Démission de Sébastien Lecornu : le saut dans l'inconnu|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse directe
Quel est l'état des informations ?
- 2:16OuverteRéponse partielle
Comment expliquer la surprise dans laquelle nous sommes ce soir avec ce nouveau rebondissement ?
- 4:47RelanceÉludée
Comment éviter la question que tout ça apparaît comme un formidable ratage ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau dit avoir été mis devant le fait accompli. Vous y croyez ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Répondez, s'il vous plaît, quand on entend toutes les voix au ministre Éric Dupond-Moretti, qui dit que la faute revient à Darmanin, à Rotaillot.
- 9:14OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est tenable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:52PrésentateurFait
« Le gouvernement Lecornu, Lecornu 1, aura duré très exactement 14h26. »
- 2:04PrésentateurFait
« Le président de la République a confié à Sébastien Lecornu la responsabilité de mener d'ici à mercredi soir d'ultime négociation afin de définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays. »
- 3:51InvitéFait
« Sébastien Lecornu, même s'il devait réussir cette mission impossible, cette nouvelle mission impossible que lui confie le président de la République, ne souhaite pas à l'issue être renommé à Matignon et former un nouveau gouvernement. »
- 7:39PrésentateurFait
« Rotaillot disait, l'ordre, je l'incarne. Trois fois, il le dit. »
- 7:48PrésentateurFait
« Le Conseil constitutionnel l'a censuré. »
- 10:36InvitéFait
« Bruno Le Maire, qu'on le veuille ou pas, a été le plus mauvais ministre des Finances de la Ve République. »
- 22:40InvitéChiffre
« On se retrouve quand même dans une situation dont 86% des Français estiment qu'ils trouvent que c'est un spectacle navrant. »
- 37:10PrésentateurFait
« La grande majorité des cancers de la peau est due à l'exposition au soleil. »
- 41:00InvitéChiffre
« 73% des Français souhaitent aujourd'hui la démission d'Emmanuel Macron. »
- 41:07InvitéChiffre
« C'est plus 6% en un mois. »
- 41:11InvitéChiffre
« C'est 95% des électeurs LFI. »
- 41:12InvitéChiffre
« C'est 79% des électeurs écologistes. »
- 41:15InvitéChiffre
« 69% chez LR au sein du socle commun. »
- 43:24PrésentateurFait
« Il faut qu'il y ait une continuité de l'État et de ce qui se passe dans chacun de nos départements ministériels. »
- 44:34PrésentateurFait
« Je suis contre la démission du président de la République parce que ça représenterait une possibilité que cela arrive à chaque fois, un précédent. »
- 44:50PrésentateurFait
« Je suis contre la dissolution, je l'assume, parce que la dissolution dans les circonstances actuelles avec le spectacle que vous venez de décrire, c'est de faire la campagne du Rassemblement National. »
- 47:00PrésentateurFait
« Nous n'avons jamais connu ça de cette manière en tout cas sous la Vème République. »
- 50:11PrésentateurChiffre
« Inquiétude 64%, colère 24%, indifférence 6%, fierté 4%. »
- 50:36PrésentateurChiffre
« Le souhait des dissolutions : 66% oui, 34% non. »
- 59:18PrésentateurFait
« Déclaration d'Olivier Faure : si on nous appelle pour Matignon, nous répondrons positivement. »
- 1:08:35InvitéChiffre
« il y a eu 1000 milliards de dettes supplémentaires »
- 1:08:44InvitéChiffre
« le budget des intérêts de la dette va dépasser le budget de l'éducation nationale ou des armées »
- 1:12:45InvitéChiffre
« 75% des français sont favorables à la démission d'Emmanuel Macron »
- 1:14:55InvitéFait
« les républicains n'iront pas demain à Matignon »
- 1:15:05InvitéFait
« si il y a échec après cette initiative, le président prendra toutes ses responsabilités »
- 1:19:40InvitéFait
« le président de la république a été élu pour 5 ans »
- 1:22:25PrésentateurFait
« la campagne présidentielle de 2022 a été totalement escamotée »
- 1:31:45PrésentateurChiffre
« déficit du pays en 2012 : 5,3% »
- 1:34:27InvitéFait
« nous considérons que tout gouvernement aussi macroniste soit-il n'aura aucune légitimité pour agir »
- 1:34:33InvitéFait
« plus le président de la république patiente plus il prend le risque de laisser la France sans budget et de prolonger l'instabilité »
- 1:34:52PrésentateurChiffre
« les 43% de français qui souhaitent un premier du rassemblement national »
- 1:35:15InvitéFait
« le RN gagnerait y compris une majorité »
- 1:39:05InvitéFait
« nous avions fait un certain nombre de propositions d'abord pour éloigner les français le plus possible du matraquage fiscal voulu par la gauche »
- 1:39:20InvitéFait
« on avait demandé des garanties pour l'immigration pour la sécurité et pour aussi pour le social »
- 1:39:26InvitéPromesse
« pour faire en sorte qu'il y ait une allocation sociale unique plafonnée à 70% du SMIC »
- 1:44:30InvitéFait
« nous nous sommes battus pour sortir du cap qui était celui du prochain gouvernement toutes ces dubies de la gauche avec la hausse des impôts avec la taxe Zuckman avec le retour de l'ISF »
- 1:45:17InvitéFait
« le symbole que représentait le retour au gouvernement de Bruno Le Maire bien sûr était une difficulté »
- 1:45:32InvitéFait
« l'échec de la majorité sortante c'était un signal politique qui n'était pas compréhensible »
- 1:47:20InvitéChiffre
« nous ne cautionnerons jamais 27 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires »
- 1:47:24InvitéFait
« nous n'allons pas cautionner la taxe Zuckman qui est la ruine »
- 1:55:17InvitéFait
« il a fait une énorme connerie qui s'appelle la dissolution »
- 1:58:14InvitéFait
« on est bien allé le chercher il s'est pas imposé »
- 1:58:42InvitéFait
« la faute c'est le chef de l'état il faut qu'il en tire les conséquences »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Invité10 %
- Invité 28 %
- Invité 35 %
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En effet, la France s'enfonce dans le désordre politique. Chaque heure apporte sur nous une surprise. Ce matin, Sébastien Lecornu démissionnait. Ce soir, Emmanuel Macron lui confie une mission pour négocier. Bruno Le Maire aura été pendant quelques heures seulement le ministre démissionnaire des armées. Puis l'après-midi, le démissionnaire a démissionné. Bruno Retailleau, on a fait la raison de sa colère. Il affirme que ce choix lui a été caché. C'est une émission spéciale. Le gouvernement de la France est dans l'inconnu. L'Europe, les marchés financiers suivent tout cela avec inquiétude. Éric Dupond-Moretti, Marine Tondelier, François-Xavier Bellamy, Laurent Jacobelli.
Beaucoup d'autres seront là. D'abord, Léonard Attal, rendons-nous à Matignon. Quel est l'état des informations ? Ou écoutez plutôt Sébastien Lecornu. La composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide
et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, parfois non sans lien, c'est d'ailleurs très légitime, avec la future élection présidentielle. Je le dis, ou je le redis, si ce moment est le moment le plus parlementaire de la Vème République, en aucun cas il faut revoir vivre ici les mauvais moments de la Vème République. Il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver.
en étant plus désintéressé, pour beaucoup, en sachant aussi faire preuve d'humidité, peut-être aussi un peu parfois d'effacement de certains égaux. Et je me suis employé, en tout cas je l'espère, à le faire. Et nous on rejoint sur ce plateau tout d'abord Eric Dupond-Moretti. Bonsoir. Merci beaucoup d'être là, monsieur le ministre. Ancien ministre de la Justice, vous pouviez jurer craché. Évidemment, vous êtes un soutien historique du président de la République dans ces circonstances extrêmement mouvementées. Renaud Girard de Figaro, Routel-Krieff, merci à vous. Natacha Polony, merci à vous. Rappelons les circonstances. Le gouvernement Lecornu, Lecornu 1, aura duré très exactement 14h26.
Y aura-t-il un gouvernement Lecornu 2 ? On le verra, en tout cas. Lisons ce que dit l'Elysée. Le président de la République a confié à Sébastien Lecornu la responsabilité de mener d'ici à mercredi soir d'ultime négociation afin de définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays. Routel-Krieff, comment expliquer la surprise dans laquelle nous sommes ce soir avec ce nouveau rebondissement ?
Écoutez, je vais vous donner une explication qui peut-être vous satisfera en premier, Darius, parce que jeudi matin, vous le savez, enfin jeudi soir même, il y a la panthéonisation de Robert Badinter qui sera un événement majeur et dans lequel Emmanuel Macron souhaite rassembler les Français. Je pense que d'ici là, il faudrait essayer que les Français ne vivent pas la crise aussi violemment qu'elle est intervenue dans leur paysage depuis ce mois, enfin hier soir. Donc il y a une façon de gagner un peu de temps et seulement de gagner du temps à mon avis parce qu'on a un peu de mal à voir comment cette crise va être résolue. Parce que je ne comprends pas.
En fait, lorsque Bruno Le Maire annonce cet après-midi qu'il va se retirer, il aurait pu le faire hier soir et il n'y aurait pas eu tout son psychodrame. On l'aurait pu lui demander depuis hier soir, on n'aurait pas vécu tout ce qu'on a vécu. Donc en fait, qu'est-ce qui s'est passé ? Retard à l'allumage, crise, crise majeure qui part complètement en cavalcade. Donc là, je pense que c'est une façon de calmer un peu le jeu pour les 48 heures avant ce rendez-vous très important.
Avec des rebondissements presque minute par minute. Léonard Attal, vous êtes avec nous et il semble se confirmer cette chose assez étonnante. Alors les promesses engagent ceux qui les croient. Mais enfin que Sébastien Lecornu partirait en mission mais pas pour lui-même cette fois-ci.
Oui, tout à fait Darius. C'est une information initialement de nos confrères du Parisien qu'on est en capacité de confirmer. Sébastien Lecornu, même s'il devait réussir cette mission impossible, cette nouvelle mission impossible que lui confie le président de la République, ne souhaite pas à l'issue être renommé à Matignon et former un nouveau gouvernement. En tout cas, Sébastien Lecornu, il est à Matignon ce soir après une après-midi qui ne ressemblait pas vraiment à une après-midi de Premier ministre démissionnaire. Il y a eu d'abord ce rendez-vous avec Emmanuel Macron qui a duré une heure.
Ensuite, un rendez-vous avec Gérard Larcher, le président du Sénat, avant que ne tombe cette information. Donc, cette nouvelle mission confiée, vous l'avez dit, par le président de la République. Sébastien Lecornu va tout de même s'y atteler assez tôt. Demain matin, il devrait recevoir ici à Matignon à 9h d'abord les présidents des deux chambres, Yael Broun-Pivet et Gérard Larcher et puis les présidents des partis du socle commun. Donc, Renaissance, Horizon, Modem. Pour l'UDI, pour l'instant, on ne sait pas s'il est républicain et donc Bruno Rotaillot participera à ce rendez-vous demain matin.
Léonard Attal, merci beaucoup. Éric Dupond-Moriti, vous êtes un soutien d'une fidélité de sphère et ça au président de la République. Comment éviter la question que tout ça apparaît comme un formidable ratage ? On n'a pas parlé du responsable de ce ratage-là. C'est-à-dire ? Au début de cette émission. Qui est-il à vos yeux ? M. Rotaillot, ministre de l'Intérieur, revient dans un gouvernement alors que le président de la République est Emmanuel Macron. Et puis alors il découvre, extraordinaire, qui sont ses camarades au gouvernement. Donc soit c'est une grande naïveté, soit il a une réaction tardive, peut-être poussée par M. Wauquiez, j'en sais rien.
Et là, là-dessus, dans la seconde, il démissionne. Mais ça n'a pas d'allure. Pardon. Vous ne croyez pas à sa version ? Il dit que ça lui a été caché. Je ne crois pas à sa version. En revanche, M. Rotaillot, pour moi, est quelqu'un qui a des ambitions. Il veut être un homme d'État. Moi, vous voyez, je n'ai jamais eu ces ambitions. J'ai essayé d'être un bon ministre. Si je parvenais, c'est autre chose. Mais je ne me suis jamais senti les ailes d'un homme d'État. M. Rotaillot n'est pas un homme d'État. Attendez, attendez. Qu'est-ce qu'il veut ? Il veut deux camarades de plus. Alors M. Nassereau, et puis qui d'autre ? M. Bellamy ? Il sera plus tard notre invité dans cette émission.
Très bien, mais vous lui direz. Moi, je ne serai peut-être plus là. Je ne vais pas rester toute la soirée. Hélas, parce que sinon, je lui dirai ce que je suis en train de vous dire. Et puis alors, que se passe-t-il d'autre ? M. Le Maire ? Mais M. Le Maire, c'était son ami. Je pense même qu'ils étaient tous sarkozistes, d'ailleurs. Il y a beaucoup de sarkozistes dans ce gouvernement éphémère. Vous me le concéderez. Donc là, ils ne peuvent plus se voir au point qu'ils quittent le gouvernement. Éric Dupré-Réti, allez, parole à la Défense. Écoutez, Bruno Rotaillot, c'était tout à l'heure sur TF1. Lui dit, j'ai été mis devant le fait accompli.
Il n'est pas normal qu'un ministre ait été traité de la sorte. Écoutez-le. J'ai été reçu pendant une heure et demie par le Premier ministre.
Quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée. Jamais il ne m'a dit, il m'a caché, qu'il y aurait la nomination de Bruno Le Maire.
Donc, un problème de confiance. Quand on est dans une équipe, on a besoin de confiance. Quand même. Franchement, vous seriez ministre, on vous cacherait. Vous savez bien combien la personne... Mais il ne peut pas demander... A Thoreau a raison. La personne de Bruno Le Maire est en épouvantail pour une partie de l'opinion. M. Darius Rochemont. Il ne peut pas demander au Premier ministre qui seront ses petits camarades de jeu au gouvernement ?
Il l'a demandé, il les a demandé.
Ah ça, c'est ce qu'il dit. Bien sûr. Attendez. C'est ce qu'il dit. Et puis par ailleurs, Bruno Le Maire, c'est peut-être un épouvantail, mais enfin, c'était un de ses amis politiques. Je tiens quand même à vous le rappeler. Oui, ça fait longtemps. Et puis il y a d'autres choses, peut-être. Peut-être, peut-être. Moi aussi, je fais comme les commentateurs, je suppute. Est-ce qu'il n'y a pas un problème de résultat ? Vous savez, quand il est arrivé, M. Rotaillot, c'était de l'ordre, de l'ordre, de l'ordre. Et derrière lui, il y avait M. Darmanin, qui était blanc comme un cerge de Pâques, parce que Rotaillot disait, l'ordre, je l'incarne. Trois fois, il le dit. Les résultats, ils sont bons.
Et on a proposé un texte au Conseil constitutionnel qui est une malfaçon législative. Le Conseil constitutionnel l'a censuré. Est-ce qu'il n'y a pas ça aussi ? Je pose toutes ces questions. Franck Louvrier, vous êtes avec nous. Répondez, s'il vous plaît, quand on entend toutes les voix au ministre Éric Dupond-Moretti, qui dit que la faute revient à Darmanin, à Rotaillot, pardon. C'est un lapsus curieux. Bonsoir, M. le ministre. Je pense foncièrement qu'il n'y a pas une faute, il y en a plusieurs. C'est-à-dire que depuis quelques temps, on le voit bien, les tensions ne font qu'augmenter.
Et que malheureusement, depuis le début, et tous les commentateurs de gauche ou de droite savent très bien que la seule issue de cette situation, malheureusement, ça va être la dissolution. Et cette situation-là, elle va s'imposer à tout le monde. Moi, je ne milite pas pour cette situation. Mais malheureusement, il va falloir remettre les compteurs à zéro. Comme disent les jeunes, il va falloir faire reset. Parce qu'à un moment donné, quand la Constitution nous le permet, c'est-à-dire que c'est le texte de 1958 qui, au bout d'un certain temps, redonne la capacité au président de la République de pouvoir, justement, redonner la parole au peuple. Et on va être arrivé dans cette situation.
Parce que, moi, je ne veux pas raconter les histoires auxquelles je n'ai pas participé d'hier soir. Et personne, je pense, sur le plateau, il y a participé. Mais le fait est, c'est qu'il y a tellement de tensions dans l'air, tellement de gaz dans l'air, c'est que maintenant, tout est inflammable. Alors, allons de l'avant, Franck Louvrier. Puisque vous nous ouvrez ce chemin-là, allons de l'avant, oui ou non, est-ce que c'est tenable ? Et j'ouvre la discussion à vous, Natacha, à vous aussi. Quand on voit la situation dans laquelle on est, par exemple, pendant quelques heures, Bruno Le Maire a été ministre démissionnaire des armées.
Donc, théoriquement, c'est lui qui gérait les affaires courantes. Ensuite, il a démissionné de sa propre démission. Et maintenant, la situation où on attend le cornu 2, peut-être. Oui, alors c'est un désordre assez incroyable. Mon ami Dupond-Moretti a utilisé deux mots. Le mot « camarades », c'est un peu pour critiquer Bruno Retailleau. Et le mot « résultat ». Alors, la République des camarades, c'est-à-dire des copains, « passe-moi le sel, je te renvoie le poivre », etc. Eh bien, on a quand même un tout petit peu vu, avec M. Le Cordu, qui nomme M. Le Maire, M. Le Cordu ayant été l'adjoint électoral de M. Le Maire, et qui lui renvoie l'ascenseur et qui le nomme ministre.
Et alors, les résultats. Alors, c'est quelque chose d'important. Alors, quels sont effectivement les résultats de M. Le Maire, qui avait dit qu'il a abandonné la politique, après avoir fait, comme ministre des Finances, 1 000 milliards de dettes supplémentaires pour le pays ? Quels sont ces résultats ? Eh bien, les résultats, M. Dupond-Moretti, c'est que Bruno Le Maire, qu'on le veuille ou pas, a été le plus mauvais ministre des Finances de la Ve République. Ça, c'est des choses que les Français voient. Alors, vous allez me dire, mais c'est le président Macron qui lui a obligé à faire ses dépenses folles qui ont été faites au cours du premier et du deuxième mandat.
Et il répond, c'est pas moi, c'est l'autre. Oui, mais il fallait démissionner dans ces cas-là. M. Tachar ?
Moi, j'aimerais d'abord avoir une pensée, ce soir, pour les Français qui croient encore en la grandeur de leur pays. Parce que là, c'est absolument consternant. Et M. Dupond-Moretti, là où je ne peux pas vous suivre, c'est que vous avez l'air, vous, de vous prêter exactement au même jeu que tous les autres, à savoir, c'est pas de notre faute, c'est le camp d'en face. En l'occurrence, ça vous donne le plaisir de torpiller Bruno Retailleau qui, en effet, est lui-même assez consternant puisque, visiblement, il a été obligé de suivre son camarade Wauquiez qui essayait de torpiller. Bref, tout le monde n'a qu'une chose en tête, c'est 2027.
Mais vous oubliez tout de même que cette crise, qui n'est plus une crise politique, qui est une crise de régime, a quand même une origine. C'est la pratique d'Emmanuel Macron à l'Élysée. C'est-à-dire le fait que la Vème République a été conçue pour un président de la République qui se veut l'incarnation de la légitimité, l'incarnation de la volonté du peuple. Or, quand vous avez quelqu'un qui utilise la Vème République pour se maintenir à toute force parce qu'elle est stable, mais qui n'a plus, visiblement, aucune attention à la volonté majoritaire des citoyens, ça donne la crise en situation. Alors, réponse d'Éric Montretti.
Enfin, ça, c'est de l'anathème. Vous les maniez merveilleusement. Bon, on va dire deux mots. Enfin, franchement, la petite crise... Le gouvernement, il est constitué, là. Je le rappelle, quand même. Et d'un coup... Attendez, 1h20 plus tard, je crois que c'est un peu plus rapide, on n'a pas nos petits camarades, là, M. Nassrou et puis M. Bellamy. Et là, on fait un caca nerveux et on démissionne. Vous trouvez que ça a de l'allure, ça ? Ah non, aucune. Vous pensez aux Français, madame ?
Pas plus que de voir l'ensemble de cette crise depuis la dissolution absurde.
Dans mon bouquin, dont on ne parlera pas beaucoup, et je le regrette, parce que c'est un peu pour ça qu'à l'origine, je devais venir, j'explique la différence peut-être entre la société civile et les membres de la société civile qui accède à un poste ministériel et les autres. Parce que dans la société civile, quand on devient ministre, on ne cherche pas un CDI, vous voyez ? Et on vient avec un certain nombre de valeurs qui, parfois, sont à contre-courant. Je me permets de le dire quand même parce que j'y tiens. Donc voilà, on avait un gouvernement constitué. Sébastien Lecornu, il dit « Moi, je renonce au 49.3 », c'était quand même pas mal. Pour le reste, qu'est-ce qu'on a ?
C'est la gauche qui... C'est la gauche, quand il dit qu'il renonce au 49.3, c'est la gauche qui ne le prend pas en compte. Et c'est la gauche qui ne répond pas là-dessus. Mais vous avez raison. Et qui ne veut pas venir dans le gouvernement et qui se plaint ensuite qu'il n'y ait personne.
Alors, pardon, qui peut aller de l'avant ? Regardez, sondage exclusif de IFOP pour LCI. Qui peut aller de l'avant ? Et ça, ça vous fera plaisir. Société civile. Regardez, vous gagnez un point, là. Vous gagnez un exemplaire gratuit à nos lecteurs. Société civile, on pose la question. Emmanuel Macron doit-il nommer un nouveau Premier ministre ? Mais de quel camp ? Réponse des Françaises et des Français. 51% société civile. RN, puissance du RN, 43%. Le nouveau Front populaire, 35%. Le Parti socialiste, je vois les 35, c'est ça, je dis mal. 31% pour les Républicains et 24% pour Renaissance. En réalité, quel est le commentaire que vous apportez en voyant ça ?
Il faut voir que là, il n'y a pas de succès du côté des Républicains parce que vous voyez qu'ils sont en dessous des socialistes. Et donc, effectivement, tout ce petit théâtre n'est pas en leur faveur. Ils ne sortent pas gagnants de ce petit théâtre. Mais il est clair aujourd'hui que la seule issue à la crise, c'est effectivement un gouvernement technique avec une grande personnalité respectée qui est capable de se concentrer sur une seule chose, c'est-à-dire rétablir nos finances publiques parce que ça, c'est l'urgence. C'est le but. Absolument, c'est le but. Et donc, il faut trouver quelqu'un qui ait la personnalité... Et qui, pardon ? Raymond Barre, il a une excuse.
Pardon, ça va être difficile, Raymond Barre. Raymond Barre, ça va être difficile. Mario Draghi aussi.
Renaud Girard, il y a un léger problème dans votre raisonnement. Ce que nous dit ce sondage, c'est tout simplement que les Français considèrent que les politiques, quels que soient les partis, sont irresponsables. Et donc, ils se disent qu'il faudrait aller chercher ailleurs. Mais votre mythe du gouvernement technique est très sympathique. Mais un gouvernement technique, il n'est pas technique, en fait. Il fait des choix, surtout en matière de finances publiques. Et pour qu'ils fassent des choix, des choix de grands équilibres, il faut que ce soit validé par les citoyens. Sinon, ça ne marche pas.
Il y a une crise de confiance, vous avez raison. À l'encontre des politiques et des journalistes, par exemple. Et des magistrats. Ils sont les plus détestés, les journalistes. Moi, je vais quand même vous dire deux et trois choses, là. Parce que les choses, tout paraît simple, il n'y a qu'à, il faut qu'on faudrait. Bon, Sébastien Lecornu, il se retrouve dans une situation, c'est inexplicable. À gauche, c'est le tango argentin. Une fois avec les filles, on fait deux pas en avant, puis deux pas en arrière, on ne sait jamais ce qu'ils veulent. Le Parti Socialiste n'est plus un parti de gouvernement.
Chez les LR, vous avez Wauquiez qui veut rentrer au gouvernement et puis dès qu'il n'y rentre pas, il critique le fait que Retailleau y soit rentré. Super. Quant à l'extrême droite, la boussole et le calendrier, il est judiciaire. Voilà.
Mais on est entièrement d'accord.
Eh bien, vous voyez, ce n'est pas simple. Et ce n'est pas simple du tout. Personne n'a dit que c'était simple. Mais là, en l'occurrence, entendez ce que je vous dis. Vous avez dit tout à l'heure, à se payer Retailleau. Pas du tout. Moi, j'aurais bien aimé qu'après les efforts de Lecornu, on ait un gouvernement stable. Bon, il nous a mal parti. C'est mal parti. C'est mal parti. Et je comprends que les Français aient envie de quelqu'un issu de la société. Les choses sont en train de bouger.
Pourquoi hier ça ne s'est pas réglé ? Pourquoi est-ce qu'à ce moment-là, Sébastien Lecornu et le président Macron ne disent pas à Bruno Le Maire qu'on a un problème ? En fait, on veut garder quand même le bloc central. Bon, d'accord. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a eu une forme de... Non, mais on va oublier
au désidérata de M. Retailleau.
Si on veut garder un gouvernement stable qui veut faire un budget, je ne dis pas qu'il veut...
Mais ce n'est pas Retailleau au terme de la Constitution qui nomme les membres du gouvernement. C'est le président de la République et le Premier ministre.
Mais là, on voit bien qu'on n'est plus dans cette situation. On a arrêté le 49-3 et on dit que c'est un régime parlementaire quasiment. On est donc dans la main d'un certain nombre de partis si on veut avoir une stabilité et pas de dissolution. Et donc, dans ces cas-là, il y a une façon de faire qui n'a pas été suivie ou qui a été suivie avec retard aujourd'hui. J'entends, mais là, en l'occurrence... Et c'est là qu'est la crise.
Moi, ce n'est pas de la petite politique politicienne en disant ça. Vous avez rappelé que je suis un soutien indéfectif. Mais qui a cassé les choses hier soir ?
Emmanuel Macron.
Mais non, madame.
Depuis des mois.
Mais non, madame. Alors, vous, vous êtes de celles qui avaient critiqué âprement partout la dissolution. Et moi, j'ai toujours dit que la dissolution, c'était rendre la parole au peuple. Et d'ailleurs, ce qui est paradoxal, c'est que ceux qui ont tellement critiqué la dissolution la voudraient aujourd'hui. Et précisément, est-ce qu'il la faudrait maintenant ? Regardez la suite de notre sondage. Alors, je ne suis pas d'accord avec l'intervention. Je vous donne un petit instant. Il était ministre de la Justice, mais constitutionnellement, je ne suis pas d'accord avec M. le Président. Renaud Girard, je vous donne tout de suite la parole.
Mais qu'on comprenne bien la position des Françaises et des Français. Question. Souhaitez-vous une dissolution de l'Assemblée nationale ? Toujours ce sondage IFOP pour LCI d'aujourd'hui. Oui, 66 %, non 34 %. Renaud. Oui. Non. Vous n'êtes pas d'accord ? Oui. Avec lui. Je ne suis pas d'accord avec lui. Oui, constitutionnellement. Parce que constitutionnellement, effectivement, et la pratique constitutionnelle du général de Gaulle, la dissolution sert à faire trancher le peuple quand il y a un blocage interne. Il n'y avait pas... Il y avait eu un très beau succès aux élections européennes du Rassemblement national. Tant mieux pour eux.
Ils allaient, bon, qu'ils aillent à Bruxelles, siéger en masse. Tant mieux pour eux. Mais il n'y avait absolument pas besoin de dissoudre. Il y a eu peut-être une blessure narcissique. Et c'est pour ça qu'il a dissoudre. Mais il n'y avait pas de blocage institutionnel français. Au contraire, Emmanuel Macron, il avait une bonne majorité relative à l'Assemblée nationale qui lui permettait de faire des réformes qu'il n'avait pas fait dans son premier mandat. Je me permets de vous interrompre. À l'instant, on apprend que vraiment, c'est l'heure des petites trahisons entre amis, si on peut dire. Gabriel Attal dit « Je ne comprends plus les décisions du président de la République ».
Gabriel Attal, ancien Premier ministre. Donc on voit que tout tangue dans tous les sens. Ce n'est pas un scoop, ça. Ce n'est pas une nouvelle. Il s'est déjà exprimé de cette façon. Pas tout à fait. Bon, pas très très loin. Il avait moins trahi, vous voulez dire, c'est un peu plus ? Quand des termes choisissent, ces choses-là sont dites. Il y a un dimanche, c'était pas dimanche dernier, dimanche d'avant à Arras, c'était déjà... Donc vous voyez que la Zizanie n'existe pas qu'au sein des Républicains. Dans le combat chronien, la Zizanie, c'est tal partout. Je suis plus objectif que vous. Vous, au Figaro, vous ne voyez que la Zizanie chez nous. Moi, je la vois de façon plus large.
Effectivement, vous avez raison. Qu'est-ce qui peut se passer ? J'aimerais vous poser une question. du pouvoir par Emmanuel Macron. Allons de l'avant sur les solutions possibles. Dans quelques instants, sur ce plateau, on entendra Marine Tondelier. Est-ce que vous voyez, vous, sur la gauche ? Parce que visiblement, c'est de ce côté-là qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu, puisqu'il est missionné pour cela, vont tenter d'avoir de nouvelles ouvertures. Est-ce que vous voyez quelque chose de ce côté-là ? Vous qui êtes un homme de gauche. Mais, on va voir.
Moi, pardon de vous dire que, on a eu le gouvernement Barnier, voilà, le gouvernement Bayrou, le gouvernement Lecornu, qui dit qu'il ne reviendra pas. Et entre parenthèses, moi, je veux souligner son courage, parce que là, il est en train de bosser, mais pas pour s'accrocher à un poste. Je le vois quand même remarquer. Eh bien, on verra. La décision, elle n'appartient ni à vous, ni à moi, au président de la République, au Premier ministre. J'aimerais vous poser ici une question qui va rythmer la soirée. Est-ce que c'est l'heure de revenir au peuple ? La gauche n'en a pas voulu. Est-ce que c'est l'heure de revenir au peuple ? Quand on voit que 66% des Français disent...
Alors, la gauche a eu tort, parce que M. Cazelot est un homme d'État. Renaud Girard, est-ce que c'est l'heure de revenir au peuple ? On a entendu à l'instant, vous disiez, Eric Dupont-Moretti, il y a une logique de consulter le peuple. Est-ce que c'est l'heure maintenant de dire, devant un tel désordre, seul le peuple français peut trancher ? Alors, moi, je ne crois pas. Je ne crois pas. Je reçois l'argument d'Emmanuel Macron qui dit, on m'a donné un mandat de 5 ans. Il a fait une erreur, une erreur grave, qui n'avait absolument pas à dissoudre. Il avait fait les réformes qu'il avait promises aux Français. Il ne l'a pas fait.
Il a lui-même dégonflé un des pneus de sa voiture et donc il n'arrive plus à avancer. Très bien. Si, si, c'est exactement ce qu'il a fait. Il n'avait pas du tout besoin de dissoudre. Mais je ne pense pas, je ne pense pas que la démission demain d'Emmanuel Macron ou même une dissolution, je ne pense pas, je ne pense pas que ça ferait avancer le règlement de la crise de nos finances publiques. Donc, je ne suis pas favorable. Autre solution, gouvernement d'union, voilà, certains disent, les Italiens ont ce mot merveilleux de governo, disent scopo, un gouvernement d'objectif. On a un objectif, le budget, etc. Marine Tondelier, merci de nous rejoindre. Merci beaucoup à vous.
Merci de votre invitation surtout.
Et on a toujours en direct Franck Louvrier. Vous êtes là deux acteurs, Marine Tondelier, Franck Louvrier. Est-ce que vous vous imaginez quelques instants maintenant gouverner ensemble dans la nécessité où nous sommes ? Marine Tondelier.
Non, je vais le dire assez tranquillement. Nous sommes prêts à beaucoup de choses, mais il ne faut pas mentir aux Français. Un gouvernement, ça doit être compact, ça doit être cohérent. Il ne s'agit pas, tous les matins au Conseil des ministres, d'arriver en se disant, bon, c'est quoi les sujets, comment on fait pour se mettre d'accord ? Un gouvernement, ça doit être tourné vers l'action. Je vous dis quand même qu'on nous avait expliqué que c'était le socle commun qui devait gouverner parce que eux, c'était justement cohérent, qu'ils s'étaient mis d'accord et que c'était solide et que ce serait stable.
On se retrouve quand même dans une situation dont 86% des Français estiment qu'ils trouvent que c'est un spectacle navrant et je dois leur dire que je fais partie de ces 86% de Français.
Franck Louvrier vous écoute, c'est-à-dire que théoriquement...
Oui, mais il m'écoute bien parce que je vais lui citer quelques trucs quand même assez ésotériques. On a donc un Premier ministre qui démissionne avant même son discours de politique générale, qui démissionne, alors son gouvernement n'a que un jour, qui démissionne parce que en fait son ministre de l'Intérieur, le chef du parti de M. Louvrier, invente un nouveau concept. D'habitude, il y avait des gens qui faisaient on soutient sans participation, on soutient de l'extérieur. Lui, il a inventé quand même la participation sans soutien, qui n'existe pas. On a aujourd'hui, M.
Le Maire, un ministre démissionnaire qui a démissionné de sa fonction de ministre démissionnaire, c'est-à-dire qu'il n'est même plus démissionnaire. On a dans le même temps Mme Pannier-Runacher qui, elle, est ministre démissionnaire de l'écologie, mais qui même quand elle n'était plus démissionnaire et des ministres, elle est quand même démissionnée sur l'écologie. C'est un stand-up, vous avez raison, ça ressemble à un stand-up.
C'est très bien.
On va être très responsable chez les écologistes, je voulais juste vous dire pour avoir pris beaucoup de logique morale sur qui est responsable ou pas dans ce pays, que je ne vais plus les accepter, ces fonds moraux.
Si demain, Sébastien Lecornu, il a une mission pour ainsi dire de moins de 8 cas. Le préfigurateur. Voilà, si Sébastien Lecornu va vers vous en vous disant mettons-nous d'une table et discutons. Vous lui direz oui ?
Mais moi, je vais aller vers lui. Je pense qu'en sortant de ce plateau, je vais appeler monsieur le préfigurateur pour comprendre déjà ce qui s'est passé, pour comprendre ce qu'il en est et pour comprendre quand est-ce qu'il va préfigurer un gouvernement dont le ou la première ministre serait de gauche et écologique. Sous condition,
je n'ai qu'une seule chose à lui dire. Est-ce que c'est possible un gouvernement d'union ? Parce qu'évidemment, un gouvernement d'union, ce n'est pas juste votre boutique, c'est ça vous pour tous les partis, ce serait plusieurs boutiques ensemble. Est-ce que c'est possible ?
Écoutez, moi, je peux être très souple, j'ai fait 30 ans de danse classique, donc je n'étais pas spécialement souple, je suis peut-être plus que la moyenne. Mais à un moment, on ne peut pas inventer des choses qui n'existent pas. Même le roi d'Angleterre, s'il doit nommer un premier ministre, il n'a pas le droit de nommer des premiers ministres de gens qui ont perdu les élections. Donc, on nous a trouvé plein de prétextes pour ne pas nommer la gosse et les écologistes, dont le critère numéro un, celui de la stabilité. On ne peut pas dire que Michel Barnier, que François Bayrou et que M.
Lecornu aient illustré cette stabilité, ils ont même plutôt illustré que ça l'est dans le mur à chaque fois. Et donc, si on continue à chaque fois à faire la même chose, les mêmes causes auront les mêmes conséquences. De quel droit M. Macron, qui a aujourd'hui le choix entre trois choses, la démission, la dissolution et la cohabitation, recourrait directement à la dissolution sans à aucun moment ne nous laisser nous y coller ?
– Franck Louvrier. – Madame Tondelier, vous dites que la France voulait un gouvernement de gauche. Mais tous les sondages le disent, la France, c'est un petit problème, mais pas du tout de gauche. – Mais personne n'a la majorité. – C'est aussi à droite que aujourd'hui, c'est la réalité du peuple.
– Continuez comme on a fait, là, ça marchait très bien. Vraiment, continuez comme ça.
– Pourquoi vouloir donner un gouvernement de gauche à des Français qui réclament la droite ? – Monsieur,
ça fait la troisième fois qu'on a un échec comme jamais on en a vu dans la Ve République. Jamais. On se ridiculise dans l'Europe et dans le monde entier. Est-ce que des politiques pourraient à un moment se dire un truc très simple, quand on échoue à ce point, on se remet en question et on essaye de ne pas reproduire d'échec en échec la même chose ? Est-ce qu'on peut essayer autre chose ? Est-ce que c'est possible ?
– La chose qu'il faut aujourd'hui, à mon avis, c'est de ne pas aggraver la situation et surtout la situation – Bien sûr, mais ça s'aggrave toujours. – Si j'aimerais entendre la réaction parce qu'il nous attend plus longtemps, Franck Louvrier, je ne veux pas déformer vos propos, mais vous nous avez bien dit que vous êtes prête à entrer dans un gouvernement mené par la gauche, c'est bien ça ?
– La gauche et les écologistes.
– La gauche et les écologistes, nommées par Emmanuel Macron qui pourraient comprendre des LR ou pas ?
– Nommées par Emmanuel Macron parce que c'est la constitution.
– Bah oui, voilà.
– Nous ne nous gouvernons pas – Qui pourrait comprendre des LR ou pas ? – Ça n'a aucun sens. Nous avons conscience qu'il faudrait aller chercher des majorités à l'Assemblée. Nous préférons aller les chercher dans le bloc républicain car nous tenons au Front républicain, y compris à l'Assemblée nationale, mais nous n'allons pas faire semblant que tout d'un coup, on va faire un gouvernement avec Retailleau et Tondelier. Vous pensez que les Français trouveraient ça sérieux, seraient rassurés ?
– Réaction, réaction, Franck Louvrier. – Je pense que M. Louvrier
sera d'accord avec moi là-dessus.
– Franck Louvrier. – Non mais le sujet est assez simple, c'est qu'on ne le prend pas par le bon endroit, c'est-à-dire qu'on le prend par les partis alors qu'on devrait le prendre par les textes et les engagements. Quand vous allez dans les autres démocraties européennes, notamment du nord de l'Europe, vous apercevez qu'on s'entend d'abord sur des sujets et après on essaye de les faire avancer ensemble.
Et vu le laps de temps qui nous reste, c'est-à-dire en gros 18 mois, je pense qu'on a tout intérêt à se mettre d'accord sur 2-3 réformes qui puissent éventuellement être voté par une partie de la gauche ou une partie de la droite plutôt que d'essayer de trouver des majorités là où il n'y en a pas. Parce que nous n'en avons pas. – Mais vous n'arrivez déjà pas à vous mettre d'accord au sein du choc de commun ? – Je vous ai écouté, je vous ai écouté avec attention, laissez-moi finir. Le problème, c'est qu'on n'a pas de culture de coalition dans notre pays et je ne sais pas la raison pour laquelle on n'en veut pas.
On devrait justement aller vers ça en établissant des points précis sur lesquels on peut avancer. Et ça, on le voit bien. Alors la difficulté maintenant que vous n'avez pas relevé tous sur le plateau, c'est que le problème, c'est qu'il y a un élément supplémentaire qui s'ajoute à la difficulté, c'est qu'on est à 18 mois des élections présidentielles et à 6 mois des élections municipales. – Le schéma, il est bloqué.
– S'il vous plaît, restez avec nous et on va reprendre dans un très court instant et beaucoup d'autres intervenants politiques vont s'exprimer, notamment Manuel Valls qui est ce soir parmi ses ministres démissionnaires et beaucoup d'autres et évidemment les représentants de tous les camps politiques dans cette situation extrêmement confuse ce soir, à tout de suite. – Votre programme avec la nouvelle Mazda 6i 100% électrique.
– Retrouvez votre programme avec Nickel Chrome. Tous les jours, comme en voyage, Nickel Chrome, la carte qui assure dans toutes les situations. Plus d'infos sur nickel.eu. – Qu'est-ce qui vaut le coup aujourd'hui ? – C'est à vous de voir que nos enfants mangent équilibrés et débordent tellement d'énergie que ça nous épuise ? – Oui, ça vaut le coup. – Démarrer une nouvelle vie ? Évidemment, ça vaut le coup. – Redémarrer une nouvelle vie aussi ? – Se faire plaisir, ça vaut le coup. C'est pour ça qu'exiger la fraîcheur et demander toujours plus de qualité, ça vaudra toujours le coup. Ce qui vaut vraiment le coup pour vous, c'est à vous de voir, à chacun de vous, chaque jour.
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Bonsoir, rebonsoir. Tout va très vite ce soir, décidément après le gouvernement Lecornu 1 qui aura duré 14h et 26 minutes, très exactement. Ce soir, c'est un nouveau développement avec les déclarations explosives de Gabriel Attal au sein même de la majorité présidentielle. On va voir le ton très critique qu'il a sur le président de la République. Vous nous avez rejoint, Patrice Duhamel. Bonsoir, merci beaucoup. Vous êtes éditorialiste politique, mémoire de la Ve République. Et nous sommes toujours avec Marine Tondely, Routel-Crieff, Natacha Polony, Renaud Girard. Dans quelques instants, Manuel Valls, ministre démissionnaire de ce gouvernement, va nous rejoindre.
Tout d'abord, écoutez Gabriel Attal. Comme beaucoup de Français, je ne comprends plus les décisions du président de la République. Il y a eu la dissolution et il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main. Ne pas s'accrocher au pouvoir dans votre esprit. Parlant d'Emmanuel Lecron, ça veut dire quoi concrètement ?
Ça veut dire accepter l'idée qu'aujourd'hui, le pouvoir est au Parlement, dans les formations politiques, les partis politiques qui sont représentés au Parlement, qui sont issus du vote des Français d'il y a un an, et que ces partis politiques doivent pouvoir se mettre d'accord sur un compromis sur le fond avant qu'un gouvernement soit donné. Président, essayez trois fois la même chose depuis un an. Je pense qu'on peut essayer autre chose. Patrice Duhamel, aviez-vous déjà vu ça ? Non. Non, le patron du parti présidentiel disant ça sur le président en exercice. C'est inédit. Jamais. Inédit. Ben non, non, non. Le groupe vit bien. Pardon ? Le groupe vit bien. Mais c'est pas du tout la même...
Enfin, on n'est pas du tout dans les circonstances dans lesquelles on pouvait avoir
un président de plein exercice avec un parti présidentiel majoritaire. Évidemment, c'était pas le cas. Mais là, on a une situation dans laquelle il y a peut-être une dissolution dans trois jours, il y a peut-être une présidentielle dans quelques semaines, dans quelques mois. Donc en fait, tout le monde est en train de jouer. Mais à ce point-là... Sa carte est en train de jouer sa carte, ce qui est problématique parce que comment les Français le prennent ? Oui, ils ne sont pas convaincus par Emmanuel Macron, mais est-ce qu'ils sont convaincus par Gabriel Attal qui prend ses distances de façon aussi claire
pour être poli ?
Oui, pour être poli. Je ne suis pas sûre.
Marine Tandelier, je ne sais pas, vous êtes trop jeune, moi je suis plus âgé que vous, les guignons de l'info. C'est Chirac qui... Ah, je me rappelle très bien des guignons de l'info. Ça pique un peu, il avait les poignards dans le dos.
Et ça me manque, il se serait bien amusé.
Et ça l'a beaucoup aidé. Et ça l'a aidé, voilà. Ça, c'est un coup de poignard de Gabriel Attal assez appuyé dans le dos de Emmanuel Macron.
De toute façon, je pense que Gabriel Attal ne s'est jamais remis de ce moment où il était à Matignon Premier ministre et où il a appris la dissolution après Pascal Praud, quand même, je vous rappelle. Emmanuel Macron est quand même un président de la République qui aime humilier les gens. Il l'a fait avec beaucoup de ses premiers ministres. Il l'a fait l'été dernier quand il devait nommer quelqu'un. Et vous vous rappelez-vous, il faisait monter des hypothèses. Alors les gens étaient là, oui, peut-être que ce sera moi, etc. Et quand il arrivait au son homme, il est craché comme ça du haut de la fadaire.
Beaucoup le font, beaucoup l'ont fait avant lui.
Mais il l'a fait avec une fréquence et un cynisme qui étaient inégalés. Et donc, je vois même que dans son propre camp, quand je dis le groupe vit bien, je le dis en plaisantant, mais tout ça n'est pas drôle. On a quand même des gens qui sont censés être le cercle d'aller-raison, qui nous donnent des leçons de responsabilité et de crédibilité à longueur de semaine qui ne sont plus crédibles sur rien. Et le chiffre que vient de sortir Harris Interactive est très intéressant. 73% des Français souhaitent aujourd'hui la démission d'Emmanuel Macron. C'est plus 6% en un mois. C'est 96% des électeurs IRN. C'est 95% des électeurs LFI. C'est 79% des électeurs écologistes.
69% chez LR au sein du socle commun. On nous disait, voilà, tout à l'heure, monsieur Louvrier, je me permets de citer le nôtre. Il faut pouvoir faire des socles.
Ça commence à boutique, Marine Tandeli. Attendez, on a notre boutique aussi. Vous avez la vôtre. Je suis obligé de citer notre sondage, le sondage IFOP. Selon vous, les responsables politiques qui demandent la démission d'Emmanuel Macron, il est vrai que la question est tournée différemment. Ont-ils raison ? Oui, 62%. Non, 38%. 62% des LR sont pour la dissolution. 48% des électeurs socialistes sont pour la dissolution, etc. Merci beaucoup. Ce n'est pas la même manière
de poser la question.
Vous avez raison.
En tout cas, je souhaite bon courage à toutes les Françaises et à tous les Français.
Merci.
On va y arriver. Merci à vous.
Que tous les présidents s'étaient comportés comme ça. De Gaulle, c'est pas comporté comme ça. Voilà, mais il avait un autre lieu de pouvoir. Je vous en prie, Manuel Valls, rejoignez-nous. Asseyez-vous, M. le ministre. Bonsoir. Merci. Bonsoir, Manuel Valls. Bonsoir. Voilà, c'est une soirée politique où tout s'enchaîne, évidemment. Manuel Valls, question toute simple, quel est votre statut ce soir entre les ministres, démissionnaires ? Certains sont démissionnaires et ont quand même démissionné encore comme M. le maire. D'abord, je suis ancien Premier ministre. Je veux le rappeler. Ça permet d'avoir un statut. Je ne sais pas si c'est porteur.
Et en tout cas, oui, je suis ministre démissionnaire et donc en charge des affaires courantes pour ce qui concerne les Outre-mer parce qu'il faut qu'il y ait une continuité de l'État et de ce qui se passe dans chacun de nos départements ministériels. Manuel Valls, allons tout de suite au nerf puisque c'est le dernier développement. Le Président de la République confie à Sébastien Lecornu une mission. On ne sait pas si M. Lecornu lui-même redeviendrait Premier ministre. Il dit que non. Il a en tout cas la mission de négocier une plateforme. Est-ce que vous êtes partant, vous, s'il fallait repartir maintenant dans un gouvernement ? On ne sait jamais dans quelles conditions.
Mais oui, puisque j'ai accepté il y a neuf mois la proposition qui m'a été faite par François Bayrou et qui est une mission passionnante. Je vous l'ai déjà dit ici, sur ce plateau. J'aime gouverner, je crois, dans l'action de l'État. J'aime mon pays et les Outre-mer représentent beaucoup pour la France avec évidemment des défis considérables. Et je veux poursuivre cette mission. Je vous réponds très clairement parce que nous avons besoin d'une réforme constitutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie qui va mal, qui a besoin de reconstruction économique et politique. Nous avons besoin de poursuivre le travail de reconstruction de Mayotte.
Et il y a des projets particulièrement passionnants sur l'avenir institutionnel de la Guyane, de la Martinique ou de la Guadeloupe. M. le Premier ministre, que répondre à ceux... J'ai un texte important sur la Vichère. Donc, moi, j'ai envie de continuer cette mission. Dans des circonstances qui sont évidemment extrêmement compliquées, que répondre aux Français qui vous diront, en politique aussi, le ridicule tue quand on voit l'accumulation de ce qui s'est passé depuis hier soir ? On n'avait jamais vu ça.
Un gouvernement qui saute, pour ainsi dire, parce qu'1h20, je crois, après la liste, un des ministres, un des principaux ministres, dit qu'il n'a pas été consulté, qui claque la porte, la démission. Aujourd'hui, c'est M. Bruno Le Maire qui a été quelques heures ministre des missionnaires, qui démissionne à son tour. Est-ce que tout ça est ridicule et est-ce que tout ça tue ? Tout ça est dangereux. Tout ça est très dangereux pour mon pays, pour la Ve République et pour les institutions et donc pour la démocratie.
J'ai le sentiment que ce qu'on appelle improprement la classe politique, les responsables politiques en tout état de cause, sont en train de créer un front républicain, mais pour permettre au Rassemblement National de l'emporter. Moi, quels que soient les sondages, je les ai entendus, je suis contre la démission du président de la République parce que ça représenterait une possibilité que cela arrive à chaque fois, un précédent. Et je suis contre la dissolution, je l'assume, parce que la dissolution, dans les circonstances actuelles, avec le spectacle que vous venez de décrire, c'est de faire la campagne du Rassemblement National.
Je veux dire, eux, ils n'ont même pas besoin de faire campagne. Mais le peuple français est libre. Si le peuple français veut mettre le Rassemblement National au pouvoir, c'est son droit. Mais tout à fait. D'abord, nous ne savons pas ce qui se passera, s'il y aura une majorité absolue ou pas, mais nous ne sommes pas obligés de le faire. Moi, je souhaite que nous mettions à profit ce temps pour préparer l'élection présidentielle de 2027, qui ne peut pas être contre le Rassemblement National seulement, avec un projet, avec des équipes, avec une manière de gouverner. Mais Manuel Vastan, vous parlez comme si tout était apaisé. Vous parlez aussi, vous aviez une tasse de thé devant vous.
On n'est pas là. C'est le désordre complet. Vous avez vu les taux, les taux à 10 ans d'emprunt à la France. L'Europe entière regarde ça en disant, mais qu'est-ce que c'est que ce désordre ? Darius Rochemin, s'il y a une dissolution, s'il n'y a pas de budget, parce que ça voudrait dire ça, vous croyez que les taux vont s'améliorer, que la situation économique et financière va s'améliorer ? Je suis bien conscient que la situation n'est pas apaisée.
Permettez-moi de vous dire que tout ceci, et vous le savez parfaitement, sur cette antenne, se déroule dans un contexte géopolitique particulier, une guerre en Ukraine, il y a toujours le réchauffement climatique, il y a la crise financière que nous connaissons, il y a les événements et leurs conséquences du Proche et du Moyen-Orient, et tout ça dans un moment où la démocratie est en crise avec une montée des populismes. Donc nous sommes en train d'en rajouter, c'est pour ça que je suis inquiet.
Mais permettez-moi de vous dire quelque chose, parce que j'entends beaucoup de déclarations, ça suffit, il faut arrêter la récréation, il faut que chacun, enfin, soit responsable, et ça vaut pour les ministres, ça vaut pour les responsables de la majorité. Enfin, on est en train de donner un spectacle, alors que nous avons en charge les dossiers, les affaires, les défis du président. Qui a commencé d'après vous ? Mais d'une certaine manière, je m'en fous de qui a commencé. Non, quand même, là il y a une crise. Il devait y avoir un gouvernement qui au moins avait quelques jours, et ça a essayé d'interrompre.
Mais nous vivons, Darius Rochman, nous vivons évidemment les conséquences de la dissolution, une situation, vous l'avez tous dit, et vous le savez parfaitement, une très grande difficulté à gouverner, vu qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Nous n'avons jamais connu ça de cette manière, en tout cas, sous la Vème République. On introduit toutes les méthodes, le régime des partis dans la Vème République. Aujourd'hui, on a l'impression que quand on est chef de parti, ce qui est plus important, c'est l'unité de son parti, des partis qui sont aujourd'hui petits, rabougris, par rapport aux intérêts de la nation et par rapport aux intérêts du pays.
Il faut penser aux Républicains, c'est clair. Oui, mais pas seulement. Qui d'autre ? Oui, mais pas seulement. Mais pas seulement. Si tu dis, soyons clair. Non, mais c'est vrai aussi pour le Parti Socialiste. C'est-à-dire, nous sommes dans un moment où les stratégies que je peux comprendre des partis politiques priment sur l'intérêt général. Natacha Polony.
Je pense que Manuel Valls pointe en effet le fait que la Vème République n'est pas faite pour le régime des partis et que ça demande un tout petit peu de responsabilité de sens de l'État. Le problème est peut-être aussi d'avoir à ce point-là escamoté les débats de fond.
D'abord, ça fait 10 ans, 15 ans qu'on escamote les débats en expliquant comme vous venez de le faire que l'essentiel c'est d'empêcher le Rassemblement National d'arriver au pouvoir et on voit qu'à chaque fois on évite tout simplement de ne pas donner aux Français des raisons de voter Rassemblement National et derrière le président de la République que vous soutenez à escamoter l'élection présidentielle de 2022 de telle sorte qu'aucun des débats essentiels qui sont nécessaires au pays ont été tranchés. Ça aboutit mécaniquement à la situation actuelle c'est-à-dire qu'il y a un pouvoir dont le programme n'a pas été légitimé par les Français.
Rien de ce qui concerne la vie des Français, l'école, la santé, évidemment les finances mais pas seulement la réindustrialisation, rien n'a été tranché pendant cette campagne.
Moi je ne vais pas vous donner tort même s'il y a eu une élection présidentielle et qu'elle est légitime et que le président de la République Emmanuel Macron a été rélu dans un contexte particulier qui était celui du déclenchement de la guerre en Ukraine par Vladimir Poutine. Mais c'est vrai que sans doute il n'y a pas eu ce grand débat au moment de l'élection présidentielle et c'est vrai aussi que les conséquences n'ont pas été tirées de cette élection présidentielle comme des élections législatives avec la majorité relative.
Emmanuel Macron le soir de l'élection présidentielle de 2022 s'adresse aux électeurs de gauche en disant votre vote m'oblige. On attend toujours.
Mais bien sûr comme j'ai dit tout cela et à peu près avec les mêmes mots que vous je n'ai pas de problème là-dessus mais c'est le passé et on peut dresser ça c'est d'une certaine manière le rôle de responsabilité j'allais dire les bûchers en tout cas les analyses concernant les responsabilités des uns et des autres. Mais dans le moment où nous sommes comme responsables politiques comme membres du gouvernement et l'expérience qui est la mienne la seule chose que je puisse dire c'est que nous devons nous ressaisir. La France a besoin d'un budget c'est-à-dire le budget doit être présenté en début de semaine prochaine parce que sinon nous sortons des clous constitutionnels.
Mais qui pardon Manuel Vaz ouvrons la suite c'est-à-dire oui ou non est-ce qu'il faut une dissolution et sinon qui peut être assez consensuel pour prendre la suite de Sébastien Lecourne d'abord le sondage sur le sentiment des français question quand vous pensez à la France quel sentiment domine chez vous ? Inquiétude 64% colère 24% indifférence 6% fierté 4% Je ne sais pas qui a répondu vous avez dit c'est une réponse un peu dadaïste dadaïste ce sont ceux
qui se disent que malgré l'état du pays ils veulent encore être fiers alors que les autres sont scandalisés justement de voir ce pays d'être fiers
le souhait des dissolutions 66% oui 34% non j'aimerais votre sentiment à tous est-ce qu'il y a une forme de logique gaullienne de retourner devant le peuple mais je comprends ce que dit Emmanuel Valls sur le budget on a déjà vécu cette situation il y a eu la loi spéciale etc bon mais je veux dire le problème c'est que le président il a tout fait à l'envers de Gaulle il a fait il a inventé il n'a pas inventé il a décidé la dissolution pour régler des crises alors il en fait une à un moment où il n'y a pas de crise la seule crise c'était une crise personnelle puisqu'il était quand même un peu humilié d'avoir fait 15% aux européennes bon c'était pas il y en a d'autres qui ont fait ça franchement bon c'était pas c'était pas une crise et au moment où il faut trancher et on est en pleine crise d'après ce qu'on croit savoir il ne veut il veut tout faire pour ne pas dissoudre alors est-ce qu'il y arrivera ça c'est autre chose moi je pense que non mais c'est fait pour ça de Gaulle en 68 alors on n'est pas en 68 mais ou en 62 Pompidou est renversé bon ben il fait la dissolution il fait un référendum et surtout pour le si on est dans le cadre des institutions dont la tâche a parlé à juste titre je ne veux pas remonter jusque là mais enfin quand même et je vais peut-être faire plaisir à Redoux mais de Gaulle à chaque fois qu'il y avait une grande décision à prendre il disait si vous n'êtes pas d'accord je m'en vais alors on a vu tout l'inverse depuis qu'il a quitté le pouvoir voilà Mitterrand il a perdu deux fois les élections donc vous vous êtes pour une dissolution vous pensez qu'il faudrait une dissolution et vous ?
il faut trancher je pense que c'est aux français de trancher maintenant
en tout cas il y a une atmosphère par exemple la situation est très différente d'il y a un an le climat général l'état d'esprit des gens la psychologie collective la fatigue la lassitude parfois le dégoût et c'est très différent l'an dernier il n'y avait pas de volonté de dissolution il y avait là on a l'impression que les français se disent on en a assez en tout cas c'est ce qu'on ressent peut-être comme observance mais l'année dernière ils n'ont pas compris
là je suis sûr qu'ils comprendront
sauf qu'effectivement il n'y a pas assez de conscience des conséquences très concrètes d'un non budget pour la France avec les taux avec la crise que ça représente mais il y a les instruments il y a les instruments en constitutionnel puisque vous dites qu'il faut se ressaisir Manuel Valls vous voyez ça comment c'est quoi se ressaisir dans ce climat de dégoût et de lassitude des français
quel scénario allez soyons précis par exemple là monsieur Lecornu va voir comme Gérard Larcher à essayer d'aller par Gérard Larcher si j'ose dire plutôt que par Bruno Retailleau pour avoir quoi ? d'abord il faut un budget à la France deuxièmement je le répète je ne vois pas pourquoi nous ferions ce cadeau au Rassemblement National quel cadeau ?
de lui donner le pouvoir gratuitement je peux avoir une opinion d'Alius Rochemin je ne suis pas obligé de suivre les sondages ou les commentateurs j'ai une opinion je ne veux pas que cette majorité relative donne gratuitement le pouvoir au Rassemblement National à un parti dont nous connaissons les ambiguïtés vis-à-vis de la Russie je ne suis pas d'accord avec son projet concernant la préférence nationale et je ne sais pas ce qu'il prépare sur le plan économique financier ou sur les retraites donc pardon de le dire moi je ne le souhaite pas pour mon pays on peut avoir encore des convictions à partir du moment ça revient quand même à ce que Natacha on comprend que vous voulez empêcher le RN c'est votre droit mais c'est une opinion très affirmée que vous voulez empêcher le RN d'aller au pouvoir oui s'il y a des élections et les français évidemment trancheront et je pense que c'est le grand rendez-vous de 2027 il y a eu des élections il y a un an déjà M.
le ministre beaucoup en vous entendant diront vous avez peur j'ai peur en tout cas je dirais les choses autrement je ne veux pas que dans ces circonstances actuelles dans ces crises et dans ce climat que vous décrivez et je suis d'accord sur la perception de ces climats colère dégoût lassitude bien évidemment on ne cherche pas une solution qui empêche là et qui nous permette de préparer pardon pardon je l'assume je l'assume je ne veux pas que dans ces circonstances on provoque des élections qui donneront nous le savons bien parfaitement vous ne savez pas très bien combien sont choqués en vous entendant le peuple le français est souverain il a le droit pourquoi n'aurait-il pas le droit de donner son avis pardon pardon le peuple il est souverain quand il vote il n'est pas souverain à partir des sondages sinon vous nous demanderez pardon pourquoi dire s'il y a des élections l'ERN risque de gagner ça paraît étrange pour le moment j'exprime une opinion je ne souhaite pas qu'il y ait cette dissolution mais pour qu'il n'y ait pas de dissolution je souhaite qu'on trouve une solution puisque vous me posez la question la solution c'est de permettre à Sébastien Lecornu qui a fait preuve d'une très grande dignité au cours de ces dernières semaines qui cherche un accord qui a eu les mots me semble-t-il très sincère et ce matin le président de la République lui demande d'ici mercredi pas d'ici un mois d'ici mercredi de trouver une solution c'est pour cela que d'abord ce qu'on appelle le socle commun je ne sais pas si c'est le bon terme mais déjà puisse se réunir c'était le cas juste avant le tweet de monsieur Rétaillot sur le fond c'est-à-dire sur ce qu'il faut Manuel Valls est mal parti vous avez entendu même Gabriel Attal il est le principal pilier du socle commun il dit je ne comprends plus je vais y venir sur ce qu'il faut faire sur le fond oui mais que chacun c'est pour ça que chacun se ressaisisse
mais Manuel Valls à un moment donné il vous vient à l'idée qu'il faudrait arrêter de gouverner en étant minoritaire c'est valable pour vous ce serait valable pour le rassemblement national qui espère avec 33% gouverner etc mais est-ce qu'à un moment donné on peut espérer avoir une tentative pour construire un programme qui soit majoritaire dans le pays tout à l'heure on avait Marine Tondelier c'est pareil elle trouvait parfaitement normal d'avoir un gouvernement de gauche dans un pays où la politique qu'elle prône ne serait pas majoritaire donc on a que des politiques qui sont là
en train d'essayer
de bricoler avec les institutions
votre opinion c'est tout à fait je vous connais
à quel moment êtes-vous majoritaire
je connais votre opinion moi je ne sais pas on dit le pays est très à droite regardez les sondages concernant
pour ma part je ne considère pas qu'il soit à droite
je vous demande
à quel moment vous pensez avoir une offre majoritaire si vous adressez à la majorité du pays pour vous expliquer qu'il ne faut pas que le Rassemblement National gouverne
oui j'affirme cela même contre les sondages c'est une opinion je ne veux pas que le Rassemblement National mette en oeuvre son programme que ce soit au plan international européen ou national mais vous avez soutenu les politiques qui l'ont fait monter mais qu'est-ce qui est possible maintenant pardon de vous interrompre qu'on comprenne bien la bombe politique la bombe politique de la soirée c'est comme la déclaration d'Elysée qui dit le président de la République a confié à Sébastien Le Cornu la responsabilité de mener d'ici mercredi soir d'ultime négociation afin de définir une plateforme d'action et de stabilité pour le pays vous nous avez rejoint aussi Pierre Giacometti merci beaucoup je vous pose la question à vous tous sur ce plateau c'est quoi l'ultime négociation qu'est-ce qui peut être tenté qui n'a pas été ce qui est intéressant c'est ce que disait d'ailleurs le préfet Stéphanini qui est le conseiller de monsieur Retailleau hier sur votre plateau il a dit qu'ils avaient travaillé ensemble à un programme alors c'est pas un programme aussi détaillé que les coalitions les programmes de coalitions qui existent dans d'autres pays démocratiques par exemple chez nos voisins mais pour gouverner avec qui ?
qui prendrait la main ? alors d'abord le programme et ensuite qui s'associe à ce programme ? qui pourrait s'associer ? et bien on pourrait peut-être essayer de déboucher des socialistes des macronistes mais les macronistes qui sont déjà débauchés ne convient pas à mon avis non mais c'est d'abord le socle commun et ensuite avec le parti socialiste il faut aller mais qu'est-ce que vous en savez et on verra bien est-ce qu'ils veulent la dissolution ? c'est une question qu'ils doivent poser est-ce qu'ils veulent participer d'un effondrement qui donne le pouvoir au Rassemblement National ?
c'est une question qu'on peut tout de même leur poser donc ça veut dire qu'il faut des concessions ça veut dire qu'il faut des concessions sur la fiscalité ça veut dire qu'il faut des concessions sur les retraites ça veut dire qu'il faut qu'on travaille sur la projection des économies en matière de lutte contre les déficits il y a un certain nombre de sujets qu'il faut pleinement aborder c'est ce que va faire c'est ce qu'on doit faire c'est ce que fera Sébastien Lecornu dans les prochaines heures je crois totalement à la sincérité de ce que vient de dire Emmanuel Valls ça c'est clair mais vous partez battu d'une certaine manière vous dites si on dissout ça veut dire qu'automatiquement on donne le pouvoir au RN c'est court le laps de temps est court mais enfin il y a eu c'est vrai c'est vrai qu'est-ce qui vous empêche de bâtir quelque chose par exemple avec la gauche sociale-démocrate pour essayer d'empêcher dans les urnes dans les urnes le RN et je me permets de vous interrompre juste pour glisser une information à l'instant déclaration d'Olivier Faure si on nous appelle pour Matignon nous répondrons positivement il avait déjà dit mais là maintenant est-ce que ça a une chance d'avoir d'exister je ne sais pas ce sont des choix que le président de la République peut être amené à faire le problème c'est que nous le savons bien la base PSPC écologiste parce qu'ils ne veulent pas de la France insoumise et que la France insoumise veut non seulement la dissolution mais la démission et en passant le chaos c'est une base d'un peu plus de 120 130 c'est une base d'à peu près en élargissant 150 au maximum grand maximum donc moins que ce qu'on appelle le socle commun mais je réponds à la question de Patrice Duhamel ce travail il faut le faire moi je crois aux coalitions je ne pense pas qu'un seul homme une seule femme un seul parti pourra demain avoir la majorité absolue donc il faut bâtir cette coalition mais ce travail il se fait si aujourd'hui on provoque cette dissolution de par notre incapacité par notre propre incapacité et bien à ce moment là nous serons franchement avec le climat que vous décrivez et avec les mots que vous rappelez qu'expriment les français à juste titre très honnêtement la crédibilité pour présenter à ce moment là un contre-projet n'aura pas beaucoup de temps question puisqu'il faut passer toutes les hypothèses en revue si effectivement comme le dit Bruno Retailleau l'affaire Bruno Le Maire son arrivée puis son départ était la question est-ce que maintenant la majorité peut se reformer est-ce que le sacrifice l'arraquerie de Bruno Le Maire peut suffire rappelons son tweet de tout à l'heure qui est assez sidérant tout a été sidérant dans cette affaire il avait dit d'abord je ne veux pas aller au gouvernement puis il a été nommé au gouvernement ça a créé la colère de monsieur Retailleau et cet après-midi Bruno Le Maire qui dit aucune situation individuelle ne doit bloquer le bon fonctionnement du pays de nos institutions j'ai proposé au président de me retirer du gouvernement sans délai et de transférer mes responsabilités de ministre des armées au premier ministre situation inédite c'est-à-dire qu'il a été ministre des missionnaires pendant quelques heures Pierre Giacometti est-ce qu'il est possible selon vous que les LR disent bon ben voilà d'accord Bruno Le Maire s'est retiré donc on oublie tout et on y va dans ce scénario-là le prix que va demander LR sera très élevé plus de ministres sans doute et probablement une feuille de route on sait que ce week-end il y a eu cette fameuse feuille de route qui a été jugée notamment par Laurent Wauquiez insuffisante je pense qu'à ce moment-là la feuille de route sera exigée beaucoup plus précise notamment sur les sujets régaliens d'ailleurs Bruno Retailleau l'a dit à midi il a insisté dans sa déclaration sur l'importance des sujets régaliens insécurité et immigration je pense que le prix à payer pour le retour de LR sera très élevé et probablement peut-être difficile à accepter situation incroyable ça veut dire qu'il mettrait l'épée dans les règnes du président de la République pour dire nous revenons mais ça va être plus cher c'est peu probable parce que la confiance est rompue à partir du moment où il a mis ça sur terre la confiance on les voit mal quand même revenir en plus en plus c'est pour ça que le prix est élevé
là ce que vous dites Manuel Valls c'est en fait profitant de cet électrochoc de ce psychodrame pour se retrouver et s'asseoir et tout remettre à zéro parce qu'on est face à une situation qui serait selon vous beaucoup plus grave mais est-ce que c'est vraiment possible est-ce que vous croyez que c'est possible en tout cas
il faut essayer c'est ce que va essayer Sébastien en 48 heures il y a eu des bases il l'a rappelé ce matin il nous l'a rappelé à l'occasion de déjeuner que nous avons eu ensemble ça quand même sur le fond avec l'ensemble des formations politiques avec les partenaires sociaux sur les retraites sur l'assurance maladie sur les économies sur la question du pouvoir d'achat beaucoup de choses ont été dites et faites et c'est ce qu'ils s'apprêtaient à dire notamment demain dans le discours de politique générale il y a une feuille de route moi je ne pense pas qu'on sera dans la surenchère c'est pour ça que j'en appelle à la responsabilité de tous c'est vrai pour Bruno Rotaillot c'est vrai pour Gabriel Attal soyons précis ce sont les formations politiques qui soutiennent le président ou le gouvernement Manuel Valls est-ce que vous espérez j'aurais tous raison je ne suis pas naïf je suis extrêmement lucide sur la situation Manuel Valls mais je pense qu'il y a encore une voie possible donc exploitons-la explorons-la pour trouver ces solutions est-ce que vous dites à Bruno Rotaillot revient ?
mais évidemment et que chacun s'il veut que les priorités ce sont mes priorités depuis très longtemps je n'ai pas attendu Bruno Rotaillot en matière de sécurité ou de maîtrise vous êtes quasi Rotaillot c'est comme ou lui Emmanuel Valls c'est comme c'est comme c'est comme ministre de l'intérieur qu'il pourra les mettre en oeuvre donc c'est pas en étant à l'extérieur vous pensez qu'un candidat LR aujourd'hui peut être élu président de la République alors il y a une inconnue avoir la majorité absolue au second tour avoir la majorité à l'office national mais tout ça est ridicule ceux qui pensent déjà à la prochaine élection ça n'a pas de sens donc moi je crois dans le sens de l'état de Bruno Rotaillot qu'il reprenne pleinement sa place d'ailleurs il est ministre démissionnaire et il exerce encore cette fonction on n'est jamais à l'abri d'un accident grave d'un attentat de faits d'insécurité et de leçons déjà tous les jours qui sont particulièrement graves donc il assumera je n'en doute pas un seul instant sa responsabilité encore faut-il que le RN laisse du temps puisque le RN a une possibilité évidemment de levier de censure très important Louis Alliot vous nous avez rejoint merci beaucoup d'être là Louis Alliot vice-président du Rassemblement National bonsoir bonsoir est-ce que vous êtes prêt ce soir à laisser ce temps à M.
Lecornu puisqu'on rappelle la nouvelle principale le président de la République lui a confié d'ici mercredi soir donc 48 heures pour tenter quelque chose c'est-à-dire de rassembler une plateforme c'est le terme consacré maintenant d'action et de stabilité pour le pays est-ce que le RN est prêt à offrir ce temps-là ou est-ce que la censure est maintenant inéluctable ?
mais de toute façon on n'a pas le choix on va aller chez la mercredi pour voir ce que va proposer M. Lecornu mais très honnêtement sa seule solution aujourd'hui c'est de tenter de faire un accord avec le parti socialiste et les LR pour tenter d'avoir soit une pseudo-majorité soit une absence de censure tout cela reste quand même très fragile
et très honnêtement n'engage pas beaucoup l'opinion par rapport à cette proposition donc je pense qu'il faut de toute façon attendre puisque c'est le président de la République et M.
Lecornu qui ont les cartes en main et puis on s'adaptera à la situation mais je crois qu'on a déjà annoncé que manifestement le pouvoir n'a pas compris et que nous irons vers la censure oui très clairement ça veut dire quoi soyons encore plus explicites parce que vous jouez de l'ambiguïté depuis plusieurs jours Louis Alliot on a entendu Mme Le Pen qui avait dit plusieurs semaines après plusieurs mois peut-être c'est pas la même chose plusieurs semaines ou plusieurs mois est-ce que pour vous dès que possible vous allez faire tomber ce gouvernement dans le désordre où l'on est ou quand même est-ce que c'est un peu plus compliqué que ça écoutez on avait dit des mesures de pouvoir d'achat à M.
Barnier il n'a tenu compte de pratiquement rien on avait dit à M. Bayrou des problèmes là aussi sur le pacte énergie sur l'AME il est resté sourd aux propositions du RN et il a fini par être censuré M. Le Cornu a j'allais dire les cartes à main c'est-à-dire le programme que nous souhaiterions en tout cas des mesures immédiates pour régler un certain nombre de problèmes il n'a répondu à aucune question et aujourd'hui M. Macron reconduit M.
Le Cornu démissionnaire pour apparemment faire une coalition avec le parti socialiste comment voulez-vous que ça fonctionne mais les français que j'ai rencontrés moi aujourd'hui je peux vous dire à Perpignan il n'y en a aucun qui demande ça maintenant les gens veulent aller aux urnes parce qu'ils sont persuadés que s'il y a une dissolution il y aura une majorité ou en tout cas une autre configuration de l'Assemblée nationale qui permettra un gouvernement pour la France Louis Alliot il faut passer toutes les hypothèses en vue on voit bien que les promesses etc à beaucoup de ce qu'on a entendu même M.
Faure qui dit on est prêt à la matinée il l'avait déjà dit il y a un mois donc tout est possible mettons demain c'est ce que disait en représentant LR hier sur notre antenne mettons que demain Sébastien Le Cornu a y compris à vous en disant moi je suis prêt avec les LR à avoir un programme un peu plus dur sur l'immigration et avoir une forme de tolérance de la part du RN est-ce que vous dites Banco ?
écoutez c'est pas moi qui fait tout seul la politique du RN oui vous êtes bien placé à ce moment là nous nous réunirons dans nos instances et on discutera de tout cela mais très honnêtement le débat devient aujourd'hui tellement cacophonique en quelque sorte que je doute qu'il en sorte quoi que ce soit et même chez les LR aujourd'hui il n'y a pas cette volonté d'aller au gouvernement pour défendre un programme dont ils savent très bien qu'il ne prendra pas la majorité par exemple à gauche c'est à dire que si vous mettiez un gouvernement qui tire un peu à gauche et bien vous avez la droite contre vous et si vous mettez un gouvernement un peu à droite c'est la gauche qui ne suivra pas il n'y a pas de solution à la configuration actuelle de l'Assemblée nationale on le répète depuis maintenant longtemps et je pense qu'il va falloir arriver au bout de ce processus
j'allais dire de destruction pour aller aux urnes et qu'enfin le peuple puisse se prononcer sur de nouveaux candidats et un nouveau gouvernement
Renaud Girard une question pour vous oui monsieur Allieu vous avez parlé du pouvoir d'achat des français mais est-ce que le sujet principal n'est plus le pouvoir d'achat parce qu'il n'y a plus d'argent du tout l'état ne peut pas donner plus d'argent il en a donné énormément depuis depuis le début de la présidence Macron il y a eu 1000 milliards de dettes supplémentaires et aujourd'hui on n'arrive plus à rembourser et le budget des intérêts de la dette va dépasser le budget de l'éducation nationale ou des armées ce qui est une situation désastreuse alors pourquoi ne pas être réaliste et pourquoi ne pas vous unir à une sorte d'effort national concentré uniquement sur le rétablissement rétablir l'ordre dans nos finances publiques voilà ce qu'a fait le général de Gaulle quand il était revenu au plus proche de nous ce que les italiens font les italiens ont souvent fait ces gouvernements d'union technique etc qui sont des gouvernements qu'ils aillent on prend ensemble on se met sur le même bateau au moins pour le budget oui et madame mélanie aujourd'hui madame mélanie elle est une italie où elle a un accident primaire c'est à dire elle ne dépense que l'argent qu'elle reçoit des impôts et des recettes de l'état Louis Alliot
sauf qu'elle a reçu un plan européen de plusieurs centaines de milliards
qui lui ont permis précisément de mener cette politique et d'ailleurs les français paieront une partie de cette aide à l'Italie comme de l'aide à l'Espagne la question dont je parlais tout à l'heure sur le pouvoir d'achat c'est la question sur l'énergie ça ne demande pas de subvention de l'état ça demande la suspension de l'accord européen sur l'énergie qui permettra de faire baisser le prix sur les factures d'énergie et ça ça me paraît quelque chose d'immédiatement applicable mais que ne veulent pas monsieur Macron et tout un tas de gens parce qu'ils sont obnubilés par cette construction européenne qui nous aura tiré par le fond et ça le problème ce sera dans le débat prochain des futures élections quelle Europe voulons-nous et quelle France dans cette Europe là voulons-nous tant qu'on ne répondra pas à ces questions et bien on gérera de la dette et comme je l'entends sur tous les plateaux d'ailleurs depuis longtemps on ne peut rien faire on ne peut rien faire il faut s'unir pour sauver mais pour sauver quoi ?
un endettement colossal qui va continuer parce que dans tous les cas de figure personne ne veut prendre les mesures radicales en matière d'aide sociale en matière d'AME en matière d'immigration et même en matière de contribution à l'Union Européenne Louis Alliot vous faites les économies sur quoi ?
des gens qui déjà ne peuvent plus payer c'est bien le problème nous a rejoint Emmanuel Bompard c'est pas un débat je vais pas organiser un débat improvisé mais ça m'intéresse à votre avis Emmanuel Bompard tout à l'heure à votre place il y avait Emmanuel Valls qui disait si maintenant il y a une dissolution vous vous ferez un cadeau à l'homme qui est avec nous en Skype vous ferez un cadeau à monsieur Alliot qui sans doute aura une majorité peut-être relative mais beaucoup plus forte que ce qu'ils ont actuellement écoutez l'année dernière bonsoir d'abord l'année dernière après la dissolution de l'Assemblée nationale tout le monde a annoncé comme une certitude la victoire du Rassemblement national les sondages il y a eu 27 sondages publiés entre la dissolution de l'Assemblée nationale et la date des élections législatives les 27 disaient que le Rassemblement national allait finir avec le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale finalement c'est pas ce qui s'est passé donc vous savez s'il doit y avoir une dissolution de l'Assemblée nationale il y aura une campagne et dans une campagne chacun essaiera de convaincre les électrices et les électeurs et ensuite c'est les français qui trancheront les partisans de présidence de la République vous mettent côte à côte je ne sais pas si on veut mettre côte à côte à l'image pardon je ne vais pas forcer votre union comment dire objective mais vous et Louis Elion je crois qu'il n'y a pas d'union objective bien sûr mais ce que disent les partisans d'Emmanuel Macron c'est que vous êtes le parti du désordre c'est à dire vous allez forcer une dissolution qui par ailleurs aura aussi des coûts économiques etc écoutez monsieur Macron est responsable
de la situation de désordre et de chaos que l'on connaît aujourd'hui
c'est son entêtement à continuer à nommer des gouvernements qui se font renverser les uns après les autres qui produisent la situation dans laquelle on est donc moi pardon mais vous avez peut-être mal entendu les positions qui sont les nôtres moi ma demande mon exigence aujourd'hui c'est pas la dissolution de l'Assemblée Nationale c'est le départ du Président de la République je pense que c'est lui qui est responsable de cette situation et s'il devait y avoir demain une dissolution de l'Assemblée Nationale rien nous dit qu'on aurait une configuration différente de l'Assemblée Nationale qui permettrait de sortir le pays de la situation de blocage dans lequel il est d'ailleurs je vois qu'il y a des sondages encore aujourd'hui qui disent 75% des français sont favorables à la démission d'Emmanuel Macron c'est des scores inédits dans l'histoire de la 5ème vous partagez cet avis Louis Alliot sur la démission du Président de la République je partage l'avis que c'est bien Emmanuel Macron qui est responsable de la situation et qu'il a deux leviers pour sortir de cette situation un c'est la dissolution
et on en parle on en discute depuis tout à l'heure deux c'est effectivement la démission s'il respectait à la lettre l'esprit de la 5ème République c'est à dire l'esprit de celle que le général de Gaulle a voulu mettre en place et à ce moment là effectivement il démissionnerait de son poste de Président de la République pour renouer avec le peuple et qu'il y ait derrière un nouveau chef
de l'État en l'occurrence nous ce serait une nouvelle chef de l'État mais tant que M. Macron ne bouge pas dans un sens ou dans un autre et bien le pays est bloqué et c'est lui qui est responsable du blocage personne d'autre Merci Louis Elio on va ouvrir la discussion là-dessus et on se rend d'abord à l'Élysée puisque l'Élysée est directement ce soir en première ligne quelle que soit la conclusion qu'on en tire c'est la bougriou quel est l'agenda qu'est-ce qu'on sait de l'agenda et des décisions d'Emmanuel Macron ce soir ?
Silence radio du côté d'Emmanuel Macron concernant l'agenda alors on sait que jeudi il assistera à la panthéonisation de Robert Badinter sur les consultations il va laisser le lead pardonnez-moi l'anglicisme à Sébastien Lecornu première chose à vous dire déjà information recueillie par notre service politique les républicains n'iront pas demain à Matignon voilà il n'y aura pas de LR autour de la table l'entourage d'Emmanuel Macron parlait d'un socle commun qui s'effritait c'était un bien doux euphémisme en tout cas les solutions désormais qui s'offrent à Emmanuel Macron elles sont de plus en plus minces il donne une dernière cartouche il joue une dernière cartouche en quelque sorte en donnant cette mission à Sébastien Lecornu un sursis de 48 heures avec d'ultimes négociations à mener Sébastien Lecornu qui a fait savoir qu'il ne voulait pas remplir à Matignon mais on a du mal à imaginer l'issue de ces négociations quand au sein même du socle commun déjà on annonce qu'on n'y participera pas et qu'on exige un entretien bilatéral avec Sébastien Lecornu dernière chose que je peux vous dire on a échangé avec l'entourage d'Emmanuel Macron assez longuement qui nous dit si il y a échec après cette initiative le président prendra toutes ses responsabilités toutes ses responsabilités qu'est-ce que ça veut dire même si personne n'ose en prononcer le nom et bien c'est l'hypothèse d'une nouvelle dissolution et là encore pas beaucoup de monde n'y a intérêt en tout cas pas du côté du PS ni du côté des Républicains
merci beaucoup beaucoup d'informations très importantes à commencer par celle que les LR n'iront pas à la réunion alors là on a appris d'abord Gabriel Attal critiquer le président de la République de manière inédite le LR qui n'ira pas à la réunion ça sent un peu le sapin pour ce qui est le socle commun ça ne se présente pas très bien
c'était la quadrature du cercle de toute façon en effet on le sait tous non mais à ce point là
qu'ils ne vont même pas à la réunion
non mais tout simplement parce que nous sommes trop près de l'élection présidentielle et que chacun chez LR ou au PS se dit qu'il n'a pas intérêt à faire des concessions parce qu'il risque de montrer à ses électeurs qu'il s'affaiblit et vous avez donc deux parties autour le Rassemblement National et la France Insoumise qui eux attendent une dissolution parce qu'ils sont comme le renard qui attend que le fromage tombe du bec qu'ils savent qu'ils en pront près d'ici là pardon
le PS quand même disons ça avant de vous passer la parole à Manuel le PS lui allait retenter puisque je le rappelle c'était tout à l'heure sur TF1 Olivier Faure dit oui nous si on nous appelle à Matignon on y va
ce que ferait les républicains c'est ce que dit Célabriou ils demandent un rendez-vous en tête à tête entre guillemets c'est à dire qu'ils ne veulent plus considérer qu'ils appartiennent au bloc central et Bruno Retailleu a dit moi je ne suis pas de la majorité présidentielle je n'émane pas d'Emmanuel Macron donc je reprends ma liberté c'est le fond de la décision dire ça
le PS
donc qu'est-ce que ça veut dire ? ça veut dire que c'est ce que disait Pierre Jacobetti tout à l'heure ils désexigeront
beaucoup de garanties des postes et du contenu pour éventuellement ou revenir ou carrément essayer de diriger le gouvernement ce que l'on croit savoir dans la tête et les objectifs du président de la république c'est qu'il essaye mais franchement quand on voit le paysage ça paraît quand même hasardeux de faire une forme je dis bien une forme d'union nationale de proposer ça c'est à dire qui exclurait LFI et le RN sans doute aussi les communistes les écologistes je ne sais pas en tout cas où il y aurait une s'il y arrive moi je pense que je ne vois pas bien Sébastien Cornu y parvenir en 48 heures ça me paraît impossible mais ils vont essayer peut-être que le président après dira j'ai tout essayé y compris l'union nationale ils ne veulent pas mais qui irait donc des socialistes jusqu'à LR avec LR ça a l'air plutôt mal parti mais il va Manuel Bompard votre réaction comme c'est une déclaration ce soir d'Olivier Faure sur TF1 qui dit oui si on nous appelle la matinée on y va réaction à ça vous l'avez dit vous-même il a dit la même chose il y a un mois donc je ne sais pas moi j'ai l'impression on assiste quand même depuis quelques jours à un spectacle qui est quand même pathétique et au sentiment d'une histoire qui se répète de manière permanente et qu'on va se répondre je vais répondre aux mêmes questions que celles qu'on m'a posées il y a un mois
de savoir dans telle hypothèse
est-ce qu'il ne faut pas un budget etc et les gens qui regardent ça ils se disent mais en fait c'est une histoire sans fin cette histoire donc pardon mais je réponds par la même un peu à Natacha Polony tout à l'heure moi je ne suis pas là à attendre quelque chose qui arriverait comme ça parce que ça me ferait plaisir j'essaye comme tout le monde de trouver une solution pour mon pays et ce que je vois c'est que le pays il est bloqué dans cette situation répondez à ça il faut donc trouver une situation pour débloquer la situation Renaud Girard vous soutenez que le président n'a pas démissionné j'aimerais que vous répondiez exactement ici à Manuel Bompard pourquoi je considère que le président a fait une erreur en dissolvant l'Assemblée nationale mais pourquoi ne doit-il pas démissionner expliquez pourquoi parce que c'est vrai que le peuple lui a donné enfin il utilise un argument qui est très juste qui dit le peuple aurait très bien pu regardez Manuel Bompard c'est pas moi qu'il faut convaincre il est là Manuel Bompard il aurait très bien pu ne pas lui renouveler son mandat et donner la mission à monsieur Mélenchon de devenir président de la République le peuple français ne l'a pas fait il n'a pas voulu de monsieur Mélenchon comme chef de l'État et donc il a un argument qui est assez fort en disant je vais je vais finir mon mandat malheureusement il est dans son droit il est tout à fait dans son droit malheureusement il n'a pas fait c'est pas très gaulliste non c'est pas du tout du tout gaulliste mais Renaud Girard adapte le gaullisme il modernise le gaullisme est-ce que Emmanuel Macron a le panache et la constance du général de Gaulle la réponse est non on va pas tirer sur une ambulance non plus Renaud Girard le vrai problème vous flottez Renaud Girard vous êtes pour une démission je ne vois pas mais vous êtes pour une démission ou non oui ou non je ne pense pas mais j'ai peut-être tort je suis contre une démission pourquoi parce que je ne crois pas répondez à Emmanuel Bompard je ne crois pas je ne crois pas monsieur Bompard vous écoutez une démission aujourd'hui du président de la république irait mettre de l'ordre dans ce qui est le plus urgent en France qui est les finances publiques je ne le crois pas maintenant et je pense aussi que si les partis politiques et votre formation à 18 mois pour bien préparer ce moment central de notre république monarchique parce que la république française c'est une république monarchique c'est comme ça qu'elle a été constituée c'est vrai ça je suis d'accord avec vous qui est qui est l'élection présidentielle dans 18 mois et bien les choses seront claires les propositions seront claires le débat prendra longtemps mais sera très clair et le peuple français pourra décider en connaissance de cause je ne crois pas que s'il y a une dissolution de l'Assemblée nationale aujourd'hui une démission du président de la république le peuple français serait amené à trancher en connaissance
35 jours de campagne ça veut dire qu'il n'y aurait aucun débat de fond donc ça bénéficierait à ceux qui sont déjà installés Jean-Luc Mélenchon et Marie-Luc Mélenchon et il n'y aurait aucun débat
vous êtes sous le double feu de Natacha Polony et Renaud Girard d'abord je vais dire à monsieur Girard c'est vrai que le président de la république a été élu pour 5 ans mais l'année dernière les députés ils ont été élus pour 5 ans aussi et pourtant on envisage bien l'hypothèse d'une dissolution de l'Assemblée nationale donc on considère bien et oui vous avez raison et dans la constitution il y a aussi la possibilité de déposer ce que 104 parlementaires ont fait ce qu'on appelle une motion de destitution du président de la république attendez je vais terminer et répondre après je vous répondrai avec votre objection avec plaisir les téléspectateurs doivent savoir que c'est totalement impossible ah bon et pourquoi monsieur mais vous le savez parfaitement non je vais vous dire pourquoi je ne suis pas d'accord avec vous vous savez quand il y a eu le tiers des députés vous avez raison et vous savez combien vous savez combien de députés ont refusé la confiance à monsieur Bayrou quand il y a eu un vote deux tiers des députés alors il suffit ça n'a rien à voir il suffit que les personnes qui ont refusé que les députés qui ont refusé la confiance à monsieur Bayrou se rangent désormais à l'idée que le départ du président de la république est la solution pour que cette motion de destitution il y a pas un destitule le président de la république pour vos trahisons vous voulez bien que j'aille au bout d'une démonstration après vous n'êtes pas de mon point de vue vous en avez droit quant à la question de la campagne qui serait trop courte pour qu'on puisse avoir les débats nécessaires bon j'ai quand même deux choses à dire là dessus tout le monde sait que la campagne présidentielle de 2022 a été totalement escamotée que le président de la république et pourtant le président de la république a bien été élu et il y a bien eu une élection présidentielle et pour le reste les débats qui sont les débats centraux ceux que vous posez vous posez la question de la dette on a sans doute pas le même point de vue sur ce sujet mais on pourrait en parler mais ces débats là ça fait depuis un an qu'on en parle vous croyez que les gens ils suivent pas ils écoutent pas les différentes propositions qui sont sur la table pour y faire face
vous croyez qu'il n'y a que le débat de la dette je ne partage pas la position de Renaud Girard je pense qu'il y a énormément de sujets franchis pas seulement l'exemple publique mais je n'ai pas dit ça moi les français ont besoin d'un débat de fond d'un débat qui dure plus que 35 jours escamoté accessoirement avec la course à l'échalote des signatures qui seraient à peu près la seule
laissez le répondre et on avance madame c'est votre point de vue et je le respecte mais en attendant si vous considérez que cette proposition n'est pas la bonne alors on est condamné pendant deux ans à vivre au rythme des gouvernements qui tombent tous les trois mois de l'absence de budget de l'incertitude du manque de prévisibilité y compris en matière y compris en matière économique que le président de la république parte il y a une élection présidentielle les françaises et les français puissent trancher entre les différentes options qui sont sur la table et alors on aura un moment de respiration démocratique et les choses soient claires Emmanuel Bonpard il faut que l'on ait du chaos mais c'est pas du chaos monsieur le chaos il est là aujourd'hui sur la table enfin pardon maintenant on est en train de me dire oui on n'a plus le temps il faut un budget mais qu'est-ce qui s'est passé depuis un mois depuis un mois il s'est passé quoi pour faire en sorte qu'il puisse y avoir un budget rien et monsieur Lecornu arrive hier il nomme les mêmes ministres le même gouvernement et on a l'impression que c'est retour au point de départ d'il y a un mois donc pardon mais les solutions qui sont posées sur la table aujourd'hui ne sont pas des solutions qui vont nous permettre de débloquer le problème avançant merci beaucoup merci beaucoup Emmanuel Bonpard tout bouge ce soir puisque du côté des socialistes il y a des ouvertures semble-t-il la possibilité de participer au gouvernement alors on est en Matignon ce qui évidemment simplifie un petit peu de leur point de vue et puis c'est du côté de la majorité présidentielle que ça se fissure déclaration extrêmement forte de Gabriel Attal très critique sur le président de la République écoutez comme beaucoup de français je ne comprends plus les décisions du président de la République il y a eu la dissolution et il y a depuis des décisions qui donnent le sentiment d'une forme d'acharnement à vouloir garder la main ne pas s'accrocher au pouvoir dans votre esprit parlant d'Emmanuel Lecornu ça veut dire quoi concrètement ?
ça veut dire accepter l'idée qu'aujourd'hui le pouvoir est au Parlement dans les formations politiques les partis politiques qui sont représentés au Parlement qui sont issus du vote des français d'il y a un an et que ces partis politiques doivent pouvoir se mettre d'accord sur un compromis sur le fond avant qu'un gouvernement soit donné le président a essayé trois fois la même chose depuis un an je pense qu'on peut essayer autre chose réaction sur ce plateau vous nous avez rejoint Patrick Cannaire sénateur du Nord président du groupe socialiste au Sénat vous êtes très courtisé ce soir de nouveau les socialistes sont courtisés et notamment Olivier Faure et Laurent Jacobelli député RN de Moselle porte-parole du Rassemblement national merci monsieur le sénateur merci monsieur le député commentaire de ce qu'on vient d'entendre Patrick Cannaire là écoutez monsieur Attal est en train de courir après une chimère manifestement donc quelle chimère ?
la chimère de laisser penser que dans une sorte de grand mélange sympathique on va tous pouvoir se retrouver il a été l'un des acteurs de la confusion politique
qui aboutit au résultat actuellement donc je n'en vois pas je n'en veux pas personnellement à monsieur Attal mais il a été un des soutiens magistral magistraux de monsieur Macron aujourd'hui c'est l'arroseur arrosé c'est l'apprenti sorcier qui se retrouve devant ses responsabilités donc on ne va pas se laisser berner
comme cela vous étonne dans la vie politique un tel coup de couteau parce que ce n'est pas une égratignure c'est le couteau transperce carrément le corps d'Emmanuel Macron ça vous étonne ou ça ne vous étonne pas ? c'est une première je pense moi je n'ai jamais vu ça extraordinaire quand même je n'ai jamais vu cela c'est le patron du groupe monsieur Macron a fait toute la carrière c'est le patron du groupe je crois que j'ai un giscard monsieur Attal avait eu
tellement classique enfin pardon
oui Laurent Jacobelli réaction vous aussi président d'un groupe politique qui tape sur son mentor bon c'est vieux comme l'air romantique c'est avec Brutus moi je ne suis pas surpris quand on s'entoure de carriéristes et de mercenaires et bien quand on n'a plus le vent en poupe et bien les mêmes soit vous trahissent soit s'en vont monsieur Brune Retailleau est parti du gouvernement alors qu'il avait trahi ses électeurs monsieur Gabriel Attal qui doit sa carrière au président de la République et bien lui il me donne et vous avez une très belle image lui met un couteau dans le dos parce qu'il sent bien que c'est radioactif aujourd'hui d'être proche d'Emmanuel Macron ça sent la fin ça sent la fin de la Macronie et si vous me permettez l'expression sans aucune comparaison évidemment avec les personnes et pour utiliser une expression les rats quittent le navire c'est à dire que la soupe n'est plus bonne en Macronie donc ils vont essayer de se recréer une carrière de faire à nouveau des assemblages complètement improbables je pense que ce spectacle attriste les français en tout cas moi il m'attriste moi qui aime notre cinquième république et notre démocratie je pense qu'aujourd'hui c'est aux français de parler il faut retourner aux urnes j'aimerais votre sentiment à tous sur ce plateau pourquoi Gabriel Attal dit-il cela maintenant alors même quelques minutes pour ainsi dire après qu'Emmanuel Macron a dit allez on essaye encore quelque chose mené par Sébastien Lagornu pourquoi fait-il ça ?
j'ai regardé ce soir le journal de 20h de TF1
qui est le plus regardé en France toujours intéressant de regarder le plus regardé pour savoir l'impact c'est des flagrateurs c'est à dire que les français vous avez cité les chiffres
sur la dissolution il est probable que après ce qu'on vit ce soir les chiffres concernant la dissolution vont encore un peu plus progresser en fait ce qui est en jeu aujourd'hui c'est la puissance du dégagisme quelle que soit l'élection à venir qu'elle soit municipale présidentielle législative et tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin aux mandats aux deux mandats d'Emmanuel Macron sentent le vent de l'inquiétude pour eux c'est à dire que tous ont besoin de montrer tous y compris Bruno Retailleau mais Gabriel Attal vous l'avez cité de se dégager le plus possible du dégagisme si je puis dire être le plus épargné donc Édouard Philippe donc tous les anciens Édouard Philippe va parler demain on peut conjecturer qu'il fera la même chose il va prendre aussi une distance et elle est l'air elle est l'autre chose il les a déjà prises vous avez en ce moment tous les acteurs politiques oui ils pensent à la présidentielle mais là aussi cessons de dire que on pense à la présidentielle dans ce contexte actuel dans toute l'histoire de la Ve République à un an et demi d'élection présidentielle on pense à l'élection présidentielle ça n'est pas très nouveau et là ils ont tous besoin de montrer que le moment venu ils seront le plus loin possible du bilan et d'Emmanuel Macron et donc Gabriel Attal fait partie de ce jeu-là est-ce que ça veut dire que tous ces gens ne croient pas du tout à la chance des 48 heures données à Sébastien Lecornu ?
le convoi mortuaire est parti là mais le même Sébastien Lecornu a dit qu'il ne souhaitait pas être premier ministre donc on lui voit confier des responsabilités de négocier alors qu'il vient de dire qu'il ne voulait pas être premier ministre je comprends pas votre c'est la fin non non attendez elle est très courte ma question je comprends pas vous êtes très dur là sur l'idée d'aller chercher des solutions communes avec une partie du bloc central vous j'ai fait le calcul tout à l'heure si on met tout le monde en dehors des LFI à gauche et qu'on rajoute l'hôte ça vous fait maximum 150 députés bon la majorité absolue vous la connaissez mieux que moi monsieur Diamel vous savez pas non non mais j'espère que vous savez que nous avons compté non mais votre seule solution pour essayer de gouverner et d'avoir un premier ministre de gauche c'est de pouvoir dire à Lecornu et au président de la république ben on aura un renfort du côté du bloc central déjà nommons un premier ministre de gauche et nous verrons ce qu'il en est mais avant de le mettre peut-être qu'il y a vous ne verrez pas avec 150 députés est-ce qu'on vous a dit le contraire on n'a jamais dit nos solutions imaginées à Blois chiffrées à Blois dans nos journées universitaires on n'a jamais dit c'est tout Blois rien que Blois et c'est comme ça et pointe à la ligne nous ne sommes ni à Matignon et nous n'avons pas la majorité absolue donc nous savons que nous devons négocier texte par texte article par article ligne par ligne alinéa par alinéa voilà on le sait monsieur Diamel simplement on a trois échecs successifs Barnier-Heller Bayrou-Modem et maintenant le cornu Renaissance-Macron donc on arrive au bout d'un cycle et la question c'est est-ce que le quatrième premier ministre en dix mois en dix mois on bat les records de la quatrième publique peut-être un premier ministre de gauche d'une gauche de responsabilité celle je m'excuse qui a déjà à gouverner ce pays oui mais vous parlez monsieur le sénateur d'échecs mais ce sont des échecs politiciens mais ces échecs politiciens cachent une forêt et la forêt c'est quoi ?
c'est l'échec en fait en France et même dans d'autres pays européens l'échec des politiques de gauche pseudo-kenesienne de dépenser à tout va et donc vous dites qu'il faut un premier ministre de gauche à la France mais ces politiques de dépenser à tout voir de relance keynésienne ont les finances publiques
de notre pays alors réponse je vais vous répondre je vais vous répondre charge de la dette en 2012 charge de la dette donc les intérêts payés sur la dette engagée 46 milliards d'euros charge de la dette
en 2017 40 milliards d'euros déficit du pays en 2012 5,3% mais d'accord déficit à la fin du quinquennat Hollande 3% excusez-moi les critiques de mauvaise gestion de la gauche on va pas refaire l'histoire regardons vers l'avenir sondage sondage pardon s'il vous plaît s'il vous plaît s'il vous plaît s'il vous plaît sondage IFOP pour LCI 6 octobre aujourd'hui question aux français Emmanuel Macron doit-il nommer un nouveau premier ministre question réponse société civile venant de la société civile 51% ils veulent plus de politique comment ils veulent plus de politique voilà mais société civile apparemment ça se presse pas au portillon pour l'instant et après c'est intéressant l'ordre des parties données par les sondés le RN très loin devant 43 et ça correspond à ce qu'on a vu sur les sondages de popularité pour la présidentielle le PS il est pas mal situé mais enfin il est quand même déjà très en dessous à 35 le nouveau front populaire à 35 républicain à 31 etc etc renaissance pas très haut tout étant relatif 24 pour vous comment est-ce que vous lisez ça ?
Moi je pense que les français aujourd'hui veulent choisir leur premier ministre j'entends monsieur Cannaire nous expliquer qu'il veut un premier ministre de gauche mais c'est pas du tout le choix des français avec qui va-t-il gouverner pour quelle politique je crois que les français ont compris qu'aujourd'hui le problème de la dette le problème du pouvoir d'achat de la sécurité de l'immigration est une responsabilité partagée par la gauche le centre et la droite ils veulent régler ces problèmes ils le disent dans tous les sondages et dans toutes les élections pour ça il faut leur rendre la parole moi je ne veux pas de tripatouillage entre le PS qui va dire je veux pas les LFI mais alors je veux bien le centre modem je veux pas ça et pour quelle politique parce que si on met des gens autour de la table qui ne sont pas d'accord entre le PS qui va être pris d'une frénésie fiscale et le centre droit qui va dire qu'il ne faut plus d'impôts qu'est-ce qui va se passer quel budget on aura on aura une soupe tiède mais on n'aura pas les réformes dont la France a besoin des réformes structurelles on a parlé du système social on parle des impôts des normes on peut parler de la sécurité bien évidemment du pouvoir d'achat ça demande du courage et pour ça il faut une majorité une majorité d'idées pas une majorité d'intérêts et donc pour avoir une majorité d'idées il faut que les français retournent aux urnes il faut dissoudre sinon on va se retrouver encore avec un gouvernement qui ne pourra pas gouverner avec des égaux qui vont s'affronter et un budget qui n'arrivera pas à régler les problèmes est-ce qu'on a reculé toujours davantage l'accession du RN au pouvoir évidemment c'était déjà le scénario il y a un an rappelez-vous alors le fonds républicain a fonctionné pour le meilleur ou pour le pire chacun est juge mais enfin il a fonctionné est-ce qu'on est en train toujours de reculer cette échéance-là écoutez ce soir Jordan Bardella écoutez il n'y a maintenant plus d'autre choix que de revenir devant les français donc notre position ne va pas varier dans ces prochains jours elle a toujours été la même nous considérons que tout gouvernement aussi macroniste soit-il n'aura aucune légitimité pour agir plus le président de la république patiente plus il prend le risque de laisser la France sans budget et de prolonger l'instabilité donc plutôt nous retournons aux urnes et plutôt nous permettrons aux français de se choisir une majorité plutôt nous pourrons remettre le pays sur le chemin de la stabilité en fait ce sondage que vous venez de mentionner les 43% de français qui souhaitent un premier du rassemblement national la question n'est pas forcément directement facile à poser parce que c'est pas on n'élit pas un premier ministre des élections législatives mais ça dit quelque chose sur l'affaiblissement considérable de la perspective d'un nouveau front républicain en réalité s'il devait y avoir des élections législatives je pense que le front républicain vole en éclats donc le RN gagne le RN gagnerait y compris une majorité alors en fait ça veut dire quoi ça veut dire qu'il y aurait probablement plus de députés du rassemblement national on ne sait pas dans quelle proportion mais en tout cas ça n'est plus du tout la même configuration depuis un an le spectacle qu'ont les français devant eux les incite à penser que ce choix là n'était pas le bon choix mais j'ajoute un point qui me semble très important c'est que aujourd'hui dans la configuration actuelle plus les français assistent à ce à quoi nous assistons depuis 48 heures plus ça les incite à penser que ce choix du refus de l'union des droites dans l'électorat de droite devient une vraie question et en fait le score de 43% qui vous l'avez noté est bien plus élevé que le score d'incension de vote du rassemblement national ça veut dire qu'il y a probablement des électeurs de droite qui ne sont pas rassemblement national qui sont favorables aujourd'hui au fait qu'il y ait une coalition ça veut dire quoi vous avis à tous ça veut dire qu'on est là à J- quelque chose d'une sorte d'union des droites qui petit à petit est en train de se cristalliser on entendra M.
Bellamy un peu plus tard dans l'émission qui est un de ceux qui ont entrouvert certaines portes ce qui est certain par rapport à ce qu'on a connu dans la 5ème république c'est que M.
Mitterrand il a pu gouverner parce qu'il avait une union de la gauche ça s'appelait avant De Gaulle rassemblait le pays autour de lui Poupidou et Giscard le Front National représentait très peu de choses à l'époque et effectivement on a un problème en France c'est que à la fois la gauche ne parvient pas à s'unir et à la fois la droite ne partient pas à s'unir alors que par exemple aux Etats-Unis vous avez les trois droites Soyez clair vous êtes pour l'union entre la droite classique et l'URN Je trouve que ce serait logique même qu'une union de la gauche soit aussi logique pour gouverner il faut bien avoir une majorité Vous êtes d'accord avec ça les autres qui sont d'accord avec ça ?
Vous êtes d'accord ou pas ? Attendez je vais vous répondre mais premier point ça fait 30 ans qu'on abandonne au Rassemblement National tout ce qui fait partie de l'histoire politique même de la gauche c'est-à-dire la nation le drapeau français la laïcité tout et ensuite on s'étonne que le Rassemblement National monte puisqu'on peut dire regardez les Français sont d'extrême droite ils sont pour la laïcité la nation le drapeau déjà première folie
Mais vous ne répondez pas est-ce que quelqu'un sur ce plateau est d'accord avec Bruno Girard ?
Je termine en répondant à votre question ce qu'on va voir s'il y a une dissolution c'est de quel Front National enfin de quel Rassemblement National on parle Vous les connaissez ils sont là ils sont là devant vous vous ne les découvrez pas Je termine on verra de quel Rassemblement National on parle c'est-à-dire est-ce que c'est celui qui veut aller vers une union de la droite qui sera obligatoire parce que s'ils n'ont pas la majorité absolue ils auront besoin des voix de LR et on verra des marchandages ou est-ce que c'est celui qui est prétendument celui de Marine Le Pen ou celui qu'on peut trouver chez un Jean-Philippe Tanguy qui est ce Rassemblement National qui dit nous sommes au-dessus de la droite et de la gauche parce que pardon mais sur le programme en revanche c'est pas clair ça change tellement souvent qu'on ne sait pas lequel des deux Rassemblement National Allez, l'autre hypothèse
c'est que LR je vous laisse toute la parole mais que LR reparte quand même dans ce gouvernement rappelons les épisodes vous êtes avec nous Valérie Boyer merci beaucoup derniers épisodes Bruno Retailleau il l'a dit sur TF1 qui est parti parce qu'on lui aurait caché l'apparition dans le gouvernement de Bruno Le Maire et ensuite épisode suivant Bruno Le Maire qui se retire qui est déjà démissionnaire mais qui se retire de la démission en quelque sorte et qui se sacrifie sur l'autel de l'avenir incertain de ce gouvernement est-ce que ça vous suffit Valérie Boyer ? Est-ce que ce soir vous dites c'est pardonné ?
Écoutez c'est pas une question de personne c'est une question de confiance et je pense que Bruno Retailleau a été très clair sur cette question c'est le premier point le deuxième point qui est le premier d'ailleurs nous avions fait un certain nombre de propositions d'abord pour éloigner les français le plus possible du matraquage fiscal voulu par la gauche et proposé par la gauche depuis depuis que monsieur Béroud est parti ensuite on avait demandé des garanties pour l'immigration pour la sécurité et pour aussi pour le social pour faire en sorte qu'il y ait une allocation sociale unique plafonnée à 70% du SMIC donc on voulait avancer sur un certain nombre de points et ces points-là doivent être mieux précisés parce que là
ça veut dire attendez madame ça veut dire que la rupture n'est pas consommée vous dites ça doit être mieux précisé donc vous allez négocier encore c'est ce qu'on comprend
écoutez nous ce qui nous intéresse c'est qu'il y ait de la stabilité qu'on arrive à avancer et que les français ne soient pas matraqués fiscalement et qu'on avance sur ces questions d'immigration de sécurité et d'équité sociale ça fait partie de nos objectifs et c'est la raison pour laquelle on était d'accord pour participer à ce gouvernement
donc en clair soyons encore plus clairs est-ce que vous pouvez revenir est-ce que tout le monde est-ce que ça peut être embrassons-nous Follville comme dit c'est quoi c'est fait d'eau est-ce qu'on peut y aller c'est-à-dire qu'en réalité après cette crise de ce gouvernement qui a duré 14h et 26 minutes est-ce qu'on peut repartir dans un gouvernement comme si rien ne s'était passé
je pense qu'on ne peut pas dire que rien ne s'est passé parce que ce qui s'est passé est très grave donc le président de la république a un certain nombre de choses en main aujourd'hui pour faire avancer les choses on verra on verra ce qu'il en fera mais moi je crois que l'essentiel pour les français c'est d'arriver à avoir de la stabilité c'est d'arriver à avoir un budget et puis si on y parvient bien et si on n'y parvient pas et bien c'est le retour aux urnes ou peut-être d'autres choses mais qui sont dans la main du président de la république
merci beaucoup Valérie Boyer Laurent Jacobéli vous parliez d'union des droites tout à l'heure d'Arius Rochemin mais moi j'entends madame Boyer dire qu'elle veut plus de sécurité moins d'immigration et moins de taxes mais on va aller travailler avec Emmanuel Macron vous comprenez pourquoi c'est difficile de s'associer à ces gens là parce que la réponse naturelle aurait dû être mais on va travailler avec le rassemblement national mais est-ce que vous voulez mais vous savez nous on a tendu la main au LR qui était présidé à l'époque par Eric Ciotti nous avons signé un accord législatif avec eux donc ce pas là nous l'avons fait qu'est-ce qui s'est passé il y a un certain nombre de carriaristes qui se sont carapatés en Macronie donc c'est quand même compliqué de faire l'union avec des gens qui ne savent même pas où ils habitent est-ce que ce pas est possible j'aimerais vous poser cette question sur ce plateau parce que ça m'a frappé tout à l'heure Renaud Girard qui est très à droite par rapport à plusieurs d'entre vous met les pieds dans le plat il dit oui moi je suis moi je suis pour une union des droites je suis très à droite mais j'admire des sociétés d'accord d'accord Renaud Girard pas besoin de prolonger et on voit sur ce plateau un instant de gêne avec tout le monde quand on sent que c'est un peu tabou c'est tabou ou c'est plus tabou ça qu'il y ait une union des droites que le RN travaille avec les LR mais on veut travailler est-ce que ça non mais les autres vous évidemment non mais attendez moi quand j'étais plus jeune et que je regardais la politique j'étais extrêmement choqué quand je voyais des leaders de gauche parler du peuple de gauche je trouvais ça honteux il y a un seul peuple c'est le peuple français et je pense qu'on doit pas commettre la même erreur aujourd'hui tous les français souffrent on va le droit de travailler avec tout le monde bien évidemment ce sera quand même plus simple de travailler avec des gens de droite qu'avec l'extrême gauche ou une gauche qui travaille avec les filles ça paraît évident Vos avis là-dessus oui ou non est-ce que ça peut être le pas suivant c'est-à-dire que les droites sont en train si tout casse évidemment sinon si le gouvernement se reforme si tout casse Monsieur Rochemin je veux dire le projet d'union des droites c'est une chose il peut y avoir aussi un projet alternatif qui est l'union des gauches des gauches de responsabilité dire nous quand on souhaite travailler avec nos amis de place publique avec les Verts avec le parti communiste avec la convention de Bernard Cazeneuve il y a d'autres solutions que les solutions extrêmes proposées par l'extrême droite pour vous Monsieur le sénateur Gabriel Attal il est de gauche ou pas ?
une petite question comme ça pour vous Monsieur le sénateur Gabriel Attal il est de gauche ou pas dans la définition que vous venez de donner là ?
il a une histoire de gauche personne ne peut le nier il a été membre du parti socialiste et il a été séduit comme beaucoup d'autres moins manifestement ce soir par la Macronie la Macronie c'est une supercherie ça n'existe pas la Macronie Macronie c'est un hyper libéralisme qui est en train d'échouer lamentablement et qui plonge le pays dans le plan économique et politique on va entendre Renaud s'il vous plaît Renaud Girard Renaud Girard on va avancer s'il vous plaît on choisit par défaut Monsieur Macron et vous avez appris à voter pour Monsieur Macron je ne le regrette pas on va entendre quelqu'un qui a été beaucoup cité c'est Ottman Nassrou merci beaucoup il va prendre votre place Pierre Giacometti je vous en prie Monsieur le Ministre rejoignez-nous alors depuis tout à l'heure tout à l'heure Éric Dupond-Moretti vous citait Ottman Nassrou il a dit que c'était pour vous donner plus de place au gouvernement que Bruno Retailleau était allé chez Sébastien Lecornu ensuite je sais que ça vous a fait sourire et ensuite ce soir on voit à quel point les regards se tournent vers vous question très claire puisque je rappelle c'est la mission que le président de la République a donné à Sébastien Lecornu de tenter de renouer les fils est-ce que vous êtes prêts à participer à nouveau à un gouvernement maintenant que la question Bruno Le Maire a été évacuée ?
Non parce que ça n'a jamais été simplement la question d'une personne nous nous sommes toujours prêts à discuter parce que nous ne voulons pas être du côté du problème du blocage du chaos nous voulons être du côté de la solution c'est tout le sens de notre entrée au gouvernement il y a un an mais ça ne peut pas être dans n'importe quelle condition ça ne peut pas être pour faire n'importe quoi qu'est-ce que vous demandez ? Mais une feuille de route claire nous avons eu des semaines de discussion autour d'une feuille de route vous ne l'aviez pas dimanche soir ?
Je suis en train de vous dire que nous nous sommes battus pour sortir du cap qui était celui du prochain gouvernement toutes ces dubies de la gauche avec la hausse des impôts avec la taxe Zuckman avec le retour de l'ISF nous nous sommes battus pour avoir une copie minimale et puis on découvre ensuite un gouvernement qui ne ressemble pas à la configuration politique c'est-à-dire expliquez-nous exactement soyons extrêmement précis puisque ça a explosé ça a explosé dimanche soir qu'est-ce que vous avez découvert quand le secrétaire général de l'Elysée était devant son pupitre que vous ne saviez pas ?
D'abord par rapport ça me permet de répondre à ce que disait Eric Dupond-Moretti sur votre plateau parce qu'il a dit deux mensonges d'abord si je suis taquin je vous dirais qu'il a dit qu'il a été un bon ministre de la justice c'est le premier mensonge ça c'est subjectif ce soir mais ce qui est objectif c'est que ça n'a jamais été pour nous simplement une question de poste ou de nombre le symbole que représentait le retour au gouvernement de Bruno Le Maire bien sûr était une difficulté il incarne je n'ai pas de détestation personnelle pour lui mais la dérive des comptes publics sur laquelle nous avons alerté constamment depuis 2017 et le remettre ici après cette dissolution après la perte de la majorité sortante de l'époque l'échec de la majorité sortante c'était un signal politique qui n'était pas compréhensible et c'était difficile pour nous de nous associer à ce message politique là et donc de la même manière il fallait un gouvernement probablement qui tienne compte d'une réalité politique avec des vraies ruptures avec le sentiment qu'on ne continuait pas comme avant avec le sentiment qu'on ne revenait pas en arrière parce qu'à certains égards on avait l'impression qu'il n'y avait pas eu de dissolution ce n'est pas nous ne demandons pas forcément des places pour les LR mais faire comme si de rien n'était était pour nous une vraie difficulté alors que les vous en avez eu 10 quand même 10 LR et anciens LR pardon la Macronie est pleine d'anciens PS M.
Caller donc ce n'est pas le sujet je ne comprends pas bien je vous conseille Natacha Polony
même si vous nous dites que ce n'est pas le nombre que ce n'est pas Bruno Le Maire que vous ne vouliez pas plus de place pour vous ce que je veux bien entendre mais tout de même vous pouvez aussi entendre que certes il y a un gouvernement mais il y a aussi une assemblée et qu'à l'assemblée il faut les voix du parti socialiste pour que ce gouvernement tienne et que donc il faut que Sébastien Lecornu donne quelques gages aux socialistes sinon vous n'entrez pas au gouvernement parce qu'il n'y a pas de gouvernement du tout donc comment expliquez-vous cette position qui consiste à dire nous voulons à peu près tout notre programme si il n'y est pas nous en allons tout en prétendant avoir voulu être responsable et sans jamais écouter le fait qu'il faut étendre jusqu'aux socialistes qui ont joué exactement le même jeu que vous d'ailleurs donc est-ce qu'il n'y a pas une irresponsabilité collective dans cette affaire-là
mais d'abord c'est la démonstration que nous ne sommes pas simplement accrochés à des postes parce qu'autrement vous l'avez dit vous-même il aurait suffi de tout lâcher au parti socialiste le gouvernement aurait tenu et on se maintiendrait ainsi éternellement il ne demande aucun poste il ne demande aucun poste non mais je parle là de ce que vous demandiez en termes de mesures il demande ma quignot quand même madame Polony vous ne pouvez pas nous demander de cautionner ce que nous pensons être l'inverse de l'intérêt du pays moi je ne cautionnerai jamais nous ne cautionnerons jamais 27 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires nous n'allons pas cautionner la taxe Zuckman qui est la ruine pardon si ça nous coûte notre participation au gouvernement donc voilà je comprends qu'on puisse faire des compromis mais il faut plutôt demander au parti socialiste là aussi d'être un peu au diapason des autres gauches européennes qui sont beaucoup plus réalistes sur le plan économique qui sont beaucoup plus proches de l'intérêt de nos entreprises qui créent l'emploi dans notre pays c'est pour cela que nous ne pouvons pas tout accepter et vous l'avez vu nous avons été au bout de ce qu'on pouvait faire en termes d'efforts nous restons ouverts au dialogue nous ne serons jamais un facteur de désordre mais j'ajoute un dernier point il y a aussi la confiance et cette confiance hier n'était pas au rendez-vous et les rompues avec Sébastien Lecornu hier la confiance n'était pas au rendez-vous et aujourd'hui non mais il n'y a pas de problème de personne nous sommes toujours prêts à discuter mais aujourd'hui les conditions de la confiance clairement ne sont pas réunies oui c'est vrai on va essayer d'en caser une quand même merci non mais je crois qu'aujourd'hui le problème c'est qu'on voit bien ce qui se passe sur ce plateau c'est que deux parties qui font moins de 15% essayent d'expliquer qu'ils sont indispensables au gouvernement monsieur Nassrou nous explique qu'il s'est refait une virginité dans le gouvernement il n'y est pour rien parce qu'il y a deux jours monsieur Bruno Retailleau a fait une crise de nerfs je crois que ce spectacle là les français ne veulent plus le voir ils ne veulent plus le voir l'ensemble de minorités qui décident pour la France ils veulent voir une majorité or une majorité aujourd'hui le seul moyen c'est de changer l'Assemblée nationale et de retourner aux urnes sinon on aura ce débat c'est toi qui prends les postes c'est moi laissez le répondre sur la crise des maires laissez le répondre laissez répondre une majorité si j'ai bien compris la position du Rassemblement national vous vous dites maintenant on va censurer tout le monde quoi qu'il arrive n'importe quel gouvernement et vous prétendez gouverner donc vous votre solution c'est de tout casser de tout bloquer quoi qu'il arrive mais comment vous pouvez vouloir censurer un gouvernement sans savoir ce qu'il veut faire vous avez je n'ai pas interrompu monsieur Jacobélé vous avez censuré le gouvernement le plus à droite depuis 2012 c'était celui de Michel Barnier vous avez censuré et vous n'avez cessé d'entraver l'action du ministre de l'Intérieur le plus à droite aussi depuis 2012 et qui mène la politique de votre point de vue je comprends que ce soit votre fonds de commerce électoral que vous souhaitez préserver mais censurer quoi qu'il arrive tout le temps vous êtes aujourd'hui le meilleur cadeau pour la gauche vous êtes ceux qui font qu'à un moment ou à un autre si on continue comme ça le président de l'Arcédic va se tourner vers la gauche vous voulez vous maintenir au pouvoir sans avoir l'assentiment populaire nous nous faisons tout pour éviter pour éviter l'arrivée au pouvoir de la gauche vous faites tout pour la favoriser c'est ça la réalité du rassemblement national arrivez nous au pouvoir non mais monsieur Jacobélé par le chaos la démocratie c'est pas le chaos vous savez c'est ce que vous faites qui est le chaos s'agripper à des postes alors que les français ne veulent plus de vous si nous nous agrippions à des postes nous n'aurions pas et bien dit ce que nous pensions de ce gouvernement c'est du chantage mais non c'est pas du chantage le chantage encore une fois c'est de dire c'est nous le chaos nous allons censurer quoi qu'il arrive le chantage c'est vous qui le portez et c'est pour cela monsieur Rochemin je veux le dire que l'union des droites dont vous parliez tout à l'heure sur votre plateau elle n'a en réalité aucun sens vous voyez qu'on a d'un côté des gens qui veulent simplement tout censurer quoi qu'il arrive même la droite c'est ce qu'ils font vous voyez d'ailleurs que c'est même aujourd'hui ils vous disent qu'ils ne sont pas de droite moi j'ai bien entendu Marine Le Pen je crois que c'était chez vous d'ailleurs expliquer qu'entre Olivier Faure et Bruno Retailleau elles ne choisissaient pas l'un plutôt que l'autre donc arrêtons toutes ces mascarades le pays a besoin d'un cas politique à droite et nous nous essayons d'aller dans cette direction s'il vous plaît précisez votre pensée puisque c'est ce qui va se passer là et là on regarde vraiment vers l'avenir qui est court c'est l'avenir des 48 prochaines heures donc ça va pas très loin mais enfin Sébastien Legornu prend son bâton de pèlerin il va discuter on a compris vous voulez un rendez-vous bilatéral et que vous ne vous rendrez pas à la réunion demain pourquoi d'abord ?
Non mais nous nous sommes prêts à discuter mais repartir sur une réunion sur ce que le commun il y en a eu beaucoup et après ce qui s'est passé je ne suis pas certain que ce soit la bonne manière d'échanger nous sommes toujours ouverts au dialogue si le Premier ministre nous propose un rendez-vous nous serons là mais voilà mais néanmoins aujourd'hui les choses sont arrivées à un point où ça va être effectivement difficile d'arranger ça Et à l'instant ça tombe il y a quelques secondes accords du Premier ministre des missionnaires M. Lecornu pour cet échange bilatéral donc il vous tend la main à nouveau pour qu'il y ait une réunion qu'est-ce que vous demanderez exactement ?
C'est-à-dire puisque on comprend bien qu'il y a quelque chose que vous voulez demander en plus c'est quoi ? Nous demanderons toujours la même chose un cas politique Mais c'est quoi ? Un programme écrit ?
Mais oui un programme écrit détaillé bien sûr que c'est important nous avons eu des grandes lignes nous voulions rentrer davantage dans le détail encore une fois je ne blâme personne je comprends que ce soit très difficile et on a réussi quand même à faire pencher cette copie à droite et de ce point de vue-là Sébastien Lecornu a fini par concéder beaucoup de choses mais il faut vraiment qu'il y ait une volonté de rupture et un cas politique qu'on peut assumer nous ne participerons pas à n'importe quel gouvernement nous le disons depuis le départ peut-être on ne nous avait pas cru mais notre participation n'est pas automatique c'est tout Ça veut dire et j'ouvre la discussion à nos éditorialistes on comprend bien que là vous voulez un papier le Premier ministre parle d'une plateforme je crois vous voulez un papier de gouvernement comme ça existe dans certaines coalitions en Allemagne ou autre Mais M.
Rochemin il suffit de voir ce que veulent l'écrasante majorité de nos concitoyens une réponse pénale plus ferme la maîtrise réelle des flux migratoires qu'on ait des débats entre nous encore sur le délit de séjour irrégulier alors qu'il va être dans la directive retour qui est prévue dans quelques mois qui sera révisée enfin toute l'Europe est en train de prendre des dispositions et nous sommes les seuls à tergiverser sur des mesures qui sont souhaitées par 75% des Français la baisse de la dépense publique qui est le seul moyen de s'en sortir la baisse de la dépense publique pourquoi est-ce que nous n'arrivons pas à avoir une majorité un cap politique avec la baisse de la dépense publique la revalorisation du travail plutôt que l'assistanat sur toutes ces idées-là pardon vous avez plus de 70% des Français qui veulent cette politique-là allons dans ce sens-là et alors oui nous serons au rendez-vous Patrice moi je vois mal après ce qui s'est passé hier soir et ce qui s'est passé aujourd'hui dans la foulée y compris une réunion chez vous qui d'après les indications qu'on a pu avoir a été assez agitée assez dure si si vous savez dans cette famille politique on a connu bien un peu d'agité que cela donc vous confirmez qu'elle a été difficile bon je les vois mal vous avez avancé des traits convergents je les vois mal revenir avec un nouveau Premier ministre qui serait nommé mercredi, jeudi ou vendredi ça me paraît extrêmement peu probable voilà c'est tout c'est pas la peine de revenir sur tout l'historique on le connaît maintenant voilà vous avez choisi de reprendre votre liberté il y en a d'autres les centristes de l'UDI ont fait la même chose de leur côté ça fait partie de la vie politique mais autant mettre les choses sur la table et le dire et ce qui empêche d'Arius Rovain l'union des droites qui serait normale c'est ce qu'il y a aux Etats-Unis c'est c'est que en fait il y a deux Front National ou Rassemblement National il n'y en a pas qu'un il y en a deux il y en a un qui est très économiquement très à gauche c'est vrai qu'ils ont récupéré les deux tiers des électeurs communistes surtout dans le nord et puis il y en a un autre qui est beaucoup plus libéral comme Marion Maréchal etc.
qui est beaucoup plus libéral au sens économique et donc qui est beaucoup plus sur votre ligne d'économie des dépenses de l'Etat et d'être raisonnable sur l'âge de départ à la retraite etc.
et il faut évidemment garder ce qui a été fait sur l'âge de départ à la retraite et c'est ça le problème politique à droite et le problème politique à gauche monsieur le sénateur socialiste est parti le problème à gauche c'est que les gens de la gauche du gouvernement ils sont ils sont pas capables de se ranger à la réalité économique et d'être et d'être comme monsieur Sanchez en Espagne il est socialiste mais monsieur Sanchez il aurait pas la folie de proposer une taxe sutmane comment sortir de tout ça s'il vous plaît on ne va pas refaire puisqu'il n'est pas là vous nous avez rejoint Robert Ménard bonsoir bonsoir votre avis sur les derniers développements l'accélération incroyable c'est à dire je rappelle un gouvernement qui a duré 14h et 26 minutes Bruno Le Maire qui a été quelques heures ministre des missionnaires des armées puis cet après-midi il a fini par démissionner Bruno Retailleau qui en a fait la raison de sa colère qui affirme que le choix lui a été caché et maintenant Sébastien Lecornu qui repart à l'aventure pour tenter de voilà quelle est selon vous la conclusion logique de tout ça
d'abord que c'est formidable pour vous Darius pour les émissions politiques vous ne pouviez pas espérer un feuilleton avec autant de rebondissements que celui-là plus sérieusement qu'est-ce que ça dit ça dit d'abord qu'il y a aujourd'hui je crois que personne ne le mesure en tout cas pas le chef de l'état il y a une détestation le concernant qui fait que tout ce qui tourne autour de lui ne marche pas les gens les gens ils pourraient proposer n'importe quoi je ne sais pas il n'a qu'à rajouter huit jours fériés il en restera toujours
aussi détesté par les gens donc ça c'est la première le premier élément qui me semble sortir de cette affaire là
avec la nécessité pour lui de partir il faut qu'il parte il n'y a rien d'autre à faire la deuxième chose je rebondis Darius sur votre sondage de tout à l'heure
qu'est-ce que vous constatez quand les gens disent on aimerait quelqu'un de la société civile c'est qu'il y a une deuxième détestation en France c'est celle des partis politiques c'est aujourd'hui il y en a un ras-le-bol des partis politiques quel qu'il soit votre sondage le dit bien le troisième point
c'est que là j'entendais à la fois monsieur Jacobelli et monsieur Nassrou et je les connais tous les deux je veux dire l'union des droites c'est pas prêt de se faire avec l'un et l'autre quand même or aujourd'hui ce qu'on peut constater c'est qu'il y a une sensibilité des français à droite la France elle n'a jamais été aussi à droite et en même temps on a deux parties de droite qui l'un et l'autre ils disent oui mais moi je suis pour l'autre l'un et l'autre ne veulent pas entendre parler d'une union des droites et puis dernier point tout ça c'est des problèmes de personnel il faudrait peut-être de personnel politique il faudrait peut-être se poser une question toute bête c'est qu'est-ce qu'il faut faire et qui est capable de faire ça parce qu'aujourd'hui être dans l'opposition
à monsieur Macron et je pense que monsieur Macron doit partir c'est facile tu peux promettre tout ce que tu veux tu peux promettre tout ce que tu veux puisque t'es pas aux manettes mais Robert Ménard pardon pourquoi devrait-il partir Emmanuel Macron a été élu il a été élu c'est la démocratie qui veut ça il a été élu d'une majorité française en 2022 il est là jusqu'à son terme en 2027 pourquoi lui devrait-il partir
parce qu'il a fait une énorme connerie qui s'appelle la dissolution pardon dans la vie quand tu fais une connerie tu le payes un jour ou l'autre et il a fait une énorme connerie toutes les situations toutes ces au-delà des problèmes de fond de la France toutes les complications aujourd'hui on les lui doit je veux dire c'est pas la faute de monsieur Lecornu enfin si vous allez lui reprocher monsieur Lecornu ce serait lui ou un autre ça aurait été le même échec c'est même pas la faute de monsieur Le Maire monsieur Le Maire oui il est responsable et je suis d'accord avec ça au moins co-responsable des quoi 1000 milliards de dettes supplémentaires mais enfin on est bien allé le chercher il s'est pas imposé non c'est pas évidemment pas la faute de Bruno Rotailleux que dans cette histoire juste on a pris pour un imbécile parce que quand on vous dit ah oui tu vas être dans un gouvernement mais on te dit pas que monsieur Le Maire et monsieur Liscure sont là c'est vraiment te prendre pour un demeuré quand même pardon la faute c'est le chef de l'état il faut qu'il en tire les conséquences aujourd'hui on a même pas besoin d'une dissolution on a besoin qu'il parte le problème c'est que moi je suis pas la France insoumise je vais pas aller prendre d'assaut ou demander à qui que ce soit d'aller prendre d'assaut l'Elysée je ne suis pas qu'une destitution soit possible et souhaitable on peut juste je peux comme vous tous autour de cette table simplement
faire appel au bon sens du chef de l'état Robert Ménard réaction sur ce plateau Robert restez s'il vous plaît un instant j'aimerais vos réactions sur ce plateau quand Robert Ménard dit alors lui il va jusqu'au bout mais que toute la pression sera maintenant tôt ou tard plutôt tôt que tard sur le président de la République est-ce que vous partagez ça ?
que tout est effondré autour et que petit à petit ça s'est abîmé j'avais au mois de décembre dernier écrit un édito pour dire que si on voulait sortir de cette crise et ça aurait disons un certain sens de l'état il faudrait qu'Emmanuel Macron annonce qu'il va démissionner dans un an pour laisser le temps d'une véritable campagne présidentielle que tous les sujets soient tranchés j'ai écrit ça il y a bientôt un an
vous imaginez son affaiblissement quelqu'un qui dit je pars un an avant
justement il est affaibli déjà donc la question c'est comment il fait preuve d'un peu de hauteur pour essayer de sortir le pays de la nas en provoquant un débat de fond sur les sujets essentiels
hautement de la trou là-dessus est-ce que vous considérez qu'à la fin la clé de voûte qu'est Emmanuel Macron est concernée ?
en tout cas il a une responsabilité moi j'entends les commentaires les analyses qui pensent que ça passe par le scénario qui est décrit moi je n'ai pas cette responsabilité là de dire au président de la République qu'il doit démissionner pour une raison simple c'est que nous croyons la stabilité des institutions je ne peux pas vous dire d'un côté que je ne veux pas le désordre et ensuite créer un précédent qui viendrait forcer un président de la République à écourter son mandat s'il le fait c'est son choix mais ce n'est pas à nous parti de gouvernement d'appeler à sa démission nous ne le ferons pas et avec Bruno Retaille on a choisi dès le départ encore une fois d'essayer de régler le problème plutôt que d'aggraver la crise donc moi ce que j'espère encore une fois c'est qu'on ait un budget responsable et un cap politique à droite pour essayer de gagner un peu de temps votre conviction à vous très profonde et personnelle vous êtes un retailliste vous êtes un retailliste on peut vous désigner comme ça je suis très proche de Bruno Retailleau le retaillisme est là est-ce que vous estimez qu'il a fait son temps au gouvernement et il s'est passé quelque chose disons les choses il y a une année quand vous alliez dans la rue peu de gens connaissaient Bruno Retailleau il a pris une dimension nationale incontestable en quelque sorte il a capitalisé et que maintenant il n'y a pas de raison qu'il revienne ou il y a une raison qu'il revienne au gouvernement profonde politique personnelle mais il a toujours votre avis à vous mais je vous donne mon avis c'est qu'il doit rester au gouvernement tant qu'il est utile tant que cela fait du sens tant que les conditions sont réunies hier elles ne l'étaient pas est-ce qu'elles le seront à nouveau demain je ne sais pas vous le dire mais hier les conditions n'étaient pas réunies pour continuer comme si mais est-ce que vous avez envie qu'il revienne mais je savais je n'ai envie de rien moi j'ai envie que mais le sujet c'est pas d'avoir envie mais envie politiquement est-ce qu'il serait bon pour la France à votre sens qu'il revienne au gouvernement maintenant je préfère avoir au ministère de l'Intérieur Bruno Retailleau que quelqu'un de gauche que demain un élu de la France Insoumise dans le cadre du nouveau Front Populaire oui si c'est votre question je pense qu'en un an il a obtenu des résultats que personne d'autre n'aurait obtenu sans majorité et ces résultats d'ailleurs nous ne les avons pas suffisamment valorisés mais il reste tellement à faire aurait-il demain les moyens d'aller plus loin je ne le sais pas alors donc
je ne le sais pas je ne le sais pas je ne le sais pas je ne le sais pas