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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 16 avril 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransportsImmigration & asileInstitutions & élections

Prix des carburants, loi Yadan, ZFE... Laurent Jacobelli dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Le gouvernement propose de plafonner les marges des distributeurs de carburant. Vous trouvez ça inefficace ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Où trouvez-vous les 12 milliards pour baisser la TVA sur le carburant ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les certificats d'économie d'énergie servent-ils vraiment à la transition écologique ?

  • 5:00FerméeRéponse directe

    Faut-il suspendre les certificats d'énergie pour réduire le prix des carburants ?

  • 7:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous appelez à des mobilisations comme les Gilets jaunes ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Allez-vous voter la proposition de loi Yadan contre l'antisémitisme ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Vous êtes député de Moselle porte-parole du Rassemblement national.

Merci d'être avec nous sur France Info. Bonjour Paul Barcelone. Bonjour à tous.

On commence évidemment par les carburants. Le gouvernement ne semble satisfaire personne, ni l'opposition, ni les distributeurs avec son projet de décret pour plafonner les marge. Encore hier soir, Jean Bardella sur France 2.

L'idée dérisoire sur le papier, c'est pas ça qui va rendre du pouvoir d'achat aux français. Il faut baisser les taxes sur le carburant. Donc je demande au gouvernement une baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur le carburant.

Plafonner les marges des distributeurs comme le propose le gouvernement pour vous, c'est un effet de communication. Oui, c'est un effet de communication. D'ailleurs, quelques heures après, la porte-parole du gouvernement qui est aussi en charge de l'énergie, madame Brégon, expliquait que rien n'était finalement dans les tuyaux, que c'était une idée comme ça.

Voilà. Donc une fois encore, hein, on parle beaucoup mais ça fait depuis le début de cette crise, depuis le début de cette guerre que le gouvernement parle, essae de rassurer mais ne fait rien. Il nous avait dit vous allez voir, c'est temporaire, les prix ne vont pas augmenter, ils vont rebaisser. quand même facte sur le plein de l'essence.

Tout cela est dérisoire. Il faut prendre des mesures choc. Il faut effectivement, comme l'a dit Jordan Bardella et comme le propose aussi Marine Le Pen, baisser la TVA sur l'essence et sur les énergies d'ailleurs de manière générale de 20 % à 5,5 %.

Aujourd'hui, vous avez trois acteurs. L'État, les distributeurs et producteurs de d'essence et les consommateurs. L'État ne fait aucun effort.

Les producteurs ne font aucun effort. Les seuls sur qui tout repose, le poids de la guerre, le poids financier de la guerre en France repose sur ceux qui se lèvent le matin, qui vont bosser et qui sont obligés de prendre leur voiture. 270 millions de recettes supplémentaires.

Voilà ce qu'a encaissé l'État. Voilà ce que les Français ont payé. Ça suffit parce que ça veut dire ralentissement de l'économie demain.

Ça veut dire des gens qui ne peuvent plus aller bosser et ça veut dire baisse de la consommation, baisse de la production. Et donc si on ne prend pas des mesures urgentes, les Français s'apauvriront et notre économie ira dans le mur. On a un état incapable d'algir euh qui me fait penser, excusez-moi de l'expression, mais à vaches dans les prêts qui regardent passer les trains.

Euh ben c'est une comparaison, vous avez bien compris, je compare pas les personnes, mais qui regardent passer les trains en étant complètement incapable d'agir, agir sur le plan international, agir pour défendre le pouvoir d'achat des Français. Il est temps de prendre ces mesures. On a bien compris votre proposition au Rassemblement national. baisser la TVA de 20 à 5,5 % cela coûterait selon les estimations du gouvernement 1 milliard d'euros par mois 12 milliards d'euros à peu près aux finances publ par an.

Où est-ce que vous trouvez l'argent et comment vous financez cela à l'heure où les caisses sont vides ? Laurent Jacobi ? Alors ces 12 milliards, ils vont d'une manière ou d'une autre être financés.

Donc aujourd'hui, on demande simplement au Français qui bossent et qui payent des impôts et qui payent des taxes de financer. Vous savez, euh 12 milliards euh dans le budget de l'État, finalement euh c'est pas grand-chose. Euh c'est pas grand-chose si on regarde par exemple le coût de l'immigration, si on regarde le coût de la contribution à l'Union européenne, si on regarde le frais de fonctionnement de l'État, euh qui doit payer demain ?

Est-ce que vous trouvez euh logique de demander aux Français de faire des efforts en disant "On ne fera aucun effort euh sur les soins gratuits ou l'hébergement des migrants de vous trouvez normal de demander aux Français de faire des efforts en disant et bien on va continuer à caser les copains avec des salaires à 15000 € par mois. Vous trouvez tout cela normal ? et bien pas nous.

S'il y a un effort à faire aujourd'hui, c'est à l'État sur son train de vie et sur les mauvaises dépenses. Et un deuxième raisonnement, si vous ne faites pas cet effort maintenant, c'est plus 63000 faillites par an que vous allez avoir, mais c'est 70 80 100000 faillites par an et donc des cotisations sociales qui ne rentreront plus dans les caisses de l'État alors même qu'il y aura plus de chômage et qu'il faudra plus de social. Mais vous dites il faut couper dans les dépenses sociales, les dépenses de santé, l'éducation.

Non non non non. Je dis il y a des dépenses dont on a déterminé quelles étaient aujourd'hui des mauvaises dépenses. On va être très clair.

Le surcroix de contribution au budget européen, il y a 5 à 6 milliards à trouver. Le coût de l'immigration, vous avez 11 milliards à aller trouver. Le train de ville État, vous avez des dizaines de milliards à aller trouver.

Je crois qu'il faut d'abord faire cette cure d'amaigrissement de l'État avant de dire au français, vous allez payer votre plein d'essence 15 20 30 40 € plus cher. Tout simplement, vous allez payer un droit à l'essence pour aller travailler. C'est amoral et inefficace.

C'est un programme de campagne de la prochaine campagne, la présidentielle pour laquelle vous positionnez. Mais là dans l'urgence, on fait quoi ? de mesure, je vous le dis, baisse de la TVA et baisse de la TI CPE, je veux pas être technique exactement qui est une taxe baisse de 16 centimes sur cette taxe.

Pourquoi ? Parce que si on fait l'ensemble de ces taxes, c'est Allez 20 € d'économie par plein 25 € a dit Jordin Bard 25 € sur un plein de 50 L. Voilà des voitures et cetera.

Je donne toujours le seuil le plus bas pour pas pour pas qu'on vienne me critiquer les chiffres. Mais moi, je veux bien que Emmanuel Macron et que son gouvernement soit plus intelligent que la terre entière et plus intelligent que son opposition. Mais enfin, pourquoi l'Espagne le fait ?

Pourquoi l'Italie le fait ? Pourquoi même l'Allemagne le fait aujourd'hui ? Aujourd'hui, je le répète, en France, ce sont des pays qui sont pas exactement dans les mêmes situations de l'état des finances publiques sûr.

Donc, ils ont géré notre pays comme des sagouins et maintenant ils disent bah puisqu'on a mal géré, vous allez en plus payer 1,70 1,80 ou 1,90, c'est le coût du litre d'essence chez les pays voisins. Est-ce que vous croyez une seconde que les Français qui habitent à la frontière vont faire le plan en France ? Non.

Donc en ayant une essence trop chère, c'est moins de consommation à France et c'est moins de recette fiscale. On a un gouvernement qui n'a aucune notion d'économie, mais ça on le savait. Alors Paul vous interrogeait tout à l'heure sur le fait que ni les oppositions, on l'entend dans votre voix ce matin, ni d'ailleurs les distributeurs ne sont d'accord avec cette proposition de plafonner les marges.

Ce serait contre-productif, disent les uns et les autres, notamment dans la grande distribution. Dans une lettre ouverte hier au Premier ministre, les distributeurs demandent au gouvernement de suspendre temporairement la collecte de ce qu'on appelle les certificats d'économie d'énergie, ce qui représente 15 à 20 centimes par litre sur le prix du carburant. Cette petite enveloppe financière là sert à financer la transition écologique.

Donc les distributeurs veulent la suspendre. Est-ce que c'est une solution ? Pourquoi vous dit vous êtes sûr ?

Mais parce que moi je lis les rapports de la Cour des comptes. C'est toujours intéressant et je vois que ces certificats d'économie d'énergie selon cette cour sont mal gérés. dont on ne peut pas déterminer les flux financiers.

On n'est même pas sûr d'ailleurs qu'ils servent à financer la transition écologique. Pour avoir lu le rapport dont vous parler aussi, il disent aussi que ça sert notamment à à financer l'isolation des bâtiments. Ah mais ça c'est sur le papier, vous avez bien raison.

Sauf que il y a une déperdition d'énergie, permettez-moi la comparaison, entre l'argent collecté et l'argent financé réellement dans la transition écologique. Bref, c'est un impôt déguisé. On va arrêter de tourner autour du pot.

Donc une fois encore, est-ce qu'il faut aujourd'hui augmenter la pression fiscale ou la diminuer ? certificats d'énergie ont augmenté récemment. D'ailleurs, je rappelle que le Rassemblement national par la voix de Jean-Philippe Tangy l'avait dénoncé, qu'on a été traité à peu près de tous les noms pour l'avoir fait.

Or, aujourd'hui, tout le monde voit cette évidence, c'est un impôt supplémentaire qui sert pas à grand-chose. Vous savez, je vais vous dire quelque chose. Si c'est pour construire des éoliennes qui servent à rien ou des panneaux solaires don chinois, honnêtement, et bien autant arrêter.

Est-ce qu'il faut que les Français se mobilisent maintenant peut-être durement ? Est-ce que vous les appelez clairement ce matin sur France info à retourner sur les ronds-points façon époque gilets jaune et à se faire entendre ? Non non, moi j'appelle vous savez, moi je crois en une chose, c'est la transition non pas énergétique, même si elle est utile parfois, mais la transition démocratique.

Il nous reste 1 an à tenir. Moi je le dis à nos compatriotes, 1 an à tenir. Donc regardez ce que fait le gouvernement aujourd'hui.

Rappelez-vous qu'Edouard Philippe avait augmenté les taxes sur l'essence. Ça a été sa première décision. Et euh demandez-vous qui demain défendra les Français qui bossent et les automobilistes.

Donc vous les appelez pas à descendre dans la rue mais à voter pour vous dans un an. Mais évidemment qui aujourd'hui matraque les automobilistes, qui en fait des pari de la société alors que une fois encore on a interdit le centre-ville aux français les plus défavorisés qui et bien ce gouvernement moi je rappelle qu'on a eu une victoire récemment c'était il y a un jour ou deux c'est la fin des zones à faible émission après le fil mais avant j'aimerais qu'on parle sur le D3 d'Ormus parce que hier lors d'un forum économique aux États-Unis le ministre de l'économie Roland l'escur a estimé que la France payait déjà pour le D3 d'ormous c'est en anglais tendez l'oreille et on vous la traduit. Nous payons déjà, tout le monde pay.

Donc tout ce qui peut permettre au pétrole de naviguer librement et le bienvenu mais avec une grande réserve. Nous pensons que les lois internationales en terme de circulation maritime doivent être appliquées. Bon, alors depuis le ministère de l'économie a expliqué que il ne pas de droits de péage.

La France paye les conséquences de la guerre et donc du blocage de ce point stratégique. Mais on se souvient que Roland Lesquir avait déjà fait une boulette qui lui avait été reprochée par le président de la République sur le choc pétrolier. Est-ce que ça pour vous c'est une nouvelle boulette du ministre ?

Mais monsieur l'escure est au ministère de l'économie ce que je suis à la danse classique, c'estàdire qu'il n'y connaît rien. C'est bien le problème. Le problème, c'est que ce ministre affirme à l'Assemblée nationale et sur les plateaux des choses en disant qu'ils sont les seuls à savoir et que les oppositions ou les pays étrangers font n'importe quoi.

Mais au final, quand on gratte un peu, il n'y connaît rien. Et c'est bien le problème de ce gouvernement où qui doit démissionner. Bah écoutez, ça c'est sa décision et puis c'est au premier ministre et au président de la République de le décider.

Vous savez, on peut faire la liste des ministres hein. La plupart ne connaissent pas de quoi il parle. Il faut venir à l'Assemblée nationale et je vous y invite.

J'appelle tous vos téléspectateurs vient très souvent tous les jours. Quand on pose au ministres des questions, ils sortent une fiche, ils ne comprennent pas pour la plupart. Vous êtes pas un peu caricatural là, il y a pas des ministres compétents au gouvernement par il y en a il y en a peut-être, je les ai pas trouvé mais peut-être qu'en grattant un peu, ils sont tellement nombreux, on va peut-être en trouver un derrière les lambrides dorées de la République qui fait son boulot.

Mais moi pour l'instant, je l'ai pas trouvé. On a aujourd'hui des marionnettes qui euh récitent des éléments de langage. Je vais vous dire ce qu'ils font.

Ils essayent d'anesthésier les Français avec des fausses promesses ou euh des fausses réassurances. Ils n'ont plus qu'un an à attendre et cette année-là, ils vont essayer de se préserver préserver leur voiture de fonction et leurs indemnités. Agir pour les Français, ça semble pas leur première priorité.

C'est votre élément de langage. Attendre un an. Sur le fond de ce que dit Roland l'Escur.

Est-ce que pour vous les entreprises françaises doivent s'asseoir sur les consignes françaises et payer les droits de péage à l'Iran pour passer le D3 ? Non, il y a des règles internationales maritimes, notamment que le D3 d'ormous comme d'autres D3 doit être euh gratuit et euh euh dédié à la à la circulation euh des biens. Mais vous savez, il faut pas être naïf aujourd'hui entre les droits d'assurance euh les euh droits euh d'escorte pour euh essayer de traverser en toute sécurité euh ce des droits, il y a déjà des coûts euh aujourd'hui.

Au moment où on se parle, il y a des négociations en tout cas des débuts de négociation, des espoirs de négociation et de dialogue à peu près dans tous les sens. Attendons avant de tirer des conclusions mais une fois encore le recours au péage, le recours à la taxe, il faut arrêter avec ce réflexe pavlovien. Au final, c'est toujours le consommateur qui paye.

Malgré tout, si on en est là, c'est peut-être aussi en partie de la responsabilité de Donald Trump, le président américain. En un mot, Laurent Jacobelli, est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir salué son élection, son retour au pouvoir aux États-Unis ? Jordan Bardella s'était même interrogé pour savoir d'où il tenait toute cette énergie.

Oui, mais enfin, on peut reconnaître que quelqu'un est énergique sans pour autant le soutenir. Vous savez, nous on a une règle d'or, c'est que nous n'intervenons pas. Pas d'ingérence. dans les élections locales, nous ça ve quand même saluver le vent de liberté qui soufflait sur l'Amérique.

Ah mais un vent de liberté, oui. C'est-à-dire que des Américains ont voté pour le candidat que les médias leur demandait de ne pas élire. Donc le phénomène est remarquable.

En revanche, le candidat, nous n'avons jamais soutenu. Et pour être très honnête avec vous, je trouve que ces paroles parfois un peu brutales et vulgaires qui sont prononcées chaque jour, ces changements de cap d'heure en heure du président de la Fédération américaine ne sont pas rassurants. [grognement] Dans un instant, nous avons énormément de questions à vous poser.

Je vous donne le titre de la question qui sera la question qui secoue le monde de l'édition. Nous parlerons évidemment Jordan Bardella des ADFE dont vous parliez et de la controversée loyador. Mais avant il est 8h45 et 45 secondes et il est l'heure pour nous d'écouter l'info en une minute avec Maurine Chiniard.

C'est un texte très controversé qui est à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale. La proposition de loi Yadans s lutter contre les nouvelles formes d'antisémitisme prévoit notamment le renforcement du délit d'apologie du terrorisme et prévoit aussi de sanctionner ceux qui appellent à la destruction d'un état. Ces détracteurs estiment qu'il [musique] y a un risque pour la liberté d'expression.

Va-t-il y avoir des discussions entre les dirigeants israéliens et libanais aujourd'hui ? Donald Trump l'affirme, mais le Liban dit ne pas être au courant. Depuis le début du mois dernier, le Esbola milice proiranne et l'armée israélienne s'affrontent.

Au moins 2000 libanais sont morts. Les représentants des boulangers sont reçus par le premier ministre. Aujourd'hui, Sébastien Lecornu leur a promis [musique] une solution pour que les salariés des boulangeries puissent travailler le 1er mai.

En début de semaine, le gouvernement a repoussé une loi qui aurait permis d'élargir le travail ce jour férier. Et puis rendez-vous le 28 avril prochain au Parc des Princes pour la demi-finale de la Ligue des Champions de football. Le PSG sera face au Bayern Munich.

Les Allemands sont venus à bout hier du Real Madrid 4 buts à 3. [musique] France info le 830 France info Paul Barcelone Paul Larouturau. Toujours avec Laurent Jacobelli, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national et avec Paul, on voulait vous interroger Laurent Jacobelli, sur la proposition de loi porté par Caroline Yadan, député ensemble pour la République, député macroniste qui sera examiné aujourd'hui à l'Assemblée nationale, qui vise à lutter contre l'antisémitisme notamment en créant un délit d'appel à la destruction d'un état.

D'abord et avant d'entendre Aurore Berger, la ministre qui sera au banc cet après-midi, allez-vous voter ce texte ou pas avec le Rassemblement national ? Écoutez, nous verrons bien le texte final que nous aurons parce que vous imaginez bien qu'il y a beaucoup d'amendements notamment de la gauche qui vont être proposés parlementaire, pardon, c'est le débat parlementaire. Ver, ça fait des semaines qu'on en parle, vous savez pas ?

Ah ben moi je ne sais pas ce qui va être voté ou pas voté. Vous savez euh souvent euh les les rangs de la majorité sont vides, les rangs du groupe des républicains sont vides et donc au final il y a des majorités euh fluctuantes et on se retrouve parfois à la fin avec un texte qui ne ressemble pas au texte du moment. Globalement, on sait ce qu'il y a dans ce texte.

Non mais le texte du moment, on va je vais répondre à question le texte du moment. Je vais pas me défiler. Est-ce que c'est un bon texte ?

Non. Est-ce qu'il y a une urgence à voter un texte sur l'antisémitisme en France ? Oui.

Est-ce que nous le voterons ? Très probablement. Très probablement.

Pourquoi ? Parce que une fois encore, je ne sais pas ce qu'il y aura à la fin. Mais pour revenir sur ce texte, il part d'une nécessité.

Le nombre d'agression physique verbal, de menaces contre nos compatriotes de confessions juives a explosé. Il est pas seulement en Hausse, il a explosé depuis les programmes les programmes du Hamas du 7 octobre. Euh aujourd'hui, il y a une force politique, on va le dire, qui fait de l'antisémitisme un élément pour rabattre un certain nombre euh euh de d'électeurs notamment issus du communautarisme.

C'est la France insoumise. Donc oui, bien sûr, il y a un danger aujourd'hui en France. Est-ce que le texte est assez précis ?

Non. Est-ce que ce texte est amélioré par rapport à la première version où il y avait des risques pour la liberté d'expression ? Oui.

Donc, vous le voterez en l'état. On va écouter Orberger qui est ministre chargé de la lutte contre l'immigration les discriminations pardon ce matin sur France info aujourd'hui appelé à la destruction de l'État d'Israël considérer qu'Israël devrait être rayé de la carte même se poser la question clairement d'où vient cette obsession maladive à l'encontre de l'État d'Israël si ce n'est parce que c'est le seul état refuge au monde pour les juifs ? Question très simple avec ce texte.

Est-ce qu'on pourra toujours critiquer très durement la politique d'Israël sans être accusé d'antisémitisme ? Oui, je le crois et c'est le curseur dont je parlais tout à l'heure entre la liberté d'expression et la condamnation de l'antisémitisme. Or aujourd'hui, il faut dire les choses clairement.

Euh, il y a chez Jean-Luc Mélenchon et chez ses affidés une propension à travers la critique d'Israël déguisé en antisionisme de faire de l'antisémitisme crasse. Donc, vous mettez antisémitisme et antisionisme désormais sur le même plan au Rassemblement national. Ça ne pas à l'origine, mais il y a une instrumentalisation telle qu'il faut bien des outils pour agir.

On va aujourd'hui la loi ne suffit pas. Non, ben clair, ben regardez ce qui se passe. Regardez à l'Assemblée nationale, écoutez les discours de Jean-Luc Mélenchon euh euh de euh un certain nombre de ses députés.

Très clairement aujourd'hui, il y a des signaux antisémites qui sont envoyés sans que la loi ne pourant Rima Hassan a été interpellé, placé en garde à vue. Ça veut dire que la loi aujourd'hui d'une certaine manière permet au juges de prendre manifestement des mesures. Oui.

Dans une certaine limite. Mais euh c'est vrai qu'aujourd'hui il y a une forme d'apologie du terrorisme qui est déguisée. Quand on dit que on veut l'éradication d'Israël, même si on le dit avec des termes fleuris et choisis, ça veut dire l'extermination d'un peuple.

Donc, il y a un moment, il faut dire les choses. Il y a une instrumentalisation de l'antisémitisme. Il y a un antisémitisme 2.0.

On n'est plus euh dans l'antisémitisme des années 70 et 80. Aujourd'hui, il y a un antisémitisme d'extrême gauche qui euh est malheureusement largement représenté au sein même de l'Assemblée nationale avec des gens qui ont pignon sur rue et qui crachent leur haine du matin au soir. Est-ce qu'il faut laisser faire ?

Non. Est-ce qu'il faut réagir ? Oui.

Est-ce que c'est la meilleure des lois ? Non. Mais il faut encore on fait avec ce qu'on a.

Au-delà de la France insoumise, plus de 700000 personnes ont signé une pétition contre cette loi. Des étudiants se mobilisent. Et puis il y a la Commission nationale consultative des droits de l'homme qui alerte elle aussi sur des risques pour la liberté d'expression.

Est-ce que vous comprenez ? Sans nous répondre s'il vous plaît à la fille. On a bien compris ça fait deux fois vous répondez à la fille.

Est-ce que vous comprenez ces inquiétudes ? Mais bien sûr je comprends ces inquiétudes parce que même je vous le dis la première version du texte nous avait donné les mêmes inquiétudes sur la liberté d'expression qui est un droit sacré et qu'il faut préserver coûte que coûte. En revanche, le texte a progressé.

Certains doutes ont été levés. Il y aura certains amendements faits pour encore préciser les choses que l'idée ici est d'attaquer l'antisémitisme et non pas la liberté d'expression. Et c'est en fonction de cet équilibre que nous voterons au final.

C'est pour ça que j'ai une position mesurée au début parce que à deux ou trois amendements près, on peut arriver à un texte déséquilibré. Ce que nous ne voulons pas mais lutter contre l'antisémitisme aujourd'hui, dire aux Français de confession juive, ce pays est le vôtre. Vous n'avez pas à partir, vous n'avez pas à avoir peur, vous n'avez pas à déménager.

Donc Ren se pose comme un rempart, on a entendu votre mais nous sommes le dernier et le seul rempart parce que nous sommes les seuls à avoir défini la menace qui est l'islamisme et le communautarisme. Laurent Jacobelli, autre sujet au cœur de l'actualité du Rassemblement national. Jordan Bardella, le président de votre parti déjeunera lundi avec le bureau exécutif du MEDF, je précise comme d'autres candidats plus ou moins déclarés à l'élection présidentielle.

Marine Le Pen de son côté à dîner avec des grands patrons, c'était début avril. Quel est l'objectif de cette opération drague si j'ose l'expression ? Est-ce que l'idée est que le RN soit devenu un parti comme les autres y compris aux yeux du capitalisme ?

Non, je crois que l'idée est de préparer l'alternance. On voit bien ce que donne l'impréparation. On le vit aujourd'hui avec le gouvernement et le président actuel.

C'est-à-dire [raclement de gorge] qu'on a des gens qui prennent des mesures sans en en définir les conséquences, sans savoir si elles auront un impact positif sur la société. et nous on veut préparer notre arrivée et donc on discute avec tout le monde y compris bien sûr les grands patrons qui ne sont pas des parias qui sont des gens qui créent de la richesse et qui créent de l'emploi qui crée aussi le rayonnement de la France à l'international. Il est normal que eux nous posent des questions parce qu'il y a beaucoup de d'images d'épinales de caricatures de notre programme et il est normal nous aussi qu'on teste nos idées avec eux pour voir si elles seront bénéfiques pour l'économie.

Est-ce que vous partez pas de loin parce qu'à en croire les journaux de l'Opinion et le nouvels ce dîner entre Marine Le Pen et quelques patrons du K40, on va notamment citer Patrick Poyé Total ou Bernard Arnaud d'VMH se serait mal passé et ils en seraient repartis conster l'économie n'est pas le talon d'Achile de votre parti Oh non pas du tout vous savez de quoi souffre notre économie aujourd'hui elle souffre de la mondialisation elle souffre du coût du travail trop cher elle souffre d'une imposition devenue complètement délirante et elle souffre de normes complètement absurdes ce sont quatre points sur lesquels nous voulons agir dans une France gouvernée par Marine Le Pen et Jordan Jordan Bardella, nos entreprises seront libérées de de de l'éta fiscal, de l'éta normatif, l'emploi sera moins cher et les salariés seront mieux payés. Donc, excusez-moi, je crois que c'est bénéfique pour tout. Est-ce que pour autant dîner avec des patrons du CAC 40 avec déjeuner avec le comité exécutif du du patronat, le le MEDEF, cela ne fait pas du RN la fin de de du parti antisystème.

Vous vous êtes souvent présenté comme ça. Le parti du peuple, des gens, c'est pas un peu contradictoire ? système, ça veut dire qu'il y a connivance.

Voilà, connivance entre certains qui défendent leurs intérêts au lieu de défendre l'intérêt national. Nous, on veut continuer évidemment à défendre l'intérêt des Français et l'intérêt de notre économie. Et pour ça, nous discutons avec ceux qui la font.

Je je comprends même pas en fait, pour être très honnête avec vous, ce qui vous surprend dans l'histoire. Évidemment, on a des points d'accord, on a des points de désaccord. Nous, on assume qui nous sommes, on assume notre programme, mais c'est complètement normal que tout le monde le connaisse.

Une fois encore, nous ne nous en sortirons pas s'il n'y a pas une relance de la productivité, une relance de la croissance, une relance de la production. Et nous ne le ferons pas seul. Euh certains ont essayé, euh les socialistes ont essayé avec euh leur politique désastreuse, Emmanuel Macron a essayé avec sa non politique.

Nous, nous essaierons de travailler pour l'intérêt de la France et on le fera avec les patrons, avec les salariés, avec tout le monde. Autre actualité, les zones à faible émission. Le Parlement entraériné hier après le vote du Sénat la suppression de ces zones à faible émission qui avaient été décrié.

Le Rassemblement national a d'ailleurs voté leur suppression il y a de jours à l'Assemblée. Est-ce une victoire pour vos troupes et les troupes de Marine Le Pen ? Une victoire politique ?

Oui, clairement, il faut le dire à ceux qui nous regardent. Si demain les EDF sont supprimés, c'est grâce donc détricoter des avancées écologiques est une victoire pour le R. C'est pas une avancée écologique, c'est un recul social.

Comment peut-on imaginer qu'on interdise les centres-villes aux Français les plus défavorisés et aux classes moyennes ? On a dit aujourd'hui si vous n'avez pas une voiture électrique qui coûte 50000 € vous ne pouvez plus aller dans les cent non c'est la vérité et qu'est-ce qu'on a fait en même temps ? Enfin on il [raclement de gorge] ils ont supprimé les services publics en périphérie et ils ont tout remis en centre-ville.

Donc grosso modo si vous voulez vous faire soigner si vous voulez étudier si vous voulez avoir recours au services public faut aller au centre-ville mais vous n'avez pas le droit d'y aller parce que votre voiture n'est pas achè chère. C'est ça la démocratie ? C'est ça la République évidemment non.

Je tiens à dire que tous les groupes politiques ont été lâches, que le gouvernement a réintroduit cette euh ces fe dans le texte. Conseil constitutionnel peut passer par làdessus et la mesure qui éé votée par le lâchons rien. Nous ne laisserons pas les centres villes devenir la propriété des bobos, des seuls français qui gagnent très bien leur vie et de ceux qui veulent exclure 75 % de la population française et puis lâcher la lâcheer les automobilistes une fois encore lâchez-les vraiment on a besoin d'eux et ils n'ont pas le choix souvent.

Il est 8h56 sur France info de la question qui a retrouvé sur nos réseaux sociaux. Aujourd'hui, la question qui secoue le monde de l'édition. Le festival du livre ouvre ce soir à Paris le départ d'Olivier Nora.

De Grassé inquiète une partie des écrivains. Cette nuit, 114 auteurs annoncent leur départ dans une lettre ouverte. Ils dénoncent l'influence de Vincent Boné.

Est-ce que vous comprenez ces inquiétudes ? Et qu'est-ce qui se passe si vous arrivez au pouvoir dans le monde de l'édition ? Ah ben alors, excusez-moi, mais nous n'aurons aucune mesure sur le monde de l'édition.

Chaque société euh peut diriger peut choisir son dirigeant. C'est les actionnaires qui doivent le faire. Les auteurs peuvent aller dans la maison d'édition qu'ils veulent.

Vous avez un programme dans la culture notamment sur le CNC. Dans le cinéma, vous avez annoncé notamment sur ce plateau vos collègues du RN dans le monde de l'édition, il y a pas de programme. Mais là, mais c'est pas qu'il y a pas de programme, c'est que ce sont des entreprises privées qui ne sont pas financées par l'État.

Donc pourquoi est-ce que l'État irait simisser dans la nomination de patron et de grands patrons ? Alors, je sais que c'est la mode, je sais bien et on le voit en ce moment avec la Macronie, on recycle les copains, donc on les met à la tête d'entreprise et cetera mais nous raisonne pas comme ça. Est-ce que pour autant vous vous féliciter de la prise d'influence de Vincent Boloret au sein des éditions grassé ?

Mais je n'ai pas à me féliciter ou à m'inquiéter. On a un homme d'affaires qui prend départ dans des entreprises culturelles, qu'ell soi de médias audiovisuels, de presse écrite. C'est son droit.

Les auteurs iront chez l'éditeur de leur choix. Il y a d'autres éditeurs. Nous sommes dans un pays d'économie libre et c'est tant mieux.

Je serais inquiet que ce soit le gouvernement qui choisisse les patrons de maison d'édition. Ce serait très inquiétant entre vous et moi et je serai inquiet qu'il n'y ait qu'une seule maison d'édition en France. Ça s'appelle la liberté.

Liberté d'expression, liberté d'écrire, liberté d'entreprendre. Liberté. Faut retrouver le sens et le goût de ce mot.

Merci Laurent Jacob. Porte-parole du Rassemblement national. Merci Paul.

Merci. On vous retrouve dans un court instant dans les informés avec Renault Del. Ne bougez pas.