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DébatLCP (sur YouTube)· 10 septembre 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploiRetraites

« Bloquons tout » : Sébastien Lecornu à l'épreuve de la rue | Chaque voix compte - 10/09/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 36 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quel premier bilan tiré de cette journée de mobilisation émaillée de tensions et de violence ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quelle image retenez-vous de cette journée ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    En quoi les Bloc tout sont différents des gilets jaunes ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendent vos petits patrons de cette journée ?

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    Sébastien Lecornu peut-il gagner la bataille budgétaire ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos lignes rouges sur le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:00Philippe JuvinFait
    « En France, on dépense probablement trop mais surtout mal. »
  • 24:00Aida AdizadéFait
    « La charge de la dette ne doit pas reposer sur ceux qui souffrent déjà. »
  • 26:00Aida AdizadéPromesse
    « L'année blanche, c'est fini. On ne veut plus jamais en entendre parler. »
  • 28:00Charles Zidson StetouFait
    « Il est désormais acté que l'on n'échappera pas à de nouveaux impôts sur les très hauts revenus. »
  • 0:30Politique (non identifié)Fait
    « Nous avons de moins en moins de marge de manœuvre. Donc il faut que nous arrivions à faire en sorte encore une fois je le répète que la dépense baisse mais surtout qu'elle soit efficace. »
  • 0:45Politique (non identifié)Chiffre
    « Il y a eu plus de 20000 fonctionnaires l'année dernière. »
  • 1:15Politique (non identifié)Fait
    « À l'hôpital public quand vous regardez le nombre d'équivalents en plein sur toute la France, il y a autant d'équivalents en plein administratifs que d'équivalent en plein médecin. »
  • 3:30Politique (non identifié)Promesse
    « Nous les socialistes, on a déposé une proposition loi pour lutter contre le phénomène Airbnb. »
  • 7:30Politique (non identifié)Fait
    « Une partie des retraites et une partie des salaires des fonctionnaires sont payés aujourd'hui par de l'emprunt. »
  • 8:30Politique (non identifié)Fait
    « Un pays, il est fort quand il est juste. Il est pas fort quand sa dette est réduite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voie Compte, votre nouveau rendez-vous quotidien sur LCP chaque Soir à 19h30, chaque voix compte. C'est l'émission qui donne la parole à tous dans le respect des opinions de chacun et dans la nuance. Avec moi ce soir, Fanny Guinochet et Laurent Guimier.

Bonsoir à tous les deux. Merci d'être avec moi. Vous allez bien ?

Très bien, c'est parti pour le sommaire de cette deuxième de chaque voix compte avec à la une ce soir le pouvoir à l'épreuve de la rue. Ce sont les deux images du jour qui se sont entrechoquées. D'un côté, la passation de pouvoir entre François Bairou et Sébastien Lecnu à Matignon.

De l'autre au même moment, le mouvement bloc tout avec des milliers de personnes dans les rues. Quel premier bilan tiré de cette journée de mobilisation émaillé de de tension et de violence. On va en parler avec nos trois premiers invités ce soir.

Denis Mayard de la Fondation Jean Jorè, Michel Picon, président de l'UDP, l'Union des entreprises de proximité et Nadj Abomangoli, député LFI de SIN, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci à tous les trois d'être là ce soir. À suivre aussi dans chaque voix compte quelle histoire chaque soir Laurent Guimier décrypte, décortique pour nous son image du jour.

Ce soir Laurent ? Ce soir c'est l'image d'un premier ministre dont on connaît le visage mais pas encore la voix et c'est peut-être une tactique mur réfléchi. Dans la deuxième partie de chaque voix compte, la question qui fâche.

Sébastien le cornu peut-il gagner la bataille budgétaire ? Vous pouvez poser vos questions à nos trois députés du soir en flashant le QR code qui est en ce moment sur votre écran. Avec nous, il y aura ce soir Aida député socialiste du Valdoise, Charles Zidson Stetou, député ensemble pour la République du Barin et Philippe Juvain, député LRD Haute-S.

Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti. [Musique] Il y a des premiers jours où rien ne se passe comme prévu.

Je ne parle pas évidemment de la première de chaque voix compte hier. Non, je veux parler de la première journée de Sébastien Lecornu à Matignon. Passation de pouvoir en pleine mobilisation.

Bloquons tout. Il y avait comme un léger décalage qui n'a pas semblé doucher l'optimisme du nouveau chef du gouvernement. Écoutez.

La deuxième des choses, c'est dire aux Françaises et aux Français qu'on va y arriver parce qu'au fond, vous venez de le dire, il n'y a pas de chemin possible. Il faut qu'on arrive à mettre fin au fond à ce double décalage. Le décalage entre la situation politique et le décalage avec ce qu'attendent légitimement nos concitoyens et nos concitoyens pour leur vie quotidienne, pour la situation économique et sociale, leur sécurité.

Bref, ce pourquoi évidemment nous sommes missionnés. Vie politique et vie réelle. Avant de dresser un premier bilan des manifestations du jour, je vais vous demander à chacun l'image que vous retenez vous de cette journée.

Qu'est-ce qui vous a marqué Nadjumangolie ? Ben bien aujourd'hui, j'étais euh sur le terrain à plusieurs endroits. D'abord euh sur ma circonscription à Bondie, puis euh je me suis rendue à une assemblée générale à la gare du Nord et surtout l'image que j'ai retenue, c'est cette image prise par un drô de la place des fêes dans le 19 arrondissement de Paris euh pleine qui un rassemblement qui précédait une assemblée générale et je trouvais que c'était vraiment très beau à voir.

Et nous y serons d'ailleurs tout à l'heure place des fêtes parce qu'il y a un bal populaire qui se se prépare pour clôturer cette journée bloc tout. On y rejoindra tout à l'heure euh nos nos reporters. Michel Picon, vous retenez quelle image de cette journée ?

L'image d'une mobilisation sociale tout à fait légitime sur le pouvoir d'achat, sur les difficultés qu'un certain nombre de nos concitoyens ressentent. Aussi l'image de casseur qui est insupportable. Moi ça me rappelle les difficultés terribles qu'on subit les commerces et les petites entreprises de de ces mouvements sociaux qui n'étaient plus contrôlés et à la fois aussi une image d'optimisme parce que enfin un premier ministre assez rapidement et nous nous espérons une stabilité et un peu de sérénité dans le débat politique français.

Et vous Denis Mayard de la fondation Jean Jour qui avait tenté de de dresser un portrait robot de ce mouvement Blau Contou. Finalement cette journée vous retenez quoi ? une image que j'ai vu dans Paris cet après-midi d'une manifestation 200 personnes arrivant dans une rue à un carrefour et ne sachant pas où aller se demandant s'ils allaient à droite à gauche et finalement c'est l'arrivée de la police derrière eux qui a fait qu'ils ont continué tout droit.

Je crois que cette image, elle est assez parlante de ce mouvement qui est euh qu'on attendait euh qui s'est largement mobilisé sur les réseaux sociaux selon des modalités diverses selon les plateformes et qui euh une fois qu'il cherche à se traduire dans la rue bah ne sait pas vraiment comment faire, quoi faire et je crois que c'est le pour moi l'image du mouvement. J'ai cru que vous alliez faire un parallèle avec Emmanuel Macron qui n'aurait pas su s'il fallait aller à droite ou à gauche pour nommer son nouveau premier ministre. Merci en tout cas pour ces images que vous avez retenu de cette journée.

Le mouvement Bloont tout promettait de paralyser le pays. Y est-il parvenu ? Premier bilan chiffré de cette journée avec Dario Borgogn.

Une journée entière pour bloquer la France. C'était l'objectif de ces 812 actions aujourd'hui sur tout le territoire avec des opérations coup de point comme cette tentative d'infiltration à la gare du Nord ou encore ce busla à Renn en plein milieu de la rocade. Des actions menées par 175000 participants selon l'État.

Mais face aux forces de l'ordre mobilisé 80000 gendarmes et policiers en fin de journée le ministère de l'intérieur comptait au moins 473 interpellations. Bruno Rotaillot souhaitait ne rien laisser passer. Les choses sont désormais très claires.

La mobilisation n'a rien d'une mobilisation citoyenne. Elle a été détournée, confisquée, capté par la mouvance de l'extrême gauche de l'ultra gauche. La CGT donne ce soir le chiffre de 250000 manifestants, mais la mobilisation semble être loin de celle espérée depuis des semaines sur les réseaux sociaux.

Un mercredi cert agité pour une France cependant loin d'être paralysée. [Musique] Denis Mayard, vous êtes notamment l'auteur de ce livre Une colère française, ce qui a rendu possible les gilets jaunes. Vous diriez ce soir que les mêmes causes sont en train de provoquer les les mêmes effets ou finalement cette journée n'a pas été à la hauteur des espérances qu'avaient les membres du mouvement bloc contontour ?

Moi je crois qu'il y a je dirais deux choses. La première c'est que le mouvement me semble-t-il avait déjà eu lieu et que aujourd'hui on attendait qu'il se passe quelque chose dans la rue alors qu'il s'est passé quelque chose sur les réseaux sociaux. Une forte mobilisation, des millions d'engagements de gens qui se sont exprimés.

La question c'était de savoir euh à partir est-ce qu'on peut passer de l'expression d'une colère, d'une frustration euh d'un mécontentement sur les réseaux sociaux à une colère à quelque chose qui s'exprime dans la rue là. Je Et vous dites quoi ce soir ? Vous vous dites que ça s'est pas concrétisé.

Finalement, ça concrétisé. Le mouvement avait déjà eu lieu et ça s'est pas concrétisé. Et la deuxième chose, c'est que je crois que on a tous les gilets jaunes en tête alors que il y a une loi des rapports sociaux, on va dire, il il y a une loi physique des rapports des des rapports sociaux qui est que un mouvement social est toujours structuré par celui qui l'a précédé.

Or, le mouvement social qui a précédé cette journée, c'est la mobilisation contre la réforme des retraites qui a été un échec du mouvement du mouvement parce que le gouvernement n'a pas n'a pas reculé et que je crois que les les les gens qui s'exprimaient aujourd'hui finalement exprimaient la longue traî de ce de ce mouvement-là dans une dans un patchwork de euh de de revendication euh de de colère et que je dirais c'est aujourd'hui, on était plus dans la journée nationale des colères. h que dans quelque chose qui rappelle les gilets jaunes. Nadja Bomangoli, vous êtes d'accord avec l'analyse que fait euh Denis Mayard ?

Il y a sans doute une forme de déception pour ceux qui s'étaient fortement mobilisés sur les réseaux sociaux et puis finalement qui n'ont peut-être pas osé aller dans la rue par peur des violences éventuellement. Bah d'abord non, je fais pas la même analyse. Euh tout d'abord parce que je ne réduis pas l'expression de la colère concernant la journée bloc tout à une expression sur les réseaux sociaux.

Euh ça a commencé c'est quand même l'accéné. C'est évidemment c'est l'cé né aujourd'hui ce sont des nouvelles formes d'organisation. D'ailleurs, les journées sont organisées dans des boucles télégrammatérialisée donc des gens qui ne se connectaient pas forcément d'abord physiquement.

Donc c'est une spécificité. Ensuite tout à l'heure Denis Mayard a expliqué qu'il a parfois il y a des gens qui ne savaient pas où aller. Bah figurez-vous que parfois nous-mêmes militants politiques, on on avait les enfants en dernière minute.

Et pourquoi ? parce que évidemment il y a eu des annonces qui ont précédé cette journée, des annonces cominatoires martiales. Vous faites référence à l'annonce du dispositif policier par exemple dispositif policier.

Bon, les chiffres que vous donnez qui à mon avis doivent être revus, si on en croit euh ce que vous dites c'est un policier pour un pour deux, enfin enfin pour pour deux manifestants. Donc c'est voilà, ça aussi c'est quand même un structur av 175000 manifestants au dernier décomte officiel et 80000 policiers mobilisés. Donc c'est c'est Oui, mais enfin bon, rien qu'à Paris, ce qu'on a vu à Paris, ça si on prend seulement Paris, ça pas correspondre à la réalité.

Euh et ensuite la colère qui a été exprimée par rapport à à ce mouvement, c'est euh c'est enclenché au moment des annonces budgétaires de François Baou. Euh on est quand même dans une situation sociale explosive. C'est ce qui motive les manifestantes et les manifestants.

Et on est dans une situation sociale où les gens ont décidé de s'organiser différemment justement parce qu'ils ont vu que les actions classiques aujourd'hui ne portaient pas leur fruit. Les gens ont exprimé se sont exprimés dans les urnes. Les résultats n'ont pas été respectés. les gens ont exprimé leur opposition à la réforme de retraite, leur leur leurs choix n'ont pas été respectés.

Et bien aujourd'hui, il y a il y a des il y a des personnes qui décide de se mobiliser différemment en bloquant des grandes surfaces, en bloquant des ronds-points et alors évidemment en prenant des éléments de mobilisation des gilets jaunes mais en essayant d'inventer autre chose et c'est le début. Michel Picon, vous avez-vous ce soir des remontées de vos petits patrons sur l'impact de cette journée ? Oui.

Oui. Bah partout euh où les cortèges en sont passés euh oui, j'ai des commerces qui n'ont pas pu travailler, certains qui ont vu leur établissement euh endommagé. Euh dire chiffre d'affaires qui s'est pas fait euh enfin on vient on traverse Paris aujourd'hui.

Euh ce que vous disiez à l'instant où les gens ont eu peur et ne viennent pas. Il y a une contestation sociale. Je ne suis pas sûr que la politisation de ce mouvement qui est un mouvement de de gens qui qui ont des difficultés, la façon dont les choses ont tenté d'être récupéré par Oui, c'est de la politique mais les gens n'ont pas envie de ça.

Enfin, moi vous savez dans les petites entreprises, on est au contact, on discute avec nos nos salariés. Les rapports d'ailleurs ne sont pas ceux que l'on dépint parfois et souvent même trop trop souvent et et les gens ont pas envie. Ils ont envie de dire "Non, ça va pas, notre pouvoir d'achat, ça va pas, le coût de notre logement est devenu prohibitif." Enfin tout ce qui frappe les ménages et les Français, mais ils ont pas envie d'être récupérés politiquement.

Et je pense que euh au fond euh ils ont pas envie non plus d'être euh dans une manifestation où apparaissent partout des drapeaux sur la Palestine alors queux sont venus discuter de leur pouvoir d'achat. Je je pense que c'est un tort que la politique ne laisse pas s'exprimer la la revendication légitime de tous les gens qui ont des difficultés parce que moi je les comprends. Je les comprends parce que les petites entreprises 68000 petites entreprises sont parties au tapis l'année dernière avec leurs 200000 salariés.

Donc oui, il y a des difficultés dans le pays. Ensuite après, pour les résoudre, c'est à la classe politique, mais là quand elle s'exprime, il faut pas essayer de récupérer parce que au fond, on voit bien que ça marche pas. Alors justement Michel Picon, avant d'aller sur l'aspect euh politique, on va les écouter ces Français qui voulaient manifester leur ralbol aujourd'hui parce que c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de tension.

Il y a eu des tentatives de blocage contré par les forces de l'ordre. Il y a eu des images qui ont effacé d'une certaine façon l'esprit du mouvement blau contou. Les équipes de LCP ont tendu leur micro toute la journée à ces Français qui ont arrêté de travailler pour dire leur ralbol parce que chaque voix compte.

Clément Perot avec nos équipes en région. [Musique] 5h du matin, l'heure du réveil des gilets jaunes. Rond-point des vaches aux portes de Rouan, un site historique de leur mobilisation.

Accompagné de délégués syndicaux de l'usine Renault voisine, ils organisent un barrage filtrant. Leur colère n'a pas disparu. C'est le gouvernement qui décide pun.

C'est pas ça qu'il faut bouger encore plus. Faut bouger. C'est tous les jours.

C'est tous les jours. Après le corps nu, qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qui lui reste ?

La démission de Macron. Moi, je me place dans ce mouvement là. Il faut que Macron démissionne.

À Montreuil, aux pesants tente de dresser une barricade. Objectif bloquer le périphérique. Mais les CRS interviennent en nombre jeu de chat et de la souris s'engagent.

Quelques cases lacrymogènes sont jetés. Qu'on faisait absolument rien. Enfin, c'est un niveau de répression qui le coup est quand même abusif.

Euh, sachant que là, objectivement, il y avait absolument rien quoi. Les manifestants se réfugient au siège voisin de la CGT. Plus tard, ils rejoindront les cortèges parisiens.

Autoroute A20, au sud de Limoge, des agriculteurs ont sorti les tracteurs pour bloquer la circulation à l'appel de la Confédération paysane. Ici en Limousin, ça se passe pas à l'autre bout de la planète. On est en souffrance et euh on a besoin d'être soutenu et reconnu pour cette souffrance et tout le travail qu'on fait pour nourrir nos concitoyens les plus proches quoi.

Quelques militants de gauche ont rejoint le mouvement. Ici pas de tension avec la police ou les automobilistes. Sur ce rond-point de Besançon, ces militants se sont organisés via le réseau blocé sur les réseaux sociaux.

Leur tentative de blocage est vite avortée par l'intervention policière. Le groupe se rabat alors sur un centre commercial. [Applaudissements] Plus tard, les différents cortèges de la ville se regroupent.

L'affluence est importante. Il flotte dans l'air un parfum d'euphorie. 6300 personnes selon Patrick le compteur.

C'est exceptionnel. Faut que ça continue évidemment là on peut pas on peut pas que ça soit pas ça doit pas se terminer ce soir c'est pas possible la nomination de Sébastien le cornu ne semble avoir eu aucune influence sur la mobilisation la cible des manifestants aujourd'hui c'est le président de la République et on l'a vu aussi c'était aussi Sébastien Lecornu on l'a vu sur certains panneaux sachez que LCP diffusera dimanche soir à 22h un magazine spécialement consacré à cette journée bloc tout avec les images de de tous nos nos reporters mobilisés aujourd'hui Denis Mayard vous voyez regarder le reportage avec intérêt notamment au moment où on voyait des gilets jaunes. Finalement euh en quoi les blocs contou sont différents des gilets jaunes ?

Mais je crois que d'abord euh sociologiquement euh c'est-à-dire que ce qu'on a vu aujourd'hui et le le reportage nous montre bien, c'est à la fois euh des euh des jeunes alors lycéens ou étudiants qui se mobilisent euh dans les grandes villes, euh des gens qui bloquent un rond-point à la manière des gilets jaunes, une autoroute bloquée, euh des gens qui s'en prennent à à ce moment-là à à des à des à une zone commerciale ou des supermarchés. On voit bien qu'il y a des modes euh d'organisation, d'action euh qui sont très disparates, euh des publics qui sont très différents. Le moment des gilets jaunes était un moment où tout un, comment dire tout tout un toute une des catégories populaires souvent dans un p urbain plutôt subi, lointain, c'est constitué et et a vu que sur les ronds-points par exemple, les gens se reconnaissaient, c'est-à-dire qu'ils reconnaissaient des modes de vie semblables.

C'est c'est ce qu'on appelait dans la dans la l'étude de la flation, c'était un mouvement creusait. que il se passait quelque chose et et ça coagulait et ça faisait un peuple. Je crois que là, ce qu'on a vu aujourd'hui c'est c'est des colères différentes, c'est des c'est un patchwork alors qui est intéressant qui effectivement montre que derrière sous-jacent, il y a bien quelque chose de l'ordre du mécontentement, de la frustration, de colère mais c'est pour ça que tout à l'heure je disais c'est une journée nationale des colères mais est-ce qu'il leur a pas manqué un symbole parce qu'on connaissait les bonnets rouges, on a eu les gilets jaunes et là les bloc tout ils ont pas de symbole sans doute sans doute.

On avait une unité de temps mais on avait pas d'unité de lieu parce que éétait un peu partout. Chacun faisait ce qu'il voulait et ça a été de bon enfant. Moi je je suis assez d'accord.

Place défaites c'est sympa. Il y a eu plein de plein de choses intéressantes mais ça ne fait pas ça ne fait pas masse et puis pas d'unité d'action. Et c'est je crois que c'est ça le le le problème du du gilet jaune.

Il y avait quand même au départ un un problème concret. Le carburant quand même pendant des semaines à fédérer la population. Là, on est dans l'addition de colère qui sont très très disparates.

Absolument. Nadjà Mongolie. Effectivement, il y a beaucoup de il y a beaucoup de revendication légitime comme vous le comme vous le disiez mais quand même euh votre reportage montre euh des noms en fait qui sont prononcés.

C'est le c'est Macron, c'est le président de la République qui coagule toutes ses colères euh et qui coagule toutes ses colères parce qu'il donne le sentiment de ne pas écouter euh de continuer la même politique, de ne pas trouver de solutions. Et donc c'est pour ça que je je suis un peu en désaccord avec ce que vous disiez euh mon contradicteur tout à l'heure, c'est que oui, c'est politique. C'est politique ce qui exprime les gens, c'est éminemment politique.

Ils ont compris une séquence, une séquence budgétaire au cours de laquelle on leur promet quand même un peu du sang et des larmes quand on s'attaque au service public de la santé, lorsqu'on parle d'affection de longue durée, de franchise médicale, c'est très concret. Et donc, il y a eu une séquence parlementaire, on va dire institutionnelle avec le départ du premier du premier ministre. Euh et là très clairement le fait que d'ailleurs même que la passation de pouvoir entre les Lancelin et le premier ministre se passe aujourd'hui avec ces images complètement de décalage entre eux d'ailleurs une passation très rapide je vais pas dire en cat mais quasiment et puis d'autres images comme ça le décalage continue les décalages se creusent et d'ailleurs je tiens à dire que c'est pour la plupart des personnes mobilisées le début d'une mobilisation parce quee effectivement on n'est pas du tout dans dans la même chose que que la question des gilets jaunes.

Vous disiez que les gilets jaunes c'était il y avait un un moment déclencheur qu'elle était la question de l'essence. Voà, il y en a plusieurs et donc il y a plusieurs types de mobilisation, plusieurs plusieurs endroits aussi. C'est pas pareil partout le péri urbain, les villes.

Moi tout à l'heure, j'ai un camarade qui m'a expliqué qu'à Brioude en Haute Loire, il y a une âgé de 150 personnes. Ce sont des endroits où ce genre de choses arrivent quand même très rarement. Et donc, je pense qu'il faut tenir compte de tout cela.

Ce qu'on a beaucoup entendu aussi aujourd'hui dans les manifestations, c'est ce ral face aux fins de mois. Fanny Guinochet et ça il y a un chiffre qui documente très bien ce ral des fins de mois. C'est 40 % des Français qui se disent fréquemment à découvert.

Des français qui n'y arrivent pas hein. Tout à l'heure on entendait Sébastien Lecnu dire on va y arriver. Bah eux ils n'arrivent pas à boucler leur fin de mois et ils laissent ils ont un découvert mensuel en moyenne de 411 €.

Alors c'est le baromètre Cofi 10 qui est sorti le 3 septembre dernier hein, c'est pas vieux qui le qui le montre. Et surtout ce baromètre montre aussi que c'est beaucoup plus que l'année dernière puisque c'est 85 € de plus que l'an dernier. Alors un gros tiers des Français se tourne vers le crédit à la consommation.

La majorité d'entre eux coupe dans les dépenses, notamment les dépenses essentielles. Et puis il y a ceux qui vraiment n'y arrivent pas et qui se retrouvent en dossier de surendettement. La Banque de France montre qu'il y a plus de 10 % des dossiers de de surendettement cette année.

C'est la France qui a du mal à finir les fins de mois. celle qui s'exprime alors qui exprime de la colère, de l'agacement, de la lassitude. Alors, il y a peut-être un petit paradoxe, c'est que dans le même temps, l'inflation a beaucoup baissé ces derniers mois.

Vous avez raison Adeline, aujourd'hui l'inflation c'est autour de 1 % seulement alors que 2022 2023, on était autour de de 5 %. Donc, vous voyez le le différentiel est très très important. Par exemple, les tarifs de l'énergie, on parlait du carburant, ont beaucoup baissé ces derniers mois.

Mais ce qui a baissé aussi en face, c'est la fin du quant coûte. C'est on a coupé le le robinet budgétaire entre guillemets, ce qui veut dire moins de soutien, moins d'aide pour les petites entreprises mais aussi pour les ménages. L'autre paradoxe, c'est qu'on dit beaucoup que les salaires augmentent.

Alors quand les Français ont du mal à boucler les fin de mois, les salaires augmentent. Les salaires augmentent mais c'est 2,5 % ce qui est pas non plus énorme et il n'empêche he les patrons comme les salariés se plaignent aujourd'hui de leur fiche de payel entre ce fameux brut et ce fameux net. ça va vous parler Michel Picon.

Mais c'est vrai qu'on a entendu beaucoup de patrons dire quand je veux augmenter mon salarié de 100 € il faut que je débourse le double et ça touche tout le monde les fonctionnaires, les indépendants parce que en fait tous les travailleurs, c'est vrai que il faut financer ce fameux modèle social dont les dépenses augmentent parce que on vieillit, on reste plus de temps à la retraite, les arrêts malad augmentent et cetera et cetera. Concrètement, ça veut dire Fanny que le travail ne pai plus comme oui et là c'est et et il y a quelqu'un Antoine Fouchet qui s'est penché sur le sujet puisqu'il a publié un un livre qui s'appelle sortir du travail qui ne paye plus. Alors il faut dire que c'est aujourd'hui un spécialiste des questions sociales mais aussi c'est l'ancien directeur de cabinet de Muel Penico qui avait été ministre du travail.

Il a pris un peu de recul avec la macchonie depuis et il montre quand même dans son dans son livre que quand on gagne 100 € aujourd'hui en travaillant, on en garde 54 € en moyenne une fois qu'il y a eu les cotisations sociales, les impôts. Et il fait le parallèle avec les années 90 où là on en gardait 60 €. Et alors quand on remonte beaucoup plus en amont dans les années 60, on en gardait presque 70 €.

Donc euh c'est vrai que la promesse d'améliorer son niveau de vie en travaillant et ben elle est rompue. C'est ce qui crée etth bien de la souffrance, du déclassement, du ressentiment auquel d'ailleurs tous les politiques hein, gauche comme droite sont confrontés et c'est forcément un des dossiers qui attend Sébastien le Coron. Ah oui, il va falloir parce que le financement de notre modèle social, c'est effectivement ce qui va composer le budget.

Où est-ce qu'on trouve l'argent, les recette ? Où est-ce qu'on coupe dans la dépense ? Comment on fait ça ?

Alors, c'est vrai que François Bairou alertait, on arrive plus à le financer, du coup, on emprunte. Alors, ce va se traduire dans le budget et pour Sébastien Lecnu, ben écoutez, ça risque d'être son Himalaya. Merci Fanny.

Michel Picon, je vous voyais opiné du chef pendant pendant toute pendant toute l'explication de de Fanny. Vos pets patrons, ils attendent quoi du prochain gouvernement et du prochain budget ? Que peut faire Sébastien Lecornu pour franchir l'Himalaya sans les fâcher ?

Non mais les petits patrons, ce qu'ils ont besoin, c'est qu'on les libère, qu'on mette moins de normes, moins de charge sur eux. Ils ont ils sont au fond dans la même situation. Ils travaillent beaucoup, ils sont à 50h pour beaucoup et à la fin un reste pour eux, une rémunération qui est bousillée par des cotisations sociales qu'il payent eux au même titre que les que les salariés. trop importante.

Donc ce qu'on attend un, c'est un peu d'apaisement du pays. Je j'entends que la politique veut précipiter les échéances, faire partir à tort à raison. Moi, je c'est pas mon job de de donner un un un un jugement là-dessus.

Ce que je pense c'est que le sort qui sera fait au président actuel, celui qui viendra derrière le subira aussi parce que il y aura toujours une majorité de gens qui ne seront pas contents de celui qui les gouverne et au bout de 2 ans, ils diront "Il me plaît pas, il faut qu'il partent des missions et cetera." Donc je pense qu'il faut être extrêmement prudent. Il y a les échéances me semble-t-il doivent être respectées.

Nous ce que nous attendons c'est vraiment un big bang du financement de la protection sociale. Moi en aucune manière nous nous à l'UDP nous nous pensons qu'il faut diminuer la protection sociale même si des économies ici ou là doivent être faites même si des gens qui se sont un peu confortablement installés dans le fait que ça valait pas le coup de travailler par rapport au aux prestations sociales que l'on me donne, on peut pas nier que cela existe. quand vous êtes employeur et que vous recrutez, vous êtes régulièrement confronté à cette situation, même si j'admets qu'elle n'est pas majoritaire.

Donc, il faut absolument qu'on trouve une méthodologie pour que le financement de la protection sociale ne pèse plus sur le travail. Oui, il doit peser davantage sur les dividendes. Il est pas normal que le travail soit plus taxé que la la rémunération de profit financiers ou ou fonciers.

Il faut certainement taxer un peu plus d'héritage. Le patrimoine des Français s'est figé sur trop peu de gens aujourd'hui. Faut taxer peut-être un petit peu les retraités au-delà de 2300 € parce qu'on a un déclin démographique qui fait qu'il y aura pas assez d'actifs demain pour supporter le poids.

Et le poids, ce sont nos parents donc il faut en prendre soin. Mais faut-il qu'économiquement on puisse le faire. Voilà, ce sont toutes ces réformes de fonds qui remettent le travail au cœur de au cœur du sujet de la société. et pas simplement sur une idée famille patrie.

Non, parce que le travail c'est un c'est un outil d'émancipation. Tous ceux qui ont la chance de travailler, de gagner leur vie avec leur travail et bien euh c'est c'est du bonheur dans dans la société et malheureusement il y a trop, voyez-vous, je terminerai par là si vous me le permettez. Moi, je je fais partie d'une génération où cette appellation de travailleur pauvre, ça n'existait pas.

Quel que soit le niveau d'instruction qui était le votre CAP, BEP, bac, étude et cetera, vous aviez un travail, vous n'étiez plus à la charge de vos parents. Vous pouviez avoir une copine, vous installer, louer un appartement, acheter une voiture, avoir un crédit. C'est fini ça.

L'appellation travailleur pauvre, mais c'est une c'est un constat terrible. Moi je pense à tous ces gens qui ne s'en sortent pas, qui se lèvent tôt le matin et à qui l'État pour financer un modèle social prélève la moitié de ce qu'il gagne. Là, on est dans la vie réelle ce matin, Sébastien, il y a un certain nombre de constats que vous faites avec lesquels je suis absolument d'accord.

Lorsque vous parlez, non mais lorsque vous parlez de la taxation des dividendes et qu'il est absolument anormal que le travail soit davantage taxé, moi je suis évidemment d'accord. Vous savez euh ce que nous défendons he nous en terme de taxation, de fiscalité euh notamment, on pense que elle pèse là aujourd'hui par exemple si on prend les mesures de de restriction d'austérité budgétaire du budget euh initialement proposé par François Baou, on avait quand même toutes ces restrictions qui pesaient sur 90 % de la population qui représentait les les classes populaires et moyennes et sont 9 % sur à peu près sur le reste sur sur les traits revenus. Donc il y a quand même aussi c ces injustices fiscales bah qui pèsent aussi sur le fait que à un moment donné les travailleurs le travailleur soit pauvre.

En revanche là où j'ai quand même une forte divergence c'est sur la question des cotisations. Évidemment les cotisation bah écoutez sans ça enfin c'est pas possible. Enfin je suis désolé. et et la réalité c'est que le manque à gagner de l'État c'est un manque à gagner.

En fait, le problème, ce sont les recettes. Ce sont les recettes et le financement de nos politiques sociales peuvent être totalement réalisés si on change de modèle. En 2025, on a lors de lors du budget lors du budget, on a bien réussi à démontrer qu'il était possible d'avoir 75 milliards de de recettes en étant même alors ça pourrait faire peut-être plaisir à celles et ceux qui considèrent que la gauche est irresponsable du point de vue budgétaire en dessous du déficit.

Euh donc aujourd'hui le problème en réalité c'est un problème de recette et nous avons totalement la possibilité de financer euh nos dépenses sociales. Et puis à un moment donné quand le budget des familles euh est au plus bas, euh quand on a euh des étudiants qui peuvent pas être formés, quand on a euh des travailleurs qui ne peuvent pas être soignés correctement, c'est préjudiciable aussi pour pour les entreprises, pour les carnets de commande, pour le recrutement des entreprises. Donc tout ça est très est en tout cohérent.

L'impact de tes politics austéritaires, c'est aussi un impact sur les petites et moyen entreprise. Denis Mayard, ce mouvement bloc tout, c'était juste une journée où ça va continuer. Vous pensez quelle peut être la suite ?

J'ai pas de boule de cristal pour vous le dire. Donc je il faudra il faudra qu'on voit. Moi je je spontanément on peut on peut émettre émettre des hypothèses.

J'entendais tout à l'heure dire que c'est le début, ça va continuer. J'ai quelques doutes. J'ai quelques doutes vu ce qui s'est passé aujourd'hui que les gens qui étaient mobilisés aujourd'hui qu'ils veulent continuer à se mobiliser.

Ça, je n'en doute pas. Mais j'ai quelques doutes sur le fait qu'il le fassent, qu'il le fassent dans la durée demain euh plusieurs. Après, il faudra voir euh les organisations syndicales ont euh appelé à une journée de mobilisation euh la semaine prochaine hein, le le 18.

Faut voir si effectivement Mais je crains que ce que le les les formes de mobilisation un peu spontanée qu'il y avait aujourd'hui partout en France ne correspond pas exactement aux formes de d'organisation enfin de de d'action des syndicats. Est-ce que les deux vont se réunir ? Je je ne sais pas vous en doutez Nadongin je pense que là là Denis Mayard se situe peut-être du point de vue des centrales mais en réalité dans les cortèges aujourd'hui il y avait quand même pas mal de syndicalistes d'union départementale qui participaient à ces mouvements et puis sans forcément porter les couleurs de leur syndicat certain nombre de personnes mobilisées sont dans ce type d'action et justement le 18 c'est la continuation à ce momentlà ça le 18 peut-être peut-être la continuation.

On verra, on verra le 18. Mais par contre, je retiens quelque chose sur notamment l'exemple de de Briou, 150 personnes. Je crois qu'on a un moment de politisation rampante.

Elle prend pas la forme d'adhésion à des partis politiques, des choses comme ça, mais il y a une politisation de la société. Comment elle va déboucher ? Ça, c'est un peu tôt pour le savoir.

Généralement, en France, la politique vient régler les problèmes et ça règle par des élections. À quel moment cela va-t-il avoir lieu ? Je crois que c'est quand même le déboucher naturel de tout cette fermentation.

On va aller prendre le pou du terrain avec Marco Pomier qui se trouve ce soir aux abords d'un bal populaire organisé par ce mouvement blous. On est place des défaites dans le 19e arrondissement de de Paris. Marco, stop où encore ce soir ?

Et bien écoutez alors c'est pas vraiment un bal populaire he qui s'organise ce soir place des fêes dans le 19e arrondissement de Paris mais on est au beau milieu du nager en fait. Adeline, vous voyez, il y a encore plusieurs milliers de personnes malgré la pluie battante he qui s'abat sur sur Paris. Des manifestants, hein, qui veulent que les blocages prennent de l'ampleur dans les prochains jours.

Il faut dire que la nomination de Sébastien Lecnu à Matignon n'a rien arrangé. Elle a été vécue comme une provocation par de nombreux Français que nous avons rencontré aujourd'hui avec Juliette Prunier. Je vous propose de les écouter.

On les écoute. Alors, on ne les écoute pas, semble-t-il. En tout cas, on a bien compris Marco Pomier, que les les manifestants derrière vous avaient l'intention de de continuer à manifester.

Tiens, ça y est, on les écoute. On les écoute, on ne les écoute pas. Marco Pomier, merci.

Sous la pluie ce soir, place des fêtes dans le 19e arrondissement de de Paris. vous nous disiez donc pas de pas de balle populaire, une volonté de de poursuivre de poursuivre le le mouvement au-delà de cette journée du 10. Rendez-vous est pris pour le 18 septembre semble-t-il avec bah les syndicats qui reprennent la main quand même aussi Denis Mayard.

Oui enfin qui vont c'était c'était est-ce qu'ils allaient rejoindre le la journée du 10 mis à part la CGT pour une part et sud le reste de l'intersyndical et fait effectivement et et le reste de l'in syndical a donné rendez-vous le 18. Est-ce que ça peut être un déboucher ? On le verra.

Et bien merci à tous les trois d'avoir été avec nous ce soir dans cette première partie de chaque voix compte pour évoquer donc ce ce mouvement bloquons tout dont on ne sait s'il va se poursuivre. En tout cas, on voit ce soir que les manifestants semblent prendre date pour le 18 septembre. Dans un instant, on va poser la question qui fâche après l'arrivée de Sébastien Lecornu à Matignon.

Peut-il gagner la bataille du budget ? Cette question, on va la poser à nos trois députés du soir qui vont arriver sur ce plateau. Philippe Juvin, Charles Zidston Schou et Aida Adizadé qui s'installe sur le le plateau de de chaque voix compte pour la question qui fâche dans un instant avant de les entendre.

C'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. [Musique] Voilà, on dit bonsoir à nos trois députés.

Vous vous installez. Bonsoir et merci d'être là. Quelle histoire chaque soir Laurent Guimier, vous décortiquez pour nous l'image du jour.

Quelle histoire on veut nous raconter ce soir ? Une image de Sébastien Lecnu. Oui.

Qui s'entretient avec le le président de la République. Alors je précise he c'est pas une image captée aujourd'hui. C'est une image qui a été prise d'une photo le 15 août 2024 à l'occasion des célébrations officielles des 80 ans du débarquement de Provence dans le sud de la France.

Donc vous voyez, le président parle, le ministre écoute et cette composition des deux hommes qui se parlent en toute confidentialité, on l'a beaucoup vu aujourd'hui dans la presse, dans les journaux, mais aussi sur les réseaux sociaux et internet. Regardez, il y a il y a d'autres images que vous allez voir. Regardez cet exemple encore plus parlant si je puis dire.

Hanoï Vietnam, c'était le 26 mai dernier. Alors là, on inverse les rôles. Conciliabull, discret secret entre président et ministre.

Et vous remarquez que Sébastien le Cornu masque ses lèvres pour éviter qu'on ne lise sur celle-ci. Bah oui, parce que forcément ce sont des conversations classé secret défense Laurent. Oui, et c'est crucial et ça a été majeur dans la construction de l'image actuelle du nouveau premier ministre.

La majeure partie de l'empreinte médiatique de ce premier ministre nouvellement nommé, c'est évidemment ministre de la défense pour le grand public. Une preuve en passant hein, une grande partie de la presse régionale ce matin file la métaphore militaire. le galon, le soldat droit dans ses bottes, il y a tout le le barda est prêt.

Là, de ce côté-là, tout va bien. Mais ça une conséquence majeure jusqu'à présent et qui est en rupture avec tous les précédents prédécesseurs récents de Sébastien Lecnu qui était plus connu et parfois plus prolix. Pour le grand public, le Cornu, c'est un homme silencieux et l'homme d'un dossier et très rarement une voix parce qu'un ministre de la défense, il sort très peu de ces dossiers surtout depuis que la France est engagée dans le conflit ukrainien où évidemment il a été très très mobilisé sur cette question.

M Laurent, vous voulez dire que le nouveau premier ministre va devoir rattraper ce qui peut s'apparenter à un retard. Il va devoir multiplier très vite les interventions dans les médias. Alors, j'en sais rien.

Je ne suis pas son conseiller, je ne les connais pas encore, ils n'ont pas encore fixé le le cap. Mais ça n'est pas certain parce que ce silence, cette façon de ne pas beaucoup parler ça colle avec les éléments de langage et le grand élément de langage qui ce matin sur les radios, les télévisions a commencé à être distyé par les les représentants du du socle commun, c'est être à l'écoute, être à l'écoute des territoires, être à l'écoute des Français, est à l'écoute de ceux qui souffrent, être à l'écoute des forces politiques. Ça veut dire quand on est à l'écoute qu'on est par définition économe de ces mots.

On écoute davantage qu'on ne parle et comme pour renforcer cette impression, on en parlait tout à l'heure, on a tous été très marqué par la brièveté de la passation de pouvoir tout à l'heure à Matignon entre François Bairou et et son successeur. C'est vrai que pour tout dire, on s'attendait à y passer la pause déjeuner et puis ça a pas été le cas. Non, ça n'a pas été le cas.

Et et regardez pour en avoir la preuve et objectiver un petit peu cette question, j'ai revisionné les six précédentes passations de pouvoir et donc toutes celles qui ont lieu sous la présidence d'Emmanuel Macron et vous le voyez, c'est le record de rapidité des deux quinquena. Jusqu'à présent, la passation de pouvoir la plus brève, c'était CASu Philippe en mai 2017 14 minutes ce matin 7 minutes. Record battu.

J'ai décortiqué chaque passation aussi. Michel Barnier qui a été le plus long dans son discours avait prononcé 1511 mots dans son discours. Sébastien Lecornu seulement 395.

Alors je sais pas ce que sera le budget. Fanny est beaucoup plus experte que moi sur la question mais notre nouveau premier ministre a choisi pour l'instant d'être économe économe de ses mots et on verra pour la suite. Qui soit économe aussi en matière budgétaire.

Merci Laurent. Voilà qui nous amène à la question qui fâche ce soir avec ce mouvement bloquou et puis il y a en quelque sorte donc ce débloqu semble vouloir initier Sébastien le Cornu si l'on en croit donc les les premiers mots de sa passation de pouvoir. Le nouveau premier ministre s'est donc brièvement exprimé à Matignon pour promettre des ruptures sur le fond et pas que sur la forme.

On va y arriver a-t-il dit et c'est peut dire ce soir que c'est pas gagné. La question qui fâche est préparée ce soir par Baptiste Gary Chartier. [Musique] Un nouveau visage à Matignon mais toujours cette même interrogation.

Existe-t-il une voie de passage pour gouverner et doter la France d'un budget à la mi-journée ? Cap fixé par l'intéressé. Il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode des ruptures aussi sur le fond.

Ce macroniste de la première heure connaît bien les rouages du pouvoir, ministre dans les six gouvernements précédents en a bien conscience sans majorité à l'assemblée les marges de manœuvre sont faibles. Alors avec qui dialoguer et gouverner ? Noer impact des républicains au PS.

Ce matin, Olivier Foret dicte ses lignes rouges. Bien, je lui demande de renoncer au 493 évidemment parce que ce serait là une démonstration que la méthode change. Je ne veux pas donner un chèque en blanc à un gouvernement dont je ne sais rien.

Sans les voix des socialistes, équation plus complexe pour dégager une majorité. Dans les rends du Rassemblement national, les élus précisent leur position. On va écouter ce que Sébastien Lecornu a à proposer sans beaucoup d'illusion.

Toutefois, je crains que Emmanuel Macron est encore une fois fait le choix de l'instabilité. Sébastien Lecnu marche sur un fil et si lui veut un changement de méthode, la question qui fâche ce soir, la voici. Peut-il vraiment gagner la bataille budgétaire à l'automne prochain ?

Et cette question qui fâche, nous la posons donc ce soir à nos trois députés. Bonsoir Aida. Merci d'être là. député socialiste du Valdoise à vos côtés Charles Zittenol êtes député ensemble pour la République du Barin et Philippe Juvin député droite républicaine des Hautes SC bonsoir à à tous les trois on va y arriver disait à midi Sébastien Lecnu on va y arriver ça sera difficile mais on peut y arriver et je pense que le premier ministre est est optimiste. il est conscient de la difficulté de la situation qui est honnêtement jamais vue sous la 5e République.

Je pense d'où aussi l'intervention extrêmement courte parce que il y a un seul sujet qui va nous intéresser pendant 3 mois, c'est le budget. C'est le seul sujet politique du pays pour les trois prochains mois. Le budget, passer un budget, avoir un budget.

Tout ça nécessitera des ruptures sur le fond comme il l'a dit. Et pour que ces ruptures sur le fond puissent advenir, il faudra passer non pas simplement écouter euh mais passer des accord et faire des compromis et faire des compromis avec des gens qui sont aussi nos opposants. Avec qui alors ?

En particulier euh la gauche de gouvernement. Les socialistes, je pense pour être très clair, il est évident que de façon mathématique pour que la France puisse avoir un budget en 2026, il faudra travailler avec la gauche de gouvernement. dis vous la prenez cette main tendue on verra concrètement ce qu'il y aura dans la main tendue.

Nous nous avons toujours été dans la même disposition d'esprit depuis depuis le début et puis sur monte à plus loin depuis très longtemps. Nous sommes pour le dialogue, la construction d'accord. Nous sommes pour la recherche de la justice dans la stabilité mais la justice d'abord.

La stabilité ne peut pas venir couronner le tout s'il y a de l'injustice. Et donc si dans la main tendue, il y a la promesse de plus de justice pour les Français, et bien nous saisirons cette main parce que les Français l'attendent. On voit la colère qui monte et il faut être au rendez-vous.

Mais le Parti socialiste a fait savoir dès hier qu'il ne participerait pas au gouvernement. Pour autant, bon, on voit que vous fermez pas la porte. Vous allez aller au rendez-vous avec Sébastien Lecornu qui a entamé ses consultations aujourd'hui.

Comme toujours, nous avons toujours été à la disposition des différents premiers ministres. à la disposition, c'est-à-dire prêt à aller autour de la table. Euh, nous avons été un peu surpris que monsieur Berou reste silencieux cet été.

Nous, nous avons travaillé, nous venons avec des bases de propositions solides. Nous pensons que la charge de la dette ne doit pas reposer sur ceux qui souffrent déjà. J'ai écouté votre votre émission dans les coulisses, 40 % des Français qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, elle est là la colère, elle est là l'écoute.

Et donc après l'écoute, il doit avoir de l'action dans ce sens-là. et nous sommes prêts à y travailler mais avec prudence et avec une grande vigilance. Alors, on va revenir dans un instant sur le fond parce que là, on attaque vraiment le fond, c'est-à-dire le sujet du budget, mais sur la forme.

Une rupture sur la forme. Philippe Juvin, Sébastien Lecornu a d'abord choisi de recevoir le socle commun, même si on ne sait plus si c'est un socle et s'il est encore commun, mais il a d'abord choisi de recevoir les les parties du du socle commun dont dont LR. Pour se dire quoi ?

Qu'est-ce que Qu'est-ce qui s'est dit dans ces consultations qui ont eu lieu cet après-midi ? Il y avait notamment dans le bureau Laurent Voquier, Bruno Retaillot. Écoutez, de toute façon, la situation vous la connaissez, elle n'est pas grave, elle est très grave.

Donc il y a ensuite deux possibilités. Soit nous vivons tous dans la nostalgie que nous avons pu connaître chacun notre tour dans la vie politique une majorité et on fait comme si rien ne s'était passé. Soit on prend la réalité telle qu'elle est, c'est que personne n'a une majorité.

Et quand personne n'a une majorité, bien qu'est-ce qu'on fait ? On se met autour de la table malgré nos différences et on se dit deux choses. Qu'est-ce qu'on peut faire ensemble ? aussi c'est aussi important quelles sont nos lignes rouges les uns et les autres en veillant à ne pas trop les multiplier sinon on bloque le système et les gens qui acceptent de travailler ensemble dans un gouvernement de coalition puisque c'est comme ça malgré leur différence évidemment prennent l'engagement de ne pas tous les matins franchir la ligne rouge du petit camarade parce que ça ne peut pas marcher.

Moi, il se trouve que j'ai eu l'honneur d'être député européen avant d'être député à l'Assemblée nationale. La situation que nous vivons en France, elle est d'une grande banalité chez la plupart de nos voisins. Comment font-ils ?

Ben, ils se mettent autour de la table, ce sont des gens sérieux et ils ne s'envoient pas des invectives à la tête. De toute façon, les Français, qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils veulent de la stabilité.

Qu'est-ce qu'il faut pour de la stabilité ? Bah, il y a une première condition, il faut un budget. Ce budget, il ne se fera pas tout seul.

Il se fera si des gens qui ne pensent pas la même chose, nous tous là, nous avons des visions différentes des choses, arrivent à se mettre d'accord sur un programme minimum. Voilà, c'est ça qu'il faut il faut se mettre d'accord sur un programme minimum. Alors, par exemple, les LR, c'est quoi vos lignes rouges ?

C'est quoi les lignes rouges que vous dites ce soir à Sébastien ? Si je commence par les lignes rouges, je bloque aussi le système. Nous ce que nous pensons, c'est que parlons du budget bien entendu.

La question du budget c'est que en France on dépense probablement trop mais surtout mal. Il faut qu'on mette fin à une certaine Gabgie. Voilà, il y a ça c'est un constat qu'on fait depuis.

D'accord. Mais mais mettons-nous d'accord sur les pistes pour régler ou commencer à régler la GAPJ. Deuxième élément parce que vous avez raison de dire "Ah mais on le dit depuis des années, c'est vrai, c'est un peu vrai pour tout.

Soyons humble, on ne va pas régler tous les problèmes entre maintenant et l'élection présidentielle. Les grands bouleversements de société, c'est l'élection présidentielle qui les dictera. Il faut qu'on se mette autour de la table et qu'on fasse de petites choses.

Mais faire de petites choses, c'est déjà faire des choses et puis dépenser moins, dépenser mieux et puis probablement qu'un certain nombre de gens qui ne travaillent pas aujourd'hui, a en France, il y a des gens qui ne travaillent pas du tout et bien on puisse les aider à retravailler. Et enfin simplifié, moi je crois que la question de la décentralisation, c'est-à-dire en fait que l'argent public est probablement mieux dépensé quand il est dépensé à l'échelon décentralisé est une réalité qu'il faut avoir en tête. Fan Guinoch avant d'avoir les mesures budgétaires, il va y avoir une première discussion me semble-t-il he on voit celle de l'extérieur mais sur le niveau de l'effort à demander parce qu'on voit bien qu'on a tous eu on est à 44 milliards on est de l'autre côté du côté des socialistes si je me réfère à votre contrebudget c'est moitié moins.

Donc déjà entre les deux, où est-ce que précise que nous on précise que l'Europe valide notre trajectoire et d'ailleurs en disant si sur 5 ans vous engager à 20 milliards parce que il faut que ce soit validé effectivement par le pacte de stabilité en Europe. Mais c'est vrai que déjà la première discussion ça va être bah quel gâteau quel va être l'effort qu'on va demander au français et ensuite ça sera Oui. Et ensuite, ce sera comment on y arrive, c'est-à-dire quelle recette est-ce où est-ce qu'on taxe ou est-ce qu'on augmente les recettes et quelles dépenses dans quelle dépenses on coupe.

Mais déjà rien que les grandes masses budgétaires, il va falloir que ce qui ne va pas être une mince à faire que les tous les protagonistes autour de la table d'accord. Il y a il y a des lignes rouges au Parti socialiste. Vous allez tout de suite les édicter à Sébastien Lecornu.

Bien nous, je pense qu'il les connaît puisque on y a travaillé, notre plan est sur la table. Ce contre quoi on luttera, c'est le fait que cette réduction, cet effort qu'on doit tous faire repose toujours sur les même les classes populaires, les classes moyennes. Ça c'est hors de question.

L'année blanche, c'est fini. On ne veut plus jamais en entendre parler parce que ça c'était une véritable honte. C'est pas un scandale.

On l'entend si on veut calmer la colère qu'il y a dans la rue, il faut aussi faire des efforts dans ce sens-là. Ensuite, il y a des vieilles lunes à droite et puis à l'extrême droite sur l'aide médicale d'État parce qu'on stigmatise une population. Voilà.

Et puis non seulement c'est 1 milliard d'euros, mais ça serait bien que qu'on le dise une bonne fois pour toutes, c'est un milliard d'euros qui protège les Français nationaux parce que et c'est à l'homme de santé que je m'adresse aussi, si on laisse une population dans notre pays, sur notre sol tomber malade sans la soigner, c'est toute la population qu'on menace. Donc ça euh terminé et puis on verra dans la discussion. Nous on veut aussi des efforts faits dans le sens euh d'une de d'un renforcement de nos services publics.

Il y a les GABG d'argent mais il y a des il y a des il y a des rapports. Les 211 milliards d'euros d'aide de l'État mis en lumière dans un rapport de notre de notre collègue parlementaire sénateur. Là oui, il y a des gabis d'argent.

Nous, on avait soulevé un autre li d'aide aux entreprises. D'aide aux entreprises. Tout à fait. 200 milliards de Gabj non plus.

Voilà. Et oui, vous avez raison. Mais ça pourrait être tout à fait mieux contrôler he mais regardons là-dedans.

Regardons aussi euh les aides aux universités, j'allais dire aux entreprises que certaines d'entre elles, pardon, pas aux universités mais aux établissements d'enseignement supérieurs, certaines d'entre elles se comportent comme des entreprises avec les dents longues et on sait qu'on les subventionne beaucoup trop avec de l'argent public. Nous, on n'est pas on n'est pas pour dire que tout l'argent public est bien dépensé. évidemment qu'il y a euh des choses à regarder de ce côté-là, mais vraiment il est hors de question qu'on fasse la poche des plus modestes dans cette dans cette dans ce moment-là.

Charles Stou, je lisais ce matin l'opinion dans laquelle vous disiez euh qu'il est désormais acté que l'on n'échappera pas à de nouveaux impôts sur les très hauts revenus. Vous vous êtes déjà dans une rupture par rapport à ce que vous pensiez auparavant où on se disait non pas de hausse d'impôt, vous tempérez aujourd'hui. Mais de de fait on y est depuis un an parce que dans le budget euh Barnier Bérou, il y avait déjà euh des hausses d'impôts sur les très haut revenus.

Faut le redire hein, parce que beaucoup de à l'époque vous aviez dénoncé la police fiscale. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. On avait été un certain nombre à le à le à le combattre.

Euh d'ailleurs, moi c'était d'ailleurs plutôt sur la surtaxe l'impôt sur euh l'impôt sur les sur les sociétés, hein, qui qui moi avait vraiment été mon cheval de bataille l'année dernière. Euh mais après euh en un an, il s'est passé beaucoup de choses. Euh et nous sommes aussi des députés.

Euh nous sommes au contact euh de de nos électeurs, de nos concitoyens et nous entendons aussi ce qui nous remonte du terrain. Et moi, le sentiment majoritaire que je ressens chez moi en Alsace, hein, c'est l'Alsace. Oui, vous êtes député du bar, c'est que c'est que la volonté c'est la stabilité et donc pour qu'il y ait une stabilité pendant un an et dans un an, la campagne présidentielle commencera.

Il faut que le budget passe. C'est ça le seul objectif. Et pour qu'il y ait un budget, il va falloir oui faire des pas les uns vers les autres.

Et donc pour être concret sur le sujet de la la de la la fiscalité, je pense que aujourd'hui, beaucoup plus que l'année dernière, nous sommes un certain nombre à être prêts à discuter de de ces sujets-là. On parle beaucoup de la la taxe Zukman. Je je termine je termine par là.

Sur le sujet de la taxe Zukman. Je pense qu'il faut ouvrir une une discussion mais il faut que la discussion ait aussi lieu euh de l'autre côté notamment du côté de la gauche. Parce que moi, j'ai lu de façon très attentive, termine juste, j'ai lu de façon très attentive une tribune parue hier dans le monde signée par de brillants économistes qui nous expliquent que à date le dispositif ne fonctionne pas.

Non, il sait pas ce qu' dit dans la tribune monsieur que et que notamment les rendements qui sont escomptés et qui sont annoncés par un certain nombre de nos collègues de gauche devrait être ramené de façon beaucoup plus prudente notamment autour de 5 milliards d'euros. Donc on peut discuter de ce sujet mais il va falloir qu'on rentre dans l'aide technique, qu'on soit précis et que chacun aille l'un vers l'autre pour qu'on ait un budget qui sera pas parfait mais qui sera un budget parce que la France a besoin d'un budget. La tribune en question dit ce n'est ça sera pas 20 milliards, ça sera 5 milliards.

Écoutez euh déjà c'est déjà beaucoup et je pense que les électeurs de votre circonscription tout comme les électeurs de la mienne euh seraient heureux de savoir que les ultra riches he on parle de cette catégorie là de la population vont être taxés pour un total de 5 milliards d'euros. Je tiens quand même à rappeler que la suppression de l'ISF en 2017 a privé les recettes de l'État de 4,5 milliards d'euros par an. C'est les chiffres de Bercy 4,5 milliards x 8.

Ça fait beaucoup d'argent qui manque dans dans les caisses. C'est cette injustice là auquelle il faut mettre un terme la stabilité bien évidemment mais l'ensemble des électeurs. Ceux qui étaient dans la rue aujourd'hui demande plus de justice.

Nous on sera là pour si on veut être précis. Emmanuel Macron a supprimé l'ISF l'impôt sur la fortune mais il a créé aussi l'IFI l'impôt sur la fortune immobilière. C'est pas autant c'est pas autant que l'ISF, c'est moitié moins.

Mais effectivement après la question qui va se poser euh il y a la question des hauts revenus les ménages. Mais ce que vous disiez sur la fiscalité des grandes entreprises cette année dans le budget qui est passé, il y a eu cette contribution exceptionnelle des grandes entreprises sur les grands groupes. C'était 8 milliards d'euros.

Donc là, vous voyez et on nous a présenté ça, François Beou disait "C'est une contribution exceptionnelle qui sera pas reconduite. Le sujet va certainement revenir sur ces ces grands groupes qui par ailleurs ont versé pas mal de dividendes. Donc effectivement et vous voyez c'est pour vous donner juste le ratio.

Merci per si vous me permettez sur les ratios parce que on peut aussi toujours avoir des une grande imagination sur la création de taxes et impôts nouvelles. Sauf que nos marges de nos marges de manœuvre réelles, elles sont plus sur les dépenses, pardon, que sur les recettes. Nous avons un taux d'imposition en France qui est parmi les plus importants, le deuxième d'ailleurs de de l'Union européenne.

Donc attendez, ne croyez pas que il y a une cagnotte cachée qui va résoudre le problème. Ce ce n'est pas vrai% d'import, je termine, je termine. deux fois moins que leur sec.

Quand on parle des ultra riches de qui on parle, il y a une étude qui le montre très bien, c'est tenez-vous bien 0,002 % des des des contribuables. C'estàd quand même, on est sur une toute petite partie qui effectivement par des effets de d'échappement fiscal arrive à payer moins d'impôts que ce devrait payer. Vous comprenez que même si c'est infime, ça c'est ce qui crée un sentiment d'injustice.

Il faut aussi non les recettes serment mais il faut il faut sortir du symbole parce que nous sommes en train de nous bercer oui mais les symboles c'est important dans dans je je je me permets de terminer je pense qu'il faut pas se ber bercer d'illusion si on veut rétablir les finances publiques. Et pourquoi il faut les rétablir ? parce que il y a un moment où on ne financera plus les services publics.

Moi je suis médecin hospitalier. Je peux vous assurer qu'autant j'ai la chance d'être dans un hôpital qui est bien doté, autant j'ai des collègues qui travaille dans des services publics qui se dégradent. Pourquoi ils se dégradent ?

Parce que nous avons de moins en moins de marge de manœuvre. Donc il faut que nous arrivions à faire en sorte encore une fois je le répète que la dépense baisse mais surtout qu'elle soit efficace. Nous avons de l'argent public, c'est-à-dire l'argent pris dans la poche des Français et des entreprises françaises qui aujourd'hui n'est pas utilisé à plein.

Enfin, pardon, mais il y a eu plus de 20000 fonctionnaires l'année dernière. Vous avez l'impression que les services publics fonctionnent mieux. Quel fonctionnaire vous allez supprimer ?

Donnez-nous la liste à l'hôpital. Non mais je vais vous donner à l'hôpital public. C'est toujours la même chose.

Ben écoutez-moi. À l'hôpital public quand vous regardez le nombre d'équivalents en plein sur toute la France, il y a autant d'équivalents en plein administratifs que d'équivalent en plein médecin. Je je ne dis pas qu'il faut supprimer les administratif les bureaux des hôpitaux pour excusez-moi.

Excusez-moi, il y a un élément qui qui nous qui nous pose enfin qui devrait quand même nous intéresser. Nous avons euh nous avons je crois des marges de manœuvre. Heureusement d'ailleurs parce que sinon je ne sais pas comment nous ferions enfin sur le pouvoir d'achat des français.

C'est très important le pouvoir d'achat des Français. Pourquoi le pouvoir d'achat des Français est-il désormais insatisfaisant, trop bas ? Bah c'est parce que en fait c'est l'État et la sécurité sociale qui leur prend le plus.

C'est l'État qui prend le plus qui prend le plus au Français. La première dépense contrainte des Français, c'est le logement. Désolé ce sont les impôts c'est plus pardon.

Vous az beaucoup parlé monsieur J permettez-moi de compléter moi je termine vous avez aussi des français qui payent pas d'impôts mais qui doivent payer leur lois pay en moyenne plus de 50 % de ce qui gagne donc les français pay des taxes il y a des dépenses contraintes dans le dans le budget des français le logement on en parle jamais mais par rapport à d'autres pays européens je prends l'exemple de l'Allemagne ou de l'Autriche 40 % du budget des Français partent dans le logement avec parfois des phénomènes de bulles spéculatives qui encore à Paris c'est c'est vraiment tout à fait le cas on ne veut plus se loger à Paris si on n' pas hérité Donc en tout cas, on ne peut plus acheter et ça c'est et ces phénomènes là sont réels. Et pour l'instant depuis 2024, depuis que je suis à l'assemblée, on en parle trop peu. Nous les socialistes, on a déposé une proposition loi pour lutter contre le phénomène Airbnb.

On va aller plus loin. Mais il faut être aussi au rendez-vous de ces phénomènes là. Si demain on augmente les salaires des Français mais qu'on aille aucune action sur le logement, il y aura aucune amélioration de leur de leur niveau de vie et ils verront toujours leur fin de mois se boucler difficilement.

Je vous écoute tous les trois et je me dis il y a peut-être un chemin possible. Non. Charles moi je le souhaite, je le souhaite parce que c'est c'est l'intérêt du pays et c'est aussi l'intérêt du pays.

On l'a pas encore dit ce soir dans un contexte européen difficile. La guerre en Ukraine, nous n'en connaissons toujours pas l'issue depuis plusieurs semaines, nous avons la Russie qui fait des démonstrations d'intimidation très fortes. Il y a quelques heures encore en Pologne dont nous sommes l'allié hein à travers l'Union européenne et à travers l'Alliance atlantique.

Il y a aussi cet élément, je pense que l'ensemble des parlementaires doit avoir en tête. La France est la première puissance militaire continental de l'Europe. Nous sommes le seul pays de l'Europe continentale à avoir la force de dissuasion nucléaire.

Dans une situation compliquée, on a besoin d'un état qui fonctionne et donc d'un budget. Ça veut dire qu'il va pas falloir que le ministère des armées reste trop longtemps en vacances. Donc vous peut-être que vous nous donnez une information, ça veut dire que la composition du gouvernement, on va la savoir vite.

Vous savez pas, je sais rien mais on a mise des armées sortant qui est premier ministre. Donc euh sur ces sujets-là, la continuité de l'État et non mais vous avez compris le message et en tout cas moi j'ai rencontré il y a quelques jours euh des parlementaires d'autres pays européens, ils nous disent tous nous avons besoin d'une France qui fonctionne. L'Europe a besoin de la France d'ailleurs ça sera peut-être un point d'accord un erreur parce que le budget des armées a priori en tout cas l'enveloppe consacrée aux armées risque d'être enfin maintenue surtout avec un Sébastien Lecnu à Matignon.

J'ajoute que si nous nous n'avons pas de budget et que nous montrons une image d'instabilité à l'extérieur, il sera encore plus facile de difficile pardon de nous financer parce que je vous rappelle que une partie des retraites et une partie des salaires des fonctionnaires sont payés aujourd'hui par de l'emprunt. Donc il faut qu'on puisse nous prêter à des taux satisfaisants et aujourd'hui les taux augmentent. Je vois que mes deux voisins martellent le mot stabilité.

Nous nous sommes évidemment pour la stabilité mais dans la justice. Il n'y a pas de stabilité possible dans l'injustice. Un pays, il est fort quand il est juste.

Il est pas fort quand sa dette est réduite. Si sa dette est réduite au prix de sacrifice de milliers de vies, de millions de vies, ça ne marche pas. Donc nous sommes là pour rappeler que la justice permettra cette stabilité.

Sébastien Lecornu va poursuivre demain ses consultations en recevant notamment Yel Bron Pivé dès demain matin. On suivra évidemment ça avec beaucoup d'intérêt sur LCP. Il est 20h30, c'est la fin de chaque voix compte.

À suivre sur la 8, le débat doc dans un instant. Je vous souhaite une excellente soirée. Merci Fanier et Laurent.

Nous, on se retrouve demain 19h30 pour chaque voix compte. Bonne soirée. À demain.

Merci. Merci. [Musique]