Lancement de la Commission sur les 1000 premiers jours de l’enfant
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 7 %Défensif 13 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Emmanuel MacronChiffre
« 50 % des parents estiment que c'est dur d'être parents »
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« 25 % des parents qui gardent leurs enfants ne le font pas par choix »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« Seuls 9% des femmes vont à une consultation préconceptionnelle »
- 4:15Emmanuel MacronChiffre
« Seulement 30% des femmes voire une consultation du quatrième mois de grossesse »
- 2:00Isabelle FilliozatFait
« la société actuelle ne permet pas suffisamment de passé suffisamment de temps auprès de son enfant lors de ses premières années de la vie »
- 7:00Gwendal RisaFait
« mon conjoint comme une grande partie de la société considéré que je ne faisais pas face à la réalité de la vie »
- 10:00Psychologue clinicienneFait
« on est dans une cuisine j'ai changé mon bureau contre une cuisine où les parents peuvent venir »
- 12:00Psychologue clinicienneFait
« la dépression postnatale ça esquinte le maire ça ça esquinte une famille »
- 14:00Emmanuel MacronFait
« nous avions déjà lors de la construction des priorités pour la caisse nationale d'assurance par l'allocation familiale devant donné comme priorité à la caisse qui gère un fonds de développer les lieux de parentalité »
- 15:00Emmanuel MacronChiffre
« nous avons fait voter dans la loi de financement de la sécurité sociale un congé de paternité allongée à 30 jours pour tous les pères dont un enfant est hospitalisé notamment en cas de prématurité »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] madame la ministre monsieur le ministre chers amis je suis très très heureux de vous accueillir ici de lancer d'abord cette cette mission des mille jours cette commission pour les 1000 premiers jours de l'enfant comme elle est intitulée de lancer ce travail cette réflexion qui doit nous conduire à des discussions il puis de pouvoir passer aussi ce que je voulais faire ce temps avec vous pour que nous puissions échanger à la fois avec des témoignages et puis avec l'ensemble des membres de la commission il se trouve que dans une vie antérieure j'ai connu boris cyrulnik dans une commission je le dis parce que la vie est inventif donc après ça peut créer des amitiés des fidélités et je dois beaucoup à boris cyrulnik à ces réflexions y compris dans l'idée même de justement de ce travail je crois qu'on a parlé la première fois en marge de la stratégie de pauvreté dans les travaux préparatoires et puis lorsqu'on a décidé que la scolarisation serait obligatoire à 3 ans c'était au cnam et je me souviens j'avais été très frappé de plusieurs propos de boris cyrulnik et de plusieurs autres dix ans c'est formidable c'est un pas qui n'avait pas été fait en france depuis des décennies on va scolariser des enfants à trois ans de manière obligatoire mais sans doute cherchant un must il veut stimuler ou à dire c'est formidable ce que vous faites mais c'est très loin d'être insuffisant je crois que c'était beau islamique avait dit mais 90% se joue avant les trois ans formidable encouragement parce que des vrais pris une très bonne décision mais c'est déjà trop tard donc c'est quand même dit ce n'était pas idiot de mieux y réfléchir et de mieux y travailler et au fond ce que j'attends beaucoup de cette commission de ce travail c'est que qu'elle réponde à ce que vivent les parents les enfants et répondre à toute la stratégie qu'on mène avec avec le gouvernement est en effet je crois d'abord que l'objectif qu'on doit partager c'est de répondre au problème très concret et à l'appel des parents on ne naît pas par en personne et je dirais que dans des sociétés où il ya une des formes encore d'organisation très très organique les structures familiales la pérennité de ces structures ou ce qu'elle referme arrive à préserver des passages de témoins sans doute faut-il constater que dans nos sociétés c'est encore plus dur sans doute d'être parents parce que beaucoup de choses se sont déconstruits parce que souvent le lit le lien fonctionnel à remplacer de liens organiques parce que les inégalités sont encore plus forte dans ces cas là et donc on a beaucoup de gens qui qui sont démunis devant cela vous puisque démunis terrorisé ou qui le subissent qui ne savent pas forcément faire et on voit très clairement tous les témoignages de montrer je pense qu'on en parlera dans quelques instants que plus on est dans un milieu qui est difficile - on est encadré et moi on est des plus on a eu soi-même 9 ans difficile plus on est dans un moment de sa vie qui est difficile plus on se retrouva en quelque sorte organisé difficilement ses 1000 premiers jours et même avant et donc je pense que aider à être j'aime pas forcément le terme de bons parents parce que moi je sais pas ce que c'est qu'un me par an mais un parent aimant qui aidera à l'enfant à se développer je pense qu'on peut collectivement sans doute mieux faire mieux s'organiser en tout cas moi j'attends beaucoup de cela et je pense que ce faisant on continue un travail qui avaient été entamées avec l'histoire de la république et et jules ferry au fond d' voilà d'accompagner chacun dans la société de l'aider à être pour que ces treize aussi éclairant d'avoir les expériences de plusieurs voisins européens ou d'outre-atlantique qui sont plus en avance que nous sur ce point en tout cas qu'ils ont réfléchi avant nous canada-québec europe du nord à ces sujets mais je regardais les chiffres 50 % des parents estiment que c'est dur d'être parents 30 % des mères d'enfants prises en charge par la protection de l'enfant sont atteintes de dépression maternelle pas smart home pas post partum 25 % des parents qui gardent leurs enfants ne le font pas par choix et des enfants de moins de 3 ans passent parfois trois heures par jour en moyenne sur des écrans autant de chiffres qui montrent à quel point tout ce ce que je viens d'évoquer difficile et à quel point cet appel des parents avec eux du coup des enfants est essentielle ensuite votre commission elle répond sous votre contrôle collectif à l'appel de la science je ne vais pas dire ce que beaucoup autour de cette table ont écrit ou dit mieux que moi mais il est maintenant établi que beaucoup se joue des connexions neuronales des capacités de développement dans les premières heures premiers jours de la vie parfois même avant et donc le foetus puis le jeune enfant née développent des capacités ou pas et se retrouve confronté en effet et peut être empêcher en quelque sorte si on s'occupe mal lui durant ses preuves c'est 1000 premiers jours de la vie et gars là aussi tout une question d'apprentissage celle que la cellule familiale peut apporter et celle aussi qui consiste à voir le bon compte le bon comportement le bon temps passer des bonnes prévention la bonne alimentation aussi non c'est de plus en plus établis alors je voudrais pas malgré tout laissé dire ou croire à certains que tout est joué au bout de ses mille jours et on sait qu'il y a heureusement de la résilience qu'il y à du rebond qui a des nouvelles chances mais je crois qu'on peut collectivement en tout cas décidé que tout ce qu'on peut faire pour que ces 1000 jours se passe au mieux et même avant que l'enfant à naître on aura fait oeuvre utile pour la société en tout cas on aura évité de créer des situations qui peuvent être parfois irréversibles ou qui vont conduire ensuite à ce que la société en quelque sorte d' investir encore plus sur l'enfant ou l'adulte qui aura vécu tel ou tel événement ou qu'elle n'aura pas donné toutes ses chances donc pour moi au fond l'enjeu de cette commission répond dans un appel à la fois des des parents des enfants des scientifiques c'est véritablement au coeur d'une politique d'égalité des chances à laquelle je crois c'est toujours très difficile de dire ce qui est juste et pas juste souvent dans notre pays je le dis par connaissance de cause parce qu'on m'a souvent reproché d'être injuste pour pas dire pire parce que on a l'obsession fiscal c'est à dire que nous on est prêt à accepter toutes les injustices en france mais il ya un truc qui est vraiment le l'étalon de la justice c'est la fiscalité mais la fiscalité arrive très très tard voire trop tard et d'ailleurs elle ne corrige pas la justice parce que celui qui est vraiment très très bien réussi peut partir aide à payer l'impôt c'est d'ailleurs ce qu'il faisait en france mais la vraie injustice c'est celle qui consiste à ne pas aider l'enfant qui naît à réussir comme un autre enfant qui naîtrait dans une autre famille ou dans d'autres conditions je crois que ce qu'on est en train de faire sur l'école corrige beaucoup d'injustices ce qu'on fait à travers notre politique de soins d'accompagnement de lutte contre la pauvreté corrige beaucoup d'injustices et je crois que ce qui est au coeur de votre commission c'est précisément une vraie politique d'égalité des chances et donc de corriger pour moi ce qui est l'injustice la plus inconcevable et là la première c'est à dire celle au fond que subit un être qui n'a rien demandé qui n'est même pas en maîtrise de son propre destin mais qui arrive à un moment donné dans une famille et à qui des facteurs va pas donner les mêmes chances et qui arrive dans un moment dans un espace que la société n'a pas organisé et qu'elle a complètement délégué à la sphère privée et dans un environnement où comme je le disais tout à l'heure le fait est qu'aujourd'hui on a de plus en plus d'enfants qui naissent dans ce qu'on appelle maintenant des familles monoparentales c'est plus dur on a des enfants qui naissent dans la grande pauvreté dans des contextes économiques sociaux qui sont de plus en plus dur et on doit avoir des réponses pour aider à ces situations qu'elles soient organisationnel qu'elle soit d'apprentissage qu'elle soit aussi d'accompagnement affectif parce qu'on sait combien c'est essentiel devrait dans ces moments là je veux pas être plomb mais je vais vous dire que pour moi votre travail d'abord c'est un travail de si je puis dire de décryptage d'une société sur elle même moi je pense que on comprend beaucoup d'une société quand on regarde au fond ces plis ou les espaces qui ne sont pas organisés depuis très longtemps on apprend beaucoup de notre société quand on regarde justement c'est 1000 premiers jours dont on ne parle pas qu'il n'existe pas comme politiques publiques qui sont un impensé de l'organisation sociale pour beaucoup de choses on pense des moments de ces 1000 premiers jours quand on accouche convient au monde quand on a la visite médicale pour ceux qui la suivent quand on a pour ceux qui ont de chances d'aller à la crèche ou d'avoir une assistante maternelle mais il ya beaucoup de plaies ou d'un pensée et donc ça dit beaucoup de notre société et donc c'est pour moi un travail d'apprentissage sur nous mêmes ensuite je pense que votre travail enfin je pense pas je veux que votre travail nous conduisent à investir au sens premier du terme c'est-à-dire revisiter des choix peut-être d'organisation mais en tout cas qu'on décide d'investir sur nos enfants et je parle d'investissements à dessein peut-être que ça choquera parce que je pense que l'argent qu'on décide de mettre dans ces moments là c'est un argent qui peut rapporter énormément même pour ceux qui manquent une approche comptable à vie en société parce que ça coûte beaucoup moins cher que de réparer c'est évidemment pas le but premier je pense que même de ce point de vue là c'est intelligent et donc voila moi j'attends de notre échange d'aujourd'hui et de votre travail de nous aider à faire les bons choix ça touchera l'organisation de la pmi l'apprentissage à une mère un père le bon accompagnement des parents particulier des mères seules qui sont un sujet extrêmement complexe et alors même qu'on s'apprête à ouvrir des choix c'est un sujet qui nécessite de penser à l'accompagnement de l'enfant qui a net dans des conditions familiales qui peuvent être différentes de regarder comment on peut différencier notre approche je ne sais pas s'il faut créer un service public de la petite enfance généraliser je sais qu'on doit en tout cas avoir un investissement public pour ses mines premier jour et notre petite enfance essayer de le faire de la manière la plus pragmatique adaptée innovantes aussi parce que je crois à l'innovation en la matière instruite par l'expérience des parents comme des chercheurs et je peux ici prendre un engagement devant vous c'est que l'on fera je ne vous demande pas d'être une commission simplement pour écrire pour dire je demandé à ce que cette commission soit constitué jeu vraiment je vous remercie pour ces présidents le président des effets membres d'avoir accepté cette charge je remercie celles et ceux qui sont là pour les aider pour témoigner aujourd'hui mais si j'ai demandé au ministre c'est pour qu'on fasse donc pensé aussi quand vous travaillerez réfléchir et que vous nous éclairer pour que des décisions soient prises je serai pas plus non mais je voulais vraiment vous remercier d'être là cet après midi c'est vous l'avez compris je l'espère un sujet mes yeux très important pour notre pays dès aujourd'hui et encore plus pour le pays demain madame la ministre merci beaucoup monsieur le président vous l'avez dit c'est un temps fondamental pour les projets que nous portons que vous portez monsieur le président il société bienveillante sur une société qui mise sur l'investissement humain et sur le bien-être de l'humain priorité est la question des mille jours est emblématique aussi d'un changement d'approché de nos politiques publiques puisque nous avons dès le départ souhaité axer nos politiques publiques sur la question de la prévention un prix nobel d'économie james eu avec man avait démontré que l'investissement et le retour sur investissement et est exponentielle quand on intervenait très tôt notamment au cours de la petite enfance dans les années 80 des acteurs de la santé avait déjà identifié l'importance des 1000 premiers jours de la vie de l'enfant comme un tournant de sa construction et tous les travaux scientifiques ont été depuis validé par l'organisation mondiale de la santé et grâce aux connaissances que nous avons acquis sur le fonctionnement du corps humain sur le fonctionnement du génome sur le concept fonctionnement du cerveau nous savons que beaucoup de choses se déterminent très tôt dans la petite enfance voir lors du développement foetal et beaucoup le disent maintenant on préconceptionnelle or nous savons que seuls 9% des femmes vont à une consultation préconceptionnelle que seulement 30% des femmes voire une consultation du quatrième mois de grossesse et nous voyons donc nous avons des progrès à faire alors je ne fais pas que la proche de cette commission évidemment soit une approche médicale au sens propre du terme parce que nous savons que les déterminants sociaux environnementaux sociétaux sont tout aussi importants et nécessaires pour que l'enfant devienne un être un adulte épanoui et nous travaillons donc est ce que nous vous demandons c'est de tenir compte de l'ensemble de ses déterminants évidemment pour améliorer notre prise en charge de la petite enfance nous souhaitons une approche globale axée sur la prévention et nous avons d'ores et déjà depuis deux ans monsieur le président vous savez comment c'est déjà tu es par des actions notamment au sein du ministère des solidarités de la santé des actions de prévention qui aujourd'hui voit le jour l'obligation vaccinale la modification du calendrier des visites médicales obligatoires tout au long de l'enfance je pense évidemment la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et de leurs familles je pense à tout ce que nous faisons sur l'alimentation donc évidemment nous sommes convaincus que les orientations qui seront prises par la commission vont nous éclairer encore plus pour mettre en oeuvre des politiques publiques de prévention en faveur de la bienveillance de la bientraitance des enfants de leur construction mais en réalité tout le travail incombe maintenant adrien takacs et donc secrétaire d'état qui m'a rejoint sur le champ de la protection de l'enfance depuis huit mois je sais qu adrien attaqué mise énormément sur vos travaux aujourd'hui ces appareils merci madame la ministre monsieur le président mesdames et messieurs nous sommes effectivement réunis ici pour parler des enfants qui sont nos sujets de préoccupation en tant qu'expert vous êtes praticiens que vous êtes aussi pour la plupart d'entre vous et puis pour un certain nombre d'entre eux n'est en tant que parent dont de la même façon l'installation de cette commission témoigne en effet de l'importance de l'enfance de la place des enfants dans notre société aujourd'hui plus qu'hier probablement l'enfant les enfants sont au centre de l'attention des familles et les couples peuvent se déchirer le traverser des moments difficiles mais l'enfant reste la plupart de temps comme un comme un ancrage alors réfléchir la période des 1000 premiers jours c'est parvenir à articuler me semble-t-il et ça me semble assez novateur la réflexion du point de vue des parents et de celui des enfants c'est à prendre en considération l'intérêt des parents et l'intérêt supérieur de l'enfant parce que en réalité que ce soit en cette matière ou dans d'autres nous faisons assez peu nous aimons bien appréhender les sujets de façon morcelée compartimenté en silo par exemple je prends un exemple parmi d'autres dans le champ qui nous intéresse la question des modes de garde l'on a souvent appréhendée comme une réponse à une problématique particulière d'un parent qui souhaitait reprendre le travail alors que le mode de garde aussi être un moyen puissant d'apprentissage d'expérience d'ouverture au monde d'éveil au monde qui répondent à ce besoin de sécurité physique mais aussi affective qui est un peu ce méta besoin d des jeunes enfants et puis c'est aussi un moyen et ça doit être pensé comme tel de réduire ces inégalités de destins thème qui vous et terme qui vous êtes qui vous est cher monsieur le président alors cette commission devrait établir un consensus scientifique sur les aspects à la fois de santé sociaux éducatifs et cette approche aussi globale et novatrice me semble-t-il vous l'aviez d'ailleurs tout toutes et tous salué lorsque nous sommes vus la semaine la semaine dernière pour préparer le lancement de cette commission évidemment ça ne signifie pas qu être un bon parent obéit à une unique manière de faire vous l'avez souligné monsieur le président on qu'il existerait des recettes ou des leçons à apprendre par coeur ce serait trop facile évidemment et non l'état ne va pas se mettre à instaurer un code du bon parent avec des injonctions des des sanctions je rassure tout le monde sur la rade n'aurait évidemment aucun sens le parent parfait n'existe pas et j'ai envie de dire qu'il en est probablement mieux ainsi il s'agira de donner aux parents la confiance en eux les informations suffisantes labellisé peut-être en quelque sorte par vous scientifiquement pour faire d'eux alors non pas de bombe de bons parents monsieur le président vous avez raison mais des parents aimants bienveillant compte tenu de ce qu'ils sont de ce que sont leurs enfants et de la relation forcément particulière qu'ils entretiennent avec eux car évidemment élever un enfant c'est une chose difficile incertaine la nature je pense que vous me rejoindrez pour dire qu aucune science ne changera jamais cela et c'est là aussi probablement mieux ainsi cette commission réunit vous réunit vous experts et praticiens issus de disciplines de champ de compétences très variées je tenais à le souligner tous à un titre ou un autre vous côtoyer les parents au quotidien et ils se font auprès de vous l'écho de leurs questionnements de leur angoisse à ce chantier des mille jours signifie que nous voulons faire en sorte que les progrès scientifiques les études la recherche la somme des connaissances et des progrès qui sont accumulées depuis un certain nombre d'années en france à l'étranger permettent d'améliorer concrètement la vie des familles voilà parce que le progrès à devient véritablement lorsque la science arrive à informer les pratiques et les politiques publiques y compris dans le domaine social et puis et cette commission évidemment il travaillera pas seule elle organisera ses travaux avec d'autres experts avec des associations familiales évidemment des lieux de soutien à la parentalité qu'un certain nombre d'entre vous autour de sa table anime d'ailleurs des organismes de sécurité sociale les collectivités territoriales évidemment qu'ils jouent un rôle important auprès de la petite enfance les institutions publiques nous ne partons pas non plus vous ne partirez pas non plus de rien en ce qui concerne les politiques publiques notre politique familiale à quelques égards est exemplaire il faut le saluer beaucoup de choses se font déjà dans les territoires sous la forme d'expérimentation qui fonctionne et qu'il faudra probablement identifié à lui et peut-être pour les généraliser demain je pense par exemple au programme de retour à domicile des femmes après le séjour en maternité je conclurai pour dire que j'irai moi aussi et avec chacun d'entre vous je l'espère dans les prochains mois la rencontre des familles pour les écouter pour partir de leurs besoins et leurs attentes leurs angoisses parfois et essayer de co construire avec elle notre politique publique repérer ses angles morts les manques ce que nous ne faisons pas bien peut-être je pense notamment la question de la parentalité des personnes en situation de handicap par exemple c'est un sujet qui m'est cher voilà je vais laisser la parole au président de cette commission boris cyrulnik a accepté de présider cette commission ce pourquoi nous le remercions chaleureusement pour son engagement tout comme je vous remercie chacune et chacun pour votre présence à cette première réunion de travail de cette commission et pour votre engagement la même façon ce président vous nous avez fait rejet d'une mission passionnante difficile et nécessaire parce que le nouveau mais nouveau vient de naître depuis une vingtaine d'années les techniques d'exploration cérébrale de logique et psychologique montre que nos bébés pour un développement différent dans des nouvelles structures familiales et d'un des cultures bouleversé par la technologie et par les droits de l'homme les découvertes scientifiques et cliniques dans de nombreux pays convergents étonnamment donc proposé au gouvernement d'organiser de nouvelles conditions développementale de nos enfants l'enjeu de ces travaux c'est l'épanouissement individuel dans une société plus égalitaire comme vous l'avez souvent dit le titre les premiers 1000 jours les pins les 1000 premiers jours est un est à la fois poétique qui fait penser à chiraz a donc septième ciel il est à la fois pour utiliser il est pourtant scientisme parce que le mille et unième jour on parle et dès l'instant où on parle qu'on change de déterminant mais déterminant sens dans les paroles et dans les récits alors que te qu'on parle pas encore les déterminants sont dans les interactions le contact les sourires qui sont déjà structuré par les familles et par la société c'est pour ça que aucun on peut se demander pourquoi aucun de nos enfants ne parlent le jour de sa naissance il ya là un seul qui apparaît le jour de sa naissance c'est pantagruel et 7 et criait avoir avoir je veux du bon vin et on leur apporte à de tout le canton de peu c'est du bidart et je sais pas où c'est ce qui caractérise ces 1000 premiers jours et la suite c'est le bourgeonnement synaptique c'est à dire que les neurones en 30 connexion à une vitesse folle avec les autres neurones on a calculé qu'ils allaient 200 ou 300 milles ça dépend des publications connexions à la minute où je pas comment on a fait pour calculer ça ce qui veut dire que c'est une période sensible du développement d'enfants c'est un moment crucial qui vaudrait mieux ne pas rater parce que c'est la moindre information de ce milieu s'imprègne biologiquement dans le cerveau et dans la mémoire du petit en développement et cette empreinte là elle se passe dès la grossesse dès les interactions très corse du sud après l'accouchement et au cours de la deuxième année si bien que si l'anis auriel lestable la niche affective est stable autour de ses enfants ils vont acquérir une petite confiance primitive ils seraient des facteurs de protection qu'ils vont garder pendant partie leur vie se sont bien parties l'existence qu'on a des envois en mars est ces réactions sont repérables par l'aptitude au bébé de sourire de soutenir le regard de pointé du doigt coin bébé pointe du doigt ou ce qui va parler donc c'est un geste sémiologie sémiotique qui apparaît bien avant la parole et puis bah bill donc cet enfant séance en lin font partie des des biens partie de l'existence mais lorsque l'ange la niche est pauvre elle dysfonctionnelle les des enfants acquièrent des facteurs de vulnérabilité le dysfonctionnement cérébral qui structurait qui est planté par le malheur des parents par l'ani sensorielle clients tôt le parrain fait que ces enfants-là acquiert des facteurs de vulnérabilité sarr plus contrôler leurs émotions on peut leur père est aussi le point l'un des premiers signes c'est le comportement de retrait que quand même des données a très bien décrit l'évitement du regard les comportements autour centre et est déjà à 7 les comportements auto-agressifs les bébés gilbert gress faire ça fait partie des mal partie de l'existence donc les décisions gouvernementales seront capitales parce que le gouvernement nous donnera la possibilité d'agir sur le milieu qui agit sur nos enfants alors certaines mères sont trop jeunes trop isolé est trop mal socialisés avant même la fécondation certains pères sont déjà impulsif déjà malfonction mal orienté et la niche est déjà dysfonctionnelle monsieur le président vous avez vous souhaité aussi que ce savoir soit partagée et pas seulement rv et à la tour d'ivoire des initiés c'est à dire que vous vous demandez à nous chante ific praticiens universitaire d'entrer dans la culture pour modifier la culture avec ces nouvelles données dans ça veut dire quoi il faudra qu'on invite les parents à participer quand leur explique ce qu'on a compris pour qu'on leur fasse confiance on l'a compris de façon à éviter les stéréotypes et surtout le contresens si fréquent dans les des publications scientifiques ce qui veut dire que avant le 1.000e jour soit deux enfants sur trois ont déjà acquis une petite confiance en eux une petite sérénité qui sait qu'ils se préparent à la parole et que le jour où une vision à l'école à trois ans s'ils vont vivre ça comme un stress amusant et ils ont très vite manifesté le plaisir d'apprendre alors que un enfant sur trois c'est énorme mal parti dans l'existence 15% sont très mal partis soit parce qu'ils ont une maladie génétique soit parce qu'il ya un accident médical ou chirurgical mais le plus souvent c'est l'isolation isolation de la mer l'isolation du bbc la violence conjugale dont on avait sous-estimé l'impact biologique et c'est la précarité sociale parce que comme vous l'avez dit un milieu en précarité sociale les parents malheureux sont mal répondant et ne peuvent plus servir de base de sécurité à leurs enfants mais tout ceci est résiliable et les décisions gouvernementales seront importantes pour modifier le milieu on peut comparer avec le second fait les mains d'autres pays on paraissait pas forcément et s ils ont fait le modèle finlandais ont si souvent et j'ai été invité en finlande c'est vrai que c'est passionnant mais ça veut pas dire que ça nous conviendra ça voudra dire que vous accepterez tout neuf tout ce qu'ils ont fait mais c'est un modèle et la ja l'interaction de précoce près verbal ya les congés parentaux qui sont très importants et comme l'a dit madame la ministre c'est que ceux des doors un an vise ont eu un une un travail cyniques ils ont évalué le retour sur investissement ils en ont conclu que c'était une bonne affaire de s'occuper des bébés alors surtout parce que tout le monde participe aux modes d'accueil les parents les métiers accueille les scientifiques les praticiens et les décideurs donc merci monsieur le président pour cette marque de confiance merci pour cette lourde charge et merci aussi pour le plaisir qu'on aura à vous remettre en rapport monsieur le président pour satisfaire à la demande du président cyrulnik vous propose que nous entamions un dialogue et famille si on fait le plaisir d'être d'être la nina bérénice françois et et gwendal et d'entamer un dialogue avec elle pour commencer les travaux de cette commission travaux que nous souhaitons mener sur les 1000 jours nous l'avons dit nécessita d'accompagner plus précocément ses futurs ses futurs parents car on l'a dit les conditions de son développement futur se construisent des le projet même d'être parent phase ii préconceptionnelle nous avons pourtant que certaines grossesses mais puis certaines naissances peuvent être plus compliquées et pas sur un plan strictement médical si un point de vue affectif relationnel sociale et c'est le cas par exemple des naissances de prématurés les conséquences qu'elles engendrent peuvent créer des tensions fortes au moment où et l'enfant et les parents sont dans une situation de vulnérabilité nina le métayer vous êtes vous êtes infirmière vous êtes mère de deux enfants léana et clément est dont un est né prématurément je crois que c'est des liens ne me trompe pas est ce que vous pourriez vous venez de bar le duc est ce que vous pourriez nous décrire un peu quand vous avez vécu cette période de grossesse et puis les premiers jours aussi de votre enfant bonjour monsieur le président mesdames messieurs les ministres mesdames messieurs les experts donc comme vous l'avez dit je m'appelle nina j'ai 33 ans je suis maman de deux enfants je suis ici pour vous raconter une partie de ma vie qui a basculé vers l'inconnu vers l'imprévu et vers le combat d'une famille pour les filles lorsqu'on souhaite un enfant on pense on imagine que lors de la naissance on va le vivre est de l'un à côté de l'autre et on va faire cette super photo à la maternité est envoyé à tous nos proches en disant tout va bien et bien la réalité pour plus de 60 mille naissances par an elle est toute autre je vais essayer à travers l'histoire de la naissance de ma fille de vous raconter ce parcours si différent que celui qu'on imagine tout a commencé durant les cinq mois de grosses larmes et ça mon cinquième mois de grossesse ou l'asthénie la fatigue l'hypertension le retard de croissance in utero s'installe et là on dit ce serait un petit bébé je travaillais arrivent les congés d'été je demande si je peux partir en vacances je n'ai got me dit tu peux y aller à petit revenir si ça vous chante tout va bien voilà partis arrivés là bas je sens qu'il faut quand même que je me rassure là dessus et je pense que je vais voir un autre un autre médecin le gynécologue en quelques minutes regardant ma tension mon visage m'a prise de poids et les échographies le verdict tombe c'est une prix clamecy donc hospitalisation d'urgence en sortant du cabinet en dise madame on va essayer de vous faire tenir quelques semaines puis quelques jours et phase amont instabilité ce sera que quelques heures la décision tombe un dimanche matin aux aurores c'est la césarienne les médecins en tranchée sur ce ils sauveront la vie au péril de celle de ma fille juste le temps pour le papa de sauter dans la voiture et de s'asseoir sur une chaise dans un couloir cet accident de la vie nous est tombé dessus sans crier gare pas de prénom pour notre fille pas cette jolie chambre pastel j'avais tout imaginé mais cela était rien côté ce qui allait nous arriver ce week-end la rondeur 0,3 la troupe toute petite fille née que nous appelons nous l'appellerons plus tard les ânes du haut de ses 1 kg 5 elle est immédiatement placé sous assistance respiratoire est transférée en réanimation néonatale le papa tu la voir très brièvement lors de son transfert et moi très rapidement au dessus d'un champ vert j'étais seul seul face à tout ça seul face à mes angoisses de mort de ma fille c'était encore une fois seul le ventre vide et le coeur bien lourd que j'étais seul dans ce bloc et puis les annales dont le pronostic vital était engagé elle était instable durant les trois premiers jours c'est mon mari qui a été notre pilier qui nous a soutenus moi aussi bien physiquement que moralement et ma fille je ne pouvais pas la toucher j'ai été envahie d'un sentiment de culpabilité j'avais pas loin de la prendre contre moi les médecins ne voulaient pas et dès que je la touche et se mettait à pleurer elle devenait rouge a crié donc je ne pouvais pas le faire donc c'est mon mari qui assure et tout ça sauf qu'au bout de trois jours quel déchirement c'est qu'il n'a pas pu prendre son congé de onze jours à la suite il a dû repartir ça a été un déchirement pour lui de ne pas pouvoir soutenir sa femme faire le choix de soutenir sa femme et sa fille qui est en train de se battre pour la vie avec une borne angoisse permanente de ce fameux coup de fil léana sera hospitalisé deux mois demain où l'on fait deux pas en avant pour un pas en arrière les acquis sont pas très stable ces deux mois était une rude épreuve pour notre toute nouvelle famille je viens peut venir que les week-ends et c'était difficile pour lui de trouver sa place entre le travail la chambre à faire le soir et le week-end faire la route signée qu'il a fini par être malade à rien grâce pour sa santé mais est-ce à l'empêcher de toucher sa fille pendant trois semaines n'a pas touché le lien c'est fait donc difficilement mois contrairement à lui j'ai pu la prendre dans les bras contre moi j'ai commencé à créer un lien et vu qu'ils n'étaient pas présents autour de moi je me suis enfermé dans une bulle avec ma fille c'était difficile parce que la famille n'osais pas m'appeler une peur de déranger les visites étaient limités à 10 minutes par jour et selon l'état de santé de l'est alors à tout cela s'ajoute une situation financière qui devient au fil des semaines impossible à assumer des aller retour toutes les semaines non estimé à peu près à 320 euros par jour mois en maison des parents parce qu'au bout de cinq jours je suis sortie de l'hôpital à peu près un peu moins de 17 euros par nuit s'est adapté à peu près 2000 euros de frais supplémentaires par mois léana arrive enfin à la maison pesant à peine 2 kg dans une période d'hiver où les risques de bronchiolite sont importants je le sais bien parce que je suis infirmière je prends donc toutes les précautions nécessaires isolement social je limite les sorties mais malgré tout ça les annales réhospitalisé un mois après sa sortie le cauchemar continue léana eni à 32 semaines et est normalement aurait dû être suivi au caps à partir des trois mois de sa sortie lorsque j'ai pris un j'ai voulu prendre rendez vous il y avait neuf mois d'attentes comme le demandent les pédiatres et le préconise le ms léana de ne peut pas être accueillis en collectivité on n'a pas les moyens de s'offrir une assistante maternelle à domicile et encore moins celui de prendre un congé parental à 390 euros par mois on peut pas assurer le prêt immobilier après une longue bataille pour trouver une assistante maternelle qui accepte d'accueillir un nouveau né vulnérables je reprend le chemin du travail pendant plusieurs mois j'ai dû jongler entre ma travail et le suivi de ma fille durant cette période j'ai eu la chance de connaître et ceux de l'association sos préma qui m'a aidé si je puis dire à me sortir la tête de l'eau au moment où j'étais en train de me noyer la prématurité vous l'aurez compris c'est un effet un peu de dominos c'est à dire que il ya la naissance la peur l'angoissé l'isolément la précarité la culpabilité la dépression et ça peut aller très très loin donc je vous remercie je suis heureuse d'avoir pu partager avec vous cet accident de la vie traumatisant et comme c'est le cas de nombre sami en france alors merci merci beaucoup nina pour votre votre témoignage on voit bien que la question la nature it et concentre certain nombre de problématiques la question du congé parental depuis le 1er juillet 7 5 elle va bien résultat on a encore une consultation à faire dans un mois pour être sûr on est passés par des troupes de l'oralité difficultés d'apprentissage de la marche mais aujourd'hui elle est scolarisée sans avs est une chance et elle va bien c'est pas le cas de tous les ans merci professeur e pena qui vous êtes professeur de gynécologie obstétrique chef de service à l'hôpital antoine béclère et vice présidente de cette commission pour les 1000 premiers jours de l'enfant ou vous accompagner tous les jours des femmes qui connaissent des grossesses à risque et votre activité notamment centrée sur la prise en charge des grossesses de ces grossesses à risque et du diagnostic prénatal qu'est-ce que vous évoque peut-être le parcours de nina lemétayer il commet travaux du comité vous semble pouvoir apporter quelques éléments de réponse dans le cas de naissances prématurées puis peut-être plus largement sur la nécessité d'accompagner les parents dans la grossesse et l'accouchement donc monsieur le président mais mme la ministre monsieur min merci la parole je pense il n'y a que votre témoignage est extrêmement important parce que la prématurité va être vraiment à des sujets importants de la commission des mille jours vous l'avez disent leur maturité concerne à peu près 6 % des patientes et aujourd'hui on prend les enfants en charge de plus en plus tôt puisque aujourd'hui on parle de prématurité à partir de 24 semaines d'aménorrhée et donc qu'il est fort probable que dans les années à venir le taux de prématurité augmente je crois que quand on vous écoute ce qui est frappant c'est qu'on peut faire mieux beaucoup mieux même mieux dans la prévention des complications de la grossesse comme la prééclampsie aujourd'hui il ya des politiques de dépistage dès le premier trimestre qui sont en train de se mettre en place mais également pour d'autres pathologies comme le diabète pour lesquels on sait qu'il ya un fait que ce sont des facteurs de risque potentiel de développement de maladies chez l'adulte ensuite mieux pour la surveillance des bébés avec les retards de croissance in utero in utero mais aussi après dans les premiers mois de vie on peut aussi mieux gérer le stress engendré par des situations en réanimation l'incertitude et il faut accompagner au mieux les jeunes parents et puis bien sûr vous l'avez dit mieux pour la séparation l'éloignement et l'état psychique de la mère monsieur le président vous avez parlé de la dépression du post partum je pense que c'est un des problèmes centraux que nous aurons à traiter dans la commission des mille jours donc vous avez parlé aussi du difficultés de suivi de l'enfant avec malheureusement votre histoire illustre l'inadéquation entre les recommandations et l'accès aux soins dans certaines situations mais je pense qu'il existe des solutions pour tenter de prévenir ces complications vous avez vécu qui vont passer par l'information et la formation des professionnels de santé et du monde éducatif mais aussi par la formation des femmes et de leurs conjoints et je pense qu'il faut resituer le couple au centre de toute cette nouvelle prévention et même le midi sous parler de prévention je pense qu'en tout cas tout ce qu'il s'agit des troubles de l'âme en cours de grossesse la prévention est essentielle et le couple également merci beaucoup merci beaucoup aux professeurs on le voit bien dans le cadre de la situation de prématurité mais également au delà l'ensemble des parents expriment ce souhait pendant les premiers mois de pouvoir accompagner leurs enfants à peu près de leurs enfants et ça concerne les mères mais aussi bien évidemment bien évidemment les pères françois g the brèche bonjour vous avez ainsi passé de nombreux mois avec votre fille paolino oui et vous avez cherché accompagner au mieux je crois sont son développement et en ayant recours notamment à des ateliers pour papa qui vous ont expliqué les principes de l'éducation bienveillante de l'éducation positive et puis je vous rendrai la parole l instant bérénice legs vous êtes quant à vous mère de deux enfants anaïs et ludivine et vous avez été accompagné à la naissance mais je crois que vous regrettez tout de même de ne pas avoir eu toutes les réponses aux questions vous pouviez vous poser à ce moment là sur un certain nombre de sujets spécifiques dont vous allez vous allez nous parler il faut proposer de commencer alors donc oui j'ai deux filles qui ont maintenant un 9 et 12 ans bon j'ai eu la chance d'avoir des grossesses qui se sont bien passées et des accouchements aussi j'ai été bien suivie médicalement en france on a la chance d'être bien suivi pendant toute la grossesse et ça s'est bien passé donc ensuite j'ai fait face au choix que beaucoup de mamans doivent faire c'est le choix de entre le lait maternel est le biberon donc mon entourage ne m'influence est pas vers dans un sens ou dans l'autre ma mère avait donné biberon à ses trois enfants dans les années 70 c'était la grande botte du lait en poudre effet allés sur la modernité voilà donc exit l'allaitement et donc moi je me posais des questions mais bon enfin rapidement je me suis dit que le lait maternel était nécessairement l'être est nécessairement meilleur que du lait artificiel issus de villes et de vaches auquel on ajoute plein de produits que je ne connais pas pour qu'il ressemble à du lait humain donc du coup ça me semblait naturel en plus l'allaitement peut-être enfin et une f1 depuis des millénaires les femmes allaitent leur enfant donc ça doit être nécessairement facile voilà donc j'ai choisi d'allaiter ma fille est malheureusement anaïs l'aîné ne prenait pas du tout enfin ne t'étais pas bien ne prenez pas bien le sain et du coup ça s'est révélé beaucoup plus difficile que je pensais donc j'étais assez inquiète bon quand j'allais à la pmi vous savez il pèse le bébé on a là deux poids bon je voyais que ça stagne et voir ça a plutôt les premières semaines ça descend à saastal donc gt gt à ses angoisses et j'ai essayé j'ai demandé un petit peu conseil autour de moi mais là j'ai essayé en bout de cinq ans bref ça n'a pas vraiment fonctionné et du coup je me sentais vraiment coupable c'était mon premier enfant j'avais pas d'expérience mais vrai qu autour de moi j'avais pas non plus tellement d'expérience 20 d'amis qui allaitaient et du coup j'ai au bout de trois quatre semaines voyant ayant trop peur que mon enfant soit pas nourrir suffisamment g j'ai instauré le biberon les deux en parallèle et puis rapidement et le biberon c'est vrai que ça compte de poids ou monter rapidement accuseront mai mais bon j'ai vraiment c'est un regret pour moi et pour la deuxième j'étais vraiment décidé avec cette fois ci ça fonctionne donc donc et malheureusement à la maternité alors c'était pas du tout le même bébé c'était un grand groupe b b qui prenaient très bien même trop bien et des deuxième jour j'ai eu des problèmes deux et de rentrer dans les détails mais j'ai des crevasses même beaucoup de femmes en ont enfin c'est et j'ai demandé de l'aide aux infirmières de l'hôpital et elles m'ont dit non pas écouté écoutez ce que je voulais vraiment à l'été madame vous n'avez pas l'air très motivé pour allaiter visiblement donc la solution c'est de prendre le médicament pour arrêter la montée de lait et puis de passer au bon donc donc je leur ai dit va écouter est-ce que je peux prendre le médicament quelque temps le temps que ça guérit c est après reprendre l'allaitement et l on dit à un an quand on commence le traitement c'est c'est fini après on peut plus arrêter revenir en arrière donc voilà donc du coup j'ai voyagé c'est très douloureux c'est vraiment très douloureux j'ai vraiment j'ai essayé encore j'ai essayé encore une journée mais c'est affreux c'est pourtant je venais d'accoucher je savais ce que c'était que la douleur mais là c'est vraiment très très douloureux donc voilà donc je n'ai pas allaiter ma deuxième fille et pourtant j'étais vraiment motivé je leur ai donné donc du biberon en plus des biberons au bisphénol a parce qu'à l'époque c'était encore cela les biberons le lait était pas mieux non plus enfin j'ai pas du tout l'impression d'avoir donné le meilleur à mes enfants ça c'est certain donc voilà pour le et malgré ma motivation initiale voilà pour le premier sujet et je voulais vous faire partager un deuxième sujet sur le développement de mon enfant donc ma fille aînée qui a été qui a vécu ces trois premières années à la maison avec une nounou à domicile en garde partagée bon c'était une petite fille qui très vives qui qui courait grimper ce ne serait jamais mal qu'ils avaient une bonne motricité fine c'est à dire qu'elle attraper facilement les objets etc et par contre au niveau du langage bon elle elle parlait mais elle articule est très mal et je m'en étais rendu compte évidemment bon même si [Musique] j'avais pas trop de points de comparaison mais donc je fasse ce qui s'est passé c'est que quand elle est rentrée à l'école maternelle à trois ans ça s'est pas bien passé les autres enfants ne la comprenait pas et elle ils se sont moqués d'elle tu parles comme un bébé en coin en rien à ce que tu dis et ça a été vraiment difficile parce que c'était son elle sortait du elle était restée trois ans dans un milieu assez clos en voyant mon juste la famille enfin voilà peu de personnes et elle arrive enfin dans le monde extérieur et et elle fait face ben oui tu es tu vois la fin tu t'exprimes pas on n'arrive pas de comprendre et du coup elle en a gardé ce manque de confiance en elle c'est timidité qui encore là aujourd'hui alors je ne sais pas si c'est en rapport avec ça est-ce que et je moi je la trouve anormalement timide c'est à dire que là encore aujourd'hui à 12 ans elle elle a du mal à s'exprimer enfin ça du public mais surtout avec des adultes et j'ai l'impression jeu que j'aurais pu faire autrement et que là encore j'ai pas fait exactement ce qu'il fallait est ce que je on lui a pas suffisamment parlé qu'est ce qui s'est passé pourquoi alors que sur ma deuxième fille avait aucun problème pourquoi s et troubles du langage et voilà ça m'aurait aidé d'être conseillés par des professionnels la pédiatre ne m'a pas donné de conseil en particulier c'est vrai que les rendez-vous sa fille ça dure dix minutes ils n'ont pas vraiment le temps de se pencher sur ce type de problème et à l'école maternelle la maîtresse m'a dit que c'était un très grave suffisait d'attendre ça passera voilà mais moi j'ai je pense quand même que cette période a été un moment clé que et que sur voilà le tempérament de la file son manque de confiance en elle et c'est tellement important pour dans la vie pour entreprendre d'être sûr de soi de d'avancer dans la vie et c'est cette timidité c'est handicapant voilà merci merci beaucoup mais annie si la question que vous ayez mal fait je pense qu'en tout cas ce qu'on retiendra c'est effectivement cette absence de d'accompagnement et peut-être la forme d'isolement dans laquelle vous êtes retrouvés dont parlait à boris cyrulnik tout à l'heure face à des questions vous pouviez vous posez et que des professionnels ne vous ont pas semble-t-il apporté à ce moment là françois vous vous êtes vous êtes tourné vers des professionnels puis deux structures je crois qu'ils ont accompagnés voilà pourquoi votre enfant bonjour monsieur le président madame la ministre et du ministre et les membres du conseil je me présente je m'appelle françois gelez 38 ans je vais pas prononcé mon nom de famille parce qu'il est assez compliqué à dire et à écrire aussi moi j'ai j'ai vécu un une vie extrêmement difficiles étant jeune je n'ai pas connu de part en part j'avais des parents mais je les ai pas eu de vrais repères paternels et maternels qui nous permet de pouvoir construire justement ce repère pour pouvoir être un bon père et quand j'ai rencontré ma femme et où on a décidé après trois ans de vouloir faire un enfant le petit inconvénient c'est que ma femme est épileptique donc obligatoirement suivie dans un hôpital de type 3 et on a fait énormément de salon dont lé salon baby et tout est dans un des salons j'ai rencontré gilles watier de la bonne qui a créé les ateliers du futur papa et je me suis dit tiens voilà une idée merveilleuse pourquoi pas laisser la place aux papas n'ayant pas connu mon père je me suis dit voilà je vais y aller moment de l'accouchement de ma conjointe ma fille aussi né prématurément à 36 et à l'accouchement c'est un petit peu mal passé puisque malheureusement c'était un accouchement par voie basse et ma femme est obligée de faire une césarienne malheureusement elle n'a fait une crise d'épilepsie post accouchement ce qui est extrêmement difficile est d'avoir d'avoir pu participer aux ateliers du futur papa mais j'ai pu m'occuper de ma fille qui était mis en couveuse au début par longtemps mais après une super de ma fille j'ai fait du pot à pau avec elle sur cette chance là j'ai passé les cinq parce que ma femme a passé plus d'une semaine à l'hôpital et j'ai passé toutes les jours à l'hôpital donc j'allais au travail je sortis du travail j'allais rejoindre ma femme à l'hôpital ma fille et je m'occupais de ma fille ma femme a fait une crise d'épilepsie à l'hôpital ils ont prévenu le médecin urgentiste et nous connaissons a dit le papa connaît très bien le sujet décès le faire j'ai eu la chance de pouvoir dormir à l'hôpital et de m'occuper de ma fille on a eu la chance d'avoir une petite fille qui s'appelle paolina une petite fille qui a trois ans et demi aujourd'hui qui est merveilleuse on a eu la chance et notre petite fille faisait ses nuits et ça c'était merveilleux et à l'hôpital il voulait absolument la réveiller pour la nourrir et nous on disait dans les selles à dormir si à la fin elle se réveillera et donc j'ai été aux ateliers du futur papa est là j'ai appris tout ce qui est l éducation bienveillante l'éducation positive de l'enfant donc au début de ces ateliers ont parlé de l'enfant de 0 à 3 ans aujourd'hui l'atelier s'est orienté plutôt de 0 à 6 ans puisqu'il s'avère que justement de 3 à 6 ans et encore énormément de choses à faire avec un enfant et ça m'a permis d'avoir confiance en moi et de pouvoir m'occuper de ma fille parce que j'avais pas ce repère paternelle et de ne pouvoir être un bon père aujourd'hui je suis j'essaie d'être un bon père tant bien que mal il n'y a pas vraiment de bons pères comme vous avez dit monsieur le président comme disait madame filliozat les enfants d'aujourd'hui ne sont pas les enfants d'hier et comme disait gilles lors de ces ateliers le papa d'aujourd'hui n'est pas le papa de lierre et je trouve que l'idée de ne pouvoir mettre les papas en avant aujourd'hui c'est extrêmement important aujourd'hui parce qu'on en a besoin et moi ma fille aujourd'hui ce qui a permis c'est que bien souvent je sors des scientifiques vous savez peut-être mieux que moi ma femme n'a pas cette surcharge mentale grâce à ces ateliers là elle a été aussi accueillie dans une taie mère enfant et je me rendais de mon travail chez jusqu'à l'atelier mes enfants qui se trouvait assez loin du côté de saint germain en laye donc je sortais par le soir du travail je prenais une liebherr pour aller jusqu'à là bas tous les soirs j'ai perdu mon travail et à cause de ça oui j'ai eu que simplement onze jours de congé de paternité j'ai demandé à avoir le congé parental que je n'ai pas pu avoir malheureusement et j'ai tout fait et aujourd'hui je fais tout pour pouvoir m'occuper de ma fille autant qu'elle soit aujourd'hui c'est une petite fille qui est super adorable elle est bien éveillés à l'école quand on emmène aujourd'hui à l'école elle y va tout seul elle parle elle est très débrouillarde tout ça et tout et je suis fier d'être d'être là et de pouvoir m'occuper de ma fille en tant que papa qui n'est pas vécue et connu son papa ça c'est extrêmement important et c'est pour ça qu'aujourd'hui je tiens énormément à soutenir les ateliers du futur papa qui est vraiment la chose vraiment pour les papas aujourd'hui et pour en finir on réfléchissait avec avec gilles de peut-être pensé à la même chose mais pour les mamans parce que malheureusement les mamans n'apprend pas grand chose sur l'enfant et quand elles sortent de la maternité eh ben c'est le brouillard total et moi j'ai connu en tant que papa j'ai connu baby blues n'est pas pas qui est quelque chose de très tabou j'ai pleuré énormément parce que c'était très très dur parce qu'il fallait que je m'occupe de ma femme qui était épileptique faisait des crises encore de m'occuper de ma fille aussi qu'était nourrisson elle a fait des crises rg au donc fallu qu'elle prenne un les spéciales tout ça et tout donc c'était vraiment très très très difficile et j'étais obligé de faire ça en plus de mon travail et au bout d'un moment j'en pouvais plus j'ai craqué j'ai perdu mon travail à cause de ça parce que ben ma priorité c'était ma fille et ma femme quoi et ma famille voilà merci beaucoup françois on a beaucoup dit que le bien-être des parents étaient importants et conditionnel bien être le développement de l'enfant mais on voit que l'inversé est également vrai non plus bien être de l'enfant aussi important pour bien être des parents dans leur rôle de parents et puis dans la halle estime d'eux-mêmes aussi peut-être en tant que parent 6 merci beaucoup et on voit au travers de votre témoignage aussi certain nombre de problématiques très concrète qui remonte près mathy peut-être un peu nouvelle vie est à bout et c'est tout l'objet aussi cette commission que de mettre ces sujets dans le dans le débat public on a parlé un peu d'éducation positive isabelle filliozat vous êtes psychothérapeute vous vice-présidente aussi de cette commission mais je vous en remercie et vous expliquer justement régulièrement dans vos travaux et dans les échanges que vous avez avec vos avec les parents j'imagine que la parentalité positive c'est une parentalité qui respecte les besoins de l'enfant mais aussi justement les besoins des parents on voit bien là aussi l'interaction entre les deux commandants votre esprit ce parcours mille jours qu'on les nomme aujourd'hui pourrait-il m cette parentalité positive en oeuvre pour mieux répondre aux questions que les familles peuvent se poser merci monsieur le président merci madame la ministre merci monsieur le ministre nous permettre de réagir ces témoignages poignants qui vient qui illustre le parcours de trop nombreux parents aujourd'hui de nombreux parents sont isolées et démunies et lorsqu'ils rencontrent des difficultés n'avait pas toujours à trouver des réponses alors bien sûr dans certains services et ce n'est pas la généralité total il y à des endroits où on trouve des réponses mais pour l'instant en france c'est un petit peu inégal c'est très inégale les parents entendent toutes sortes de conseils il n'y a aucun moment dans la vie où autant de gens vous donnent des conseils sur ce qu'il faudrait faire ou ne pas faire votre famille la belle famille mais aussi vos collègues et la moindre personne dans la rue va vous donner des conseils sur comment il faudrait faire et donc on entend tout ça et souvent on se dit mais qu'est ce que je dois faire quand on n'arrive pas quand on manque de soutien quand même les professionnels ne vous fournissent pas de réponse parce que c'est vrai qu'aujourd'hui il n'ya pas encore ce consensus est donc énormément de professionnels ne sont pas formés par exemple à la et mme en mai à toutes sortes d'autres problématiques aussi que rencontrent les enfants donc du coup le parent se sent abandonné et livré à lui même et forcément il se dit je suis coupable c'est de ma faute ce sentiment de culpabilité que vous évoquez bérénice c'est scandaleux il n'est pas normal que l'on fasse porter aux seuls parents la responsabilité de ce qui se passe dans la relation avec son enfant et surtout pour son enfant pour la santé de son enfant l'allaitement lorsque on constate qu'un enfant on peut avoir du mal à att peut-être que c'est déjà une indication parce qu'il y à déjà quelque chose à détecter la ya peut être un lien entre la difficulté de tout petits de cette petite fille à traiter et le fait que trois ans plus tard elle peine à articuler parce que souvent on n'arrive pas à traiter parce que il ya un petit problème avec la langue le positionnement de la langue tous les bébés ne savent pas été automatiquement les consultantes en allaitement savent ce genre de choses et savent faire une petite rééducation qui permet un changement nous avons absolument besoin de mettre en place à un soutien très précis déjà à la maternité et déjà même plus avant parce que la plupart des mamans aujourd'hui ne savent pas positionné un bébé on ne voit pas de gens en train d'allaiter dans la rue il n'y a pas de personnes donc on a perdu cette culture naturelle quand on donne un bébé dans les bras une personne avait une future maman très souvent le podium d'une manière qui et qui va lui donner des crevasses c'est à dire que il y à des postures qui ne permettent pas facilement aux bébés de tt et d'autres postures qui sont aidantes et donc ça il est nécessaire de les enseigner c'est vrai on ne naît pas par an enfin ou peut-être on essaie par an on est parent est en réalité mais on la société a changé la société n'est plus la même on a besoin de s'adapter de faire en fonction de ce qui se passe aujourd'hui dans cette commission des mille jours on va travailler à tous à 1000 jours scellé bas ce sont les fondations et les fondations d'un immeuble main c'est parfois un peu ingrat on ne sait pas quand on pose une pierre que ça va devenir une cathédrale où ça va devenir un immeuble comme ci ou comme ça et les parents n'ont pas toujours la conscience que le moindre sourire quand ils font reset avec leurs enfants ils sont en train de lui enseigner plus tard l'empathie la responsabilité sociale toutes sortes de compétences que nous voulons donner à nos enfants et ça c'est dans les première pierre que nous construisons dès le premier âge le témoignage de françois ii montre à quel point être soutenus participer à des ateliers un atelier ces deux choses c'est rompre l isolement et pour moi ça c'est vraiment la priorité rompre l' isolement du parent quand il rentre chez lui il se sent trop absolue donc rompre l'isolément et d'autre part avoir des informations on a besoin d'informations pour comprendre ce qui se passe dans la tête du bébé pour comprendre ce qui se passe dans notre interaction et lorsqu'on sait ce qui se passe eh bien on peut accompagner mieux notre enfant l'objectif final est de libérer les parents on parle de choix est-ce que bérénice a eu le choix d'allaiter ou non on croit qu'on lui a donné le choix on lui a pas donné le choix parce qu'on lui a pas donné les moyens et donc l'ambition et j'espère que vous nous donnerez les moyens que vous donnerez à la france les moyens d'accompagner tout cela parce que effectivement il est nécessaire de mettre en place des moyens pour que les parents puce avoir le choix une fois que j'ai le congé qui me permet de survivre je suis pas obligé d'aller travailler une fois que je peux avoir toutes les informations dont j'ai besoin pour allaiter ou ne pas allaiter et en seul exemple parmi tous les exemples ya énormément de choses qu'on a à vivre avec nos enfants si j'ai les moyens de faire le choix alors je suis libre aujourd'hui énormément de parents n'ont pas véritablement le choix pas suffisamment le choix le choix il est donné par les moyens financiers aussi mais aussi beaucoup par l'information et l'enseignement des compétences aux parents je vous rejoins et aux professionnels qui entourent les enfants rentrent l' isolement fournir de l'information voilà ça va être notre travail de réunir le consensus scientifique pour que les parents puissent avoir une information claire scientifique merci beaucoup mais isabelle filliozat jeu j'enchaîne directement puissent consommer un petit peu en retard avec vous avec vos gwendal vous êtes mère d'un enfant un petit garçon s'appelle ce système vous êtes célibataire je crois est selon vous la société actuelle ne permet pas suffisamment de passé suffisamment de temps auprès de son enfant lors de ses premières années de la vie c'est toute la question l'articulation entre à la vie familiale puis la vie professionnelle la vie sociale au sens large même j'ai envie de dire à ce que prix nous en dire un peu plus nous raconter comment vous avez vécu ce like qui d'après vous pourrez être peut-être améliorer ce que j'ai écris donc un texte ça me paraissait plus facile mais en même temps j'ai un petit peu de difficultés avec la lecture à deux voix donc me détendre je suis bien avec vous donc je commence comme ça justement donc c'était très difficile pour moi de préparer ce témoignage parce que lorsque je pense à ma relation à mon enfant à notre rapport au monde en tant que famille et en tant qu'individu je me retrouve vite envahi d'émotion de penser qu'ils partent dans tous les sens sosthène est parfait comme tous les enfants et cette perfection mérite tout notre respect pourtant souvent nous essayons de les façonner d'en faire quelque chose comme si être ne suffisait pas je ne suis rendu compte qu'il existe un culte pour la séparation précoce entre mer et enfin ça a généré beaucoup de réactions passionnées quand j'ai annoncé mon intention de ne pas chercher de crèches pour ce stand est de passer du temps avec lui des leviers mon enfant la première année de sa vie plutôt que de prendre un emploi de reprendre en emploi ni épanouissant nice très lucratif ce choix a participé au début de la fin de mon couple puisque mon conjoint comme une grande partie de la société considéré que je ne faisais pas face à la réalité de la vie la réalité étant qu'il faut retourner rapidement au travail parce qu'il faut bien gagner sa vie en plus ça fera du bien aux bébés d'être en collectivité quoi qu'il en soit il était évident que je ne mettrais pas mon fils en crèche à trois mois je voulais être sa maman qu'on est temps d'apprendre à se connaître c'était urgent et important plus que le manque d'argent et plus que le regard des autres je connais beaucoup de maires qui ont sacrifié leur vie leur envie par nos six ont sacrifié leur envie de prolonger leur congé maternité en congé parental sur l'autel de la raison financière et sur l'idée qu'il faut vite couper le cordon ces mamans qui ont comment un enfant de 10 ans maintenant regrette ce temps qu'elles n'ont pas eu le courage de prendre à l'époque sosthène était un bébé au besoin intense les premiers mois de sa vie il s'agitait de 21h à 23h et pleurait de 23h à 5h du matin je passais mes nuits à l'écouté le bercer je me chanter des chansons mon conjoint lui dormait encore une fois je vais demander un peu des démarrer pondu qu'il avait besoin de dormir parce que lui travaillait ça m'a rendu triste mais ça n'a pas altéré mon bonheur chaque journée était particulière est magnifique autour de moi je voyais des parents épuisés malheureux s'est fatigué au travail fatigué le soir quand ils retrouvaient leur bébé pas de patience pas de plaisir il fallait faire vite mettre bébé au lit pour pouvoir se reposer quelle tristesse je me disais et ça a fini par m'arriver nous avions convenu avec mon conjoint que nous mettrions sosthène à la crèche pour ses 1 an décidément cette situation n'était pas raisonnable il ne voulait plus assumer seul la charge financière n'accordons aucune valeur à ce que je partage avec mon fils le problème c'est que pendant sept années j'ai développé une pensée éducative nez avec mon enfant développé par mes réflexions et alimenté par des lectures je me suis vite rendu compte que choisir un mode de garde pour son enfant en fonction de ses convictions éducative est une aberration ou un luxe une aberration parce qu'on le parce qu'on me regarde avec des yeux ronds quand je demandais quel était le projet pédagogique à la crèche où je me présentais ou un luxe parce qu'il existe des lieux formidable tout à fait inaccessible financièrement nous choisissons notre travail notre environnement telle marque de yaourt mais en ce qui concerne nos enfants eux on doit les mettre là où il ya de la place si on arrive à voir en place en crèche alors on est déjà chanceux mais une fois qu'on a pris conscience de ce qui se joue durant la petite enfance c'est très douloureux de confier son enfant à une institution dans laquelle on n'a pas confiance non seulement je me suis privé de la joie d'élever mon enfant pour un travail peu épanouissant et en plus j'ai dû le confier à des personnes dont le point de vue pédagogique était très éloigné du mien je trouvais cette arrivée au monde très violente j'ai constaté que dès la crèche ont fait peser sur l'enfant le poids de l'élève il et al on le prépare toujours pour quelque chose à la crèche si pour la maternelle à la maternelle pour l'école et cetera tout ça pour arriver à la vie active on ne les laisse pas être ce qu'ils sont dans le temps où ils sont permettre aux parents de se consacrer pleinement à l'éducation de leurs enfants c'est remettre à plus tard la course à la performance c'est donner la chance à chacun d'apprendre à se connaître apprendre à fonctionner ensemble à construire la famille durant les premières les trois premières années où je me suis construite en tant que maire et au monfils a bâti le socle du reste de sa vie j'aurais aimé me sentir soutenu et bénéficier d'une reconnaissance sociale et financière il va merci merci beaucoup merci beaucoup wendel se fit marinopoulos psychologue clinicienne et psychanalyste vous êtes membre de cette de cette commission nous a écrit une vingtaine d'années pâtes au beurre annonce égrainé ensuite à paris récemment à narbonne à poitiers je crois bientôt vous avait exporté à bruxelles oui et vous rencontrer de nombreux parents au sein de cette institution de nouvelles tables institutions des parents qui ont besoin de lieux d'écouté d'accueil quand il se pose des questions est-ce que les propos de nina font écho à ce que vous entendez et comment vous pouvez accompagner les parents face à ces interrogations oui alors merci monsieur le président madame la ministre monsieur le ministre est de me donner la parole merci à vous tous mesdames messieurs et parents de nous enseigner encore une fois ce que vous vivez donc oui tout à fait gwendal risa vous nous êtes une porte-parole formidable avec vous autres parents aujourd'hui en ce que ce que viennent nous dire les parents dans ce lieu alors nantes premier lieu qui a été ouvert 4500 parents et enfants qui ont sont venus en 2018 qui monte ya un vrai besoin lieu gratuit anonyme sans rendez vous on vient avec ou sans son enfant quel que soit son âge je suis issu des cmpp et des calmes ce dont vous parliez madame et j'ai vécu douloureusement en tant que professionnel le fait de devoir faire attendre des parents ça me paraissait insupportable et d'où la question et l'envi de créer des lieux d'accessibilité matoub heures parce que on est dans une cuisine j'ai changé mon bureau contre une cuisine où les parents peuvent venir donc concrètement comment on répond premièrement en étant là je crois que déjà c'est la première chose de la prévention c'est pouvoir vous répondre quand vous en avez besoin c'est une réponse à l'isolation est aussi à vos sentiments de solitude dont nous parle beaucoup beaucoup de parents chaque parent à sa manière deuxièmement en vous écoutant et on voit bien aujourd'hui c'est pas si simple ça paraît simple de dire on vous écoute ça demande du temps or nous n'avons plus de temps dans nos institutions donc c'est aussi de refuser de ne pas avoir le temps d'être ensemble et de refuser de ne pas avoir le temps d'être enseignée par ce que vous avez à nous dire une fois que vous nous avez enseigné comment vous vous avez envie d'être parents en effet en tant que professionnel on peut répondre à vos attentes on a une connaissance nous tous ici qui sommes dans ce comité nous avons une connaissance du développement de l'enfant nous avons une connaissance de la construction du parent et de tous ces facteurs de risques pour essayer de créer pour reprendre les termes de ma collègue québécoise des fêtes de protection donc nous avons tout ça a à vous offrir et donc il va falloir ce temps là en n'oubliant pas que nous sommes des êtres de culture le mot culture est apparue à plusieurs reprises donc j'y tiens énormément parce que nous sommes pour reprendre nancy huston si belle hauteur nous sommes une espèce particulière c'est une espèce régulatrice nous avons besoin de nous parler nous avons besoin de relations nous avons besoin de lien on peut parler de liens d'attachement peut parler d'équilibré nationale qu importe nos termes finalement théorique on s'en fiche un peu du moment qu'on parle de nos histoires du mais on a besoin de se raconter donc il faut qu'on puisse être une société apaisée le mot confiance est revenue à plusieurs reprises finalement il me plaît beaucoup à la fois confiance primitif dont vous parliez monsieur salonique mais aussi monsieur le président par sa teinte cette intervention qui introduit la culture il faut que nous puissions être là pour éveiller aussi dans la question de l'éveil culturel et artistique de nos tout petits sont extrêmement importants pour les accompagner dans la vie le gain est énorme pour avoir une société apaisée et pacifiées voilà merci à tous merci beaucoup je vais vous laisser conclure monsieur le président de la république peut-être juste le temps sur le permettait de remercier vous remercier tous mais particulièrement particulièrement vous françois li na wan dahleb les rennais je ne sais pas si vous êtes des parents parfaits mais en tout cas vous avez été des témoins parfait donc merci beaucoup pour vos pour vos témoignages c'est que c'est pas simple de parler de sa vie personnelle de moments qui ont pas forcément toujours été facile par ailleurs mais je crois qu'à travers vos mots on a ressenti et entendu les mots que probablement beaucoup autour de cette table en temps de entendre chaque jour dans leur pratique quotidienne donc vraiment merci pour ça et soyez convaincus que j'aurai à coeur nous aurons à coeur de continuer à écouter les parents que vous êtes d'aller à leur rencontre de bâtir ensemble en complément de ce que fera cette commission cette nouvelle politique des 1000 premiers jours de la vie des enfants ça commencera dès demain matin puisque j'aurai plaisir à me déplacer avec avec le professeur qui sont abénakis au service de néonatalité de l'hôpital antoine béclère voilà chez le président l'appli s'ils voulaient conclure surtout il ya des réactions des choses qu'on n'a pas dit que vous voudriez partagés à ce stade et au travail que la commission a fermé oui mon pays moi je peux dire petites choses puisque venant de suisse et de genève et d'hervé déjà été ici pour les procréations médicalement assistées demande sociétale dans voilà que le bébé est né et puis qu'il va y avoir mille jours pour le faire advenir bon mon souci dans toutes ces développements c'est la place de l'enfant parce que là on est amené à parler des parents de la société et on a beaucoup de difficulté à se représenter qu'est ce que vivent les enfants c'est à dire bon c'est difficile d'inviter des foetus et des nouveau nés au palais l'elysée mais en fait c'est le problème aussi éthique de tout ce développement c'est à dire on peut on parle au nom de quelqu'un qui ne parle pas mais en même temps tu on peut saisir comme l'a très bien dit boris cyrulnik on peut saisir ce qu'il exprime et ça je pense que c'est reparle aussi au nom d'une période de la vie dont on n'a pas de souvenirs même si elle nous déterminent qu'on a des souvenirs d'un autre type implicite voilà donc peut-être ça sera intéressant de donner une place aux enfants dans cette démarche oui si je peux rebondir un peu faut prendre soin des gens qui prennent soin des enfants et de l'extérieur moi aussi comme québécoise j'étais quand même étonné d'entendre que papa devoir retourner travailler pendant que sa femme est hospitalisée qui a pas de congé spécifique pour lui n'est pas pas ou très peu je vais apprendre des choses beaucoup dans la colonne et que le congé parental ne peut pas être ou de maternité ne peut pas être pris par un ou par l'autre ça m'a étonné et j'imagine que avec doigté manu témoignages les témoignages des autres ça sera quelque chose en tout cas sur lesquels je vais pouvoir témoigner que ça se fait c'est possible et qu'un papa qui est impliquée dès le début non seulement un rôle à jouer très important attachement et spécifiques à certains à certains égards mais qu'on doit lui faire beaucoup de place si les institutions et les lois ou les congés ne font pas de classe vincent avoue voit un message enfin ambiguë si j'ose si j'ose dire alors 30 soin des gens qui prennent soin des enfants oui on pense exprimer mais enfin et surtout quand il ya la volonté de le faire je pense que ça serait il me semble que c'est pas beaucoup plus dispendieux comme on dit chez nous que ça soit papa qui prennent un congé ou une maman je vois pas en quoi financièrement ça ferait peut-être que je parle à travers pour chaque poule parce que bon je sais pas tous les tenants et aboutissants mais voilà c'est le propre petit grain de sel cet après midi est-ce qu'elle d'autres je veux bien vous ai entendu plusieurs fois le terme d'égalité et je pensais à la notion d'équité et vous avez évoqué monsieur le ministre questions des parents en situation de handicap moi je pense que vaut un spécifique de nouveaux parents qui ont des problématiques spécifiques avec des besoins spécifiques donc cela en particulier on évoquait la prématurité dans le champ qui m'intéresse moi une question importante celle des parents tu prends des troubles psychiatriques qui ont des besoins très particuliers qui ont un désir d'enfant qui ont un désir de faire le mieux possible pour leurs enfants qui à mon avis à ce jour soit encore trop mal accompagné ça me paraît une question importante j'espère jeux sur disque ultra tous ensemble voilà un aspect aussi très important de l'environnement pendant cette période de dd mais jour l'aspect ci est réellement important mais l'environnement immédiat de l'enfant et de ses parents a aussi un rôle important mais là je pense au mode de vie des parents la façon de s'alimenter l'activité physique du couple tué près de l'enfant l'exposition aux toxines de l'environnement impact beaucoup le devenir et notamment le devenir neurodéveloppemental 2 de ces enfants c'est pour le moci un esprit qu'il faut développer en cas de la commission ce trésor madame iommi ce qui me frappe c'est le sentiment d'une fenêtre d'opportunité exceptionnel que depuis 30 ans déjà que je suis dans ce champ j'ai jamais vu et cette fenêtre ou la petite enfance et un monde particulier s'il n'y a pas une logique la même qu'ailleurs c'est centré sur la famille s'est centrée sur les relations s'est centré sur la prévention s'est centrée sur l'intervention précoce c'est aussi centré sur la communauté et c'est pas un modèle strictement médical et donc ça nous savons que comme vous l'avez dit monsieur le président il ya maintenant s'occupe du bébé on s'occupe de ses relation précoce on s'occupe des parents s'occuper des parents qu'elle veut c'est des trucs massif il ya vraiment une fenêtre maintenant où on peut changer ce qui se passe dans notre pays parce que bon la situation de des soins des filières de soins de la petite enfance est calamiteux bon jour d'aujourd'hui c'est pas c'est scandaleux que une famille doivent attendre le délai normal pour une consultation d'un centre de petite enfance et une semaine le délai normal pour une consultation en périnatalité c'est une semaine et c'est faisable c'est faisable avec eux c'est faisable tout de suite avec peu de choses et je sais que vous madame la ministre vous travailler là dessus sur ces filières pour que des filières de soins dépistage de dépression post natale c'est quelque chose d'urgent affaire parce que la dépression postnatale ça esquinte le maire ça ça esquinte une famille le risque de suicide dans cette période est très très sous-estimées et grave bref nous savons tout ça et ça peut se mettre en place très vite on peut changer les choses très très vite vous avez donné ce titre des mille jours et c'est celui du rapport de la chambre des communes que j'ai lu et c'est formidable boulot qu'ils ont fait ils nous ont mâcher le boulot et nous d'une certaine façon nous avons nous n'avons que à vous donner les façons dont nous pensons qu'on peut décliner ça dans la réalité française pour qu'ensuite vous vous alliez nous dire ce que vous allez pouvoir mettre en oeuvre de ça donc c'est ce sentiment que effectivement j'ai l'impression que ça c'est une réunion comme j'en ai vu à l'étranger et je n'avais jamais eu lieu en france avec des politiques très très haut niveau qui ont une expertise qui est très proche de la nôtre est donc effectivement je me dise c'est fort mais là on va vraiment faire quelque chose donc merci la france à la présidence de l'europe pendant six mois jusqu'à jusqu'à novembre et des discussions importantes démarrent à partir du 30 septembre autour de 7 ce thème majeur qui est la petite enfance et avec toutes ses promesses et toutes ses fragilités c'est le temps de donc dialoguer avec avec l'europe et de mettre notre sujet rarement sur sur la table tous les niveaux et il ya les objectifs de développement durable 4.2 nous concerne et la france aujourd'hui vraiment décidé d'investir dans la petite enfance on en est très heureux c'est la première fois que je pense des travaux sont menés de sept sortes et à ce niveau là avec des dialogues différend autour de la table pour se parler j'espère même langage très rapidement et pour les professionnels et pour les parents et enfin se comprendre merci beaucoup monsieur le président vous souhaitez oui pardon moi je voulais rebondir un petit peu mieux que dès notre amie québécoise il me semble reprendre et si je me trompe mais il me semble qu'en france le congé parental est divisé en deux aujourd'hui le père et la mère en voie de prendre leur congé parental chacun leur tour ils divisent et chacun leurs taux c'est sur deux trois ans il me semble c'est c'est prévu le moi mon cas à moi le premier métier fait que c'est on revient toujours au même problème monsieur le président vous et là tout à l'heure c'est le problème d'ordre financier on arrive toujours à ce même problème là moi j'ai voulu voilà pour des raisons financières je n'ai pas pu prendre justement ces trois années là pour pouvoir m'occuper pleinement mon enfant et de ma femme au sli ayant sa maladie et tout est vrai qu'elle a eu cette chance là justement d'être bon cette chance là on va dire ça comme ça mais étant une femme épileptique elle a pu on a pu faire une échographie tous les mois j'ai dans ma poche ici même toute première échographie de ma vie que je garde près de moi tout le temps et c'est un moment merveilleux et moi je voulais rebondir sur quelque chose qui me l'a qui m'interpelle c'est les milieux les 1000 premiers jours de l'enfant à partir de quand le mille premiers jours à partir du moment où des arrivées à un stade dont le foetus où il est considéré comme un être humain ou quand il est né c'est la question qui se pose est tout et puis pour terminer ce que ce que j'évoquais tout à l'heure j'ai eu la chance aussi ma fille a bénéficié du ppac qui se trouve à argenteuil qui est un lieu c'est une garderie où ma fille pu aller là bas et c'est un lieu où ils sont très nombreux ils sont trois cinq ou six enfants qui ont été là bas il me semble que monsieur adrien taquet à visiter le lieu avec fiona lazare qu'est la député de circonscription et crasse à cet endroit là ma fille a pu aussi se développer aujourd'hui comme elle est et à l'école c'est c'est que du bonheur mais voilà ma première question bien à savoir les 1000 premiers jours de l'enfant quand voyez vous monsieur le président la met ministre monsieur le ministre moi j'ai le mal chance entre guillemets de voir beaucoup d'enfants et des trajectoires développementale extrêmement particulières etc des enfants on les aime beaucoup les parents les aime beaucoup l'environnement est magnifique et pourtant il pose pas comme on aimerait et je crois que c'était une situation cité des mille jours aussi c'est l'importance du soutien de ces familles parce qu'en fait je dis souvent elles ont la double peine d'avoir un enfant qui va mal et en plus le regard sociétal qui dit mais pourquoi votre enfant va si mal est ce que vous êtes responsable est ce que l'environnement voulu créer un environnement qu'il n'est pas propice pour qu'il aille vite et bien et c'est vrai que je crois que c'est 1000 jours doivent être aussi un environnement propice en tout cas pour la société pour porter quelque chose de beaucoup plus positif pour l'accompagnement société parce que le cas il ya beaucoup de beaucoup d'enfants malheureusement qui m'envoie une trajectoire qui ne sera pas celle que l'on espère c'est enfants magnifiques que l'on espère malheureusement il sera pas toujours celui là et parfois dans près 15 20 % des cas on voir des trajectoires qui sont pas celles qu'on a envie d'avoir et encore une fois ce regard ce soutien de l'enfant ce soutien de la famille c'est quelque chose d'assez fondamentale et encore une fois je crois qu'on doit changer sur cette capacité est positive à la compagnie met à accompagner ces enfants qui malheureusement encore une fois ne sont pas tout à fait comme on aimerait qu'il soit les points sur lesquels je vais vous laisser les déranger surprise on a un public la conclusion générale peut-être quelques points qui ont été évoqués et que je n'ai pas dit dans mon introduction nous avons été très touchés par des témoignages comme le vôtre concernant le congé paternité lors de l'hospitalisation de l'enfant et a fortiori de la mer et encore vous n'aviez peut-être pas un autre enfant à domicile à prendre en charge ce qui est le cas de certaines familles et donc l'année dernière nous avons fait voter dans la loi de financement de la sécurité sociale un congé de paternité allongée à 30 jours pour tous les pères dont un enfant est hospitalisé notamment en cas de prématurité donc ça a été actée et ça se met en oeuvre dès cette année d'autre part beaucoup ont évoqué la parentalité lors c'est pour vous dire qu'on a des petits bouts de politiques publiques en fait par ci par là et votre travail va être évidemment de donner de la cohérence à tout ça et nous amener encore plus loin mais nous avions déjà lors de la construction des priorités pour la caisse nationale d'assurance par l'allocation familiale devant donné comme priorité à la caisse qui gère un fonds de développer les lieux de parentalité nous avons vraiment pris conscience très tôt que cet accompagnement des parents ces lieux d'information ces lieux de déculpabilisation souvent était absolument nécessaire ces lieux de partage est donc aujourd'hui nous sommes d'envoi de créer de plus en plus dans de plus en plus de communes ces lieux d'écouté et d'information et puis évidemment se pose la question du congé parental au sens large que vous évoquez il ya une discussion au niveau européen autour du congé parental la france évidemment et très interpellé sur ce sujet donc nous attendrons vos préconisations sur sur ce sujet voilà je pense que on peut faire beaucoup mieux que vous avez aussi pointé des dysfonctionnements en réalité du système et heureusement de temps en temps il ya des accompagnements de meilleure qualité et il faut et c'est pour ça que vous êtes là quelque part c'est pour témoigner aussi de ce qui peut se faire de bien et que nous pourrions déployé via des formations des formations continues ou des politiques publiques mieux structurée pour que tout le monde puisse en bénéficier ce prénom merci madame la ministre je mens c'était bien de rappeler ce qui avait été fait la conscience qu'on a de certaines processus qui sont en cours écoutez moi je voulais vous remercier et remercier à nouveau les membres de cette commission qui ont accepté de donner du temps en plus de leur travail de leur de leurs livres de leur recherche de travail clinique i et qui est le leur pour qu'on puisse justement bâtir une action utile et puis je voulais vraiment remercier quelques personnes qui ont témoigné je sais que c'est très dur de parler de sa vie c'est beaucoup plus facile de de parler de cette des autres et de mettre à distance et au fond en vous écoutant toutes et tous et sans répéter ce que j'ai déjà dit tout à l'heure et qui a été dit par les uns les autres je suis frappé que verizon il faut que l'enfant soit au coeur de nos échanges avec la grande difficulté parce qu'on parle d'eux d'une présence qui n'a pas le langage et qui détermine tant de choses mais c'est que une chose est sûre quand l'enfant n'est pas bien les parents sont très malheureux je pense les soignants qui n'apportent pas le soin qu'il le voudrait le sont tout autant et au fond tout ce qu'on fait mal dans ces 1000 premiers jours a aussi un coût immédiat qui est le malheur le sentiment de culpabilité et c'est très frappant de d'ailleurs de vous entendre à cet égard y compris quand je pense vous n'avez vraiment rien à vous reprocher et je vous dis que yi il ya vraiment une à la fois une injustice au carré avec elle vous est soumise mais je pense on peut on peut améliorer le le bonheur ou le bien-être dans nos sociétés aussi en étant plus intelligent que l'ecc tivement sur sur ce sujet je crois très profondément après vous aurez des choses à proposer ça a été dit beaucoup d'eux beaucoup d'objets existe si je puis dire c'est vrai que moi j'aime ceux ci utilisent très peu le terme de politique publique parce que je trouve ça fait ça fait tout de suite peur ça fait froid dans le dos et au fond je trouve qu'on a déshumanisé beaucoup de choses qu'on fait emma ce qui me frappe quand je vous écoute vous font tout ce qui devient routine qui devient est mise à distance aux autres je pense que l'infirmière qui vous a dit il faut prendre le cash etc c'est quelqu'un qui avait en fait assez peu de temps il n'a pas pu et dont on n'a pas sans doute su valoriser dans ce qu'elle fait au quotidien les choses et dont je pense au fond de la vocation première ce pourquoi elle a embrassé le métier ou la vocation qui est la sienne c'est plutôt pour pouvoir vous donner ça et donc moi je trouve qu elle aussi une conversion du regard à faire sur ce sujet collectivement je dis ça parce que à un moment donné pour traduire vos actes on va devoir prendre des décisions qui seront mises dans un budget qui seront espèce de chose froide je pense que d'abord il faudra qu'on mettra côté tout ce qu'on peut économiser je pense qu'on économise plein de choses vous écoute et qui sont des dépenses qu'on fait à côté mais c'est surtout je suis frappé mois sur tous ces sujets combien vous allez très très bien dit plusieurs d'entre vous mais on ne ne pense plus à ceux qui investissent dans nos enfants ou qui est de l'île sont à leurs côtés mais on terrorise un peu ses fonctions une part et combien nous mêmes historiquement on a plutôt répondu à ces questions là en donnant de l'argent aux parents plutôt qu'en proposant des solutions plus large ou en investissant davantage dans l'accompagnement s'est pas uniquement d'ailleurs dans ce champ que c'est vraiment en train de changer dans beaucoup d'autres et donc je suis aussi très désireux mois qu'on puisse essayer de convertir notre notre propre organisation peut-être en laissant plus de latitude sur le terrain aux professionnels de santé aussi sur ces sujets en revint en ré envisageant la place de certaines professions qui sont peut-être plus clés qu'on ne le pense ou qu'on a valorisé jusqu'à lors et donc moi je vous invite vraiment aller aussi loin que possible pour qu'ils aient aussi je pense pas qu'on peut régler le problème qu'on est en train d'évoquer avec un ou deux bagues à jet mais voyez avec juste on a fait des choses qui sont utiles ils sont 1 incrémentale je crois que le chantier qui est le nôtre ne l'est pas et donc moi je suis prêt en tout cas à ce qu'on change profondément les choses et qu'on remette en effet de la bienveillance comme plusieurs l'ont dit et de la confiance dès ce moment là parce que je pense que c'est ce que ceux dont les enfants ont besoin ce que les parents attendent et au fond ce que tous les professionnels de la petite enfance tous ceux qui s'y engagent veulent faire au fond je pense que on en paye les conséquences tout le reste de la vie dans la société j'ai le secret espoir que en miroir ça pourrait rendre les gens plus cool mais je suis sérieux je pense que ça peut te détendre beaucoup de situations cette histoire je pense que tout le monde et par an quasi et où confronté à cette situation d'urgence engagée je pense que beaucoup de la souffrance qu'on a dans la société du stress qu'on a est aussi liée à ces situations et donc faut qu'on arrive à les lever ensemble donc que je ne sais pas si c'est la réinvention complète de la chirurgie lourde ou une acupuncture massive je vous laisse le choix de deux traitements à la fin mais je suis prêt à tout pourvu que ça marche et moi je suis même prêt à skis et de l'homéopathie en plus madame la ministre ce que je suis parce que à la fin il ya des choses magiques qui qui ne sont pas réductibles rationalisme scientifiques même si ça ne veut pas dire qu'il faille tout rembourser mais mais il ya beaucoup de bienveillance et d'amour qui ne se prescrivent pas et qui ont parfois des effets utile il faut laisser le temps tout cas voilà qu'on compense voir comment on laisse le temps de ces choses là voilà je serai pas plus long je voulais vous remercier de votre engagement et du temps passé avec vous parce que c'était très fort mon travail et vous pouvez compter sur moi pour les suites je serai là avec les ministres pour que ce ne soit pas simplement un travail mais une oeuvre utile parce que je sais que pour chacune et chacun d'entre vous c'est bien souvent l'engagement d'une vie merci à vous merci beaucoup je sais que je prends un risque
Emmanuel Macron