Gabriel Attal, candidat Renaissance en 2027, s'oppose aux occupations illégales des gens du voyage
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Gabriel AttalFait
« La République, elle a des lois et des règles. Et vous avez notamment une loi Besson qui dit que vous devez avoir des aires d'accueil permanentes et des aires de grand passage dans tous les départements. »
- 1:30Gabriel AttalPromesse
« On propose des mesures pour pouvoir aller beaucoup plus vite, notamment qu'en 48 heures, il puisse y avoir un référé et une action engagée, que ce soit un terrain public ou un terrain privé, avec une expulsion organisée au bout de 48 heures quand il y a une occupation illicite. »
- 2:00Gabriel AttalChiffre
« Une loi qui est quand même à 80 % respectée, je crois que c'est l'estimation aujourd'hui. 80 % des aires permanentes d'accueil qui sont prévues dans la loi Besson sont aujourd'hui d'ores et déjà installées. »
- 4:30Gabriel AttalPromesse
« On propose par ailleurs un renforcement des sanctions et on propose une application de la loi Besson, avec donc des aires d'accueil organisées sur le territoire comme c'est prévu par la loi. »
- 5:30Gabriel AttalFait
« Tous les Français qui soient de droite, de gauche, du centre, ils attendent qu'on respecte les lois de la République et ils en ont marre d'être dans une situation où vous en avez certains qui ont tous les devoirs et d'autres qui ont tous les droits. »
- 7:00Gabriel AttalFait
« Quand vous échangez avec un agriculteur, comme je l'ai fait tout à l'heure, qui vous explique que lui, il n'a pas le droit d'utiliser l'eau potable pour donner à boire à ses bêtes, mais qu'il ne voit par ailleurs, que vous avez un campement illégal qui s'installe, qui utilise la bouche d'incendie, qui la laisse ensuite couler sur le terrain pendant des jours. »
- 8:30Gabriel AttalFait
« Moi, je considère qu'on a un espace Schengen, que les solutions pseudo-miracles qu'avancent certains en expliquant « il n'y a qu'à en sortir » ou « il n'y a qu'à en sortir un pays », en réalité sont absolument impossibles et inatteignables. »
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Priorité au direct, nous rejoignons Gabriel et Al-Atal qui est en Vendée. ...qui se déroulait ici sur le terrain d'un couple d'agriculteurs et donc j'ai évidemment tenu à me rendre ici pour échanger avec les personnes qui occupent illégalement ce terrain.
Il y a une inversion totale de tout concept de règles et de valeurs, avec des gens qui expliquent que parce qu'il n'y a pas d'air de grand passage sur le territoire de la commune, ils ont le droit de venir occuper de manière illégale un terrain qui qui est un terrain privé. Ce à quoi je leur ai répondu, que si j'ai envie d'aller faire du camping quelque part, et que dans la commune où je veux aller faire du camping, les campings sont pleins, je ne vais pas aller faire du camping de manière illégale sur le terrain privé de l'agriculteur qui est à côté du camping. Ça paraît totalement évident.
Il n'y a pas beaucoup de réponses face à ça. Moi, je respecte tous les modes de vie. Mais tous les modes de vie doivent respecter la République.
La République, elle a des lois et des règles. Et vous avez notamment une loi Besson qui dit que vous devez avoir des aires d'accueil permanentes et des aires de grand passage dans tous les départements. Il n'y en a pas encore dans tous les départements.
Le fait qu'il n'y en ait pas dans toutes les communautés de communes ne justifie pas qu'on vienne occuper illégalement un terrain privé quand vous avez les propriétaires de ce terrain. qui ne souhaitent pas qu'ils soient occupés par des personnes. Dans la République, il y a des lois, justement, mais précisément, souvent dans les échanges que vous avez eus, ces lois ne sont pas appliquées.
En quoi ce que vous proposez, vous, aujourd'hui, permettrait de changer la situation de façon notable ? On propose avec Ludovic Mendès, notamment, qui a travaillé sur ce sujet, mais y compris de manière transpartisane avec d'autres partis politiques. Il y a une proposition de loi, d'ailleurs, qui a été déposée au Sénat par le sénateur Michalet avec d'autres signataires et qui a été déposée à l'Assemblée par Ludovic Mendès.
On propose des mesures pour pouvoir aller beaucoup plus vite, notamment qu'en 48 heures, il puisse y avoir un référé et une action engagée, que ce soit un terrain public ou un terrain privé, avec une expulsion organisée au bout de 48 heures quand il y a une occupation illicite. On propose par ailleurs un renforcement des sanctions et on propose une application de la loi Besson, avec donc des aires d'accueil organisées sur le territoire comme c'est prévu par la loi. Une loi qui est quand même à 80 % respectée, je crois que c'est l'estimation aujourd'hui. 80 % des aires permanentes d'accueil qui sont prévues dans la loi Besson sont aujourd'hui d'ores et déjà installées.
Donc il ne me semble pas juste de dire qu 'on n'a pas le choix que d'aller sur un terrain privé, ça n'est pas vrai. Merci beaucoup. Est-ce que pour vous c'est aussi une manière de vous adresser à un électorat de droit ?
Non mais vous savez, encore une fois, tous les Français qui soient de droite, de gauche, du centre, ils attendent qu'on respecte les lois de la République et ils en ont marre d'être dans une situation où vous en avez certains qui ont tous les devoirs et d'autres qui ont tous les droits. Quand vous échangez avec un agriculteur, comme je l'ai fait tout à l'heure, qui vous explique que lui, il n'a pas le droit d'utiliser l'eau potable pour donner à boire à ses bêtes, mais qu'il ne voit par ailleurs, que vous avez un campement illégal qui s'installe, qui utilise la bouche d'incendie, qui la laisse ensuite couler sur le terrain pendant des jours. Vous vous mettez à la place des gens, c'est insupportable pour eux.
Quand vous échangez avec la gestionnaire d'un camping qui vous dit qu'elle voit un campement illicite à côté avec du démarchage qui se fait pour des activités non déclarées et qu'elle, elle se prend un contrôle URSSAF au même moment, c'est insupportable pour elle. C'est ça la situation dans laquelle on est aujourd'hui et c'est ce à quoi je veux répondre avec les mesures qu'on propose. Est-ce que l'Europe est assez ferme si on parle de Ceuta ?
Est-ce qu'il faut jouer le bras de fer avec l'Espagne ? Ça, c'est un tout autre sujet. Je me suis déjà exprimé sur cette question-là.
Moi, je considère qu'on a un espace Schengen, que les solutions pseudo-miracles qu'avancent certains en expliquant « il n'y a qu'à en sortir » ou « il n'y a qu'à en sortir un pays », en réalité sont absolument impossibles et inatteignables. Il faut être pragmatique et de bon sens. Il y a une réflexion à avoir notamment sur sur le fait qu'un pays membre de Schengen, qui décide unilatéralement de régulation massive, ne peut pas le faire en ayant un impact sur les autres pays de l'espace Schengen.
Et c'est ça la réflexion qu'on doit avoir à l'avenir au niveau européen.
Gabriel Attal