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interviewSud Radio (sur YouTube)· 9 juillet 2025 95 min

Les débats de l’été - Émission du 09 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h. Maxime Liedu. Bon, bonjour à tous.

Vous êtes bien sur Sud Radio. Le parler vrai, vous savez, on vous attend au 0826 300300, l'application également Sud Radio et les réseaux sociaux parce queon va avoir besoin de votre avis, de vos avis, accord, désaccord notamment sur des questions brûlantes d'actualité. le désir d'enfant en être recul dans notre pays.

Ce sont les chiffres qui sont tombés ce matin. Et puis la question des logements, on vous pose précisément la question sur Twitter notamment un/art des logements en France largement sousoccupés. Est-ce que vous êtes choqué de ça ?

Est-ce que cette question même vous interpelle ? Ça va provoquer quelques discussions, vous allez le voir en studio. Et puis natalité, comprenez-vous les jeunes qui ne veulent plus d'enfants, vous êtes déjà une majorité à nous dire oui à plus de 65 %.

On essaiera aussi de comprendre un peu ce phénomène et puis le téléphone, le standard vous est déjà ouvert 0826 300. Comme je le disais tout à l'heure, j'accueille Jean-Luc Benamias qui est depuis Marseille membre de la Ligue des droits de l'homme. Bonjour mon cher Jean-Luc.

Bonjour à toutes et à tous. Jérôme Dub, vice-président de France Israël. Bonjour.

Bonjour. Et Jean-Philippe Diugin Clément, maire UDI de Men et vice-président de la région de France. Merci beaucoup d'être avec nous.

On attend également le camarade Jonas Hadad qui ne va pas tarder évidemment à débarquer avec une immense classe dans The Studio. Pour ouvrir ce moment de débat et avant qu'on échange de façon plus franche sur les sujets d'actualité, il y a d'abord vos coups de cœur et vos coups de gueule. Le premier étant Jean-Philippe Marseille qui brûle avec en réalité un vrai coup de gueule profond qui est quand est-ce qu'on va enfin prendre conscience de ce réchauffement climatique ?

C'est urgent. Ça y est. Oui, moi je suis totalement.

Enfin là, c'est Marseille qui brûle. C'est 160 morts au Texas dans des inondations absolument folles en ce moment. C'était l'année dernière les inondations en Îlévilaine ou dans le Pas de Caléis.

Et on a depuis 6 mois une politique d'écobashing systématique. Toutes les mesures qui ont pu être mises en place qui certaines méritaent des adaptations avaient besoin d'être parfois corrigé adapté sur les cinq dernières années sont en train d'être cassé. On a supprimé les zones à faible émission.

On a supprimé, on est en train de détruire le zéro artificialisation nette. On est en train de couper, de tailler dans les fonds verts qui permettent d'assumer la transition écologique. On revient en arrière sur la production des ENR.

On est en train enfin le Rassemblement national voulait supprimer mettre un moratoire sur tous les projets d'éolien et de Solaire. On est dans un monde absolument fou. Euh d'un côté, on a des morts, on va payer des centaines de millions.

Enfin, Marseille, c'est l'aéroport qui est arrêté, plus un train, euh la ville confinée. Et dans le même temps, Et dans le même temps, dans le même temps, on a des élus totalement irresponsables qui dans une espèce de trumpisme frochouillard nous expliquent que l'environnement, c'est quelque chose qui est accessoire, qui doit pas exister. Enfin, faut arrêter cet écobashing. qu'on revienne une question euh de de d'appréciation un peu plus réaliste de l'environnement.

On a eu une vision parfois déconnectée, très contraignante, euh très culpabilisante mais très punitive mais entre un excès à un autre. Enfin là c'est c'est totalement scandaleux. Trumpisme franchouillard selon Jean-Pilte Dugouin Clément, le le mot est lâché.

Jérôme Dub, vous êtes d'accord avec cette expression ? Euh je suis d'accord sur le constat. Maintenant, je vais pas sur le trumpisme franchouillard.

Bon, c'est un petit peu caricatural, mais le le la punchline est très bonne. Euh mais mais moi, je vais essayer de de d'élargir un petit peu le le le débat. En réalité, euh j'ai regardé un peu ce qui se passait sur la consommation mondiale de pétrole.

On n' jamais autant consonné de pétrole. Euh on est à 110 115 milliards de barils par an. Mais parce que on a des pays alors l'Europe évidemment est concernant, les États-Unis sont concernés.

On a parlé de Trump mais enfin le vrai sujet c'est quand même les pays en en émergence. Ouais, c'est la Chine. Le plus gros pollue du monde, c'est quand même la Chine.

Mais c'est vrai que en France on voit ces derniers jours un véritable affrontement dans la classe politique et même dans dans la population. On a reçu un nombre calcul. Non, mais bien sûr, mais c'est quand même une une véritable sission.

L'énergie euh consommée, elle vient de là et vous ne vous n'irez pas contre ça parce que il y a un certain nombre de peuples, il y a un certain nombre de pays qui veulent consommer, qui veulent avoir le même mode de développement que nous. Euh il ils sortent du Moyen-Âge, j'exagère un petit peu, je je force le trait évidemment et ils veulent accéder à ce que nous avons nous connu et ça vous n'irez pas contre ça. Donc ça va être très compliqué. du côté de de Marseille, Jean-Luc Benamias, qu'est-ce que vous pensez de cette discussion qu'on a actuellement en plateau sur l'affrontement en réalité peut-être de la part de certains élus hein ?

Un manque de conscience écologique tout simplement. Certains élus, c'est surtout une majorité à l'Assemblée nationale. Il y a un vote qui vient d'avoir lié, ça s'appelle la loi du plomb qui remet en cause absolument toutes les politiques environnementales.

On en parlera à midi d'ailleurs avec le s politiqu environnementales qui rabaisse toutes les politiques environnementales avec une majorité euh de 300 voix contre 220. Euh si je ne m'abuse, je suis à quelques quelques députés prêts. Euh voilà, il y a il y a une question de responsabilité par rapport à tout ça.

Alors évidemment, on vit des on vit des c'est pas la France qui est le plus touchée, hein. Il y a bien des pays au monde qui sont encore plus touchés. Voilà.

Après, sur le sur le pétrole, Jérôme, euh le principal responsable quand même, c'est ça s'appelle les États-Unis et c'est Trump. Qui sont les gros producteurs aujourd'hui pour relancer la la vente de pétrole ? Ça s'appelle les États-Unis hein.

Oui mais là je parle de la consommation. Je parle pas de la production, je parle de la consommation. La consommation va à de pair Jérôme, je t'apprends rien avec avec la production.

Non mais Jean-Luc Benamias, vous êtes aussi, je le rappelle, vous êtes du côté de Marseille, ancien membre du CE. Vous l'avez dit, en réalité la plupart des élus, on l'a vu ces derniers temps du côté LR, la loi grimillé aussi au Sénat sur le renforcement du la relance du nucléaire et le renforcement de de certaines énergies renouvelables. Est-ce que vous considérez en effet que les thèmes énergétiques l'écologie est en train de de disparaître de la conscience de la classe politique ?

Non, je considère pas ça. Je considère que on ne prend pas on n'est pas à la hauteur des des des enjeux, c'est tout. euh cette cette loi du qui a vraiment un qui a vraiment un nom d'ailleurs incroyable par rapport à tout ce qu'on pense du plomb dans le cadre de l'écologie et de la pollution de la planète.

Mais euh c'est clairement il y a une nonvolonté d'actionner tous les éléments possibles pour permettre à la planète de survivre. Voilà. Euh cette nonvolonté, il y a pas qu'en France hein, mais ce vote là est très significatif.

Bon et puisque vous êtes du côté de Marseille, mon cher Jean-Luc, je vous laisse la parole parce que pour vous qui avez un coup de cœur, c'est le coup de cœur des sapeurs pompiers, des pompiers en général qui font un travail extraordinaire actuellement dans le dans le sud de la France mais particulièrement ces dernières heures du côté de Marseille. Vo Marseille, Narbon et ainsi de suite. Vous avez vu l'ensemble des feux qui ont d'énormes feux d'ailleurs.

C'est des c'est des centaines d'hectares. Oui. Alors coup de cœur pour les pompiers, c'est pas c'est pas très nouveau, mais c'est aussi un coup de gueule sur la politique française et sur notamment l'absence de alors je parle pas des des camions de pompé, ça il y en a, mais je parle de l'absence et tout le monde le sait, du nombre de Canadaires qui ne sont pas disponibles.

Il y a 12 Canadaires en gros en France. 12 hein, il y en a généralement 7 ou h qui sont en état de marche. Euh quand on a comme ces derniè ces derniers jours notamment à Marseille mais aussi àbonne mais aussi dans d'autres parties parties de la France que quand on a autant de feu sur des centaines d'hectares, il est est évident que on en manque.

H c'est Emmanuel Macron qui en 2023 disait "On va en construire, construit un seul." C'est euh on est capable la France de construire des rafales. Très bien par par rapport à la défense, ça paraît nécessaire.

Qu'est-ce qui nous rend incapable de d'améliorer le nombre de Canadaires disponibles ? Voilà, c'est mais le coup de cœur était surtout sur les pompiers parce que vous l'avez vu hier et je parle des pompiers salariés à pleintemps, je parle des pompiers volontaires parce que si on avait pas 80 % de pompiers volontaires, on serait incapable de réagir dans les territoires. Et hier, bon moi je sur Marseille, j'ai pas été touché hein, mais une grande partie de Marseille a été touchée, notamment le nord de Marseille.

Je félicite les pompiers, je félicite aussi les habitants des cités. Vous avez vu les images comme moi un certain nombre d'habitants des cités, les pompiers pouvaient pas être partout en même temps. Il y avait le feu était énorme.

Il y a un certain nombre d'habitants des cités qui ont réagi de manière extrêmement euh comment dire positive. C'estàd et même parfois d'ailleurs dans un certain danger. Heureusement hier semble-t-il il y a eu aucun décès, aucun blessé grave.

Quelques maisons brûlées malheureusement mais c'est quand même près de 1000 hectares he qui ont été mais mais vous parlez vous parlez de de des Canadaires. La porte-parole du gouvernement ce matin sur RTL a dit que le gouvernement souhaitait sanctuariser dans le budget les commandes justement de de Canad. On est rassuré, on comprend même pas d'ailleurs pourquoi ce ne soit pas un réflexe de depuis toujours suite des coups de cœur et des coups de gueule.

Et on reviendra aussi sur cette petite discussion. Jonas Sadat vient de nous rejoindre. Jean-Luc Benamias reste avec nous ainsi que Jérôme Dub, Jean-Philippe Dugouin Clément dans ce studio.

Vous êtes bien sur Sud Radio et c'est la poursuite de vos grands débats de l'été. À tout de suite. Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud-ado, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo, votre rendez-vous pour le parler vrai durant tout l'été.

Vous êtes bien sur Sud Radio et vous avez raison. 1 heure de débat euh sans langue de bois sur les sujets brûlants. Et puis vous savez que on vous attend en studio bien sûr avec le camarade Manu qui vous attend au standard 0826 300 300 sur les différents sujets.

Faut-il s'habituer à une France finalement sans enfants parce que la tendance est en baisse, on en discutera un/art des logements largement sous-occupés. Est-ce une étude de l'INC qui nous dit qu'il sort ce chiffre 79 % des résidences principales considérées comme en sous-occupation très accentué pour une ou deux personnes en moyenne dans chaque logement. dans la plupart en tout cas il y aurait une ou deux pièces qui ne seraient pas utiles.

Évidemment, ça provoque, on va dire, le déchaînement sur les réseaux sociaux et parmi vous qui nous appelez et qui réagissez déjà sur l'application et les réseaux sociaux et puis le télétravail, faut-il tout doucement penser à le supprimer parce que vous allez voir la productivité, même la créativité, empathie, c'est en tout cas ce que nous disent certaines études et l'OC de M on était en plein dans les coups de cœur, les coups de gueule avec je crois quand même un petit fil rouge qui était l'environnement parce que le camarade Jean-Philippe Dugouin Clément qui est avec nous a évoqué justement Marseille qui brûle et la conscience nécessaire des politiques. Jérôme du nous parlera dans quelques instants de son de son coup gueule. Jonas Sadat qui nous a rejoint.

Merci beaucoup d'être avec nous. avocat, vice-président de la région Normandie, porte-parole adjoint des Républicains et Jean-Luc Benamias qui est du côté de Marseille évidemment qui a alerté sur la nécessité d'avoir en France enfin un peu plus de Canada parce que nous étions un grand pays que vu la situation climatique, il n'était pas envisageable qu'on en ait si peu. Mais il y a un vrai coup de gueule et je me tourne vers vous Jonas Adad cette fois sur les éoliennes.

On en parlera également à partir de 12h30 avec Anne Lergon. Vous savez l'ancienne PDG d'Ariva. un secret si bien gardé.

Elle a la parole rare et elle veut justement prendre la parole sur ce sujet énergétique. Alors là, notamment chez les républicains, vous avez provoqué euh en actant votre volonté d'être proucléaire à fond et d'arrêter les subventions publiques notamment pour les énergies renoubables. Vous vous dites, c'est vraiment du côté des éoliennes, faut arrêter ce massacre.

Oui, d'abord parce qu'on est un carrefour aujourd'hui. C'est-à-dire que quand on regarde de façon schématique ce qui se passe au niveau des éoliennes, on est aujourd'hui à 2/3 si on prend le mix énergétique 2/3 de nucléaire. un/ers d'énergie intermittente.

La difficulté qu'on a notamment avec les éoliennes et je parle particulièrement des éoliennes terrestres, c'est que on a payé pour voir h on a payé pour voir à plusieurs titres. On a payé pour voir d'abord on a payé au sens strict du terme puisque on subventionne cette énergie en tout cas des éoliennes puisqu'on avait réussi à l'arrimer avec le coût de l'électricité qui était lié au nucléaire. Donc on subventionne ces énergies et moi en tant que libéral, je considère que si une énergie a fait la preuve de son utilité, elle n'a pas à être subventionnée telle qu'elle est aujourd'hui.

Deuxièmement, on s'est rendu compte que la production d'éolienne coûtait beaucoup plus cher que celle du nucléaire, mais que surtout, elle avait des conséquences sur la biodiversité. Je pense notamment au chemin des oiseaux. Je pense notamment à tous ces euh euh mètres carrés de béton qu'il faut mettre à l'intérieur des sols et je pense surtout aux nuisances sonores que subissent les gens qui sont les voisins de ces éoliennes qui bien évidemment les éoliennes ne sont jamais implantés à Paris ou dans les zones urbanisées.

J'adore les gens des villes qui nous expliquent queil faut mettre des éoliennes partout mais parce qu'ils savent très bien qu'il y aura jamais d'éoliennes dans les villes et donc il considèrent que les autres peuvent subir ses nuisances, peuvent subir ses bruits et puis surtout les autres peuvent voir leurs factures énergétiques exploser. Je rappellerai quand même que ça a été très peu dit mais que les conclusions concernant le blackout qui a lieu en Espagne tendent à démontrer que c'est l'utilisation massive des éoliennes qui a fait dérailler, dérégler le système électrique puisque lorsqu'on est branché sur des éoliennes, il faut assurer l'intermittence puisque vous le savez, il y a pas toujours du vent dans notre pays et que quand il y a pas du vent, on doit compenser avec du gaz, donc on est dépendant de la Russie et que quand pour le coup il y a du vent et que donc les éoliennes produisent, il faut faire baisser en volume les centrales nucléaires, ce qui fait qu'après c'est encore plus compliqué de les faire redémarrer. Résultat des courses aujourd'hui, on n pas d'acceptation sociale des éoliennes.

On a des résultats économiques qui sont très mauvais et donc je pense qu'il faut mettre un terme à la subvention des énergies telles que les éoliennes terrestres. Le coup de gueule de de Jonas Adad. Est-ce que je me tourne vers vous Jean-Philippe Dugouin Clément, on est dans un cas parfait de Trumpisme franchouard parce que c'était votre expression tout à l'heure.

Trumpisme sur les éoliennes non. Non, mais sur le solaire. Oui.

Et la proposition de loi qui avait été adoptée euh qui avait été adoptée à l'Assemblée par euh les députés Rassemblement national qui prévoyait un moratoire sur l'éolien mais aussi sur le solaire euh du point de vue du solaire me choque fondamentalement et sur les éoliennes sur le constat qui vient d'être fait en disant qu'en réalité ce ne sont que des que des défauts parce que bien sûr c'est en campagne. Stéphane Bern qui signait une tribune sur le sujet dimanche dernier expliquait très bien en réalité les maires qui refusent. Bon bah déjà il y a d'énormes pressions des lobbyis.

Ils refusent en réalité un gain financier mais ils en ont toutes les nuisances. Le bruit sonore, la mocheté dans les paysages. Donc forcément c'est délicat.

Jérôme du Dub. Non c'est vrai qu'il y a il y a beaucoup de nuisance. Jonas Adadent de le rappeler.

Effectivement c'est en zone rurale par définition. Ça peut être aussi d'ailleurs en zone océanique si je puis dire. Il y a des projets de deolien offshore qui concernent aussi d'autres villes que les que la ruralité.

Donc il faut pas non plus polariser sur la ruralité uniquement. Alors ce sont des projets, je sais pas s'ils aboutiront mais en tout cas ça ça il y a aussi des des des projets côtiers euh qui sont en examen. Bon donc euh il faut pas polariser sur la ruralité, il faut pas opposer les villes euh à la campagne.

Moi je je déteste ça. Euh je trouve que au contraire il faut essayer de rassembler les gens et les les éoliennes, c'est pas effectivement ne font pas l'unanimité. Bon, d'abord c'est très très faible en matière de production, mais moi je je trouve que on ne peut pas avoir une une politique énergétique de d'acoup comme ça.

Alors oui, un coup le nucléaire, un peu on revient sur le nucléaire. Ensuite, les éoliennes formidables, on reviendrait sur les éoliennes. On a cassé euh la filière solaire et des des panneaux voltaïques françaises quand on a enlevé les subventions.

Alors est-ce qu'il faut donner des subventions ou pas ? Mais moi, j'aimerais un peu de stabilité. Un peu de stabilité.

Jean-Luc Benam, c'est votre avis en écoutant, vous vous regardant écouter le débat, je vous ai vu sourire, qu'est-ce que vous en pensez ? Ah bah parce que c'est pas un très un débat très nouveau hein. Je veux dire euh tant pas tant qu'on a'ura pas compris qu'il faut une diversité des ressources énergétiques, notamment de l'éolien notamment du solaire euh voir comment on termine avec euh l'ensemble des centrales nucléaires déjà existantes parce que euh je veux bien qu'on a un débat de fond par rapport à la construction de PR mais enfin chacun s'aperçoit que la construction de PR est d'un coût absolument exorbitant que le PR de Flamville continue à ne pas tourner à ne pas marcher. qu'il a que le prix de le PR le Flamandville a été augmenté à peu près multiplié par 10 les autres prévus sont des sont des sont des fiction enfin sont des fictions au niveau rien qu'au niveau financier.

Alors après sur l'éolien particulièrement, on n'est pas obligé de mettre de l'éolien n'importe où. Moi ce que je vois par exemple, c'est quand l'éolien se trouvent le long des autoroutes, je pense pas que ça gêne grand monde. Quand l'éolien est dans dans les surfaces les grandes énormes surfaces commerciales, ça ne gêne pas grand monde.

Alors OK près de l'église duidence après la production énergétique faite par l'éolien on n pas donc sur la diversité je me porte faux sur le fait qu'il faille il faille arrêter et de penser que le nucléaire remplacera tout ça le nucléaire même si je pense que personne ne souhaite un grand emplacement par le nucléaire mais ça serait un tiers de l'énergie nécessaire en France c'est c'est monsieur Benamias excusez-moi juste en fait on pourrait vous croire s'il n'y avait pas un pays voisin qui avait adopté les mêmes solutions que vous et qui se retrouve aujourd'hui en grave difficulté énergétique. Notre voisin ne dis pas c'est faux notre voisin je termine notre voisin l'Allemagne qui a mis en place strictement les politiques que vous recommandez se retrouve aujourd'hui non seulement dépendant du gaz russe vous qui parlez en permanence de de la Russie et se retrouve aujourd'hui en grave crise industrielle parce que leur énergie est beaucoup trop chère. Donc euh euh ces visions des années 70, je pense qu'on en a soupé et le et le la vision des années 70 ou pas en attendant en 1970, l'électricité et le marché des énergies elle est beaucoup euh été dans une forme en tout cas meilleure.

C'est ce que nous dira Anne Levergeon, hein, l'ancienne PDG d'Ari à partir de de 1230. Dernier coup de gueule, il est de vous Jérôme Dub. Ça concerne la crise des bureaux en Île-de-France.

Oui. Alors, pas seulement en Île-de-France, mais elle est elle est elle est exacerbée en Île-de-Fance parce queeffectivement c'est c'est 30 % du PIB euh national. Euh donc, on a les réserves de bureaux les plus importantes.

Euh les derniers chiffres là qui viennent d'être publiés sur le le placement des bureaux euh en 2025 sur le premier semestre sont très mauvais. On est à - 25 de placement en règle générale. On atteint aussi à Paris Intramuros hors quartier d'affaires, donc c'est un peu plus compliqué, moins 40 %. h à la défense on est à 11 % donc les chiffres sont très mauvais.

Bon alors il y a des causes structurelles, c'est évidemment le ralentissement économique, c'est on en parlera tout à l'heure l'affaire du télétravail puisquon on reviendra dessus tout à l'heure et puis il y a des causes structurelles, c'està-dire que on a on arrive à un moment où la tertiarisation de l'économie atteint ses limites et puis aussi le fait que on a une on aura dans les années qui viennent une stagation de la population active. On en parlera évidemment sur la natalité aussi tout à l'heure. Donc tout ça est un peu lié euh et je trouve qu'on ne fait pas assez d'efforts sur la transformation de bureau en logement.

Alors c'est un vieux serpent de mer, c'est comme les éolien mais c'est un vrai sujet. Alors il y a des études qui sont qui sont en cours de parution là qui vont paraître au mois de juillet sur ce sujet. C'est les nièmes études parce qu'on en a plein des placards, études de transformation de bureaux en logement.

Euh sur les 6 millions de de de mètres carrés qui sont pas placés de bureaux en Île-de-Fance, on pourra reconvertir allez peut-être 1 million et demi à 2 millions rapidement autour de la T qui ferait à peu près 300 logements. Bon, c'est pas négligeable qui est pas négligeable surtout dans dans la crise du logement. Le problème c'est le coûte.

Oui, c'est toujours le coût. Alors nous chez Action Logement, on a fait beaucoup d'efforts. On a créé une foncière qui s'appelle la foncière de transformation immobilière.

On a récupéré et transformé 5000 logements en 5 ans, c'est pas si mal. Euh voilà, mais euh du côté des pouvoirs publics, ben ça reste un peu stagingnant. Donc il faudra peut-être un petit effort de ce côté-là, créer une foncière qui permette de transformer des bureaux en logement.

En un mot autour de la table, c'est vrai que pendant un temps, on avait vanté les grandes surfaces de bureaux, les grands groupes étaient absolument partout, vous les traverser. Ce sont maintenant d'immenses couloirs vides. Est-ce que le le politique a suffisamment pensé à ça ?

Je m'adresse à vous Jen Salad et Jean-Philippe Duin Clément sur la conversion de ces grands espaces fantômes désormais. Bah moi je vais vous dire un truc qui va peut-être vous choquer mais c'est pas au politique de s'occuper de ça, c'est au marché de de gérer. Le politique a bien d'autres sujets.

Il ne maîtrise pas tant que ça la sécurité, l'éducation, la justice. C'est pas aux politiques de s'imisser là-dedans. Jean-Philippe Digin Clément.

Oui, on peut dire de Meny. On on peut dire aussi que le politique ne sert à rien, doit se occuper de rien. Le problème de la transformation bureau en logement, on a aujourd'hui 4 plus 4 millions de Français qui sont mal logés.

On a des millions de mètres carrés euh de bureaux qui sont inoccupés, qui sont vides et qu'on arrive pas à transformer pour trois raisons. La première, c'est le coût de la transformation euh et en fait, c'est le coût de la norme essentiellement qu'on paye et qu'on pourrait gagner en partie là-dessus. La deuxième raison, c'est euh le désintérêt des maires des habitants, ça coûte de l'argent.

Avoir des logements vides, ça n'en coûte pas. Voir ça peut des bureaux vides, ça peut en rapporter. Donc euh on a ces deux raisons-là et puis la troisème raison, c'est qu'on ne met aucun outil incitatif fiscalement pour essayer de faciliter les choses.

On pourrait être réfléchir sur des questions de taux de TVA réduite ou autres. Mais les réflexions, on va devoir les entamer puisque dans un instant et je compte sur vous pour nous appeler au 0826 300 et réagir sur l'application et les réseaux sociaux doit-on supprimer le télétravail ? C'est quand même devenu une habitude pour énormément de salariés.

Mais les entreprises, ça a commencé aux États-Unis, ça arrive en France du côté de la société générale de Free, de Stellantis, d'Ubisoft, fini le télétravail ou si ce n'est pas fini, on va quand même tout doucement commencer à devoir l'encadrer sévèrement. Est-ce que vous êtes pour ou est-ce que tout simplement pour une question de productivité et d'efficacité, faut supprimer le télétravail ? Parce que après tout, c'est à ça que ça sert à une entreprise.

On arrive à 8h, on part à 18h. Et oui, c'est la vie. On attend votre parler vrai sur Sud Radio.

À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedo. Allez, on passe aux choses sérieuses. On va mettre les mains dans le cambouille de l'actualité avec les sujets qui nous préoccupent. 0826 300 pour nous appeler et pour nous donner votre avis sur cette première question.

C'est vrai qu'il agite quand même le monde du travail et aussi le monde économique, hein. Doit-on supprimer le télétravail ? la question qu'on vous pose sur les réseaux sociaux, sur l'application Sud Radio parce que on sent bien que le mouvement s'il vient certes des États-Unis, on a vu notamment ces dernières semaines des salariés de la société générale se mettent en grève et c'est vrai que quand on regarde les chiffres, ben c'est devenu une réalité. 7 salariés sur 10, il ont accès, c'est près de 25 % des Français autour de la table.

Comment vous regardez ce débat ? Est-ce que c'est un débat qui est déjà inutile ou au contraire, c'est un débat de fond ? Ce sont les évolutions du travail.

Jérôme du. Oui, moi je donne mon mon exemple personnel puisqu'on a négocié dans dans notre entreprise hein de de 2700 salariés qui entreprise de logement social, on a négocié plusieurs fois des accords de télétravail. Bon, les syndicats il y a 3 ans nous demandaient environ 3 jours du Covid, on est d'accord.

Voilà. Absolument. La sortie du Covid 3 jours de de télétravail et 2 jours de présentiel dans l'entreprise.

C'était la proposition des syndicats de salariés. Euh la proposition de la direction, c'était l'inverse. C'était 2 jours de de de télétravail et 3 jours dans l'entreprise.

Et finalement, dans l'accord qui a été conclu, c'est euh ce qui a ce qui a été proposé par la direction qui l'a emporté et tout le monde s'emporte bien. Et aujourd'hui, on vient nous demander de la part des salariés de revenir sur un des jours de télétravail. Exactement.

C'est c'est exactement l'inverse de ce qui se passait à l'époque hein. Donc on a inversé vous demande pourquoi est-ce qu'il vous donne les arguments disant quoi c'est moins convivial moins de télétravail et 3 jours de de présentiel c'est déjà trop. C'est déjà trop si vous voulez parce que la cohésion la productivité euh le présentiel c'est quand même le rassemblement c'est comme ça que vit une entreprise.

Donc moi il me semble que ce qui a alors c'est un peu brutal ce qui a été fait la société générale parce que c'était fait de manière unilinatérelle. C'est-à-dire un mail en disant vous êtes ma coût pas dénoncé de manière unilatérale, il ne peut être que dénoncé par accord. Je pense que un jour et 4 jours un jour de télétravail 4 jours de présentiel me paraissent la bonne formule.

Donc pas de suppression unilatéralement mais une négociation visante à revenir dans l'entreprise. Jean-Philippe Dugouin Clément, maire UDIN Meny et vice-président de la région Île-de-France. Euh je rebondis sur ce que vous disiez à l'instant Jérôme Dub hein.

C'est le cas de publicistes par exemple qui ça fait quelques temps qu'ils se sont euh emparés de ce sujet. Alors eux c'est simple le télétravail. Alors oui pourquoi pas en effet 2 jours et euh certainement pas des jours consécutifs et certainement pas lundi.

Jean-Philippe Dugouinement comment vous regardez cette question ? Faut-il passer à une suppression de ce télétravail qui était une mode de pendant le Covid ? Moi, je suis opposé à la suppression et par contre, je suis pour poser des limites ou encadrer un petit peu.

Supprimer, ça permet quand même de gagner un gain de vie absolument énorme pour des gens qui prennent 4 à 5 heures de transport par jour pour aller travailler. Ça permet d'avoir un gain de productivité parce qu'on a des gens qui sont moins fatigués globalement. Ça permet sur des secteurs métropolitains totalement engorgés en terme de transport de réduire un petit peu la la pression sur le transport. après la question euh de de euh plateaux de bureaux qui sont totalement vides d'équipes qui ne se voient plus qu'en visio, qui ne se réunissent plus, qui ne travaillent plus ensemble, c'est quelque chose de compliqué.

Quand on est à plus de 2 jours de télétravail euh par semaine, c'est ce à quoi on arrive. Donc moi, je pense qu'il faut limiter un petit peu. Il faut réglementer d'avoir un ou deux jours où il y a pas de télétravail pour obliger les gens à se rencontrer.

Mais après, pour moi, c'est des accords d'entreprise. Enfin, en fonction sur le principe, c'estàd pas avoir de jours d'exécutif pour pas avoir des peut-être des weekends un peu prolongés, pas le lundi pareil. Il y a même des entreprises disent alors certainement pas le vendredi parce que le vendredi on sait ce que c'est.

Prenez très de travail, on essaie d'appeler, ça répond pas. Ça peut après je crois que la réalité est différente en fonction des métiers donc en fonction des entreprises. Après c'est comment est-ce qu'on le réglemente.

Entreprise pas entreprise. Moi je pense qu'il faudrait imposer au moins une journée où il y a pas de télétravail dans une entreprise. Oui une journée.

On décide une journée le mardi, le mercredi, le jeudi, peu importe maisù il y a pas de télétravail pour permettre aux équipes de se rencontrer quand ils peuvent parce que c'est c'est quand on regarde les chiffres, c'est vrai que c'est seulement d'une certaine manière 35 % des salariés seulement qui ont la possibilité de faire du travail. Il y a plein de métiens dans certains métiers c'est beaucoup plus que 35 % en fait. Bien sûr, Jonas Adan, moi je pense qu'on doit totalement laisser le libre choix aux entreprises de le décider.

Les entreprises ont suffisamment d'injonction aujourd'hui pour savoir si elles doivent faire ceci, cela. Les chefs d'entreprise connaissent bien leur entreprise et connaissent bien le management dont ils ont besoin. Deuxièmement, ce sont quand même les propriétaires des entreprises qui ont le droit de décider de la façon dont les gens vont travailler.

Mais vous avec vos différentes casquettes, avocat, vice-président de la région Normandie, ment porte-parole. Ben oui, mais c'est vrai porte-parole adjoint des républicains. Quel regard vous avez sur le télétravail ?

Alors, mon regard il est que fondamentalement on en a besoin parce qu'aujourd'hui nous sommes dans une économie qui est tertiarisée. Je rappelle à nos auditeurs qu'on a plus que 10 % de notre économie qui est liée à l'industrie. Tout le reste, c'est globalement du tertiaire, quoi.

Voilà. Donc, en fait, on a besoin de cela. Cela étant dit, ce dont on a besoin aussi, c'est que les gens travaillent davantage.

Je rappelle à chaque émission que nous sommes en France le pays d'Europe qui travaille le moins, ce qui nous crée des déficits structurels. Donc, télétravail, pourquoi pas ? Mais dans télétravail, il faut qu'il y ait le mot travail.

Il faut que les gens travaillent. Et enfin, dernier point, la réalité c'est que le télétravail et la numérisation globale de la société pour laquelle moi je suis un avocat, un fervant d'avocat ne doit pas faire en sorte que ça arrête totalement le lien humain. Bien évidemment, la cohésion dans l'entreprise, elle est importante.

Donc, il y a besoin d'avoir des jours de présence physique. Et deuxièmement, il y a besoin que le télétravail ne soit pas une excuse pour pas répondre. Je vous donne un exemple.

Vous vous parlez de mes différentes casquettes. Moi, j'ai des gens dans mon cabinet d'avocat, il me disent "C'est bon maître, on a envoyé un mail." Mais je me fous qu'ils aient envoyé un mail.

Ce que je veux c'est qu'ils aient un résultat pour nos clients. Donc si un moment il faut qu'ils soient ensemble qui se mettent dans une salle de réunion ou qui prennent leur téléphone et qui lèvent leur téléphone pour appeler le client, je leur dis "Je me fiche de votre télétravail. Je veux que vous soyez ensemble pour rendre un service, un résultat." On est dans une économie dans lequelle aujourd'hui on doit être beaucoup plus efficient et donc il ne faut pas que le télétravail soit une façon de moins travailler parce que nous avons besoin de plus travailler. 0826 300 300 c'est Karine qui nous appelle sur ce radio de Ponine.

Bonjour Karine. Oui, bonjour. Merci beaucoup de nous avoir appelé.

Vous vous êtes salarié j'imagine du côté de des pont de scène, je le disais dans dans l'aube et vous avez la possibilité d'être un peu en télétravail. Alors moi, j'ai 3 jours de télétravail. Qu'est-ce que vous faites si c'est pas indiscret ?

Alors, je suis euh je suis euh dans le service informatique d'une administration. Voilà. D'accord.

Donc 3 jours de télé de de télétravail par semaine. On a 3 jours de télétravail par semaine. On est obligé d'y aller euh une journée tous ensemble et euh et de nous-même en fait comme on travaille en équipe, de nous-même la la deuxème journée qu'on a, on s'arrange toujours pour l'avoir ensemble.

Hm. Parce que on a besoin de savoir. Moi, c'est vrai que les réunions en visio euh bah c'est pas très pratique quand même et c'est mieux d'avoir un échange humain quoi.

Hm. Donc vous ce que ce que vous dites c'est que de ce que je comprends en tout cas les tr jours de télétravail ça vous va bien. Vous vous débrouillez tranquillement entre collègues pour vous voir un peu pour faire avancer les dossiers.

Mais euh à la question qu'on qu'on vous pose hein sur l'application et les réseaux sociaux Sud Radio, l'idée de de potentiellement supprimer vous si demain votre entreprise vous vous envoie un mail en vous disant "Bon Karine, vous êtes vraiment super mais euh à partir de la semaine prochaine euh tu es présente 4 jours sur 5 et ce serait envisageable ? Bah j'aurais pas le choix, j'aurais pas le choix, je le ferai." Après, bon voilà, moi j'ai eu mes j'ai eu mon 3è jour pour des problèmes de santé.

Hm. Et euh avant que avant que j'ai mes mes jours de télétravail, j'étais euh on va dire 15 jours par an en mar de maladie et depuis j'ai plus rien quoi. Parce qu'en fait je me gère hm je gère ma maladie, je gère je gère les déplacements.

Là je vois euh en début de semaine, je suis allée à Paris enfin lundi mardi euh 2h de 2h de retard le train pour rentrer chez moi. 3/4 d'heure le matin. Bon c'est du stress en plus.

C'est enfin si tout était parfait à côté. Oui, ça irait. Mais là, c'est pas le cas.

Mais c'est vrai que c'est c'est vrai que c'est la galère quoi. Après euh après, je comprends, moi j'ai des collègues qui veulent pas être en télétravail. Je pense qu'il faut que ça reste un choix.

Hai c'est ce qu'on disait autour de la table où faut il faut au bout d'un moment que le que le salarié a le pouvoir au maximum parce que c'est quand même sa vie qui est qui est gérée derrière. Alors nous on a des outils, on a on a des outils de contrôle hein. Nous on nous a installé sur notre machine un un logiciel qui permet de voir si on est en ligne, si on n pas en ligneur et bah quelle horreur en même temps dans une société informatique, ça ça ça ça logique hein.

Mais l'idée d'avoir une caméra sur l'ordinateur pour voir si vous êtes en pyjama et votre café à 8h. Bon non non non non, c'est pas c'est pas une caméra, c'est un outil qui nous permet de chatter en direct. Donc en fait dès qu'on dès qu'on nous pose une question voilà il faut qu'on soit devant notre poste quoi.

Bien sûr. Oui. Oui.

Donc mais c'est l'efficacité que vendait tout à l'heure Jonas Adan. C'est ça une question une réponse. Ceci dit moi si on me demande de retourner en présentiel plus souvent là à l'heure d'aujourd'hui je suis en train d'envisager de prolonger le le travail d'aller à la retraite un peu plus tard.

Pour être tranche je saurais pas le faire. Ouais. Bon mais merci Karine d'avoir témoigné au micro de de Sud Radio et nous avoir appelé au 0826 300 300.

Faut l'entendre hein ça Jérôme Dub en effet c'est on a donné à un moment la liberté au salariés d'avoir un confort de vie notamment dans la vie privée peut-être d'être beaucoup plus disponible pour certaines tâches pour les enfants. C'est un confort qu'on a donné au salariés. Vous voyez chez nous les salariés ils réclament de de revenir.

Donc c'est c'est un peu l'effet inverse. Alors pas les gens qui sont malades parce que là c'est un cas un peu particulier et l'accord qu'on a conclu il prévoit aussi que les gens malades peuvent avoir un peu plus de télétravail. Et Jean-Luc Benamias, vous du côté de Marseille, qu'est-ce que vous en pensez ?

Bah si j'avais pas le télétravail, comment je ferai l'émission au Sud de radio ? Mais c'est vrai ! Mais mais pour nous, vous êtes indispensable tous les jours.

Jean si vous voulez que tu me racontes tu travailles pas là. Tout va bien. Non non, c'est tellement différent selon les métiers, selon les secteurs d'activité hein.

Il y a je pensais notamment à tout ce qui est fonction publique, territoriale ou pas. D'ailleurs euh les catégories C font pas de télétravail connaissance ou extrêmement peu de télétravail. C'est les secteurs de cadre catégorie B 61 % des cadres hein Jean-Luc.

Oui, c'est ça bien sûr. C'est et donc on est sur et moi je suis assez d'accord que monsieur Hadad ça dépend des entreprises des collectivités territoires locales de voir comment avec les les les syndicats et avec les salariés comment on on organise cette régulation. Alors est-ce que c'est 2 jours ?

Est-ce que c'est un jour ? Est-ce que c'est 3 jours ? Ça dépend des métiers.

Et je pense aussi à tous ceux qui sont auto-entrepreneurs. Ils sont comment les auto-entrepreneurs ? S'ils sont pas en télétravail pour beaucoup d'entre eux, ça dépend ça dépend évidemment des métiers.

Il sont voilà, c'est très différencié et donc il faut laisser de de de des de larges possibilités de discussion. Après, je comprends très bien que on ne fait pas du télétravail 5 jours sur 5. Ça ça n'existe pas. le le fait de dire allez au minimum c'est une journée où on se retrouve me paraît nécessaire.

Voilà mais selon les métiers c'est vraiment tellement différencié. H mais vous avez raison mon cher Jean-Luc. On a fait fait le tour du sujet.

Je remercie encore Karine qui nous a appelé tout à l'heure pour son expérience 0826 300 dans un instant. Un sujet aussi qui fait beaucoup parler qui n'est pas totalement sans lien. C'est une étude de LINER qui euh euh provoque la colère de beaucoup d'auditeurs. 7,6 millions de logements comportent au moins trois pièces de plus que nécessaire.

Mais vous savez ce qu'on répond soi-disant à cette étude de l'INC ? Foutez-nous la paix. On habite encore où on veut, comment on veut.

L'URSS n'est pas pour tout de suite. Voilà, ça c'est le parler vrai de nos auditeurs sur Sud Radio. On revient dans quelques instants.

À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai.

Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Guedu. Et c'est le moment où vous avez la parole sur l'application sur les réseaux sociaux de Sud Radio pour votre partie, pour évidemment nous donner votre avis, participer à la conversation avec une étude de l'INC qui provoque beaucoup de commentaires. car des logements sont largement sous-occupés.

Est-ce que c'est choquant ? Parce que on entend sans doute en tout cas dans les commentaires, on comprend que s'il y a une étude sur ça, c'est peut-être que derrière il a la volonté de dire "Bon, écoutez les Français, vous êtes gentils, on est en pleine crise du logement. qui dit crise du logement, on va pas laisser notamment des personnes qui habitent dans le même logement depuis 20 ans où les gosses sont partis dans des lieux d'habitation qui sont trop grands.

Il faut savoir, on va dire, faire un faire un petit tri dans tout ça. Vous quand vous voyez ce chiffre, même que l'INC, moi je suis quand même étonné que l'INC aille sur ce genre de de données. Est-ce que ça vous interpète Jean-Philippe Louin Clément ?

Enfin, on on découvre que la terre est ronde. Euh, il y a une sous-occupation mais mais tout le monde le sait sur les décideurs, les élus, les responsables. On a une sous-occupation d'une grande part du logement, on a une suroccupation d'une d'une grande partie du parc de logement et on a 3 millions de logements vacants en France.

C'est les résultats de quoi ? Avant guerre, en 1930, il y avait 8 à 9 personnes qui vivaient dans 80 m² en caricaturant sur trois générations qui vivaient côte à côte dans une société où on décohabitait pas. En 1980, on était encore à 3,5 occupants en moyenne par logement.

Aujourd'hui, on est à 2 et demi. Il y a un couple sur deux qui divorce. On vit plus longtemps.

La population est plus nombreuse. On a une part de logement qui est pris par le Airbnb, la location touristique, ce qui n'existait pas il y a 50 ou 60 ans. Donc effectivement, c'est la situation de la crise du logement dans ce pays et de l'absence de politique de logement.

Pour vous, des gens qui occupent des logements trop grands, ça fait partie de la crise du logement. Non, c'est c'est c'est un c'est un fait. Le problème de la crise du logement, c'est qu'on ne produit pas suffisamment de logement pour permettre à des gens qui sont en suroccupation de se loger, que le logement est d'une manière générale trop cher et donc on bloque les mobilités euh sur le logement, qu'on a plus de politique d'aménagement du territoire dans ce pays, ce qui fait qu'on a 3 millions de logements vacants dans des villes comme Saint-Disier ou quand vous allez en Haut Marne, quand vous allez dans la Creuse qui se vide totalement et en fait on paye une évolution d'une part sociétale parce que la société, les modes de vie ont profondément changé. au 80 ans mais aussi une carence d'aménagement du territoire et et Jean-Luc Benamias, vous le Marseillais, qu'est-ce que vous comment vous regardez ça là ?

Soit-disant des logements qui sont sous-occupés, on a plus le droit de vivre tranquillement, d'habiter les lieux qu'on veut. Le logement à Marseille, vous l'avez vu he il y a eu un procès qui vient de se terminer bien sûr d'obagne. Dramatique.

Bon, je reviendrai pas sur sur le procès, même si je laisse les victimes en parler prioritairement. euh dans les dans les dans les grandes villes, le le problème hein n'est évidemment totalement différent, on vient de le dire, euh de ce qui se passe dans les dans les dans les dans les régions de de campagne. Euh dans une grande ville comme Marseille, oui, il y a un manque de construction de logement, c'est évident.

Après, il y a un manque de tournover, mais on vient d'en parler. C'est très difficile de dire à une famille qui est passée de allez c ou six personnes à deux ou trois personnes de dire "Vous déménagez obligatoirement, c'est compliqué." Non mais j'ai l'impression qu'autour de la table, pardonnez-moi, vous vous n'êtes pas interpellé.

C'est quand même LINS un/4 des logements largement sous occupés. Mme si on nous laisse la parole, vous êtes quelle circule. Mais oui oui Jean-Luc, quand on parle de la Creuse oui qu'il y a des logements vides dans Creuse c'est possible mais à Marseille il y a pas beaucoup.

Alors si il y a des logements qui ne sont pas occupés parce que des gens sont passés à Airbnb, on en a parlé, et qui font que euh ils sont sous-occupés ces logements et ils sont pas utilisés par les gens à plein temps. Je sadade, moi je pense que en fait on se pose la question de la rareté et de l'occupation du logement parce qu'on construit pas assez. C'est ce qui a été dit tout à l'heure en France, il faut massivement construire parce que en construisant massivement, on va augmenter l'offre.

Donc on va faire baisser la capacité enfin le le prix pour pouvoir se loger. Et deuxièmement, j'aimerais m'attarder sur une statistique dans cette étude. La statistique particulière, c'est que aujourd'hui c'est 10 % seulement de suroccupation chez les 25 40 ans quand c'est 45 % de suroccupation chez les 65 et plus.

C'està-dire qu'en gros, et c'est normal, il y a eu des transitions démographiques, sont aujourd'hui les personnes dit seior qui ont les appartements qui sont les plus grands. Alors loin de moi l'idée de réduire ça. Moi au contraire, je pense qu'il faut massivement construire.

Mais donc ça veut dire que ceux qui souffrent le plus de cette rareté du logement, ce sont les jeunes actifs. Et il faut rendre aux jeunes actifs le fruit de leur travail. Il faut qu'il puisse se loger, il faut qu'il puisse acheter.

Vous n'imaginez pas ce que ça représente et moi j'en vois dans ma région qui viennent nous voir comme claque sociale lorsqu'il y a deux personnes environ trentenair qui travaillent tous les deux qui vont à la banque et qui disent on aimerait acheter notre logement et aujourd'hui on leur claque la porte au nez parce que il n'y a plus assez de logement dans ce pays et donc faut construire massivement. Non, je je non je pas du point sur la table, mais je trouve que c'est ce que disait Jean-Philippe tout à l'heure, c'est l'œuf de Christophe Colomb cette enquête. Enfin, on en parle depuis 50 ans, voilà, en disant bon bah voilà, il y a des suroccupations, il y a des logements vacants et cetera.

Enf c'est pas les logements vacances, c'est le fait pardonnez-moi, c'est pas les logements vacances. Non non, c'est c'est le fait qu' en réalité les Français habitent selon l'é dans des dans des choses il y a deux choses et Jonas Adad l'a dit tout à l'heure. Effectivement faut par tranche d'âge, il faut un peu sous-estimer ou surestimer le le choc bon de ce chiffre.

D'abord dans le logement privé, il est pas question de toucher au logement privé, au propriétaire. Il y a un droit de propriété dans ce pays, il faut le respecter. Donc c'est pas là qu'on va toucher.

Dans le logement social que je connais bien, on fait des efforts. C'estàd que la personne âgée effectivement qui est dans un trois pièces qui n'a qui pourrait vivre dans un deux pièces ou même dans un studio parce que malheureusement son mari ou son épouse est décédée qui se retrouve tout seul sans enfants et cetera parce que les enfants sont partis. On a le droit au maintien dans les lieux qui est un verrou que je considère moi comme un verrou parce que vous pouvez pas demander à la personne de manière autoritaire de changer de logement mais on fait des efforts.

Ça veut dire que les bailleurs sociaux ont propose des changements en disant bah vous êtes seul dans un trois pièces, vous payerez peut-être un peu moins cher dans un deux pièces et et donc vous allez libérer un trois pièces pour un jeune couple. Voilà, ça ça se fait quotidiennement, mais vous pouvez pas obliger les gens euh à changer. Donc euh c'est un peu euh même si on construit un peu plus et ça, moi j'attends de voir parce que ça fait euh euh 30 ans que je je vois des politiques du logement où on construit moins.

On fait tout pour construire moins. Que ce soit la gauche ou la droite, on fait tout pour construire moins. Donc là, on a un vrai sujet.

Un mot de Jean-Luc. Oui, Jérôme, dans le logement social, excuse-moi, tu me dis si je me trompe, on peut obliger les gens quand il y a il on est passé d'une famille de 5 une famille de deux à changer de logement quand même dans le social. Non non, tu as le droit au maintien dans les lieux.

Tu es chez toi. Ça dépend de l'âge. Non non non, je t'assure.

Ça dépend des règlements des bailleurs sociaux. Allons du côté du privé parce que Luc nous appelle. Bonjour Luc.

Bonjour Maxime. Bonjour à vos invités. Je savais que ça allait vous faire réagir. 0826 300.

Vous vous êtes promoteur immobilier et pour vous cette étude de l'INC, merci de votre bon sens, dites-vous. Elle est grotesque. Oh grotesque ?

Bon, ça c'est mon mot. C'est mon mot. Allez-y.

Non mais non mais je je suis un peu d'accord avec vous. Euh je je veux dire il y a deux il y a deux aspects de la chose et vos invités l'ont bien dit. Il y a le public et le privé.

H alors moi le public c'est pas c'est pas mon fort mais par contre il y a de trois réflexions, notamment une dont je peux vous faire partie. Moi je vends des euh des appartements défiscalisation Ouais euh eninel à des gens qui sont en HLM. Oui, des gens qui profitent de l'argent des des Français pour se loger à sa chair et qui profitent de ses économies d'impôt pour investir dans mes constructions.

Euh déjà que je vais commencer par faire la chasse à ça parce que ces gens-là et j'en connais qui ont deux trois appartements euh pourraient se loger à leur frais plutôt que de se loger au frais du contribuir. Sans sans en faire une généralité, ce que vous nous dites Luc c'est que malheureusement il y en a qui sont en HLM mais qui à côté profitent d'un certain système hein. C'est pas c'est pas que j'en fais une généralité bien évidemment, mais si vous voulez, je pense qu'il y a beaucoup d'abus.

Voilà. Mais c'est c'est un des problèmes du logement social. C'est au moment où la personne rentre, elle a des revenus, une composition familiale qui correspond au logement, 10 ans, 15 ans, 20 ans après, les revenus peuvent être devenus très supérieurs où la composition familiale peut avoir évolué. et les règles euh de euh mobilité, les systèmes de mobilité font que c'est extrêmement compliqué euh juridiquement aujourd'hui pour les bailleurs de pouvoir pousser à cette mobilité.

Et d'une manière générale, sur le logement, on a besoin de deux choses. Euh ce que vous disiez qui est de construire davantage. On sait que dans ce pays, on a grosso modo besoin peu ou prout de 500000 logements par an.

Quand on a eu il y a de cela 2 ans, un ministre du logement qui estimait que 230000 logements, c'était très bien parce qu'il y a 3 millions de logements vides dans la diagonale du vide. On paye cette folie là et cette incurie là. Et puis la deuxième chose, on a besoin de simplifier, on a besoin de dénormer, de permettre aux bailleurs et aux maires de d'avoir de la souplesse pour faciliter accompagner les parcours résidentiels, ce qui est pas le cas aujourd'hui.

Marie sur l'application et les réseaux sociaux sud radio, on vous a posé la question qui dit pas choquant tous les surtout pour les proè surtout pour les propriétaires privés, elle rejoint Luc, on ferait mieux de de s'occuper de ce qui se passe du côté des HLM maximum. Mais c'est pas tout à fait vrai ce que dit monsieur Luc parce que enfin je sais pas comment il s'appelle mais moi je l' voilà. Bon euh c'est pas tout à fait vrai.

D'abord parce que ceux qui ont dépassent les plafonds euh qui sont dans le logement social qui dépassent les plafonds. Je termine je termine ceux qui dépassent les plafonds ont un surloyer euh qui quasiment les ramène au niveau du logement libre dans les logements socials. Donc ils n'ont aucun intérêt à rester dans le logement social.

Et deuxièmement ceux qui sont propriétaires n'ont pas accès au logement social. Ou alors donnez-moi les cas, moi je vais les régler rapidement. Et et Maxime, juste aussi, j'aimerais j'aimerais rebondir sur ce qui vient d'être dit par Luc.

On parle nous là de de politique publique pour le faire et tout. J'aimerais aussi avoir une pensée aujourd'hui pour toutes les agences immobilières, pour tous les promoteurs immobiliers qui depuis quelques années et quelques mois mettent massivement la clé sous la porte. C'est bien beau de vouloir faire une politique du logement.

C'est bien beau d'expliquer qu'il faut faire en sorte que les gens puissent se loger. Mais si on n plus des acteurs privés pour faire en sorte que euh on ait des des annonces, on est des agents, on est des promoteurs qui construisent, on va faire quoi ? On va mettre un fonctionnaire derrière chaque appartement pour faire en sorte de le louer.

Donc il faut qu'on recrée aussi une un business de l'immobilier, une économie de l'immobilier pour que les gens aient des interlocuteurs en face. Luc, le mot de la fin avant qu'on avant qu'on se quitte sur ce sujet. le mot de la fin en deux choses parce que j'ai pas beaucoup parlé.

D'une part, je je pense c'est pas un problème de de seuil de salaire pour le les logements sociaux. Euh je comprends très bien ce que vous ce que dit votre interlocuteur, mais il n'y a non pas moins qu'il y a des gens qui sont dans les dans les clous pour avoir certains logements sociaux et qui à côté achètent de de de la défiscalisation. Ça c'est une chose.

Le privé, je suis tout à fait d'accord avec votre dernière interlocuteur. Ou vous savez, moi je suis italien. hein, il y a 30 ans euh dans mon secteur du côté de Noan Surmar, l'opéreux, tout ça, même 40 ans puisque je suis rapatrouillé d'Algérie, les Italiens, c'était le bâtiment.

Il y a 40 ans, nous étions une palanqué de petits constructeurs italiens. Il y en a plus. Aujourd'hui, quand vous regardez les programmes immobiliers, il y a quoi ?

Vous avez sur toute la France 10 promoteurs qui sont des éménations de banque. Oui. Et vous avez des locaux, des gros locaux en province qui sont eux aussi ou des très vieux et qui ont réussi à avoir une implantation locale ou aussi des gens qui ont été rachetés par des banques.

Il n'y a plus de petits promoteurs immobilisés. Moi vous savez je suis des résidences étudiants essentiellement. J'ai fait des des logements de très grand standing, de très grand luxe.

J'ai pu le la clientèle et des résidences étudiants. Et ben je peux vous assurer qu'à chaque fois que je suis sur un projet, je me fais présenter par une pour une société de HLM. Et quand je me fais pas présenter pour une société de HLM, même si j'ai le gestionnaire et l'acquéreur, j'arrive pas à trouver des financements pour faire mon opération.

Mais merci Luc d'avoir d'avoir parlé parlé vrai et d'avoir rappelé certaines réalités. Merci de nous avoir appelé au 0826 300. En effet, hein, sur l'application et sur les réseaux sociaux Sud Radio, vous êtes nombreux à partager un quart des logements en France largement sous-occupé, choquant bien sûr que non à 79 %.

Et les commentaires que j'ai eu l'occasion de vous lire tout à l'heure. Dans un instant, le dernier sujet. Doit-on s'habituer à un pays qui ne fait plus d'enfant ou qui n'a plus envie d'en faire ?

C'est ce qui va nous animer jusqu'à midi. Vous avez choisi la bonne radio, c'est Sud Radio. À tout de suite.

Sud Radio, votre avis fait la différence. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedu. Dernière ligne droite messieurs, les discussions se poursuivent en rant antenne, c'est le charme des débats de Sud Radio toujours en compagnie de Jean-Luc Benamias du côté de Marseille, de Jonas Adad avocat, vice-président de la région Normandie et porte-parole adjoint des Républicains Jérôme Dub, vice-président de France Israël et Jean-Philippe Dugouin Clément, maire UDI de Mensi et vice-président de la région Île-de-France.

Le dernier sujet qui va occuper nos débats désormais euh c'est celui du désir d'enfant. Euh est-ce que on doit comprendre ? Est-ce que vous comprenez auditeurs de Sud Radio, réseaux sociaux, application 0826 300, ce manque d'envie de faire des des enfants dans dans notre pays, c'est moins 20 % ce chiffre.

C'est la baisse de la fécondité sur les 10 dernières années et avec un retard en plus de l'âge du premier enfant. Est-ce qu'on doit s'habituer à ça ? Est-ce que vous comprenez autour de la table ces jeunes qui n'ont plus du tout envie de de faire des enfants ?

Jonas Adad. Alors moi je ferai une petite distinction entre le désir de la natalité et la réalité de la natalité. Je regardais pour l'émission une enquête de l'Union nationale des associations familiale et de l'Institut national de la démographie.

Et dans ces deux enquêtes, c'est convergent, donc c'est deux enfin deux organismes pardon différents. Le désir d'enfant est à 2,3 par couple. D'accord ?

La réalité c'est qu'aujourd'hui notre natalité, elle est entre 6 et 17. Ça veut dire que entre le désir de natalité et la réalité de procréation, il y a un gros gap. Pourquoi ?

Parce que fondamentalement, je pense que les générations qui sont en âge de procré sont confrontées, et on le disait tout à l'heure à des murs qui sont très importants. Les murs importants, c'est la difficulté de trouver un logement. Bien sûr.

Les murs qui sont importants, c'est l'incertitude sur globalement sur le marché économique. Et une autre réalité qui est très importante, c'est leur surfiscalisation, leur surimposition en tant qu'actif. Encore une fois, les actifs d'aujourd'hui contribuent à ceux qui ne travaillent pas.

Donc quand on vous assomme de taxes, quand on vous avez des difficultés à devoir vous loger, ça donne pas vraiment envie de faire des gosses. Ça c'est sûr. Jean-Luc Jean-Luc Benamien, c'est pour poursuivre la pensée de de Jonas Adad peut-être sur les murs en France qui ne nous encouragent pas en tout cas à avoir des enfants.

On est le 23e pays sur 27 sur la mortalité en France enfantile en France quand même, on manque cruellement de lit. euh 15 % d'infertalité, d'infertilité, beaucoup plus de de mamans malades et on manque de 100000 plages de crèche. Donc c'est vrai que on n'est pas forcément un pays qui donne euh euh on va dire envie de faire des enfants.

Qu'est-ce que vous en pensez Jean-Luc ? Bah et pourtant euh si vous regardez les chiffres par rapport aux 27 pays de l'Union européenne, on est dans des pays où qui font qui faisont le plus d'enfants dans la moyenne par rapport aux grands pays européens comme l'Allemagne qui je crois que c'est nous on est 1,6 1,7 je crois que c'est du 1,3 1,4 mais il y a pas que l'Allemagne. OK.

Oui, il y a des il y a il y a absence évidemment d'aide. C'est vrai que en France trouver une crèche c'est très très difficile. Une crèche publque ou une cr de crèche qui manque euh trouver euh les euh entre la le désir de travail des deux parents et le fait de de se dire comment on va faire.

L'école globalement se termine et c'est normal à 16h 16h30. Qu'est-ce qu'on fait entre le temps de travail et le temps où on doit s'occuper des enfants ? Voilà, il y a il y a cette aide là.

Mais je moi après il y a il y a une crise quelque part sur euh ça existe dans les dans les milieux écolo un peu fondamentaliste sur le côté euh à quoi bon faire des enfants, la planète va mourir et ainsi de suite. Il y a il y a ça mais c'est pas anecdotique mais c'est c'est c'est mineur. Je pense que le le principal problème vient effectivement du fait de l'aide à la parentalité, l'aide au fait que les parents quand les deux travaille et tant mieux s'il travaillent tous les deux puissent s'occuper à la fois de leurs enfants et à la fois continuer à travailler hein.

Qu'est-ce que vous en pensez Jérôme Dub sur ce en tout cas et en tout cas sur la volonté de retarder le premier enfant mais peut-être sur un manque de désir déjà de faire l'enquête c'est assez impressionnant parce qu'en réalité les chiffres sont très très difficiles à à interpréter et il donne deux interprétations dans le qui qui ne vont pas dans ce qu'on a dit enf en tout cas dans ce qui a été dit jusqu'à maintenant c'est un le fait que l'ambition professionnelle et notamment l'ambition professionnelle du du mari ou du conjoint ou du compagnon peu importe évidemment retarde le fait de d'avoir un enfant. Ça c'est le premier point. Et le deuxième point c'est la conjoncture économique.

Mais moi, je pense comme vous, ce que vous avez dit Jean-Luc et Jonas, je pense comme vous que la politique en faveur de la natalité est fondamentale. La politique publique. Regardez ce qui s'est passé quand monsieur Hollande est arrivé.

Il a détruit la politique, notamment la politique fiscale en faveur des des ménages qui voulaient avoir des enfants et immédiatement, on en a les conséquences. C'est pas à 10 ans qu'on a les conséquences, c'est immédiat qu'on a eu les conséquences, hein. Donc je pourrais revenir sur tout ce qu'il a détruit, mais il est absolument indispensable.

C'est comme pour la politique du logement, il est absolument indispensable qu'on ait une vraie politique publique en faveur de la natabilité comme vous disiez tout à l'heure Jean-Philippe Dugouin Clément. Oui. Deux remarques et euh un et un constat première remarque, la baisse de l'indivité, ça pose un problème économique majeur.

Je sais pas comment on pera les retraites dans 30 ou 40 ans si on continue à voir ce ce taux de natalité. Donc ça pose quand même un sujet. de sociétés qui doit globalement nous interpeller.

Comment est-ce qu'on assure les services publics à venir avec la natalité qu'on a, sauf avoir un recours massif à l'immigration à 40 ans, on ne tiendra pas. Donc ça pose quand même un problème euh majeur euh là la là-dessus. Euh la deuxième chose, c'est que euh un pays où euh les plus les les les jeunes, les moins de 40 45 ans ne se transposent pas sur l'avenir, ne souhaite pas ou non pas d'enfants, enfin c'est la négation même de la confiance.

Si on est dans un pays où aujourd'hui chaque jour on nous explique que ça va mal, qu'on va tous mourir, qu'il y a des problèmes insolubles, qu'on vit moins bien aujourd'hui que vivent nos parents et nos grands-parents, ce qui en plus n'est pas vrai. Mais enfin, on a une espèce de de pessimisme ambiant qui est absolument dramatique là-dessus. Et puis troisième chose, et je rejoins et Jérôme m'a enlevé le point, c'est que une politique, on parle du logement, on parle de la famille, on parle de la natalité, c'est une politique.

Est-ce qu'on a une politique publique ? Est-ce qu'on fait des choses ou pas ? Quand monsieur Hollande a supprimé le quotient familial, effectivement, c'est quelque chose qui a été absolument dramatique pour essayer d'inciter d'accompagner les couples qui veulent avoir des enfants.

On parle des places de crèche qui manque. Moi, je veux bien. On a quelqu'un qui a été ministre de l'économie pendant 7 ans qui a doublé le déficit de ce pays et qui ose dire que le déficit de l'État, c'est les collectivités locales et dans le même temps, il faut plus de place de crèche.

Une place de crèche, c'est 10 à 12000 € de déficit par an pour une collectivité. Et si on prend du privé, c'est la même chose puisque de toute façon, c'est pris en charge par l'État ou par les collectivités qui contractualisent. Donc il y a un moment, est-ce qu'on veut ou pas avoir une politique euh familiale, une politique nataliste, ça a un coup.

Bon et euh comme on approche de la fin de cette émission et qu'on pourrait par évoquer ce sujet très longuement, un mot quand même sur euh un petit séisme politique qui a eu lieu en fin de matinée, c'est des perquisitions au siège du rassemblement national. Jordan Bardella l'a annoncé sur Twitter. Une vingtaine de policiers de la brigade financière mène depuis ce mercredi une perquisition au siège du rassemblement national.

Le président du parti d'extrême droite dénonce lui un acharnement votre réaction autour de la table. Écoutez, l'avenir le dira si c'est de l'acharnement ou pas. Voilà.

Euh, il est trop tôt pour juger. Jonas Adan, on se souvient des images de Jean-Luc Mélenchon aussi lors lors de sa perquisition. Ouais.

Voilà. Il y a des procédures judiciaires qui sont en cours. S'il y a des infractions qui sont constatées, ce sera sera la justice de le dire vraiment.

Jean-Luc bah tant qu'on sait pas de la raison de la perquisition, je peux pas je peux pas me prononcer. Et il faut rappeler que ça ça se déroule certainement dans l'information judiciaire he qui vise à déterminer récemment si le Rassemblement national si le RN a contourné des règles de financement électoral notamment au niveau européen. Messieurs, merci beaucoup d'avoir été euh sur l'antenne de Sud Radio.

Jean-Luc Benamias depuis Marseille. Merci à vous. membres de la Ligue des droits de l'homme, ancien membre du CE, Jonas Adad, avocat, vice-président de la région Normandie, porte-parole, adjoint des républicains Jérôme Dub, vice-président de France Israël et Jean-Philippe Dugouin Clément, ma Rudier de Mensi et vice-président de la région Île-de-Fance.

Merci d'avoir mis de l'humeur, du ton et de l'engagement dans ces grands débats de l'été sur Sud Radio. Dans un instant, pendant que vous vous apprêtez certainement à manger un petit morceau ou à croquer un bout sur le bord de la route, c'est l'heure de l'actu chaude avec cette loi du plomb. cette loi du plomb qui a été votée hier qui concerne les agriculteurs, deux affrontements évidemment dans la classe politique, ceux qui dénoncent encore du recul au niveau écologique et au contraire ceux qui disent "Non, non, non, c'est ce qu'on ne fait pas, c'est en France, ça s'appelle du pragmatisme mais ça tombe bien, c'est le sénateur qui porte le nom de cette loi qui viendra nous en parler et puis à 12h30, restez bien avec nous." Anne Lavergon, ancienne ancienne PDG d'Areva qui sera avec nous un secret si bien gardé.

Elle prend la parole rarement mais elle ne peut plus se retenir de parler avec les scandales et la façon dont on traite notre énergie. En France, vous allez le voir, ce sera un entretien passionnant. 11h59, vous êtes sur la radio du Parlivier.

Sud Radio à tout de suite. Sud Radio. Sud Radio.

Parlons vrai, parlons vrai. Sud-adio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedu. 129, pas de doute, vous avez choisi la bonne radio et vous y êtes bien.

Sud radio, il est l'heure de faire le tour du tour tous les jours. Joseph Ruis, bonjour. Bonjour Maxime.

Bonjour à tous. Vous nous racontez le Tour de France à travers trois mots que vous avez choisi et aujourd'hui duel, couteau et chrono. Commençons par duel. duel car Tade Pogachar et Jonas Vingard sont les deux grands favoris du Tour de France et ils se sont véritablement affrontés hier sur les pentes de la rampe Saint-Hilire.

C'était dans le cœur de Rouan, au milieu de milliers de normands survoltés, une pente à 15 % et les deux hommes au coude à coude. Beaucoup voyent Poggachar s'envoler double tenant du titre, on le rappelle et bien que Neni Yonas Vingard lui a tenu la roue et sur la ligne d'arrivée, Poggachard l'a emporté quand même. Oui, mais voilà, Vingegard l'a regardé dans les yeux et donc les prochains jours ça annonce très excent car plus serré que prévu.

Les jours passent sur le Tour de France et le duel Pogar Vingegard remplit les pages du grand livre du Tour de France et de cette grande boucle se rapprochant petit à petit des plus grands affrontements Copie Bartali notamment et pourquoi pasil poulie d'or. Le deuxième mot est hélas beaucoup plus problématique, c'est le mot couteau. Ah oui, c'est de l'actualité.

C'est un homme qui a été neutralisé hier à Rouan, du coup qui a accueilli le Tour de France en marge de cette arrivée de cette 4e étape. Après avoir menacé le public avec un couteau, les policiers le poursuivaient, tentai de maîtriser ce myt en cause qui alors portait un coup de couteau au niveau du torse d'un des CRS. Grâce à son plastron, ce CRS n'était pas blessé.

Dans le même temps, voyant son collègue adresser, un autre CRS en tiré un coup de feu avec son arme de service. Il a été légèrement blessé à la jambe. Le suspect, il a tenté de fuir tout en menaçant des spectateurs avant d'être interpellé et placé en garde à vue.

Une enquête a été ouverte forcément et le suspect est considéré comme un déséquilibré avec des antécédents psychologiques récents. Il est âgé de 21 ans, il portait une gelaba. figurait sur les fichiers des personnes recherchées, le fameux FPR était en fugue d'un hôpital depuis le 24 juin 2025.

Et le dernier mot, mon cher Joseph, c'est le mot chrono. Oui, retour au sport Maxime, car aujourd'hui contre la montre dans la ville de Rouin, on y est, on y reste chez nos amis normand. 33 km et une étape de folie à venir.

Les coureurs partent les uns après les autres pour ceux qui ne connaissent pas l'exercice. Un ou 2 minutes, une ou 2 minutes d'écart et le meilleur temps l'emporte à l'arrivée. Remkoenepou, l'un des plus grands talents de ce ploton est favori et va tenter de se réveiller après un début d'exercice un peu plus compliqué en demi-te, on va dire. le champion du monde de l'exercice.

Il a 58 secondes de retard au classement général sur Ted Pogachard. Mais Juré, lui pense qu'il peut aller le chercher aujourd'hui. Ça lui permettrait donc de prendre le maillot jaune.

Mais attention, Pogachard ne se lassera pas faire. Il veut lui aussi la tunique jaune tout comme Yonas Svingegard actuellement 3e du classement général. Un petit point sur les pronos.

Bah oui, surtout que il me semble que hier vous aviez vu juste. J'ai vu juste hier, ça fait la première fois depuis le Tour de France. Bon, ça faisait deux fois Van Derpool, j'ai eu bon.

Bon pour aujourd'hui on va retenter, je vais dire Evenou pipogachar. Mais oui, ça c'est une équipe qui gagne. Merci beaucoup Joseph Ruize.

Vous restez sur Sud Radio. Dans un instant, la fameuse loi du plomb portée par le sénateur du même du même nom LR hauteel Laurent Duplomb et c'est vrai que c'est une loi qui a tiré réellement toutes les toutes les contradictions toutes les passions, réintroduction de certains produits phytosanitaires, un stockage de l'eau ministre le ministère de l'agriculture qui parle d'une loi équilibrée. qui dit vrai.

On en parle dans quelques instants sur Sud Radio et même si vous voulez réagir he sur cette loi, vous savez que dans quelques instants on vous prend en standard 0826 300. On fait la vérité sur cette loi en débat à tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud-ado, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedu. Comme désormais chaque loi qui va décider un moment de l'avenir de l'agriculture dans notre pays, celle-ci n'y a pas échappé.

La loi du plomb qui a fait énormément parler ces derniers jours et qui était très importante du côté des agriculteurs. Le ministre de l'agriculture, la ministre de l'agriculture Annie Geneneva parle elle d'une loi équilibrée face aux attaques de la désinformation. Le temps est donné et on va le ton est donné et on va en discuter avec Laurent Duplomb, le LR haute Loire qui porte cette loi.

Sénateur LR Hutloire qui porte cette loi. Bonjour. Bonjour.

Euh ce qui est important de dire aussi dans votre parcours, c'est qu'accessoirement hein, accessoirement vous êtes agriculteur donc c'est un tout petit peu utile quand on est sénateur et qu'on peut parler des sujets qu'on connaît quand on voit la quantité d'attaque que vous avez subi et les pressions politiques ont existé sur cette loi. D'un, elle a été adoptée hier, je le disais, réintroduction de certains produits phytosanitaires avec des démarches sur le stockage d'eau. Il y a aussi la séparation de la qualité de vente et de conseil des produits phytosanitaires.

On va dire qu'on a élargi la capacité d'installer de on va dire certaines installations qui étaient classées pour la protection de l'environnement. On va aller dans le détail avec vous. Mais d'un mot, est-ce que vous êtes soulagé que cette loi soit enfin votée ?

Oui, je sais pas si je suis soulagé, mais en tous les cas, c'est une satisfaction de voir aujourd'hui le travail accompli à travers à travers le vote hier à l'Assemblée nationale. On me disait tant que ça serait difficile d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale. On est à 316 voix pour 223 contre, ce qui veut dire 93 voix d'écart pour l'adoption de ce texte.

Donc elle a rassemblé une très large majorité au-delà de la majorité de l'Assemblée nationale puisque normalement il en flait à peu près 280 et on en a eu plus de 310. H donc ça prouve que l'explication qu'on a donné pendant tous ces derniers mois depuis le vote du Sénat au mois de janvier, la réalité des choses qui font que notre pays surtranspose de façon importante les règles européennes créant par définition des contraintes mais aussi une concurrence déloyale avec les producteurs de l'autre côté de la frontière française. Oui.

Et donc la réalité c'est que on n' pas fait quelque chose de mieux pour les agriculteurs français. On les a simplement mis au même niveau de possibilités de production que les producteurs allemands, italiens ou espagnols. Mais comment vous expliquer le le le déchaînement de critiques, de pression euh euh qui se sont clairement accumulé ces dernières semaines pour empêcher certains parlementaires de la voter, certains parlant même de croisade contre l'écologie.

Tout à l'heure, même pendant les débats, certains utilisaient les mêmes termes. Comment vous expliquez cette tension permanente à chaque fois qu'on aborde, j'en ai en tout cas, un sujet agricole ? Bah parce que l'écologisation de tous les débats fait qu'aujourd'hui, il n'y a plus de possibilité d'avoir un certain un débat.

Et donc là où on a 26 pays qui autorisent une molécule en disant qu'elle est peu dangereuse pour les abeilles, et ben on arrive à quelque chose en France qui est transformé par une molécule qui est hyper dangereuse pour tout le monde et qui tue les abeilles. Voilà la réalité de ce que nous vivons. C'est quoi ?

C'est la déformation. C'est la désinformation du débat. C'est la déformation d'une partie du débat.

La gauche et l'écologie non de cesse à vouloir être sur un triptique qui est assez simple. On commence par l'apport, la désinformation et l'apport. Une fois qu'on a bien fait peur, et ben on culpabilise les Français et une fois qu'on les a culpabilisé et bien on leur interdit.

Et c'est ce que je dis souvent, la gauche des interdits euh n'a aujourd'hui de limite pour rien. La réalité en fait de ces interdits fait qu'aujourd'hui et bien on se bloque la production. Et donc quand on se bloque la production et bien non seulement on crée plus de la valeur dans notre pays, non seulement on ne crée plus une alimentation française, mais on se jette dans les bras avec une naïveté totalement coupable des importations.

Alors, c'est des importations aux frontières avec des pays européens qui eux ont la possibilité d'utiliser certaines choses qui font qu'ils ont soit de la compétitivité ou de la productivité supplémentaire à nous ou voir même pire qui ils ont encore des solutions alors que nous on regardait la noisette, regardez la pomme cette année, si nous ne réintroduisions pas la cétamipride, elles étaient totalement dans l'impasse ces filières. L'impasse, ça veut dire en clair qu'elles ne peuvent plus produire. Donc on en arrive à un point où euh c'est le cantisme.

Vous savez euh Charles Peggy disait du cantisme, le cantisme a les mains pure mais il n'a plus de main. Donc la gauche et les écologies voudra avoir une é une agriculture propre mais au final on aura plus d'agriculture du tout. Il y a eu il y a eu notamment un aspect aussi de cette loi qui a été vivement critiqué, c'était le le stockage de l'eau.

Beaucoup ont parlé de de scandale, on a entendu énormément d'éléments de langage sur cet aspect. vous vous parlez justement que au contraire stocker l'eau comme vous vous apprêtez à le faire, c'est un intérêt c'est c'est on va dire un objet d'intérêt général. C'est d'ailleurs comme ça que ça a été évoqué dans la loi.

Expliquer concrètement comment ça va se passer, pourquoi c'est si important pour vous. Bah pourquoi c'est important ? Parce que une plante pour pousser, elle a besoin de fertilisant et elle a surtout besoin d'eau.

Et que la réalité à tous ceux qui nous expliquent que c'est un accarparement de l'eau, non, c'est faux. C'est pas un accaparement de l'eau puisque l'eau que les agriculteurs utilisent pour faire des fruits et des légumes et bien en fait ceux qui les consomment mangent cette eau à travers les fruits et les légumes. Quand on fait 1 kg de viande la vache elle a aussi bu de l'eau.

Et donc à un moment donné cette eau qui euh par un un débat un peu tronqué par une façon de toujours caricaturer et bien ressemblerait à un accaparement. La réalité c'est que quand l'eau passe en excès et bien on stockait une partie pour s'en servir quand l'eau manque. Et bien c'est la réalité de ce que l'homme a vécu et a fait pendant des siècles et des millénaires.

Depuis que l'agriculture est arrivée sur notre territoire et depuis que le l'homme s'est organisé à produire des denrées alimentaires, et bien la première chose qu'il a essayé de faire, c'est de limiter les périodes dans lesquelles il avait besoin d'eau de façon à avoir de l'eau en stock pour pouvoir l'utiliser. Je veux juste rappeler quelques chiffres. En France, la surface irriguée, c'est moins de 7 % de la surface.

C'est 14 % en Espagne, c'est 25 % en Italie. H la quantité d'eau que nous utilisons en France en moyenne à l'hctare, c'est 1800 m³ à l'hecte. La réalité des pays européens, c'est 4000 m³ à l'hctare.

Et si on se compare avec les pays comme l'Espagne et l'Italie, c'est plus de 7000 m³ à l'hctare. Donc quand on nous dit que non seulement on a qu'à parlo, qu'on en utilise beaucoup, je pense que c'est un c'est une caricature grossière et qu'en fait la réalité c'est que les écologistes ont l'ont prouvé encore cette fois-ci par rapport au pesticides ou par rapport à l'eau. problème, c'est pas de vouloir limiter l'utilisation, c'est de l'empêcher.

C'est-à-dire que il n'y a pas de limite à empêcher la totalité d'utilisation des pesticides. Vous savez l'étymologie du terme pesticide, c'est lutter contre la peste. et bien ils en ont fait la peste à force de raconter tout un tas de choses et de faire que une molécule quand elle est utilisée convenablement euh dans les comment dire dans les euh dans les quantités qui sont préconisées avec les usages qui sont préconisés comme dit la porte-parole de la DG santé qui a été euh interviewée il y a pas très longtemps concernant la CAMIPRID, elle n'est ni dangereuse pour l'homme, ni dangereuse pour l'environnement, ni dangereuse pour la biodiversité.

Et c'est ça la réalité de la science aujourd'h du plan, continuons à aller tout doucement dans le détail de cette loi. On a parlé du stockage de l'eau, de la réintroduction de de cette assette à mi-ipr dont vous venez de parler qui était un produit phytosanitaire très important pour les agriculteurs. Il y avait aussi dans la loi l'assouplissement de cette séparation entre la vente et le conseil des produits phytosanitaires.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? Bah, il y a eu une loi en 2018 qui a interdit la vente et le conseil par le même distributeur. C'est-à-dire que l'agriculteur se trouvait confronté à une une une un élément en particulier, c'est-à-dire qu'il devait acheter à quelqu'un sans parler de l'utilisation du produit.

Ce qui fait que ceux qui vendaient le produit ne pouvaient plus le conseiller et qu'au bout du bout, bah cette loi était en tellement une usine à gaz. La réalité de ce qui s'est passé, c'est que en fait les agriculteurs achetaient des produits sans avoir aucun conseil. Alors que la meilleure façon de pouvoir lutter contre la diminution pour diminuer les produits phytosanitaires, je vous rappelle quand même que la France a fait des efforts considérables là-dessus.

Nous avons diminué à de 95 % l'utilisation des molécules les plus dangereuses. Alors que quand on a on signe un accord de libre échange avec le Mercossure ou le CTA, on s'oblige à acheter des produits qui sont euh des produits alimentaires qui sont produits avec des phytosanitaires qui sont interdits chez nous. Mais mais vous faites la transition la transition parfaite Laurent du Duplomb avec l'autre aspect de cette loi, c'était notamment dans les installations classées pour la protection de l'environnement.

Ça, si j'ai bien compris, c'est tout ce qui va permettre par exemple d'agrandir certains poulaillers ou autres ou autres bâtiments indispensables pour certains agriculteurs afin de maintenir une souveraineté française sur la plupart des alluments. C'est ça peut-être aussi qu'on a pas suffisamment expliqué dans les débats au au euh du fond de cette loi parce que nous sommes concentrés sur certains aspects, mais ça va dans le sens d'une souveraineté alimentaire. De toute façon, c'est l'exemple du rapport que j'ai fait en 2018 qui expliquait que la firme France déclinait, qu'on consommait en 2018 un jour et demi par semaine des produits importés.

On est à plus de 2,3 jours aujourd'hui. Donc si nous continuons comme ça et ben nous connaîtrons encore plus de jours d'alimentation en France alors que la France agricole est quand même normalement un pays qui est béni par les dieux pour produire des denrées alimentaires et bien qui consommera quasiment uniquement des produits importés. Bien l'exemple par compléter je les quelques chiffres la première fois depuis 1976 l'année dernière he la France la plus affichée d'excédents commercial agricole elle était jadis 2e puissance agroalimentaire mondiale elle est tombée à la 6e place et dans ce que vous dites en en effet ça part dans les exportations mondiales a même fondu comme neige au soleil passant de 8 % à seulement 4 % donc en effet cette loi va normalement aider à rétablir ce qu'on peut clairement qualifier de déséquilibre alors ça suffira sûrement pas il faudra sûrement remettre encore euh à l'ouvrage ce ce point-là, mais euh vous savez ce que vous êtes en train de décliner, je le prédisais déjà en 2018 dans le rapport en disant "Nous allons connaître un déficit de la balance commerciale." Ben, vous l'avez dit, nous y sommes.

Et donc la réalité de tout ça fait que non seulement nous appauvrissons, mais en plus en nous appuvrissant, on veut en même temps acheter toujours plus. Moi, écoutez, je suis qu'un simple agriculteur. Quand vous avez quand vous avez un porte-monnaie qui est vide, je crois pas que la première chose que vous pouvez faire, c'est d'acheter.

Donc la réalité de ce que nous devrions prendre en compte, c'est qu'avant d'acheter, on devrait se poser la question de savoir pourquoi nous ne produisons plus, quels sont les freins à nos productions qui font qu'aujourd'hui nous sommes dans cette situation. Et bien cette loi va pouvoir corriger une partie de tout cela parce que le méfet majeur de la France, c'est de surtransposer les texte. Et vous savez, on pourrait élargir ce propos-là à la quasi totalité de ce que nous produisons en France.

Je vais vous citer juste deux chiffres. Le premier ministre dans son discours politique général, François Bairou quand il a été premier ministre a dit au Sénat que le coût des normes en Europe, c'était 0,5 % en moyenne du PIB. Ouais. la France comparativement à l'Allemagne est 22 fois supérieure.

Là où l'Allemagne consomme 016 % de son PIB pour les normes, c'est-à-dire 5 milliards d'euros à peu près si on le traduit en PIB français, la France consomme 4 % de 3000 milliards, soit 120 milliards. Donc c'est une loi qui va dans le dans le bon sens. Laurent Duplon, on vous a entendu sénateur LR Heloire et accessoirement agriculteur à l'origine de cette loi.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Sud Radio pour nous rappeler les enjeux et peut-être contrebalancer un certain discours qui s'est beaucoup répandu ces dernières semaines qui accusait en effet les agriculteurs. Je cite "De croisade contre l'écologie". Merci beaucoup d'avoir été avec nous et sur ce sujet auditeur de Sud Radio, vous y êtes forcément sensible. 0826 300 300 on a eu un coup de fil de la part de Paul.

Bonjour Paul. Oui, bonjour. Si je me trompe pas, vous êtes agriculteur, c'est ça ?

Et la loi du plomb pour vous va apporter des améliorations considérable quand même. La loi du pont va rétablir un petit peu le la distorsion qu'on a avec nos voisins. Ouais.

Mais ça suffira pas parce que de toute façon on a des textes de loi qui sont très très contraignants dans l'agriculture. Euh aujourd'hui, on a une un défi permanent, c'est le renouvellement des générations et aujourd'hui les jeunes vont être très réticents à s'installer. On a des problèmes de revenus, on a une pression des des escrolos parce que ce sont pas des escolos, des escrol qui sont sans arrêt en train de de vandaliser le matériel d'arrosage et autres.

On a des difficultés de recrutement de personnel parce que on est mis en concurrence avec les produits qui viennent d'Espagne et autres qui arrivent en France à des prix dérisoires. Donc pour produire le même prix, ben on y arrivera jamais. Donc il y a énormément de défis pour pour fournir une alimentation française au consommateurs français.

H mais donnez-nous des exemples concrets de ce que vous nous dites Paul en disant déjà on est beaucoup plus contraint que tous les autres. Les normes sont absolument étouffantes. He c'est ce que nous disait le sénateur Laurent Duplomb à l'instant.

Concrètement avec cette loi qui va arriver dans votre quotidien, quelles vont quelles vont être rapidement les améliorations ou les projets que vous allez pouvoir mettre en place ? Les améliorations ? Moi je suis dans l'OTGaron, donc c'est le premier département producteur de noisette, mais peut-être que les producteurs de noisette, il va avoir la molécule qu'il faut la camiitr pour pouvoir enfin se débarrasser des ravagés.

Le produit phytosanitaire est introduit grâce à la loi. Voilà. Et il faut savoir que c'est utilisé dans tous les pays sauf la France.

Alors les écolos, ils devraient se poser des questions où on peut être le dernier village gaulois. Sauf que le problème c'est que moi je aujourd'hui on a des terres agricoles qui partent de la de l'agriculture qui vont vers la déprise agricole. On a des ronces des des friches.

Ça devient dramatique. Il faut aujourd'hui vraiment réagir. Il faut qu'on aide les jeunes à s'installer et il faut qu'on donne des perspectives d'avenir.

En en un mot Paul quand vous quand vous dites quand vous dites en effet le métier est suffisamment difficile, il faut encourager les les jeunes à se réimplanter à nouveau et cetera d'un mot. Et quel quelles sont les les prochaines étapes quand vous dites voilà cette loi va dans le bon sens ? Quelles sont les prochaines étapes ?

Les vraiment si le ministre de l'agriculture nous écoute, vous dites "OK, c'était un premier un premier un premier point positif." Quel est le deuxième assez rapidement pour essayer de sauver cette profession ? Le deuxième, il est très simple.

Quand on a des productions françaises, on on limite les importations pour pouvoir valoriser les productions françaises. Ça coûtera pas plus cher et ça permettra d'écouler nos productions à des prix raisonnables pour le consommateur et pour le producteur. Il faut que les producteurs gagnent leur vie.

On a on a des exploitations aujourd'hent très cher, le matériel c'est très cher. Euh on a des chiffres d'affaires qui sont élevés et et des et des revenus dérisoire. H bien sûr.

Merci beaucoup Paul de nous avoir appelé franchement et d'avoir parlé vrai au micro de Sud Radio 0826 300 300 c'est votre radio vous le savez et on a fait le tour de cette loi du plomb qui a été adoptée à l'Assemblée nationale et qui a été vivant critiqué dans un instant un sujet au cœur de vos préoccupations. Votre facture d'électricité nucléaire éolien vous l'avez vu à quel point ça va jusqu'à torpiller à diviser la classe politique. Nous recevons quelqu'un qui a la parole rare, Anne Lergon.

Elle signe un livre, un secret bien gardé et les premières lignes donnent le ton. Je dédie ce livre à celles et ceux qui ont aimé EDF mais qui n'acceptent plus le montant de leur facture d'électricité. Elle a fondé accessoirement à Riva qui en a fait le leader mondial du nucléaire et elle est aujourd'hui à la tête de ALP.

Entretien absolument passionnant dans quelques instants. À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, les débats de l'été 10h 13h Maxime Liedo là. J'espère que vous êtes assis parce que le grand entretien qui va suivre c'est un entretien issu d'un livre fascinant, un secret bien gardé si bien gardé c'est chez grassé l'histoire en réalité d'un pays le nôtre le drapeau bleu blanc rouge qui s'est torpillé qui a torpillé sa politique énergétique et l'autrice de ce livre n'est personne d'autre qu' l'ergon.

Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup euh d'être avec nous euh en en ce jour d'adoption de la loi grémier qui est en réalité euh la grande loi de la politique énergétique française.

Je rappelle quand même qu'à la base, sauf manifestation puissante ou grâce à une manifestation puissante de l'Assemblée, elle devait passer par décret cette loi. Il y a eu un débat hypothétique et on rappelle que c'est un coût quand même pour les 10 prochaines années entre 300 et 400 milliards. Avant qu'on rentre dans le détail de cette loi, comment vous avez observé l'état des débats ? les arguments l'agitation politique autour d'un sujet aussi conséquent et important à nos que la politique énergétique de la France.

Alors d'abord le la loi grillier, elle n'est pas encore passée. Elle a été votée par le Sénaténat. Elle doit retourner à l'Assemblée nationale et le ministre chargé de l'énergie Marc Ferat a annoncé que de toute façon ce qui s'appelle dans un langage assez technocratique la PPE3 la programmation pluriannuelle de l'énergie 3e phase et bien elle sortirait par un simple décret c'est-à-dire qu'on pourrait très bien avoir si on arrive à avoir un vote majoritaire à l'Assemblée nationale une loi qui de toute façon ne sera pas prête avant octobre novembre et puis avant ça un décret organisant l'ensemble des sujets pour les 10 prochaines années qui sera sorti avant donc on est quand même dans une situation juridique très compliquée et même démocratique absolument délicat voilà alors que les enjeux vous le dites sont considérables.

C'est-à-dire que c'est vraiment comment on va développer nos nos capacités énergétiques, comment on va les gérer pour les 10 prochaines années. Vous avez euh fondé, je le rappel au début de cet entretien à RA et vous en avez accessoirement en fait le leader euh du nucléaire. C'est le sujet en réalité de cette loi qui a été adopté, vous le rappeliez l'air au Sénat, la relance du nucléaire et le renforcement du renouvelable.

Pourquoi je dis renforcement ? Voilà l'objectif à coût de 150 milliards sur 10 ans quand même et 130 milliards. Deux fois plus d'éoliennes terrestres, 50 fois plus d'éoliennes en mer et quatre fois plus de panneaux solaires.

Ce plan-là, c'est une forme de folie. Bah, c'est quelque part le résultat de la volte face faite par Emmanuel Macron. Emmanuel Macron en 2019 fait passer la PPE2 euh en faisant 14 réacteurs nucléaires de moins et donc à fond sur les renouvelables.

H février 2022, il annonce à Bfort un changement total. 14 réacteurs nucléaires de plus mais toujours autant de renouvelable. Donc tu as 28 réacteurs nucléaires de différence, c'est quand même considérable.

Et le tout en l'espace de même pas 5 ans 3 ans moins de 3 ans. Et on additionne tous les renouvelables qu'on devait faire avec tout le nouveau nucléaire. Mais on n' pas besoin de tout ça.

Surtout que quand vous regardez, ben finalement l'augmentation du prix de l'électricité ces 10 dernières années, on a on a pris 120 %, c'est-à-dire trois à qu fois l'inflation, bah fait que les Français consomment de moins en moins d'électricité. Donc qu'est-ce qu'on va aller investir massivement et du nouveau renouvelable et du nouveau nucléaire alors même que et c'est ça mon secret si bien gardé, on a un nucléaire existant qui est sous-ployé et ça on on y reviendra mais votre livre et je vous le disais à l'instant excessivement complet, un secret si bien gardé. vous détricotez réellement dans l'ensemble et vous essayez d'analyser de comprendre comment en 20 30 ans la France a totalement perdu sa souveraineté énergétique, sa puissance énergétique.

Et quand je vois dans cette loi, on va multiplier par 4 les panneaux solaires. Vous dites d'un moment "Mais écoutez, l'industrie européenne d'un solaire encore modeste représenté en l'an 2000 30 % des capacités mondiales. Après un dumping chinois très efficace et sans aucune réaction européenne, 98 % du votovoltaïque installé en Europe est aujourd'hui fabriqué en Chine.

C'estàd que l'argent du contribuable français va financer l'industrie chinoise. Mais c'est un fait le la Commission européenne ne s'est absolument pas intéressée à l'industrialisation des solutions qu'elle a imposé parce qu'il y avait le modèle allemand. Le modèle allemand était la référence.

AL modèle allemand c'était très simple he c'était les renouvelables en deventure avec un discours sur le fait qu'on ferait 100 % de renouvelable alors qu'on sait très bien que les renouvelables étant intermittent bah il faut des énergies de base. Derrière il y avait caché charbon et limité de base et puis encore derrière bah il y avait un moyen croissant parce que les industriels allemands avaient besoin de beaucoup d'électricité c'était le gaz russe. Hm.

Et puis vous, on on le dit en tout cas dans le projet de cette loi, il y avait un objectif de mix énergétique. C'est l'équilibre entre les renouvelables et les énergies que vous vous expliquez très bien dans votre libre dites pilotable ou contrôlable notamment le nucléaire 58 %. C'est-à-dire qu'on laisse totalement de façon consciente le nucléaire de côté.

Bah le nucléaire existant, donc les 57 réacteurs nucléaires que nous avons en France, on est un des plus grands parcs du monde et bien nous avons un opérateur de ces réacteurs qui fait l'avant-dernière plus basse performance du monde. C'est-à-dire que on ne produit pas suffisamment, on produit à 67 % du temps là où bah la moyenne américaine, si je prends ça, que c'est des réacteurs plus âgés avec plusieurs opérateurs, des technologies différentes et cetera, ils sont à 91 92 %. Hm.

Donc en fait, si on faisait fonctionner nos réacteurs mieux, mais on aurait une quantité d'électricité décarbonée beaucoup plus importante et surtout on fait baisser les factures, on a moins besoin d'investir, on produit plus, on fait baisser les prix et on redevient nous le pays que nous avons été, c'est-à-dire un pays effectivement avec un prix de l'électricité le plus bas ou parmi les plus bas d'Europe. On va rentrer ensuite dans le détail de ce que vous racontez dans le livre et même pour le prix de la facure des Français, le fait que DF en fait sous-exploite totalement ses ses capacités. Mais je sais pas si vous avez observé ces dernières semaines avec attention et peut-être même un peu de gourmandise l'hallucinante sission dans le gouvernement entre ceux qui plaident pour du nucléaire.

Ça vous fait sourire à nos et ceux qui plaident en réalité aussi pour un arrêt des subventions publiques et ceux qui crient au populisme énergétique. Tu en invité tout à l'heure parler de trumpisme franchou. Comment vous regardez tout ça ?

Ah ben c'est la ça y est, on a on a réactivé la guerre de religion euh guerre de religion les pro renouvelables antinucléair les pronucléaires antienouvelables. On sait qu'il nous faut avoir une électricité décarbonée. C'est c'est et c'est ça l'énorme chance de la France, c'est qu'on est décarboné déjà à 95 %. grâce au nucléaire, grâce à l'hydroélectrique, on en parle jamais assez et grâce à vous raconter dans pourquoi on en a pas suffisamment, on y reviendra tout à l'heure sur l'ire beaucoup plus là-dessus mais tout ça pour dire que faut arrêter d'opposer les uns aux autres.

Ils n'ont pas les mêmes caractéristiques. On peut faire beaucoup plus de décentralisé avec les renouvelables. Mais euh c'est vrai que euh ça n'a pas grand sens que de dire "On va investir énormément sur du nouveau renouvelable et énormément sur du nouveau nucléaire, on en a pas besoin.

C'est c'est amusant que dans cette guerre de religion, on finisse par oublier complètement les basiques du sujet, c'est-à-dire de quoi a-t-on vraiment besoin aujourd'hui." Alors, c'est d'ailleurs fascinant toutes ces propositions de loi de PPE et cetera. Il y a pas une seule étude d'impact.

H vous faites une étude d'impact pour une installation à 2 millions d'euros, vous avez 300 à 400 milliards d'euros d'investissement. Ah non, une étude d'impact. Ah bah non, réfléchir à ce qu'on va faire.

Ah bah arrêtez euh de quoi on a besoin euh non et si on faisait une étude d'impact un peu sérieuse, on s'apercevrait que la façon la moins chère de développer de la production des carbonés et ben c'est d'utiliser mieux notre parc nucléaire. peut-être totalement conscient de la part des politiques justement de ne pas faire de politique d'impact peut-être par idéologie en assumant le fait que c'est le une certaine vertu d'aller dans un certain sens de l'écologie et donc on va surtout pas on va dire demander des outils qui vont nous pénaliser après. Je suis assez d'accord. il y a une forme de euh on sait et puis cette bataille historique qui n'a plus grand sens à mon pour moi euh mais qui fait que effectivement euh bah c'est pas la peine d'aller étudier puisque si on étudie on risque de devenir rationnel et la rationalité d'être d'accord avec la science et ça c'est dangereux très dangereux et la rationalité elle sera peut-être pas de mon côté j'en sais rien si de mon côté ou pas de mon côté donc je le regarde pas en tout cas il faut arrêter les stop and go c'est-à-dire que quand vous regardez les grosses erreurs qui ont été faites ces 20 dernières années en France, ça a été de faire des arrêts idéologiques sur un centre de sujets concernant le nucléaire.

Bon euh stopper des subventions par exemple au renouvelable aujourd'hui euh là aussi on sait très bien que les renouvelables sont pas rentables si vous ne mettez pas de subvention. Alors peut-être qu'elles sont pas au bon niveau là aussi essayons de regarder les choses tranquillement. On peut peut-être baisser des subventions, ce qui allégera les factures d'électricité.

Parce que ce qu'on ne dit pas et ce qu'on ne dit pas suffisamment, mais peut-être certains l'ignore dans le monde politique, c'est que toutes les décisions d'investissement nouveau sont payées par non pas par le contribuable mais par le consommateur d'électricité. Donc elles se retrouvent dans vos factures. C'est pour ça que les factures augmentent nonstop.

Et on va comprendre grâce à vous et votre livre Anne Laverge un secret si bien gardé aux éditions grassé comment notamment EDF est assis sur une mine d'or et ce qui explique que les factures d'électricité des Français vos factures auditeurs de Sud Radio ont augmenté de façon considérable conséquence aussi d'une impréparation politique et de mauvaise décisions à partir de la guerre en Ukraine. Vous expliquez le double jeu de la Commission européenne. Il nous reste 15 minutes et je vous préviens, vous allez être servi.

À tout de suite sur Sud Radio. Sudradio, c'est vous qui donnez le temps. Sud Radio, les débats de l'été, 10h 13h, Maxime Liedu.

Entretien avec Anne Lergon qui est accessoirement la fondatrice d'Areva et qui en a fait le leader mondial du nucléaire qui signe ce livre Un secret si bien gardé. et on va essayer de soulever justement la la boîte de pandore pour voir de quoi est fait ce secret si bien gardé parce que c'est ce qui plombe l'électricité enfin la facture d'électricité des Français, c'est-à-dire de vous auditeurs de Sud Radio, c'est-à-dire EDF qui sous-exploite totalement ses capacités. Totalement dans le classement de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, l'Agence des Nations Unies qui s'occupe de nucléaires et qui collecte en fait toutes les données de chaque réacteur à travers le monde.

Et bien EDF est l'avant-dernier dans ce qui est le critère numéro 1, c'est-à-dire le facteur de charge. Numéro 1 de production. En facteur de charge, c'est ce que vous avez produit versus la capacité théorique à 100 % de ce que vous auriez pu produire.

Et là-dessus, bah EDF est l'avant-dernier dans le classement 31/ 33 en vous dites ceci n'a rien de surprenant car près de la moitié des réacteurs étaient arrêtés une partie de l'année en 2022. C'était ça 2022, il y a des raisons objectives mais 202324 et puis vous reprenez avant euh EDF est très loin des performances de ses de ses confrères. Donc bah déjà demander à EDF de produire plus, c'est faire baisser les factures d'électricité, c'est ne pas avoir à dépenser une quantité d'argent dont on sait qu'on manque quand même collectivement. et produire plus, c'est aussi pouvoir faire l'électrification des usages puisque cette électricité décarbonée, elle peut effectivement remplacer du gaz, remplacer du pétrole et et donc nous avons une source en France extraordinaire.

Alors, elle a deux caractois caractéristiques. 1, elle est potentiellement beaucoup moins chère qu'elle ne l'est aujourd'hui. De elle est décarbonée.

Et 3, elle est stable. C'est-à-dire qu'un réacteur nucléaire ça marche pas uniquement quand il y a du vent ou du soleil. Donc c'est quelque chose qui nous permet d'avoir dans un monde européen qui a beaucoup développé des moyens de de production intermittent que sont les renouvelables, d'avoir un avantage considérable.

C'estàd que quelque part, on peut vendre même à nos voisins des électrons stables et non pas des électrons qui sont là que par maman et en général quand bah quand le soleil luit en France, il luit aussi en Allemagne. Et ça vous le dites très précisément dans votre livre, si on prend la moyenne des années 2021, 2022 2023, EDF réalise la plus mauvaise performance au monde. Le facteur de charge moyen des opérateurs donc se situe à 85 %, ce qui signifie qu'ils sont à 85 % de leur production maximale.

Comment expliquer si vous voulez qu' qu'il n'aille pas quand on voit enfin pardon on a quand même vu sur les micros sur les télés un moment des ministres nous direent comment utiliser la clime des ministres ensuite nous dirent de porter un pull au vert un ministre nous dire de porter une écharpe. Donc comment expliquer que dans une situation qui n'est quand même pas glorieuse pour accessoirement la 7e puissance du monde qui est la France que EDF n'aille pas jusqu'au bout de ses capacités ? E bien, je pense qu'il y a plusieurs explications.

Alors ça c'est la question qu'il faut poser au dirigeants d'DF, au nouveau président de DF qui a quand même dit alors d'abord EDF ne parle jamais en facteur de charge parce que forcément ça se verrait. Il parle en terraur. Alors terraateur c'est pas une unité barbare.

C'est un mot barbare. Alors le terra produit 360 TW par an et c'est là où la PPE3 fixe DF pour les 5 prochaines années. 360 TW rien à personne c'est une production à 67 % là où 67 % 67 % donc on a donc l'État qui qui encourage et qui ordonne d'une certaine manière à EDF de ne faire que 60 % de ce qu'elle pourrait 67 % 67 % de ce qu'elle 67 % c'est-à-dire qu'au lieu d'être l'instigateur de produiser plus pour qu'on paye moins et bien c'est continuer comme maintenant tout va très bien madame la marquise et on sait comment finir la chanson.

C'est complè exactement c'est complètement surréaliste. Et comment vous expliquez même et vous vous vous le dites dans un chapitre et vous allez dans la profondeur des sujets dans un chapitre vous parlez des sep erreurs presque capitales de la France en allant du projet Super Phonix que les écolos ont torpillé jusqu'à la nomination de Nicolao alors que précédemment la France était une puissance nucléaire avec une puissance énergétique, j'entends avec un un parc nucléaire resplendissant. On a ensuite eu des décisions néfaces à partir du début des années 2000, on va dire, on a vraiment eu un accélérateur modèle allemand, c'est le modèle allemand qui nous a l'influence allemande.

L'influence allemande. Alors le le modèle allemand qui est devenu aussi le modèle européen entre-temps, c'était le modèle de référence. La France a fait de la résistance mais de la résistance pas très efficace pour être honnête, molle.

On a coupé en morceau EDF, on a fait RTE, Nedis, on a coupé euh en morceau NG, GRT gaz. Mais ce qui est très intéressant, c'est que cette politique qui a vraiment découpé le monde pétrolier, le monde gazier, qui l'a rendu beaucoup plus faible, qui l'a rendu moins actif, moins internationalisé, moins et puis des erreurs, je dirais de politique intérieure, ça on pourrait y revenir mais euh je dois dire que ce qui est quand même très très frappant, oui, c'est c'est de voir à quel point ça a empêché le pilotage intelligent du système. On a perdu le sens du pilotage.

Quand vous regardez par exemple tout ce qui est scénario d'évolution et cetera, c'est plus fait par l'État en France, c'est fait par RTE, une filiale de DF. On a complètement perdu le sens du du sujet. Or, vous prenez tous les autres grands ensembles dans le monde, ils sont obsédés par l'énergie.

Vous prenez les États-Unis. Les États-Unis, ils étaient importateurs net de pétrole et de gaz jusqu'en 2010. Hm.

Ils sont aujourd'hui le premier producteur de gaz et le premier producteur de pétrole. Trump arrive dans son discours d'investiture. Il déclare l'état d'urgence de l'énergie.

Alors quand on quand on est le premier producteur de pétrole gaz, je vois pas où d'urgence. Bon et c'est vrai c'est vrai pour la Russie, c'est vrai pour l'Inde, c'est vrai pour la Chine et je recommande aux auditeurs, on s'en fiche. Un secret si bien gardé aux éditions Grassé par vous Anne Luberon. vous expliquer à quel point en réalité on est en train d'acheter toutes les pro les en réalité toutes les énergies qu'on a refusé de de produire sur le sol européen ou qu'on s'est obligé d'interdire.

C'est le cas notamment du gaz de chiste, c'està-dire ah non surtout pas, ça c'est horrible. Par contre, on achète tout aux États-Unis. Ben oui, le le la dernière idée de la de la Commission européenne, c'est d'interdire à partir de fin 2027 le gaz russe.

Alors pourquoi fin 2027 ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi voilà ?

Pour ça, bien sûr, ça fait flamber les prix. En tout cas, ça le fera pour l'hiver prochain. Et puis on va acheter en lieu et place du GNL, du gaz naturel liquéfié venu des États-Unis.

Alors, c'est à 80 % du gaz de chiste. On le liquéfice qui demande beaucoup d'énergie. On lui fait traverser l'Atlantique si demande encore plus d'énergie.

On le récupère et ce gaz de chiste, c'est sûr qu'on en a quelque part en Europe. On pourrait être pour, on peut être contre. Mais pourquoi peut-on l'accepter ? euh venant des États-Unis qu'on le refuse chez nous.

On n' plus aucun sens patriotique de l'énergie. C'est ça qui est dramatique. Et euh et c'est c'est un mot malheureusement cruel.

En une minute encore Anne Lergon, deux questions. Euh est-ce que vous faites partie des des euh des femmes puissantes qui connaissent ce domaine et qui encouragent à une sortie du marché européen de l'électricité ? Et deuxième question aussi dans le dans le même lapse de temps, est-ce que plus que les autres présidents, le Emmanuel Macron a une responsabilité beaucoup plus pesante sur la dérive de la politique énergétique française ?

Bah sur la première question, non, je ne suis pas pour la sortie du marché de l'électricité, je suis peut-être pour des règles différentes. Pourquoi faut pas sortir ? Parce que c'est nous qui allons être les grands gagnants.

Si on a un système, un parc nucléaire qui produit plus, on va vendre nos électrons et on va les vendre cher. Ça c'est le premier point. Et sur Emmanuel Macron, bah le girouétisme 2019-2022 euh bah Fena, il m'en a fait d'abord les frais.

Euh et cette idée de on va faire plaisir à tout le monde, donc on va faire tout ce que les gens veulent de tous les côtés, et bien ça nous mène à la ruine. Les coulisses de votre facture énergétique qui a flambé ces dernières années, c'est les secrets et le secret si bien gardé qui est révélé par Anne Levergeon qui est la l'ancienne PDG d'Ariva qui en a fait le leader mondial du nucléaire et qui est aujourd'hui à la tête d'ALP qui conseille les entreprises, les gouvernements et les entrepreneurs sur cette stratégie. Merci beaucoup d'être venu au micro de Sud Radio à l'avergon dans un tel contexte et nous on se retrouve demain 10h même radio même heure Sud Radio Sud Radio parlons vrai parlons vrai Sud Radio parlons vrai Yeah.