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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 4 mai 2022 27 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprisesRetraites

"Accord de principe" avec le Parti socialiste, bataille des législatives, capacité à gouverner... Le "8h30 franceinfo" d'Adrien Quatennens

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Vous venez donc nous annoncer un accord avec le Parti Socialiste la nuit à porter conseil manifestement.

  • 0:28FerméeRéponse directe

    C'est pour ça que c'est un accord de principe ?

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Alors il porte sur quoi cet accord ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Donc la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 400 euros rapidement, la planification écologique, le blocage des prix, tout ça figure dans l'accord avec les socialistes.

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez tout de même fait quelques concessions avec les socialistes, par rapport à ce qui avait été déjà validé avec les écologistes ou les communistes ?

  • 4:05ComplaisanteRéponse directe

    Bon, deux choses. D'abord, la première, c'est qu'incontestablement, à deux élections présidentielles de suite, c'est un programme de rupture qui a été mis en avant.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33Invité politiqueFait
    « Beaucoup de gens, des millions de personnes qui ont voté pour l'augmentation du SMIC, pour la retraite à 60 ans, pour la planification écologique, qui ne digèrent pas ce résultat. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « J'ai entendu que plus de 70%, dans un sondage, il est paru que 70% des Français souhaitent qu'une majorité de députés les 12 et 19 juin soient issus de l'opposition. »
  • 2:32Invité politiquePromesse
    « Oui, oui, oui. C'est ce que nous allons faire. »
  • 4:25Invité politiqueChiffre
    « Jean-Luc Mélenchon a fait 22% avec notre programme L'Avenir en commun. »
  • 10:08Invité politiqueFait
    « La sortie de l'Europe, par exemple, n'a jamais fait partie du programme de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon. »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de rupture écologique sociale possible d'ampleur dans le cadre de respect de traités européens qui imposent la concurrence libre et non faussée, qui empêchent de reconstituer des monopoles publics. »
  • 11:30Invité politiqueFait
    « S'il y a des obstacles à l'application d'un programme que les Français auraient choisi dans les urnes, nous devrons surmonter ces obstacles, par une désobéissance au cas par cas. »
  • 12:46Invité politiqueFait
    « En 2005, les Français se sont prononcés par référendum. Ils n'ont pas dit non à l'Europe, les Français. Ils ont dit non à ces traités particuliers. »
  • 15:50Invité politiqueFait
    « il n'y a pas de démocratie possible contre les traités européens. »
  • 16:43Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron lui-même a, y compris avec ses partenaires en Europe, assumé de déroger à certaines règles. »
  • 19:47Invité politiquePromesse
    « nous avons fait campagne pour la sortie du nucléaire, pas demain matin, mais une sortie planifiée, organisée, selon des scénarios très sérieux et scientifiques, même s'ils sont ambitieux, qui existent. »
  • 20:07Invité politiqueFait
    « c'est un programme qui comporte la sortie du nucléaire planifié qui a été choisi et préféré. »
  • 22:36Invité politiqueChiffre
    « On parle de 70 circonscriptions. »
  • 25:15Invité politiquePromesse
    « La retraite à 60 ans dont nous engagerions les choses assez rapidement. »
  • 25:19Invité politiquePromesse
    « Le SMIC à 1 400 euros. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Présentateur10 %
  • Invité9 %
  • Auditeur8 %
  • Invité 23 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Adrien Catenance. Bonjour. Vous venez donc nous annoncer un accord avec le Parti Socialiste la nuit à porter conseil manifestement.

0:11
Invité politique

Je viens vous annoncer qu'en effet il y a désormais un accord de principe entre les délégations insoumises et socialistes qui ont discuté jusque tard dans la nuit ou tôt le matin, devrais-je dire. Et maintenant il appartient au Conseil National du Parti Socialiste, qui je crois doit être saisi dans les prochaines heures, de le valider ou non.

0:28
Auditeur

C'est pour ça que c'est un accord de principe ?

0:30
Invité politique

Oui, c'est un accord de principe entre nos délégations et maintenant la délégation socialiste doit retourner auprès des instances du Parti pour faire valider ou non cet accord. Il appartient donc au Parti Socialiste aujourd'hui de dire s'il valide ou pas l'accord trouvé entre nos délégations. Ce qui fait que cette nouvelle Union populaire, écologique et sociale qui en quelques jours a déjà rassemblé la France Insoumise, Europe Écologie, Les Verts, le Parti Communiste français pendant les heures qui viennent annoncer que désormais nous faisons ça y compris avec le Parti Socialiste.

0:56
Présentateur

Alors il porte sur quoi cet accord ?

0:58
Invité politique

Alors j'insiste bien, ce n'est pas, et nous ce que nous avons voulu faire depuis le début de cette discussion post-présidentielle, ce n'est pas un simple accord électoral. Si on avait fait un simple accord électoral, d'ailleurs on aurait discuté sans doute moins longtemps. On se retrouver autour d'une table, on aurait dit allez on met nos désaccords sous le tapis, on se partage des postes. Ce n'est absolument pas ce que nous avons voulu faire. Le choix qui a été le nôtre consiste à dire, après l'élection présidentielle du 10 avril, le second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen n'a rien réglé. Il a empêché les grandes ruptures sociales, écologiques, démocratiques urgentes.

Or il y a ce troisième bloc, resté à la porte du second tour à 400 000 voix près. Beaucoup de gens, des millions de personnes qui ont voté pour l'augmentation du SMIC, pour la retraite à 60 ans, pour la planification écologique, qui ne digèrent pas ce résultat. Nous avons observé, compte tenu de notre résultat, qu'il y avait une opportunité aux élections législatives les 12 et 19 juin, qui je le crois vont fonctionner comme un troisième tour de l'élection présidentielle. J'ai entendu que plus de 70%, dans un sondage, il est paru que 70% des Français souhaitent qu'une majorité de députés les 12 et 19 juin soient issus de l'opposition. Donc nous nous sommes fixés un but ample.

On ne va pas aller à la bataille législative, simplement pour dire qu'on va résister à Emmanuel Macron. Nous disons que les 12 et 19 juin, Emmanuel Macron peut et doit être battu, et nous pouvons le faire avec une majorité pour gouverner sur un programme de rupture. Et donc notre accord, c'est un programme, un accord politique global, y compris avec les autres formations politiques.

2:24
Présentateur

Donc la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 400 euros rapidement, la planification écologique, le blocage des prix, tout ça figure dans l'accord avec les socialistes.

2:32
Invité politique

Oui, oui, oui. C'est ce que nous allons faire. Alors il reste encore quelques détails de formulation, notamment avec le Parti Socialiste sur les questions programmatiques. Mais la discussion a commencé par cette vérification. C'est-à-dire, on est entré dans la discussion, y compris sur les circonscriptions et tout le reste, qu'à la condition, et après avoir vérifié que sur un certain nombre de points qui peut-être auraient pu apparaître comme bloquants, eh bien finalement la situation ne justifiait pas un blocage.

Donc je veux vraiment être très clair, parce que plus que le sort des différents états-majors politiques, ce qui est en jeu à cette heure, et moi je veux que toutes celles et ceux qui peut-être sont dans leur voiture, nous entendent ce matin, et ont mal digéré les résultats des présidentielles, sache que désormais, c'est une question d'heure, il peut, déjà, ce qui a déjà été fait est historique, mais on peut avoir un accord global, stratégique, programmatique, historique, qui peut nous permettre, au lendemain de l'anniversaire de la victoire du Front populaire du 3 mai 1936, qui avait permis beaucoup d'avancer sociale, eh bien d'annoncer quelque chose qui nous permet d'être en effet majoritaire les 12 et 19 juin, et de gouverner ce pays avec Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre.

C'est une manière simple de le résumer, puisque, évidemment, c'est le groupe politique duquel sera issu le plus grand nombre de députés qui enverra le Premier ministre à Matignon.

3:41
Présentateur

Alors, c'est surtout la base programmatique portée, justement, par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle qui est conservée. Est-ce que vous avez tout de même fait quelques concessions avec les socialistes, par rapport à ce qui avait été déjà validé avec les écologistes ou les communistes ? Il n'a pas été question, par exemple, du nucléaire, pour ne pas froisser les communistes, et puis sur l'Union européenne, les socialistes étaient très inquiets de la manière dont vous formulez les choses, vous qui voulez parfois déroger à certaines règles.

4:05
Invité politique

Bon, deux choses. D'abord, la première, c'est qu'incontestablement, à deux élections présidentielles de suite, c'est un programme de rupture qui a été mis en avant. Alors, en 2017, certains pouvaient se dire, oh là, c'est un accident de l'histoire, mais quand ça arrive deux fois, ça montre bien que, dans l'espace de la gauche, pour le dire rapidement, c'est un programme de rupture qui l'emporte, et qui l'emporte très largement. Jean-Luc Mélenchon a fait 22% avec notre programme L'Avenir en commun. Nos partenaires sont à des scores qui sont beaucoup moins importants.

4:33
Auditeur

Donc c'est normal qu'ils aient à faire plus de concessions ?

4:35
Invité politique

Oui, mais d'autant plus que vous avez vu ces enquêtes qui expliquaient au lendemain de la présidentielle que, contrairement à ce qu'on a pu raconter sur le vote utile, il y a eu un très fort vote d'adhésion programmatique pour le programme L'Avenir en commun, qui est un programme de rupture, je le dis, mais aussi de gouvernement. J'entends parfois la petite musique de, oui, oui, ils ne veulent pas gouverner. Si, nous n'avons fait que nous préparer à ça pendant ces cinq dernières années, à gouverner le pays, c'est un programme de gouvernement.

Donc, il y a des marqueurs, en effet, qui ont été très importants dans la campagne présidentielle, qu'on va retrouver dans cette campagne des élections législatives, puisque si une majorité issue de la nouvelle Union populaire, écologique et sociale est élue les 12 et 19 juin, quand on dit Mélenchon Premier ministre, plus que simplement avoir le plaisir de voir Jean-Luc Mélenchon s'installer à Matignon, c'est le contenu qui va être porté. Ce sont des femmes et des hommes qui, en effet, vont voir leur SMIC augmenter, vont voir les minimas sociaux augmenter.

5:21
Présentateur

Mais sur le nucléaire et sur l'Union européenne, qu'est-ce qui a changé par rapport à... qu'est-ce qui a nécessité de telles nuits de négociations avec les socialistes ?

5:28
Invité politique

Bon, la question européenne, vous l'avez dit, ça a été, en effet, un point dur de la discussion. Mais aussi, peut-être, parce qu'il y a eu beaucoup de caricatures et d'incompréhensions, je veux le dire. Moi, j'entends toutes celles et ceux qui, y compris au sein du Parti Socialiste, ne souhaitent pas l'accord, raconter toutes sortes de choses plus folles les unes que les autres.

5:46
Auditeur

D'ailleurs, pour vous, elles n'ont pas compris l'accord, elles n'ont pas compris de quoi il s'agissait, c'est de la posture. Vous dites, venez, on va vous expliquer de quoi il s'agit, ou vous dites, bon, débarras, c'est un autre PS d'un autre temps ?

5:55
Invité politique

Alors, attendez, qu'il y ait des enjeux internes dans les différentes formations politiques avec lesquelles nous discutons, c'est une évidence, on l'a constaté, y compris dans les discussions entre délégations. Par contre, il ne nous appartient pas de trancher les débats de congrès de chacun de ces partis.

6:07
Auditeur

Dans le cas du Parti Socialiste, un certain nombre de personnes disent, si l'accord est signé, nous, on s'en va. Est-ce que vous dites, vous avez votre place tout de même dans cet accord ? Est-ce que vous dites, vous avez mal compris de quoi il s'agit ? Ou est-ce que, en gros, vous signez avec un parti socialiste qui a tourné le dos au quinquennat François Hollande ?

6:21
Invité politique

Ce que nous disons, c'est que nous nous retrouvons pour appliquer un programme, pas pour faire autre chose. Et que, donc, soit on est d'accord pour appliquer ce programme, soit, en effet, se pose la question. Mais cette question, encore une fois, j'insiste bien, elle appartient au Parti Socialiste, elle est dans ses rangs. Moi, ce que j'observe, c'est qu'il y a incontestablement des désaccords au sein de cette formation politique, mais que les gens avec qui nous avons discuté, nous, font partie de ceux qui, à mon avis, n'ont pas envie de rester pieds et poings liés éternellement à l'héritage de François Hollande, à la loi El Khomri et aux souvenirs de ce quinquennat.

Et dans l'histoire du Parti Socialiste, il y a eu des conquêtes sociales et des avancées importantes. Et certains nous disent, en effet, eh bien, on considère que la ligne qui a été celle du PS pendant ces 15 dernières années nous a mis sous la ligne de flottaison. Et donc, finalement, la radicalité que vous portez avec le programme L'Avenir en commun. Mais, enfin, je veux dire, souvenez-vous des discours de Mitterrand qui disaient « Ceux qui ne sont pas pour la rupture avec le capitalisme n'ont rien à faire au Parti Socialiste ». Je veux dire, ce n'est pas très original, en réalité. Mais je crois qu'en effet, il y a une clarification en cours au sein du Parti Socialiste.

Elle est sans doute salutaire. Mais, encore une fois, plus que les États-majors politiques et leur propre sort, moi, ce qui m'intéresse, c'est de pouvoir donner à voir que, désormais, des millions de gens qui pensaient qu'on allait être coincés avec la politique d'Emmanuel Macron pendant 5 ans, avec une politique qui est socialement brutale et écologiquement irresponsable, voient une perspective. Dans 5 semaines, nous pouvons gouverner ce pays et appliquer un programme qui va changer la vie radicalement.

7:44
Auditeur

Dans quelques instants, très brièvement, Adrien Quatennens, le 7 mai, il y a la convention de désignation des candidats de cette nouvelle alliance. Est-ce qu'il y aura photo commune avec tous les signataires de l'accord ?

7:53
Invité politique

Bon, on va en discuter et vous comprendrez que, vu le temps qu'ont pris les discussions pour parvenir à un accord, on n'a pas encore eu le temps de régler tous ces détails. Mais ça va se faire. Nous, notre souhait, en effet, c'est que ce week-end, et d'ailleurs, ça a été affirmé dans tous les communiqués en bilatéral avec Europe Écologie Les Verts, avec le Parti communiste français, nous, ce que nous souhaitons, c'est qu'en effet, ce week-end, on puisse donner à voir ce coup d'envoi d'une campagne qui, malgré tout, va être courte. Je remarque qu'on n'a pas encore parlé d'Europe, si vous voulez...

8:18
Présentateur

On y revient dans un tout petit instant, on va parler effectivement du contenu de cet accord annoncé sur France Info il y a quelques instants. Adrien Catenens, avec nous, juste après le fil Info à 8h41, c'est avec Margot Karoff.

8:32
Invité

Après des longues nuits de négociations, un accord de principe vient finalement d'être trouvé entre l'EPS et LFI. Il doit être soumis à la validation d'un conseil national convoqué en urgence dans les plus brefs délais, selon les informations de France Info. Cette union pour les législatives rassemble aussi Europe Écologie Les Verts et les communistes ralliés depuis hier soir. Et pour pouvoir voter les 12 et 19 juin prochains, c'est aujourd'hui la date limite pour s'inscrire sur les listes électorales par Internet. C'est jusqu'à vendredi pour le faire en mairie.

La Commission européenne propose aux États membres de nouvelles sanctions à appliquer à Moscou un embargo pétrolier progressif sur une période de 6 à 8 mois, sauf pour la Hongrie et la Slovaquie, complètement dépendantes de la Russie. Sur le terrain, les forces russes ont lancé l'assaut sur l'usine d'Azovstal, la dernière poche de résistance à Mariupol. Aux États-Unis, l'Oklahoma interdit l'IVG après 6 semaines de grossesse. Décision prise au lendemain de la révélation d'un projet de la Cour suprême américaine qui vise à donner le droit aux États d'interdire l'avortement. Le président américain Joe Biden se dit très inquiet.

Il lance une grande bataille politique sur ce sujet pour le scrutin de mi-mandat cet automne. France Info

9:45
Présentateur

Le 8.30 France Info, Néhila Latrousse, Laurin Sénéchal.

9:50
Auditeur

Adrien Cattin, cet accord de principe qui doit encore être validé par les instances du Parti Socialiste prévoit que des règles européennes puissent être contournées si elles empêchent d'appliquer le reste du programme, du projet commun. Est-ce que c'est de l'euroscepticisme ?

10:04
Invité politique

Non, alors j'étais en train de vous le dire et je veux le dire très clairement ce matin à votre micro. La sortie de l'Europe, par exemple, n'a jamais fait partie du programme de la France Insoumise et de Jean-Luc Mélenchon. Ce que nous disons est très pratique en réalité et d'ailleurs ça a été compris et c'est pour ça que je crois qu'on a pu avancer sur un accord, y compris avec par exemple les premiers qui ont paqueté avec nous, Europe Écologie Les Verts, qui sur cette question-là peuvent pas être trop soupçonnés. Et y compris, on avait quelques points de discussion. Ce que nous disons est assez simple.

Il n'y a pas de rupture écologique sociale possible d'ampleur dans le cadre de respect de traités européens qui imposent la concurrence libre et non faussée, qui empêchent de reconstituer des monopoles publics. Je pense par exemple à l'énergie. Donc en fait, ce qu'il s'agit de dire...

10:46
Auditeur

Vous avez dit les points sur lesquels vous pourriez déroger à la Réunion européenne ?

10:48
Invité politique

Assez simplement, c'est-à-dire que moi je veux rappeler que l'Union européenne, elle protège aussi sur un certain nombre de sujets. Je pense à l'État de droit, à des droits humains, évidemment nous n'avons aucunement l'intention de déroger à cela. Nous condamnons d'ailleurs fermement les États qui pour le coup désobéissent, mais sur ce fond-là. Je pense à la Pologne, à la Hongrie, à ce que font ces gouvernements, ça n'est pas notre sujet. Et d'ailleurs je veux être très clair aussi sur le fait que la désobéissance, c'est un terme qui a l'air de faire peur, mais non, la désobéissance c'est pas un objectif politique, c'est pas une fin.

On va pas nous se lever d'enthousiasme pour dire on va désobéir. C'est quelque chose de pratique. C'est de dire, il y a dans ce programme des points d'avancée sociale majeure, d'avancée écologique majeure, quand l'État, les traités européens, empêcheraient de réaliser. Ce que nous disons est donc très simple. S'il y a des obstacles à l'application d'un programme que les Français auraient choisi dans les urnes, nous devrons surmonter ces obstacles, par une désobéissance au cas par cas. Et je veux vous dire que sans que ça fasse l'actualité de tous les jours, beaucoup de pays le font déjà, sans qu'on dénonce pour autant une Europe à la carte.

Je vous prends quelques exemples, juste pour la pédagogie du sujet. Mais par exemple, l'Espagne sur les prix de l'énergie, elle désobéit régulièrement au cas par cas.

11:54
Auditeur

Il demande des dérogations, il négocie des dérogations, il ne désobéisse pas de manière unilatérale à des règles qu'ils ont signées.

11:59
Invité politique

L'Allemagne, par exemple, le fait sur la mise en concurrence de ces entreprises de l'eau potable. Le Portugal le fait sur des questions budgétaires.

12:07
Présentateur

Mais pourquoi ne pas commencer par dire, on va négocier avec l'Union Européenne, comme tu dis Naïla, c'est ce que font les autres pays.

12:13
Invité politique

C'est là qu'on doit bien se faire comprendre. Bien sûr, nous, nous avons toujours dit, et Jean-Luc Mélenchon a toujours dit, qu'il n'était pas question de sortir de l'Europe, que d'ailleurs on ne faisait pas l'Europe sans la France. C'est impossible. Et que la France, si elle accepte de peser de tout son poids, parce qu'elle pèse en Europe, je veux dire, c'est 18% de l'économie européenne, ça n'est pas la situation de la Grèce, par exemple, de Tsipras, qui négocie avec 2% de l'économie européenne.

Donc bien sûr que la France doit peser de tout son poids pour essayer de faire évoluer ces traités, dont au passage, je rappelle, parce que ça va être un point de détail, mais ça explique aussi beaucoup l'histoire de la gauche récemment dans ce pays, c'est qu'en 2005, les Français se sont prononcés par référendum. Ils n'ont pas dit non à l'Europe, les Français. Ils ont dit non à ces traités particuliers, qui empêchent l'harmonisation sociale et fiscale, qui donc nous emmènent vers le dumping. Tout ça, on ne peut pas le tolérer.

Et on ne va pas attendre que les 27 se mettent d'accord sur tout, pour faire des choses urgentes, comme par exemple reprendre la main sur les entreprises de l'énergie pour pouvoir faire la bifurcation écologique, pour n'est-ce que cet exemple-là. Mais j'en cite un autre.

13:13
Auditeur

C'est une partie de l'accord avec les communistes.

13:14
Invité politique

Bien sûr, mais si demain nous disons, par exemple, nous voulons aller vers l'agriculture paysanne, bio, relocalisée, donc il va falloir protéger nos agriculteurs. Si vous dites que vous interdisez les pesticides en France, il faut que vous empêchiez que des produits pleins de pesticides arrivent de l'extérieur. Sauf que les traités européens vous empêchent de cela. en vertu des lois de la libre concurrence.

13:34
Auditeur

Mais pour très bien comprendre, si demain, il y a une nouvelle union populaire écologique et sociale majoritaire à l'Assemblée, ça veut dire qu'il y a cohabitation, ça veut dire qu'il y a un gouvernement qui est effectivement, avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon, ça, tous les partis s'accordent à signer cet accord-là.

13:47
Invité politique

Oui, mais c'est important de le dire ça, juste un instant. C'est important de dire que tout le monde est d'accord pour dire qu'en effet, Jean-Luc Mélenchon sera Premier ministre.

13:52
Auditeur

Très bien, s'il est à Matignon, son ministre des Affaires européennes, qu'on comprenne bien, son mandat, ce sera de renégocier les traités ou de négocier les sanctions si on déroge à des règles ?

14:02
Invité politique

Son mandat, ce sera évidemment, et d'ailleurs, c'est aussi le cas du président de la République et de l'ensemble du gouvernement, Leur mandat, ce sera en effet d'assumer une discussion, voire une forme de rapport de force pour faire évoluer les choses positivement. Encore une fois, il ne s'agit pas de vouloir la dislocation de l'Union européenne, qu'on soit très clair. Mais vous n'avez pas peur, d'ailleurs,

14:21
Présentateur

si la France, vous dites tout à l'heure qu'elle pèse autant au sein de l'Union européenne, si la France commence à déroger la certaine règles, vous n'avez pas peur que ça ouvre la boîte de Pandore, que tous les pays se mettent à déroger ?

14:31
Invité politique

Non, je crois qu'encore une fois, la priorité absolue, c'est de dire que la France peut peser de son poids dans l'Union européenne pour faire évoluer les choses. D'ailleurs, j'aime autant vous dire qu'on a eu quelques communications, y compris avec des Européens dans cette séquence.

14:45
Présentateur

Des eurodéputés verts allemands, par exemple, s'inquiètent de s'insigner en technologie verts en France.

14:49
Invité politique

Ce que nous sommes en train de faire, parce que c'est de portée historique ce qui peut se passer là en France, ce que nous sommes en train de faire est observé ailleurs dans l'Union européenne et nous aurons des partenaires. Il y a des gens qui attendent qu'un gouvernement français assume le rapport de force qu'il faut pour faire évoluer l'Union européenne et pour qu'elle ne se résume pas à ce que nous avons aujourd'hui sous les yeux. Arrêtons-nous un instant, mais ce que nous avons sous les yeux aujourd'hui, quand on regarde l'Union européenne, c'est assez loin quand même de l'Europe de nos rêves qui nous a été vendue, de coopération entre les peuples.

C'est un marché, malheureusement, un marché qui empêche l'harmonisation sociale et fiscale et nous empêche, je l'ai dit, de faire un certain nombre de choses que nous devons faire. Il y a des ruptures écologiques et sociales qui doivent s'opérer. Alors bien sûr, ce serait plus facile de les opérer à 27 et pour ça, la France doit pouvoir peser de tout son poids pour faire évoluer les choses en ce sens. Mais ce que nous disons, c'est que si les Français choisissent ce programme, nous n'allons pas passer le quinquennat à leur dire, nous n'appliquerons pas le programme parce qu'il y a des règles qui nous en empêchent.

Il y avait un ancien commissaire européen, Jean-Claude Juncker, qui disait une fois, il n'y a pas de démocratie possible contre les traités européens. Oubliant au passage que ces traités ont été, pour le coup, refusés démocratiquement dans notre pays. Nous, ce que nous disons, à la France Insoumise en tout cas, ça a toujours été de notre discours, c'était de dire, il n'y a pas de traités européens possibles contre la démocratie. Si la souveraineté populaire décide de ce programme, il faut qu'on avance là-dessus et y compris qu'on surmonte les obstacles.

16:09
Auditeur

Et désobéir à l'Europe, cela faisait partie du projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon. Je vois peut-être une petite difficulté supplémentaire si Jean-Luc Mélenchon est Premier ministre et non pas président. C'est que la Constitution dit que c'est le président qui est le garant du respect des traités. Comment vous faites dans le partage des tâches entre un Jean-Luc Mélenchon qui souhaiterait déroger à des traités et un président qui lui en est le garant, qui dit la signature de la France est engagée ?

16:30
Invité politique

Le Premier ministre conduit la politique du gouvernement. Donc en réalité, c'est lui qui décide des grandes lois et des grandes réformes qu'il y a à faire dans ce pays.

16:38
Auditeur

Mais le président est garant des traités.

16:39
Invité politique

Oui, mais bon, le président est tellement garant des traités qu'Emmanuel Macron lui-même a, y compris avec ses partenaires en Europe, assumé de déroger à certaines règles. Non, tout ça, c'est encore une fois du pragmatisme.

16:49
Auditeur

C'est-à-dire qu'il y aura aussi un rapport de force

16:50
Invité politique

avec les lignes ? Incontestablement. Mais pour celles et ceux qui s'inquiètent de la situation en Europe, moi je leur dis, la dislocation de l'Union Européenne, elle va surtout arriver si on laisse les choses dans l'état où elles le sont. C'est-à-dire que, par exemple, quand on voyait ce qui s'est passé récemment, le Brexit, etc., vous pouvez vous dire désormais, il y a quelques années, on s'interrogeait pour savoir quels seraient les prochains pays à rejoindre l'Union. Maintenant, on peut régulièrement s'inquiéter de savoir quels sont les prochains pays qui vont en sortir. Et pas du fait de la France insoumise ni de ses partenaires. Donc encore une fois, c'est une question de pragmatisme.

Aujourd'hui, il y a de grandes choses à faire sur le terrain social et écologique. Le second tour de l'élection présidentielle en France l'a empêché. Nous avons une opportunité. C'est de gouverner sur d'autres bases. Et encore une fois, et c'est le plus important, c'est pour changer la vie des gens. Moi, j'espère que ce que nous parvenons à faire, qui est de porter historique dans l'histoire politique, ce que nous parvenons à faire là, j'espère que ça redonne espoir à plein de gens pour qu'ils sachent que dans quelques semaines, la vie peut changer. La campagne présidentielle, le slogan, c'était un autre monde est possible.

J'ai envie de leur dire ce matin, « Si vous votez pour une majorité de députés de cette nouvelle Union populaire, écologique et sociale, un autre monde est encore possible et nous sommes prêts à gouverner ensemble. C'est ainsi qu'on se présente devant vous. »

17:57
Présentateur

Alors, on va voir comment vous imaginez que tout ça va se passer avec chacun son groupe. C'est ce qui est prévu dans cet accord qu'a rejoint ce matin le Parti Socialiste. Adrien Catenins avec nous. 8h51, le filinfo, Margot Karoff.

18:10
Invité

C'est presque fait pour l'union de la gauche. Législative, le Parti Socialiste et la France Insoumise sont arrivés à un accord de principe ce matin, notamment sur la répartition des circonscriptions. Le Conseil National du PS va être saisi dans les prochaines heures pour valider le contenu de cet accord. Hier, les communistes se sont eux aussi ralliés avec LFI. Des ténors du PS menacent de le quitter le parti si cette alliance se concrétise. Le Parti Socialiste tourne le dos à son histoire, déclare ce matin Stéphane Le Folle. L'ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve estime, lui, que les dirigeants de son parti ont perdu leur boussole d'un socialisme républicain.

Après les inondations en Guadeloupe, des élus appellent la reconnaissance à la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Des parlementaires de l'île ont adressé un courrier au Premier ministre dans ce sens. En fin de semaine dernière, deux personnes sont mortes noyées après des précipitations records qui ont également provoqué de gros dégâts. Et puis, la Corée du Sud annonce ce matin que son voisin du Nord a lancé vers elle un projectile non identifié. Depuis le début de l'année, Pyongyang a déjà procédé à plus d'une dizaine de tirs d'essais. France Info

19:21
Présentateur

Le 8.30 France Info Néhile à la trousse Laurin Sénéchal Avec toujours Adrien Catenens, coordinateur de la France Insoumise. Dans cet accord passé avec les autres formations de gauche et ce matin, donc, avec le parti socialiste, est-ce que le nucléaire figure noir sur blanc la sortie ou le maintien dans le nucléaire dans l'accord ?

19:41
Invité politique

Écoutez, pendant la campagne présidentielle, nous, nous avons fait campagne pour la sortie du nucléaire, pas demain matin, mais une sortie planifiée, organisée, selon des scénarios très sérieux et scientifiques, même s'ils sont ambitieux, qui existent. C'est l'idée d'aller vers le 100% d'énergie renouvelable d'ici à 2050. Encore une fois, comme on l'a dit plus tôt, incontestablement, les urnes ont tranché ce point de désaccord entre nous, puisque à 22%, c'est un programme qui comporte la sortie du nucléaire planifié qui a été choisi et préféré. On peut même ajouter

20:12
Présentateur

des voix écologistes qui également voulaient...

20:14
Invité politique

Et les écologistes également. Et je crois même que le Parti Socialiste a eu des positions qui étaient variables sur le sujet. En tout cas, ce qu'il y a de sûr, c'est que oui, c'est vers ça que nous irons. Il y a la difficulté avec le Parti communiste français, mais j'ai envie de vous dire, à deux reprises, dans deux élections présidentielles précédentes où nous étions partenaires avec les communistes, la question n'avait pas posé tant de problèmes parce qu'on s'était accordé sur une modalité pour la tranchée. On avait parlé de référendum.

20:37
Présentateur

Là, il en est question ou pas ?

20:39
Invité politique

Non, parce qu'encore une fois, compte tenu du résultat des urnes le 10 avril dernier, pour nous, la question est tranchée maintenant et c'est important.

20:45
Présentateur

Fabien Roussel dit encore ce matin, le dirigeant du Parti communiste, on se battra avec notre groupe pour maintenir la France dans le nucléaire. Donc, il y a déjà un désaccord majeur...

20:54
Invité politique

J'ai entendu que... Je crois que sur votre antenne il y a quelques jours, Fabien Roussel, qui souhaitait l'accord, disait que le nucléaire n'est pas un problème, je le mets de côté. Bon, maintenant que l'accord est... Ce qu'on peut dire, en tout cas, c'est que le fonctionnement, nous, le choix que nous avons fait, on aurait pu en faire un autre, mais c'est au lendemain de l'élection présidentielle de mettre de côté les rancunes pour pouvoir se hisser à la hauteur du moment et surtout, encore une fois, j'y reviendrai tout le temps, de l'attente de ces millions de Français qui ont besoin que ça change durablement.

Donc, sur le fonctionnement, concrètement, puisque nous ne voulons pas faire simplement un accord électoral opportuniste qui ferait qu'après le 19 juin, une fois que tout le monde aurait ramassé ses députés, eh bien, tout ça se disperse. On a pensé une manière d'avancer en cohérence. Bien sûr, notre offre politique à nos partenaires, c'est de leur permettre, et je le redis ce matin, y compris parce que c'est important, d'avoir un groupe autonome. En toute hypothèse, s'il y a une majorité, s'il y a plusieurs groupes issus de la nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale, on peut imaginer, en effet, que le Parti Communiste Français aura un groupe.

D'ailleurs, l'accord le permet, le Parti Socialiste de même, Europe Écologie Les Verts de même.

21:59
Présentateur

D'ailleurs, combien de circonscriptions réservées dans l'accord ?

22:02
Invité politique

Attendez, j'y viens juste, c'est plus important, j'y viens juste, c'est qu'ensuite, on peut imaginer qu'à côté de ces différents groupes politiques, à l'Assemblée, il y ait un intergroupe qui nous permette de fonctionner ensemble et d'avancer. S'il faut animer une majorité pour gouverner, c'est une évidence, et quand bien même il faudra aller dans l'opposition, mais je n'y crois pas, moi je pense qu'on va gouverner ce pays, eh bien c'est mieux d'avancer en cohérence et de pouvoir se coordonner.

22:23
Présentateur

Alors, pour connaître les rapports de force, une centaine de candidats écologistes, c'est l'accord qui a été passé avec Europé-Écologie-Les Verts, une cinquantaine communistes, combien de candidats socialistes aux législatives ?

22:34
Invité politique

Je n'ai pas le chiffre à vous donner en détail ce matin. On parle de 70 circonscriptions. En tout cas, ce qui est clair, c'est qu'on a fait ce qu'il fallait parce que c'est plus que la proportionnelle stricte qui était quand même le point de départ, c'est-à-dire on disait, voilà, on part de la proportionnelle à l'élection présidentielle, franchement, on a fait plus que ça. C'est-à-dire que parce que nous souhaitions qu'il y ait un accord qui embarque tout le monde, nous avons tenu compte de l'implantation territoriale des différentes formations politiques, y compris du Parti Socialiste.

23:01
Présentateur

Ça ferait du Parti Socialiste la troisième force de la coalition derrière les Insoumis et les Verts.

23:06
Invité politique

Très franchement, je crois que ce que nous avons fait est à la hauteur. Nous avons eu le souci en tenant compte des rapports de force, c'est une évidence, mais nous avons eu le souci d'avoir un accord qui soit respectueux de chacun, je le crois. Alors évidemment, pour certaines formations politiques, c'est plus difficile que d'autres parce que ça change certaines habitudes, mais je crois qu'il y a un principe de réalité aussi et que cet accord est à la hauteur.

23:27
Présentateur

Une dernière chose peut-être sur ce point, est-ce que vous craignez maintenant des candidatures qui se maintiennent, des dissidents, par exemple, socialistes ?

23:34
Invité politique

On peut le craindre, mais je vais vous dire tout de suite, c'est que dans les accords que nous allons sceller, il y aura des dispositions là-dessus. C'est-à-dire que le principe d'un accord, c'est aussi que chaque formation soit en capacité de le faire respecter. Donc, on ne peut pas tolérer qu'on passe un accord, qu'on s'accorde sur une répartition et puis qu'à côté, il y ait des dissidences. Donc, ça veut dire que chaque formation politique sera engagée à faire respecter cet accord. À exclure potentiellement les dissidents. Bien sûr. Puis, vous savez, un accord, par définition, il peut aussi avoir des recours juridiques, des référés, bref. Mais bon, je pense qu'on peut faire confiance.

Moi, je fais le pari de cette confiance, c'est-à-dire, encore une fois, qu'en sincérité, on se hisse à la hauteur du moment et que chacun fasse respecter cet accord en son sein.

24:13
Présentateur

Daila Latroute.

24:14
Auditeur

À quoi ressemblerait une cohabitation avec Jean-Luc Mélenchon lui promet l'enfer à Emmanuel Macron et il dit même avoir imaginé ses 100 premiers jours à Matignon. Est-ce que ça veut dire que dans le cadre de cet accord, votre gouvernement, éventuel, est déjà prêt ?

24:26
Invité politique

Non, pas encore. Pas à 7 heures, mais il y a des idées, incontestablement, et puis il va nous falloir accélérer parce que tout ça rend plus que possible le fait que l'on y arrive. Alors, à quoi ça ressemblerait ? C'est clair. Il s'agit de dire Lors de l'élection présidentielle, et c'est un soulagement pour l'unité du peuple français, l'extrême droite n'a pas pris le pouvoir. Maintenant, il s'agit de dire les 12 et 19 juin, c'est l'occasion et il ne faut pas la manquer parce qu'après, il n'y en aura plus. Après, on a une séquence où il y a deux ans et demi sans élection.

Donc après, comme disait Jean-Luc Mélenchon dans la campagne présidentielle, 2022, c'est la dernière station avant le désert. Les 12 et 19 juin, c'est la dernière occasion de battre M. Macron et ça peut être fait. Donc, concrètement, à quoi ça ressemblerait, ça veut dire qu'on mettrait de côté à la poubelle son projet de réforme des retraites injustes, cruelles, inefficaces à 65 ans et qu'à la place, vous aurez en effet, je l'ai dit, un certain nombre de choses. La retraite à 60 ans dont nous engagerions les choses assez rapidement. Le SMIC à 1 400 euros.

Le blocage des prix de produits de première nécessité parce qu'on n'en a pas beaucoup parlé mais l'inflation continue d'exploser y compris sur les prix des produits alimentaires et beaucoup de Français sont serrés à la gorge.

25:29
Auditeur

Ça, c'est sur tout le volet social. Sur l'international,

25:34
Invité politique

l'anification écologique et là, il y a du boulot. Bref, c'est tout ça qui peut se faire. Donc oui, plus que jamais, ces élections législatives, d'ailleurs, moi je suis surpris de voir que dans le pays, depuis le 10 avril, pas loin de 100% des gens qui m'interpellent pour me faire leur commentaire politique me parlent du mois de juin et des élections législatives. Je n'avais jamais vu ça. C'est-à-dire qu'il y a vraiment cette idée qu'il y a une occasion à ne pas manquer au mois de juin pour pouvoir l'emporter.

25:57
Présentateur

Et il y aura donc une gauche unie puisque ce matin, il y a à peine une demi-heure maintenant, le Parti Socialiste a signé un accord de principe avec la France Insoumise. Merci beaucoup. On ne refait pas simplement

26:07
Invité politique

l'Union de la Gauche. C'est même au-delà de ça parce que, juste je termine là-dessus, vous avez des syndicalistes, des associatifs, des gens de la culture qui ont envie de nous rejoindre et qui ont toute leur place pour le faire comme nous l'avions fait pendant la campagne présidentielle avec le Parlement de l'Union Populaire. Nous faisons une nouvelle Union Populaire.

26:22
Présentateur

Merci beaucoup, coordinateur de la France Insoumise. Bonne journée.

26:25
Invité

Merci à vous. Bonne journée également. Si vous aimez le 830 France Info, on vous conseille Élisez la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr Merci à vous.