Attaques de prisons, Bétharram: le point presse en intégralité de François Bayrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
François Bairou depuis la prison de Saint-Quentin Falavier en Nizar. Des agents pénitentiaires ont été ciblés, menacés, on a tiré sur leur maison ou sur ce qu'on croyait être leur maison. Euh le parquet national antiterroriste, le procureur national est est par là et là le parquet national antiterroriste s'est saisi de ces attaques et on espère bien que dans les jours ou semaines qui viennent, les auteurs de tout cela pourront être identifiés et appréhendés.
Mais plus largement, il s'agissait de montrer au personnel pénitentiaire qu'on était avec eux dans ces circonstances et qu'on était avec eux parce qu'ils sont en première ligne du plus difficile de la société, des plus dangereux de la société et parce qu'ils sont notre dernier recours. C'est sur leur engagement et sur leur travail que repose au fond la défense de la société en ultime recours et donc on voulait on voulait être avec eux et en même temps on mesure très bien quel est le cadre de de ces attaques. Ce sont des réseaux qui tout d'un coup croyaient qu'ils étaient en situation d'impunité, les maîtres absolus et qui pouvaient continuer leurs actes de délinquence et qui tout d'un coup voi voit la perspective de des tensions plus sévères, plus rigoureuses, sans les moyens de continuer à exercer leurs activités. néfaste depuis la prison.
Euh et ça veut dire qu'ils se sentent inquiétés dans leur impunité, dans leur toutepuissance. Et ça ça a aussi une signification très importante. Alors, c'est la première fois que on peut qu'on a pu mettre en place, qu'on a pu faire voter des textes qui organiseront une réponse sans doute plus sévère et en tout cas une mise en sécurité plus grande pour la société par rapport à des délinquants qui sont à la tête de réseaux ultra puissants.
Si vous me permettez de le dire, c'est aussi pour nous une manière de rendre hommage aux deux agents pénitentiaires qui ont été victime de l'assassinat que vous savez au moment de de l'évasion de Amra. C'est aussi à leur mémoire que nous faisons cela. C'est pour éviter que ne se reproduisent des affaires comme l'affaire Amra et qu'il y ait d'autres victimes pour que soit mieux proportionné la réponse de la justice et que des gens dangereux soient traités comme des menaces comme les menaces réelles qu'il représentent.
Voilà ce que nous sommes venus dire aux agents pénitentiaires pour leur manifester notre reconnaissance, notre gratitude et notre soutien. Vous estimez que c'est l'autorité de l'État qui est défiée et si vous que répondez-vous ? Bah c'est forcément l'autorité de l'État.
C'est c'est forcément l'organisation de de notre de notre justice, de tout notre appareil pour identifier les gens dangereux. euh pour les pour les mettre dans des situ dans des situations où ils ne menaceront plus euh la société euh et pour que l'autorité de l'État soit enfin respectée comme elle devrait l'être. Si quelqu'un dit que c'est facile, vous savez bien que c'est extrêmement difficile.
Cette cette tâche, cette entreprise, cette volonté de de réduire les risques, c'est évidemment quelque chose de de très de très exigeant. Mais notre présence tous les trois, les le ministre d'État Garda et le ministre d'État ministre de l'intérieur, notre présence signifie que nous sommes absolument déterminés et d'une certaine manière ces attaques montrent que l'action du gouvernement et de l'État touche juste. Vous avez rencontré les les deux agents qui ont dont les maisons ont été attaquées.
Dans quel état sont-ils ? Est-ce qu'ils ont pu reprendre le travail ? Ils étaient trois pour dire la vérité.
Bon, ils sont en train d'examiner comment ils vont reprendre le travail. J'ai été très nous avons été très émus parce que l'une d'entre elles qui travaille dans cet établissement euh les trois ne travaillaient pas dans cet établissement de l'une d'entre elles travaillait à Lyon euh mais nous ont dit qu'elle qu'elle avait été la le mouvement de solidarité de d'affection de leurs collègues autour de leur hiérarchie et de leurs collègues autour d'eux et ça et ça faisait chaud au cœur. Mais vous vous savez bien que ce sont des circonstances humaines dans lesquelles les agents, leurs familles, leur domicile se trouve tout d'un coup menacé et d'une certaine manière violé.
Et donc le le c'est une chaîne d'humanité aussi, c'est une chaîne de relation personnelle et d'humanité. Et donc euh on a on a pu parler avec eux de ce qu'ils ressentaient et de leur volonté de continuer à être mobilisé. Est-ce qu'on sait qui se cache derrière ces attaques ? euh le le parquet national antiterroriste, le les trois mots ont leur sens, hein, parquet national antiterroriste euh a pris en main euh euh cette situation et l'enquête et moi en tout cas, j'ai confiance dans le professionnalisme et la mobilisation de ceux qui qui font vivre, monsieur le procureur national, de ceux qui font vivre cette euh cette réponse de l'État et cette mise en sécurité.
Et qu'est-ce qui va être mis en place pour assurer la la sécurité des agents ? Ben, il y a déjà des choses qui sont mises en place. Par exemple, l'identification des domiciles s'ils le souhaitent puisque c'est volontaire euh de manière à pouvoir avoir une surveillance.
Mais euh vous voyez bien à quel point tout ça euh est sans doute coordonné puisqu'il y a plusieurs lieux d'attaque à peu près dans les mêmes moments et en même temps d'après ce qu'on voit et ce qu'on entend c'est une volonté d'intimidation et c'est à cette volonté d'intimidation que notre présence et notre visite et notre soutien tient à répondre. Monsieur le Premier ministre, je me permets une question plus personnelle. Vous avez l'interview de votre fille dans Paris découver s'il vous plaît nous allons finir avec qui qui veut encore poser des questions ?
Est-ce que Est-ce que vous pensez que la piste de l'ingérence étrangère est une possibilité ? Monsieur le procureur national. Écoutez, comme j'ai eu l'occasion de de le dire, toutes les nous travaillons sur l'ensemble des des des pistes qui sont possibles.
Toutes vont être exploitées et la réponse judiciaire, une fois qu'elle sera donnée, permettra de répondre à à la question que vous posez de façon plus précise. C'était pas temps aujourd'hui de définir laquelle des pistes doit être privilégiée. Monsieur Premier ministre, la justice vient de rétablir le contrat alliant l'État au lycée à Veros venant contredire une décision du préfet.
Quelle est votre réaction ? le va pouvoir à nouveau bénéficier de subvention de de l'État. Euh, j'ai été ministre de l'éducation nationale et donc je respecte la décision du ministère de l'éducation nationale et je respecte la justice administrative par définition.
On va voir à trouver le meilleur équilibre possible dans les semaines qui viennent pour éviter qu'il n'y ait des dérives et en même temps pour que le droit soit respecté. Monsieur Premier ministre, une question justice sont terminées. Est-ce que vous avez eu l'occasion de lire cette interview de votre fille dans Paris ?
Oui, j'imagine que si je ne l'avais pas lu euh ça vous surprendrait. Qu'est-ce que je peux dire ? Un en tant que père de famille.
Comment vous dire ça de la manière la plus la plus juste en tant que père de famille ? Ça me poignarde le cœur euh même si c'est une affaire très ancienne puisqu'il y a je sais pas 35 ans quelque chose comme ça mais euh que on ne l'est pas su et que des dérives de cet ordre est eu lieu, pour moi c'est presque insupportable mais en tant que responsable public qui dépasse le père de famille. Euh c'est aux victimes que je pense.
Je les ai rencontré, j'ai passé des heures avec elle euh et un certain nombre de ces victimes à la fois des brutalités insupportables et d'autres actes euh abominables. Pour cela, une partie de leur vie a été gâchée si profondément que je ne veux pas les abandonner. Ça n'est pas une affaire personnelle.
Les travaux, l'écriture de ma fille sont tout entiers centrés autour d'une question. Pourquoi est-ce que on n'en parle pas ? Pourquoi est-ce que les victimes ne parlent pas ?
J'ai été très très bouleversé lorsque j'ai reçu pendant des heures la dizaines de garçons qui étaient victimes de ce que entre eux, ils ne savaient pas que leurs camarades avaient subi les mêmes les mêmes choses insupportables, brutalité ou pire encore atteinte sexuelle. Euh, il ne savait pas. Et pourquoi est-ce qu'on ne parle pas ?
Pourquoi est-ce qu'on ne parle pas dans les affaires de violence intrafamiliale ? Pourquoi est-ce qu'on ne parle pas dans les affaires, c'est pas dramatique d'inceste ? Pourquoi est-ce que les voisins ne voient rien ?
Et pourquoi les victimes elles-mêmes ne disent rien ? parce qu'elles ne veulent pas, je vais vous dire, je pense que les victimes elles-mêmes veulent protéger leurs parents. Et c'est quelque chose qui est terrible, de même qui est terrible le fait que quand il y a harcèlement de la cour de récréation d'un petit garçon ou d'une petite fille et que les autres ne le disent pas, parfois même ils participent.
Et c'est cette cette question là. Pourquoi on n'en dit rien ? Pourquoi les victimes eux-mêmes n'en disent rien ?
C'est cette question là dont je trouve qu'elle doit nous hanter et c'est mais des faits comme ça, il y en a probablement des centaines. Il y en a qui apparaissent dans beaucoup d'établissements et c'est pas seulement des établissements scolaires. Et donc cette question là de de du caractère insupportable de non seulement des actes mais du silence qui se fait autour qui est pour moi une question principale.
Et comment appréhendez-vous votre audition dans 3 semaines devant la commission ? Je ne c'est très simple. Je je ne dis depuis le premier jour que ce que je sais de cette affaire, que la vérité de ce que je découvre.
Et je n'ai de ce point de vue-là aucun problème à répondre à quelques questions que ce soit. Votre fil, vous en avez jamais parlé ? Non, pourtant je parle très souvent avec elle.
Mais mais comme vous savez, ben tous les parents sont comme ça. Mes enfants sont comme la prunelle de mes yeux, chacun d'entre eux. Et donc elle en premier puisque c'est l'aîné de mes enfants.
Non, on parle de tas de choses. Elle n'avait jamais parlé de ça. Elle l'a dit d'ailleurs lors de sa première interview, mais elle n'est pas le centre de l'affaire comme l'association l'a indiqué.
Euh peut-être grâce à elle, on en parle plus ou grâce à la contestation que euh qu'on a voulu développer contre moi, on en parle plus, mais le centre de l'affaire, je veux le répéter, c'est les victimes, ceux dont la vie a été gâchée pendant des décennies puisque certains actes remontent à 40 50 ans. C'est cela qui m'intéresse. Si vous me permettez de le dire, c'est cela dont je ne veux pas lâcher la main.
Ceux qui et au fond tous les petits garçons ou petites filles qui sont enfermés dans le silence d'abord parce qu'elles ne savent pas quoi dire, ça veutent pas identifier ce qui leur arrive et elles veulent pas faire de la peine à ceux qui sont les plus proches d'eux. Et c'est probablement là qui est une des clés de ce genre d'affair là. Merci beaucoup.
Par ici, par ici.
François Bayrou