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InterviewRadio France (sur Site radio)· 23 juillet 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSécurité

"Être au plus près des lieux à risque", Frédéric Thomasson, officier supérieur des pompiers des Bouches-du-Rhône

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Pour quelles raisons les risques de feu de forêt sont exceptionnellement élevés dans toute la Provence ce jeudi 23 juillet ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Les pompiers sont toujours mobilisés sur le feu du Gros-Bessillon. Le feu risque de repartir cet après-midi à cause du Mistral, vous le dites. Ça complique les choses si d'autres feux se déclarent ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Il y a 500 pompiers prépositionnés dans les lieux à risque. Tout ça est très précis, très calculé.

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Les pompiers volontaires sont essentiels en cette période où les incendies se multiplient. Vous demandez aux entreprises de jouer le jeu, c'est-à-dire ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Il y a des entreprises qui rechignent à laisser partir leurs salariés pompiers volontaires. Ce n'est pas toujours évident de convaincre ?

  • 5:39RelanceRéponse partielle

    Le ministre de l'Intérieur estime que la France dispose de moyens aériens suffisants. Ce n'est pas l'avis de nombreux auditeurs. Que va-t-il se passer si un autre incendie important se déclenche en Provence ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:33Frédéric ThomassonFait
    « on a le Mistral qui est prévu sur la journée et qui, comme chacun le sait, est un risque aggravant pour les feux de forêt. »
  • 1:39Frédéric ThomassonFait
    « On a des températures élevées et des taux d'humidité qui sont faibles, voire très faibles. »
  • 2:21Frédéric ThomassonFait
    « la doctrine que nous appliquons en matière de feux de forêt est d'intervenir massivement et très rapidement sur un départ de feu et dès son éclosion. »
  • 2:44Frédéric ThomassonChiffre
    « environ 7000 femmes et hommes qui sont disponibles tout au long de l'année pour nos interventions courantes, et qui viennent nous aider et renforcer, particulièrement l'été, notre dispositif préventif. »
  • 3:03Frédéric ThomassonChiffre
    « On a 500 sapeurs-pompiers qui sont de garde dans les casernes, qui assurent déjà un premier maillage territorial. »
  • 3:10Frédéric ThomassonChiffre
    « on a encore 500 autres pompiers qui vont être disposés spécifiquement sur le dispositif préventif dédié à la lutte contre les feux de forêt. »
  • 4:16Frédéric ThomassonFait
    « on demande aux entreprises de jouer le jeu. Et ce jeu-là, effectivement, il se traduit par l'établissement de conventions entre le SDIS des Bouches-du-Rhône et les entreprises. »
  • 4:33Frédéric ThomassonFait
    « ces conventions nous permettent effectivement de pouvoir disposer des journées comme aujourd'hui de sapeurs-pompiers qui sont volontaires au sein d'une entreprise et qui, de fait, peuvent être libérés et mis à notre disposition par l'employeur. »
  • 6:29Frédéric ThomassonFait
    « les Canadaires sont répartis judicieusement sur les zones à risque en France. »
  • 6:40Frédéric ThomassonFait
    « on utilise les moyens aériens pour faire ce que l'on appelle du guet aérien armé. C'est-à-dire que ces avions-là, qui sont en patrouille dans les airs tout au long de la journée, eux interviennent directement sur l'éclosion des feux de forêt. »

Temps de parole

  • Locuteur 144 %
  • Locuteur 326 %
  • Locuteur 414 %
  • Locuteur 212 %
  • Locuteur 54 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Dans l'instant, nous allons revenir sur ce risque incendie qui est donc maximal dans les Bouches-du-Rhône et le Var, car du côté de la météo, c'est le retour du Mistral dans les Bouches-du-Rhône, avec également des fortes rafales de vent, secteur sud-ouest, avec 60 km heure maximale pour les rafales. Donc attention au risque incendie très élevé, Florent Le Sceau.

0:28
Invité

Florent Le Sceau. Avec le micro, ça va mieux. Risques incendies donc très élevés aujourd'hui dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Ces deux départements sont classés en rouge. Interdiction d'accéder à l'ensemble des massifs dès ce matin. Et en plus, les pompiers toujours mobilisés sur le feu du Gros-Bessillon, sur les communes de Pontevesse et Cotignac. Il y a encore des points chauds avec ce feu qui risque de repartir cet après-midi à cause du Mistral. Ça risque de compliquer les choses. Évidemment, si d'autres incendies se déclarent dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Nous en parlons avec Frédéric Thomasson, officier supérieur départemental des Pompiers des Bouches-du-Rhône. Bonjour.

1:10
Présentateur

Bonjour.

1:11
Invité

Merci d'être en direct sur Ici Provence. Pour quelles raisons les risques de feu de forêt sont exceptionnellement élevés dans toute la Provence ce jeudi 23 juillet ?

1:21
Présentateur

Écoutez, ce jeudi, les risques sont particulièrement importants puisqu'on a le Mistral qui est prévu sur la journée et qui, comme chacun le sait, est un risque aggravant pour les feux de forêt. On a des températures élevées et des taux d'humidité qui sont faibles, voire très faibles. Et donc, le cumul de ces trois paramètres fait que le niveau de risque dans les Bouches-du-Rhône est particulièrement important aujourd'hui.

1:53
Invité

Et dans le Var également, deux départements classés en rouge. Les pompiers qui sont, je le disais, toujours mobilisés sur le feu du Gros-Bessillon. Il y a encore des points chauds. Le feu risque de repartir cet après-midi à cause du Mistral, vous le dites. Ça complique les choses si d'autres feux se déclarent dans les Bouches-du-Rhône et le Var. Vous êtes comme ça sur plusieurs fronts.

2:14
Présentateur

Ce qui est important pour nous, c'est d'être présent sur tous les départs de feu, puisque la doctrine que nous appliquons en matière de feux de forêt est d'intervenir massivement et très rapidement sur un départ de feu et dès son éclosion. Donc, ça veut dire qu'il faut qu'on compte sur une capacité de mobilisation de nos sapeurs-pompiers importante. Et c'est justement ce qu'on a fait au sein des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône, avec environ 7000 femmes et hommes qui sont disponibles tout au long de l'année pour nos interventions courantes, et qui viennent nous aider et renforcer, particulièrement l'été, notre dispositif préventif, afin d'avoir une journée comme aujourd'hui.

On a 500 sapeurs-pompiers qui sont de garde dans les casernes, qui assurent déjà un premier maillage territorial. Et on a encore 500 autres pompiers qui vont être disposés spécifiquement sur le dispositif préventif dédié à la lutte contre les feux de forêt.

3:20
Invité

C'est-à-dire qu'il y a 500 pompiers qui sont prépositionnés dans les lieux qui sont susceptibles de voir des feux démarrer. Tout ça est très précis, très calculé.

3:31
Présentateur

Alors, c'est exactement ça. On a donc 500 pompiers qu'on rajoute à notre couverture classique. Ces pompiers-là, on les dispose dans des endroits stratégiques au sein du département des Bouches-du-Rhône, afin d'être au plus près des lieux à risque et d'intervenir, comme je vous le disais précédemment, le plus rapidement possible dès l'éclosion des parts de feu.

3:57
Invité

C'est ça le secret, intervenir massivement, très très vite. Les pompiers volontaires sont essentiels en cette période où les incendies se multiplient. Vous demandez aux entreprises de jouer le jeu, c'est-à-dire ?

4:10
Présentateur

Alors, on demande aux entreprises de jouer le jeu. Et ce jeu-là, effectivement, il se traduit par l'établissement de conventions entre le SDIS des Bouches-du-Rhône et les entreprises. Et ces conventions nous permettent effectivement de pouvoir disposer des journées comme aujourd'hui de sapeurs-pompiers qui sont volontaires au sein d'une entreprise et qui, de fait, peuvent être libérés et mis à notre disposition par l'employeur. Donc, c'est vraiment un schéma gagnant-gagnant entre l'employeur et le SDIS, puisque l'employeur bénéficie quand même d'un pompier volontaire au sein de son entreprise.

Mais nous, d'un autre côté, on peut disposer de ce sapeurs-pompiers volontaires sur des journées très ciblées, comme aujourd'hui, où le risque fauteuil est particulièrement important.

5:02
Invité

Il y a quand même des entreprises, j'imagine, qui rechignent à laisser partir leurs salariés pompiers volontaires parce qu'ils en ont besoin, y compris pendant l'été. Ce n'est pas toujours évident de convaincre ?

5:12
Présentateur

Alors, beaucoup d'entrepreneurs et d'entreprises sont quand même sensibilisés au sein du département. On est dans des départements méditerranéens, que ce soit les Bouges-de-Rhône, le Var, enfin, toute la bordure méditerranéenne. Donc, les gens sont quand même très sensibilisés au risque feu de forêt. Et tout au long de l'année, notamment pendant la saison d'hiver, nos équipes sensibilisent justement ces entreprises à la signature de ces conventions.

5:36
Invité

Voilà, pour recruter des pompiers volontaires. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Dunez, estime que la France dispose de moyens aériens suffisants pour lutter contre les feux de forêt. Ce n'est pas l'avis de nombreux auditeurs d'ici Provence qui nous ont appelés hier. C'est vrai que les Canadaires interviennent en ce moment sur un gros feu dans le bassin d'Arcachon, qui progresse toujours ce matin ce feu. Que va-t-il se passer si un autre incendie important se déclenche en Provence, dans les Bouges-de-Rhône par exemple, et que si l'incendie du gros Bessillon se réactive ? Là, les Canadaires, ils ne pourront pas être partout. Il n'y en a qu'une douzaine.

6:11
Présentateur

Alors, que va-t-il se passer ? Comme je vous le disais, la stratégie nationale, elle est d'intervenir le plus rapidement possible à l'éclosion.

6:19
Invité

Oui, mais ça ne marche pas toujours. Parfois, il faut les Canadaires. Alors, est-ce qu'il y a assez de Canadaires en France pour vous ?

6:25
Présentateur

Alors, est-ce qu'il y a assez de Canadaires en France ? À l'heure où je vous parle, les Canadaires sont répartis judicieusement sur les zones à risque en France. Et avant toute chose, avant d'utiliser les Canadaires pour la lutte, on utilise les moyens aériens pour faire ce que l'on appelle du guet aérien armé. C'est-à-dire que ces avions-là, qui sont en patrouille dans les airs tout au long de la journée, eux interviennent directement sur l'éclosion des feux de forêt. Donc ça, c'est le premier niveau d'intervention des moyens aériens. Et ensuite, dès lors qu'on a un feu qui commence à prendre de l'ampleur, en suce des moyens terrestres, les moyens aériens sont ciblés sur le départ de feu.

Ce qui fait que finalement, les moyens aériens passent d'un feu à l'autre et viennent en complément de l'action terrestre.

7:14
Invité

Donc, à l'heure où on se parle... Oui, je vous laisse conclure, oui.

7:19
Présentateur

Je vous disais, à l'heure où on se parle, la stratégie combinée moyens terrestres, moyens aériens, fonctionne parfaitement.

7:26
Invité

Bon, avec tout ça, c'est une question d'organisation. On a bien compris, on croise les doigts, effectivement, pour que tout se passe bien aujourd'hui. Merci beaucoup Frédéric Thomasson, officier supérieur des Pompiers des Bouches-Duron. Merci, bonne journée.

7:37
Présentateur

Et puis, comme d'habitude, vous êtes nos yeux si vous constatez un départ de feu, un petit coup de fil au 04 42 38 08 08. Et puis, il y a ce numéro d'urgence pour les incendies. Pour contacter les pompiers, c'est le 18. Regarde tout ce qu'on fasse. Vous écoutez, ici Provence, avec Jack et Carla à l'instant, et la recette. Ici Provence.

9:43
Invité

Pour bien commencer la journée.

9:45
Présentateur

Ici Matin. La dernière ligne droite pour le Tour de France avec le patron du Tour, Christian Prudhomme et Emmanuel Collardé.

9:54
Invité

Bonjour Christian Prudhomme. Bonjour. C'est parti pour le dernier chapitre montagneux, un chapitre en trois étapes qui s'annonce palpitant, avec d'abord aujourd'hui près de 4000 mètres d'ascension. Oui, nous irons du département de l'Isère vers le département des Hautes-Alpes, de voirons jusqu'à Orsière-Merlette. Orsière-Merlette, c'est une montée célébrissime dans la grande histoire du Tour de France par l'exploit de Louis Socagna, celui qu'on appelait l'Espagnol de Mont-de-Marsan en 1971. Il avait écrasé l'étape. Il s'était imposé devant le belge Lucien Van Nîmes de 5 minutes 52 et il immerse troisième 8 minutes 42.

Merce, c'était celui qui gagnait tout et qui ne pouvait évidemment pas s'attendre à ça. Le Tour est revenu ensuite quelques fois Orsière-Merlette, notamment il y a six ans en 2020 pendant la pandémie avec une victoire ce jour-là du Slovène Roglic. Cette étape qui n'est pas la plus dure, elle peut sourire à plusieurs types de profils. On n'attend pas forcément un coureur bien placé au classement général ?

Non, je pense que les favoris au classement général auront largement de quoi faire demain et après-demain avec la double ascension vers l'Alpe d'Oaise et que ce sont des baroudeurs de la montagne qui ont vraiment une chance, des baroudeurs de la montagne qui ont encore suffisamment de force pour pouvoir s'échapper, garder suffisamment d'avance. Je ne pense pas a priori que la montée d'Orsière-Merlette, qui n'est pas si difficile que ça, soit un lieu où les favoris du Tour veuillent faire une différence. Vous l'avez dit, demain et après-demain, il y a deux, non pas une, mais deux montées vers l'Alpe d'Oaise.

Cette étape aujourd'hui, c'est en grande difficulté, c'est aussi une façon de préparer les coureurs ? Oui, on est déjà bien évidemment dans le final du Tour, mais ceux qui savent qu'ils ne gagneront ni à l'Alpe d'Oaise demain et après-demain, ni à Paris sur les Champs-Élysées par Delamont-Martre dimanche vont tout donner, parce que ce sera pour eux quasiment la dernière chance. Ça veut dire qu'il y aura de très nombreux coureurs qui voudront s'imposer aujourd'hui et que la bagarre en début d'étape promet d'être très sévère. Très belle journée à vous sur la route du Tour, Christian Prudhomme. Merci.

11:45
Présentateur

Et Kevin Colloch qui sera en direct de l'arrivée à Orsière-Merlette en fin d'après-midi, 8h moins 5, dans un instant Stéphane Bernd, juste après Phil Collins.

11:53
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada