Nouveaux élus : comment éviter le mal de maire ?
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Au moment où on se parle, près de 500 maires sont réunis à l'Elysée par Emmanuel Macron. C'est leur premier contact un mois après leur élection. La campagne a parfois été rude. Cette année, on a vu apparaître de nouveaux visages, des batailles très politiques, des poussées au-debout de la droite et de la gauche. Mais la commune reste évidemment le territoire qui vous est le plus proche et le maire est l'élu que vous croisez le plus souvent. Alors, comment ça commence un mandat de maire ? Qu'est-ce qu'il ne faut pas rater au début ?
La constitution de l'équipe, le premier conseil municipal, le budget que l'on découvre parfois, les coups durs peut-être dans la commune et puis le temps qu'on y passe. C'est un job à plein temps d'être maire, même dans les petites communes. Et c'est ce quotidien-là qui nous intéresse aujourd'hui parce que c'est ça qui nous concerne tous très directement. Vous allez nous raconter comment ça se passe chez vous, ce que vous attendez de ce maire élu, peut-être sur une liste indépendante, celui dont vous savez que vous pouvez lui demander des comptes tout le temps parce que vous allez le croiser, peut-être même que vous avez son 06.
Et si vous êtes nouveau maire, à peine élu, ou si vous vous souvenez très bien de ces premiers jours-là, on vous attend aussi pour nous raconter comment vous commencez, ce qui fait peur, ce que vous appréhendez au moins, ce qu'il ne faut surtout pas rater pour ne pas rater son mandat. Ce que l'on reproche aux politiques aujourd'hui, c'est de ne plus offrir de récits, mais de gérer, d'ajuster des budgets. Le maire est encore cet élu qui offre un récit, celui qui a grandi ici, celui qui s'y implique depuis longtemps, celui qui construit l'histoire commune de la commune, c'est donc l'énorme enjeu de ces premières semaines, et c'est le téléphone seul. Soyez les bienvenus.
Le téléphone seul. 0145 24 7000.
Bonsoir Vincent. Bonsoir. Soyez le bienvenu Vincent, on vous écoute.
Alors écoutez, j'ai écouté la thématique du soir, les nouveaux élus. Alors précision, je ne suis évidemment pas maire, c'est Thierry Chailloux qui est le maire de cette ville formidable qui est Ballon-Miré, et que je représente ce soir avec beaucoup de joie.
Eh bien écoutez, on en est ravis, mais alors le démarrage, les premières semaines, ça marche comment ?
Eh bien c'est intense, c'est intense, parce qu'évidemment il faut savoir mettre en compatibilité son travail avec ses nouvelles responsabilités, et ça passe par beaucoup d'ajustements, mais on le fait avec beaucoup d'énergie.
Vous, vous êtes élu, vous êtes au conseil municipal Vincent, si je comprends ce que vous me dites.
Exactement, élu de la majorité, en charge de la transition écologique, et dans le contexte actuel, c'est un sujet qui est évidemment extrêmement important, avec des solutions locales à mettre en place.
Il y a 9000 habitants chez vous, ça veut dire que votre maire est à plein temps. Est-ce que vous aussi, de votre côté, comment ça se jongle, ça ? Comment ça se gère ?
Effectivement, il est à plein temps, parce qu'un peu comme Ernst Ronan disait qu'une société, c'est un plébiscite de tous les jours, une nation, c'est un plébiscite de tous les jours, et bien une commune, c'est pareil. C'est un engagement de tous les jours. Et effectivement, le maire, il est sur le terrain, matin, midi et soir. Ça n'existe pas les week-ends, ça n'existe pas la différence entre la semaine et le week-end. Et bien, quand on est un nouvel élu, on apprend du maire, on apprend de ceux qui sont élus depuis longtemps, et c'est exactement ce qui est en train de se passer pour moi.
Est-ce qu'il y a des choses, et on se le dit dans une équipe renouvelée, après je vous laisse Vincent, c'est promis, on va présenter nos invités. Est-ce qu'il y a des choses, quand on a une équipe renouvelée, qu'on commence, qu'on prend une commune, dont on se dit, si je le rate, je rate mes 6 ans, en fait ?
Alors là, en l'occurrence, on aura très certainement 7 ans, et non, je ne pense pas qu'on ait peur de rater les choses, puisqu'il y a un alliage parfait entre ceux qui sont élus depuis longtemps et qui ont l'expérience, et les nouveaux. Et franchement, dans ma commune, ce que je vois, c'est que c'est une équipe qui est formidable, parce qu'il y a de la tolérance, il y a du respect, et c'est une chose qui est très importante aujourd'hui, là aussi, dans le contexte actuel.
Voilà un élu motivé, Vincent, merci beaucoup pour votre appel, pour discuter de toutes ces questions ensemble, jusqu'à 20h. Autour de la table, il y a Stéphanie von Neuven, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes maire LR de Pontoise, vous n'êtes pas nouvelle élue, mais c'est votre deuxième mandat, donc vous avez quand même un souvenir assez précis. Très, très marquant, très précis. De ces démarrages-là. Il y a Léo Pracel, qui est là également, bonsoir.
Bonsoir Fabienne.
Vous, vous êtes maire d'hiver droite de Bavilliers, j'ai dit que vous étiez LR, je crois, je ne voulais pas, vous êtes maire d'hiver droite de Bavilliers, c'est dans le territoire de Belfort, Léo Pracel, je précise que vous avez été, d'hiver gauche, pardon, je précise que vous avez été élu sur une liste citoyenne, c'est ce que je voulais ajouter, et Brice Socol est là également, bonsoir. Bonsoir. Politologue et essayiste, vous êtes co-auteur avec Frédéric Dhabi de L'écharpe et les tempêtes face aux mers, la défiance inattendue, c'est aux éditions de l'Aube et ça a été publié l'année dernière.
Je vais commencer avec vous, Léo Pracel, vous êtes un tout jeune homme, vous avez 25 ans, est-ce que vous vous reconnaissez dans ce qu'on a entendu de Vincent à l'instant ?
Oui absolument, le témoignage de Vincent, je m'y suis retrouvé, effectivement moi aussi, dans mon équipe municipale, j'ai un alliage de personnes expérimentées et puis de tout nouveaux élus, dont je fais évidemment partie à 25 ans, et donc on vit à peu près les mêmes histoires dans des communes qui sont différentes, moi Bavilliers c'est 4800 habitants, mais oui, on vit à peu près tous la même chose.
Et vous saviez, Léo Pracel, ce qui vous tombait dessus, est-ce que vous en aviez une conscience ou pas là depuis un mois, vous vous dites, oui ça va être difficile ?
Je n'avais pas conscience de cette intensité, je vous avoue, j'avais conscience que ça allait être une sacrée aventure, ça allait être quelque chose, mais là l'intensité du mois dernier, non, je ne m'y étais pas préparé.
Stéphanie Von Hoove, je regarde les messages WhatsApp qui tombent et je me fais engueuler gentiment par un auditeur qui me dit, mais non, ce n'est pas un métier d'être maire, c'est une fonction. J'entends ce qu'il me dit, mais ça veut quand même dire job à plein temps, non ?
Moi je vais même dire, ce n'est même pas une fonction, c'est une passion. D'ailleurs c'est ce qui ressort des différents interlocuteurs, c'est qu'il y a un amour profond pour la commune, ses habitants, un engagement vraiment réel, auquel on n'est pas forcément préparé, parce qu'on ne mesure pas forcément tout ce que cela implique en termes administratifs, en termes de responsabilité, en termes d'organisation, de réorganisation personnelle, professionnelle.
Et puis surtout, ça a été rappelé, c'est qu'être maire, c'est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours sur 365, parce qu'au final, vous gérez à la fois le quotidien de l'ensemble de vos habitants, avec tout ce que ça peut représenter dans une vie quotidienne et tous les problèmes qu'il peut y avoir. Et puis vous avez cette dimension qu'on va qualifier d'administrative et de construction aussi de la ville de demain, qui demande un autre rythme, on pourra peut-être en parler, mais c'est deux rythmes qui sont très très différents, et qui sont, j'allais dire, vampirisants, intellectuellement et psychologiquement.
Moi, je me souviens très très bien de mes tout premiers pas en tant que maire, où je ne pensais qu'à ça, je ne vivais que pour ça, au point de, on parle souvent de burn-out, le danger, il est là en fait. C'est qu'il n'y a plus rien d'autre qui existe et on n'arrive plus à prendre ce recul nécessaire pour prendre des décisions qui parfois sont lourdes de conséquences.
Ce que vous disiez, Brice Socol, dans le livre que vous avez co-écrit avec Frédéric Dhabi, c'est ce que je rappelais tout à l'heure en introduction, c'est que le récit politique s'éloigne des gens, qu'effectivement, on a l'impression d'avoir affaire à des élus qui, au fond, ne sont que des gestionnaires. Si ce qu'on entend, là, par exemple, de la part de Vincent, mais de la part de Léo Prassel et de Stéphanie Van Heuven aussi, c'est aussi cette passion derrière la municipalité, est-ce que ça veut dire que ce qu'il reste de récit dans la politique, c'est là qu'on le trouve ?
C'est dans les communes et peut-être même, d'ailleurs, dans les petites communes plus que dans les grandes métropoles qui sont des vrais endroits politiques ?
En France, vous avez la majorité des communes qui ont moins de 1 000 habitants. C'est 75% des communes qui ont moins de 1 000 habitants. Et lorsque vous êtes maire d'une commune de moins de 1 000 habitants, vous avez peu de services administratifs, vous êtes parfois une secrétaire administrative et vous devez tout gérer. Vous devez gérer à la fois les injonctions qui viennent du préfet, vous devez gérer les conflits de voisinage, vous devez gérer la route qui est défoncée. Vous n'avez pas toujours les compétences, vous n'avez pas toujours le savoir-faire et en face de cela, vous avez des citoyens qui sont de plus en plus exigeants et qui veulent des résultats dans l'immédiateté.
C'est-à-dire qu'on regarde aujourd'hui son smartphone, on scrim, on regarde une actualité et on voudrait que le maire puisse répondre immédiatement à tous nos besoins, à toutes nos sollicitations. Et c'est toute la difficulté des maires aujourd'hui, de ces nouveaux maires élus, c'est savoir concilier à la fois la temporalité politique et l'exigence de nos concitoyens qui n'est pas la même.
Est-ce qu'il y a parfois, Léo Prassel, vous qui êtes en plus tout jeune, l'idée de se dire vous l'avez peut-être déjà touché du doigt, ça je ne sais pas faire. Donc il va falloir que j'apprenne, mais ça, ça m'est déjà tombé dessus alors que ça fait à peine trois semaines et je ne sais pas faire.
Absolument, mais sur des sujets très techniques, on en apprend tous les jours, ça va du plus anecdotique, j'ai appris ce qu'était un candélabre, je ne savais pas ce qu'était un candélabre. Pourquoi c'était important
comme maire de savoir ce que c'était un candélabre ?
Bien sûr, parce qu'il faut revoir au budget 2026 les horloges parce que les candélabres ne s'allument pas au bon moment la nuit, il faut savoir pour le chemin qu'on doit refaire s'il faut mettre du bicouche ou du pavé drainant et tout ça, on l'apprend.
Moi, je ne suis pas technicien et heureusement qu'on a des techniciens, des agents dans les communes qui nous permettent d'arbitrer mais oui, tout ça, sur des sujets très techniques, on l'apprend et puis quand on devient maire et surtout à mon âge, on devient, on est propulsé du jour au lendemain à la tête d'une quasi PME c'est 60 agents c'est 4 millions de budget de fonctionnement et donc voilà, du jour au lendemain on doit faire et on doit délivrer donc on apprend en marchant.
Qu'est-ce que vous faisiez Léo Prasséleur ? Vous avez 25 ans donc vous n'avez pas fait longtemps j'entends bien ça mais votre formation en fait, c'est quoi ?
J'ai fait, alors là, c'est là que on tombe en plus, j'ai fait Sciences Po c'est pas grave
ce sont des choses qui arrivent même dans les meilleures familles
ce sont des choses qui arrivent j'ai fait Sciences Po à Paris et donc avec une spécialité dans le social donc je travaillais dans une association du secteur social et médico-social
jusqu'à
jusqu'à mon élection.
On va y revenir et on va revenir surtout à non seulement aux attentes mais Brice Socol on en parlera aussi ensemble il y a beaucoup de listes citoyennes beaucoup de maires indépendants et il y a peut-être plus d'attentes encore quand on arrive comme ça dans une mairie que lorsqu'on est étiqueté de manière assez claire je voudrais qu'on en écoute d'abord Violette bonsoir Violette
Oui bonsoir On vous écoute Eh ben moi j'ai une petite anecdote finalement enfin anecdote pas tant que ça nos dernières élections on est dans une commune de moins de 1000 et en fait ça s'est très très mal passé deux listes se présentaient et puis la liste de l'opposition s'est retrouvée face à des des attaques personnelles sur les réseaux des attaques personnelles dans les boîtes aux lettres des menaces la nouvelle la maison du nouveau maire s'est faite cambrioler et puis la nouvelle équipe municipale découvre qu'ils n'ont pas accès au compte bancaire que les dossiers ont disparu et l'ancien maire ne fait rien sachant qu'il est dans le nouveau conseil municipal donc ça se passe plutôt mal je vois bien que
c'est pas la fête chez vous c'est pas la fête ce que je trouve fou Brice Socol c'est que on en a vu des scènes comme ça dans certaines communes pendant ces élections qui n'ont pas été simples on est dans une commune de moins de 1000 habitants
oui mais vous savez c'est pas lié à la grandeur de la commune c'est à dire que on a constaté lors de ces élections municipales malgré tout pendant la campagne je ne dis pas après je dis pendant la campagne voilà des actes des actes répréhensibles on a une radicalisation un peu de la violence verbale on a aussi les réseaux sociaux qui jouent un rôle nocif et qui ont joué un rôle parfois nocif dans certaines collectivités moi j'ai des élus qui m'ont dit voilà on a été vraiment attaqué verbalement attaqué sur les réseaux sociaux on a été attaqué chez nous ça a été une campagne sur fond quand même de crispation de radicalisation et de violence dans un certain nombre de territoires et quelle que soit la grandeur de la commune
c'est ce que j'allais dire ça veut dire que les crispations nationales et qu'on a retrouvées dans les grandes villes elles transpirent aussi dans des communes de moins de 1000 habitants
comme celle de Violet c'est un peu ce qu'on en écrivait dans l'ouvrage avec Frédéric Dhabi c'est cette défiance vous savez on parlait de défiance défiance qui part du national jusqu'au local et jusque dans la proximité et puis vous avez des citoyens qui sont de plus en plus exigeants qui veulent avoir des résultats tout de suite qui veulent en découdre donc on a un rapport de la politique à la réalité qui est plus immédiat donc qui est plus violent et des réseaux sociaux qui amplifient cette violence là
est-ce que vous l'avez senti plus violemment Stéphanie Von Neuves là c'est le début de votre deuxième mandat qu'au début du premier mandat est-ce qu'il y a vraiment eu une sorte de bascule ces toutes dernières années
alors moi je l'ai plutôt senti pas forcément à l'occasion de cette campagne là parce que le statut est complètement différent quand vous êtes sortant ou quand vous êtes challenger ce qui était mon cas il y a 6 ans en revanche je rejoins ce que dit Brice Ocol c'est que les exigences sont beaucoup plus importantes avec du chantage des menaces j'allais dire c'est terrible parce qu'on le banalise mais oui c'est comme ça et c'est pour ça que moi si j'ai un conseil à donner c'est bien sûr de rester complètement impliqué déterminé mais d'essayer de prendre un peu de recul sur les choses garder la tête froide ce qui n'est pas évident et pour le coup je pense que c'est plus facile paradoxalement dans une ville éventuellement un peu plus grande où c'est peut-être davantage politisé et peut-être plus violent quoique que dans une commune plus petite où tout le monde se connaît tout le monde sait exactement ses habitudes où je pense que là il peut y avoir une prise à partie personnelle plus importante encore que dans d'autres villes allez-y Brice Ocol et puis Léo Pracel il faut bien mesurer le maire est au service de ses concitoyens mais le maire n'est pas un prestataire de service et beaucoup de maires nous ont dit ça nos concitoyens nous prennent comme un prestataire de service cette frontière est vécu j'ai des exemples à donner où il a fallu que justement j'essaye de prendre un peu de recul là-dessus où quand le samedi soir alors en plus maintenant on a des réseaux de partout des connexions de partout les messengers tout ce que vous voulez les whatsapp et vous avez ça m'avait beaucoup marqué vous avez le samedi soir à 22h on vous envoie des messages sur une question quelconque qui a son importance par définition si elle est posée mais si vous ne répondez pas dans l'heure qui suit je rappelle on est dans une soirée du samedi au dimanche on vous renvoie sans ni bonjour ni merci ni quoi que ce soit deux points d'exclamation avec un point d'interrogation mais c'est qui on en fait est-ce que ça veut dire qu'on finit aussi
quand on est maire par donner son numéro et donc être sur un fil whatsapp dans lequel vous n'êtes pas censé être
là encore c'est la bonne distance qu'il faut pouvoir trouver et c'est je pense le plus difficile c'est à la fois de revendiquer cette proximité parce que c'est ce qui fait je le crois vraiment la force du maire et qui fait sa différence avec d'autres mandats et pour autant s'il n'y a pas un minimum de distance qui puisse être donnée et paradoxalement si on est trop réactif tout le temps il n'y a plus de limite il n'y a plus de limite il n'y a plus de respect ni de l'individu ni même parfois de la fonction et je pense que c'est cet équilibre là qui doit être retrouvé mais ça se fait au cours du mandat au fur et à mesure
Léo Brassel vous êtes prêt à ça ? Vous n'avez pas trop laissé traîner votre numéro pour ne pas être en trop de groupe whatsapp ?
Non mais c'est évidemment un enjeu et comme vous le disiez tout à l'heure il faut aussi savoir dire qu'on ne sait pas qu'on va se renseigner qu'on va travailler et ce n'est pas toujours compris par les concitoyens puisque le maire est la figure centrale de proximité qui devrait avoir réponse sur tous les sujets mais je voulais aussi revenir par rapport à ce que vous disiez sur la violentisation de la vie politique des campagnes etc.
parce que moi c'est l'une des raisons pour lesquelles je me suis engagé dans la politique locale c'est parce que je me dis que c'est à cette échelle-là qu'on peut recréer du lien et lutter contre cette violentisation qui monte en politique et donc c'était simplement pour apporter un témoignage parce qu'évidemment nous aussi dans une commune de 5000 habitants la campagne elle a été difficile j'ai été victime d'attaques personnelles de tracts exclusivement centrés sur qui j'étais sur ma personne et le premier acte que j'ai fait en tant que maire c'était un acte pour apaiser pour rassembler c'est-à-dire que j'ai acheté un arbre j'ai acheté un chêne je l'ai positionné derrière moi au premier conseil municipal et j'ai annoncé qu'on irait le planter tous ensemble tout le conseil municipal majorité comme opposition dans un des parcs qu'avait créé mon prédécesseur et donc on a réussi à faire la photo avec l'ancien maire le nouveau maire en train de planter un arbre dans un parc qui porte le nom du parc de la fraternité qui avait été créé sous le mandat précédent et ça ça a permis de mettre une ambiance différente moi je suis assez fier qu'aujourd'hui dans la presse locale quand on parle de baviers on parle de climat apaisé en conseil municipal alors que c'est loin d'être le cas dans toutes les villes
vous avez été élu je le disais tout à l'heure sur une liste citoyenne Léo Pracel est-ce que vous avez le sentiment que c'est peut-être même encore plus dur en fait parce qu'on monte une liste citoyenne donc ça veut dire qu'on implique des gens on va les chercher peut-être y compris s'ils ne sont impliqués nullement dans la politique en tout cas qu'ils ne l'ont pas fait avant et du coup les comptes qu'ils vous demandent ou en tout cas leurs exigences est-ce que vous avez le sentiment qu'elles sont différentes ?
C'est effectivement différent c'est alors à la fois une énorme richesse parce qu'on a des gens de tous horizons professionnels politiques c'est extraordinaire et il y a une émulation qui est vraiment géniale pendant la campagne et moi ce qui a été vraiment difficile c'est de passer du rôle d'animateur de collectif citoyen au rôle de maire et en fait cette transition-là elle a été difficile parce que ça veut dire
que vous êtes le patron désormais faut trancher
exactement désormais faut trancher désormais il faut créer le collectif majorité élu évidemment dans le collectif citoyen tout le monde n'est pas dans la majorité tout le monde n'est pas élu il faut à un moment donné faire une distinction entre ceux qui siègent et ceux qui siègent pas et donc comment est-ce qu'on continue à impliquer tous les citoyens autour d'une dynamique de majorité etc ça c'est le vrai défi quand on a construit un collectif citoyen et qu'on arrive aux affaires par la suite
mais est-ce qu'on les forme les maires Brice Socol est-ce qu'il y a un endroit où on leur apprend parce que enfin je veux dire c'est pas la science infuse écoutez
il y a quelques années lorsque vous aviez des partis politiques dans ce pays de vrais partis politiques vous aviez des écoles de formation au sein de ces partis politiques les syndicats ont leur école de formation mais vous voyez bien depuis une dizaine d'années on a un peu oublié les partis politiques les grands partis politiques traditionnels on va dire que sont par exemple le parti socialiste ou les républicains qui aujourd'hui pilotent une majorité sont à la tête d'une majorité de collectivités en France aujourd'hui il n'y a plus d'école il n'y a plus d'école des cadres en tout cas c'est très très faible et pourtant la formation est aujourd'hui indispensable dans le projet de loi qui a été adopté au mois de décembre sur le statut de l'élu local vous avez des heures de formation supplémentaires donc la formation c'est indispensable mais ce qui est intéressant je regardais un petit peu les différents profils de ces nouveaux maires qui ont été élus lors des élections municipales c'est intéressant parce qu'ils sont très variés vous prenez le maire de Mante-la-Jolie il n'avait jamais fait de politique locale il a fait Sciences Po aussi mais vous prenez la mairesse de Ries-Orangis vous prenez je veux prendre d'autres maires Laurence Ruffin qui a été élue à Grenoble elle dirigeait une coopérative donc c'est intéressant tous ces profils en fait qui tournaient autour de la chose publique qui s'y intéressaient et qui ont été élus donc il y a une appétence aussi par rapport à votre activité professionnelle qui peut vous conduire progressivement à devenir maire ça c'est une réalité mais la formation reste indispensable bien évidemment restons sur le sujet grâce à vous Maryse bonsoir
bonsoir on vous écoute
oui je voulais confirmer ce que je viens d'entendre à l'antenne en effet je suis fonctionnaire territoriale depuis plusieurs années et pour moi il est très important que les élus se forment à la fonction publique territoriale à la gestion des collectivités parce que ça n'a rien à voir avec une entreprise donc quelqu'un qui vient du milieu de l'entrepreneuriat pardon ou des maires qui viennent dans des petites communes qui ont beaucoup de travail parce qu'ils ont beaucoup moins de fonctionnaires à leur disposition ont besoin de cette formation et par mon expérience que ça soit les maires ou les élus locaux très peu profitent de ces formations donc on ne parle pas toujours le même langage
est-ce que vous avez le sentiment Maryse qu'on devrait notamment se tourner vers vous fonctionnaire territorial ça fait longtemps que vous êtes là les mécanismes vous les connaissez les clés vous les connaissez donc même si le maire est un ancien chef d'entreprise par exemple qui avait une très très grosse entreprise il faut peut-être qu'il apprenne aussi à vous demander à vous Maryse est-ce qu'ils le font volontiers ou pas ?
ça dépend des collectivités on est là pour soutenir les projets municipaux et en tant que technicien on est là pour travailler pour la collectivité donc on apporte notre soutien technique on ne se permet pas de les former parce qu'il y a d'autres instances pour le faire mais on apporte notre soutien technique aux élus
et en tout cas effectivement savoir les conseiller dans votre vie antérieure si j'ose dire Stéphanie von Neuf vous faisiez quoi ? alors j'ai fait Sciences Po je voudrais dire officiellement que pas moi
j'étais dans un cabinet en charge qui s'appelait de communication mais je dis ça parce qu'il faut gérer un budget enfin je veux dire moi je ne saurais pas gérer un budget mais en fait ce que je crois et vraiment et ça c'est pour ça que c'est accessible je le crois sincèrement à tout citoyen c'est que moi l'expérience que j'en retire c'est qu'il faut avoir beaucoup de bon sens et du pragmatisme et de la curiosité et ensuite quand vous avez effectivement la chance d'avoir des collaborateurs ou des agents de la fonction publique territoriale qui eux sont les techniciens parce que ça c'est important de le rappeler un élu n'a pas vocation à être un technicien s'il tombe là-dedans c'est une erreur parce qu'il doit garder quand même une vision à plus long terme donner les grandes orientations les grandes arbitrages ça veut dire sans caricaturer que ce n'est pas lui qui va bétonner la route exactement et le risque en fait et en permanence il faut se réajuster parce que ça a été rappelé par Brice les exigences sont nombreuses sont immédiates mais la vocation de l'élu n'est pas de faire ce que fait l'agent territorial après il faut pouvoir comprendre ces métiers pour justement pouvoir avoir une bonne administration territoriale mais ne jamais perdre de vue le fait que le rôle de l'élu c'est de donner des orientations ça a été très bien dit par Léo de faire en sorte qu'on vive ensemble et on pacifie les choses le rôle du maire plus que nulle part ailleurs c'est de permettre que tout le monde quel que soit son âge son quartier son niveau professionnel vivent en bonne harmonie c'est ça notre boulot donc c'est des arbitrages en permanence on n'a pas vocation à être technicien et heureusement d'ailleurs une ville comme la mienne mais c'est vrai pour d'autres si on calcule c'est quasiment on touche du doigt touche du doigt seulement une centaine de métiers qui vont de la plomberie à l'éclairage ça a été rappelé mais en parlant des finances du juridique enfin je peux des espaces verts donc il faut toucher du doigt un petit peu les enjeux de ces différents métiers les conditions de travail pour bien l'organiser mais ne jamais perdre de vue que notre boulot c'est de donner le cap Léo Prassel là-dessus
et heureusement qu'il y a des techniciens heureusement qu'il y a des agents notamment dans des périodes de transition pour les années d'élection enfin là je prends le cas du budget par exemple heureusement qu'il y a des techniciens pour assurer la transition sur le budget puisqu'on a une nouvelle majorité des nouveaux élus qui arrivent et il faut qu'on vote un budget pour le 30 avril on est élu le 22 mars donc il est évident que les services font un travail phénoménal là-dessus parce que l'élu est là pour arbitrer on nous explique on nous forme très rapidement et dans la quasi-précipitation parce que le budget de transition sur l'année 2026 c'est un enjeu hyper important mais heureusement que les services sont là pour nous accompagner
On a Nathalie qui va dans le sens de ce que vous dites sur Whatsapp et qui dit j'ai été élu pendant 25 ans dans une commune de 5000 habitants en Meurthe-et-Moselle dit-elle les associations des maires au niveau départemental proposent des formations pour les élus les centres de gestion des collectivités territoriales peuvent également donner des renseignements techniques Brice Socol ils les utilisent ça les maires pas suffisamment
non non non ça c'est une réalité je pense que Stéphanie vous pouvez le préciser c'est une réalité on n'utilise pas assez le temps de formation mais juste pour revenir on parle beaucoup des maires mais en fait c'est une équipe municipale c'est les maires ce sont les adjoints bien évidemment les conseillers municipaux les conseillers délégués puis ce sont c'est un directeur de cabinet ce sont des ce sont des DGS des DGA et c'est vrai que quand vous avez un changement de municipalité il faut recruter tous ces gens-là il faut apprendre les acronymes il faut aussi directeur général des services excusez-moi et donc ça repose le maire repose sur ses services qui sont pilotés par un directeur général des services qui est souvent quelqu'un d'extrêmement important dans une collectivité parce que c'est lui qui va donner le la à l'ensemble des services de la collectivité et en ce moment je pense que vous êtes tous en tout cas ceux qui ne sont pas reconduits les nouveaux arrivants en train de chercher peut-être un nouveau directeur général des services ou des directeurs généraux pour pouvoir les accompagner dans ce mandat et ça c'est extrêmement important il ne faut pas se tromper dans le choix et dans le recrutement qui sera fait de ces personnes-là parce qu'elles sont indispensables dans le bon fonctionnement de la collectivité et pour mettre en oeuvre la vision qu'ont les maires est-ce qu'on s'est identifié
Brice Ocol vous qui les connaissez qui en connaissez beaucoup et qui regardez est-ce qu'on s'est identifié ceux qui ne renouvellent pas leur mandat précisément pour ces raisons-là parce qu'en fait ouais je ne sais pas faire en fait c'est une autre fonction que ce que j'avais pu imaginer
le mandat précédent il y a à peu près 2000 un peu plus de 2000 maires qui ont rendu leur tablier pour différentes raisons alors il n'y a pas que celle-là il n'y a pas que celle-là mais celle-là est une des raisons en disant aujourd'hui la vie administrative est trop complexe trop compliquée soit je n'ai pas les moyens moi pour collectivité de répondre aux exigences de mes concitoyens ce qu'il faut bien comprendre aujourd'hui le maire il est pris en étau entre un désengagement de l'état et des exigences de plus en plus fortes de nos concitoyens et lorsque le concitoyen va voir le maire ou la maire bien évidemment il veut des réponses immédiates si la maire lui dit c'est pas moi c'est le PCI c'est la communauté d'agglomération ou c'est pas moi c'est le département c'est pas moi c'est la région c'est pas moi c'est l'état ça ne peut pas fonctionner donc ça c'est un vrai sujet et cet état qui se désengage notamment on a vu dans le domaine de la santé parfois dans le domaine de la sécurité mais aussi dans d'autres domaines on parlait développement durable tout à l'heure ça pose un problème au maire le maire est démuni parce que un il a perdu des compétences et parfois il n'a pas les budgets nécessaires parfois il n'a tout simplement pas les réponses juridiques
c'est important ce qu'il dit Brice Sokol Stéphanie Van Hoef et notamment sur les compétences et j'imagine très bien ce que c'est que de croiser vos administrés sur le marché ou ailleurs en vous disant et alors ça et vous ne pouvez pas effectivement vous en sortir à chaque fois en disant oui mais ça c'est pas moi c'est la région oui mais ça c'est pas moi c'est le département
et ça pour un maire c'est absolument insupportable et c'est tout le temps j'imagine et c'est bien la démonstration de cette atroce millefeuille territoriale et cette fameuse complexité administrative que en tant que maire on vit au quotidien et évidemment les gens ils vous élisent pas pour entendre c'est pas moi c'est l'autre donc il faut forcément prendre sa part mais un élément que je veux rajouter c'est que en général les maires qui ont jeté l'éponge c'est en disant bah ça j'en ai marre j'en peux plus c'est trop difficile mais trop difficile dès l'instant où en plus il y a une équipe derrière qui se désagrège et ça c'est très important c'est que ce temps et ça prend un temps infini de faire du management humain de s'assurer que la cohésion reste présente dans l'équipe avec et notamment dans des équipes citoyennes avec des personnalités très différentes des horizons très différents et le rôle du maire c'est un animateur c'est celui d'écouter d'entendre même quand vous avez un conseiller municipal qui a un coup de mot qui peut ne pas être lié d'ailleurs à la fonction municipale mais à une vie personnelle et autre et c'est de mettre du lien en permanence c'est vampirisant mais c'est absolument essentiel pour conduire un mandat efficace absolument et juste une petite précision moi j'aimerais donner à tous les nouveaux maires il faut faire attention parce que le temps qui est dédié à votre mandat c'est pas seulement un temps qui est dédié à votre commune vous avez parce que vous allez être présent dans l'intercommunalité vous allez être présent dans les syndicats vous allez être présent dans des réunions de quartier donc attention à la gestion du temps la gestion de votre temps n'est pas uniquement consacrée à celui de votre commune ça c'est très important
On a entendu que les maires étaient des DRH aussi au fond et j'ai presque envie de dire comme dans toute entreprise voici Louis vous êtes dans le Calvados Louis soyez le bienvenu
Oui bonjour je suis attracé sur maire donc un premier mandat à 70 ans dans le village où je suis né et en fait je suis très enthousiaste et très heureux il a fallu constituer l'équipe je crois que c'était très important ça a été dit la liste que nous avons menée s'appelait vivre ensemble et donc là maintenant je suis vraiment dans le vivre ensemble écoutez les gens résoudre des micro-problèmes des macro-problèmes des oies qui se sont échappées à 10h du soir oui tout à fait il a fallu que j'appelle la personne que je connaissais heureusement pour qu'elle les ramène sur la départementale des temps du voyage qui sont arrivés et donc j'ai été alerté par beaucoup de gens il a fallu aller les voir et tout s'est très très bien passé avec eux et puis quand même des macro-sujets des problèmes de logement etc.
Mais déjà ce qui est fou dans ce que vous nous racontez 400 habitants vous m'avez dit est-ce que vous me résumez là puisque vous venez d'être élu ça veut dire que ça s'est passé là dans le mois qui vient de s'écouler ?
Ah ben c'est incroyable ce qui a pu se passer on avait un programme et là on l'applique par exemple on avait dit relancer le club nautique et ben c'est en cours j'espère qu'il sera relancé le 1er juillet bon il y a beaucoup de gens qui vous aident il y a l'intercom et puis bon il y a une équipe il y a beaucoup de bonne volonté et pour le moment ça se passe réellement bien voilà donc je découvre le millefeuille qui est effectivement considérable je découvre la solidarité avec mes voisins maires ce qui est très important et très utile et là on vient de voter le budget donc très vite qui est quand même très important et structurant pour l'année qui vient
Eh ben écoutez on croise les doigts pour vous dans votre commune du Calvados Louis merci beaucoup Léo Prassel je voudrais revenir sur ce qu'on disait à l'instant sur la constitution de l'équipe on a le sentiment quand on écoute nos auditeurs et quand on écoute tout le monde qu'il ne faut pas se planter sur la constitution de l'équipe en effet parce que c'est eux qui vont vous soutenir pendant 6 ans
Absolument c'est hyper stratégique de bien constituer son équipe et surtout de leur donner quelque chose à faire je m'explique normalement dans un conseil municipal vous avez le maire vous avez les adjoints ça a été rappelé et vous avez les conseillers municipaux parfois quelques conseillers délégués sur certaines questions bien précises et comme j'avais la volonté vous l'avez rappelé c'était un collectif citoyen où tout le monde s'impliquait etc j'avais la volonté de donner quelque chose à faire à tout le monde moi j'ai pris la décision déjà de mettre le niveau d'adjoint au maximum c'est-à-dire à 8 et pour les 12 suivants de ma majorité de les nommer délégués c'est-à-dire de leur donner une délégation du maire à chacun et en fait ce qui fonctionne très bien chez nous du coup c'est que chaque délégué est rattaché à un adjoint j'ai ma première adjointe qui s'occupe de l'éducation et de la culture elle a une déléguée sur la question de mémoire et de culture et un délégué sur l'enfance et la jeunesse etc l'adjointe aux solidarités et à la santé elle a des délégués sur les personnes âgées sur les personnes en situation de handicap et sur l'action sociale et c'est comme ça que nous on a créé notre collectif où chacun s'y retrouve avec une sorte de hiérarchie parce que comme on le disait c'est faire du management que d'être maire c'est le médiateur ultime on doit faire de la médiation comme c'était rappelé entre nos habitants les différentes institutions entre nos élus entre nos élus et nos habitants entre nos élus et nos services on passe notre temps à faire de la médiation mais avec ce fonctionnement là moi tout le monde s'y retrouve donc c'est assez intéressant
Voici Franck que je voudrais qu'on entende également avant de se quitter Bonsoir Franck
Oui bonsoir Un grand merci pour vos émissions que j'écoute avec attention Oui ma question était sur enfin mon propos était sur le cheminement réglementaire des décisions municipales à savoir enfin la pédagogie en fait par rapport à ça c'est à dire que je ne pense pas qu'une grande partie des citoyens sachent qu'il faut passer plusieurs étapes notamment le vote en conseil municipal ensuite la transmission à la préfecture le contrôle de l'économie l'égalité idem pour les appels d'offres qui sont on va dire très réglementés normés etc et que tout ça suppose donc un délai mais en même temps protège les citoyens le maire les adjoints etc et je pense qu'il y a un travail énorme à faire de pédagogie parce que je ne pense pas qu'il y ait grand monde qui sache en fait comment ça se passe à l'intérieur au niveau administratif il y a des décisions qui peuvent être prises oui on va faire ça et en fait ça met un an tout simplement parce qu'il va falloir prendre trois arrêtés quatre arrêtés municipaux avant d'arriver à finaliser la réparation d'une route simplement parce qu'il va falloir prévenir trois administrations différentes merci pour votre intervention
Franck Brice Socol et c'est vrai que se former au fond ça marche pour les maires mais ça marche aussi pour nous tous les administrés voilà comment ça fonctionne c'est aussi une administration et elle assez règle
absolument je pense que monsieur a raison cette notion de pédagogie elle est aujourd'hui indispensable en termes de gouvernance et en termes de mise en oeuvre des politiques publiques tant à l'échelle locale et je veux dire qu'à l'échelle nationale et ça c'est indispensable néanmoins c'est vrai que le citoyen voilà lui il a besoin d'avoir des résultats et des résultats vite en tout cas les voeux de plus en plus rapidement et donc il faut voilà il faut jongler entre le temps administratif le temps politique et puis il faut jongler aussi vous savez un mandat c'est long là ça sera 7 ans a priori oui c'est vrai je pense qu'il faut 7 ans les gens nous ont dit dans l'ouvrage mais nous on veut pas uniquement déposer un bulletin de vote tous les 7 ans et on veut pouvoir participer même si on n'est pas élu à ce mandat local je pense que la démocratie participative sur certains projets peut venir aussi aider à dynamiser la démocratie locale et c'est vrai
Stéphanie Vanhoef que si on compare d'ailleurs regardez après tout un président de la république c'est 5 ans seulement c'est long un mandat de maire en fait alors ça parle d'installation mais ça parle aussi de longueur c'est court c'est court
je vous raconte ça j'étais encore ce matin même sur le chantier d'une école et je réalisais en en sortant parce qu'elle va vraiment là le déménagement va se faire pendant les vacances de Pâques c'est mon prédécesseur qui l'avait décidé c'était il y a quasiment 10 ans 10 ans donc oui à l'échelle d'une vie 6 ou 7 ans ça peut paraître beaucoup mais malheureusement à l'échelle administrative ou de la vie publique c'est finalement peu de temps parce que ça a été rappelé il y a des délais qui sont considérables qui là encore sont liés aux paliers administratifs indispensables aux études qui doivent être faites il faut trouver les budgets aujourd'hui trouver un budget c'est compliqué il faut entre guillemets aller faire les poches de tous vos partenaires c'est pas simple c'est des négociations c'est des discussions entre temps vous avez eu mille fois le budget de l'Etat qui a changé qui revoit vos dotations donc tout ça prend effectivement du temps après c'est pas une excuse c'est pour ça que je dis que le rôle de l'élu aussi c'est de garder le cap certes de faire des arbitrages en permanence d'ajuster mais de travailler dans la durée parce qu'il n'y a que comme ça qu'on arrive à faire des projets au long cours
et qui transforment votre ville ça veut dire qu'un mandat réussi au fond c'est aussi une c'est une ville en paix sociale qui comprend ça qui attend ça
et qui avance un mandat réussi c'est ça pour moi un mandat réussi c'est deux choses c'est une ville apaisée comme ça a été rappelé c'est à dire où les habitants sont heureux d'habiter ensemble sur un même territoire et c'est une ville qui s'est adaptée aux évolutions sociales économiques environnementales et sur laquelle on l'a conduit pour les 20-25 ans à venir parce que là pour le coup c'est pas de la gestion quotidienne c'est de l'anticipation
On vous souhaite tous bonne chance dans vos communes à vous Stéphanie Vaughan à vous surtout j'ai envie de dire Léo Pracel parce que vous commencez à peine et vous êtes tout jeune et bravo à vous merci beaucoup merci à tous pour vos nombreux appels J'ai envie de dire