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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 4 février 2026 34 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Élections municipales 2026 : les grandes échéances

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 62 %Défensif 29 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse partielle

    L'actualité dans nos régions, c'est donc dans le Var.

  • 3:20OuverteRéponse partielle

    Le camp présidentiel qui se déchire à Paris.

  • 9:57OuverteRéponse partielle

    On va peut-être commencer par la bataille à Paris.

  • 22:22OuverteRéponse partielle

    Quelle lecture vous faites de ces réquisitions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44InvitéFait
    « Quatre mois c'est trop long, du fait de notre mauvaise organisation au ministère de la justice avec les enfants victimes. »
  • 0:55InvitéFait
    « Normalement ça ne doit être qu'un jour, très rapidement, pour entendre ces enfants. »
  • 2:06InvitéFait
    « Il est suivi par le tribunal pour enfants, manifestement, il serait victime dans son domaine familial. »
  • 4:10InvitéFait
    « Il a déposé une offre de reprise partielle de l'usine Brandt de Vendôme, jeudi soir. »
  • 20:54InvitéChiffre
    « Le parquet général a demandé la condamnation de l'ancienne présidente du Front National et requis une peine de 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, 100 000 euros d'amende et surtout 5 ans d'inéligibilité. »
  • 30:46InvitéFait
    « Jacques Chirac, il était mort avant l'élection présidentielle. »
  • 30:53InvitéFait
    « Bardella, il ne tient pas la rampe. »
  • 30:56InvitéFait
    « Vous savez que Bardella ne peut pas faire une campagne présidentielle. »
  • 31:05InvitéFait
    « C'est la double peine. Donc, les juges votent Bardella. »
  • 31:34InvitéFait
    « Il ne reçoit plus aucun journaliste. Il est complètement verrouillé. »
  • 31:55InvitéFait
    « Elle sait très bien que son dauphin, eh bien, peut-être, ne passera pas à la rampe. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Invité 210 %
  • Invité 35 %
  • Présentateur5 %
  • Invité 44 %
  • Présentateur 22 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:11
Invité

L'actualité dans nos régions, c'est donc dans le Var. Une enseignante agressée au couteau hier par son élève de 14 ans. Ça s'est passé en plein après-midi dans un collège de Sanary-sur-Mer. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffress, est rendu sur place. Et on va écouter ce qu'en dit ce matin le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui détaille un peu plus le profil de l'élève. On sait que cet enfant n'est pas connu des services de la justice. Il est suivi par le tribunal pour enfants, manifestement, il serait victime dans son domaine familial. Quatre mois pour avoir un rendez-vous avec la PJJ, qui aurait dû avoir lieu le 5 février.

Quatre mois c'est trop long, du fait de notre mauvaise organisation au ministère de la justice avec les enfants victimes. Je t'ai dit à plusieurs reprises, et comme je l'ai dit, on va pouvoir réduire ce délai. Normalement ça ne doit être qu'un jour, très rapidement, pour entendre ces enfants, qui sont parfois victimes eux-mêmes de violences avant d'en reproduire. Ça ne prémunit pas de tout, mais notre travail au service public de la justice, c'est d'être plus rapide. C'est ce que j'essaie de faire depuis un an au ministère de la justice. Et un acte qui a provoqué le choc, la stupeur dans le Var, comme nous le raconte Guilhem Ricavi, le directeur de la rédaction de Var Matin.

Oui, c'est un choc, puisque la ville de Sanary est plutôt réputée calme. On connaît surtout Sanary pour son marché, d'ailleurs, qui se tient aujourd'hui, qui avait été élu plus beau marché de France il y a quelques années. Mais c'est dire l'art de vivre et la douceur de vivre qu'il règne dans ce petit port de pêche typique du Var. Et hier, c'était véritablement la stupéfaction, comme on a pu le constater, devant ce collège de la Guicharde, où s'est déroulé le drame. C'était en début d'après-midi. Une enseignante d'art plastique, poignardée en plein cours à plusieurs reprises par un élève de 14 ans, un élève de 14 ans qui, depuis quelques jours, menaçait de passer à l'acte.

Le procureur est formel. L'État, et à l'heure actuelle, il n'y a pas de motivation politique ou religieuse à son acte, mais plutôt un contexte familial très difficile. L'établissement avait d'ailleurs fait une déclaration concernant des violences possibles sur la sœur de l'auteur présumé des faits, des violences faites par ses parents. Et au mois de septembre, un juge des affaires familiales avait prononcé des mesures d'assistance éducative pour accompagner cette famille. Donc beaucoup de stupeur dans la communauté éducative.

Parmi les habitants de la ville, qui ont découvert l'information hier en fin d'après-midi de façon sidérée, et beaucoup d'émotions également par les élèves que l'on a pu rencontrer. Alors les élèves ont été évacués hier après-midi. Seuls les élèves de la classe ont été confinés quelques heures supplémentaires. Ce qui est sûr, c'est que ce matin, l'établissement gardera porte-close. Une cellule psychologique a été mise en place, mais on imagine que les prochains jours vont être compliqués du côté de Sanary. Merci Guilhem. La une de Varmatin, une prof poignardée en pleine classe. C'est la une de Varmatin, et puis cette actualité, elle fait la une de nos quotidiens régionaux.

Au-delà du Var, on va regarder deux autres unes. Celle de l'Est républicain, une prof poignardée par un de ses élèves dans le Var, et puis la Nouvelle République enseignante poignardée, la consternation. Rémi, on va voir avec vous les autres titres à la une de la presse régionale. Qui s'empare du cas judiciaire de Marine Le Pen ? Oui, l'avenir politique de Marine Le Pen s'assombrit. Pour les dernières nouvelles d'Alsace, le journal rappelle la condamnation de cinq ans d'inéligibilité à l'encontre de Marine Le Pen et d'une peine de prison aménageable sans exécution provisoire requise hier, de quoi compliquer sa candidature à la présidentielle.

On revient également sur la proposition de loi autour des polices municipales. Oui, la dépêche du midi questionne ses lecteurs ce matin. Faut-il plus de pouvoir pour la police municipale ? Dans ses colonnes, le journal rappelle ce qui est en jeu avec ce texte et interroge les élus locaux sur leur position quant au rôle de la police municipale. Un article riche qui permet de mieux comprendre les enjeux. Et aujourd'hui, c'est aussi la journée mondiale contre le cancer. Oui, et le Midi Libre nous parle des 10 innovations prometteuses développées dans la région.

On parle par exemple du robot Da Vinci utilisé à Montpellier jusqu'à cinq fois par jour par les médecins pour les accompagner, notamment lors des chirurgies digestives. Allez, on continue le tour de l'actualité dans nos régions. On va cette fois à Tours, en Indre-et-Loire. Bonjour, Mickaël Texier. Merci beaucoup d'être avec nous, Mickaël, rédacteur en chef de Val-de-Loire TV. On va faire le point avec vous sur le dossier Brandt. On en a beaucoup parlé dans cette émission. Est-ce qu'on a du nouveau, notamment concernant le site de Vendôme ? Alors, sur le site de Vendôme, j'ai un nom à vous donner. C'est celui de Martin Akpil.

C'est le patron d'une start-up bretonne qui développe une gamme d'équipements durables sous la marque Ever Ever. Son premier projet, ce sont des lave-vaisselle produits en Bretagne, dans le Morbihan. Ils ne sont pas encore commercialisés. Il a déposé une offre de reprise partielle de l'usine Brandt de Vendôme, jeudi soir. Il souhaite diversifier sa gamme ici. Il s'est rendu sur place ce lundi pour voir les équipements, rencontrer le personnel et les élus. Et je vous propose de l'écouter. Visiblement.

5:05
Présentateur

Je suis venu à Brandt de Vendôme pour voir de plus près tous ces outils industriels et pour affiner et affûter certains plans industriels, notamment pour y donner plus de flexibilité et de modularité. Et ici, c'est uniquement pour étudier l'opportunité d'une activité de plaque de cuisson et dans un second temps de four. C'est surtout pour certaines machines où on va se détailler pour voir leur état.

5:32
Invité

Et oui, Martin Appil souhaite développer donc à Vendôme, vous l'avez entendu, sa nouvelle activité. Mais il n'est pas intéressé par le site lui-même, trop grand pour ses besoins. Sur place, les avis sont assez partagés. Il reste prudent. L'entrepreneur n'est pas un acteur qui compte aujourd'hui encore sur ce marché. Et son offre de rachat serait de seulement 25 000 euros, d'après le site l'informé. Des 93 salariés au moment de la liquidation en décembre dernier, une ou deux dizaines seraient repris dans un premier temps. En tout cas, Brandt suscite de l'intérêt, vous le savez, y compris du côté des collectivités.

Le président de la métropole d'Orléans, où se situe l'usine Brandt, la plus importante de la région, a annoncé déposer au nom de la collectivité une offre de reprise des quatre marques de la société, à savoir Brandt, Vedette, Doniettrich et Sauterre, dans le cas où aucune offre de reprise française n'était retenue par le liquidateur. Puis l'offre Ever Ever sur le site de Vendôme est en tout cas l'une des seules qui reprendraient une partie des salariés. Parmi les 36 offres déposées au total auprès du liquidateur, selon l'AFP, sa décision, très attendue, ne sera pas rendue avant une dizaine de jours.

Merci Mickaël, merci beaucoup d'avoir été avec nous, Mickaël Texier, rédacteur en chef de Val-de-Loire TV. On continue et c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée à la campagne des municipales. On commence par la campagne à Paris et Pierre-Yves Bournazel, lâché par le président du groupe Horizon Renaissance, dont il est pourtant le candidat. Oui, dans le Figaro, Paul Hatt a annoncé démissionner de ses fonctions, car selon lui, tout est fait pour épargner Emmanuel Grégoire et faire perdre Rachida Dati. Il dissout donc le groupe Pour Paris au Conseil de la capitale et dénonce une gauchisation du candidat du centre-droit. Allez, on va à Lille, le jeu des alliances s'intensifie.

Oui, on apprend dans la Voix du Nord que l'ancien Premier ministre François Béroux soutiendra à Lille. Violette Spilboux, candidate du camp présidentiel. Du côté des écologistes, Marine Tondelier était présente hier à Lille pour soutenir son candidat, Stéphane Belly, qui fera face au maire PS sortant, Arnaud Deslandes. Et on retourne en Ile-de-France. Un père et son fils se font face pour les municipales. Eh oui, Sud-Ouest revient sur l'histoire surprenante du jour. À Mency, dans l'Essonne, la bataille pour le poste de maire se joue en famille.

Le maire sortant, Jean-Philippe Dugouin-Clément, candidat du centre-droit, affronte son père, Xavier Dugouin, candidat sans étiquette mais proche de l'extrême droite. L'atmosphère est tendue, la relation entre les deux s'est détériorée et dépasse les simples querelles familiales. Merci Rémi pour ces petites informations. Et dans 40 jours aura lieu le premier tour des municipales. Ce sera le 15 mars et nous vous donnons les clés pour mieux comprendre cette élection. Alors prenez un stylo et votre calendrier parce qu'on vous explique toutes les principales dates à connaître.

8:11
Présentateur

Les élections municipales, ça se rapproche et il y a plusieurs dates à retenir. Les plus importantes, celles du premier et du deuxième tour, ce sera les dimanches 15 et 22 mars prochains. Mais avant, si vous voulez pouvoir voter, il faut être inscrit sur les listes électorales. Là, vous avez jusqu'au 4 février pour le faire en ligne et jusqu'au 6 février pour le faire en mairie. Chez vous, dans votre commune, vous vous demandez peut-être qui va être candidat. Certains sont déjà déclarés, d'autres non. En tout cas, retenez qu'ils ont jusqu'au 26 février à 18h précises pour déposer leur liste en préfecture et être officiellement candidat à la mairie.

Si vous vous intéressez aux élections municipales, vous aurez sûrement remarqué que certains candidats sont déjà en campagne, sur les marchés ou sur les réseaux sociaux. Sachez que la campagne officielle ouvrira le 2 mars avec à la clé des règles plus strictes sur le financement ou sur la communication des candidats. Cette campagne officielle du 1er tour, elle se termine le vendredi 13 mars à minuit. A partir de ce moment-là et jusqu'au résultat, c'est silence radio. Les candidats n'ont plus le droit de tracter, de faire de meetings ou de parler de politique, que ce soit dans les médias ou sur leurs réseaux sociaux. Les résultats du 1er tour, ce sera dans la soirée du dimanche 15 mars.

Et dans les communes où il y a besoin d'un 2e tour, les candidats doivent à nouveau déposer leur liste. Ils peuvent la modifier. Et pour ça, ils ont jusqu'au mardi 17 mars 18h. La campagne officielle recommence avec les mêmes règles qu'au 1er tour et elles durent jusqu'au vendredi 20 mars minuit. Et on connaîtra les résultats du 2e tour le dimanche 22 mars dans la soirée. Des résultats du 1er tour et du 2e tour à suivre et à vivre évidemment sur Public Sénat.

9:41
Invité

Et voilà pour les grandes dates. On espère que vous avez tout, tout bien noté. Et on va parler de ces municipales avec vous. Bonjour Hébert Caudurier. Merci d'être avec le directeur de l'information du Télégramme. Et bonjour Françoise Devoix. Et bonjour Auriane. Comment ça ? Ça va Françoise ? Ça va. Allez, on va parler de ces municipales. On va peut-être commencer par la bataille à Paris parce qu'on l'a vu dans le petit JTD municipale. Le camp présidentiel qui se déchire à Paris. Le président du groupe Horizon Renaissance qui dénonce la gauchisation de la campagne de Pierre-Yves Bournazel.

Pierre-Yves Bournazel, pour qu'on comprenne bien, c'est le candidat soutenu par Édouard Philippe, par Gabriel Attal. Elles sont à prévoir, elles étaient à prévoir ces divisions du camp présidentiel à Paris. Écoutez, Paris, c'est au bonheur de la droite la plus bête du monde. Je ne vais pas pleurer, mais Paris a toujours, depuis 2001, Paris en tout cas a toujours sombré sur les divisions de la droite. Je vous rappelle quand même, 2001, quand Bertrand Delanoé prend la mairie, c'est la bataille qui fait rage entre Philippe Séguin et Jean Tibéry. On est dans un… c'est du pop-corn tous les jours.

Et puis Françoise de Panafchieu, vous ne vous souvenez pas, traité par son camp de perte d'un roulette. Moi, j'ai connu tout ça. Ça a toujours été l'histoire, la dernière élection, Rachida Dati, Agnès Buzyn. Donc la réalité, elle est… alors l'équation, honnêtement, il faut quand même être honnête, il faut être objectif. L'équation, elle est aussi difficile pour Emmanuel Grégoire. On va en parler, rassurez-vous. Que pour Rachida Dati. Pour Rachida Dati, si Pierre-Yves Bourde-Zazel se maintient et si Sarah Knafo se maintenait, c'est compliqué. Elle perdra Paris. Mais Emmanuel Grégoire... Rachida Dati, soutenu par les LR. Oui, bien sûr. Une partie de Renaissance. Et l'autre partie...

Soutenu par Gabriel Attal, Édouard Philippe, Sarah Knafo reconquête. Ça veut dire... Mais moi, ce que je crois, là, et Emmanuel Grégoire a une équation aussi compliquée, c'est-à-dire que si Sophia Chikirou est au-dessus de 12, eh bien, il ne pourra pas gagner Paris. Mais, juste sur Pierre-Yves Bourde-Zazel, je voulais juste dire qu'on est à un mois, à peu près. Il y a des cycles en politique, Sarah, mais il y a des cycles... Non, non, je termine. On est à un mois et je pense que la pression sur Pierre-Yves Bourde-Zazel sera telle, si vous voulez, que je ne vois pas comment il pourrait se maintenir au second. Oui, évidemment, évidemment, tout ça va se retrouver.

On voit le sondage, juste, on vient de voir le sondage avec six candidats, dont cinq qui pourraient se maintenir au second. Oui, mais qu'un qu'angulaire, j'y crois pas une minute, je ne sais pas ce qu'on pense, Hubert. Qu'un qu'angulaire, tout le monde se maintient, Knafo, Bourde-Zazel ? Non, je ne crois pas une minute. Non, une qu'angulaire, oui. Là, il y a cinq candidats. Pour se maintenir, il faut faire plus de 10%. Selon le dernier sondage à Paris, il y a cinq candidats qui peuvent se maintenir au second tour. Moi, je ne spécule pas.

Ce que je vois, c'est qu'il y a des cycles en politique, que les socialistes ont été au pouvoir depuis extrêmement longtemps, qu'il y a une poussée à droite, même s'il y a une division classique. Je pense qu'ils finiront par se retrouver. On sait que Sophia Chikirou, aujourd'hui, elle essaie de débaucher un certain nombre de candidats socialistes qui s'estiment mal placés pour venir avec la France insoumise. Elle a réussi avec quelques écologistes. La France insoumise nous réserve des surprises, comme toujours. Elle veut faire élire Achille Haddati. Elle veut planter tous les maires socialistes.

Peut-être même que dans l'Ouest, qui est la région la plus enracinée auprès des sociodémocrates, on aura des surprises. Peut-être même dans l'Ouest. Vous pensez à quelle ville, Hubert ? Nantes. Peut-être même Brest. Je veux dire, ce n'est pas non plus complètement acquis, même s'il y a l'union des socialistes et des écologistes à Brest. C'est des maires très installées. C'est des maires très installées. Il y a une forme d'usure, en plus. Johanna Roland, à Nantes, fait une campagne. Bère de Nantes. Bère de Nantes fait une campagne vraiment de très grande union. Bien sûr, mais moi, c'est le poids le poids de la France insoumise.

La volonté des jeunes d'aller voter, c'est ça aussi qui m'importe. C'est-à-dire que derrière l'alliance des appareils, qui fait que la campagne n'est pas très animée, il ne se passe pas grand-chose. Il y a même, sur l'insécurité, les socialistes ont récupéré le discours en concédant, notamment à Brest, de la vidéoprotection. Enfin, ça, ça a été imposé par le préfet, mais des polices municipales dont ils ne voulaient pas, etc. On essaie d'étouffer un peu les choses. La droite n'est pas extrêmement virulente. Enfin, je veux dire, ils ne sont pas en phase de conquête. Enfin, je regarde des candidats, Brest, Kimpé, Rennes, ils n'arrivent pas effectivement à se unir comme à Paris.

Malgré tout, je veux dire, les plaques tectoniques bougent et je pense qu'il faut être prudent. Alors, moi, juste sur la globalité, je suis absolument d'accord avec Hubert. Ce n'est vraiment pas une campagne municipale passionnante. C'est-à-dire qu'on sent que, vous savez, c'est comme le tour de piste au vélodrome. La cloche du dernier tour n'a pas encore sonné. On sait très bien que les électeurs vont s'emparer de l'élection 15 jours, 3 semaines, peut-être même une semaine avant. Si on regarde Paris, la seule, finalement, personne qui progresse, vraiment, visiblement, c'est Sarah Knafou, qui gagne 3 ou 4 points en quelques semaines.

Mais à part ça, Rachida Dati consolide ses positions, 26-28. Emmanuel Grégoire consolide ses positions, 30-32. Il n'y a pas de véritable mouvement. C'est gelé pour Pierre-Yves Bournazel entre 14 et 15, si je prends la somme des sondages. Et c'est gelé pour Sofia Chikirou entre 10 et 12. Donc, vous voyez bien qu'il n'y a pas de dynamique de campagne. Et moi, je suis assez frappé. Alors, ils ne sont pas contents quand je le dis, parce que je l'ai dit hier. Je suis frappé de voir tous les candidats, en réalité, qui ne parlent que d'une seule chose depuis un mois, de Sarah Knafou. Alors, comment est-ce que vous pouvez... Elle est très boostée par le système médiatique.

Elle est boostée par le système médiatique, ça, c'est une chose. Mais tout le monde est obsédé par Sarah Knafou. Comment voulez-vous qu'elle ne monte pas, puisque le principal sujet de conversation, c'est « ah là là là là, Sarah Knafou ». Donc, c'est une erreur avec tous les spin-docteurs, les conseillers de l'ombre, de pas l'ombre, les agences de com', je ne comprends pas comment ces règles de base ne sont pas respectées. Mais à part ça, on sait très bien que Paris, c'est un enjeu qui est méta-municipal. Évidemment, le Parti Socialiste ne peut pas perdre trois villes. Il ne peut pas perdre Paris, il ne peut pas perdre Marseille et il ne peut pas perdre Lille. Ça, c'est une réalité.

Si le Parti... Il ne peut pas parce que son enracinement, aujourd'hui, il est dans les villes. Mais Nishima, ce n'est pas tout ça. C'est que vous envoyez un message, si vous voulez, et être battu parce que c'est LHI qui vous a fait chuter et là, je suis d'accord avec Hubert là-dessus. Eh bien, c'est le schéma de la présidentielle. Si Alizio réussit à battre Payan à Marseille, c'est un électrochoc. C'est loin d'être acquis. Ça sera sans doute plus facile pour Laure Lavalette à Toulon. Mais ça préfigure la présidentielle.

Donc, il y a à la fois la volonté pour les socialistes de préserver leurs bastions municipaux parce que la dernière élection présidentielle pour les socialistes, ça a été de pire en pire de Benoît Hamon à Annie Dalgou. à Annie Dalgou préserver leur bastion. Ils ont des réseaux, ils sont très implantés. Le bilan des maires socialistes n'est pas mauvais. Mais malgré tout, il y a une forme d'usure et puis le national et le local interagissent quand même. Alors, je suis d'accord sur l'idée de l'alternance. Je pense que le moteur de l'alternance, par exemple, pour Rachida Dati, est assez fort à Paris. Est-ce qu'il sera...

Il y a le moteur de l'alternance d'un côté et de l'autre, il y a le talisman de l'union de la gauche. Et quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise, la réalité, pour l'électorat de gauche, de ce talisman-là, il est encore fort. C'est pour ça qu'Emmanuel Grégoire est entre 32, 30 ans. Ça va se jouer dans un mouchoir de poche dans beaucoup de villes. Le problème, c'est que lui n'a pas de réserve de voix au second tour. Si Sofia Chikirou se maintient, ce sera très difficile pour Emmanuel Grégoire. Donc, Emmanuel Grégoire, son objectif...

Vous savez, je ne sais pas si Hubert est d'accord et vous-même d'ailleurs, je pense qu'au fil des années, on se rend compte que les municipales, en réalité, se gagnent au premier tour. C'est véritablement... Si vous n'êtes pas... quand vous êtes dans la situation d'Emmanuel Grégoire, si vous n'êtes pas, comment dirais-je, à 35, 36, si vous voulez, pour créer cette dynamique, ce choc psychologique d'une avance très forte pour aller faire voter les abstentionnistes, quand vous êtes dans sa situation, vous avez très peu de réserve de voix, vous êtes obligé de performer très fort.

C'est quand même difficile pour lui de se détacher du bilan d'Anne Hidalgo, qui est très critiqué, avec une poussée, effectivement, de la presse conservatrice, qui, effectivement, est très active. Le phénomène Sarah Knafo, bon, ben, elle est sympa. Elle est jeune. Elle est jeune. Elle est beaucoup moins idéologique qu'Éric Zemmour. Elle choisit ses sujets. C'est vrai qu'on a un problème économique en France. Donc, ce qu'elle dit n'est pas complètement faux, loin de là. Donc, elle suscite une certaine adhésion, en tout cas, à un succès d'estime.

Un dernier mot là-dessus, puisqu'on parlait au début du président du groupe Horizon Renaissance qui dénonce la gauchisation de la campagne de Pierre-Yves Bournazel. Est-ce que ça peut coûter à Édouard Philippe et à Gabriel Attal dans le cadre de la présidentielle ce choix de soutenir Pierre-Yves Bournazel contre Rachida Dati ? Je ne crois pas parce que je pense qu'à la fin, il me semble qu'à la fin, ce sera embrassons-nous, Folleville.

C'est-à-dire que je ne vois pas comment Pierre-Yves Bournazel avec ce dont parle Hubert et je suis d'accord, je souscris, avec le moteur de l'alternance qui est un moteur électoral très puissant avec la présidentielle en ligne de mire, je ne vois pas comment Pierre-Yves Bournazel résiste à la pression et se maintient au second tour.

Ça me paraît vraiment un rêve et une chimère de penser qu'avec cette pression-là, avec l'opinion qu'il va regarder en disant vous êtes en train de faire perdre la droite et alors que dans le même temps Sarah Knafo qui à mon avis ne se maintiendra pas, elle n'a aucune raison, elle aura fait son tour d'honneur et elle dira moi j'appelle à faire élire Rachid Haddati, vous imaginez le... C'est comme les présidentielles, les prises, ils ne pourront pas, il y a tellement de candidats pour les présidentielles qui ne pourront pas échapper aux primaires, c'est mathématique, sinon ils seront considérés comme des oseaux parce qu'aujourd'hui c'est la foire aux vanités. Donc voilà, il n'y aura pas de...

à mon avis, bon, il s'écharpe pour le principe, là où ça coûterait, c'est si Pierre-Yves Bournazel se maintenait au second tour. Là, ce serait une faute au niveau de l'opinion, c'est comment est-il possible que cette droite-là, vous ne soyez pas capable de vous entendre pour emporter la capitale du pays. Allez, puisque vous parlez de la présidentielle, la présidentielle a-t-elle commencé à se jouer hier lors des réquisitions du procès de Marine Le Pen et des autres prévenus procès des assistants parlementaires européens présumés fictifs du Front National, le réquisitoire est sévère, mais Marine Le Pen échappe dans les réquisitions et l'exécution provisoire. Résumé avec Jérôme Rabier.

Les réquisitions sont moins importantes qu'en première instance, mais si elles sont suivies par la Cour d'appel, Marine Le Pen ne pourra pas candidater à la présidentielle. Le parquet général a demandé la condamnation de l'ancienne présidente du Front National et requis une peine de 4 ans de prison, dont 3 avec sursis, 100 000 euros d'amende et surtout 5 ans d'inéligibilité. Marine Le Pen n'a pas officiellement réagi au micro, mais a confirmé à des journalistes que si cette peine était prononcée, elle ne pourrait pas être candidate à la présidentielle. Ses avocats ont toutefois salué un changement par rapport au jugement de première instance.

Il a été dit qu'une ligne de défense n'était plus une criminalisation et un risque de récidive pour le client. Je peux vous dire que comme avocat, c'est une très bonne nouvelle. Le parquet n'a pas demandé d'exécution provisoire, mais cela ne change pas grand-chose sur le fond, car même si Marine Le Pen se pourvoit en cassation, une confirmation de l'inéligibilité devrait intervenir avant la présidentielle. Pour les avocats du Parlement européen, ces réquisitions sont cohérentes.

On est entièrement d'accord avec le parquet général qui a mis l'accent sur l'existence d'un système depuis de très nombreuses années, qui a mis Marine Le Pen, d'abord Jean-Marie Le Pen, puis Marine Le Pen, au cœur de ce système. Place désormais aux plaidoiries de la défense qui commencent aujourd'hui, les avocats de Marine Le Pen et des 11 autres prévenus vont tenter de faire entendre leurs arguments pour faire innocenter ou réduire la peine prononcée et sauver la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Et on va, alors, on ne va pas commenter les réquisitions, mais juste sur le plan politique, je voudrais vous entendre tous les deux.

Quelle lecture vous faites de ces réquisitions, on l'a dit, le réquisitoire sévère, mais pas d'exécution provisoire. Est-ce que l'horizon s'éclaircit un peu pour Marine Le Pen ou pas du tout ? Pas du tout, je pense que la messe est dite, elle est finie, et d'ailleurs, je pense que Marine Le Pen l'a complètement intégrée, elle a fait le chemin dans sa tête. Il suffit de voir, hier, moi je n'étais pas à l'audience, mais tous mes camarades journalistes qui couvraient ont vu la différence entre le jugement de première instance, son attitude et l'attitude d'hier. Elle a intégré véritablement cela, exécution provisoire ou pas.

Tout le monde s'est focalisé sur l'exécution provisoire, alors qu'en réalité, il faut se focaliser sur l'inéligibilité. Si les avocats généraux avaient requis deux ans, je n'aurais pas dit la même chose. Deux ans, c'est faisable. Cinq ans d'inéligibilité, avec le jugement qui sera rendu avant l'été, je vais vite, Hubert, mais il faut entendre le réquisitoire. C'est cinq heures et demie de réquisitoire, c'est d'une dureté sur Marine Le Pen, c'est d'une dureté sur le système, je ne vois pas... Ça a toujours été dur contre elle. Non, non, mais je ne vois pas comment... En appel, si vous voulez, je ne vois pas comment les juges ne suivent pas quasiment les réquisitions. Il faudrait...

Il est évident que si c'est ce jugement-là, Marine Le Pen l'a dit, elle l'a fait dire et c'est la sagesse, elle ne se pourvoira pas en cassation, même s'il y a une suspension. Pourquoi je dis ça ? Parce que la cassation, c'est minimum deux ans, OK ? Pour un pourvoi en cassation. Si le pourvoi est rejeté, c'est le premier jugement qui s'applique. Donc un jugement très dur parce qu'il est supérieur sur le plan de la prison, par exemple. C'est deux ans fermes en première instance et un an. Même si on va attendre le jugement en appel. En tout cas, je suis d'accord avec vous, c'est de la réquisition. Mais s'il y a pourvoi en cassation, la cour de cassation peut décider d'aller plus vite...

Ça, c'est son petit juriste. Non, non, je ne suis pas un juriste. J'ai étudié la chose de A plus B, donc je pense que c'est fini. C'est subtil. Oui, c'est fini. Mais en politique, personne n'est jamais fini. Là, c'est fini. Sauf quand il passe l'arme à gauche. Non, pas du tout. En réalité, si vous voulez, l'exécution provisoire l'a quand même servi puisque si jamais... Je vous rappelle quand même que ce sont des réquisitions que la Défense va plaider maintenant pendant dix jours. Ensuite, ils auront deux mois pour prononcer un jugement qui interviendra sans doute au mois de juin. Il y a quand même eu...

Alors, l'exécution provisoire l'a servi parce que si jamais la peine était réduite à deux ans, elle l'aurait purgée. Ensuite, le fait de dire l'exécution provisoire tombe. Malgré tout, c'est un petit signal parce qu'elle a été tellement contestée, cette exécution provisoire, parce qu'on disait qu'elle méconnaissait le deuxième... Comment dirais-je ? L'appel, en fait, le deuxième tour de jugement, le deuxième degré. Donc, c'est une petite reconnaissance. Ensuite, elle a infléchi son discours. Elle a reconnu la faute. Elle a dénié l'existence de sa système organisé dont elle estime qu'il a été vu en place par son père.

En plus, si vous voulez, le Rassemblement national et le FN bien plus avant, c'est le bordel intégral. Non seulement, il ne travaille pas énormément. Maintenant, il travaille un peu plus. Mais en plus, c'est la manière dont les avocats, par exemple, de Jean-Luc Mélenchon ont préparé le procès qui n'a pas eu lieu puisque, du coup, finalement, il n'a pas été mis en examen là-dessus. Finalement, ça s'est fait de façon beaucoup plus professionnelle. Bien sûr, oui. J'en ai discuté avec ses avocats, ils ont fourni des dossiers, etc. Là, si vous voulez, le problème du Rassemblement national, c'est que c'est très centralisé.

Marine Le Pen, elle a préparé sa défense méthodiquement avec ses avocats, mais l'entourage et les prévenus ont été nuls. Je veux dire, Julia Odoul, etc. C'est un pleuré, en fait. Mais ils ne vont pas travailler. Ils ne vont pas travailler. Ils ont quasiment dans les poches. Là-dessus, qu'est-ce qui peut se passer maintenant ? Je croyais qu'à un moment donné, elle misait sur une réserve d'interprétation du Conseil constitutionnel. Bon, visiblement, c'est tombé à l'eau. Ça ne marche pas. Ce qui lui reste, effectivement, si la peine n'est pas réduite en appel, c'est la Cour de cassation. Et là, effectivement, c'est prendre un risque.

Mais le problème de Marine Le Pen, c'est qu'il faut qu'on sache aussi ce qu'elle veut, finalement. Elle a mis en selle Bardella à une époque où c'était un genou et où, finalement, elle en avait marre un peu des coachs qui lui soufflaient à l'oreille, etc. Finalement, il a été servi par les événements. Il y a eu un phénomène Bardella. Aujourd'hui, tout le monde l'enterre. Moi, je crois que ce n'est pas si simple que ça, que finalement, elle a des moments un peu parfois de déprime ou en tout cas d'être un peu désabusée. Mais c'est quand même une combattante. Tout n'est pas joué. Oui, Hubert, d'accord.

Quand elle va voir les journalistes hier en off et qu'elle dit, en gros, si ce jugement-là, en juin, est confirmé, si les réquisitions sont confirmées, ça sera terminé pour moi. Elle le sait. Elle est juriste, Marine Le Pen. Je rappelle qu'elle est avocate. Elle ne va pas prendre le risque de la Cour de cassation parce qu'elle sait très bien que la Cour de cassation, par exemple, peut siéger dans les temps légaux, c'est-à-dire dans les deux ans. Donc, ça veut dire qu'elle peut faire sa présidentielle, en réalité. Et si d'aventure elle était élue, elle aurait l'immunité présidentielle. Mais je pense que Marine Le Pen, elle l'a dit, ne jouera pas cela. Je pense qu'elle ne jouera pas cela.

Vous oubliez une chose. Il y a une logique judiciaire et une logique politique. Et les deux s'interpénètrent plus qu'on ne croit. Non, mais justement, on va écouter ce qu'en disait. C'est elle-même qui le dit. Et on va écouter ce qu'en disait ce matin le porte-parole du Rassemblement national. Je vous fais réagir après. On va écouter le porte-parole du Rassemblement national. Laurent Jacob est listé il y a quelques minutes sur ce plateau. C'est la bonne nouvelle, j'allais dire, pas d'exécution provisoire. Ça prouve que tout ce que l'on disait lors de la première étape du procès était réaliste. Ce qu'on attend, c'est le jugement.

Et entre les deux, il y aura la défense, c'est-à-dire Marine Le Pen, l'ensemble des prévenus, les avocats qui vont s'exprimer. Et donc, pour l'instant, on attend. Il y a une impatience, évidemment, parce qu'on a envie de savoir comment va se dérouler la présidentielle. On a envie, évidemment, comme des millions de Français, que Marine Le Pen puisse se présenter. Mais pour l'instant, j'allais dire, pas de scoop. Voilà, on attend. Mais il dit, Laurent Jacob est listé, aussi, les deux sont prêts. Oui, mais je vous dis, la logique politique interpénètre la logique. Non, mais OK, vous pouvez dire ce que vous voulez. Non, mais attendez, je peux répondre. C'est moi qui ai l'intérêt.

Non, mais après, je vous laisse. Oui, oui, vas-y, vas-y. Non, d'abord, vous avez bien vu que quand elle a réclamé que la Cour d'appel puisse s'exprimer rapidement, ça a été le cas. On lui a donné raison. Ensuite, ils ont gueulé contre l'exécution provisoire. Elle est supprimée. Là, le problème, c'est de savoir quand est-ce que la Cour de cassation, si elle est... Enfin, deuxième temps, si jamais elle est condamnée. Et on dit, en janvier, mais on n'en sait rien. Ça peut être après. Vous voyez ? Tout est mouvant. Ça veut dire tout est mouvant, OK, mais il y a aussi une logique politique. Moi, je veux bien qu'on maintienne un faux suspense sur cette question.

Vous n'imaginez pas qu'avec la réquisition, vous avez vu les réquisitions, 5h30 de réquisition, vous dites Marine Le Pen a changé, elle a reconnu. Justement, un des avocats généraux a dit, vous n'avez rien reconnu, vous n'avez rien changé. C'est-à-dire que le procès... Oui, mais c'est l'avocat général. En général, je suis d'accord avec vous, mais quand vous prenez une réquisition aussi forte... Pour un parti qui prenait le Frexit pour un parti qui en plus était extrêmement désorganisé. Je voudrais terminer. Si vous imaginez une minute que la Cour d'appel, ce sont des clowns au point d'avoir des réquisitions de ce niveau-là, de cette ampleur-là.

Si vous imaginez que dans la décision en juin, ils vont passer de 5 ans à 2 ans. Enfin, vous croyez encore au Père Noël ? Je ne crois pas que vous croyez au Père Noël en réalité. Donc, la réalité... Non, il ne passe plus. Non, il ne passe plus depuis longtemps. Et la réalité, si vous voulez, c'est que même le Rassemblement national, quand vous parlez en off avec les uns et les autres, ils ont déjà acté que ce sera Jordan Barnet-là. Pour tous. Pour tous. Pour tous. Mais l'arrière-garde, il reste qui ? Armand Nau est parté. Il reste peut-être Marine Le Pen et Louis Alliot. Mais même elle, je pense qu'elle a... Comment dire ? Elle a acté que c'est terminé. Elle a fait ce chemin.

Jacques Chirac, Jacques Chirac, il était mort avant l'élection présidentielle. Il n'y a pas pas de mort. La Dure était élue. Non, je... Et vous savez très bien qu'en plus, Bardella, il ne tient pas la rampe. Non, mais ça, je le sais très bien, mais moi, ça m'arrange. Vous savez que Bardella ne peut pas faire une campagne présidentielle. Vous pensez que ça arrange la gauche ? Moi, je pense que Jordan Bardella arrange pas simplement la gauche. Je pense que la candidature de Jordan Bardella... Et alors ? C'est la double peine. Donc, les juges votent Bardella. Non, non. C'est la double peine pour Marine Le Pen. La peine au sens chagrin du terme. La première peine, c'est qu'une vie entière...

OK ? Je ne pleure pas. J'explique ce qu'elle doit ressentir. Une vie entière à avoir tout sacrifié. Et au moment où peut-être vous pouvez gagner, on vous dit que vous ne pouvez pas jouer. La partie, ça, c'est la... Mais la double peine, c'est qu'elle sait très bien en son fort intérieur. Et c'est pour ça qu'elle pendule, etc. Elle sait très bien que Jordan Bardella ne fait pas la maille. Elle sait très bien que Jordan Bardella... D'ailleurs, il ne reçoit plus aucun journaliste. Il est complètement verrouillé. Elle sait très bien que Jordan Bardella va pouvoir mener une campagne de cyborg avec des éléments de langage. Un cyborg, comme vous l'avez... Mais non, mais non.

Mais je dis ça à Gabriel Attal. Elle fait une campagne de cyborg. C'est effrayant, ces meetings avec les intelligences artificielles. Vous pensez bien qu'une présidentielle en France, c'est de chair et de sang. Et donc, elle le sait, Marine Le Pen. Oui. Elle sait très bien que son dauphin, eh bien, peut-être, ne passera pas à la rampe. Vous voyez un débat à Bardella-Mélenchon ? Non, mais d'abord, Mélenchon ne sera pas au second tour. Écoutez, arrêtez de parler de malheur. Je sais que vous en rêvez. Écoutez, vous en rêvez. Vous n'en savez rien. Et vous non plus, vous n'en savez rien. Arrêtez de nous vendre des scénarios qui sont complètement incrédibles. C'est un scénario.

Mais bien sûr, mais bien sûr. Et on aura le temps d'en débattre. On va terminer par l'histoire du jour qui, j'espère, va vous faire rire. Aujourd'hui, c'est le dernier jour pour s'inscrire sur l'électorale, mais il y a une autre date à retenir, surtout si vous habitez dans le Nord, celle de mardi prochain, le 10 février, dernier jour C'est une institution. Ça se tiendra le 15 février à Dunkerque. Alors, il y a des conditions comme pour les listes électorales. Il faut avoir plus de 18 ans. Je vous rassure, les similitudes s'arrêtent là. Pour la mouette, il faut vous donner un surnom. Le gagnant... Vous le faites super bien le prix de la mouette, Françoise.

Je l'ai couvert en tant que journaliste. Si ça peut vous inspirer, le gagnant de l'année dernière s'appelait Michel Polnamouette. Et ils ont du mot. C'est pas mal. Il faut aussi envoyer une vidéo de votre performance. C'est un jury de 8 membres qui va désigner le vainqueur. Et au-delà du prestige de remporter le titre, vous ferez une bonne action en allant voir le concours. L'intégralité des bénéfices des ventes des boissons sera reversée à la fondation Dunkerquois Solidaire. Mais vous le faites super le prix de la mouette. Moi, j'avais couvert ça quand j'étais journaliste dans les locales. Non, mais honnêtement... Le prix de la mouette ou pas ?

Non, mais je suis sûr que c'est quand même un breton qui gagnera parce que les mouettes, ça fait partie de notre environnement. Mais honnêtement, seulement Dunkerque parce que vraiment, on ne parle pas assez. Moi, j'adore cet esprit du Nord. Allez, si vous pouvez, au carnaval de Dunkerque quand on balance les harangs depuis le balcon de l'hôtel de ville. Vraiment, ces gens du Nord, on vous aime. Ce n'est pas comme les Bretons. Ça, c'est... Merci à tous les deux. Merci à tous de nous avoir suivis. Demain, vous retrouvez à ma place. Steve Jourdain, très bonne journée.

34:02
Présentateur

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