Macron, Matignon... et une destitution ? #cdanslair 19.08.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 1:48OuverteRéponse directe
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon ne rajoute pas comme un coup de pression supplémentaire pour Emmanuel Macron, qui n'a toujours pas nommé de Premier ministre ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Jean-Garrick, vous êtes d'accord, cette menace de destitution a peu de chances d'aboutir, et si, alors s'il dit oui, pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il fait cette tribune hier ? Qu'est-ce qu'elle a fait rechercher ?
- 9:42ComplaisanteRéponse partielle
Gaël Slimane, finalement, Jean-Luc Mélenchon, d'une certaine manière, a réussi sa rentrée politique avec toujours la même stratégie, on clive, et toujours le même objectif, la présidentielle de 2027.
- 16:36OuverteRéponse directe
Christophe Barbier, question de téléspectateurs. Un premier ministre technicien ne serait-ce pas la meilleure des solutions ?
- 19:19OuverteRéponse directe
Caroline Michel-Aguire, on a des noms de techniciens qui circulent et qui pourraient être nommés l'année prochaine, pourquoi pas, Premier ministre à Matignon et des noms connus.
- 23:13OuverteRéponse directe
Jean Garrick, votre regard sur comment choisir, comment doit-on choisir le Premier ministre ? Et puis, pour revenir sur ce qui a été dit dans le sujet, l'hypothèse, Bernard Cazeneuve qui est assez en retrait par rapport à la vie politique, qui a été Premier ministre à la fin du mandat de François Hollande, qui est un socialiste bontain, si l'on peut dire, est-ce qu'elle vous paraît probable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:34PrésentateurFait
« c'est l'article 68 de la Constitution, qui est un article assez récent, qui date de 2014, je crois, et qui dit qu'on peut démettre, demander qu'un président de la République soit démis, s'il manque à ses devoirs. »
- 2:56PrésentateurFait
« il faudrait que les deux tiers de l'Assemblée nationale et du Sénat réunis votent pour. »
- 5:00InvitéFait
« il faut que les deux tiers de l'Assemblée, les deux tiers du Sénat votent la constitution d'une haute cour, mais que cette haute cour, ensuite, aux deux tiers, vote la destitution. »
- 19:49PrésentateurChiffre
« les prévisions pour 2024 sont de 4,9%. »
- 19:58PrésentateurFait
« la France s'est engagée auprès de la Commission européenne à atteindre 3% de déficit budgétaire en 2027. »
- 31:11InvitéChiffre
« ni une majorité de plus de 50% des Français qui le soutiendraient. »
- 32:11InvitéFait
« plus de la moitié des députés »
- 32:15InvitéFait
« on va vers le chaos »
- 32:18InvitéFait
« on va vers les sanctions internationales »
- 32:19InvitéFait
« on va vers une augmentation des taux d'intérêt »
- 33:00InvitéFait
« le projet de loi de finances soit déposé avant le 1er octobre sur les bureaux des assemblées »
- 41:10InvitéChiffre
« j'ai gelé près de 10 milliards d'euros de crédits supplémentaires »
- 41:37PrésentateurChiffre
« on nous parle de 2 milliards d'euros en moins pour les hôpitaux en 2025 »
- 46:44InvitéPromesse
« il faudra prendre des mesures difficiles »
- 47:06InvitéPromesse
« plus d'impôts pour les plus aisés »
- 47:14InvitéFait
« le risque d'avoir une crise sociale »
- 47:22InvitéFait
« le risque de la crise sociale il nous pend au nez »
- 55:46PrésentateurChiffre
« le parti socialiste revendiquait encore 260 000 adhérents »
- 58:51PrésentateurFait
« il n'a même pas été en position de se représenter »
- 1:02:11InvitéFait
« c'était pas le NFP à l'époque »
- 1:02:29InvitéFait
« la force politique que représentent les insoumis est largement contrebalancée »
- 1:03:08InvitéFait
« c'était la solution la plus souhaitée par une majorité relative de français »
- 1:03:21InvitéFait
« les électeurs de son propre camp estiment que c'est un boulet ou un handicap »
- 1:03:41InvitéFait
« le premier ministre le plus apprécié serait Glucksmann »
- 1:04:49PrésentateurFait
« les supporters d'Emmanuel Macron représentaient moins du tiers des parlementaires »
- 1:05:12InvitéFait
« Hollande ne se représentait pas, il terminait »
- 1:05:33InvitéFait
« la France Insoumise n'a je crois que 4 sièges parmi les 22 du bureau de l'Assemblée »
- 1:05:40InvitéFait
« le Front Populaire est majoritaire avec 12 »
Temps de parole
- Présentateur56 %
- Invité20 %
- Invité 216 %
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Bonsoir à toutes et à tous. Un coup de force institutionnel. Jean-Luc Mélenchon menace de lancer une procédure de destitution contre Emmanuel Macron au motif que, six semaines après les législatives, le chef de l'État refuse toujours de nommer à Matignon la candidate issue de la formation arrivée en tête aux élections. Le leader de la France insoumise y voit, je cite, un abus de pouvoir et veut faire tomber le président au nom de l'article 68 de la Constitution. Un coup de pression supplémentaire donc pour Emmanuel Macron qui recevra vendredi tous les chefs de partis et de groupes parlementaires en vue de nommer un nouveau Premier ministre à la France.
Alors question, la gauche peut-elle imposer sa candidate ? Emmanuel Macron est-il en mesure de créer la surprise avec un Premier ministre consensuel capable de gouverner sans majorité ? Et si oui, quel serait son profil ? C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air intitulé ce soir Macron, Matignon et une destitution en forme de question. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Christophe Barbier, éditorialiste politique, conseiller de la rédaction de Franc-Tireur. Votre livre « Moi, Jean-Luc aime », c'est aux éditions Grasset. Caroline Michel-Aguire, vous êtes grand reporter au service politique du Nouvelle-Obs.
A retrouver dans le numéro qui sortira mercredi en kiosque, votre papier « L'été studio » de Lucie Casté. Jean Garrigue, vous êtes historien, président de la Commission internationale d'Histoire des Assemblées. Votre ouvrage « Jours heureux quand les Français rêvaient ensemble », c'est aux éditions Payot. Et enfin, Gaël Slimane, vous êtes président et cofondateur de l'Institut de sondage Odoxa. Merci de participer à cette émission. En direct, Caroline Michel-Aguire, donc hier, tribune, dans la tribune dimanche de Jean-Luc Mélenchon, titré « Démettre le président plutôt que nous soumettre ».
Est-ce que Jean-Luc Mélenchon ne rajoute pas comme un coup de pression supplémentaire pour Emmanuel Macron, qui n'a toujours pas nommé de Premier ministre ? C'est sûr que c'est un moyen de détourner la tension médiatique et politique qui est aujourd'hui suspendue au timing, au calendrier, aux décisions d'Emmanuel Macron, et de lui rappeler que, normalement, il est censé, depuis maintenant plusieurs semaines, avoir nommé un Premier ministre. Il faut voir deux choses.
D'abord, cet article auquel fait référence Jean-Luc Mélenchon, c'est l'article 68 de la Constitution, qui est un article assez récent, qui date de 2014, je crois, et qui dit qu'on peut démettre, demander qu'un président de la République soit démis, s'il manque à ses devoirs. Ce qui reste, comment dire, d'une interprétation assez floue. Mais surtout, il faudrait que les deux tiers de l'Assemblée nationale et du Sénat réunis votent pour. Ce qui, en l'état, est assez improbable. Il faudrait que toutes les oppositions se mettent ensemble pour qu'on puisse dépasser les deux tiers.
Donc, je pense que Jean-Luc Mélenchon sait très bien que la probabilité que ça arrive, et que tous ces gens-là votent avec les insoumis, est assez faible. Néanmoins, d'un point de vue médiatique, il s'agit de rappeler qu'on attend, que la France attend depuis plusieurs semaines qu'Emmanuel Macron nomme un Premier ministre. Et comme Marine Tondelier l'a très bien exprimé ce matin, s'il voulait faire une trêve politique, c'est-à-dire ne pas changer le gouvernement pendant les Jeux Olympiques, pourquoi avoir fait une dissolution dans la précipitation juste avant les JO ?
Donc, on est vraiment dans cet énervement, je pense, de toute la classe politique, mais probablement des Français aussi, à qui on a demandé d'aller voter rapidement, de se précipiter, soit de repousser leurs vacances, ou de faire, je ne sais pas, des procurations, et qui depuis attendent. Donc, le risque que ça arrive est assez faible. La destitution ?
La destitution, c'est une manière pour Jean-Luc Mélenchon, qui adore ça, de reprendre la main et de faire en sorte que ce ne soit pas Emmanuel Macron en majesté, qui nous fait encore attendre toute une semaine, puisqu'il aurait aussi bien pu faire la réunion aujourd'hui, d'ici vendredi, de recevoir les gens et les partis politiques, et on attendra encore la semaine prochaine. Jean-Garrick, vous êtes d'accord, cette menace de destitution a peu de chances d'aboutir, et si, alors s'il dit oui, pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il fait cette tribune hier ? Qu'est-ce qu'elle a fait rechercher ? Alors, je suis d'accord, cette destitution est totalement hypothétique et improbable.
On a bien dit, non seulement il faut que les deux tiers de l'Assemblée, les deux tiers du Sénat votent la constitution d'une haute cour, mais que cette haute cour, ensuite, aux deux tiers, vote la destitution. Donc, c'est quasiment impossible. Ça veut dire qu'il y a une autre explication. Est-ce que c'est une manière de mettre la pression sur Emmanuel Macron ? D'une certaine manière, je rappellerai à Jean-Luc Mélenchon, qui connaît bien son histoire politique, que, par exemple, après la victoire du Front populaire, le Front populaire avait attendu plus d'un mois pour désigner un président du Conseil, ça s'appelait à l'époque comme ça. Alors là, on est à six semaines, là.
Alors, on est à six semaines. Mais, vous voyez, il y a quand même des précédents. Et les précédents, on les trouve aussi dans tous les autres pays étrangers où on a mis, quelquefois, beaucoup plus de temps pour avoir un gouvernement. Passons là-dessus. Moi, je pense qu'on pourrait avoir une interprétation, je veux dire, presque encore plus cynique de ce qui se passe. C'est-à-dire qu'on voit bien que, là, ce projet de destitution brandi par Jean-Luc Mélenchon et LFI a suscité de la part des partenaires du nouveau Front populaire beaucoup de réticences. C'est le moins qu'on puisse dire. Olivier Faure, Fabien Roussel et même Marine Tondelier s'ils sont opposés.
Moi, je trouve que c'est quand même une manière de mettre un coup de pied un peu dans la fourmilière du nouveau Front populaire et peut-être même d'essayer de montrer qu'on n'a pas véritablement envie de soutenir la candidature de Lucie Castet. Je suis persuadé, et je ne suis pas le seul, que le calcul, et c'est d'ailleurs cohérent, le calcul de quelqu'un comme Mélenchon ne peut pas être la réussite de Lucie Castet. Parce que la réussite de Lucie Castet, ce n'est pas la réussite de la France insoumise. On voit bien que, déjà, le projet de Lucie Castet, aujourd'hui, il a pris un certain nombre de distances vis-à-vis du programme du nouveau Front populaire.
Et on voit que les réactions de la France insoumise n'ont pas été très favorables. Roussel et les autres n'ont pas été très satisfaites. Donc, moi, il me semble que l'objectif de Jean-Luc Mélenchon, c'est de garder la main sur la gauche, d'être le leader de cette gauche, que son objectif, ce n'est pas du tout Matignon à court terme, mais bien l'élection présidentielle de 2027. Et donc, on pourrait interpréter ce projet de destitution et l'impact de ce projet de destitution comme une manière de dire à ses partenaires que, pour l'instant, on n'est pas sur la même longueur d'onde.
Christophe Barbier, votre regard sur cette tribune, qui d'ailleurs, de façon assez ironique, a été quand même un petit peu éclipsée par la mort d'Alain Delon. Certains y ont vu, d'ailleurs, un espèce de barou d'honneur d'Alain Delon contre la gauche,
parce qu'on sait bien qu'il ne cachait pas ses opinions à droite. Et puis, cette impression que la dissolution convoquée en urgence n'a pas amené de bouleversements dans le pays, ça donne aussi l'impression qu'il faut que tout change pour que rien ne change, ce qui était une phrase célèbre du guépard, le film avec Alain Delon. Jean-Luc Mélenchon a quand même réussi quelque chose. Ça a rentré politique. Et en effet, ça a rentré politique sur la gauche. Qu'est-ce qui se passe ? Les Verts, le PS, le PC ne sont pas d'accord avec cette analyse, ne veulent pas de destitution, rejettent, mais ils restent. Pourquoi ils le rejettent, d'ailleurs ?
Parce qu'ils y voient comme une façon de fragiliser nos institutions,
de fragiliser, de mettre le désordre ?
Oui, ce sont des partis de gouvernement qui considèrent que la Ve République est améliorable, mais qui n'en nie pas la légitimité. Or, ils ont vis-à-vis de l'exécutif une autre arme, qui est, ils le disent, la censure. Quand on n'est pas content d'un gouvernement, on le censure. D'ailleurs, s'il n'y avait toujours pas de Premier ministre au moment de la rentrée parlementaire, peut-être qu'il y aurait une motion de censure symbolique contre le gouvernement des missionnaires.
Mais Jean-Luc Mélenchon, lui, abuse de la lecture de l'article 68 pour faire croire que ne pas nommer un Premier ministre, prendre son temps, voire choisir un Premier ministre ailleurs que dans un des groupes les plus importants de l'Assemblée, c'est une forfaiture. C'est un manquement du chef de l'État à ses devoirs, mais pas du tout. L'article 68, il est fait sur la base d'un ancien article qui concernait la haute trahison. Manquer à ses devoirs quand on est un chef de l'État, c'est pas prendre six semaines pour choisir un Premier ministre de son choix. C'est son droit le plus absolu, le plus constitutionnel.
Donc évidemment, et Jean-Luc Mélenchon le sait, son analyse juridique est nul et non avenu. Mais il a obtenu le résultat qu'il souhaitait. Le Front populaire dit qu'on n'est pas d'accord, mais le Front populaire reste. Tous les partenaires continuent cet attelage baroque qui a eu une grande efficacité électorale au moment des législatives, mais qui n'a aucune homogénéité idéologique. Et on ne voit pas comment demain pourraient s'entendre dans un même gouvernement des partis qui ne sont pas d'accord sur la lecture de la Constitution.
Alors soit ils ne sont pas d'accord et ils ne peuvent pas prétendre à gouverner ensemble, soit ils vont gouverner ensemble autour de Lucie Casté ou de quelqu'un d'autre, et il faut qu'ils se mettent au clair sur un certain nombre de sujets, dont la lecture du rapport de force institutionnel.
Gaël Slimane, finalement, Jean-Luc Mélenchon, d'une certaine manière, a réussi sa rentrée politique avec toujours la même stratégie, on clive, et toujours le même objectif,
la présidentielle de 2027. Alors oui, pour la deuxième partie de la question, c'est-à-dire sur les objectifs. Après, réussir, ça dépend à l'aune de quoi, si réussir et se remettre au centre du jeu, je suis tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit tous les trois, qui est de se remettre au centre du jeu, d'empêcher la gauche d'être en situation avec Lucie Casté, d'accéder à Matignon, parce que là, quand même, c'est pour ça que j'ai du mal à répondre, est-ce que c'est réussi ou pas réussi, ça correspond à un objectif de Jean-Luc Mélenchon.
Est-ce que c'est une réussite de se dire que pour une fois, le nouveau Front populaire arrive à proposer un candidat, une candidate, qui puisse être regardée avec une certaine bienveillance, qu'on ne puisse pas balayer d'un revers de main, en se disant, elle est trop extrême, elle est trop ci, elle est trop ça. Personnalité de la société civile sur une ligne politique qui semble relativement raisonnable, qui a reçu des appels du pied de la Macronie par le passé et notamment de Bruno Le Maire. Elle a été approchée par Bruno Le Maire pour entrer à son cabinet.
Donc, d'une certaine façon, elle était Macron-compatible.
D'une certaine manière, on pourrait le dire, on n'est pas sur une personnalité, elle avait refusé, on n'est pas sur une personnalité aussi clivante ou éruptive que les précédentes. Et je rejoins ce que vous avez dit l'un et l'autre et ce que vous avez dit aussi. La réussite, ce n'est pas le projet politique. La réussite de la gauche à Matignon, ce n'est pas le projet politique, ce n'est pas l'agenda de Jean-Luc Mélenchon.
Maintenant, dans nos sondages, là, on n'en a pas réalisé sur la séquence qui vient de s'ouvrir, mais dans nos sondages avant tout cela, il y a quelques semaines, on voyait que Jean-Luc Mélenchon était la personnalité qui suscitait le plus de rejets en France parce que, justement, les Français ont décodé sa posture comme étant une posture de clivage. Mais là, il risque quand même de fracturer une partie, alors non seulement du NFP, c'est-à-dire des parties avec lesquelles il s'est allié pour ses législatives, mais même au sein même des insoumis. Parce qu'une bonne partie des électeurs insoumis et même des porte-voix des insoumis voyaient d'un bon oeil cette candidature de...
Je parle au passé, je ne le vois pas, mais de Lucie Castet. Et donc, comprennent bien que ce que fait Jean-Luc Mélenchon, c'est quelque chose qui ne pourra que nuire à cette candidature. Elle incarnait une forme de possibilité raisonnable et il est en train de reprendre la main pour, d'une certaine manière, lui mettre des bâtons dans les roues. C'est comme ça que je le décode sur le plan de la stricte analyse politique et je ne suis pas certain qu'il en tire profit en termes d'image, en termes de popularité et même en termes de capacité à maintenir son propre camp fédéré.
Alors, cette semaine marque donc la fin de la pause politique décrétée par Emmanuel Macron avant les Jeux Olympiques. Le président va recevoir les chefs de partis et de groupes parlementaires ce vendredi en vue de la nomination du Premier ministre. Mais ce week-end, on l'a dit, c'est Jean-Luc Mélenchon qui a lancé un pavé dans la mare en menaçant le chef de l'État d'une procédure de destitution s'il ne nomme pas à Matignon une personnalité issue des rangs de la gauche. Sujet de Magali Lacroze et Christophe Roquet. Un président qui s'offre un bain de foule pour ses derniers jours de vacances aborment les Mimosas plus ou moins bien accueillis par les plus jeunes. La fin de l'été approche.
Une commémoration, celle de la libération de la Provence. Ce week-end est déjà l'annonce d'une rentrée politique
chargée.
Nous ne cédons rien à la division. Demeurons ce peuple toujours capable de renverser la fatalité du destin. La trêve olympique aurait-elle trop duré ? Toutes les forces politiques sont conviées à l'Élysée vendredi en vue de former un nouveau gouvernement. Mais dès hier dans la tribune dimanche, la France insoumise donne le ton menaçant d'engager une procédure de destitution du chef de l'État.
Il a maintenu au gouvernement un gouvernement des missionnaires pendant maintenant un mois et demi. Et comme je vois que le président de la République fait tout pour essayer en quelque sorte d'annuler le résultat des élections législatives, oui, avec mes collègues de la France insoumise, nous disons, attention, oui, nous allons à ce rendez-vous, nous demandons à nommer Lucie Casté comme chef du gouvernement, mais si le président de la République décide de s'asseoir sur le résultat des élections, ça ne restera pas un punier.
Mais voilà, les alliés du nouveau Front populaire ne sont pas vraiment sur la même ligne. En quelques mots, les socialistes se désolidarisent.
Cette tribune n'est signée que par les dirigeants de LFI. Elle n'engage que leur mouvement.
Chez les Verts, on préfère commenter l'invitation de vendredi à l'Élysée pour y voir un espoir.
Je vais choisir d'y voir un geste favorable parce qu'il nous reçoit déjà premier dans le rang protocolaire, dans l'ordre protocolaire,
c'est que quelque part il reconnaît notre ordre d'arrivée aux élections législatives. Il était temps, enfin ça va avancer, c'est ça que je décide de retenir et surtout le fait qu'on aille tous ensemble au sein du nouveau Front populaire, les chefs de partis, les présidents de groupes parlementaires, Lucie Casté, ça va faire 12 personnes reçues par Emmanuel Macron ensemble. Lucie Casté, cette hôte fonctionnaire que la gauche voudrait voir à Matignon, a passé ses vacances en campagne, dans le Nord, dans le Loiret avec les ouvriers de Duralex, un été très médiatisé, très entouré, pour le dire et le répéter, elle est prête.
L'idée c'est de gouverner avec tous ceux qui auront envie de mettre en oeuvre nos propositions, je l'ai dit, on fera des compromis, on travaillera avec toutes les personnes de bonne volonté qui partagent nos grandes orientations politiques.
D'autres noms circulent pour Matignon parmi eux, un ancien premier ministre, ancien socialiste, ex-ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui cet été encore a dit, pourquoi pas ?
Je n'ai jamais refusé de mettre de la sagesse là où il n'y a que de la déraison et s'il faut le faire de façon collective, je serai toujours prêt à cela.
Deux anciens ministres de Jacques Chirac sont évoqués, Michel Barnier, Jean-Louis Borloo, mais à droite, celui qui a fait parler de lui tout l'été, c'est Xavier Bertrand. Le Figaro rapporte que cet été, Emmanuel Macron se renseigne.
Il est comment ? demande-t-il à ses interlocuteurs. Il est prêt à relever le défi, lui répond une proche de Xavier Bertrand. Il est préparé. Et même les anciens de sa famille lui veulent du bien. Il a beaucoup de qualité, Xavier Bertrand. Xavier Bertrand est un homme politique avec une très grande compétence et peut servir grandement la France.
En attendant la décision du président, quelques jours avant le premier grand rendez-vous politique de la rentrée, vendredi à l'Elysée, Marine Le Pen se dit indigné
que Lucie Casté ait elle aussi été invitée.
Alors, Christophe Barbier, question de téléspectateurs. Je rappelle d'ailleurs que vous pouvez poser vos questions en flachant le QR code qui s'affiche en bas à gauche de l'écran. Voilà, il est là, je le pointe, en bas à droite de l'écran. Question de Catherine dans l'ISER, Christophe Barbier. Un premier ministre technicien ne serait-ce pas la meilleure des solutions ? Ça veut dire quoi d'abord technicien ?
Technicien, ça veut dire qu'il n'est pas encarté dans un parti politique, qu'il n'a pas de carrière d'élu, qu'il n'a pas surtout d'ambition personnelle notamment pour 2027. Et en effet, ça fait un pédigré qui désamorce beaucoup de choses à l'Assemblée nationale. Parce que parmi les noms qu'on a vu passer, tous ceux qui peuvent être des présidentiables sérieux en 2027, s'ils réussissent à Matignon, dans ce cas de figure très délicat, eh bien ils auront contre eux les fusils de tous leurs rivaux et de tous ceux qui seront jaloux ou inquiets. Donc d'envoyer à Matignon des profils aussi lourdement politiques qu'un Xavier Bertrand ou qu'un Bernard Cazeneuve, c'est les envoyer au casse-pipe.
Parce qu'à la moindre occasion, sur un texte budgétaire, sur une loi, il y aura une coalition de ceux qui ne seront d'accord sur rien, sauf sur on se débarrasse de lui ou on se débarrasse d'elle. Et donc un technicien échappe à cela. Un technicien, c'est quoi ?
C'est un haut fonctionnaire qui venant d'un parcours d'expertise de l'État en étant passé, je ne sais pas moi, par le Conseil d'État, la Cour des comptes, la Banque de France, la Direction du Trésor, arrive en disant écoutez, moi je ne fais pas de politique, je regarde les comptes, je vous dis ce qu'il faut faire pour que la France ne dégringole pas, pour qu'elle arrive à avoir une économie et des finances publiques qui tiennent debout. Je vous propose, si vous ne vous en voulez pas, moi je retourne à mon poste, c'est à vous d'être responsable.
Pas facile pour un groupe politique de gauche radicale, d'extrême droite, du centre, de dire à un moment donné nous ne sommes pas d'accord avec la politique menée, nous voulons que ce gouvernement s'en aille. Il faudra trouver des arguments solides et pas des arguments idéologiques. Donc en effet, un ministre, premier ministre technicien, ça peut être une carte pour Macron avec deux autres avantages. D'abord, il n'y aura pas d'inimitié entre le président de la République et lui. On sait qu'Emmanuel Macron est assez ombrageux et que la mésentente qu'il y a pu y avoir avec Édouard Philippe sur la fin ou même avec Gabriel Attal ces dernières semaines, ça a joué.
Le président qui est déjà en cohabitation politique n'a sans doute pas envie de se retrouver en cohabitation psychologique avec des séances de chiens de faïence quand il recevra son premier ministre. Deuxièmement, un premier ministre technicien dans un pays comme la France, ça peut avoir son moment de popularité. Le docteur qui est au chevet du malade, qui ne fait pas de politique, qui n'a pas d'ambition pour lui-même et qui dit aux Français écoutez-moi, je travaille pour vous. C'est un peu ce que Giscard d'Estaing avait réussi avec Raymond Barr au tout début en 1976 quand il avait fait venir le meilleur économiste de France à Matignon.
Il ne mettait pas dans l'arène un futur présidentiable, même si en 88, Barr s'est présenté. Il mettait quelqu'un de compétent dans un moment difficile qui était le choc pétrolier.
Alors Caroline Michel-Aguire, on a des noms de techniciens qui circulent et qui pourraient être nommés l'année prochaine, pourquoi pas, Premier ministre à Matignon et des noms connus. Juste avant de vous répondre à un rebond, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que vient de dire Christophe. Justement à cause de la situation de nos finances publiques. Dans l'absolu, oui, vous avez raison. Mais là, comme on sait, on a eu un déficit record qui n'était pas prévu par le précédent gouvernement. Les prévisions pour 2024 sont de 4,9%. Et surtout, la France s'est engagée auprès de la Commission européenne à atteindre 3% de déficit budgétaire en 2027.
Or, votre réaction spontanée, c'est de dire il faut réduire. Non. Il y a deux façons possibles quand on a un trou dans son budget, et tous les Français le savent, c'est de réduire les dépenses ou d'augmenter les recettes. D'accord ? Donc, il y a une option, il y a deux options politiques qui sont totalement différentes. On le sait, la droite et Emmanuel Macron dit il faut réduire les dépenses, ce que vous avez dit, il faut réduire. La gauche, et c'est dans le programme du NFP, dit il faut augmenter les recettes en augmentant l'imposition des plus riches et des grandes entreprises.
On voit bien que cette décision-là, elle est éminemment politique, est un technicien potentiel, aura une décision éminemment politique à prendre qui est de savoir soit l'un, soit l'autre, soit un équilibre entre les deux. Si c'est un vrai technicien, il fera les deux. Soit un véritable équilibre entre les deux. Mais on voit bien que cette option-là, le profil du technicien va avoir avec lui cette option politique qui est un peu plus d'augmentation des impôts, un peu moins de ceci. Pour répondre à votre question, on a plein de profils qui ressemblent à ça, qui peuvent aller de Jean-Claude Trichet à... Ancien gouverneur de la Banque de France et de la Banque Centrale Européenne.
Et les gens qui parlent de lui pensent à ce que Mario Draghi qui était... En Italie. Voilà, a fait en Italie qui lui aussi avait dirigé la Banque Centrale Européenne. On a parlé d'Olivier Blanchard aussi, économiste du FMI. mais pourquoi pas Pierre Moscovici de cette manière, président du Conseil de la Cour des Comptes, pardon, qui en effet a un parcours politique mais qui aujourd'hui a cette carte de la Cour des Comptes avec des rapports assez réguliers sur les finances publiques. L'ancien patron de Michelin également, j'ai vu. Alors, il y a aussi des noms qui circulent de chefs d'entreprise. Alors, est-ce qu'un chef d'entreprise est technique ? Voilà.
En fait, je vais vous dire, ce qu'il y a, c'est que derrière ça, derrière cette espèce de loterie du qui est qui, là, je ne sais plus comment ça s'appelle ce jeu où on essaye de savoir à la fin qui est qui, en fait, Emmanuel Macron a défini, lui, le Premier ministre qu'il veut. Et le Premier ministre qu'il veut, il n'augmentera pas les impôts. C'est la seule et unique raison pour laquelle il dit ce ne sera pas Lucie Castel. Parce qu'en vérité, il n'y a pas d'autre raison que celle-là, la décision, l'opinion personnelle d'Emmanuel Macron qui est de dire qu'on ne doit pas augmenter les impôts.
Parce que sinon, la logique, il me semble, ce serait de nommer Lucie Castel, enfin, en tout cas, la candidate du NFP qui, malgré tout, s'il n'a pas la majorité, est arrivée en tête et de voir si elle tient ou pas. Pourquoi se refuse-t-il à tenter l'expérience quitte ensuite à ce qu'elle soit renversée au bout d'une semaine ou deux semaines par le Parlement ? Parce que, c'est exactement ce que je viens de vous dire, parce que dans son espèce de casting, mais il n'est pas censé faire un casting à président de la République à ma connaissance, si, il a dit le futur ou la future Premier ministre ne doit pas augmenter les impôts.
Alors, Jean Garrick, votre regard sur comment choisir, comment doit-on choisir le Premier ministre ? Et puis, pour revenir sur ce qui a été dit dans le sujet, l'hypothèse, Bernard Cazeneuve qui est assez en retrait par rapport à la vie politique, qui a été Premier ministre à la fin du mandat de François Hollande, qui est un socialiste bontain, si l'on peut dire, est-ce qu'elle vous paraît probable ? Alors, pour la première question, je suis obligé de répondre que le président de la République, il fait ce qu'il veut quand il choisit un Premier ministre. Il pourrait nommer Didier Deschamps, je le disais ce matin dans la presse. La réaction de l'opinion serait peut-être plus négative.
mais a priori, les institutions lui donnent le droit de choisir qui le veut. Il y a une interview célèbre de François Mitterrand il y a quelques années qui répondait comme ça à une interview où on le pressait de choisir un Premier ministre et il disait c'est à moi de choisir. La discussion n'existait même pas à ses yeux. Ce n'est pas une raison pour nous priver justement d'un Premier ministre qui corresponde à la donne politique d'aujourd'hui. et donc l'idée de choisir éventuellement un Premier ministre qui serait issu de la coalition arrivée en tête n'est pas une idée absurde.
On peut néanmoins se poser des questions sur la capacité d'un gouvernement dirigé par Mme Castel et dans lequel éventuellement je le suppose LFI légitimement réclamerait toute leur part. Donc des ministres et des ministres la France insoumise. La France insoumise. On peut se poser des questions sur la pérennité d'un gouvernement de ce type parce que toute la question là-dedans c'est une question de motion de censure. Je veux dire quelle architecture gouvernementale quel Premier ministre sera capable de survivre à une éventuelle motion de censure ? À tout moment si la moitié des députés votent contre le gouvernement Lucie Castel immédiatement ils tombent. Exactement.
Or c'est facile de mobiliser la moitié de l'Assemblée nationale ? Ça me paraît assez facile dans la mesure où le Rassemblement national qui en l'occurrence est le maître de la situation le Rassemblement national s'est engagé à voter une motion de censure contre un gouvernement dirigé par Lucie Castel C'était une incertitude. Maintenant semble-t-il ça ne l'est plus.
Et ça ça veut dire que alors on peut donner sa chance au produit et dire bon ben laissons-la expérimenter essayons de voir cette relance par la consommation qui dans les dernières années a toujours été un échec mais peu importe essayons de tentons cette expérience mais si c'est pour que cette expérience capote au bout de quelques semaines là il faut prendre en compte les intérêts de la France il faut aller un petit peu plus loin que la stricte arithmétique parlementaire c'est-à-dire la France renverrait l'image d'un pays instable ou avec un gouvernement un pays instable et n'oublions pas avec l'échéance on en reparlera tout à l'heure du vote de la loi de finances etc.
Il y a un budget à préparer remettre de l'instabilité dans ce système qui pour l'instant est en pleine capilotette ça me paraît difficile alors pour revenir je termine juste sur Bernard Cazeneuve pour compléter Bernard Cazeneuve il a pour lui d'avoir une image c'est-à-dire celle d'un homme d'état la sagesse plutôt que la déraison la sagesse une réussite quand il était ministre de l'intérieur et quand il a été premier ministre de transition à la fin du quinquennat de François Hollande maintenant le problème c'est qu'il est rejeté par la majorité du parti socialiste est-ce qu'il est rejeté par les militants du parti socialiste est-ce qu'il est rejeté par les électeurs de gauche ça j'ai plus d'incertitude il ne faut pas oublier le poids des images le poids de ce que son expérience précisément de sa capacité à se mettre un peu en surplomb par rapport précisément comme le disait Christophe à ce qui pollue au fond aujourd'hui toute tentative de compromis ou de coalition c'est-à-dire l'obsession présidentielle de 2027 s'il advenait que Bernard Cazeneuve puisse se détacher précisément de cet horizon 2027 donner le sentiment qu'il est capable de former un gouvernement qui surplombe justement ces enjeux-là alors pourquoi pas Bernard Cazeneuve parce que l'expérience la compétence on peut dire qu'il l'a mais je le répète le gros problème pour l'instant en tout cas c'est que les réactions ont été immédiates que ça soit d'Olivier Ford de Marine Tondelier et des autres ils ne veulent pas de Bernard Cazeneuve Gaël Siman si on considère que la France est à droite pourquoi ne pas choisir un Premier ministre issu de la droite comme Xavier Bertrand dont on a parlé dans le reportage
il y a plusieurs raisons d'abord il y a une première raison sur le plan alors je ne vais pas raisonner sur le plan constitutionnel mais vous savez sur la constitution il y a la jurisprudence qui compte vous disiez Jean que le Président faisait ce qu'il voulait c'est pas du tout ce qui s'est passé depuis des décennies et que les gens n'ont pas interprété comme ça pour les Français et dans les faits le Premier ministre contrairement à ce qu'on dit en réalité s'impose au Président de la République c'est pas lui qui choisit les textes le disent comme ça mais dans les faits est-ce que ça fait plaisir à François Mitterrand de choisir Jacques Chirac en 86 est-ce que ça fait plaisir à Jacques Chirac
dans les circonstances totalement différentes majorité absolue majorité absolue
le choix était évident majorité absolue si vous voulez mais il n'empêche que là pour le coup il y a un certain nombre de sondages qui montrent que les Français ne veulent pas ne voulaient pas d'aucun des camps à Matignon et particulièrement pas du NFP sondage qu'on avait réelé dans la foulée du nouveau front populaire mais pour autant les Français dans les enquêtes trouvent que ce serait légitime que le Président de la République se tourne vers le parti à défaut de majorité absolue qui a la plus forte majorité relative et ils ont un peu de mémoire souvenons-nous des réactions lorsque Jordan Bardella disait juste avant le second tour si je n'ai pas la majorité absolue mais seulement une majorité relative je n'irai pas tout le monde disait mais comment ça se fait c'est pas possible vous devriez y aller la réalité c'est que nous sommes dans une impasse ça fait deux mois que nous le savons nous sommes dans une profonde impasse où quelques scénarios que ce soit là je parle du point de vue de l'opinion publique de la réaction des Français quelques scénarios qui sortent du chapeau d'Emmanuel Macron ne conviendra pas à une majorité de Français un sondage récent d'un de mes confrères des labs je crois pour les échos montrait que on avait 40 et quelques pourcents des Français qui disaient qu'ils verraient bien Lucie Castet qu'ils venaient de découvrir et qu'ils ne connaissent pas à Matignon parce que c'est une personnalité alors que la majorité ne voulait pas d'un Premier ministre issu du NFP mais simplement il faut bien sortir de l'ornière et dans tous les scénarios qui sont envisagés et je réponds pardon un peu tardivement à votre question Axel les scénarios proposés de stars ou de personnalités clés issus de la droite LR étant le parti parmi les grands partis qui s'est le plus planté aux dernières législatives le plus faible des grands partis ce serait quand même paradoxal de se choisir un Premier ministre issu de LR alors qu'LR a une réussite aux élections législatives bien inférieure à celle du nouveau Front populaire donc je ne dis pas qu'il y a un scénario souhaité par les Français aucun scénario n'est souhaité aucun scénario n'est souhaitable et pourtant les gens en ont assez il faut maintenant qu'une solution soit trouvée donc je ne sais pas laquelle mais ce qui est certain c'est que si Emmanuel Macron alors qu'il aurait de bonnes raisons de choisir Lucie Castel pour toutes les raisons qu'on a évoquées les uns et les autres précisément disait je passe par-dessus tout ça et je choisis un Premier ministre technique qui en réalité ne ferait qu'être l'architecte celui qui mettra en oeuvre la propre politique décidée par Emmanuel Macron ça ne pourrait pas convenir à nos concitoyens ça c'est une certitude Christophe Barbier
alors comment on en sort quel nom va sortir du chapeau et quelle est l'échéance maximum jusqu'à on voit Emmanuel Macron qui prend son temps on est à 6 semaines est-ce qu'il y a un moment où il y aura un mur il faudra prendre une décision
on voit bien que personne n'est en mesure de réunir une majorité autour de lui ni une majorité de 289 députés à l'Assemblée ni une majorité de plus de 50% des Français qui le soutiendraient donc il faut trouver quelqu'un ou quelqu'une qui ne réunisse pas trop vite de majorité contre lui et là on sait que le mur le moment de vérité c'est le vote du budget parce que le budget va être difficile à faire en effet donc il sera probablement l'objet de débats très virulents qui se terminent généralement par un appel au 49-3 qui appelle immédiatement une motion de censure des économies ou augmenter les impôts pour revenir à ce que disait Caroline il n'y a pas de bonne solution il n'y a pas de miel à distribuer donc forcément ça a une très bonne chance de se terminer par un 49-3 déclenché par le gouvernement quel qu'il soit qui affrontera immédiatement une motion de censure donc il faut que cette motion de censure échoue pour que le budget soit quand même adopté d'autres la France de finances publiques à peu près en ordre et puis d'un gouvernement qui valide son ticket pour l'année 2025 et qui continue son travail honnêtement aujourd'hui on ne voit pas comment on s'en sort de cette manière là sauf à avoir quelqu'un qui joue à fond la carte de l'intérêt national et qui dit je sais que ce budget est douloureux je sais que je fais souffrir des gens je sais que je m'écontente dans l'hémicycle plus de la moitié des députés mais si on ne vote pas ce budget on va vers le chaos on va vers les sanctions internationales on va vers une augmentation des taux d'intérêt est-ce que c'est ce que vous souhaitez ?
alors travaillons amendons corrigeons mais dans cette épure qui est l'épure nécessaire douloureuse mais nécessaire que moi technicien je propose à la France là il y a une petite chance que l'opinion dise oulala attendez arrêtez vos bêtises votez-le ce budget parce qu'on n'a pas envie d'aller vers le chaos qui est annoncé il peut y avoir une pression populaire pour que ce budget le moins mal disant possible finisse par passer sans joie sans trompette au forceps mais au nom de l'intérêt national ne pas avoir une France qui n'a pas de budget ça rejoint donc le calendrier pour avoir un budget voté il faut que le projet de loi de finances soit déposé avant le 1er octobre sur les bureaux des assemblées donc il faut compte tenu du passage en conseil des ministres du passage en conseil d'état du travail technique que dans la première semaine les 10 premiers jours de septembre on ait un budget proposé donc il y a un gouvernement encore 10 jours donc voilà or le premier ministre qui sera nommé il va avoir besoin de temps pour composer son gouvernement d'abord pour discuter avec le président de la république sur le domaine réservé pour aller voir les différents partis si je prends un tel à l'économie si je prends un tel à l'éducation est-ce que ça vous amène à poser sur moi un regard un peu indulgent est-ce que vous nous laissez une chance si je compose mon équipe ainsi à mon avis il faut une bonne semaine pour composer ce gouvernement introuvable donc vous voyez pour être prêt le 10 avec un budget il faut avoir le gouvernement nommé vers le 4-5 donc il faut avoir le premier ministre nommé la semaine prochaine
vous avez une petite idée d'un nom qui pourrait sortir du chapeau et qui correspond à tout ce que vous venez de dire Christophe
cet homme ou cette femme est introuvable si on ne va pas vers le technicien alors le pur comptable qui ne cherchera pas à être populaire qui ne cherchera pas à faire plaisir dans l'hémicycle et qui ne cherchera pas à répondre au colibet qui l'essuiera on peut aller peut-être vers un vieux sage quelqu'un qui dise écoutez moi je connais l'état je l'ai dirigé j'ai eu des hautes fonctions j'ai plus d'ambition c'est fini pour moi la politique je reviens me mettre au service de mon pays il y a quelques noms qui peuvent circuler il y a Pierre Mendes France le général de Gaulle et Raymond Poincaré ils ne sont pas vraiment disponibles sinon on peut se dire qu'un Jean-Pierre Raffarin Jean-Yves Le Drian est-ce que Jean-Pierre Raffarin est détesté par la gauche non il vient du centre et de la droite est-ce que Jean-Yves Le Drian est honi par la droite non il vient de la gauche il est passé par la Macronie est-ce qu'il y a quelque chose on va le faire ensemble c'est pas facile c'est agréable pour personne mais laissez-moi une chance laissez-nous une chance
Jean-Garrigue pour Axel de Tarlet qui est un spécialiste de l'économie je rappellerai ce qui est passé en 1926 on appelle Raymond Poincaré au pouvoir Raymond Poincaré c'est la droite c'est l'homme qui dirige la droite Raymond Poincaré forme un gouvernement on est en pleine crise financière économique c'est un désastre il forme un gouvernement d'union nationale dont le numéro 2 est le chef du parti radical Edouard Hériau c'est-à-dire la gauche de l'époque il n'y avait pas les extrêmes enfin il y avait la droite et la gauche au nom de l'intérêt national et qu'est-ce qu'ils font ils redressent le franc et le bilan de ce gouvernement a été un gouvernement extrêmement positif je veux dire on n'est pas dans la même circonstance mais ça me paraît être un modèle d'intérêt national Caroline Michel-Aguerre question de Jean-Pierre dans le Barin pensez-vous qu'Emmanuel Macron a déjà fait son choix pour le poste de Premier ministre ?
Vous pouvez lire dans vos pensées les pensez-vous dans la tête d'Emmanuel Macron est-ce qu'il a changé qu'est-ce que vous vous trouvez au vu de sa déclaration à Bamblé Mimosa ? On sait un peu maintenant je vais essayer de répondre on sait un peu comment Emmanuel Macron joue le jeu c'est-à-dire qu'il aime bien lancer des leurs lancer des noms faire réagir les uns et les autres nous voir un peu comment tout le monde réagit et nous surprendre il ne faut pas oublier que lui a sorti des noms à chaque fois de gens qui pour le coup n'étaient pas connus je voudrais quand même juste rappeler voilà de Jean Castex
même Edouard Philippe même Edouard Philippe n'étaient pas connus
il n'avait pas d'expérience de gestion au niveau national c'est quand même les profils que lui affectionne pourquoi ?
parce qu'évidemment un ça ne lui fait pas d'ombre et deux ça ne se profile pas en successeur même si a priori comment dire il ne pourra pas se représenter c'est évident on ne le voit pas couver dans son sein possiblement son successeur mais je dirais pour aller dans le sens de ce que vous disiez la crise en fait on y est on ne veut pas parce qu'on ne veut pas jouer les oiseaux de mauvaise augure le formulé mais en vrai on est en plein dans la crise on est dans une crise politique parce qu'on voit bien que les uns et les autres selon qu'on regarde la valeur absolue des forces politiques à l'Assemblée nationale ou la dynamique de qui a gagné et qui a perdu on arrive à des réponses complètement différentes vous dites la droite nous on dit à gauche bon et en fait on est déjà dans une crise politique la crise financière on y est quasiment parce que en effet les taux d'intérêt les promesses qu'on a faites à la commission européenne on est déjà dans une procédure pour déficit excessif les agences de notation nous ont dégradé donc ça veut dire que nous sommes en surveillance et pardon de le dire comme ça mais la crise sociale elle est pour demain parce que les électeurs si on regarde la dynamique ont quand même dit nous les gars on pense que ce sont aux plus riches de mettre un peu au pot et on ne peut pas se serrer la ceinture et on trouve que les services publics vont mal dans la dynamique de la gauche ils ont un petit peu d'issard si demain le premier ministre technicien arrive en disant je vais vous dire un truc pour l'hôpital ça va être moins ça les profs désolé c'est toujours pas et va falloir couper là, là et là le pays va exploser donc en vrai la crise on n'est pas dedans mais le mur se rapproche les ministres du gouvernement Attal ont tous été contraints de démissionner après la défaite du camp macroniste tout en restant au poste pour gérer les affaires courantes la plupart d'entre eux sont restés discrets durant cet été mais certains doivent maintenant s'atteler au dossier chaud de la rentrée ainsi Bruno Le Maire prépare déjà le budget de l'Etat qui sera la priorité de l'Assemblée nationale à l'automne Gérald Darmanin lui s'est rendu dans l'héros aux côtés des sapeurs-pompiers sujet de Claire Blondiaud et Michel Bouilly après quelques jours de répit Gérald Darmanin de retour sur le terrain le ministre démissionnaire était ce matin dans l'héros où deux incendies se sont déclarées hier
quand on est ministre de l'Intérieur c'est jour et nuit que l'on est attentif à la sécurité des français comme les agents de ministère de l'Intérieur on a peu de repos et peu de congés mais on le fait pour le bien-être des citoyens et donc tant que je ne serai pas remplacé à mon poste quand le président de la République le souhaitera sur proposition du ou de la prochaine première ministre je ne serai non pas dans la nostalgie mais dans l'action parce que quand on est ministre de l'Intérieur c'est jusqu'à la dernière minute qu'on est dans l'action
un gouvernement démissionnaire des ministres toujours en charge des affaires courantes mais déjà sur le départ dernière réunion il y a 15 jours avec ou sans cravate pour faire un point sur les JO des jeux et une trêve olympique parenthèse enchantée pour le gouvernement qui prend la pause sur les réseaux sociaux et se met en scène une ministre des sports qui se jette à l'eau
profite donc je ne contrôle plus du tout donc j'adore
et un premier ministre qui prend la lumière olympique supporter euphorique dans les épreuves
les JO c'est bon pour le moral moi j'aime être au milieu des Français on a ici 5000 personnes qui sont venues pour soutenir nos champions et pour moi il n'y avait pas de doutes il fallait que je sois avec eux
même pendant les JO certains n'oublient pas de faire de la politique le ministre toujours en charge des finances lance une proposition exonérée d'impôt les primes reçues par les athlètes médaillés
il ne faut pas que ces primes soient fiscalisées donc je proposerai qu'elles soient défiscalisées dans le prochain budget 2025 c'est pas à moi d'en décider je suis chargé des affaires courantes mais je préparerai des dispositifs pour que ces primes soient défiscalisées elles sont exceptionnelles elles méritent un traitement exceptionnel et puis c'est la prochaine majorité le prochain gouvernement qui décidera par un vote souverain dans le budget 2025 si elles suivent la proposition que je fais
le budget 2025 justement c'est sans doute l'un des dossiers les plus urgents il doit être bouclé au mois de septembre vacances studieuses à Bercy comme le confirme le ministre des comptes publics
le 16 juillet j'ai gelé près de 10 milliards d'euros de crédits supplémentaires le nouveau gouvernement pourra soit y renoncer soit prendre d'autres mesures pour accompagner notre désendettement
un budget préparé en catimini c'est ce que dénonce la chef de file des écologistes dans cette vidéo publiée sur son compte X au début du mois des remontées que l'on a des fonctionnaires qui participent à certaines de ces réunions c'est extrêmement préoccupant par exemple on nous parle de 2 milliards d'euros en moins pour les hôpitaux en 2025 et donc ce que je voulais vous dire et ce dont il faut que chacun d'entre vous ait conscience c'est qu'Emmanuel Macron fait son c'est une impression de lui-même il fait son gaulois réfractaire et pire que ça il est dans une entreprise méthodique de refus démocratique du verdict des urnes mais la tente est sans doute loin d'être terminé le nouveau premier ministre quel que soit son nom pourrait bien lui aussi prendre son temps pour choisir son équipe alors question téléspectateurs je rappelle donc en bas à droite vous pouvez flasher le QR code Philippe dans l'Isère Christophe Barbier les anciens ministres continuent à prendre des décisions de ministres et votent à l'Assemblée comme députés ah oui est-ce constitutionnel de faire les deux d'être au gouvernement et à l'Assemblée ?
on en a beaucoup débattu au moment où ils sont allés comme députés voter pour les postes à responsabilité à l'Assemblée nationale alors qu'ils étaient encore ministres il y a eu un débat juridique on a rappelé le précédent de 1988 quand il y avait un gouvernement démissionnaire c'était le gouvernement Rocard 1 dont certains membres avaient été élus députés aux législatives de 88 ils sont allés voter comme députés et quelques jours après ils ont été renommés dans le gouvernement Rocard 2 donc ils avaient profité aussi de ce flou là ils sont plus nombreux et ça dure plus longtemps donc c'est un véritable problème juridique il y a un cumul de casse-tête de casquette pardon et de casse-tête aussi d'ailleurs cela dit dans ce qui a été fait par ces ministres démissionnaires depuis le début juillet on ne voit rien d'abusif aucun texte majeur
aucune réponse est-ce que les français ne pourraient pas s'en satisfaire finalement d'avoir un gouvernement qui gère les affaires courantes c'est reposant c'est pas climat et la France avance
non si vous vous mettez à vous mettre sous anesthésie en permanence en pensant que ça règle votre maladie vous mourrez c'est pas bon c'est pas bon un gouvernement qui gère les affaires courantes par définition il gère pas les affaires importantes et celle-là elle ne s'arrange pas on est dans une période où en effet ça se dégrade donc il faut vite un gouvernement qui s'occupe des affaires profondes importantes graves avec des remèdes qui seront des remèdes sérieux importants et sans doute pas agréables donc non ce n'est pas bon mais on a traversé une période spéciale les Jeux Olympiques et les vacances il n'y avait rien de majeur à faire à part ce budget qui était à préparer que Bruno Le Maire décide de défiscaliser les médailles que Gérald Darmanin aille sur le site d'un incendie ou que la ministre des Sports accompagne les athlètes ça n'a aucune conséquence politique majeure à long terme donc ils n'ont pas abusé de leur pouvoir des missionnaires même les nominations qui sont passées remplacer un recteur qui part à la retraite ou un préfet démissionnaire c'était le tout venant il n'y a eu aucune inflexion politique qu'on pourrait porter au crédit de ce gouvernement et qui engage les années futures pour la France attention il y a d'autres nominations qui vont arriver qui seront importantes il y aura d'autres décisions qui ne peuvent pas être prises par quelqu'un qui n'est plus en charge pour longtemps c'est pour ça qu'on rentre là dans les 10 jours qui sont les 10 jours de la seringue où il faut absolument que le président prenne des décisions
Gaël Slimane question autre question de Franck et si Gabriel Attal était reconduit à son poste comment est-il perçu d'ailleurs par les français au sortir de cette séquence
et de ces 6 mois à Matignon alors ce serait terrible pour l'opinion publique pour répondre à votre première question et pas si mal pour votre seconde question je vais je vais m'expliciter ça on ne peut pas reconduire Emmanuel Macron ne peut pas prolonger Gabriel Attal ou lui proposer de poursuivre là encore ça a été testé dans différents sondages ces dernières semaines et on voit que les français ne comprendraient pas je reviens à ce qu'on a déjà dit vous ne pouvez pas convoquer des élections législatives en appeler aux urnes et ne pas tirer les leçons du scrutin scrutin qui désavoue l'exécutif sortant et le gouvernement sortant donc je pense que si vous interrogez Gabriel Attal à cette place à l'instant il vous dirait sans doute la même chose que moi lui-même c'est à dire que ça n'est pas possible de le proroger de poursuivre là on est dans une situation Christophe l'a dit fort justement un peu particulière on gère les affaires courantes pour répondre donc à votre seconde question les ministres que l'on a vu gérer les affaires courantes ne sont pas rejetés les français ne se disent pas c'est horrible ils ont accompagné la France pendant les Jeux Olympiques ils ont géré les choses pendant les Jeux Olympiques et pendant les vacances d'été que nous venons d'avoir ça passe mais maintenant c'est fini on va rentrer on rentre déjà dans une autre période Christophe rappelait le calendrier par rapport au vote du budget mais par rapport à l'opinion publique et à la rentrée pour les français c'est la même chose la plaisanterie doit s'arrêter il y a la rentrée de septembre il faut que des décisions soient prises et qu'un nouveau gouvernement légitime sorte du chapeau d'Emmanuel Macron ou de qui vous voudrez dans les semaines qui viennent parce que ça ne pourra pas perdurer nous ne sommes pas la Belgique ou les Pays-Bas qui ont pu finalement vivre sans gouvernement l'un pendant 18 mois l'autre pendant 15 mois je crois enfin pendant très longtemps parce qu'on a besoin d'action mais je reboucle simplement avec ce qu'on disait il y a un instant gouvernement technique oui et non le message des urnes si on le comprend à l'aune de faut-il dépenser plus ou dépenser moins le message des urnes c'est il faut dépenser plus parce que que ce soit la gauche avec le NFP ou le Rassemblement National les électeurs qui ont voté pour ces partis-là quand Christophe vous disiez il faudra prendre des mesures difficiles un technicien qui comprend ce que ça veut dire ça ne passerait pas du tout dans l'opinion publique les français ne peuvent pas avoir sanctionné Emmanuel Macron et voté en large part pour des partis qui leur promettaient alors peut-être demain on race gratis si vous voulez mais en tout cas qui leur promettaient davantage d'aide et moins d'impôts pour la majorité d'entre eux mais plus d'impôts pour les plus aisés on ne peut pas avoir voté pour ça et se retrouver avec un gouvernement qui mènerait une politique Macron avec le risque d'avoir
une crise sociale
avec le risque d'avoir des super gilets jaunes alors voilà le risque de la crise financière il est là de toute façon et le risque de la crise sociale il nous pend au nez si les décisions qui sont prises dans les 8 ou 10 jours qui viennent heurtent les français à ce moment-là la position d'Emmanuel Macron de Jean-Luc Mélenchon qui parle de forfaiture qui n'est pas audible pour le moment elle prendra du sens pour l'opinion publique
Caroline Michel-Aguire alors donc pas question de reconduire Gabriel Attal à Matillon néanmoins est-ce qu'on peut imaginer que certains ministres en poste soient reconduits eux parce qu'on estime que finalement ils seraient compatibles avec le nouveau premier ministre qui décidera alors on peut même imaginer que dans son casting qu'on évoquait d'Emmanuel Macron il y ait en effet cette condition de ne pas augmenter les impôts mais aussi une condition qui soit de maintenir certains ministres je pense en particulier aux affaires étrangères Stéphane Séjourné et à la défense Sébastien Lecornu Lecornu pourquoi d'abord parce que ce sont des proches et par ailleurs parce que sur ces domaines régaliens donc je pourrais aussi citer l'intérieur éventuellement sur ces domaines régaliens on sait que le pardon c'est faux ce que je viens de dire c'est surtout sur la politique extérieure on sait que le premier que je vais y arriver le président de la république par usage a son mot à dire pour le choix qui est fait des ministres par le gouvernement et c'est là où le casting devient enfin je veux dire les conditions qu'il pose même si je suis d'accord avec vous que la lecture de l'Assemblée nationale rend difficile de dire ça va être tel premier ministre mais les conditions qu'il pose qui seraient pas d'augmentation du budget un parfum de cohabitation enfin on aimerait bien quand même que ces journées Lecornu ces journées qui a continué à faire des voyages il était la semaine dernière au Liban le ministre des Affaires étrangères le ministre des Affaires étrangères ça rend l'équation complètement impossible parce qu'il y a quand même eu des élections il y a quand même eu une dynamique un message les français ont dit quelque chose à Emmanuel Macron et il faudrait un espèce de de jeanus de premier ministre à double visage qui ferait comme le premier ministre dit mais qui dirait aussi au français je vais y arriver qui dirait comme le président de la république dit et qui à la fois dirait au français je vous ai entendu je vais faire des mesures sociales un peu enfin c'est il y a un moment soit on a gagné soit on a perdu ça peut pas être les deux en même temps et Jean Garrick qui pourrait se réoler qui est sorti au réolé du succès de la sécurité lors des Jeux Olympiques oui Gérald Darmanin a réussi au moins sur ce terrain là non moi je suis assez d'accord je pense qu'il faut que le gouvernement qui va surgir là le premier ministre qui soit nommé soit un vrai premier ministre de cohabitation d'ailleurs les français ont voulu dès 2022 la cohabitation ils voulaient avoir un gouvernement qui ne pratiquent pas la politique d'Emmanuel Macron et ça c'est vrai que c'est aussi un message qu'on peut lire dans les dernières élections même si c'est un message quand même qu'il faut interpréter avec souplesse parce que c'est un message d'augmentation du budget de politique sociale etc mais c'est aussi un message de sécurité et de lutte contre l'immigration c'est pas du tout la politique de la France insoumise parce que vous avez 10 millions d'électeurs du Rassemblement National d'où la complexité encore plus grande de l'équation ce qui me semble certain c'est que le gouvernement qui sera en place justement se distingue de manière très claire du président de la République et que le président de la République de ce fait prenne aussi du recul par rapport au lapsus révélateur que vous avez fait parce que à plusieurs reprises vous parliez de Macron comme un premier ministre et oui parce que nos présidents de la République aujourd'hui sont des super premiers ministres donc moi je pense qu'il faut absolument que ce gouvernement ne pratique pas la politique d'Emmanuel Macron évidemment c'est compliqué parce que ça veut dire soyons clairs plus de social mais ça voudrait peut-être dire aussi plus de sécurité plus de fermeté contre l'immigration c'est une équation très compliquée et pour une équation de ce type je ne vois qu'une chose une révolution culturelle l'intérêt national je ne vois pas d'autres solutions ou en tout cas ça me paraît être la moins mauvaise alors malgré la victoire du nouveau front populaire aux dernières élections législatives la gauche reste empêtrée dans ses divisions et comme souvent le point d'achoppement tourne autour de LFI et de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon Anne Macignon et Diane Cacierella sont allées à la rencontre des militants et des figures du PS pas toujours d'accord quant à l'attitude à adopter face à leur partenaire de gauche reportage plein été l'effervescence des vacances
les enfants sont heureux
on s'amuse bien il n'y a finalement que la mère de la commune Hélène Geoffroy qui ne parvient pas vraiment à déconnecter du quotidien
j'essaie de me projeter dans l'avenir de la vie parce qu'on se dit son été perturbé
par l'instabilité politique au sommet de l'état Hélène Geoffroy est membre du PS depuis 1997 et à la tête d'un des courants minoritaires du parti aujourd'hui elle s'inquiète de l'attitude de la stratégie de la gauche bonjour ça va ? oui ça va plutôt que de dire
nous ne parlons à personne nous sommes les seins parce que nous sommes de gauche dans une impasse et parce que nous sommes arrivés devant nous avons cette responsabilité
plus que les autres formations politiques de dire avec qui nous et sur quel sujet
et ça maintenant moi j'aurais que les députés du nouveau fond populaire discutent avec les députés d'ensemble ou de la ligne du président de la république parce que je rappelle quand même que c'est lui qui nomme le premier ministre ça montrerait que nous
nous sommes une ouverture vers la majorité et non vers la France insoumise ce n'est pas ce qu'a décidé la direction du PS même si ces derniers jours un petit signe a été envoyé dans une lettre publiée lundi dernier la tête d'affiche du NFP Lucie Casté défend un futur gouvernement prêt à tendre la main
il devra en premier lieu tenir compte du fait que la majorité sur laquelle il s'appuie n'est que relative et qu'il lui sera dès lors nécessaire de convaincre au-delà des rangs du nouveau front populaire pour construire des majorités parlementaires
tout faire pour protéger l'accord du nouveau front populaire au sein du PS la direction rappelle à l'ordre les voix dissidentes
j'espère que ces socialistes qui expriment aujourd'hui des réserves ou des inquiétudes n'ont pas pour objectif de prêter main forte à une opération politique d'Emmanuel Macron qui serait une sorte de déni du résultat démocratique des élections législatives il y a une quantité de défis considérables devant nous il serait dommage que dans ce moment précis les socialistes se regardent le nombril s'inventent des débats artificiels inutiles et qui ne sont pas à mon avis à la hauteur de la situation historique
mais pour certains la rupture est déjà actée ces militants rêvent aujourd'hui que leur parti prenne de la distance avec la France insoumise
pas forcément qu'on se sépare d'eux mais en tout cas il faut qu'on impose notre vision par rapport à l'effet Laurent, Gisèle et Pierre militent pour le PS depuis une vingtaine d'années Olivier Faure tout de suite s'est mis derrière il a laissé parler Jean-Luc Mélenchon et après c'était fini on ne pouvait pas prendre de dessus Mélenchon à mon avis a une tendance à avoir monté un programme uniquement à titre personnel l'EPS lui et c'est ça sa force c'est une force de gouvernement en même temps que l'EPC et les écologistes c'est des gens qui veulent travailler pour les habitants de France ils ne veulent pas travailler à titre personnel
il y a vingt ans le parti socialiste revendiquait encore 260 000 adhérents six fois plus qu'aujourd'hui
le parti se fissure et se recolle régulièrement mais je pense qu'il y a des la structure du PS qui fait que c'est une longue vie politique pour une centaine d'années doit permettre d'avoir des fondations qui vont lui permettre de résister quand même à ces bombardements c'est certains socialistes qui sont partis avec Macron à mon avis comme il y a pire ils peuvent revenir on les accepte toujours
l'université d'été du parti socialiste aura lieu à la fin du mois à Blois l'occasion pour ses militants de demander à Olivier Faure un vote sur la stratégie du parti
Christophe Barbier
il y a un risque de scission du PS là dont l'université d'été approche
oui il y a un risque de scission du PS qui a été frôlé lors du dernier congrès et qui peut aboutir là lors du prochain congrès ça sera à la fin de l'année au début de l'année prochaine un véritable risque de scission mais un risque aussi de disparition si le PS ne se libère pas très vite de ce syndrome de Stockholm qui le voit soumis aux insoumis où on a l'impression que depuis 2022 le PS tout en étant d'accord avec pas grand chose vis-à-vis de la France insoumise et bien continue à obéir à suivre parce que leur leur destin électoral leur salut électoral en dépend d'autant qu'il y a maintenant un autre adversaire si j'ose dire sur la route du PS qui pourrait les dévorer de l'extérieur c'est Place Publique Raphaël Glucksmann qui a tiré des élections européennes un prestige et une force nouveau il n'a pas voulu il n'a pas eu l'audace le courage ou peut-être le temps de capitaliser dès les législatives il aurait pu dire au soir de la dissolution et bien qui même me suive je présente 400 candidats et de faire aux législatives ce que Macron avait fait à la présidentielle une sorte de hold-up sur la gauche où il n'aurait pas eu la majorité mais il aurait définitivement enterré la NUPES il aurait sans doute enterré le vieux PS et il serait aujourd'hui Raphaël Glucksmann le berger d'un nouveau troupeau de cette nouvelle gauche qui surgirait avec comme horizon les municipales 2026 et la présidentielle 2027 c'est encore possible ou pas ?
il ne l'a pas fait en juin peut-il le faire en octobre il annonce une grande initiative pour le mois d'octobre ça sera quoi ?
est-ce que ce sera un colloque d'intellectuels brillants sur les états généraux de la gauche et comment revenir au pouvoir hypothétiquement ou est-ce que ce sera une véritable opération politique pour dire maintenant moi Raphaël Glucksmann nous place publique nous passons à l'attaque et nous aurons des candidats dans toutes les villes y compris les villes tenues par les alliances de gauche classiques nous allons partir à l'assaut du pouvoir national comme nous l'avons fait pour les européennes il faut en avoir la musculature politique il faut en avoir aussi l'audace au soir de la dissolution il a manqué des deux Raphaël Glucksmann est-ce que ça se rattrape ? Jean Garrigue
oui la situation du parti socialiste au fond n'est pas si différente que ça de ce qui s'est passé dans les années 60 avant la reconstruction je veux dire par là que vous aviez un parti socialiste en train de s'effriter qui n'avait plus la SFIO qui n'avait plus de colonne vertébrale Guy Mollet etc et qui était sous la dépendance et même sous la domination du parti communiste aujourd'hui la France insoumise et puis une kyrielle comme ça d'instances d'organisations de rénovation du socialisme on a vu Hélène Geoffroy on pourrait parler de Michael Delafosse à Montpellier du maire de Rouen de Jean Oubli de la convention Cazeneuve etc même de François Hollande de son côté un peu comme à la fin des années 60 et ce qui avait permis d'ailleurs de rénover le socialisme de reconstruire quelque chose sauf que la grande force à l'époque de cette reconstruction c'est d'avoir un homme qui l'incarnait qui s'appelait François Mitterrand et aujourd'hui c'est un peu ce qui manque et bien justement Caroline Michel-Aguire Julien en Seine-et-Marne et pourquoi pas François Hollande en premier ministre il est toujours prisonnier du syndrome de Stockholm des griffes de Jean-Luc Mélenchon on n'entend pas beaucoup en tout cas François Hollande nous dit-on est consulté par Emmanuel Macron sur ses choix de là à accepter d'être sous les ordres d'Emmanuel Macron qui fut son ministre et qui par ailleurs l'a trahi même si bon il a quand même un cuir épais en termes de politique François Hollande il en a vu d'autres mais je pense que ce serait un peu compliqué je pense que le message politique et c'est un peu la même chose pour Bernard Cazeneuve serait quand même difficile à admettre pour les Français parce que tout ça toutes ces crises politiques toute cette déconstruction l'explosion du parti socialiste avec l'histoire que ça avait derrière elle l'explosion de la droite républicaine pour arriver à se retrouver avec François Hollande pour tous les électeurs de gauche et il faut quand même rappeler qu'il n'a même pas été en position de se représenter je ne vois pas le sénat milieu où ce serait possible
et puis est-ce que les parlementaires socialistes Laurent Baumel qu'on a vu à l'instant qui était un des frondeurs les plus virulents contre Hollande pendant la présidence Hollande il n'entraînerait pas avec lui une grande partie du Fonds populaire et juste pour préciser il faut bien différencier
entre les actuels socialistes qui sont des élus locaux qui sont assis sur leur capital politique locaux et qui ne veulent pas de l'alliance avec les insoumis et les députés qui savent que leur mandat est dépendant d'un accord de l'alliance avec la France insoumise et vous verrez qu'à chaque fois que l'un ou l'autre se prononce vous avez d'un côté les élus locaux et de l'autre les députés Gaëlle Slimane ça veut dire qu'on a quand même tout un électorat social-démocrate qui est orphelin d'une incarnation par exemple Anne Hidalgo voici l'amabilité qu'elle a lancée à l'endroit de Lucie Casté elle a dit je l'apprécie beaucoup mais il faut être lucide si une gauche peut gouverner ce sera une gauche sociale-démocrate comme si elle disait que Lucie Casté était sous l'emprise sous la tutelle de Jean-Luc Mélenchon
c'est tout le sujet depuis deux ans maintenant mais en réalité quand même on évoquait Raphaël Glucksmann il y a un instant il aura permis en tant que place publique mais PS aussi avec les européennes il aura permis au PS de sortir un peu de cette emprise il y a deux ans après les précédentes législatives vous aviez un parti socialiste croupion des insoumis et vous aviez tout le pouvoir au sein de la gauche de la NUPES c'était pas le NFP à l'époque mais au sein de la NUPES vous aviez la gauche qui était dirigée par Jean-Luc Mélenchon avec des petits partis autour dont le parti socialiste aujourd'hui la donne a changé et même dans l'assemblée législative actuelle la force politique que représentent les insoumis est largement contrebalancée et même un peu plus par l'ensemble des autres formations politiques alliées donc le PS est un petit peu moins croupion en revanche ce qu'on observe dans les enquêtes quand on interroge les sympathisants de gauche on a fait pas mal d'enquêtes d'ailleurs avec le Nouvel Obs sur le peuple de gauche comment il se situait ce qu'il voyait le peuple de gauche il est orphelin comme vous l'avez dit Axel de cette sociale démocratie à laquelle il aspirait et donc on avait testé les différents scénarios possibles juste avant les vacances et dans les scénarios possibles il y avait l'idée d'une large coalition à l'exclusion des insoumis et bien cette solution la majorité des français relative mais c'était la solution la plus souhaitée par une majorité relative de français mais y compris par les sympathisants écologistes et socialistes c'est à dire que Jean-Luc Mélenchon a tant fait et tant fait qu'aujourd'hui les électeurs de son propre camp estiment que c'est un boulet ou un handicap donc ils aimeraient bien s'en abstraire mais les solutions consistant à parachuter un Bernard Cazeneuve ou pourquoi pas un François Hollande si on fait des scénarios de politique fiction à Matignon pour d'une certaine manière mener la politique d'Emmanuel Macron ça ne pourrait pas passer dans l'opinion la seule chose qui peut passer avant les noms des individus le premier ministre le plus apprécié serait Glucksmann pour info mais la solution qui pourrait passer dans l'opinion c'est une solution où hypothétique idéaliste où le président de la république dirait je m'efface on va avoir un gouvernement de cohabitation dans lequel je mets au prorata des décisions prises et du gouvernement l'ensemble des formations politiques qui composent l'Assemblée charge au Rassemblement National aux Insoumis de refuser s'il le souhaite mais c'est ça la seule solution qui permettrait à l'opinion de se dire on ne s'est pas moqué de nous on ne nous a pas dit d'aller voter pour rien cette solution là pour l'instant on en est loin
allez tout de suite on revient à vos questions Frédéric dans le Vaucluse la menace de destitution du chef de l'État est-elle un énième coup de com' de la France Insoumise ou une procédure envisageable ?
Non ce qu'on a essayé de montrer c'est qu'a priori elle était quasiment improbable et même impossible je veux dire que les deux tiers de chaque assemblée pour voter la réunion d'une haute cour que cette haute cour aux deux tiers vote la destitution que ça se passe à la rencontre Manuel Bompard faisait remarquer que ce matin que les supporters d'Emmanuel Macron représentaient moins du tiers des parlementaires des députés sauf que les deux tiers sont divisés les deux tiers sont même aux antipodes l'un de l'autre donc ça me paraît quand même très compliqué à moins de porter la responsabilité de ce qui serait une crise majeure de nos institutions donc pour toutes ces raisons moi ça me paraît quand même très hypothétique
La droite avait tenté le coup fin 2016 contre François Hollande finissant ça s'était arrêté dès le bureau de l'Assemblée qui avait dit circuler il n'y a rien à voir ça n'est pas
la droite avait tenté de destituer François Hollande
c'était plus une mesure d'intimidation qu'un espoir de destitution Hollande ne se représentait pas il terminait mais il y avait aussi cette manière de dire on ne se laisse pas faire et vous voyez on va vous déclencher l'arme atomique mais ça n'était pas aller très loin la France Insoumise la France Insoumise n'a je crois que 4 sièges parmi les 22 du bureau de l'Assemblée même si le Front Populaire est majoritaire avec 12 les autres membres du Front Populaire ne voteront pas donc c'est morné
Caroline Michel-Aguerre question d'Alain dans le Val de Marne que reproche Emmanuel Macron à Lucie Casté de vouloir augmenter les impôts c'est enfin deux c'est un petit peu réducteur deux choses un oui sa politique et deux de vouloir enfin d'être prête a priori à avoir des ministres insoumis dans son gouvernement je trouve aussi si je peux me permettre que dans beaucoup de commentaires que j'ai entendus tout cet été il y avait pas mal de condescendance et un peu de misogynie aussi c'est-à-dire que dans les échanges que j'ai eus dans la Macronie il y avait toujours un petit côté personne ne la connaît personne ne la soutient c'est nobody oui elle n'a pas le comment dire elle n'a pas l'équation magique pour ne pas être censurée mais je trouve quand même étonnant qu'il ait pas du tout passé un coup de fil c'est-à-dire que là on sait qu'il passe des coups de fil pas directement mais qu'il fait passer des coups de fil à la terre entière bon là on a une candidate qui est soutenue qui se prépare je trouve que la moindre des courtoisies serait au moins de l'envisager
il la reçoit vendredi
alors il la reçoit vendredi mais c'est parce que le comment dire les forces du NFP ont dit on vient avec elle et qu'il l'a tolérée c'est ce qu'il a dit elle n'est pas invitée elle est tolérée on pourrait s'étonner qu'il l'invite puisqu'elle n'est pas parlementaire mais Christophe Barbier la connait-on est-elle une socialiste bontain sauce François Hollande ou une personnalité avec des idées plus clivantes plus proches de la France insoumise elle vient du PS
elle vient du PS mais elle a été quand même marquée par des engagements de gauche plus radical donc il y a deux défauts dans cette candidature c'est ce prisme idéologique un peu flou où on ne sait pas si elle serait capable de résister à la pression idéologique que mettrait la France insoumise elle est première ministre elle va devant les groupes parlementaires le mardi matin est-ce qu'elle est capable de dire non je ne ferai pas ça non je ne dirai pas ça ma politique c'est celle-là ça c'est le premier doute le deuxième doute mais il est grandement injuste c'est le fait qu'elle ait dirigé des finances à la ville de Paris et la ville de Paris n'est pas dans un état financier très très très bon mais justement elle s'en occupe ça c'est un mauvais reproche
Gaëlle Slimane les Français est-ce qu'elle est testée
dans les baromètres j'ai vu un sondage je l'évoquais tout à l'heure d'un de mes confrères juste après qu'ils aient appris qu'ils soient mis à la connaître puisqu'ils la découvrent et on avait 41 ou 42% des Français qui estimaient qu'elle ferait une bonne première mise donc une majorité disait l'inverse mais c'est peut-être le chiffre le plus élevé que j'ai vu pour l'un des candidats à Matignon depuis au moins un mois donc c'est pas si mal
donc réunion vendredi et peut-être de la fumée blanche la semaine prochaine en tous les cas on l'espère on l'espère merci d'avoir participé à cette émission rediffusion ce soir à 22h45 et on se donne rendez-vous pour un nouveau C'est dans l'air demain