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interviewBFM TV (sur YouTube)· 21 septembre 2023 20 min

Face-à-Face : Aurore Bergé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] BFM TV face à face Apolline de Malherbe il est 832 sur RMC et BFM TV bonjour Aurore berger vous êtes la ministre des solidarités et des familles merci d'avoir choisi RMC BFM TV pour venir réagir ce scandale dont on parle depuis 24 heures le scandale des crèches privées on aurait pu en parler plutôt il y a d'autres enquêtes qui avaient déjà été menées on y reviendra mais là c'est deux livres chocs qui sortent en même temps l'un qui s'appelle le prix du berceau ce que la privatisation des crèches fait aux enfants et l'autre qui s'appelle BB business on a bien compris crèche privée l'enquête inédite c'est enquêtes elles montrent un système qui quasiment de manière structurelle entraîne un certain nombre de mauvais traitements des enfants de rationnement même parfois de nombreux témoignages aussi qui nous arrivent notamment depuis hier ce matin sur RMC j'avais Samira qui m'a appelé il était 6h40 elle m'appelait pour me raconter ce qu'elle avait découvert ce que sa famille avait découvert dans la crèche de son petit-fils dans la vie à écouter tous les bébés étaient en pleurs depuis midi et quart aucun goûter rien ils n'ont pas changé les couches il s'est retrouvé avec une couche remplie d'excréments mon petit-fils en crise de l'âme tous les enfants étaient en crise de larmes ma fille a filmé c'était un crève-cœur quand j'ai vu la vidéo est-ce que l'État a abandonné les enfants au privé alors si vous permettez je voulais prendre le temps de reposer quelques quelques éléments d'abord je pense que pendant des années ce qui se passait dans les crèches c'est intéressant ce qui se passait pour nos enfants de 0 à 3 ans c'est intéressant grand monde il a fallu Boris cyruni qu'il a fallu qu'on s'intéresse aux 1000 premiers jours de la vie de l'enfant pour se dire que leur vie elles connaissait elle commençait peut-être avant qu'ils aient un cartable sur le dos et avant qu'ils entraînent à l'école ça c'était quand même un peu le point de départ collectif qui a été le nôtre et donc il y a eu concrètement qu'est-ce qui se passe à partir du moment où nos enfants ne sont pas chez nous à partir de nous du moment où nos enfants on doit les faire garder parce que les familles font des choix et qu'elles font aussi souvent ce qu'elles peuvent et parfois ces enfants gardaient à domicile souvent des enfants gardés par des assistantes maternelles c'est le premier mode de garde après les grands-parents et puis après les enfants qui sont gardés dans des crèches et là en général les parents ils font pas vraiment un choix j'ai envie de dire il y a quand même une chose qui a changé Aurore berger et ça il faut le dire c'est que moi je veux bien qu'on se soit tout d'un coup intéressé et comme si avant il a dit bah finalement on n'a pas le temps on n'a pas les moyens donc on va déléguer ça au privé c'est un peu plus complexe que c'est vous le savez bien déjà aujourd'hui il y a 20 % de crèche qui sont des crèches privées donc on peut pas dire que tout d'un coup il y a eu non augmente du nombre de places de berceaux mais c'est 90% des nouvelles classes c'est à dire qu'aujourd'hui de manière très puissante sont privées toutes les nouvelles crèches sont privées les tables ne font plus alors attendez déjà c'est pas l'état en général qui a fait des crèches sur les municipalités qui faisaient des collectivités pour les collectivités locales qui faisaient les crèches les collectivités locales qui aujourd'hui continue d'en faire ou qui font un autre choix qui est de dire on va déléguer on fait des délégations de services publics et donc on choisit des opérateurs et là elles ont le choix elles peuvent faire appel au secteur associatif sans que la Croix Rouge au Père des crèches dans notre pays elles peuvent faire appel aux usages par exemple pour le faire elles peuvent le garder en gestation directe ou elles peuvent faire appel à des crèches privées la question transpose à partir du moment où on voit qu'il y a un modèle qui est beaucoup plus éclaté qu'avant où on a en effet du privé du privé lucratif notamment qui s'est intéressé à ce business aussi que sont celui des crèches la question qui doit se poser elle est double elle est la question du contrôle concrètement qui contrôle comment on contrôle est-ce qu'on contrôle la C à la fois sur place dans les établissements à la fois dans les grands groupes privés et c'est là dessus qu'il faut changer la donne et la question des professionnels de ces crèches qui aujourd'hui ne sont pas assez nombreuses et si elles ne sont pas assez nombreuses c'est parce qu'elles ne sont pas assez rémunérées pas assez valorisées pas assez reconnu pas assez format alors on va revenir très précisément sur les moyens que vous allez mettre pour qu'il y ait davantage de contrôle pour qu'il y ait un effet peut-être davantage de personnel de nombre de personnes aux enfants mais vous l'avez dit le privé abusent lucratif a compris qu'il y avait là un business pardon mais est-ce que la responsabilité encore une fois c'est pas que l'État à un moment c'est désintéressé de secteur qui est un secteur de de service public et qu'il a délégué à des entreprises privées dont le but vous l'avez vous même dit est de fortes et du business ce sont des entreprises dans lesquelles des fonds d'investissement sont rentrés peut-on peut-on confier les plus vulnérables de ce pays et c'est exactement la même question qu'on se posait face au scandale d'orpa et des personnes âgées dans les maisons de retraite abusent lucratif est-ce possible est-ce que le modèle n'est pas un modèle qui entraîne mécaniquement ses dérives c'est possible si et seulement si on met des garde-fous c'est ça la vérité la vérité c'est que la question elle n'est pas juste le modèle économique quand on a lancé une grande inspection de legaces l'idéal c'est l'Inspection générale des affaires sociales on a eu il y a un an le décès d'une petite fille dans une crèche qui a je pense bouleversé toute la France c'était à Lyon c'était à Lyon c'était en juin dernier une petite fille qui a été qui a été tuée voilà ce qu'il faut dire donc il y a eu une instruction tomber sur une bouteille détergent je dis les mots voilà elle a été elle a été tué et donc il y a une inspection de ligase qui a été lancée c'est à dire que l'État a lancé une inspection pendant des mois c'est 45000 témoignages qui ont été recueillis bien plus que pour tous les livres qui vont s'additionner ces rapports ils ont été rendus publics ils ont démontré qu'il pouvait y avoir des cas de maltraitance quelle que soit les modèles économiques des crèches quel que soit les types de gestionnaire et que la première en vérité des maltraitances c'était la question de la pénurie de professionnelle et c'est ce que les professionnels elles-mêmes je mets au féminin parce que c'est massivement des femmes elle-même nous disent c'est qu'elles ont peur de devenir maltraitantes parce qu'elles n'ont pas suffisamment de temps auprès de nos tout-petits auprès de nos enfants et donc le premier enjeu qui est le mien c'est comment on fait pour recruter des professionnels qui soient qualifiés qui soient formés qui soit accompagnée et donc comment on fait pour les revaloriser et la question des contrôles je veux juste dire un mot sur les contrôles il y a deux types de contrôle et les contrôles qu'on doit faire directement sur place dans les établissements les PMI les protections maternelles infantile qui sont responsabilité de ces contrôler eux-mêmes disent qu'ils n'ont pas suffisamment d'agents formés pour faire ces contrôles les départements mettent des moyens ces départements qui contrôlent les PMI qui mettent les moyens moi ce que je veux c'est pas qu'on se renvoie les balles et les responsabilités c'est qu'on travaille main dans la main avec les départements pour se dire comment on fait mieux comment on a un système d'alerte un système d'alerte national comment les professionnels elles-mêmes peuvent nous alerter si elles voient des pratiques qui ne correspondent pas à la norme à la qualité qu'on doit avoir pour l'accueil et la protection de nos enfants les parents c'est-à-dire que Aurore berger vous le disiez il y a eu ce rapport de ligase pardon mais enfin le rapport de Liga d'avril qu'est-ce qu'il dit ce rapport de Liga ce qui est donc l'Inspection générale des affaires sociales c'est pas des journalistes qui ont bien sûr c'est amené cette enquête de manière systématique dans tous les départements de France il fait état je cite de témoignages d'enfants à qui on ne donne pas à boire comme ça on change moins les couches qu'on laisse trop longtemps dans leur couche souillées que l'on humilie que l'on insulte en disant tu swing pour rien tu sens mauvais que l'on force à manger ou même que l'on maltraite physiquement leur tirant les cheveux ou en les attachant à un radiateur ça c'est le rapport que vous avez reçu noir sur blanc en avril dernier qu'est-ce qui a changé depuis avril qu'est-ce qui a changé 1 la question des contrôles de manière à ce que les contrôles soient beaucoup plus systématiques directement dans les crèches dans les établissements et quand je parle de contrôle ça veut dire des contrôles sur place et des contrôles inopinés on prévient pas évidemment qu'on va arriver avec ces contrôles sont réalisés ce qui va changer c'est un système d'alerte beaucoup plus systématique encore une fois pour que les parents puissent alerter pour que les professionnels elles-mêmes puissent alerter ce qui va changer c'est aussi la loi parce qu'en vérité on n'avait pas le droit l'État n'avait pas le droit d'aller contrôler les grands groupes privés en gros j'avais pas le droit d'aller au siège des grands groupes privés pour dire maintenant je veux tous les documents je veux les contrats de travail je veux avoir accès on va changer la loi si les parlementaires en décide dès le mois de septembre sur ce sujet là de manière à ce qu'on puisse envoyer toutes les inspections nécessaires directement au siège de ces grands groupes privés donc ça veut dire encore une fois ce sont principalement privés qui sont les opérateurs de ces si vous avez à la fois des contrôles sur place si vous instaurez cette culture du contrôle qui était pas la norme avant pour voir concrètement ce qui se passe dans ces établissements les établissements qui sont il faut quand même bien dire quand moi c'est mon cas quand vous déposez votre enfant à la crèche le matin vous allez pas nombreux à nous écouter ce matin il est 8h40 évidemment à s'apprêter ou alors à avoir déjà posé leur enfant quand vous êtes un parent qui dépose son enfant à la crèche faut-il avoir confiance il doit avoir confiance non mais ils doivent moi je veux bien mais moi je leur dis ça je leur dis parler aux professionnels parce que quand vous déposez votre enfant à la crèche quand vous allez rechercher votre enfant à la crèche vous n'êtes pas à la porte de la crèche vous entrez dans la section des petits des moyens des grands vous voyez votre enfant vous échangez avec le professionnel vous dites le matin quand vous arrivez comment votre enfant a dormi à quelle heure il a mangé quand vous le récupérez le soir vous posez des questions professionnelles vous voyez ce qui se passe et donc on doit avoir ce dialogue beaucoup plus poussé entre les parents et entre les professionnels et instaurer cette culture qui a une culture du contrôle qui doit être nouvelle c'est pas notre problème c'est à vous les parents de faire votre boulot ce que aujourd'hui c'est que c'est notre responsabilité qui est des contrôles ce que je dis c'est qu'on va le faire main dans la main avec les départements pour garantir que ces contrôles existent pour garantir que ces systèmes d'alerte existent ce que je dis aussi c'est que contrairement aux EHPAD ou les familles rentrer rarement tous les jours et deux fois par jour on doit une question crèche on voit les professeurs et ce que je dis enfin c'est que pour la première fois on va pouvoir contrôler parce qu'on change la loi parce qu'on change la loi les grands groupes privés directement sur leur pratique mais là ça doit être du nombre de thématiques qui peuvent faire ces contrôles Liga estime qu'il n'y a pas suffisamment de personnes sur le territoire pour faire ses contrôles déjà dans les crèches et vous vous allez rajouter un autre échelon de contrôle c'est très bien qui est le siège de ces entreprises mais sauf que vous allez si vous rajoutez pas plus d'agents qui sont en mesure de passer de manière massive on a augmenté de manière massive au niveau de l'État les personnes qui sont habilitées à réaliser des combles bah là on augmente encore les effectifs de plus de 120 personnes qui permettent de se déployer dans les différents départements et les départements eux-mêmes se sont engagés évidemment à augmenter leurs effectifs pour réaliser des contrôles donc là chaque département va pouvoir le faire et doit pouvoir le faire l'autre question c'est le nombre d'adultes par enfant ça cette règle elle est fixée par l'État elle est fixée par le l'administration la règle aujourd'hui c'est un adulte pour 6 enfants on a une ombre témoignages je le disais et notamment Pia qui est une directrice de crèche qui aime son boulot qui dit ça reste un métier de passion et qui dit d'ailleurs que tous ceux qui le font le font avec beaucoup de dévotion de dévouement ils y passent beaucoup de temps et avec beaucoup de passion elle dit le problème c'est qu'on est épuisé on était épuisé parce qu'on n'est pas suffisamment nombreux et elle m'a demandé de vous poser la question est-ce qu'il ne faut pas augmenter ce chiffre c'est vous qui donnez cette règle aux entreprises est-ce qu'il ne faut pas plus que un adulte pour 6 enfants elle a raison et c'est ce qu'on va faire je veux qu'on passe un taux d'encadrement de 1% c'est ça notre objectif de 1 pour 5 vous allez changer la règle et changer la règle ils vont devoir s'adapter elles vont devoir s'adapter je suis consciente aussi que vous pourrez pas demander au crèche privé en les 48 heures de passer de 1 pour 6 à 1%. mais ce que je dis aussi au groupe privé c'est que la première des mesures à prendre pour faire en sorte qu'il y a un taux d'encadrement qui soit supérieur qu'il y ait plus de professionnels c'est que ces métiers doivent être plus attractifs je leur demande de réfléchir à l'organisation de leur temps de travail on peut en crèche avoir des modèles qui sont plus innovants ou les personnes vont travailler sur des semaines de trois jours ou des semaines de quatre jours parce que ce sont des métiers qui sont des métiers difficiles qui sont des métiers pénibles je leur demande de revaloriser leur personnel au 1er janvier 2024 l'état mon gouvernement met 200 millions d'euros sur la table chaque année chaque année on va mettre 200 millions d'euros sur la table pour revaloriser les personnes mais je ne mettrai pas et je ne donnerai pas un euro de cet argent au groupe privé c'est dans le même temps ils ont pas des conventions collectives qui sont enfin au niveau vis-à-vis des personnels si dans le même temps il y a pas des engagement très clair sur la qualité d'accueil par contre on a déjà des grands des groupes notamment associatifs où on sait que les choses se passent très bien eux dès le premier janvier 2024 la petite diversisé peut-être le but non lucratif est-ce qu'il y a pas quand même et je reviens un problème de modèle il y a eu le scandale hors pa il y a le scandale des crèches privées ce sont quatre groupes on disait 4 principales entreprises qui font à elle seule 1,1 à 1,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an est-ce qu'il n'y a pas un problème de modèle est-ce que vous vous êtes pas posé la question peut-être de nationaliser le service de la petite enfance bien sûr que si je me suis posé la question je me suis posé la question quand je lis le rapport de Ligue 1 je me pose la question quand je vois les témoignages de est-ce que le modèle économique par lui-même en vérité définit ou pas la manière avec laquelle ensuite on travaille sauf que à la fin ce sont des professionnels qui s'engagent ce sont des femmes qui s'engagent qui ont été formées qui sont des auxiliaires de puériculture et qui s'engagent quel que soit le type de crèche et qui s'engage avec la même dévotion avec le même dévouement avec avec la même vocation et qui n'ont aucune envie c'est de s'occuper de nos tout-petits et qu'elles le fasse encore une fois dans une crèche privée dans une crèche publique dans une crèche associative on peut pas remettre en cause l'engagement qui est celui des professionnels par contre nous ce qu'on doit garantir c'est garantir la sécurité de nos enfants quel que soit le mode de garde c'est garantir la qualité d'accueil de nos enfants et leur épanouissement leur sécurité affective quelle que soit le mode de garde et c'est garantir le bien-être au travail de ces professionnels qui font un travail extraordinairement exigeant et difficile quel que soit encore une fois le mode de garde et quel que soit le modèle économique d'où les contrôles qui vont être faits et d'où le fait je le redis que quand on met 200 millions d'euros sur la table il y aura pas un euro pour des groupes privés s'ils ne se mettent pas au niveau on l'a vu avec des dizaines de services d'urgence qui ont dû fermer cet été je rappelais qu'il y a eu le scandale des personnes âgées est-ce que aujourd'hui il y a pas un problème tout simplement d'effondrement de notre service public non parce que à la fin vous avez un état qui s'engage qu'est-ce qui se c'est à dire que nous on a à la fois des moyens qui sont déployés qui sont déployés par les CAF notamment pour faire en sorte que ce qui reste à payer chaque mois aux parents soit le plus raisonnable possible parce que les parents encore une fois ils font ce qu'ils peuvent les parents ils vont travailler le matin et doivent pouvoir juste être sereins à partir du moment où ils ont déposé leur enfant que ce soit auprès d'une assistante maternelle que ce soit en crèche que ce soit en laissant à domicile et donc il faut accompagner les parents donc en vérité on met énormément d'argent public pour garantir l'accueil de nos enfants et le mode de garde de nos enfants mais c'est précisément la nécessité encore et pour que tous ceux qui nous écoutent des engagements ou bien c'est que au fond c'est un véritable partenariat entre les aides publiques et ces entreprises privées c'est exactement comme pour européen c'est-à-dire que le personnel il est majoritairement payé par les aides par les le budget que l'État ces entreprises privées c'est ce modèle qui est quand même voilà ces entreprises privées elles sont une partie de leur frais de fonctionnement sont couverts en réalité par vous parlait parce qu'on aide les familles parce que qu'est-ce que vous voulez que je dise moi ce matin je vais dire à toutes les familles qui nous regardent qui en général encore une fois on fait ce qu'elles ont pu avec ce qu'elles ont trouvé à proximité de chez elle que ce soit une crèche privée une crèche associative une crèche-lui que en fait vous avez pas eu d'autre choix que de mettre votre enfant dans la crèche qui est à proximité de chez vous et du jour au lendemain l'État va plus vous aider et donc ça va vous coûter plus cher et donc si ça se trouve vous serez plus en capacité de faire garder votre enfant alors que dans la majorité des cas et heureusement les choses se passent bien moi ce qui m'emporte c'est c'est le service qui est rendu à nos enfants c'est le service qui est rendu à nos familles je peux pas dire que l'État va se désengager parce que le modèle économique ce serait pas le vous réengagiez et je vous pose à nouveau la question c'est crèches privées représente 90% des nouvelles places en crèche qui sont créées depuis plusieurs années est-ce que vous ne voulez pas changer ce ratio et demander aux collectivités de privilégier un retour à un modèle de crèche publique pour toutes les ouvertures de crèches je crois et j'espère aussi que à la fois le rapport de ligase que peut-être les alertes les livres vont à la fois changer durablement les pratiques de ces grands groupes privés pour garantir d'abord la qualité le bien-être et de nos enfants et des professionnels mais ces auteurs ils parlent d'enfants comme de chiffre dans un tableau excel avec vraiment combien chaque enfant rapporte notre responsable de repas par enfant c'est-à-dire que au lieu de commander un peu plus de repas qu'il n'y a d'enfants c'est exactement l'inverse moins de repas qu'il n'y a d'enfants donc c'est des enfants qui rentrent chez eux et qui sont affamés c'est des enfants qui parfois ne boivent pas attendez déjà un moi je veux pas que des spectateurs éditeurs qui nous écoutent se disent en écoutant cette émission que dans toutes les crèches de notre pays ça se passe comme ça c'est pas vrai c'est pas vrai dans toutes les crèches de notre pays on a d'abord des professionnels qui s'engagent qui sont pas assez d'ailleurs je précise et on va les revaloriser deux livres disent tout le bien professionnel vous voyez bien vous voyez bien que c'est à la fin on donne le sentiment que partout il y a de la la traitance qu'on fait souffrir nos enfants vous imaginez bien que si on avait la moindre suspicion si les départements ont la moindre suspicion sur un établissement évidemment que cette établissement doit être fermé et immédiatement si les établissements ne respectent pas le taux d'encadrement tel qu'il est demandé ces établissements doivent être immédiatement fermés et donc encore une fois on va renforcer ses contrôles à la fois sur place et on va renforcer les contrôles sur les grands groupes privés et on va accepter de mettre plus de moyens à partir du moment où ils seront mis au niveau je ne veux pas qu'on donne le sentiment que ces professionnels seraient les professionnels maltraitantes aujourd'hui on en manque de ces professionnels vous imaginez aussi et ça c'est aussi [Musique] de leur dire quand même tout tout l'engagement qui est le leur et de le reconnaître et de les en remercier et vous avez précisé Aurore berger c'est très important vous allez changer le nombre d'adultes par enfant avec l'objectif d'atteindre le nombre de 1 adultes pour 5 enfants je voudrais qu'on parle aussi des Restos du cœur c'est la question des associations vous êtes ministre des Solidarités précisément autour de ce mode solidarité il y a un débat gauche droite notamment autour de la question du don de 10 millions d'euros qui a été fait par le groupe LVMH pour les restos du cœur vous diriez solidarité ou vous diriez que c'est de la charité sachant que la charité elle est fine notamment dit on en veut pas en fait je crois que il y a qu'en France que ce bébé existe il y a qu'en France ou quand vous avez une grande entreprise qui fait un chèque de 10 millions d'euros au lieu de dire merci on préfère l'engueuler je crois pas que un grand groupe comme LVMH au regard aussi d'ailleurs des produits qui sont ceux commercialisent cette marque voit son chiffre d'affaires augmenter demain parce qu'il a fait un chèque de 10 millions d'euros sans demander des fiscalisation par ailleurs ils ont fait un chèque de 10 millions d'euros parce qu'on a une situation exceptionnelle qui justifie que tout le monde contribue qui justifie que l'État face à part 156 millions d'euros sur l'aide alimentaire parce que c'est une urgence pour garantir aux 4 millions de Français qui malheureusement aujourd'hui ont besoin d'aide alimentaire de pouvoir y recourir mais qui justifie aussi c'était le sens de l'appel que j'ai lancé que des grand qui réussissent en France grâce à la France et bien aussi contribue à cet effort national et je crois que c'est important qu'elles aient répondu total y a répondu et grandes banques comme le Crédit Mutuel ou la BNP ont répondu et surtout des milliers de petits donateurs qui ont répondu et tant mieux en vérité une semaine après cet appel ce SOS du patron des Restos du cœur le compte y est globalement est-ce que les caisses ont été renfloués par tous ces dons ce qu'on a dit au président des Restos du coeur comme ce qu'on a dit à tous les responsables de toutes les associations de l'aide alimentaire c'est qu'on se reparlait fin septembre et qu'on garantirait quoi qu'il arrive que leur budget soit bouclé il aura pas un euro qui manquera au resto du coeur à la fin du mois de septembre et donc l'engagement qu'on a pris c'est de regarder précisément à la fois en fonction des dons et si jamais on venait à manquer alors évidemment les tasses au rendez-vous merci Aurore berger d'avoir répondu à mes questions ce matin vous êtes là ministre des Solidarités et des familles il est 8h52 sur RMC BFM TV

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