Stéphane Séjourné, vice-président exécutif de la Commission européenne | Ici l'Europe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous êtes en charge de la prospérité et de la stratégie industrielle. Comment abolir les barrières à notre marché intérieur ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que réduire les coûts administratifs de 400 millions d'euros n'est pas une dérégulation déguisée ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
La suppression du devoir de vigilance est-elle un détricotage du pacte vert ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment gérer les tensions commerciales avec les États-Unis sans doctrine fixe ?
- 8:00OuverteRéponse directe
L'industrie automobile européenne est-elle en danger à cause des droits de douane américains ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La défense européenne décollera-t-elle assez vite avec le programme Safe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Stéphane SéjournéFait
« il faut que les premiers partenaires commerciaux des Européens soient les Européens et pour cela abolir les barrières à notre marché. »
- 3:30Stéphane SéjournéFait
« On a une partie de nos entreprises qui se sont internationalisées avant même de s'européaniser. »
- 4:30Stéphane SéjournéChiffre
« Nous avons décidé de garder les standards que nous avons fixés lors de la dernière mandature. Les standards, ils sont clairs. C'est la décarbonation de notre économie à 2050. »
- 5:00Stéphane SéjournéFait
« On a changé de méthode. On fait plus une stratégie horizontale comme on a fait par le passé, mais on fait secteur par secteur, métier par métier. »
- 5:30Stéphane SéjournéFait
« Le chemin en réalité si vous rendez fixe le chemin, vous perdez toute marge de discussion et de négociation et notamment d'adaptabilité économique. »
- 6:30Stéphane SéjournéFait
« Les ONG dénoncent là justement la le détricotage du pacte vert qui est en cours et avec l'aide de la droite du Parti populaire européen. »
- 7:00Stéphane SéjournéFait
« On a fait une proposition dès le début de cette mandature pour arrêter cette législation et remettre tout à zéro. »
- 7:30Stéphane SéjournéFait
« il faut qu'on puisse aussi être très clair sur notre réglementation européenne. »
- 8:30Stéphane SéjournéFait
« Si il y a 10 % sur Airbus, il faut qu'il y ait 10 % sur Boeing. »
- 10:30Stéphane SéjournéChiffre
« Les 65 % de production européenne, ce sont y compris des composants dans le matériel et donc ça implique forcément l'industrie européenne à un moment donné. »
- 13:30Stéphane SéjournéFait
« L'Europe n'a pas l'arsenal réglementaire et la protection des démocraties nécessaires à hauteur de ces ambitions. »
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France 24 LCP public Sénap [Musique] présente. Bonjour à tous. Bienvenue pour ici l'Europe et nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui l'un des vice-présidents exécutifs de la Commission européenne, le français Stéphane Séjourné.
Bonjour monsieur Séjourné. Bonjour et merci pour l'invitation. Alors vous êtes en charge de la prospérité et de la stratégie industrielle.
Vous nous avez rejoint dans ces studios de la Commission européenne à Bruxelles. Je rappelle que vous avez été après la victoire d'Emmanuel Macron en 2017 conseiller politique du président, puis pendant 5 ans députés européens d'ailleurs à la tête du groupe centriste Renew, ministre des affaires étrangères en 2024 avant d'être justement désigné par le président français commissaire européen avec ce nouveau portefeuille et cette nouvelle vice-présidence qui vous a été confiée par la présidente Urzula Van Derleon et vous avez rendu public d'ailleurs le 21 mai la stratégie pour le marché unique. dites que dans ce monde incertain, il faut que les premiers partenaires commerciaux des Européens soient les Européens et pour cela abolir les barrières à notre marché.
Comment ? Lesquels ? Bon, d'abord, le contexte international euh fait du marché intérieur aujourd'hui une valeur refuge pour les entreprises européennes.
On a une partie de nos entreprises qui se sont internationalisées avant même de s'européaniser. Plein de raisons euh pour cela, notamment des barrières réglementaires entre les pays, entre eux. Et donc effectivement pour une PME, une ETI française, aller en Allemagne, aller en Italie, commercialiser ses produits, s'européaniser dans tout le marché intérieur est une galère en quelque sorte administrative, bureaucratique d'abord parce que il faut pouvoir avoir une filiale, s'adapter au droits européen, au droit national, regarder les différences réglementaires, regarder également les différences de commercialisation des objets.
Tout ça, nous avons mis en place en quelque sorte un des dispositifs pour simplifier, harmoniser l'ensemble des règlements. Il y aura un objectif, y compris d'un 28e régime pour ces entreprises qui veulent opérer sur le marché européen. Et tout ça c'est des gains de productivité et c'est aussi des gains de croissance et de PIB pour tous les Européens parce que les marchés peuvent se fermer aux États-Unis, en Chine, on le voit bien, on essaie de réduire nos dépendances, c'est une autre stratégie et donc il faut que le marché européen de 450 millions de consommateurs soit une valeur refuge et des perspectives de croissance pour nos entreprises européennes et notamment pour les entreprises françaises.
Alors, vous proposez de réduire les coûts administratifs euh des entreprises de 400 millions d'euros après un premier train hein de de justement de 8 milliards d'euros déjà ciblés euh par cette simplification hein que vous appelez de vos vœux euh en particulier pour les PME, l'exemption par exemple de registre euh du portail des CO2. Est-ce que c'est pas un peu de la dérégulation quand même déguisée puis surtout pas très verte ? Non, parce que l'objectif est assez clair.
Nous avons décidé de garder les standards que nous avons fixés lors de la dernière mandature. Les standards, ils sont clairs. C'est la décarbonation de notre économie à 2050.
Et puis vous avez par secteur d'activité des objectifs très clairs qui ont été votés par le Parlement européen et d'ailleurs sous l'impulsion du Conseil et donc des chefs d'état de gouvernement. à l'époque, j'en sais quelque chose puisque j'étais du côté des Français et donc du gouvernement français à l'époque et on poussait cet agenda euh et on continue d'ailleurs à le soutenir. La vraie différence avec ce mandat, c'est que nous sommes pragmatiques dans le contexte international qui a changé, le contexte d'incertitude économique au sein du marché intérieur et donc de notre propre économie européenne.
Et donc il faut donner des flexibilités. Ça veut dire pas déréguler notre système, mais c'est retirer le papier, harmoniser les règles, euh pousser les États-membres à justement euh faire des convergences fiscales et administratives sur un certain nombre de secteurs. Et ça, on a changé de méthode.
On fait plus une stratégie horizontale comme on a fait par le passé, mais on fait secteur par secteur, métier par métier, profession réglementée par profession réglementée. Et moi, je confonds pas le chemin et l'objectif. L'objectif, il est intangible.
C'est la décarbonation du pour ça il faut que le chemin soit so soit tracé quand même peut-être. Voilà. Mais le chemin en réalité si vous rendez fixe le chemin, vous perdez toute marge de discussion et de négociation et notamment d'adaptabilité économique.
Le président français et le chancelier d'ailleurs euh Merz euh ont tous les deux réclamé la suppression du devoir de vigilance euh sur les entreprises. Donc c'est une responsabilité écologique et sociale dont elles doivent calculer finalement les effets tout au long de leur chaîne de production. Euh les les ONG dénoncent là justement la le détricotage du pacte vert qui est en cours et avec l'aide de la droite du Parti populaire européen.
Alors l'objectif de la SS 3D c'était pas euh le Green Deal en tant que tel hein, mais ça mettait des normes et de la réglementation sur les entreprises et notamment ça faisait peser sur les entreprises européennes la responsabilité de toute la chaîne de valeur y compris en dehors de l'Union européenne. Et donc et ça partait assez bas dans la chaîne de valeur, c'est-à-dire que le sous-traitant du sous-traitant du sous-traitant euh devait également être contrôlé euh par votre entreprise européenne, sinon vous pouviez être responsable devant les tribunaux européens. Euh ça posait un certain nombre de problèmes d'insécurité juridique.
On a fait une proposition des le début de cette mandature pour arrêter cette législation et remettre tout à zéro. Maintenant, les euh l'Allemagne et la France ont fait une proposition dans le cadre de cette discussion pour remettre à plat ces deux textes qui est clairement de le supprimer. Supprimer.
Euh pour ça, il nous faut quand même une majorité puisque c'est de la codécision. Euh donc Parlement européen et Conseil, j'ai en On en est pas là. On regardera précisément si on peut pas garder les objectifs tout en simplifiant totalement de dispositif.
Mais je crois que le président de la République a été très clair et en réalité dans cette période au moment où les Américains font des choix très euh radicaux euh il faut qu'on puisse aussi être très clair sur notre réglementation européenne. Alors euh la menace de droit de douane américain a eu un impact sur notre croissance européenne. un monde économique partagé, on le sent bien, entre une réponse très forte, œil pour œil, dents pour dents sur cette affaire des droits de douane et puis l'idée de donner des gages de négociation au au contraire à Donald Trump.
Comment s'en sortir ? Je pense qu'il faut pas de doctrine paradoxalement. Je vais peut-être vous étonner mais dans la période, il faut pas de doctrine et il faut pas choisir une option ou une autre.
Euh je pense qu'il faut défendre l'intérêt européen et que l'intérêt européen, les mesures changent au fur et à mesure également des sous-bressaux de l'administration TUM et effectivement de du contexte international. Donc moi, je prône de surtout rien cranter de définitif dans les propositions que nous pouvons faire tant que nous avons pas une proposition américaine sur la table et clairement le cadre défini de la nouvelle coopération commerciale avec les États-Unis. Certains secteurs nécessiteront d'avoir également une réciprocité complète en terme de tarif.
C'est le cas de l'aéronautique par exemple. Si il y a 10 % sur Airbus, il faut qu'il y ait 10 % sur Boeing. Pour d'autres secteurs, nous n'avons pas intérêt à faire cette réciprocité, y compris nous-mêmes européens pour nous-mêmes.
L'Europe a bien entrepris cette négociation. Elle a été euh euh moins vocale euh que les Américains mais également unis dans la période. Sur un marché qui vous qui vous intéresse particulièrement, nous les l'Allemagne et cetera, celui de l'automobile, 13 millions de travailleurs directs et indirects.
Et vous dites que cette industrie automobile est en danger de mort, Stéphane Séjourné à cause des futurs droits de doit américain 25 % de mauvais choix stratégiqu d'un excès de normes européennes. Les trois Ouais. Euh je transparent avec vous les trois.
Euh et donc oui, il y a une un risque commercial fort puisqu'on exporte des des véhicules. Attention parce que les constructeurs ont aussi décidé de produire en dehors de l'Union européenne pour d'autres marchés pour des marchés domestiques sur lequels ils comptent se développer. Il faut qu'on continue à à pouvoir les aider.
Pour ce qui est de l'Europe, les choses sont assez claires. Une partie de la réglementation euh pourrait affaiblir la demande de véhicule. Si nous avons pas des critères d'achat européen de voitures électriques dans les flottes professionnelles d'entreprise, on narrivera pas à booster la demande et on narrivera pas à sortir par le haut euh les constructeurs européens qui aujourd'hui ont un problème de commande de véhicule.
Il y a pas de véhicule électrique aujourd'hui dans le marché de l'occasion et on est en incapacité de proposer aux Françaises et aux Français mais également à tous les Européens des véhicules pas chers qui sortent et qui ont 2 3 ou 4 ans euh de vie qui sont en réalité 80 % du marché euh dans beaucoup de pays. Donc la fin des des ventes de voitures thermiques en França croyez encore la fin de vente des voitures thermiques doit se coupler avec une vraie stratégie d'achat européen et de boost de la stratégie euh notamment sur la vente de véhicules électriques avec une demande accrue pour les flottes de véhicules professionnels et puis dans un deuxième temps, il faut trouver de nouveaux marchés et donc là-dessus c'est des nouveaux accords commerciaux. c'est que c'est pas populaire en France de de parler d'accords commerciaux, mais dans le moment politique qu'on vit, si on souhaite réduire nos dépendances par rapport à la Chine, si on souhaite se préserver d'un futur marché américain qui peut fermer, il faut absolument Mercour, donc l'Amérique latine, il faut absolument trouver des nouveaux débouchés.
Et des nouveaux débouchés, ça veut dire protéger nos industries à nous, mais trouver des débouchés pour les industries dont on a on a des surcapacités nous-même européens et l'automobile est en réalité en surcapacité européenne. Vous vous occupez du coup d'un certain point de vue de l'Ukraine avec safe ce programme de près de 150 milliards d'euros pour financer en commun des achats. Ces projets devront être réalisés aussi à hauteur de 65 % de composants par l'industrie européenne.
Est-ce que cette défense européenne, elle est en train de décoller assez vite pour vous ? Oui, en tout cas, on s'est battu sur ce critère parce qu' il paraissait pas forcément évident pour tout le monde en Europe. Et donc euh je tiens quand même à remercier tous les pays européens et le changement y compris de mentalité sur ce sujet, les 65 % de production européenne, ce sont y compris des composants dans le matériel et donc ça implique forcément l'industrie européenne à un moment donné.
Il peut pas y avoir de matériel qui soit 100 % américain, 100 % cohéréen ou en tout cas qui ne soit pas avec des composants européens. Donc ça c'est une quand même une petite victoire européenne sur la fin de la naïveté sur ce sujet là. Ça fait ça donne des perspective de commande pour nos industriels et surtout c'est une démonstration que l'Europe est en capacité aussi d'être flexible sur son budget.
On a décloisonné tous les fonds européens. On a été chercher les fonds de cohésion pour pouvoir décloisonner et ouvrir les Vous êtes d'ailleurs partisan de nouvelles de ressources propres typiquement taxe carbone à la frontière pourquoi pas taxer les petits colis 2 €. Il y a un certain nombre de pistes que ça soit d'ailleurs la taxation des petits colis qui viennent de Chine, on a en perspective 6 milliards de colis qui vont arriver de Chine l'année prochaine. 6 milliards.
Donc ça donne quand même la la taille, ça donne la taille éventuellement de ce qu'on pourrait récupérer dans le budget européen pour l'intérêt général européen. Et puis il y a des perspectives de nouvelles ressources qui ne sont pas supportées par les Européens en tant que tel. C'est pas de l'impôt, c'est pas de la taxe, c'est ni sur le consommateur, ni sur les industriels ou les entreprises, mais qui peuvent être par exemple les stat européen, c'est-à-dire ce visa touristique qui n'existe pas que les amé les britanniques ont.
Euh vous allez aux États-Unis, ça coûte euh 25 ou 26 dollars euh pour pouvoir rentrer sur le territoire euh américain. Vous allez en Europe, c'est gratuit. Dans la dernière élection en Roumanie euh remportée par le proe européen Nikouchor Dan, euh les réseaux sociaux ont relayé des fake news sur une ingérence française euh pour soutenir ce candidat proeuropéen.
Des même soldats français déguisés en militaires roumains prêts à intervenir et cetera. C'est un peu délirant mais ça c'est parlant sur l'époque quand même. Oui, il faut faire très attention et c'est pas nouveau et je pense que ça va se multiplier dans beaucoup d'élections.
Et moi le constat que je fais c'est l'Europe n'a pas l'arsenal réglementaire et la protection des démocraties nécessaires à hauteur de ces ambitions. On a 27 États démocratiques qui sont rentrés dans l'Union européenne démocratiquement, souvent souvent avec un référendum à la clé. Et donc, ce sont les peuples européens qui ont décidé de venir en Europe.
Et souvent, c'est inscrit dans les constitutions. On a une particularité en Europe. On a l'état de droit euh des élections libres et il faut maintenant qu'on puisse s'adapter, y compris aux nouvelles technologies, aux fake news, à l'ingérence étrangère de manière collective et des mesures doivent être mises à disposition des Étatsmembres pour se protéger également et avoir une honnêteté et une liberté de parole. euh parfaite dans ces élections.
Je crois que c'est peut-être aussi parce que on regarde de très près les élections en Pologne le 1er juin qui pourrait être emporté là encore par les les ultraconservateurs. Bloquer l'agenda de retour à l'état de droit voulu par l'Union européenne pour loquer l'agenda de soutien à l'Ukraine. D'abord en Pologne, c'est au proe européens de j'ai envie de dire faire le job.
Et donc il y a une campagne, elle est libre. A priori, on n' pas de retour d'ingérence massive qui pourraient changer les comportements électoraux des Polonais de manière artificielle ou avec des fausses informations. Il faut pas confondre ce jeu démocratique qui est le jeu de la démocratie et du choix des peuples et de l'autre côté le risque d'atteinte à l'état de droit que certaines propositions peuvent être faites dans d'ailleurs dans la campagne électorale et c'est le risque en réalité d'avoir un retour sur des garanties de liberté de la presse, de justement d'indépendance de la justice, de liberté d'expression des oppositions euh et Et donc c'est ça qu'il faut qu'on garantisse nous européens, mais qu'on se mêle pas du débat national des partis politiques.
Ça ça c'est le choix des peuples souverains de délire leur président. Il faut qu'on le respecte même si ça nous convient pas. Vous avez épousé pleinement le mot d'ordre choisir l'Europe face à un Donald Trump qui effectivement est en train de mettre pas mal les bâtons dans les roues des universitaires et de la recherche publique.
Euh à destination de nouveaux partenariats commerciaux et des meilleurs talents mondiaux, il y a ce mot d'ordre, choisir l'Europe. Mais finalement, on voit bien que dans dans notre Europe, on investit de moins en moins dans la recherche nous-même. Comment se prétendre attractif ?
Bon, d'abord choose Europe et choisir l'Europe, ça sera réviser les marchés publics, mettre des clauses de préférence européenne sur un certain nombre de secteurs stratégiques, faire le bail européen act euh qui sera une petite révolution pour l'Union européenne et puis pour tous les pays qui n'avaient pas le même concept français de préférence de préférence européenne. Ça a évolué et j'ai la garantie de pouvoir faire une proposition dès 2026 d'une révision des marchés publics européens. et d'introduire dedans des clauses d'achat européen, de choisir euh l'Europe, y compris pas que sur la recherche et sur les chercheurs, mais également sur l'industrie.
Pour ce qui est du choose up sur la sur la recherche, nous sommes engagés également dans une démarche d'attractivité internationale puisqueil y a des perspectives de faire venir des talents incroyables, notamment de l'autre côté de l'Atlantique qui se sont retrouvés sans argent pour rechercher pour ce que sont des chercheurs qui sont souvent très capés et qui ont énormément d'expérience notamment sur le qui peuvent apporter et exactement mais qui peuvent apporter énormément y compris pris à l'économie européenne et à la recherche appliquée pour nos industriels. Stéphane Séjourné donc vice-président exécutif de la Commission européenne. Merci d'avoir été notre invité aujourd'hui.
Merci à vous de nous avoir suivi. Tout de suite le débat sur c l'Est de l'Europe. Y a-t-il une vague populiste ou au contraire un refus ?
Un reflux des populistes ? Tout de suite débat avec nos confrères de la chaîne parlementaire et trois eurodéputés. [Musique] Bienvenue au Parlement européen où le se pose actuellement une question.
Assisteton au flux ou au reflux de la droit radicale et des populistes dans l'est de l'Europe ? Nous vivons un moment crucial d'élection qui se succèdent en Europe centrale et orientale qui pourrait faire basculer l'unité des 27. Ainsi la Roumanie vient de voter pour élire comme président un candidat proeuropéen, Nicou Sordan, contre un homme Georgier Simon, qui se présentait comme un grand admirateur de Donald Trump et hostile à l'aide à l'Ukraine.
Oui. En Pologne, le premier tour de la présidentielle a vu le candidat maire de Varsovie, le pro européen Rafal Chaskovski, arrivé en tête mais avec un point d'écart avec l'historien nationaliste Carole Navroti, soutenu par le Parti ultraconservateur droit et justice le PIS. Le second tour, le 1er juin sera donc très disputé, arbitré d'ailleurs par un entrepreneur multimillionnaire du parti d'extrême droite Confédération.
Alors le Premier ministre actuel Donald Tusk et l'Union européenne s'inquiètent en cas de cohabitation dure avec le PIS d'un blocage de toutes les réformes visant à restaurer l'état de droit en Pologne. Autant d'élection qui pose une question. Le premier ministre hongrois Victor Orban, pourrait-il se trouver bientôt des alliés pour ralentir l'aide à l'Ukraine alors qu'il était jusqu'ici isolé ? pense aussi à la Slovaquie du Premier ministre Robert Fitz qui lui prête parfois main fort dans sa rhtorique prorusse et anti-Union européenne.
Pour en parler, nous recevons trois invités. Lubitsa Carvachova, bonjour. Eurodéputé Slovaque, vous siégez au groupe Prinw ici à Bruxelles, au centre de le limicycle.
Mais votre premier ministre, on vient de le dire, Robert Fitzo, était le seul dirigeant de l'Union européenne au défilé militaire de Poutine le 9 mai dernier. Avec nous aussi, Diorger Pipera. Bonjour eurodéputés roumain du groupe conservateur et réformiste à la droite de la droite de l'émissie vous souteniez le candidat Simion des faits de justesse lors des élections en Roumanie et puis Chloé Ridel bonjour heureux député du groupe des socialistes et démocrates ici au Parlement Chloé Ridel vous connaissez bien cette Europe de l'Estule de vérité avec les élections déterminants qui sont en train de se jouer ça fait longtemps que ce moment de bascule il s'opère faire parce qu'en Europe de l'Est, en Europe centrale et orientale, il y a des problématiques très particulières.
Il y a eu ces dernières années beaucoup d'inflation pendant la crise inflationniste. Nous, on a connu des taux d'inflation déjà élevés par exemple en France, mais c'est sans commune mesure avec ce qu'on connu des pays comme la Pologne, comme la Roumanie, comme la Bulgarie ou encore la Slovaquie, même la Hongrie. Et puis vous avez aussi une émigration très forte dans ces pays-là.
En Roumanie, c'est moins 20 % de la population qui a disparu, qui est partie en Europe de l'Ouest pour beaucoup depuis l'adhésion à à l'Union européenne. Donc ça crée une forme d'angoisse de la disparition, une forme d'angoisse identitaire et il y a des politiciens qui viennent souffler sur ces braisesl. Euh donc je crois que la réalité, il y a des il y a des peuples qui se tournent vers l'extrême droite de plus en plus.
Il y a une gauche qui disparaît dans ces pays-là, même si en Roumanie, on voit bien que c'est un candidat démocrate et proeuropéen qui a fini par l'emporter. Donc, il faut pas non plus tout mettre dans le même sac. Mais moi ce que je veux dire c'est que le problème des pays d'Europe centrale et oriental c'est une un problème c'est une question sociale et il faut la traiter comme ça.
C'est le besoin d'infrastructure de santé, d'infrastructure d'éducation de qualité, le besoin de lutter contre la corruption qui reste élevée dans certains pays et donc ça n'est pas les partis d'extrême droit qui vont répondre à ces préoccupations qui à mon avis sont très fortes dans la population. Alors, parlons de cette élection en Roumanie, elle était particulièrement scrutée par l'Europe puisqu'une première élection au mois de décembre avait dû être annulée pour ingérence russe. Elle a été remportée par le pro européen Nikou Shordan à à 54 % des voix.
On l'écoute. Lors de l'élection d'aujourd'hui, une communauté de roumains désireux d'un profond changement en Roumanie a gagné. Il y a aussi une communauté qui a perdu, une communauté qui est tellement indignée qu'elle croit que la solution pour la Roumanie est la révolution et il est de notre devoir de convaincre ces personnes.
Alors Lubis Carvova, vous avez certainement suivi cette élection en Roumanie. C'était une élection importante pour l'Union européenne. Il fallait qu'elle soit remportée par un pro européen.
Tout d'abord, je voudrais vraiment saluer félicitations pour le peuple roumain euh qui a choisi l'Europe euh qui a voté pour l'Europe euh avec le candidat Nico Jourdan. Euh on avait beaucoup des échanges au sein de mon groupe Rou euh aussi sur qu'est-ce qu'on attente des élections de Roumanie parce que comme vous avez dit euh c'est vrai que c'est très dangereux euh de voir euh des candidats populistes d'extrême droite vraiment essayant de de tourner la page et de vraiment nous éloigner euh de l'Europe, des valeurs démocratiques, des valeurs de la liberté euh en Europe. ce qui nous tient vraiment au cœur.
Donc c'était extrêmement important aussi pour l'Europe centrale et orientale. Mais pas seulement. Je dirais que c'était très important aussi pour l'Europe euh en tant que tel de voir que il y a vraiment une force proe européen qui est vivante dans la région de l'Europe centrale et orientale et qui est vraiment un esprit de de lutter pour l'Europe.
Alors Guor Pipera, vous vous avez vous souteniez l'autre candidat George Simion euh qui d'ailleurs conteste le résultat de l'élection alors que les scores sont assez tranchés 54 % 46 %. Euh vous ne croyez pas qu'il y a eu finalement une un sursaut de participation effectivement comme comme le dit votre collègue peut-être proe et euh pour l'aide à l'Ukraine aussi euh euh dont George Simon avait dit que elle n'allait plus l'aider, peut-être même essayer d'avoir une grande Roumanie, enfin annexer une partie de rouanophone de l'Ukraine. Ça ça n'a pas inquiété ça.
On est européenne et aussi on est très lié du valeur européenne. A priori, la légitimité du nouveau président de la RA Romanie est indiscutable, mais il y a des soupçons. Deuxièmement, on parle maintenant d'un environ 5,3 million personnes qui a voté pour George Simon, c'est-à-dire 46 % de la population.
C'est une portion très substantielle de la population de la population votante. Ça veut dire que même si on est pour les valeurs européennes, il y a quelques il y a quelques préoccupations de la population sur la bureaucratie européenne, sur les échecs de la bureaucratie européenne, sur la corruption de la euh bureaucratie européenne. Et c'est pour ça parce que la population a voté pour jurisprudire.
Roumanie est un des pays les plus corrompus d'Europe dans toutes les études de transparent internationale. Donc vous pointez du doigt à Bruxelles, c'est un peu bizarre, non ? C'est ça.
C'est ça. Et on est contre cette tendance de euh rester la plus corrupte pays de l'Européen de de l'Union européenne. Et quand on parle de 46 % de la population votante, on ne peut pas euh euh on ne peut pas être euh pour cette idée qui est complètement inadéquate de cordon sanitaire.
On ne peut pas dire que 46 % de la population est extrémiste parce qu'ils votent extrémistes. Ça veut dire que la population dans une sorte euh euh un peu inhabituelle, on protestait à protester contre ce qui se passe ici dans l'Union européenne parce que la guerre et l'Ukraine, c'est la l'Ukraine a joué. Euh oui bien sûr.
Oui bien sûr. Il y a une très grande portion de la population qui ne veut pas continuer cette guerre parce que cette guerre n'a une fin et qui ne veut pas continuer aider l'Ukraine pour se ruiner, pour se détruire. Alors Chloéidel, lors de la première élection présidentielle en Roumanie en décembre dernier, la Russie avait été accusée d'ingérence massive via le réseau social TikTok pour favoriser un candidat radical inconnu, à si bien que l'élection avait été annulée.
Est-ce qu'on a eu raison d'annuler cette élection à l'époque ? Je nous pose la question parce que ça a créé une forme de précédent et on voit qu'aujourd'hui le candidat perdant ne reconnaît pas sa défaite. Bah cette élection en Roumanie, elle a été annulé sur des preuves.
Il y a des documents qui ont été déclassifiés avant que la Cour Constitutionnelle roumaine annonce que elle allait annuler l'élection parce que il y avait eu des déstabilisations majeur des ingérences étrangères russes en l'occurrence sur TikTok avec un candidat qui a été porté euh par des faux comptes financés depuis l'étranger. Et il faut savoir qu'en Roumanie, vous avez la moitié de la population qui est sur TikTok. C'est un des pays de l'Union européenne où la population est le plus sur ce réseau social.
Donc moi, j'aurais préféré que on ait pas eu besoin d'aller jusqu'à annuler cette élection et qu'on ait été capable de prévenir en amont l'ingérance et la déstabilisation parce que maintenant on y est habitué. À chaque élection en Europe, vous avez des tentatives de déstabilisation, d'ingérence étrangère, de désinformation qui passent par les réseaux sociaux et on ne fait rien pour l'en empêcher, pour le prévenir alors même que nous avons des lois européennes comme le digital services qui nous permettrait de le faire et on ne les applique pas. Monsieur Simon, on ne peut pas faire une double standard parce que si on parle d'interférence ingérence étrangère, on doit aussi voir les substants d'intervention de gouvernement et des services secrets français et aussi de la Moldavie. qu'il qu'il alors les services préfançais qu'il nient évidemment ce qu'il appelle des euh des soupçons d'ingérence, c'est euh bah euh un soutien peut-être de Valérie Ey qui était la chef du groupe prenew euh sur euh au candidat d'en face.
Enfin oui, je crois que ça se fait euh régulièrement et pour ce qui est de reste des accusations, je crois que le ministère des affaires étrangères français a rétabli la vérité et puis s'il y a une enquête, elle le prouvera. Moi, j'ai pas d'inquiétude là-dessus. Alors, passons quand même euh au chapitre qui nous intéresse aussi, très attendu par les Européens.
La présidentielle en Pologne avec 2e tour, je le disais, le 1er juin, pays qui a été dirigé pendant 8 ans par le parti ultraconservateur le PIS, euh avec un bras de fer permanent avec Bruxelles pour sa remise en cause de l'indépendance de la justice et de l'état de droit. il y a un an et demi alternance avec l'arrivée au pouvoir donc du proéen Donald de Tusk euh mais il risque à nouveau d'être en cohabitation très dur si le PIS gagne la présidence ça aura un impact fort pour l'UE. Euh oui, comme vous avez dit, vraiment la l'effort et les attentes des Polonais pour établir l'état de droit en Pologne, mais aussi la la trajectoire proe européenne et pro déémocratique a commencé vraiment avec les élections parlementaires qui ont lieu en octobre 2023.
Euh et ce lutte est toujours euh c'est continue. Euh on est en train de continuer la lutte pour vraiment arriver euh aux promesses que ce gouvernement de Donald Tusk a donné aux citoyens euh pendant ce mandat. Donc bien sûr que le président polonais a beaucoup de compétences.
Euh, il est extrêmement important pour vraiment prendre des décision à l'Ukraine soutien indéfectif à l'Ukraine parce qu'on parlait du rôle de l'Ukraine, la Pologne de Donald Tusque, c'est oui la à l'Ukraine, on l'aide bien sûr, mais c'est pas que l'Ukraine, c'est en image un peu plus large euh qui est lié à vraiment de rétablir l'état de droit. Et pour cet spécifique objectif de ce gouvernement polonais, c'est extrêmement important d'avoir un président qui est en train de soutenir l'idée de l'établir l'établir d'état de droit et qui va pas lutter contre euh cet objectif. Euh donc c'est vraiment on le on le on le voit de très proche, on le suit de très proche parce qu'il y a beaucoup d'influence en Europe centrale et orientale parmi les pays et parmi ce qui se passe en la situation politique.
Alors Gurier Pipera, le parti droit et justice en Pologne siège avec vous ici au Parlement européen au sein du groupe des conservateurs et réformistes. Vous soutenez son candidat Carole Navrotsky. l'appeler à faire alliance avec l'extrême droite au second tour de l'élection pour faire la bascule et et changer de politique sur l'Ukraine.
Bon, je suis vice-président de cette groupe ICR et le titre d'extrémiste, c'est un title faux. On est conservatoire est conservatoire et aussi je parlais du parti polonais en l'occurrence. le pist conservatoire si on fait ce terre les voix des élus des peuples qui ont voté pour des extrémistes, ça veut dire ce ter la voix euh des voix des citoyens. maintenant même en Polog et aussi en Rouie les citoyens européens voir les valeurs européennes s'effacer et ça c'est choquant c'est très choquant d'avoir une qui censure qui pratique la censure de liberté de l'opinion et aussi euh la euh problème elle pratique l'ascension l'Ukraine c'est pas une solution pour ça euh ça risque de devenir un problème soi-même.
Euh effectivement euh la Pologne euh Chloéidel c'est un grand pays 38 millions d'habitants déterminant euh comme cœur auteur européen aussi euh pour la défense euh de l'Europe et de l'Ukraine. Euh vous craignez un retour de bloc euh de gouvernement qui euh et bien reculerait sur le soutien l'AD à l'Ukraine et pour l'instant Victor Orban était assez isolé au Conseil européen dans son refus de donner davantage d'aide. Bah, il est de moins en moins Victor Orban isolé et tous les prusses au sein de l'Union européenne sont financés activement et soutenu activement par le régime de Vladimir Poutine qui encore une fois ne s'attaque pas à l'Ukraine quand il envahit l'Ukraine, pas seulement à l'Ukraine, il s'attaque aussi à l'Europe à son modèle qui exerce une attractivité sur des pays comme l'Ukraine, comme la Moldavie, comme la Biélorussie que Vladimir Poutine veut conserver sous son contrôle et sous sa domination.
Donc il faut combattre cette ce rapprochement avec la Russie de Poutine qu'on voit aussi malheureusement en Slovaquie avec Fo qui s'est rendu au défilé militaire russ qui ont lieu Tes années le le 9 mai parce qu'il faut qu'on reste nous les Européens en soutien de l'Ukraine au moment où elle est en plus trahie par les États-Unis. Le gouvernement de Robert Fitzo euh estime que ils font la politique souveraine souveraine, qu' font la politique étrangère à 360°R. C'est le moto de le de du gouvernement slovaque.
Euh c'était vraiment la honte que le premier ministre slovaque en tant que seul euh dirigeant de l'Union européenne euh s'est rendu le 9 mai. Ce qui est en fait dans Europe, c'est la journée de l'Europe. C'est pas la journée de la fin de la guerre, c'est 8 mai en Europe.
Donc à ce jour-là, au lieu de vraiment être avec nos partenaires européens de l'Union européenne, de l'OTAN sur la sécurité européenne qui nous tient tous au cœur et l'Ukraine est une partie de la réponse. Euh le premier ministre slovaque s'est rendu à Moscou pour vraiment euh euh faire une politique de cilité. Il y a aucune souver souveraineté qui se passe dans la politique et c'est ça le problème.
La cilité aux autocrates qui essaie de détruire le modèle européen et de le remplacer par quelque chose qui est autocratique. Et ça on est on veut pas on veut pas le voir en Europe qui est la fondateur de des valeurs de la liberté la liberté d'expression aussi de la démocratie. Merci à vous tous d'avoir très bien illustré ce débat.
Euh débat qui va se poursuivre encore à l'issue d'autres élections à venir. Merci Caroline, merci à tous et bonne suite de programme sur nos chaînes. [Musique]
Stéphane Séjourné