Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 28 juin 2026 14 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Philippe Lottiaux député Rassemblement National du Var | La politique et moi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Bonjour, Philippe Lottiaux. Vous êtes énarque et député RN, mais vous avez aussi été humoriste sous le nom de Philippe Bacart. Pouvez-vous nous en dire plus ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous avez fait des spectacles d'imitation politique. Pourquoi ce choix ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous avez travaillé pour Jacques Chirac et Patrick Balkany. Qu'est-ce qui vous a marqué chez eux ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir rejoint le Front National en 2013 ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous avez été tête de liste à Avignon en 2014. Pourquoi cette défaite ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Vous êtes rapporteur spécial du budget du patrimoine. Pourquoi ce sujet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Philippe LottiauxFait
    « Quand vous êtes sur scène, vous faites chansonnier, vous vous moquez un peu de tout le monde. »
  • 4:30Philippe LottiauxFait
    « J'ai été très chiraquien. Il m'a ensuite déçu en tant que président. »
  • 9:00Philippe LottiauxFait
    « Une campagne, c'est du terrain, c'est la compréhension, c'est de l'écoute. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il rêvait de devenir le nouveau Thierry Le Luron, mon invité a fini énarque, avant d'être élu député du Rassemblement national. Générique --- Bonjour, Philippe Lottiaux. -Bonjour. -Je le disais, j'ai face à moi un énarque qui a été élu député du RN en 2022.

Mais j'ai aussi un autre Philippe Lottiaux, ou plutôt, Philippe Bacart. C'était votre nom de scène. On va même revoir un extrait d'un de vos spectacles. *Musique *Applaudissements *Question du jour : *comment faire un bon repas *bien pimenté à la sauce politique, *pas trop cher et facile ? *Déjà, il y a des ingrédients à éviter. *La Ségolène, par exemple. *Très à la mode à une époque, finalement très, très acide *et très, très dure à digérer. *Donc vous oubliez. *On évitera aussi Le Pen. *Très gras, pas beaucoup d'accord à faire. *On en a sorti une version plus light, *en marinade. *Mais ça s'accorde pas mieux. *Rires -Alors, on vient de voir une de vos imitations.

Vous en aviez plusieurs à l'époque. -Oui. C'était l'ancien critique gastronomique Jean-Pierre Coffe.

Vous avez fait beaucoup de spectacles comme celui-ci ? -Pas énormément. C'était une petite parenthèse dans ma vie.

C'était quelque chose que j'avais prévu de faire, c'était un vieux rêve, uniquement pour des amis, comme ça, en privé. D'ailleurs, c'est un extrait d'un truc... qui était un des premiers, et loin d'être un des meilleurs, d'ailleurs.

C'était un tout début. Mais voilà, je voulais faire ça comme ça, en privé. Et puis, j'avais un ami qui produisait, qui m'a dit : "Tu devrais essayer d'aller un peu plus loin.

J'ai essayé, donc j'ai fait des petites salles, j'ai fait des petites choses comme ça. -Vous avez même fait l'émission de Laurent Ruquier. -Tout à fait, avec un succès très relatif, on va dire.

C'est quelque chose qui me faisait envie, donc, que j'ai fait. Finalement, j'ai fait des petites salles, etc. Je n'en vivais pas.

Je n'ai jamais prétendu être Laurent Gérard. -C'était un peu un rêve d'enfance ? Oui, c'était un vieux rêve d'enfant, en fait.

Et voilà, j'ai fait ça un petit peu, avec plus ou moins de talent, ou, finalement, dans l'esprit....

Alors, c'était plutôt l'esprit des chansonniers. Donc l'esprit des chansonniers, on cogne un peu gentiment sur tout le monde, de manière un peu potache. Voilà, c'était donc sans prétention, c'était des petites choses. -Aujourd'hui, vous êtes député.

Dans l'hémicycle, vous êtes aux premières loges pour observer la classe politique, l'éthique de langage, la gestuelle. -Tout à fait. -Et puis, dans l'hémicycle, il y a une tribune.

Vous pouvez être un peu en spectacle. Vous n'avez jamais eu la tentation de faire une imitation ? -Souvent.

A chaque fois, quasiment. Je ne le fais pas, je me retiens un petit peu. J'essaye à chaque fois, à chaque intervention en tribune, j'essaye de glisser une petite phrase, comme ça.

J'ai l'impression que l'humour s'est un peu perdu à l'Assemblée. -Il y en a un qui l'a fait une fois, Hugo Bernalicis, avec Nicolas Sarkozy. -Oui.

J'ai envie, toujours, puis je me dis : "Voilà..." Je suis peut-être un peu trop sérieux dans l'âme. -Alors, dans le sketch qu'on vient d'entendre, on voit vous moquer de Jean-Marie Le Pen et de sa fille, Marine Le Pen.

Alors, vous le disiez, à l'époque, l'idée, c'était de cogner sur un peu tout le monde. Mais à l'époque, le FN, ce n'était pas votre truc ? -Là, ce que je faisais dans les petits spectacles, n'avait rien à voir, contrairement à ce que d'autres ont pu dire après, avec mes opinions politiques.

Quand vous êtes sur scène, vous faites chansonnier, vous vous moquez un peu de tout le monde. -Vous étiez engagé à droite à l'époque. -Et à cette époque-là, je n'envisageais absolument pas de me lancer dans la politique.

Voilà. -Et Marine Le Pen, elle connaît votre passé ? Elle a vu ce sketch ? -Je ne sais pas ce qu'elle a vu et ce qu'elle n'a pas vu.

Oui, elle sait, forcément, parce que c'était public. Elle sait que j'ai un peu fréquenté la scène. Voilà, à un modeste niveau.

Mais voilà. -On va parler de l'énarque, à présent. Vous avez fait carrière comme haut fonctionnaire au service de personnalités de droite.

Il y a eu Jacques Chirac à la mairie de Paris, puis Patrick Balkany à Levallois-Perret. Et en parallèle de cela, vous avez pris votre carte au RPR. Pourquoi ce choix de vous mettre au service des politiques plutôt que de vous-même être, dès le début, un homme politique ? -Peut-être parce qu'à la base, je suis quelqu'un d'extrêmement timide.

Ah bon ? Vous allez sur scène, mais... -Justement, justement.

Et pour combattre un peu mes timidités...

Quand j'étais enfant, j'étais très, très, très timide. Et quand vous avez cette timidité, qu'est-ce que vous faites ? Soit vous l'assumez, et pour ça, pour essayer de la dépasser, vous essayez de vous mettre un peu en danger.

Vous essayez de vous mettre dans des situations où. Voilà. Donc ça, c'est une première chose qui explique un petit peu la scène.

Et puis, moi, j'ai grandi dans une famille qui a été intéressée par la politique. Mon père était candidat, ensuite a été élu dans une petite commune. Il était candidat à une époque, UDR très gaulliste, à une époque où c'était dans le Pas-de-Calais, donc bassin minier, très à gauche, donc voilà, où on perdait, mais j'ai grandi un peu là-dedans, et j'ai toujours eu le goût de la politique, mais je ne me voyais pas, je ne me projetais pas sur le devant de la scène.

Donc, j'ai souhaité travailler pour des politiques, et comme on était d'origine UDR ; RPR, mon choix, en effet. J'ai pu rejoindre la mairie de Paris quand Jacques Chirac en était le maire, à sortie de la scolarité à l'ENA en 1991, oui. -Et Jacques Chirac ou Patrick Balkany, ce sont des personnalités qui ont compté pour vous ? -Oui, j'ai été très chiraquien.

Il m'a ensuite déçu en tant que président, mais j'étais très, très chiraquien, et ensuite j'ai découvert, un peu par hasard, puisque en 2001, la gauche arrive à la mairie de Paris, j'avais un gros poste un peu exposé, j'étais directeur de cabinet et secrétaire général, donc je me fais placardiser, ce qui était un peu... la loi du genre aussi.

Je cherche autre chose. Il se trouve qu'un peu par hasard, mon patron de l'époque, Bernard Bled, me met en rapport avec Patrick Balkany, que je ne connaissais pas. Et puis, on a travaillé ensemble dix ans.

C'est un personnage de roman. -Vers 2013, 2014, vous avez décidé de rejoindre le FN. Oui. -Pourquoi ?

Qu'est-ce qui s'est passé ? La droite de l'UMP, en l'occurrence à l'époque, ne vous convenait plus ? -Tout à fait.

Alors, il y a eu deux événements. Il y a eu le côté où je me suis dit, à un moment : "J'ai envie aussi de me lancer un peu dans la politique active." Je n'ai pas simplement envie de rester spectateur.

Vous savez, à un moment, soit vous regardez les situations et vous grommelez dans votre coin en regardant la télé. Voilà. Je me dis : "J'ai des enfants, j'ai envie de m'impliquer davantage." Donc, me lancer dans la politique active, ça, c'est une première chose.

Deuxièmement, j'avais été déçu, en effet, de l'UMP, de ce qui était devenu la droite, que je trouvais complètement s'amollir, se désagréger intellectuellement. C'est vraiment quelque chose qui m'avait attristé. Le point d'orgue étant ce conflit ridicule Copé-Fillon, enfin, pour moi, qui avait été vraiment la fin de tout.

Et il se trouve que, par le passé, par des amis d'amis, j'avais connu un certain nombre de responsables de ce qui était le Front national. J'avais croisé, pas pour des fins politiques, mais simplement à titre amical, etc. Et je me suis dit que ces gens étaient tout à fait respectables, n'avaient rien à voir avec la caricature qu'on en faisait, étaient tout à fait sympathiques, et de discussion en discussion, je me suis rapproché, et à un moment, quand il a fallu faire mon coming-out politique, si je puis dire, il s'est fait naturellement auprès du Front national. -Le Front national cherchait des profils comme le vôtre pour gagner en crédibilité, un énarque qui a une expérience dans la politique, c'était important pour eux.

Vous vous doutiez qu'en rejoignant le FN, vous auriez peut-être plus d'opportunités politiques qu'en restant engagé à droite ? -Je ne pensais pas forcément en termes d'opportunités, à ce moment-là, vous pensiez surtout en termes de ce que ça pouvait vous coûter. Parce que quand vous êtes dans la haute fonction publique et vous apparaissez publiquement, c'était il y a 13 ans, vous apparaissez publiquement en soutien et en candidat potentiel de ce qui était à l'époque le Front national, c'est un peu compliqué, c'était compliqué à vivre, compliqué à assumer.

Vous perdez des relations, les portes se ferment, etc. Ca a évolué, tant mieux depuis, mais pas encore totalement. Mais c'était un peu compliqué. -En tout cas, ça a été assez vite pour vous au FN, puisque dès 2014, vous avez été investi comme tête de liste aux municipales à Avignon.

Et ça s'est joué à peu de choses parce que vous étiez en tête du premier tour. -J'étais en tête. Ce que j'avais annoncé en arrivant, ce qui faisait rire tout le monde parce que j'étais parachuté, soyons clairs.

Et j'arrivais très peu de temps avant. On avait fait un peu plus de 8 % à l'élection municipale précédente. J'arrive en tête et j'avais cette volonté, à ce moment-là, d'essayer de faire le lien avec le candidat UMP de l'époque parce qu'on avait de quoi faire une majorité.

Je pense qu'on aurait fait un très beau travail parce que la gauche, elle, allait se regrouper. Personne ne souhaitait que la ville passe à gauche. Malheureusement, le candidat UMP, je pense, a été bloqué par, justement, Jean-François Copé. -Il s'est maintenu au second tour. -Oui, et à partir de ce moment-là, la gauche était unie, et nous...

J'ai un peu augmenté, mais forcément, la gauche est passée. C'est un vrai regret parce que ça aurait donné un signal et on aurait pu gagner du temps, on aurait pu faire de très belles choses. -Vous avez ensuite quitté le Vaucluse et vous êtes allé dans le Var, à la mairie de Fréjus.

Et là, vous avez travaillé pour David Rachline. Après Jacques Chirac et Patrick Balkany, décidément, vous aimez travailler avec des hommes politiques qui ont des ennuis avec la justice. -Ce n'est pas moi qui leur crée.

Rires Vous savez, dès que vous avez une personnalité qui sort un peu du lot, qui est un peu disruptive, forcément, il y a des choses un peu compliquées. -Et en parallèle de cela, vous vous êtes présenté à plusieurs élections, avec des défaites, sénatoriales, législatives de 2017, et puis, législatives de 2022. Et alors là, vous êtes retrouvé face à un certain Eric Zemmour.

Comment vous avez réagi quand il s'est présenté dans votre circonscription ? -J'avoue que c'était un peu chaud, on s'est dit : "Ouh là, ça va être compliqué." C'est sûr que quand on voit ça, moi, j'avais été déclaré candidat, je l'avais déjà été en 2017, et quelques temps après, mon téléphone sonne, je me rappelle, j'étais encore au travail, si vous voulez, j'avais prévu de prendre des congés pour la campagne, mais peu de temps après, et là, le matin, mon téléphone sonne une première fois, une deuxième fois, une troisième fois, et qu'est-ce qui se passe, quoi ?

Et on me dit : "T'es au courant ? Zemmour se présente. Il faut aller..." -Vous vous dites : "C'est cuit" ? -Non, non, pas du tout, je ne me suis jamais dit ça -Vous y croyez encore. -Oui, sinon, il ne faut pas se battre. -Qu'est-ce qui a fait la différence ?

Il a été éliminé dès le premier tour. -Tout à fait, tout à fait. Je crois qu'il y a eu plusieurs choses.

Moi, j'avais déjà été candidat en 2017, j'avais une certaine légitimité dans le département, parce que je travaillais à côté, sur la circonscription. Et puis, une campagne, ce n'est pas simplement de la notoriété médiatique, si vous voulez. Une campagne, c'est du terrain, c'est la compréhension, c'est de l'écoute.

Et puis, c'est 28 communes, ce n'est pas se focaliser, peut-être comme l'a fait M. Zemmour, se focaliser sur quelques communes connues. Et voilà, une campagne, c'est 28 communes, il faut écouter et parler à tout le monde, être le relais de tout le monde. -A l'Assemblée, vous êtes très mobilisé, très engagé sur les questions budgétaires.

Vous êtes même le vice-président de la Commission des finances. Et vous êtes engagé, en particulier, sur les budgets consacrés au patrimoine. Vous en êtes le rapporteur spécial.

Pourquoi le patrimoine ? Vous avez un petit côté Stéphane Bern ? -C'est un sujet qui m'intéresse énormément.

J'ai toujours été passionné par les vieilles pierres, par l'histoire et par le...

Ma mère était professeure d'histoire, ça a peut-être marqué. Et donc, le patrimoine. Donc, quand j'ai eu l'opportunité de rapporter le budget du patrimoine, voilà, je me suis dit : "J'y vais", et c'est quelque chose...

Je dois dire que dans mes missions à l'Assemblée, quand je dois faire des rapports, j'ai fait des rapports d'évaluation sur les cathédrales, sur les fiscalités du patrimoine, je fais des rapports budgétaires...

Ce n'est pas des succès de librairie, soyons clairs, mais ça me passionne et, dans mes fonctions à l'Assemblée, les auditions que je peux avoir avec les responsables des grandes institutions muséales ou patrimoniales, etc., font partie des moments privilégiés, font partie des moments que je préfère dans mes fonctions. On arrive à la fin, c'est l'heure de notre quiz.

C'est un quiz un peu spécial pour vous, c'est pour comprendre comment travaille un imitateur. Je vais vous soumettre trois personnalités politiques. Vous allez me dire ce que vous en retenez dans les tics de langage, dans les intonations, les accents, la gestuelle.

On commence avec Eric Ciotti. -Alors, je n'ai jamais essayé d'imiter Eric Ciotti. En fait, j'ai toujours du mal à imiter les gens avec qui je fréquente.

Il faut que j'aie un peu de recul. Une voix un peu de nez. Je pense qu'il ne doit pas être trop compliqué à imiter.

Il a un ton, un petit accent, une voix un peu, pas nazière, mais un peu de nez. Donc, ça doit pouvoir se faire assez facilement. -Emmanuel Macron ? -Pour imiter quelqu'un, il faut le regarder longtemps et l'écouter longtemps.

J'en suis incapable. -Il rit. Et Jean-Luc Mélenchon ? -Alors... -C'est un tribun. -C'est un grand tribun.

A une époque, je faisais des formations sur la prise de parole en public. Et j'avais quelques exemples. J'avais trois exemples totalement différents, de tribuns qui étaient François Mitterrand, Jean-Luc Mélenchon et Jean-Marie Le Pen, dans des styles totalement différents.

C'est un grand tribun. Le problème, c'est qu'il devient sa propre caricature et c'est malheureux. Mais après, le travail d'imitateur caricature toujours un petit peu. -Et s'il y a un homme politique que vous tenez bien dans l'imitation aujourd'hui, c'est lequel ? -Alors, écoutez, je peux en faire un certain nombre. -Mais j'en veux un vivant, moi. -Un vivant.

Ecoutez, M. Méric, moi, vous me posez la question, je vais vous répondre. La question que vous me posez...

Je suis avec ma Carlita d'amour. Qu'est-ce qu'on va faire ? -Pas mal. -Enfin, c'est pas travaillé.

C'est comme tout, ça se travaille. J'ai plus l'occasion. -Oui, vous êtes passé un peu à autre chose. -Voilà.

Mais ça me démange toujours. Je ne dis pas qu'un jour... -Il y a du potentiel. -J'y reviendrai peut-être.

Toujours très modestement et sans prétention. -Merci beaucoup, Philippe Lottiaux, d'être venu ici. -Merci.

Musique

Philippe Lottiaux député Rassemblement National du Var | La politique et moi — Philippe Lottiaux · Pourquijevote