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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 25 août 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsImmigration & asileÉconomie & entreprisesSécurité

Julien Odoul : "S'il souhaite punir les Français, François Bayrou chutera !" (France info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    François Bayrou va tenter une nouvelle fois de convaincre cette après-midi, conférence de presse, pour évoquer bien sûr les questions budgétaires, ces 44 milliards d'euros d'économie. Est-ce que vraiment une conférence de presse en exercice d'explication, ça sert à quelque chose ?

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Ou est-ce que vous lui dites, bon, de toute façon, M. le Premier ministre, la chute est inévitable ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Il se fatigue, là, François Bayrou en faisant ça.

  • 1:44FerméeRéponse partielle

    vous allez avoir une opportunité de censurer François Bayrou bientôt avec le dépôt d'une motion de censure par la France insoumise à la fin du mois de septembre, quand les travaux de l'Assemblée nationale reprendront. Vous n'allez pas la voter ou vous allez la voter ?

  • 1:57FerméeRéponse partielle

    Vous n'allez pas la voter ou vous allez la voter ?

  • 2:03FerméeÉludée

    Donc vous n'allez pas la voter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Si François Bayrou persiste et signe dans ses orientations désastreuses, c'est-à-dire s'il ne souhaite pas la rupture avec le macronisme, rupture fiscale, rupture sociale, rupture sécuritaire et migratoire, telle qu'elle a été souhaitée et portée par les Français, notamment au moment des élections législatives de 2024. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « Effectivement, s'il souhaite infliger une nouvelle punition aux Français, la chute est inévitable. »
  • 6:49Invité politiqueChiffre
    « L'Observatoire de l'immigration chiffre à 60 milliards d'euros par an le coût de l'immigration de peuplement. »
  • 7:01Invité politiqueFait
    « notamment en faisant en sorte que les prestations sociales non-contributives soient payées, soient versées uniquement aux citoyens français ou aux étrangers qui ont contribué pendant 5 ans. »
  • 7:19Invité politiqueChiffre
    « Elle était de 7,3 milliards, une augmentation de 7,3 milliards. Elle va baisser heureusement à 5,6 milliards. »
  • 7:25Invité politiquePromesse
    « Nous disons qu'elle doit être à zéro. »
  • 7:46Invité politiqueChiffre
    « nous versons 24 milliards d'euros par an à l'Union européenne. Sur ces 24 milliards d'euros, on en perd 10. »
  • 8:22Invité politiqueFait
    « je pense à l'ADEME, je pense au Conseil économique et social qui nous coûtent un pognon de dingue et qui ne font rien pour le quotidien des Français. »
  • 9:31Invité politiqueChiffre
    « l'entretien des anciens présidents de la République qui est Premier ministre, ça représente 10 millions d'euros par an, avec le chauffeur, avec le garde du corps, etc. »
  • 9:51Invité politiqueChiffre
    « c'est 140 millions qu'on verse à l'Algérie, on déverse, via l'aide publique au développement, des milliards d'euros à l'international. »
  • 10:30Invité politiqueFait
    « C'est un double symbole. C'est évidemment un symbole pour les Français qui travaillent, puisque c'est deux journées qu'on leur retire. »
  • 12:45Invité politiqueChiffre
    « au moins de pertes et de vols liés à la fraude sociale, effectivement, ce n'est pas grand-chose. »
  • 20:31Invité politiqueFait
    « l'État français, le gouvernement d'Emmanuel Macron, ne fait rien depuis 8 ans qu'il est au pouvoir pour lutter contre la haine des juifs dans notre pays qui explose. »
  • 21:31Invité politiqueChiffre
    « En 2024, on a eu 1 500… »

Temps de parole

  • Julien Odoul65 %
  • Présentateur19 %
  • Invité12 %
  • Présentateur 24 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Julien Audoul. François Bayrou va tenter une nouvelle fois de convaincre cette après-midi, conférence de presse, pour évoquer bien sûr les questions budgétaires, ces 44 milliards d'euros d'économie. Est-ce que vraiment une conférence de presse en exercice d'explication, ça sert à quelque chose ? Ou est-ce que vous lui dites, bon, de toute façon, M. le Premier ministre, la chute est inévitable ?

0:20
Julien Odoul

Si François Bayrou persiste et signe dans ses orientations désastreuses, c'est-à-dire s'il ne souhaite pas la rupture avec le macronisme, rupture fiscale, rupture sociale, rupture sécuritaire et migratoire, telle qu'elle a été souhaitée et portée par les Français, notamment au moment des élections législatives de 2024. Effectivement, s'il souhaite infliger une nouvelle punition aux Français, la chute est inévitable. Mais nous espérons un changement.

0:45
Invité

François Bayrou ne peut pas rompre avec le macronisme. C'est le plus vieux compagnon de route du président de la République. Donc ce n'est pas François Bayrou qui va rompre avec le macronisme.

0:53
Julien Odoul

– Mais écoutez, en tout cas, le peuple français qui a élu une nouvelle Assemblée nationale, qui a porté le Rassemblement national en tête au moment des législatives, qui a porté le Rassemblement national en tête au moment des élections européennes,

1:06
Invité

lui veut une rupture.

1:07
Julien Odoul

– Sans lui donner une majorité absolue. – Oui, non, non, mais lui veut une rupture. Et si un Premier ministre, si un gouvernement refuse et s'entête, refuse d'écouter les Français, refuse d'aller dans leur sens, refuse d'écouter leurs aspirations profondes de rupture, de changement et de réorientation, malheureusement, pour lui, il n'arrivera à convaincre personne

1:27
Présentateur

cet après-midi, en fait. Il se fatigue, là, François Bayrou en faisant ça.

1:30
Julien Odoul

– Mais convaincre à partir de quoi ? Convaincre sur la suppression de deux jours fériés ? Convaincre avec cette purge sociale de l'année blanche ? Convaincre avec quoi ?

1:39
Présentateur

– On va revenir sur le fond de la question budgétaire, Julien Audoul, avant cela, puisque vous dites, voilà, la chute est quasiment inévitable parce qu'il ne va pas changer de braquet, ou en tout cas, s'il ne change pas de braquet, vous allez avoir une opportunité de censurer François Bayrou bientôt avec le dépôt d'une motion de censure par la France insoumise à la fin du mois de septembre, quand les travaux de l'Assemblée nationale reprendront. Vous n'allez pas la voter ou vous allez la voter ?

2:03
Julien Odoul

– Écoutez, le moment de vérité, c'est le débat budgétaire. – Donc vous n'allez pas la voter ? – Le débat budgétaire commence au mois d'octobre. Et c'est là, et seulement à ce moment-là, qu'on verra quelles sont les décisions qui seront prises par ce gouvernement, quelles sont les orientations qui seront définies. Très clairement, les annonces qu'on a pu entendre depuis le mois de juillet ne sont que virtuelles pour le moment. C'est pour de la négociation. – Elles peuvent très vite devenir très concrètes. – Ah, mais si elles sont concrètes, c'est clair qu'il y aura censure. Et nous nous le disons très clairement, Marine Le Pen l'a dit.

2:32
Présentateur

– Vous ne censurerait pas a priori ?

2:35
Julien Odoul

– Nous ne sommes jamais dans la censure a priori, nous ne sommes jamais dans la censure cosmétique. La censure, c'est un acte sérieux. La censure, ce n'est pas pour se faire plaisir comme la France insoumise. La France insoumise, pourquoi agite la censure en permanence ? Parce qu'ils sont responsables de l'élection d'Emmanuel Macron par deux fois, je le rappelle, parce que c'est important. – Mais vous êtes un peu responsable aussi. – Pourquoi vous n'avez pas censuré François Bayrou avant ? – Je le rappelle parce qu'il y a beaucoup d'hypocrisie et la France insoumise essaie de se faire passer pour un parti d'opposition. M. Mélenchon a voté deux fois et a fait voter deux fois pour M.

Macron, 2017-2022, et la France insoumise a fait alliance avec les macronistes en 2024 pour que le pays ne soit pas gouvernable. Donc il porte une lourde responsabilité dans la situation économique de M.

3:15
Invité

– Mais sauf si je me trompe, la FI a toujours voté l'émotion de censure depuis que François Bayrou est à Matignon. Vous pas, vous avez eu huit occasions de le faire, vous ne l'avez jamais fait. Pourquoi là ce serait différent des autres fois ? Et pourquoi cette loi, alors que vous nous dites que la censure c'est sérieux, vous le ferez ?

3:28
Julien Odoul

– Le budget, c'est le moment où l'on prend les décisions importantes, graves, sérieuses pour le pays. C'est le moment où on voit s'il y a des économies concrètes, on voit s'il y a la justice sociale au rendez-vous. Très clairement, dans les annonces qui sont proposées par M. Bayrou, les comptes ne sont pas là. Et s'il en reste là, évidemment que M. Bayrou s'en furent.

3:47
Présentateur

– Mais ça veut dire que vous espérez peut-être être écouté par François Bayrou sur un certain nombre de points ?

3:52
Julien Odoul

– Écoutez, nous nous espérons que François Bayrou retrouve la raison surtout et qu'il écoute les Français. Parce que derrière Marine Le Pen, Jordan Bardella, il y a des millions de Français.

4:01
Présentateur

– Parce que l'année dernière, peut-être certains s'en souviennent, vous avez un petit peu, j'allais dire, et pardonnez-moi pour l'expression, mais un petit peu fait danser Michel Barnier en lui disant si vous prenez ça, on ne censurera pas. Ah mais non, mais en fait, peut-être plus, mais en fait, peut-être, mais quand même. Et puis finalement, vous avez fini par le censurer. François Bayrou, il n'a aucun intérêt à vous écouter. Donc peut-être qu'il faudrait le censurer directement.

4:25
Julien Odoul

– Son intérêt, c'est peut-être de se maintenir à Matignon. Et je le redis, son intérêt démocratique suprême, c'est d'aller dans le sens de ce que veulent les Français. Les Français ne veulent plus payer trop d'impôts. Les Français ne veulent plus qu'on leur inflige des punitions, parce que soi-disant, on aurait un État endetté. Je ajoute que la dette de notre pays ne sont pas les Français qui sont responsables, mais les gouvernants successifs qui se sont trompés sur les choix pour le pays. Je veux dire à M.

Bayrou que s'il ne rompt pas avec cette politique qui, depuis 40 ans, fait énormément de mal, à la fois au porte-monnaie des Français, mais à nos comptes sociaux, mais à notre identité nationale, mais à la cohésion sociale, effectivement, il sera censuré.

5:11
Invité

– Est-ce que voter cette censure, ça ne revient pas aussi à nuire à votre stratégie de respectabilité, de conquête du pouvoir, que d'envoyer valser des gouvernements comme ça successivement ?

5:20
Julien Odoul

– Mais, encore une fois, nous sommes élus pour garantir les intérêts des Français. Nous n'avons pas été élus pour la galerie, nous n'avons pas été élus pour faire plaisir à tel ou tel. Nous avons été élus pour défendre une politique qui est portée, je le pense, par une très large majorité de nos compatriotes. Et elle dit quoi, cette politique ? C'est une politique du moratoire fiscal. Les Français n'en peuvent plus de payer des impôts. Nous sommes la première puissance fiscale du monde. Nous avons un taux de prélèvement obligatoire qui est colossal. En retour, nous avons un effondrement de tous les services publics, tous les Français le voient, l'école, l'hôpital, la justice.

Cette injustice, aujourd'hui, est intolérable et nous ne pouvons pas tolérer un gouvernement qui continue à dire qu'il faut infliger des punitions et des impôts.

6:02
Présentateur

– On va aller, effectivement, comme le disait Paul Barcelone, on va aller peut-être dans le concret. Vous dites, il faut faire des économies, mais il ne faut pas toucher à la fiscalité, c'est ça ? – Exactement. Donc, zéro euro de fiscalité, pas d'année blanche, on imagine ? – Mais pas d'année blanche, bien évidemment. – Pas de gel du barème ? – Mais le seul gel. – Est-ce que, pardonnez-moi, juste une question précise encore, est-ce que, pour vous, 44 milliards d'euros d'efforts, c'est nécessaire ou pas ? Ou est-ce que c'est trop ?

6:29
Julien Odoul

– Non, mais 44 milliards d'euros d'efforts, ça ne veut rien dire. Il faut faire des économies là où c'est nécessaire, notamment l'immigration. L'immigration est un tabou pour M. Bayrou, qui n'en a même pas parlé en juillet lors de sa feuille de route qu'il nous a présenté. L'Observatoire de l'immigration chiffre à 60 milliards d'euros par an le coût de l'immigration de peuplement. – Alors, immédiatement, Julien Deux, une mesure, allons-y.

– Une mesure immédiate, on peut récupérer sur ces 60 milliards d'euros par an au moins 18 milliards d'euros par an, notamment en faisant en sorte que les prestations sociales non-contributives soient payées, soient versées uniquement aux citoyens français ou aux étrangers qui ont contribué pendant 5 ans. Une mesure concrète. Une autre mesure concrète, on a appris que le budget, la contribution française à l'Union européenne allait augmenter l'année prochaine. Elle était de 7,3 milliards, une augmentation de 7,3 milliards. Elle va baisser heureusement à 5,6 milliards. Nous disons qu'elle doit être à zéro. Il est intolérable.

7:27
Présentateur

– Donc c'est-à-dire qu'on ne touche plus non plus de fonds européens de notre côté ? – Pourquoi ? Je parle de l'augmentation. – Oui, mais vous parlez de contribution. Cette contribution, même si effectivement la France verse un peu plus que ce qu'elle touche, la réalité c'est qu'il y a un certain nombre, notamment par exemple les agriculteurs avec la PAC qui touchent de l'argent européen.

7:43
Julien Odoul

– Pour les gens qui nous écoutent très clairement, nous versons 24 milliards d'euros par an à l'Union européenne. Sur ces 24 milliards d'euros, on en perd 10. On perd 10 milliards d'euros qui restent à l'Union européenne. – Et ce budget va encore augmenter. Donc nous disons, s'il y a une année blanche, ça doit être sur l'augmentation aux contributions.

8:03
Invité

– Donc il valait mieux ne rien faire, pas d'année blanche du tout, et laisser, comme le dit François Bayrou, l'état des finances publiques au bord de la falaise.

8:09
Julien Odoul

– Je viens de vous donner des pistes d'économie. Vous avez également 60 milliards d'euros qui représentent la gabgie, les agences, les comités théodules.

8:17
Invité

– Des agences, François Bayrou, proposant de supprimer.

8:19
Julien Odoul

– Oui, mais pas assez, c'est cosmétique. – Vous supprimeriez quoi comme agence ? – Mais vous avez encore une fois des agences qui nous coûtent un pognon de dingue, je pense à l'ADEME, je pense au Conseil économique et social qui nous coûtent un pognon de dingue et qui ne font rien pour le quotidien des Français.

8:32
Présentateur

– Simplement, de façon extrêmement précise, l'ADEME est une agence qui redistribue très largement l'argent qu'elle touche.

8:38
Julien Odoul

– Non, qui ne redistribue pas l'argent qu'elle touche. Par exemple, vous avez des campagnes de communication, si j'en prends une…

8:43
Présentateur

– Le budget de l'ADEME est considérable, ça se compte en milliards,

8:46
Julien Odoul

mais parce qu'elle redistribue des aides. – C'est 4 milliards d'euros, 4 milliards d'euros pour des campagnes de communication pour planter son slip dans le jardin.

8:55
Présentateur

– Je ne suis pas sûr que la campagne coûte 4 milliards d'euros.

8:56
Julien Odoul

– Non, la campagne ne coûte pas 4 milliards d'euros, mais je vous dis, voilà à quoi est utilisé et gaspillé l'argent des Français pour des campagnes de communication infantilisantes.

9:06
Présentateur

– Malgré tout, je vous l'ai dit débile. – Malgré tout, Julien Audoul, pour vous, il n'y a aucune économie à faire sur le modèle social, il n'y a aucune économie à faire sur le train de vie de l'État ? – Ah si, sur le train de vie de l'État, bien évidemment, je vous le dis,

9:19
Julien Odoul

le pack de 60 milliards d'euros sur la gabegie, sur le train de vie de l'État…

9:24
Invité

– Le train de vie de l'État, c'est-à-dire que les députés comme vous, vous êtes prêts à faire des efforts supplémentaires ?

9:27
Julien Odoul

– Vous savez, les députés peuvent faire des efforts, et moi je suis le premier à vouloir faire des efforts. – Mais il ne le faut pas ? – Mais vous avez par exemple l'entretien des anciens présidents de la République qui est Premier ministre, ça représente 10 millions d'euros par an, avec le chauffeur, avec le garde du corps, etc. Est-ce qu'aujourd'hui, alors que nous avons un État qui est ruiné, nous pouvons nous permettre cette dépense,

9:44
Invité

et nous pouvons nous permettre d'entretenir… – 10 millions d'euros rapportés aux 44 milliards que cherche François Bayrou, c'est des économies…

9:48
Julien Odoul

– C'est 10 millions par là, c'est 3 millions par là, c'est 140 millions qu'on verse à l'Algérie, on déverse, via l'aide publique au développement, des milliards d'euros à l'international. Est-ce que nous avons, encore une fois, la marge de manœuvre suffisante ? Est-ce qu'on a un État tellement prospère que nous pouvons dilapider l'argent du contribuable à travers le monde ? Je ne le pense pas.

10:08
Invité

– On vous a beaucoup entendu au Rassemblement National vous prononcer contre la suppression des deux jours fériés. François Bayrou a évoqué le 8 mai et le lundi de Pâques. Vous avez parlé tout à l'heure de purge sociale et fiscale. Est-ce que ce n'est pas un peu, excusez-moi l'expression, démago, que de s'accrocher comme ça aux deux jours fériés, qui semble être en plus un symbole, un totem que fait François Bayrou, ou peut-être un outil dans la négociation ?

10:28
Julien Odoul

– Alors c'est un double symbole. C'est évidemment un symbole pour les Français qui travaillent, puisque c'est deux journées qu'on leur retire. Et puis c'est un symbole mémoriel assez fort, parce que le 8 mai, c'est quand même notre victoire sur l'Allemagne nazie. C'est des Français qui ont versé leur sang pour notre liberté, pour notre indépendance. et de vouloir sacrifier cette journée aussi symbolique, en dit long, sur le mépris qu'a ce gouvernement et François Bayrou pour la France combattante.

10:55
Présentateur

– On rappelle que De Gaulle avait fait du 8 mai un jour non férié.

10:57
Julien Odoul

– Oui, il est devenu férié, et très clairement, c'est bien qu'il le reste. Mais vous voyez bien…

11:02
Invité

– Donc vous, avec le Rassemblement national au pouvoir, pas de suppression des jours fériés ?

11:05
Julien Odoul

– Pas de suppression des jours fériés, évidemment, et pas d'année blanche. Et je vous le dis, des pistes d'économie sérieuses, à la fois sur la hausse aux contributions à l'Union européenne, à la fois sur l'immigration de peuplement, à la fois sur le train de vie de l'État.

11:16
Présentateur

– Un mot encore, parce que Paul Barcelone vous a posé la question, les députés, effectivement, gagnent autour de 5 000 euros par mois, je ne me trompe pas, c'est à peu près ça le salaire. François Bayrou a confié une mission à René Dozière, qui est un ancien député lui-même, sur les avantages des politiques visant de possibles avantages induits. Est-ce que le salaire des députés, mais aussi les avances de frais de mandat, les frais que vous avez, est-ce qu'il y a là-dedans des avantages induits ?

11:46
Julien Odoul

– Alors déjà, beaucoup de choses ont été contrôlées, réduites, vérifiées ces dernières années, c'est une très bonne chose. La transparence de la vie publique… – En l'occurrence, l'enveloppe de frais de mandat a été augmentée.

11:56
Invité

– Il y a une haute autorité également qui regarde tout cela à la loupe.

12:00
Julien Odoul

– On a un déontologue à l'Assemblée nationale, vous savez, nos comptes sont épluchés au peigne fin, et c'est une très bonne chose, je le redis. Après, vouloir faire de la diversion en disant, regardez, ce sont les députés qui… – Non, personne n'a dit que c'est les députés. Là, c'est moi qui vous pose la question parce que vous êtes député. – Je parle de François Bayrou et de la mission qui a été confiée. On voit bien la diversion de se dire, regardez, chers compatriotes, finalement, les économies, elles sont là, il faut aller les récupérer là. Alors que vous avez des éléphants dans le couloir, que ce soit sur l'immigration, que ce soit sur la fraude sociale…

– Quand vous parlez des anciens présidents, c'est pareil, ce n'est pas non plus considérable. – Oui, mais je le dis, puisque vous me faisiez tout à l'heure le parallèle en disant que 10 millions, ce n'était pas grand-chose. – Effectivement, 10 millions par rapport aux 50 milliards d'euros au moins de pertes et de vols liés à la fraude sociale, effectivement, ce n'est pas grand-chose. Donc vous voyez qu'il faut, à un moment donné, si tout le monde doit faire des efforts, c'est d'abord aujourd'hui ceux qui gaspillent, ceux qui dilapient l'argent public.

12:53
Présentateur

– Je me permets de reposer encore la question. Les députés, les sénateurs, peut-être les conseillers régionaux, vous ne devez pas faire un effort, montrer l'exemple ?

13:01
Julien Odoul

– Mais encore une fois, tout le monde doit montrer l'exemple, mais certainement pas les Français qui, eux, font des efforts depuis 40 ans.

13:09
Invité

– Donc pas les retraités, on partage moins l'effort, par exemple, à vous suivre.

13:13
Julien Odoul

– Mais pas les retraités, vous pensez que les retraités n'ont pas assez fait d'efforts, ça leur reste à vivre ? Vous pensez qu'avec l'augmentation de toutes les factures…

13:18
Invité

– Mais s'il faut que la charge soit partagée, les retraités doivent prendre leur part aussi, non ?

13:22
Julien Odoul

– Mais arrêtons de faire diversion, nous avons des éléphants dans le couloir sur la fraude sociale, sur l'immigration de peuplement, sur la gabgie, sur le train de vie de l'État, sur le millefeuille territorial, vous parliez des conseillers régionaux, vous avez des pistes d'économie sur les grandes régions qui nous coûtent un pognon de dingue et qui n'ont pas apporté les services publics nécessaires, notamment dans la proximité.

13:42
Présentateur

– Et on rappelle quand même que les retraites, c'est 400 milliards d'euros par an, c'est quand même un chiffre assez substantiel.

13:47
Julien Odoul

– Et c'est pour ça qu'il faut, encore une fois, ne pas y toucher, parce que les retraités, je le dis, ont, par la sueur de leur travail, ont permis justement…

13:55
Invité

– Mais ça c'est un message politique que vous avez fait aux retraités, la ficelle est un peu grosse quand même, Julien,

13:59
Julien Odoul

vous le savez, l'électorat que vous draguez aussi en disant ça ce matin chez nous. – Mais ce n'est pas de la drague, c'est de la justice. On ne va pas taper les retraités parce que vous avez des gouvernants…

14:06
Présentateur

– Les retraités parlent en moyenne un quart de leur revenu sur leur compte.

14:08
Julien Odoul

– Parce que vous avez des gouvernants qui ont échoué, qui ont été médiocres. Vous avez une politique qui depuis 40 ans est toujours la même, c'est-à-dire on fait toujours payer, on augmente les impôts, on augmente les prélèvements, et en retour on n'a rien.

14:20
Présentateur

– Julien Audoul, vous restez avec nous, on est en retard, il est 8h47, et c'est l'heure du fil d'info de Marie Maë. – Le Quai d'Orsay dénonce des accusations inacceptables. L'ambassadeur américain en France, Charles Kochner, y est convoqué aujourd'hui. Dans un courrier, l'estime qu'Emmanuel Macron ne lutte pas suffisamment contre l'antisémitisme. Une lettre similaire a été envoyée au président français il y a une semaine par Benyamin Netanyahou. François Bayrou lui tente toujours de convaincre sur son plan d'économie à 44 milliards d'euros face au risque de censure, menace brandie par la gauche et le Rassemblement national, face aussi à cette mobilisation du 10 septembre.

Conférence du presse du Premier ministre à 16h. Aujourd'hui, France Info est en édition spéciale dès 15h45. Dans une semaine, jour 2, rentrée scolaire, des milliers d'enfants handicapés se retrouveront sans école où presque 13% de ceux suivis par l'UNAPI. Réseau d'associations n'ont aucun cours dans leur établissement spécialisé. Près de 40% bénéficient seulement de quelques heures. Et puis les images sont impressionnantes. Celles d'un hélicoptère bombardier d'eau qui se crache dans un étang de Finistère. Il était venu chercher de l'eau pour lutter contre un incendie mais c'est mal rechargé. Une enquête est ouverte, il n'y a pas eu de blessés.

15:37
Julien Odoul

France Info

15:37
Invité

Le 8.30 France Info Paul Barcelone Adrien Bec Toujours avec Julien Audoul, député de Lyon, porte-parole du Rassemblement national. Julien Audoul, on n'a pas tellement entendu le RN en soutien du mouvement Bloquons-Tout avec ses appels à manifester, à tout bloquer dans le pays, qui se multiplie sur les réseaux sociaux. Pourquoi cette prudence vis-à-vis de ce mouvement alors que vous avez là-dedans, ce matin sur France Info, extrêmement dur contre le budget de François Bayrou ? C'est un mouvement qui appelle à le dénoncer, qui appelle au départ de François Bayrou, peut-être même à celui d'Emmanuel Macron. Vous ne vous retrouvez pas dans ces mots d'ordre-là ?

Alors ce mouvement qui était au départ spontané,

16:16
Julien Odoul

et j'allais dire qu'il partait d'une bonne intention, c'est-à-dire le ras-le-bol de beaucoup de nos compatriotes devant les choix politiques désastreux qui leur sont imposés. Malheureusement, ce mouvement est récupéré par l'extrême-gauche, par Jean-Luc Mélenchon, par LFI, et donc à chaque fois que LFI récupère quelque chose, elle le pourrit. Ça veut dire que vous craignez ce mouvement-là ou pas ? Ah non, nous craignons malheureusement que comme c'est récupéré par Jean-Luc Mélenchon, ce soit dévasté par les Black Blocs dans les manifestations.

16:48
Invité

Ah, vous craignez la violence, donc ?

16:49
Julien Odoul

Bien sûr, à chaque fois que l'extrême-gauche récupère quelque chose, elle est spécialiste en pourrissement de mouvements sociaux, l'extrême-gauche. Donc c'est ça qui est malheureux. Mais nous disons surtout aux Français que ce n'est pas par le blocage que nous arriverons à quelque chose, mais c'est véritablement par l'alternance démocratique et donc par la mobilisation dans les urnes. Cette mobilisation qui peut s'effectuer dans quelques semaines s'il y a dissolution ou dans quelques mois lors de la prochaine élection présidentielle.

17:12
Invité

Le blocage dans la rue, sur les ronds-points, on peut tout imaginer. Et d'ailleurs, ce mouvement-là est encore un peu gazeux, nébuleux et flou. Mais ça peut être aussi la première pierre d'une action politique derrière à l'Assemblée nationale, par exemple.

17:24
Julien Odoul

Mais encore une fois, nous, nous allons travailler à l'Assemblée nationale à proposer un contre-budget en octobre, faire valoir nos propositions. Et nous disons que le débat parlementaire, il aboutit, il a des résultats. Je prends l'exemple de la loi sur Mayotte. La loi sur Mayotte a été modifiée, a été amendée, a été réécrite par le Rassemblement national. Donc le débat parlementaire et la force que nous donnent les millions de nos électeurs permet justement des changements importants.

17:52
Présentateur

Julien Oudoul, quand vous entendez ces témoignages, on les a entendus sur France Info, ces témoignages de Français qui veulent se mobiliser le 10 septembre, on en a vu, on a pu, certains d'entre nous, en voir peut-être, en croiser cet été, ces personnes qui veulent se mobiliser le 10 septembre, leur dire bloquer, ça ne sert à rien, il faut se mobiliser par ailleurs, ça ne fait pas un peu système que de dire ça ? – Mais non, mais je le dis,

18:14
Julien Odoul

nous comprenons tout à fait les Français qui ont envie de se mobiliser. Et nous comprenons leur ras-le-bol, leur exaspération, parce que ce qui a été proposé par Bayrou au mois de juillet est totalement intolérable. Et c'est une nouvelle punition. – Mais vous leur dites, mais n'allez pas manifester. – Mais ils peuvent aller manifester, bien évidemment, ils peuvent manifester, je dis méfiance, méfiance parce que ce mouvement est en train d'être récupéré, instrumentalisé par Jean-Luc Mélenchon, par la meute de la France insoumite, et à chaque fois que LFI récupère quelque chose, elle le pourrit.

Donc ne vous associez pas à un mouvement qui va être dévasté par les milices d'extrême-gauche, qui va être pourri idéologiquement, par, je le dis, un parti qui est comptable et responsable de cette situation, puisqu'il a fait alliance avec la Macronie en 2017, en 2022, en 2024. Ça fait beaucoup.

19:00
Invité

– Est-ce que vous avez peur que le RN soit aussi victime, quelque part, de cette vague de dégagisme, alors même, et c'était la question d'Adrien il y a un instant, que vous avez aussi fait florez sur l'idée que vous étiez un parti anti-système, etc.

19:12
Julien Odoul

– Mais nous ne sommes en rien responsables de la situation économique et sociale de notre pays. Nous proposons justement de sortir notre pays de ses difficultés et d'améliorer la vie de nos concitoyens. Je vous ai proposé des pistes d'économie, je vous ai proposé un nouveau cap pour le pays.

19:25
Présentateur

– Et vous avez annoncé qu'il y aurait un budget version RN ?

19:28
Julien Odoul

– Un contre-budget, bien sûr, qu'il y aura un contre-budget qui sera proposé, non pas seulement au gouvernement, mais surtout aux Français, pour qu'ils voient bien qu'il n'y a pas un seul choix. Le gouvernement, comme ceux qui se sont succédés depuis 40 ans, nous disent en fait qu'il n'y a pas d'autre solution, que c'est la précarité, la pauvreté pour tous, qu'il faut dépouiller les Français, qu'il faut leur infliger plus d'impôts, plus d'immigration, plus d'insécurité. Nous nous disons qu'il n'y a pas de fatalité, il y a un autre cap. Ce cap, il est porté par Marine Le Pen.

19:55
Présentateur

– Julien Audoul, un mot de l'actualité internationale, l'actualité diplomatique même. La France convoque l'ambassadeur des États-Unis à Paris aujourd'hui, convoqué au Quai d'Orsay, Charles Kushner a déploré dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, l'absence, je cite, d'action suffisante contre l'antisémitisme en France. Comment vous avez accueilli ces propos ?

20:16
Julien Odoul

– Alors, sur la forme, ce n'est pas à l'ambassadeur des États-Unis de donner des leçons. Sur le fond… – Donc c'est une bonne chose de le convoquer. – Sur le fond, c'est la règle, c'est l'usage. Sur le fond, j'ai le regret de dire qu'il a raison. Malheureusement, l'État français, le gouvernement d'Emmanuel Macron, ne fait rien depuis 8 ans qu'il est au pouvoir pour lutter contre la haine des juifs dans notre pays qui explose. Vous n'avez pas un seul jour sans qu'un de nos compatriotes de confession juive

20:47
Invité

ne soit pas agressé, inquiété, maltraité. – Vous ne pouvez pas dire que Emmanuel Macron n'a rien fait à chaque fois qu'il y a eu des agressions devant les synagogues, les dispositifs de police ont été renforcés.

20:55
Julien Odoul

– Je ne vous parle pas des tweets, je ne vous parle pas des opérations de communication. Concrètement, qu'est-ce qui a été fait ? Il y a eu des symboles délétères, des symboles délétères, notamment le refus de participer à la marche historique contre l'antisémitisme. Il faut le rappeler, Emmanuel Macron n'a pas voulu se pointer à cette marche historique. Il y a eu des symboles délétères aussi dans l'annonce de la reconnaissance d'un État palestinien qui serait un État à masse.

21:18
Invité

– Ça, c'est de nature à attiser le feu ?

21:21
Julien Odoul

– Mais bien évidemment, puisque ça donne crédit à un mouvement terroriste, ça alimente les tensions dans notre pays et ça met en insécurité nos compatriotes de confession juive. Excusez-moi, en 2024, on a eu 1 500…

21:34
Invité

– Ce que vous nous dites, c'est que le RN est aujourd'hui le meilleur rempart contre l'antisémitisme ?

21:39
Julien Odoul

– Oui, bien sûr, le RN est le meilleur rempart, puisqu'il est le seul à avoir désigné la menace et à vouloir la combattre, c'est-à-dire l'islam politique et l'extrême gauche. Ce sont aujourd'hui les deux tentacules qui menacent nos compatriotes de confession juive, forcé de constater que Emmanuel Macron leur a fait la courte échelle en 2024 au moment des législatives, et forcé de constater qu'il ne fait rien pour lutter contre l'islamisme.

22:02
Présentateur

– Un mot encore, Julien Audoul, sur la situation en Ukraine avec la fête de l'indépendance fêtée hier à Kiev, ça faisait 34 ans ou 35 ans, je crois. Est-ce que vous croyez qu'une paix est possible ?

22:15
Julien Odoul

– Nous l'espérons, bien évidemment, cette paix ne sera possible qu'après une conférence de la paix qui avait été souhaitée par Marine Le Pen dès 2022.

22:22
Présentateur

– Ce n'est pas ce qu'essaie de faire Donald Trump, ce qu'essaie de faire les Européens, on n'a toujours pas bien compris à quoi aurait pu ressembler votre conférence pour la paix, dans la mesure où Vladimir Poutine

22:30
Julien Odoul

ne veut pas parler avec quiconque, en tout cas pas avec Volodymyr Zelensky. – On nous disait dès le départ que cette conférence de la paix était illusoire, qu'il fallait combattre, qu'il fallait donner plus d'armes, plus de moyens à l'Ukraine.

22:42
Présentateur

– Est-ce que ce qui se passe en ce moment n'est pas la preuve que c'est illusoire ?

22:46
Julien Odoul

– Non, mais ça montre bien que c'est uniquement la négociation qui permettra de sortir de ce conflit. Aujourd'hui, nous voulons que les armes se taisent, bien évidemment, nous voulons la sécurité pour le peuple ukrainien, nous voulons qu'il puisse être rassuré sur ses frontières. Ce ne sont pas les armes et le conflit qui permettront cela.

23:06
Invité

– C'est Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, qui est toujours l'homme de la situation, à vos yeux. À vos yeux, Julien Audoul, il est toujours légitime. On entend de plus en plus ce débat monté dans la classe politique.

23:16
Julien Odoul

– Ce n'est pas à moi à dire si tel ou tel chef d'État est légitime, ce sont au peuple. – Non, mais je vous demande ça parce que ce mandat est déçu

23:21
Invité

et qu'il se maintient au pouvoir dans des circonstances.

23:23
Julien Odoul

– Moi, je ne fais pas d'ingérence étrangère, contrairement à certains qui essayent de magouiller et donner leurs consignes pour les élections d'autres pays. Moi, je ne fais pas d'ingérence étrangère. C'est au peuple ukrainien de déterminer quels sont ses dirigeants, quel est son président. Et c'est au peuple ukrainien de choisir son destin.

23:38
Invité

– Il faut que le président ukrainien et le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, se rencontrent urgentement, quitte à aller à Moscou ?

23:44
Julien Odoul

– Encore une fois, il faut évidemment qu'il y ait des rencontres, il faut qu'il y ait des discussions, et il faut que les deux belligérants, le chef du pouvoir ukrainien et le chef du pouvoir russe, puissent se rencontrer, bien évidemment. C'est la base d'une conférence de la paix, telle qu'elle a été souhaitée et qui permettra de sortir de ce conflit.

24:07
Présentateur

– Mais d'un mot, parce que vous avez évoqué les livraisons d'armes, pour vous, on en livre trop encore ?

24:13
Julien Odoul

– Non, je dis que ce n'est pas les livraisons d'armes qui permettront de sortir de ce conflit et d'aller vers la paix. – Mais ça permet à l'Ukraine de résister. – On le voit bien, ça a coûté énormément d'argent, et le conflit ukrainien a coûté énormément d'argent aux contribuables européens et français, il faut bien le dire.

– C'était une mauvaise chose aujourd'hui, encore une fois, nous, nous avons souhaité dès le départ, et rappelez-vous, Louis Alliot, maire de Perpignan, a été l'un des premiers à soutenir, d'un point de vue humanitaire, le peuple ukrainien, en allant chercher des réfugiés, ukrainiens à la frontière polonaise, donc il fallait aider l'Ukraine, il fallait soutenir le peuple ukrainien, on ne sait pas qu'il faut arrêter, c'est-à-dire qu'il faut sortir par la négociation, pousser les puissances et les États de la région, et notamment l'Ukraine et la Russie.

25:00
Invité

– Vous pensez qu'il y a un accord de paix, le portage des territoires, que soutient notamment Donald Trump ?

25:01
Julien Odoul

– Encore une fois, ce n'est pas à moi de vous dire, et c'est les Ukrainiens qui, par la voix de leur président, qui décideront, mais très clairement, je le dis, ce conflit n'a que trop duré, ça fait plus de trois ans maintenant, et comme l'avait dit Marine Le Pen, nous n'en sortirons que par la négociation.

25:18
Présentateur

– Merci Julien Odoul, député Rassemblement National de Léon, porte-parole du RN, d'avoir été l'invité du 830 France Info, et merci Paul Barcelone. – Au revoir.

Julien Odoul : "S'il souhaite punir les Français, François Bayrou chutera !" (France info) — Julien Odoul · Pourquijevote