la basilique Saint-Denis. Donc moi je me moque pas d'Agobert et j'ai pas du tout envie de le voir avec sa culotte à l'envers. Voilà parce que c'est mon patrimoine, c'est mes c'est c'est mes grands-parents, c'est mes c'est c'est ma famille.

Donc ces gens-là, Mélenchon et les autres, c'est parti de l'étranger. Ils choisiront toujours ceux qui sont nos ennemis. Et donc un jour, peut-être un jour prochain, peut-être grâce à la commission d'enquête, un jour viendra où il leur arrivera ce qui est arrivé à Drier La Rochelle et tous les autres, ils seront accusés de crime d'intelligence avec l'ennemi.

Ce qui devrait savoir et ce que les journalistes ne rappellent pas, c'est que tous les communistes, toute la gauche était Comé et quand Comé est arrivé, vous savez ce qui est arrivé aux communistes, ils ont été pendus parce qu'il avait plus besoin des rouges. La révolution verte s faite toute seule. Voilà ce qu'on pouvait dire.

Je vais mon regarde. J'ai compris. pas obligé de me regarder moi.

Regardez quand vous parlez de ça, regardez plus Jeffro le jeune s'il vous plaît. Non mais les wistes bah évidemment sont les était bien sûr du de des islamistes et le jour venu les islamistes élimineront les wistes. Voilà ce qu'on pouvait dire Philippe Deviler sur la guerre entre Israël et la République islamique d'Iran.

Euh un message vous a marqué cette semaine, il a été peu traité d'ailleurs. Ça a été une publication ce weekend. Emmanuel Macron a salué l'anniversaire des accords de Schengen qui ont 40 ans.

Euh, il explique que la France, l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg choisissait et les Pays-Bas choisissaient la libre circulation pour leurs citoyens à l'intérieur de l'Union européenne. Depuis 450 millions, dit-il, de destins européens bénéficient de l'espace de libre circulation intérieure. Et c'est peut-être cette dernière phrase qui vous a marqué.

L'espace Schengen est une force de l'Union européenne, une garantie de liberté et de sécurité. Alors moi, j'ai retrouvé le Philippe Devilier non pas de 2025 mais de 1995. Écoutez ce que vous disiez sur l'espace Schengen.

La semaine prochaine entre en vigueur les accords de Schengen. Schengen, c'est la suppression des contrôles aux frontières entre neuf états de l'Union européenne. Une inepsie pour Philippe de Villier.

Comment va-t-on faire croire aux français ? Comment vont-ils faire croire aux français ? Que dans le même temps, nous allons faire disparaître nos frontières terrestres et que nous allons renforcer notre sécurité ?

C'est un non sens et je dirais que c'est une faute historique et une faute morale. Faute historique, faute morale. Geoffroid le jeune.

Je fais une parenthèse. Tous les gens qui me parlent de l'émission me disent que l'histoire des archives, c'est peut-être ce qu'il y a de plus fort en fait, de voir que la personne Serge Lama vous a dit ça. C'est par exemple mais la personne la personne qui est en face de nous a dit la même chose qu'aujourd'hui mais il y a 20 30 ans et non c'est très fort.

Bon Philippe du coup la question est attendue. Est-ce que vous pensez toujours que Schengen était une erreur ? C'est effrayant que que Macron, c'est le principe de réalité.

Euh je me souviens que donc à l'époque, j'avais fait une conférence de presse 12 mars 1995 et je me dis à ce moment-là, attention, l'abolition des frontières c'est une folie. Le nos bordaurs, nos limites, c'est une folie. Et l'idéologie de l'ouverture nous conduit à la submersion.

Nous conduira à la submersion. Je me souviens que j'avais eu deux expressions au cours de cette conférence de presse qu'on fait Floress. La première c'était quand vous faites des trous dans une casserole, ça s'appelle une passoire.

Et la deuxième expression c'était il faut pas que l'Europe immole son enveloppe charnelle. Et à l'époque, je me souviens en 1985 quand il y a eu la signature des accords de Schengen, donc appliqué en 95 10 ans plus tard, il y a un ministre qui s'est levé qui s'appelait Pierre Jox, ministre de Français Miteran, ministre de l'intérieur qui a dit "C'est une folie car la frontière avec Schengen, la frontière de la France sera au piré en fait sera pas contrôlée." Et en fait, Schengen, c'est le prix à payer de trois erreurs majeures au regard de la grande histoire.

La première erreur, c'est le dessin d'une Europe post-identitaire. C'est on tente de faire une Europe sans les nations et surtout pas pour en faire une nouvelle. C'est le conseil de Laaken qui dit "La seule frontière, c'est la démocratie, les droits de l'homme." C'est l'émergence de l'individu global, l'européen délié de toute racine, de toute filiation.

Ensuite, c'est le dessin d'une Europe posthorique. C'est après Fukuyama 1989, les dividendes de la paix. Il y a plus de guerre, il y aura plus de guerre, il y aura plus d'idée, il y aura plus de religion. euh l'homo économicus, le consommateur, le divin marché et ce qui faisait dire à Hubert Vedrine, le conseiller de François Viteran, je ne crois je pense que c'est une erreur de croire que la démocratie de marché va unifier le monde et euh comment dirais-je éliminer les identités récales citrantes comme des calculs le Renault, je me souviens de cette phrase remarquable.

Et puis ensuite le dessin d'une d'une Europe post territoriale puisque à partir de Schengen, l'Europe n'est plus un corps politique au sens physique puisque les élargissements, on s'arrête nulle part. Il y a pas de géographie, il y a plus de géographie. Ça devient encore plus juridique les droits de l'homme qui deviennent en fait les droits euh la dérive de des cours suprêmes, les les droits de l'individu, c'est la la fabrique de de sable, la fabrique de l'homme liquide.

Voilà. Et alors, quelles sont les conséquences de Scheng ? Premièrement, la frontière est partout.

Il y a plus de frontière extérieure mais la frontière elle s'est déplacée. La frontière elle est domestique, c'est le confinement sanitaire puis le confinement sécuritaire. Les portiques digod bientôt la fin de l'argent liquide à cause des bandits et puis [Musique] la reconnaissance faciale comme en Chine, le crédit social.

En fait la frontière, il y a plus de frontière physique mais il y a une frontière de substitution. Petit à petit, on est tous enfermés petit à petit. Deuxème conséquence, le narcoétat.

Vous vous rendez compte que l'espace de Schengen est le premier espace au monde pour le chiffre d'affaires de la drogue. Et donc en fait, c'est très simple à comprendre pour les gens qui nous regardent ou qui nous écoutent. Les portes de Rotterdam et d'envers sont dans des pays qui eux euh ont légalisé la drogue.

Donc les contenards, ils arrivent chez nous, ils arrivent à Marseille, ils aucun problème. À partir vous avez plus de frontière, pareil pour le trafic d'armes. Troisièmement, les quartiers souverains.

C'est une expression nouvelle les quartiers souverains. C'estd qu'en fait, il y a des frontières, il y a des quartiers souverains maintenant. Et on a vu ce que ça donnait les émeutes après la Ligue des Champions.

Et c'est pas fini car les quartiers souverains définissent leur souveraineté et en face ils appellent la police les bandes rivales. Et enfin enfin il y a un problème technique. J'avais au téléphone il y a cette semaine un grand homme du renseignement qui me disait dit "Dites que en fait le renseignement multilatéral ça marchera jamais.

À 29 ça marche pas. C'est un orchestre de sour avec des avec 29 violons." Pourquoi ?

Et il disait ceci : "Moi, je ne mettrai jamais un renseignement précieux dans un entir sans savoir qui est au bout." En fait, le renseignement, il est bilatéral, il est pas multilatéral. Donc en fait les gens qui ont fait Schengen, ils ont du sang sur les mains.

Et les gens qui aujourd'hui ne dénoncent pas Schengen, eux aussi ils sont complices du crime. de Gaulle, le petitfils du général Philippe Devilier, il était l'invité cette semaine de face à l'info et de Christine Kelly et Mathieu Bocoté lui a posé une question qui rejoint la question sur l'Europe et lui a demandé si le général de Gaul apprécierait que aujourd'hui le droit européen prime sur le droit national. tendez l'oreille, c'est-à-dire quelques secondes mais ça résume suffisamment bien la pensée du général de Gaulle selon son petit fils.

Permettez-moi peut-être qu'il le connaissait un peu mieux que les autres qui se prétendent être les héritiers de du gaolisme. L'Europe qui s'est constitué depuis n'était pas du tout l'Europe qui aurait révolu le général de Col. Pas du tout.

Elle a été mise en place par ses successeurs mais c'est pas du tout celle qui l'aurait voulu. Ça c'est évident. C'était l'Europe des patries.

C'était l'Europe des patries. Et vous souhaitiez Philippe Deviler parler de vous savez cette percé souverainisme souverainiste en en Europe. Victor Aban a d'ailleurs utilisé cette expression sur une chaîne concurrente et toute la presse française a ainsi commenté l'élection du nouveau président polonais.

C'est un souverainiste comme si c'était un gros mot. Gros mot que vous avez inventé en 2004. C'est pas un gros mot.

C'est un mot. Bah oui, dans l'accadémie des sciences morales et politiques. Bien sûr, Philippe Devilier, mais je vous dis dans l'univers médiatique qui est mal présenté.

Euh euh comment appréciez-vous face à cette percé souverainiste la réponse du modèle européen ? Si on pouvait le résumer en en 3 minutes. Alors, c'est difficile parce que en fait, on est devant un coup d'état que personne ne voit que personne ne veut voir.

Madame Van Derleyen est en train de de d'appliquer le processus hamiltonien du nom du secrétaire d'État américain qui avait dit pour faire un pays fédéral, il faut fédéraliser les dettes des États fédérés. Et c'est ce qu'ils sont en train de faire aujourd'hui en Europe avec la défense. Tout ça pour acheter du matériel américain d'ailleurs.

Et la la la Cour européenne est en train de prendre une décision qui va être connue dans les jours qui viennent concernant la Hongrie qui va faire jurisprudence et qui en fait définit désormais une Constitution européenne avec des valeurs d'identité européenne. Et donc en réalité, on va vers la fédéralisation de de l'Europe avec le spil over effect, c'està-dire profiter des crises, provoquer des crises pour pouvoir ensuite fédéraliser. Mais ce modèle européen auquel fait allusion le petitfils le fils du gén le petitfils général de Gaulle.

Oui. Euh il est en perdition. C'est pour ça qu'il y a une percée souverainiste, parce que les si vous voulez le poste monde dans lequel nous sommes entrés est en rupture avec l'ancien monde qui s'appelait le nouveau monde.

Pourquoi ? Regardez, écoutez, c'est très simple. On assiste au retour de la frontière partout, la frontière économique, la frontière physique.

Donc l'espace en frontière, c'est comme ça que s'appelle Schengen, il est mort parce qu'en fait l'espace Schengen n'avait pas intégré l'idée qu'il y a une subversion démographique d'un côté et une implosion démographique de l'autre. Implosion démographique au nord, subversion démographique au sud. Deuxièmement, c'est le retour de la souveraineté.

Regardez tous les hommes politiques qui veulent la souveraineté de de de l'Ukraine d'Ukraine. Ils veulent des frontières pour l'Ukraine. Ils veulent une patrie pour l'Ukraine mais pas pour nous.

Pas de bol. Ce qui est dans l'air c'est la souveraineté nationale. C'est pas la souveraineté européenne.

C'est fini. Troisièmement la politique, le retour de la politique. La politique c'est pas la technocratie de marché.

La politique c'est l'élection. Là aussi, le système des agences à l'américaine, ça va plus marcher longtemps. Les gens, ils en ont marre d'être dirigés par des technocrates qui ne sont pas élus.

Et quatrièmement, la puissance, le retour de la puissance. Voilà. Or, cette Europe là qui est en train de nous engloutir, de nous asphyxier, c'est une Europe qui a nié la frontière, qui a nié la souveraineté, qui a nié la politique, qui a nié la puissance. et je suis certain qu'on continuera d'en parler ensemble en septembre prochain de cette Europe Philippe Devilier.

Philippe Devilier après l'ode au français de souche, vendredi dernier, vous avez proposé l'ode au français de désir et vous souhaitez vous adresser à une nouvelle catégorie de français et une nouvelle fois, je ne sais pas quelle est cette catégorie de français. À qui vous adressez-vous ce vendredi soir pour la dernière de la saison ? Philippe Deviler ?

Alors, je vais je vais vous parler euh avec mon cœur mais sans faire de détour. D'abord, si je suis là, c'est pour une raison simple. Je veux pas que le pays meure.

J'ai souvent dit le pronostic vital est engagé. Nous sommes devant un crime. Le crime, il est sous nos yeux, il est devant nous.

Le crime se cache derrière l'utopie. Ce crime, il est perpétré par une gande politicienne qui échappe au jugement de l'instant. Comment qualifier ce crime ?

Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer de mœurce. Nous sommes en train de changer d'art de vivre.

Nous sommes en train de changer de civilisation. Quand on tue un homme, cela s'appelle un homicide. Quand on tue un peuple, cela s'appelle un populide.

Nous y sommes et on nous le cache. Nous assistons impuissant à un populide mémorable mais toujours innommé. le publicite français.

Et la question je me suis posée pendant ces deux années, chaque vendredi et la suivante en reprenant l'expression des Moscovites sous Stalines, il y a-t-il un raid de lumière sous la porte ? et ma réponse est oui. Et de lumière, j'ai le privilège de l'apercevoir, de le lire entre le vendredi et le vendredi à travers l'abondant courrier que les téléspectateurs et les auditeurs m'adressent.

En effet, je lis qu'il y a deux Frances. La France qui volait fermé est entrée en dormission et la France de l'Aurore qui se lève Luciol à la main et qui ouvre un chemin de lumière en nous invitant à prendre d'une main ferme la petite main de la petite fille Espérance de Peggy. Alors oui, après l'ode au français de souche, après l'ode au français de désir, j'ai envie de m'adresser à ce français-là, le français éclaireur.

En fait, il appartient ce français éclaireur à une petite minorité active qui a compris que lorsque la tectonique des plaques se déplace et nous emporte dans son vertige, il suffit d'un doigt, d'un petit doigt, d'un seul doigt pour faire levier. Il suffit d'un doigt pour déblacer des bouts de tran. Il suffit d'un doigt pour montrer au aux regards en tension là-haut le passage du chariot dans la Voie lactée.

Je pourrais citer des lettres des lettres des milliers de lettres qui m'arrachent des larmes. par exemple cette lettre d'un professeur qui tout qui a tout quitté et qui crée son école. On y trouve la levée des couleurs, l'uniforme, l'exigence, l'excellence. et il m'écrit seulement avec les mots de Victor Higgo, j'ai voulu faire fabriquer des têtes épique.

Et moi, j'ai pensé et je lui ai répondu la France a besoin de héros. En fait, chaque lettre est une manière française euh de disposition de l'esprit et du cœur singulière dans notre pays. Je dis ça parce que je pense à cette lettre si simple d'une aide soignante et qui me confie qu'en fait elle consacre toutes ses économies pour aller voir chaque soir une vieille dame dans un épad près de chez elle.

Elle lui sert la main, elle lui parle, elle change un sourire puis elle repart et elle m'écrit "Oh monsieur, ce n'est pas grand-chose, c'est si peu." Et moi, je le réponds "Mais madame, la voilà l'esthétique de la miséricorde. La France a besoin d'offrandes invisibles qui sont des petits coins de ciel qui viennent vers nous.

Et puis euh et puis il y a ce policier lui aussi qui me fait pleurer en me en me disant voilà le matin quand je passe dans le vestibule que je récupère mon gilet par balle, j'embrasse ma femme et mes trois filles et je leur dis en partant sans me retourner à ce soir, mes chéries et j'entends derrière moi ma femme qui mure à ce soir peut-être. Et moi je lui réponds monsieur le policier, ce peut-être est sacré car il y a dans ce peut-être toute la grandeur française. Il y a le sacrifice consenti par une femme, par une famille pour plus grand que soi.

Il y a l'impôt du sang, il y a l'oblation française. La France a besoin de ces hommes qui portent la livré des hautes préoccupations. Et puis il y a cette lettre précieuse de mon cher Institut Curry qui soigne et qui guérit.

Cette lettre d'une équipe de chercheurs qui vient de créer une molécule miracle pour éliminer les cellules métastatiques. Découverte française, invention française. En fait, on a là la démonstration que le nouveau monde dans lequel on est entré, le monde de la miniaturisation, relève les petites nations et donne une chance aux nations moyennes.

Pourquoi ? Parce que la grandeur aujourd'hui, c'est plus la taille, la puissance comme du temps de village de la blâche. La grandeur aujourd'hui, c'est comme l'atome, c'est la combinaison contradictoire de l'infiniment petit, de l'infiniment puissant.

La France a besoin de ses intelligences de l'improbable. Et puis il y a ce jeune homme qu'on connaît bien ici dans cette maison. Ce jeune homme qui a fait le Tour de France des cathédrales et qui muni de sa foi et d'un sac à dos a provoquer la fuite d'un terroriste qui était en train de tuer des enfants dans leur landau et en fait qui me dit j'ai pas fait exprès, c'est l'instant, j'ai pas eu le choix. [Musique] C'est comme Bayard, chevalier sans proche et sans sans peur et sans reproche.

La France a besoin de ces chevaliers qui en fait mettent du vitraille dans nos vies. Et puis il y a cet étudiant normalien brillantissime qui chante le Vin Créator et qui et qui m'écrit "Après 3 jours de marche, il est accablé, épuisé, arrassé. C'est la première fois qu'il fait ce pèlerinage et il m'écrit "J'ai compris pour la première fois ce que vous avez dit un jour dans un de vos livres, que le mot France rime avec le mot souffrance." Et moi je dis ceci, la France a besoin de ces pénitons qui qui mettent du reposoir dans leur vie et aussi dans la nôtre.

Et puis et puis à cette lettre si touchante d'un chartreux retiré dans sa montagne qui crie d'une plume tremblante à l'encre hors d'âche. Monsieur nous sommes là depuis 1000 ans. monastère où monte l'ultime supplication sont peut-être les derniers refuge français.

Nous, monsieur, notre métier c'est de garder intact l'âme de la France. La France a besoin de ces hommes qui se sont éloignés du monde pour le sauver. L'OD française éclaireur.

Merci Philippe Devilier, merci pour cette saison. intérêt à préparer des apologues pour la saison prochaine. Mais vous avez parlé à beaucoup de Français ces trois dernières semaine à travers vos apologues que ce soit les Français de désir, les français de souche et les français éclaireurs.

C'était un honneur et un plaisir d'être avec vous tout au long de la saison. Geoffre le jeune un grand merci également. Plaisir de de partager ces émissions chaque vendredi soir sur ces news.

C'est fini. Et fini pas du tout, c'est que le début. Ah mais jamais 103.

On se retrouve dans un instant et on remercie Benjamin qui est on réagit. Ah bah oui, mais on est très en retard. Ben ah oui oui.

Allez-y, allez-y Philippe. Ah ben extraordinaire c'est vraiment la la régie euh je veux pas oublier ça. C'est on devrait tous les nommer, ils sont fabuleux parce que c'est ça va vite, l'émission on change et cetera, l'actualité tout ça et il faut un travail remarquable.

Un grand merci, Phil.