Nicolas Sarkozy, l’histoire d’un journal - C à Vous l’intégrale - 08/12/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Ce rapport s'appelle 'Comptes publics: en finir avec le n'importe quoi (qu'il en coûte)'. Vous êtes ancien conseiller économique de F.Mitterrand. Vous nous dites que face à la dette publique, tout le monde va devoir payer.
- 3:00OuverteRéponse directe
Tout le monde va devoir payer. C'est ce que vous proposez. Vous proposez de réduire cette dette, d'en reprendre le contrôle en augmentant la TVA et la CSG, 2 impôts qui concernent de façon égalitaire tous les Français.
- 5:00OuverteRéponse directe
E.Macron a raison de la jouer comme D.Trump?
- 7:00OuverteRéponse directe
Que dites-vous à ces retraités?
- 9:00OuverteRéponse directe
Vous ciblez l'abondante épargne des retraités qui, pour certains, modestement, mettent de l'argent de côté et ne s'en cachent pas.
- 11:00OuverteRéponse directe
Vous le trouvez aussi inattendu que réussi, ce livre?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00P.CohenChiffre
« La dette publique qui est entretenue par un déficit persistant depuis 50 ans. Elle a atteint plus de 115 % du PIB. »
- 4:00G.HannezoChiffre
« Il faut reprendre 3 % du PIB, 100 à 120 milliards. »
- 6:00G.HannezoChiffre
« Pour l'instant, on fait 6 % de déficit. »
- 8:00G.HannezoChiffre
« La Suède a 25 % de TVA. Le Danemark a 25 % de TVA. La Finlande a 24 % de TVA. »
- 10:00G.HannezoChiffre
« Le taux d'épargne était à 14 % stable sur 30 ans. A la période du covid, il est monté. Maintenant, il est monté à 18,5 %. »
- 12:00E.MacronFait
« On sait qu'il y a un avantage technologique chinois. On veut encourager ces transferts. »
- 14:00T.BretonChiffre
« Pour nous, c'est de l'ordre de 7 ou 8 % si on veut exporter en Chine. La Chine, c'est 2 % si elle veut exporter en Europe. »
- 16:00L.VigogneFait
« Il fait le jeu, dans ce livre, de la transparence absolue. »
- 18:00L.VigogneFait
« Il a une vie à 100 000 lieues de ça. »
- 20:00L.VigogneFait
« Il dit, quand il évoque sa sortie, que le système carcéral est fait pour que vous vous sentiez coupable. »
- 22:00L.VigogneFait
« Il a échappé à l'île du Diable, en lointaine Guyane. »
- 24:00L.VigogneFait
« Il s'en prend très vivement à Mediapart. »
- 26:00L.VigogneFait
« Il y a eu la dissolution, que N.Sarkozy n'a pas comprise, qu'il qualifie de caprice dans son livre. »
- 28:00L.VigogneFait
« Il dit avoir été touché des réactions qu'elle a eues au lendemain de sa détention. »
- 30:00L.VigogneFait
« Il prend acte que LR ne sont plus qu'une force d'appoint, qu'ils ne peuvent plus gagner tout seuls. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver pour toute l'actualité de ce lundi 8 décembre avec toute l'équipe. A la une ce soir, un rapport qui ne va pas plaire à tout le monde. - P.Cohen: Il est question d'en finir avec le "n'importe, quoi qu'il en coûte".
C'est un rapport de Terra Nova, le think tank, signé G.Hannezo sur la nécessaire correction de nos finances publiques. La France risque de perdre le contrôle de sa dette s'il n'y a pas des mesures larges et vigoureuses, d'une ampleur assez conséquente. - A.-E.Lemoine: Ce rapport s'appelle "Comptes publics: en finir avec le n'importe quoi (qu'il en coûte)".
G.Hannezo, bonsoir. Vous êtes ancien conseiller économique de F.Mitterrand.
Vous nous dites que face à la dette publique, tout le monde va devoir payer. Vous incitez les politiques à prendre leurs responsabilités face aux Français, quitte à prendre des mesures impopulaires. On va les détailler dans un instant.
E.Macron veut taxer la Chine. - E.Tran Nguyen: Il souffle le chaud et le froid.
Ensuite, il était en opération séduction. A son retour, il durcit le ton. - A.-E.Lemoine: "Journal d'un prisonnier" ne sort que mercredi, mais tous les journalistes politiques l'ont lu.
On en parle avec L.Vigogne. On parle également de la série noire qui continue pour le Louvre. - C'est vrai qu'il y a quelque chose dans le Louvre, mais aussi dans d'autres musées qui ne marche pas.
C'est ça qui inquiète les Espagnols. - L.Sénéchal: Ce journaliste s'inquiète des inondations.
C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase pour les syndicats, qui appellent à la grève. - A.-E.Lemoine: Dans la Story de ce soir, "Noël au balcon". - C'est tellement magique, mettre les pieds dans l'eau en décembre. - On ne passera pas Noël sous la neige à Ajaccio. - L.Amar: La Méditerranée à 17 degrés, c'est déjà le printemps.
Pourtant, une fake news annonce le pire hiver. - A.-E.Lemoine: Ca agace les météorologues et les climatologues.
Nos invités après 20h: F.Morel, V.Paradis, P.Timsit.
Dans votre OEil, Pierre? - P.Lescure: Le photographe M.Parr.
Il croquait les gens de ses photos sans caricature mais sans indulgence. On lui rend hommage tout à l'heure en photo. - A.-E.Lemoine: Une ancienne championne d'escrime désormais cheffe étoilée, M.Fleury.
Du fleuret au fouet! - B.Chameroy: C'est bien.
Bonsoir. Toujours pas de budget. On dit que la France n'a plus un radis.
Pour cause, c'est Manon qui les a tous avec elle. J'ai fait pire que toi. Au menu? - M.Fleury: Un millefeuille de radis et de poire, accompagné d'une sauce.
On m'a confié qu'une de vos invités aimait beaucoup les amandes. J'ai fait une sauce à l'amande, avec des blinis au sarrasin. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure. Tout de suite, l'Edito de P.Cohen.
Face à la dette et au déficit, qui va payer la facture? Qui devrait la payer? - P.Cohen: C'est l'objet d'une note écrite en français compréhensible, et pas en jargon technico-budgétaire.
Tout indique que de cet interminable débat dont on parle les Français n'en peuvent plus. Une majorité d'entre eux exigent qu'on en finisse par un accord ou un compromis acceptable. L'intérêt public pour ces discussions semble proportionnel aux montants en jeu.
On va tenter d'accrocher nos téléspectateurs. Ces montants, les voici en 2 graphiques simples. D'abord, la dette publique qui est entretenue par un déficit persistant depuis 50 ans.
Elle a atteint plus de 115 % du PIB. La charge de la dette pèse de plus en plus lourdement sur le budget de l'Etat. 2e poste budgétaire derrière l'éducation.
Dans l'hypothèse la plus optimiste, notre dette pourrait nous coûter en 2027 trois fois plus cher qu'en 2020. La question est de savoir, selon vous, si la France pourrait perdre le contrôle de sa dette. Les écarts avec nos voisins soulignent l'ampleur de la dérive.
En termes de standing de dette, "la France n'est plus au sud du Nord, mais au sud du Club Med", écrivez-vous. Elle paie sa dette plus cher que l'Espagne, la Grèce et le Portugal et au même prix que l'Italie. - A.-E.Lemoine: Qui va payer? - P.Cohen: Aujourd'hui, vu l'état du débat budgétaire, à peu près personne.
Toutes les mesures d'économies ont été suspendues, comme la retraite à 64 ans, ou mises en minorité comme le gel des pensions de retraite. Quelle que soit l'issue du processus parlementaire, les réformes structurelles sont renvoyées à plus tard. D'où la question: qui devrait payer?
Réponse, selon vous: tout le monde pour dégager 100 à 120 milliards d'euros par an. Les solutions évoquées aujourd'hui dans le débat public ne suffiront pas. - A.-E.Lemoine: Leurs rendements sont insuffisants. - P.Cohen: L'opinion qui consiste à faire croire que c'est dans la poche des autres qu'on pourra renflouer, le blame game, qui vise les immigrés...
Au sein de la droite classique, les fonctionnaires ou les assistés. A gauche, les très riches ou les entreprises. Selon vous, aucune des propositions sur la table n'est à la taille.
Chacune rapporterait 5 à 10 % de l'effort nécessaire. - A.-E.Lemoine: Tout le monde devrait payer comment? - P.Cohen: TVA ou CSG et pensions de retraite.
Je vous laisse développer ce discours, qui vous vaudra un grand excès de popularité de l'autre côté du poste. Vous expliquez que la France s'endette 2 à 3 points de PIB de plus qu'ailleurs, pour offrir aux retraités à peu près les mêmes revenus que les actifs. Comme ils ont moins besoin, ils épargnent jusqu'à transmettre aux héritiers.
Cela revient à endetter tout le pays pour accroître l'héritage dans les classes supérieures. Cela fait 2 ou 3 tabous dans la même phrase: l'héritage, le niveau de pensions de retraite... - A.-E.Lemoine: Ce débat vif que vous ouvrez avec une phrase assez définitive, "il faut en finir avec le n'importe quoi".
Ce n'importe quoi vise la politique actuelle? Ou c'est une situation que la France connaît depuis longtemps? - G.Hannezo: Je dirais qu'il vise une évolution de la politique française depuis une trentaine d'années.
En 81, on avait eu un festival de dépenses. Ce dérapage de 81, c'était 2 % du PIB. - A.-E.Lemoine: Là, E.Macron a distribué depuis son élection plus que F.Mitterrand en 81? - G.Hannezo: Oui.
Il y a l'euro et l'euro a déplacé la limite de la dette. On ne sait pas jusqu'où...
On ne sait pas combien de temps cela pourra durer. On sait qu'il faudra reprendre le contrôle de la dette quelque part. Non pas que la dette baisse, même pas stabiliser la dette, mais reprendre le contrôle!
Eviter que la dette augmente en spirale. - P.Cohen: C'est-à-dire? - G.Hannezo: Eviter que la dette augmente plus vite que la richesse nationale tous les ans.
On sera bientôt à 125... - P.Cohen: Cela pourrait s'emballer? - G.Hannezo: Chaque année...
Le cumul de la dette, c'est le cumul des déficits. Pour l'instant, on fait 6 % de déficit. Chaque année, on ajoute 6 % de dette à un PIB qui croît de 2 ou 3 %.
On ajoute quelques points d'endettement. - A.-E.Lemoine: Pour éviter la spirale et que la dette parte en vrille, vous calculez l'effort entre 3000 et 4000 euros par an et par ménage.
C'est cet effort-là auquel il faudra consentir? - G.Hannezo: Tout le monde est d'accord pour dire que c'est un effort par rapport à une situation où les dépenses progressaient en même temps que les recettes.
Il faut reprendre 3 % du PIB, 100 à 120 milliards. Si vous faisiez tout peser sur les ménages, ça ferait 3000 à 4000 euros par ménage en moyenne par an. - A.-E.Lemoine: Tout le monde va devoir payer.
C'est ce que vous proposez. Vous proposez de réduire cette dette, d'en reprendre le contrôle en augmentant la TVA et la CSG, 2 impôts qui concernent de façon égalitaire tous les Français. Cela peut être perçu comme très inégalitaire.
Ca touche autant les plus hauts revenus que les plus faibles. - G.Hannezo: Si on regarde le passé, ce qu'a fait la France dans son histoire...
Le redressement est de la taille de ce qui a été fait en 83, non, mais c'est plus gros. C'est plutôt ce qui a été fait en 58. Si on regarde ce qui a été fait par le général de Gaulle, ce qui a été réussi par le Portugal, l'Italie, l'Espagne...
Revenir en excédent primaire...
Hors charge de la dette, l'Etat prélève plus qu'il ne donne. Ca, c'est ce à quoi tous les pays du sud de l'Europe sont déjà parvenus. C'est ce à quoi nous sommes parvenus en 1958.
C'est un effort de l'ordre de 4 % du PIB, 100 à 120 milliards d'euros. Il n'y a pas d'exemple que ça se fasse en jouant sur les recettes et les dépenses. A l'intérieur des recettes et des dépenses, qui ne font pas une grosse différence car ça reprend toujours du revenu aux gens...
Les dépenses publiques vont dans la poche des gens, contrairement à ce qui se dit souvent dans le discours populiste. - P.Cohen: Il n'y a pas de trou... - G.Hannezo: L'argent tombe dans la poche des gens. - A.-E.Lemoine: On n'échappera pas aux efforts? - G.Hannezo: Il n'y a pas d'exemple que l'effort...
Que les riches doivent contribuer très significativement, sinon les gens ne peuvent pas l'accepter...
Que les entreprises contribuent ce qu'elles peuvent, une fois que l'Etat fait des efforts de productivité, que la société fait des efforts pour produire plus...
Une fois qu'on a fait tout ça, il reste encore la plus grosse part du problème. Tous les plans de redressement qui ont eu lieu, aussi bien à l'étranger qu'en France, mettent à contribution à peu près tout le monde par des mesures très horizontales. - A.-E.Lemoine: Tout le monde va payer, mais personne n'ose le dire.
Aucun responsable politique ne veut être le premier à le dire. - G.Hannezo: Personne ne veut dire que tout le monde va payer.
Celui qui a été le plus près de le dire, c'est sans doute F.Bayrou. Il a fait une sorte de refus d'obstacle.
Tout le monde va payer. Il faut que ce soit un effort justement réparti, et qu'il soit habilement réparti pour ne pas trop peser sur la conjoncture, qu'il pèse le moins possible sur la consommation et le plus possible sur l'épargne. Si vous réduisez le revenu qui va se consommer, vous avez des enchaînements récessifs.
Si vous réduisez le revenu qui aurait été épargné et qui va s'investir en emprunts d'Etat, vous réduisez les besoins d'endettement de l'Etat en même temps que vous réduisez l'épargne, qui finance ces besoins. Vous avez quelque chose qui n'a pas d'impact sur la conjoncture. Il va falloir reprendre aux plus riches, les entreprises...
Il y a un discours politique là-dessus. C'est normal que chacun veuille construire un récit politique. L'ajustement ne sera pas le même en fonction des majorités au pouvoir.
Ce dont on parle aujourd'hui, ce sur quoi s'organise le débat politique, c'est les condiments, les accessoires, qui feront un discours politique sur l'ajustement. Le coeur du sujet, le fond de sauce, c'est qu'à un moment, il va falloir réduire le déficit budgétaire et reprendre du pouvoir d'achat. - A.-E.Lemoine: La TVA est à 20 %.
Il faut l'augmenter à combien? Définitivement? - G.Hannezo: Tous les pays d'Europe qui ont des dépenses publiques importantes en proportion du PIB...
Tous les pays du Nord ont des taux de TVA supérieurs aux nôtres. La Suède a 25 % de TVA. Le Danemark a 25 % de TVA.
La Finlande a 24 % de TVA. Les pays du Sud ont entre 21 et 23. Nous avons 20 alors que nous avons des dépenses publiques 7 ou 8 points supérieures à l'Allemagne.
On ne peut pas avoir plus de dépenses publiques, se socialiser plus, ce qu'on peut considérer comme juste, et avoir moins de l'impôt le plus neutre, qui rapporte le plus. - P.Cohen: Il est très inégalitaire.
Il accroche le pouvoir d'achat des plus modestes et il est indolore pour les ménages aux revenus élevés. - G.Hannezo: Dans les études publiées là-dessus, c'est surtout le premier décile qui est affecté.
Il est beaucoup moins affecté si on travaille sur le taux normal et pas les taux réduits. Cela peut être ajusté. Vous pouvez aussi indexer les minima sociaux.
Vous pouvez modifier le système de prélèvements directs dans un sens qui efface cet effet. Ca peut aussi être la CSG. 2 points de TVA, 2 points de CSG, ce sont des sujets à 40 milliards.
Quand on regarde ces sujets, c'est significatif par rapport aux 100 milliards qu'on cherche. - A.-E.Lemoine: Quel homme ou femme politique prendra le risque d'augmenter la TVA ou de s'en prendre aux retraités?
Vous ciblez l'abondante épargne des retraités qui, pour certains, modestement, mettent de l'argent de côté et ne s'en cachent pas. - On ne sait pas trop ce que nous réserve l'avenir. Ce sont des assurances-vie.
C'est particulièrement pour les enfants. C'est quelque chose qu'on a toujours fait. On a toujours essayé d'épargner, même 10 euros par mois quand on ne pouvait pas. - Evidemment, c'est le réflexe que tout le monde a.
Où on va? On n'en sait rien. Il faut mettre de l'argent de côté. - A.-E.Lemoine: Que dites-vous à ces retraités? - G.Hannezo: Ils ont tout à fait raison.
Tout le monde épargne plus. Le taux d'épargne était à 14 % stable sur 30 ans. A la période du covid, il est monté.
Maintenant, il est monté à 18,5 %. Les gens épargnent de plus en plus, mais aussi les retraités. Ceux qui préparent leur retraite, c'est parce qu'ils savent qu'il y aura des problèmes.
Ceux qui sont retraités, ça veut dire qu'ils épargnent une part de ce qu'ils reçoivent des dépenses publiques et des retraites. Ca, en fonction d'une incertitude sur l'avenir...
On peut espérer que le jour où quelqu'un dira la vérité, quelqu'un lèvera cette incertitude, rétablira un peu de confiance en disant que ce sera dur pendant quelques années...
On va augmenter la TVA ou la CSG. On va essayer de cibler la part des revenus des retraités qui s'épargne, qui accroît leur héritage. Ca va nous permettre de rétablir nos comptes.
Une fois qu'on l'aura fait, ça ira mieux, comme au Portugal qui, 10 ans après les avoir baissées, augmente les retraites. - P.Cohen: Après les avoir baissées... - G.Hannezo: Le jour où quelqu'un dira la vérité, peut-être que les gens se mettront moins à épargner. - A.-E.Lemoine: Ils ont peur. - G.Hannezo: Ils sont moins bêtes que ne le pensent les politiques.
Les gens épargnent car ils savent qu'on va les taxer. On va les taxer soit par des impôts, soit par la baisse des dépenses qu'ils reçoivent...
Ils s'y préparent en épargnant. Cette boucle, il faut y mettre fin. - P.Lescure: En attendant que quelqu'un dise la vérité, dans ce contexte difficile, l'Assemblée est appelée demain à voter sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.
Le scrutin s'annonce serré. Le socialiste O.Faure a appelé à voter pour.
M.Barnier, l'ancien Premier ministre éphémère, a décidé de s'abstenir. Un rejet du texte déclencherait, a dit le ministre du Travail, "une crise politique, économique et sociale".
Vous partagez ses craintes? - G.Hannezo: On ne peut pas prévoir la crise.
La crise financière est par définition imprévisible. Elle dépend de l'humeur du capital. On s'en remet à l'humeur du capital.
Ca peut durer encore quelques années. Ca peut arriver vite...
Il ne faut pas annoncer la crise. Si on se met en situation, le jour où il y aura une crise, nos partenaires européens exigeront de nous ce qu'ils voudront car seule la création monétaire de la Banque centrale européenne permettra d'éviter l'effondrement de l'Etat. Quand on laisse ça aller trop loin, on est dans la situation de la Grèce.
Ca efface le progrès d'une génération entière. Si on le prend assez tôt, on est dans la situation de l'Espagne ou du Portugal, on fait des choses difficiles au début et on s'en sort. - E.Tran Nguyen: Je voulais revenir sur la visite d'E.Macron en Chine.
Elle provoque quelques réactions et incompréhensions. E.Macron était d'abord en opération séduction, opération de la dernière chance pour régler le différend commercial entre la Chine et la France.
E.Macron a fait du "en même temps" en maniant la carotte et le bâton. La carotte d'abord...
E.Macron accueilli en rockstar. Il a couru vers la foule qui l'attendait.
Il a fait des selfies. Avant de partir, un message encourageant. - E.Macron: On sait qu'il y a un avantage technologique chinois.
On veut encourager ces transferts. Ca permet aux acteurs chinois, dans le cadre de la préférence européenne, de créer de l'emploi chez nous. C'est gagnant-gagnant.
Nous voulons mettre fin aux restrictions d'export de part et d'autre. - E.Tran Nguyen: De retour en France, le voilà qui manie le bâton.
Dans cette interview, il a haussé le ton... ...
Décision encouragée par l'ancien commissaire européen T.Breton, pour qui il faut agir vite. - T.Breton: Pour nous, c'est de l'ordre de 7 ou 8 % si on veut exporter en Chine.
La Chine, c'est 2 % si elle veut exporter en Europe. C'est une décision importante. Si on l'annonce, il va falloir la mettre rapidement en place. - E.Tran Nguyen: T.Breton convaincu, comme la plupart de nos téléspectateurs.
Mais certains se montrent perplexes. G.Hannezo, E.Macron a raison de la jouer comme D.Trump? - G.Hannezo: Je crois qu'il a raison.
L'entité responsable, qui a la taille pour se le permettre, c'est l'UE. Son message est destiné largement à l'UE. Il lui dit: "Attention, la montée des droits de douane aux Etats-Unis fait que les Chinois vont se retourner vers notre marché, qui est très ouvert.
Nous ne pouvons pas ne pas nous mettre, nous aussi, dans une position de négociation un peu difficile." C'est un message à destination aussi des Allemands, qui ont encore beaucoup d'intérêt à exporter en Chine, qui se méfient un peu plus d'une approche plus agressive vis-à-vis de la Chine. - A.-E.Lemoine: Merci, G.Hannezo. "Comptes publics: pour en finir avec le n'importe quoi (qu'il en coûte)".
C'est une note à retrouver sur Terra Nova. Restez avec nous. Tout de suite, la Story de L.Amar. - Les températures sont exceptionnellement chaudes. - Cette douceur exceptionnelle... - Des records de température devraient être battus. - L.Amar: C'est l'histoire d'une éclaircie.
Des terrasses pleines, des t-shirts, des glaces...
Au milieu, des décorations de Noël. Soleil sur presque toute la France. Il a fait cet après-midi 15 degrés à Paris ou à Brest, quasiment 20 dans le Sud-Ouest.
Bref, un temps d'avril. - On a trop chaud avec la veste. - Je pense que je vais aller me baigner.
Beaucoup de gens se baignent le matin. - C'est un peu frais, mais c'est tellement magique de mettre les pieds dans l'eau en décembre. - Il fait très bon pour la saison. - On n'a pas l'impression d'être à Noël, mais on a l'habitude, ici. - L.Amar: On est bien à Noël.
Comme chaque année à cette époque sont organisés sur la Côte d'Azur des bains de Noël. Hier, à Cagnes-sur-Mer, plus de 1000 personnes dans l'eau. - Elle est incroyable. - Ca fait 3 fois que je dois le faire.
Cette fois, on s'est décidés avec mon petit-fils. - Le ciel est avec nous. Une mer calme, il fait chaud, il y a le soleil... - L.Amar: Tout ça devrait durer jusqu'au moins le milieu de la semaine prochaine grâce à un flux d'air tropical qui arrive de l'Atlantique.
Là où la neige était abondamment tombée la semaine dernière, tout a fondu. En Haute-Loire, c'est impressionnant. Même chose dans les Cévennes.
Le mont Aigoual...
La station n'a ouvert que 2 de ses pistes sur 14. - La neige colle. - On ne s'interdisait pas, s'il y avait de la neige, d'ouvrir avant.
On a ouvert avant. On en a besoin économiquement. - L.Amar: Il y a ce qu'on voit: du soleil et de la douceur.
Il y a aussi ce qu'on voit sur les réseaux sociaux. Changement d'ambiance. Sans doute avez-vous aperçu cette fake news qui circule depuis quelques jours... "L'hiver qui vient sera le plus rude depuis 1985." - La France entre dans son hiver le plus violent depuis 1985.
Selon plusieurs sources internes, une méga tempête de neige serait en train de se former et frapperait le pays dans les 2 à 3 prochaines semaines. Episode neigeux massif dans des régions où il ne neige quasiment jamais. Toutes les écoles seraient fermées jusqu'au 25 décembre. - L.Amar: Dans la vidéo, tout est faux.
Certaines images datent d'il y a plusieurs années. D'autres sont générées par l'IA. Rien ne permet de dire que l'hiver qui arrive sera glacial. - L.Romejko: Pour l'hiver qui vient, il n'y a pas de signal précis.
Les températures sont au-dessus de la normale. C'est l'inertie du réchauffement climatique. On est incapables de dire, aujourd'hui, si l'hiver va être mordant, froid ou extrêmement doux.
A priori, on devrait être sur un hiver qui sera relativement doux. - L.Amar: Cette fausse information sur l'hiver le plus froid depuis 40 ans a tellement circulé que le gouvernement a réagi.
Regardez le tweet du ministère de l'Ecologie...
Ces vidéos en apparence anodines sont en fait des catalyseurs à climatoscepticisme. Il suffit de regarder les commentaires sous ces publications pour s'en convaincre. ...
Des dizaines de messages nient le réchauffement climatique. Ils évoquent un refroidissement. Ils évoquent un refroidissement.
Il y en a de plus en plus, des fake news. - On voit des images de neige. Ces images détournées n'ont rien à voir avec ce qu'on va connaître. "Des rafales glaciales"...
On voit qu'ils utilisent une sémantique...
Toujours plus. Tout cela est complètement faux. On voit que les réseaux sociaux, mais aussi le Web, sont inondés de ces contenus.
Une personne qui a vu ces contenus diffusés il y a 15 jours ou 3 semaines peut se dire "franchement, à la météo, ils disent n'importe quoi". - L.Amar: Ces fake news ont des conséquences.
C'est une ONG américaine qui l'a démontré. Elle a relevé plus de 300 exemples de désinformation sur des sujets climatiques en 2 ans. Ils ont été vus 221 millions de fois, avec un pic au moment des incendies à Los Angeles, où les messages d'alerte étaient complètement noyés sous l'accumulation de vidéos complotistes. - A.-E.Lemoine: On en vient à l'un des événements de la semaine, la sortie du "Journal d'un prisonnier", la détention à la prison de la Santé de N.Sarkozy.
Il raconte son quotidien, ses repas composé de laitages et de barres chocolatées, les visites du directeur chaque soir à 18h30, les conversations dominicales avec l'aumônier de la prison...
Ses échanges aussi avec les responsables politiques, notamment M.Le Pen, à qui N.Sarkozy assure ne plus vouloir faire barrage lors d'une prochaine élection.
La fin d'un tabou à droite qui fait réagir. - X.Bertrand: Je préfère les positions politiques de N.Sarkozy de 2007 que de 2025.
Aucune collusion avec les extrêmes. - F.-X.Bellamy: Je suis heureux que N.Sarkozy prenne cette position.
Les socialistes se sont alliés au 1er tour avec LFI. de s'allier au RN. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Vigogne.
Vous avez lu le livre de N.Sarkozy. On va revenir sur les messages politiques contenus dans ce journal.
Vous le trouvez aussi inattendu que réussi, ce livre? - L.Vigogne: C'est un exercice dans lequel N.Sarkozy s'est complètement livré.
C'est une expérience assez dingue. C'est un ancien chef d'Etat qui se retrouve dans une cellule de 12 m2 à l'isolement. Il fait le jeu, dans ce livre, de la transparence absolue.
On connaît tous N.Sarkozy. Il a peu de surmoi.
Il dit toujours ce qu'il pense. Il raconte comment il vit ça, très intimement. - A.-E.Lemoine: Certains ont critiqué la naïveté, l'indécence, quand l'ancien chef de l'Etat semble découvrir la dureté de l'univers carcéral. - L.Vigogne: Il y a de ça.
Il l'a découverte. Il a une vie à 100 000 lieues de ça. Il avait des préjugés sur la prison.
Il raconte comment ils sont tombés. Il dit, quand il évoque sa sortie, que le système carcéral est fait pour que vous vous sentiez coupable. C'est une remarque assez intéressante. - A.-E.Lemoine: Même si lui, on l'appelait "monsieur le président". - L.Vigogne: Le personnel s'est toujours très bien comporté avec lui. - P.Cohen: Il trouve que la comparaison avec Dreyfus n'est pas si déplacée. - L.Vigogne: On le savait.
Depuis qu'il a été condamné, il estime qu'il est victime de faux, comme Dreyfus, d'une injustice, et qu'il va faire la démonstration de son innocence. - E.Tran Nguyen: Il développe plein de points.
Il dit que Dreyfus a été dégradé et que lui aussi, on lui a enlevé sa Légion d'honneur devant la nation. La prison de la Santé, comme Dreyfus. Il a échappé à l'île du Diable, en lointaine Guyane.
C'est un livre pour convaincre de son innocence. Il prépare la suite judiciaire? - L.Vigogne: De longues pages sont consacrées aux raisons pour lesquelles il estime être innocent.
Il démonte le jugement qui l'a condamné. Il s'en prend très vivement à Mediapart. Il essaie de convaincre de son innocence. - G.Hannezo: Ca se lit bien? - L.Vigogne: Oui. - A.-E.Lemoine: C'est le journal d'un grand sensible aux marques de soutien des autres et blessé par l'attitude d'autres, notamment celle d'E.Macron.
On s'en souvient, le chef de l'Etat a reçu N.Sarkozy à l'Elysée 4 jours avant son incarcération. Ca avait valu à E.Macron une pluie de critiques.
Ca, N.Sarkozy ne lui en est pas reconnaissant. Il n'avait pas envie de le voir. - L.Vigogne: Non.
Il raconte qu'il est quand même reconnaissant à E.Macron d'avoir eu les gestes qu'il a eus les derniers jours, juste avant son incarcération. Il explique que quand E.Macron le reçoit 4 jours avant qu'il aille à la Santé, il tombe un peu des nues.
Il ne pensait pas que l'incarcération serait si proche. Il s'enquiert de la sécurité à laquelle aura droit N.Sarkozy en prison.
Ils en discutent pendant 2 heures. Le lendemain, E.Macron rappelle N.Sarkozy pour lui proposer d'aller dans 2 autres établissements que la Santé, où il estime que sa sécurité ne serait pas assurée.
N.Sarkozy déclinera la proposition. - P.Cohen: C'est important.
C'est ça qui déclenche la présence de 2 policiers en permanence dans la cellule voisine. C'est cet épisode. - L.Vigogne: Oui.
C'est E.Macron qui a fait qu'il soit protégé. - A.-E.Lemoine: Il écrit noir sur blanc qu'il a tourné la page de l'amitié avec E.Macron.
Il est devenu le 1er contender d'E.Macron? - L.Vigogne: Plus rien ne trouve grâce à ses yeux.
Il est sévère sur tout. Il est déçu sur tout. Il y a un point de non-retour entre eux.
Il y a eu la dissolution, que N.Sarkozy n'a pas comprise, qu'il qualifie de caprice dans son livre. C'est un mot assez dur.
Ca dénonce une immaturité du chef de l'Etat. Il y a eu l'affaire de la Légion d'honneur qu'on lui a retirée. Il estime qu'E.Macron n'a pas joué franc jeu avec lui.
A partir de là, il a décidé de ne plus être ami avec lui. - P.Cohen: Il prétend qu'E.Macron s'est excusé pour sa maladresse au sujet de sa Légion d'honneur.
Il s'est retiré du processus habituel. Ca aurait dû passer par lui. Il a laissé le grand chancelier gérer ça. - A.-E.Lemoine: Il a été très sensible, N.Sarkozy, à l'appel de M.Le Pen au moment de sa condamnation.
Un soutien qui "compte parmi les meilleures surprises". - L.Vigogne: C'est une des surprises de ce livre. - A.-E.Lemoine: Il n'a jamais apprécié M.Le Pen. - L.Vigogne: Il lui a toujours reproché, dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2012, de ne pas avoir pris position pour lui et d'avoir facilité l'élection de F.Hollande.
Il n'a jamais eu beaucoup d'estime intellectuelle pour M.Le Pen. Il dit avoir été touché des réactions qu'elle a eues au lendemain de sa détention.
Pour la remercier, il l'a appelée. Cette conversation n'a pas porté uniquement sur des considérations judiciaires. - A.-E.Lemoine: Au cours de cette conversation, il a répondu à une question de M.Le Pen, qui lui a demandé s'il s'associerait à nouveau à un front républicain pour faire barrage au RN.
Il lui a dit "non". "Je le ferai savoir publiquement." C'est une position qui est largement discutée depuis qu'on en a pris connaissance.
Ce n'est pas un séisme. C'est une surprise, mais pas un séisme. - L.Vigogne: C'est une étape supplémentaire dans un processus qu'on voit se dessiner entre une partie des LR et le RN.
N.Sarkozy avait déjà, dans une interview donnée au "Figaro", dit à peu près la même chose. Quand il a reçu J.Bardella le 1er juillet, c'est ça, le 1er séisme.
Il fait tomber un tabou. Ils ont la discussion sur le front républicain. Il dit à J.Bardella que s'il y a une dissolution, il prendra position publiquement contre le front républicain et qu'il va le dire très bientôt.
Il le fera quelques semaines plus tard dans "Le Figaro". - A.-E.Lemoine: Il n'utilise pas l'expression "l'union des droites".
Il est assez prudent. Il évoque un rassemblement le plus large possible. Il acte le fait que le rassemblement ne pourra pas se faire derrière LR. - L.Vigogne: Il prend acte que LR ne sont plus qu'une force d'appoint, qu'ils ne peuvent plus gagner tout seuls.
Comme en 2022, il préconisait que Les Républicains rejoignent E.Macron parce que c'était le plus fort, il prend acte que le RN, c'est le parti le plus fort, qui a le plus de chances de gagner la présidentielle et que c'est vers lui que Les Républicains doivent s'orienter. - A.-E.Lemoine: Cette position reflète l'évolution de l'électorat de droite? - L.Vigogne: D'une partie.
Il y a un processus qui s'est mis en place. Les milieux économiques évoluent beaucoup. Il y a un discours beaucoup plus indulgent vis-à-vis du RN qu'il n'y avait pas il y a quelques mois.
Il y a un effet Bardella dans une couche de la population, qui est un électorat traditionnellement acquis à la droite. Les choses évoluent. On voit la sphère Bolloré.
N.Sarkozy est très ami avec V.Bolloré. - A.-E.Lemoine: Ces déclarations peuvent être avoir des répercussions politiques? - L.Vigogne: Aujourd'hui, plus personne n'y croit, y compris au RN.
Il y a des municipales. Peut-être qu'il aura des cas où il y aura une union des droites dans certaines municipalités. Ce sera sans doute des exceptions.
Le grand rendez-vous, c'est 2027. C'est ce qui se passera dans l'entre-deux-tours. On peut parier qu'à ce moment, il y aura une nouvelle scission de LR.
Il y en a eu une en 2017, quand une partie des Républicains a rejoint E.Macron. Il y en aura une en 2027 quand une partie des Républicains rejoindra le RN. - P.Cohen: Ils ne sont plus nombreux, les élus qui prennent position inverse comme X.Bertrand... - A.-E.Lemoine: Face à L.Wauquiez, B.Retailleau... - P.Cohen: Il s'est avancé hier un peu plus. - L.Vigogne: Il dit que l'union doit se faire par le bas, par les électeurs. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu sur le plateau de "C à vous" pour parler du "Journal d'un prisonnier", disponible mercredi en librairie.
Tout de suite, le 5/5 de Lorrain. On commence avec cette mère interpellée pour des violences sur son fils de 6 ans, le tout dans un TGV. - L.Sénéchal: Le garçon a renversé une canette de soda sur une passagère.
Sa mère a perdu ses nerfs. Elle a saisi son fils par les cheveux pour le remonter sur son siège avant de lui claquer la tête contre la tablette à 3 reprises. Elle l'aurait étranglé, d'après des témoins.
Les passagers ont appelé le 3117, le numéro dédié aux violences à bord d'un train. - C'est l'affaire de tous, les violences faites aux enfants. Tout le monde a une capacité de protéger.
Je sais que ce n'est pas toujours facile de savoir s'il faut appeler...
La réponse est "oui". Si vous êtes témoin, vous avez un rôle et un devoir: alerter. - L.Sénéchal: La maman a été arrêtée en gare de Marne-la-Vallée-Chessy.
Elle a été placée en garde à vue. Le parquet annonce classer l'affaire sous réserve qu'elle effectue un stage de responsabilité parentale. Elle avoue avoir mis une claque et empoigné son fils.
Selon le parquet, les investigations n'ont pas pu confirmer les coups les plus graves. Il a été confié à l'Aide sociale à l'enfance. C'est le parquet de Nice qui devra statuer si, oui ou non, elle pourra en récupérer la garde. - A.-E.Lemoine: La série noire pour le Louvre, victime d'une inondation. - L.Sénéchal: Une fuite d'eau importante.
Une fuite connue avec des travaux prévus l'an prochain. Pour éviter que ça ne coule, une vanne a été fermée il y a plusieurs mois. Elle a été rouverte par erreur par un prestataire.
Les syndicats dénoncent une situation connue et ancienne. - Les fuites d'eau et la vétusté, ça ne date pas d'aujourd'hui. Ca fait quelques années que nous dénonçons les conditions de délabrement et de vétusté de notre établissement.
Si rien n'est fait pour remédier à ce problème, il n'y a rien d'anormal à ce qu'un moment donné, ce type d'incident puisse survenir. La coupe est pleine. Il est nécessaire de changer de braquet et de se concentrer, de hiérarchiser les actions pertinentes dans cet établissement. - L.Sénéchal: Les syndicats appellent à la grève à partir de lundi prochain. 300 à 400 revues d'égyptologie ont été touchées, mais le musée se dit rassurant. - Les plus anciens sont de la fin du XIXe siècle.
Ce sont des ouvrages importants, consultés par les égyptologues et les équipes du Louvre. Nous ne sommes absolument pas sur des ouvrages précieux qui seraient perdus. Ce n'est pas le cas. - L.Sénéchal: Ca reste une inondation qui fait tache après le cambriolage du mois d'octobre, et les 88 millions d'euros de bijoux toujours introuvables. par le Louvre.
L'insalubrité du musée est pointée du doigt. On avait filmé ces fissures en janvier. Une galerie a dû fermer le mois dernier pour des raisons de sécurité.
Les touristes sont perplexes. - C'est inadmissible, en tant que Français. On paye pas mal cher l'entrée du Louvre. - Des fuites, c'est assez facile à éviter. - En tant que touriste, c'est dommage.
On espère que la situation va s'améliorer très vite. - L.Sénéchal: Au-delà du Louvre, c'est l'image de la France elle-même qui est écornée, selon ce journaliste espagnol, surtout après le vol ou le "bol", comme on dit en espagnol. - Après le "bol", ça a un retentissement médiatique.
Il y a des problèmes avec les travailleurs, de la vétusté...
On s'inquiète. - L.Sénéchal: Pour financer le plan à 800 millions d'euros décidé par E.Macron, le prix du billet pour les visiteurs hors UE augmente.
Il va passer de 22 à 32 euros. - A.-E.Lemoine: D.Trump lance une attaque sanglante contre l'Europe. - L.Sénéchal: Les Européens serrent les rangs derrière V.Zelensky.
Il est reçu à Londres par les dirigeants français, allemand et britannique pour se coordonner avec les Etats-Unis. D.Trump s'approche de plus en plus d'un point de rupture avec le Vieux Continent.
Vendredi, à Washington, a été publié un document d'une violence inédite vis-à-vis des Européens menacés d'effacement civilisationnel sous le poids de l'immigration et où la liberté d'expression serait censurée. Trump accuse Zelensky de n'avoir pas lu son plan de paix. - L.Sénéchal: La guerre se poursuit en Ukraine avec des frappes russes sur des immeubles d'habitation dans le secteur de Soumy, dans le nord de l'Ukraine.
La Russie est la plus satisfaite du plan de Trump. - L.Sénéchal: Plan qui plaît à la Russie et au Kremlin, et qui continue de sidérer dans son pays.
Le jour De son anniversaire, le 14 juin, ce sera un jour de gratuité dans les parcs nationaux. Ce ne sera plus le jour de Martin Luther King. Trump a prévu d'autres réjouissances, notamment un combat d'UFC qui se déroulera à la Maison-Blanche. - L.Sénéchal: Ce sera le 14 juin.
Ca coïncide avec le jour anniversaire de la création de l'armée des Etats-Unis. Il avait organisé un défi militaire raté l'année dernière. Il a honoré le groupe Kiss, qui faisait partie de ses détracteurs.
Il a aussi honoré S.Stallone. - A.-E.Lemoine: Au Japon, une alerte au tsunami. - L.Sénéchal: Après un puissant séisme de magnitude 7,6 enregistré au large du Japon, à 50 km de profondeur.
Plusieurs personnes ont été blessées, selon la télévision publique. C'est surtout la ville de Sapporo, au nord du Japon, qui a été touchée avec de longues secousses. Les témoins parlent d'une trentaine de secondes où ils ont été obligés de se tenir assis par terre.
Les alarmes des téléphones portables des habitants ont retenti, parfois en plein direct sur Internet. ... - L.Sénéchal: Le Japon reste traumatisé par le séisme de 2011, de magnitude 9, qui avait provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima après un tsunami.
Il y avait eu 18 500 morts et disparus à cause du tremblement de terre. Plus de peur que de mal. 2 vagues de 40 cm ont été recensées. - A.-E.Lemoine: En France, un chasseur a abattu un sanglier à quelques centimètres seulement d'automobilistes. - L.Sénéchal: Le tir a eu lieu ce samedi dans l'agglomération de Châteauroux. - Oh non!
Putain! Pauvre bête, devant tout le monde! - L.Sénéchal: La scène a eu lieu sur une route très passante, à la sortie d'un centre commercial en fin d'après-midi.
Les automobilistes présents ont fait part de leur indignation, à commencer par la dame qui a filmé ces images. Elle témoigne sur France Télévisions. - C'est choquant.
Il était carrément sur la route. Il avait le fusil...
Il tirait sur la route. Je n'ai rien contre les chasseurs, mais cette personne n'était pas identifiée. Je pensais que c'était un automobiliste avec une arme.
Il tire devant nous, devant notre capot. C'est quelque chose auquel vous ne vous attendez pas du tout. - L.Sénéchal: Le chasseur a 76 ans.
Il a d'abord été placé en garde à vue hier soir après son tir. Son état de santé n'était pas compatible avec le régime de la garde à vue. Il a finalement été entendu en audition libre ce matin.
Il est défendu par les chasseurs de l'Indre. - Il y a vraisemblablement un manquement. La Fédération sera intraitable au niveau de la sécurité.
L'essentiel, in fine, c'est que cet animal soit neutralisé, qu'il n'y ait aucun blessé sur la route ou ailleurs. - L.Sénéchal: L'avocat du chasseur précise que l'animal était blessé, qu'il avait traversé la route plus tôt et foncé sur plusieurs véhicules.
Il fallait l'achever. Une enquête est ouverte. Plus de 900 000 sangliers ont été tués dans tout le pays contre 35 000 au début des années 70.
Ils causent 90 millions de dégâts d'euros chaque année, que doivent indemniser les chasseurs. C'est la loi. En Corse, l'invasion des sangliers vire au cauchemar, raconte "Le Point".
Ils ne sortent plus uniquement la nuit. Les voici en plein jour, filmés sur une plage près de Bonifacio. - P.Cohen: Ca fait longtemps qu'on les voit sur les routes.
J'ai toujours vu des cochons sauvages sur les routes entre Ajaccio et Bastia. - L.Sénéchal: Ils sont dangereux quand ils sont trop nombreux. - A.-E.Lemoine: On a une nouvelle Miss France, Miss Tahiti. 2 candidates écartées ont insulté les finalistes. - L.Sénéchal: La victoire de la Tahitienne a été manifestement dure à avaler pour certaines de ses concurrentes.
Il y a eu la manière douce. L'IA désignait Miss Nord-Pas-de-Calais comme finaliste. D'autres ont eu des mots un peu plus crus.
Miss Aquitaine, dont le costume d'huître a fait parler, a publié, sur son compte privé, une vidéo...
Miss Provence ajoute ceci...
Miss Aquitaine admet avoir approuvé des propos inacceptables tenus par une autre Miss. Miss Provence ajoute que le mot "pute" n'est pas une insulte. C'est utilisé dans le langage familier.
Elles sont soutenues par Miss France 2019. - Ce n'était pas destiné à tout le monde. Il arrive parfois qu'on se fasse des blagues un peu borderline quand c'est avec des potes, parce qu'on peut rire de tout mais pas avec tout le monde.
Tous les commentaires qu'elles reçoivent participent au harcèlement qu'on généralise et qu'on normalise, alors que ça n'a pas lieu d'être. Soyez plus malins que ça. - A.-E.Lemoine: Voilà pour cette information indispensable.
Face aux Miss France, il y avait le Téléthon. - L.Sénéchal: Qui a recueilli 83,5 millions d'euros.
Vous pouvez encore donner. C'est le 3637. - A.-E.Lemoine: Bravo à Santa, qui a été une formidable marraine.
Merci beaucoup, G.Hannezo, d'être venu ce soir. Merci à L.Vigogne.