"Le Sénat et les citoyens"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment le Sénat peut-il mieux se connecter aux citoyens ?
- 5:20OuverteRéponse partielle
Le cumul des mandats est-il un problème pour la représentation ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Les frais de mandat doivent-ils être plus contrôlés ?
- 14:20OuverteRéponse directe
Le Sénat peut-il jouer un rôle plus central dans la loi ?
- 20:20OuverteRéponse directe
Comment améliorer la communication du Sénat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Locuteur 2Fait
« Le Sénat s'est considérablement transformé. Mais il y a un paradoxe, c'est que le Sénat est aujourd'hui une institution à la fois appréciée, mais aussi méconnue des Français. »
- 7:00Pascal PérinotChiffre
« 24 % de Français ont confiance dans l'Assemblée nationale, 26 % dans l'institution présidentielle, 29 % dans le Parlement européen. Le Sénat s'en tire mieux mais enfin 32 % de Français ont confiance dans le Sénat. »
- 8:00Pascal PérinotChiffre
« Le Sénat peut attirer une confiance relativement élevée, mais pour l'instant dans la courte période, c'est les petites flèches que vous avez à droite, vous apercevez que d'une année à l'autre toutes les institutions perdent, toutes sans exception. »
- 28:00Agnè SverrenFait
« La communication est une fonction intrinsèque à la politique, c'est-à-dire que faire sans faire savoir plus possible aujourd'hui. »
- 30:00Agnè SverrenFait
« Si aujourd'hui on est engagé en politique, c'est parce qu'on a toujours voulu servir le bien commun. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Quel honneur de vous Ah Je suis pas bien mesdames et messieurs, je ne sais pas si ça marche. Je suis apparemment. Mes chers collègues sénatrices et sénateurs, chers étudiants, chers amis, euh bienvenue au Sénat pour cette nuit du droit 2025.
C'est un grand plaisir de vous accueillir pour ce rendez-vous annuel. Je sais pas si vous étiez pour certains là l'année dernière, on avait fait un procès fictif, je sais pas si vous vous en rappelez, organisé en partenariat toujours avec le Conseil constitutionnel autour d'une ambition importante qui est d'ouvrir grand la porte de nos institutions, faire découvrir le rôle du droit et rappeler qu'il est au cœur de notre vie démocratique. Les institutions de la République ne sont pas lointaines, elles vous appartiennent.
Elles ne sont pas non plus invulnérables, intangibles, voire immuables. Elles sont surtout vivantes, mais elles sont aussi fragiles. Il revient à vos générations de faire vivre demain l'état de droit plus que jamais nécessaire, de porter l'engagement civique et de préserver ce qu'il a fallu 150 ans pour construire.
Car cette année, la République a eu 150 ans issu d'un compromis, vous le savez, entre monarchiste et républicain adopté à une voie de majorité de façon presque supreptice le 30 janvier 1875 par le vote du fameux amendement Valon. La République est aujourd'hui non seulement un mode de gouvernement basé sur l'expression démocratique du suffrage universel, mais aussi un socle de valeur et de liberté au pluriel. Le Sénat a apporté depuis 150 ans une contribution essentielle à la Constitution et à l'enrichissement de ce sole.
Assemblée de la continuité, de l'expertise, mais aussi de l'ancrage local, le Sénat s'est considérablement transformé. Mais il y a un paradoxe, c'est que le Sénat est aujourd'hui une institution à la fois appréciée, mais aussi méconnue des Français. Ce que nous vous proposons ce soir, c'est de vous rendre compte par vous-même de ce nouveau visage du Sénat aujourd'hui.
C'est de venir voir le Sénat de près, car souvent on a des surprises parce que souvent il ne ressemble pas au Sénat vu de loin. Et pour celles et ceux qui ont assisté à cet après-midi, je pense que vous avez peut-être un regard un peu différent. Alors pour vous permettre aussi ce soir dans le cadre de cette nuit du droit de voir ce Sénat de près, nous avons demandé à des sénatrices et des sénateurs de venir témoigner de leur rôle aujourd'hui et surtout bien sûr de répondre à vos questions.
Merci à vous d'être présent ce soir. Alors, je déclare officiellement ouverte la nuit du droit 2025 au Sénat. Bon débat.
Merci beaucoup madame la présidente Sylvie Robert. Merci beaucoup pour cette introduction. Je vais peut-être présenter euh pour démarrer les sénateurs qui sont avec nous ce soir, qui vont intervenir et qui puis et surtout qui prendront le temps tout à l'heure de répondre à vos questions.
Je vais commencer par ma droite Mélanie Vogel. Bonsoir, merci d'être avec nous. Frédéric Puissa à ma droite, à ma gauche Claude Maluré, Agnè Sverren et monsieur Laurent Lafond.
Donc merci à tous les cinq d'être avec nous ce soir. Le thème de cette nuit du droit 2025, c'est où en est le Sénat dans son rapport avec les citoyens dans un contexte en effet où la confiance dans les institutions ne cesse de tout de chuter. Comment toucher les citoyens ?
Comment les associer parfois à la prise de décision quand on est sénateur ? Le Sénat déploie à cette fin plusieurs outils, notamment sur son site internet que vous connaissez peut-être ou en tout cas que je vous invite à consulter régulièrement parce qu'il est très clair. On peut y trouver beaucoup d'éléments d'information à la fois sur le fonctionnement du Sénat mais également sur les textes qui sont en cours d'examen, sur les commissions d'enquête, les missions d'information, euh les rapports, mais on y trouve aussi plusieurs outils qui peuvent vous aider euh à comprendre le travail des sénateurs.
Tout d'abord, il y a des espaces d'expression directe en ligne qui permettent de recueillir les avis et les propositions des citoyens sur des sujets très très variés. Dernièrement, il y a eu le sucide des agriculteurs, la gratuité des transports collectifs ou encore les fameuses aidu sur ce point d'ailleurs, il y a eu beaucoup beaucoup de réponses, plus de 50 50000 je crois. ça remporter un grand succès.
Euh vous avez également euh accès euh sur le site du Sénat euh à un droit de pétition soit qui vous permet de déposer une pétition adressée au Sénat, soit de signer une pétition qui a déjà été euh déposée. Euh et une pétition qui dépasse ensuite euh les 100000 signatures en moins de 6 mois aura une suite au Sénat par le biais soit d'un texte, d'un débat en séance, d'une commission d'enquête ou encore d'une mission d'information. Euh six pétitions ont déjà euh franchi la barre euh des 100000 signatures comme par exemple sur la sécurité à la chasse, les effets secondaires des vaccins, c'est un sujet toujours d'actualité ou encore laallocation adulte handicapée.
Euh et puis euh pour bien connaître aussi les sénateurs, vous avez leur présence très importante, assez forte sur les réseaux sociaux. Plus de 80 % des sénateurs aujourd'hui sont présents sur les réseaux sociaux et puis le Sénat lui-même a des comptes qui sont très suivis avec plus d'un million d'abonnés. Et puis je rajouterai enfin que pour suivre le travail du Sénat, vous avez aussi la chaîne Public Sénat qui existe qui fête son anniversaire les 25 ans de son existence cette année et qui depuis le début du mois de juin est disponible sur le canal 8 de la TNT.
Donc on va voir ensemble euh si tous ces éléments sont de nature à rapprocher les citoyens des sénateurs. Vous allez chacun un peu nous expliquer comment vous travaillez, comment vous fonctionnez. Mais d'abord, je vais laisser la parole à Pascal Périnot qui va analyser pour nous un petit peu ses outils de rapprochement entre citoyens et sénateurs.
Est-ce qu'ils sont suffisants aujourd'hui ? Quel est l'état un peu de des liens des Français avec le Sénat ? Pascal Pino, je vous laisse la parole.
Merci beaucoup. Bonsoir à toutes et à tous. Euh on m'a appelé pour faire un diagnostic avant que la parole entre les sénateurs se circule et se libère.
Alors, ce diagnostic, je vais m'efforcer de le de le faire de la manière la plus objective possible au travers de l'instrument d'une enquête que nous faisons à Sciencepo au CVPOV qui est le principal centre de recherche politique de ScienceP et que nous faisons chaque année et qui s'appelle le baromètre de la confiance politique fait sur un gros échantillon chaque année et qui est censé mesurer la confiance dans tous ces états et la confiance également vis-à-vis institutions représentatives. Et ce que je vais vous dire, c'est la vague 16, nous en sommes à la vague 16 du baromètre qui a été effectuée en février dernier. Alors, d'abord et vous avez derrière moi le rapport général des Français à la politique.
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est catastrophique en février. Et à mon avis, ça s'est encore dégradé. Depuis 3/4 des Français déclarent n'avoir pas confiance dans la politique.
Alors, on pourrait se dire "Bah oui, mais c'est partout pareil. Toutes les démocraties connaissent cela." C'est faux.
Nous avons posé exactement les mêmes questions en même temps en Allemagne, en Italie et au Pays-Bas. Et vous voyez que ce 3/4 de français, ben ça n'est que un allemand sur deux qui n'a pas confiance dans la politique, 61 % des Italiens et 57 % des Hollandais. Les Français sont très nettement au-dessus.
Nous sommes dans un pays, il y a bien un problème franco-français de la défiance de la défiance politique. Cet effondrement bien sûr se traduit particulièrement dans le rapport que les Français ont avec leurs institutions représentatives. C'est le deuxè slide.
On a mesuré donc le niveau de confiance dans toutes les institutions politiques représentatives ou non. du gouvernement en bas jusqu'en haut au conseil municipal. Et on s'aperçoit de quoi ?
On s'aperçoit que pour les institutions représentative nationale, c'est redoutable. 24 % de Français ont confiance dans l'Assemblée nationale, 26 % dans l'institution présidentielle, 29 % dans le Parlement européen. Le Sénat s'en tire mieux mais enfin 32 % de Français ont confiance dans le Sénat.
C'est 8 points de plus que l'Assemblée nationale. Il y a en effet une situation à part du Sénat. Un français sur 3 environ lui fait confiance et en 12 années de mesure, puisqu'on a mesuré ça sur 12 années, en 12 années de mesure, la confiance vis-à-vis du Sénat oscile entre un français sur 4, 26 % et 44 %.
C'est-à-dire à certaines périodes, la confiance dans le Sénat est montée haut, très haut pour une institution représentative au plan national puisque ça atteint à plusieurs reprises 44 % de confiance, ce qui est exceptionnel pour une institution représentative nationale. Quand est-ce arrivé ? C'est arrivé à deux moments.
Le renforcement de la confiance, il existe quand les choses vont mal ou très mal. C'est arrivé au lendemain des attentats terribles du 13 novembre 2015. Là, il y a eu autour des institutions mais aussi du Sénat perçu comme une institution particulièrement protectrice, une hausse forte de la confiance.
Et puis après le Covid de janvier 2020, 202022, il y a là aussi hein un sursaut très fort de la confiance. Donc le Sénat peut attirer une confiance relativement élevée, mais pour l'instant dans la courte période, c'est les petites flèches que vous avez à droite, vous apercevez que d'une année à l'autre toutes les institutions perdent, toutes sans exception. mais que dans la perte, le Sénat perd plutôt moins, mo- 3 points en un an, le Parlement européen- 4, toutes les autres institutions nationales - 5 - 5 - 5.
Alors, pourquoi cette relative relative confiance vis-à-vis du Sénat ? Le lien avec la France locale est décisif. En effet, seules les institutions locales, regardez le haut du tableau, seules les institutions locales font encore l'objet d'une confiance majoritaire.
Le conseil municipal, 58 % des Français, le conseil départemental 50 % et le conseil régional 59. C'est-à-dire ce qui est intéressant quand on regarde le Sénat, c'est qu'il y a une sorte de transfert de cette confiance locale vers l'institution élue qui la représente au plan national et qui donne cher, vous savez, à cette vieille Maxime de Gambetta qui présentait le Sénat comme le grand conseil des communes de France, ce qu'il est dans sa réalité électorale d'ailleurs hein, étant donné le poids des électeurs municipaux. Et le Sénat, c'est à mon avis ce qui lui permet de faire de la résilience dans un contexte de destruction de la confiance démocratique qui pose de nombreux problèmes.
Le Sénat dans ce contexte difficile sentir le mieux autour d'un triptique proximité, équilibre, compromis. Proximité, équilibre et compromis. des vertus, vous voyez, qu'on ne retrouve pas forcément dans les autres institutions nationales.
Alors, pour terminer, je me suis efforcé d'aller au-delà de cela et d'aller regarder attentivement ce qu'on appelle dans notre jargon les ventilations, c'est-à-dire derrière ces chiffres globaux, quelles sont les zones de force du Sénat, là où le Sénat est véritablement à des niveaux de confiance tout à fait significatifs et quelles sont les zones de faiblesse. Alors, le Sénat a des bases fortes, si je pouvais résumer, dans une France de la tradition, il a une base nettement plus forte de confiance chez les hommes que chez les femmes. Il y a 10 points de différence.
Est-ce le passé particulièrement masculiniste de l'institution ? Que sais-je ? On peut se perdre en conjoncture conjecture mais les hommes en effet ont une confiance nettement plus forte que les femmes.
Les personnes âgées ont atteint chez les 65 ans et plus 40 % de confiance contre vous voyez une confiance qui est de aujourd'hui de 32 %. Alors que chez les moins de 35 ans la la confiance existe mais elle est plus faible. Donc masculin, personnes âgées, milieux sociaux relativement aisés.
Les records de confiance sont atteints chez les artisans, les commerçants, les chefs d'entreprise, les cadres, les professions intellectuelles supérieures. dans cette France là qui est une France d'une aisance moyenne ou parfois supérieure que le Sénat a la meilleure image, la meilleure le meilleur degré de confiance contre 26 % seulement de confiance dans les couches populaires employés et ouvriers. Forte confiance également chez les diplômés.
La France des diplômés et en particulier des diplômés du supérieur a une bonne image du Sénat. En revanche, chez les sans diplômes, chez ceux qui n'ont qu'un diplôme de type professionnel, la défiance est plus forte. Enfin, c'est une variable intéressante parce que c'est un peu contreintuitif.
Vous savez, en mesure en France pendant des siècles, la religion a été un élément très important des choix politiques. Et là, j'ai été regardé du côté des croyances et des niveaux de croyance. Et le Sénat bat des records de confiance presque à 50 % chez les catholiques pratiquants réguliers, c'est-à-dire ceux qui sont le plus proche, hein, les catholiques pratiquants réguliers, mais également un niveau de confiance très élevé chez les protestants et un niveau contreintuitif extrêmement élevé chez les musulmans, c'est-à-dire chez les gens croyants, hein, chez les gens croyant.
En revanche, chez les sans religions, c'est un véritable effondrement. 26 % seulement de confiance chez les sans religions. Voyez, c'est des différences énormes. 20 points, voyez, c'est pas négligeable hein.
C'est assez rare même d'avoir sur cette variable de telles différences. Mais cela veut dire quelque chose hein. Chez des gens qui sont à la recherche en particulier de sens, le Sénat pour eux a vraiment du sens.
Et enfin, une position forte politiquement chez les Français qui se sentent proches du centre ou qui se positionne au centre et chez ceux qui se positionnent à droite. Mais attention, pas du tout à l'extrême droite. La confiance est nettement plus forte au centre. 49 % des Français du centre ont confiance dans le Sénat. 42 % des Français de droite, c'est nettement plus faible à gauche, 31 % seulement à gauche.
Mais là où ça s'effondre totalement, encore pire que chez les sans religions, c'est chez ceux qui se situent à l'extrême droite. Alors là, véritablement, c'est 23 % de confiance, c'est-à-dire c'est un niveau extrêmement faible. On voit très bien comment les extrêmes, mais particulièrement l'extrême droite hein est porteuse d'une comment dire d'un sentiment antiparlementaire hein qui perdure encore dans l'électorat hein.
C'est c'est du solide. Alors, les faiblesses du Sénat et puis je conclurai, c'est parmi bien sûr les couches populaires, mais c'est pas les seuls. L'Assemblée nationale également, les petits revenus, les deux extrémités, les sympathisants et les filles et les sympathisants du RN ont une confiance très faible vis-à-vis du Sénat.
Mais c'est des partis hors système, hein. C'est des partis qui ne sont pas des parties du compromis. et on le voit tous les jours hein.
Également une faiblesse dans la population féminine. Là, il y a des marges de progression, hein, certainement. Et la féminisation du profil des parlementaires doit être un élément qui doit être porté, mise en avant hein par le Sénat contre une image un peu stéréotypée hein qui continue parfois à perdurer.
Et puis également, il y a quelque chose qui m'a étonné puisque nous distinguons les Français en fonction de leur zone d'habitation. Et là où le Sénat a la meilleure le vraiment un niveau de confiance qui est pas loin de 40 %, c'est dans les villes de plus de 100000 habitants. En revanche, dans la France rurale, dans les communes rurales, dans les petites communes de 2000 à 10000 habitants, la confiance est nettement plus faible.
Vous voyez ce qui est paradoxal que vos électeurs, ils viennent avant tout de ces petites villes et de ces communes rurales. Donc là, le savoir-faire sénatorial doit devenir un faire savoir dans ces communes, hein. Il y a certainement un déficit hein d'information de il y a il y a toute une population certainement à travailler.
Donc pour conclure, j'ai cherché à réfléchir à partir de ce sole. Vous êtes l'assemblée la plus résiliente dans ce paysage démocratique dévasté, hein, tout de mêmein. Vous êtes l'assemblée la plus résiliente et on ne peut s'en que s'en réjouir quand on est attaché à cette grande assemblée qu'elle sénat.
Mais il y a des marges de progression pour la confiance vis-à-vis du Sénat. Il y a une marge de progression parce que d'abord le Sénat a pu atteindre des 40 45 % de confiance. C'estàd qu'il y a des gens qui ont exprimé leur confiance il y a quelques années hier hein et qui sont là presque en attente à l'occasion de tel ou tel événement, de telle ou telle perception du Sénat.
Regardez la manière, moi je le vois parce que je sors d'un groupe de qualitatif que l'on a fait sur le désordre politique actuel et on voit apparaître chez des citoyens, c'est vrai informé l'idée que dans un paysage dévasté qui inquiète de plus en plus les Français, il y a un pôle de stabilité, c'est le Sénat. Ce discours est présent, il est minoritaire mais il est présent. Les gens se disent où que l'on tourne notre regard, c'est le désordre.
L'assemblée, n'en parlons pas. le gouvernement qui n'est pas encore formé, le président qui est en train de battre des records d'impopularité et Dieu sait si l'institution présidentielle est une institution extrêmement importante dans notre dispositif, tout ça inquiète et les gens disent "Ah voilà, le Sénat c'est différent et en particulier le Sénat cette vertu que les autres institutions n'ont pas, c'est le compromis parce que La crise pourrait être débloquée avec la culture du compromis. elle n'est pas débloquée parce qu'il n'y a pas la culture du compromis hein de la part des différents acteurs.
Il y a un renforcement en aussi également tout à fait possible dans sa base naturelle des petites communes. Là il y a une anomalie hein. Il y a certainement un travail de communication un travail politique à faire auprès des habitants de ces communes dont les conseillers municipaux sont vos électeurs. hein, je parle de mémoire mais enfin le corps électoral du Sénat c'est 92 % de d'élus municipaux hein.
Voilà hein et peut-être même un peu plus hein. Voilà 95 % quoi, hein. Voilà donc voilà et on sait que le tissu communal français est avant tout un tissu de toute petite commune.
De toute petite commune hein. Cette relative donc du Sénat dans un paysage où tout est détruit tient au fait qu'il est un point fixe, qu'il est un pôle de stabilité et de murce démocratique dans un paysage institutionnel de plus en plus atomisé, de plus en plus bloqué et de plus en plus enauvagé. Les électeurs en parlent de plus en plus dans les réunions de non directif que l'on fait.
Ils disent "Mais ce sont des mœur parlementaires, ce à quoi on assiste à l'Assemblée nationale ?" Non hein. Le degré de comment dire le choc culturel que ressentent nombre d'électeurs vis-à-vis des mœurs qui se sont installés au palais Bourbon est en train de laisser des traces.
Ce qui me fait dire et je finis que le Sénat n'est vraiment pas une anomalie politique comme l'avait dit un ancien premier ministre qui d'habitude a un jugement plus sûr que celui-là. Il n'est pas une anomalie politique. Au contraire, aux yeux de nombre Français, il incarne de plus en plus une normalité démocratique et républicaine.
Merci beaucoup. Merci beaucoup Pascal Périno pour ce panorama. Donc on va essayer de voir avec les sénateurs qui sont présents avec nous ce soir et bien de de quelle façon justement ils travaillent, comment ils peuvent essayer de de tisser des liens plus approfondis avec les sénateurs pour faire en sorte et bien que le travail du Sénat euh soit mieux compris et perçu par les citoyens.
Euh je vais commencer avec vous Laurent Lafond. Je vais vous donner la parole. Vous êtes le président ici au Sénat d'une commission permanente.
C'est la commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport. Euh vous avez l'habitude de traiter euh régulièrement euh des sujets qui ont trait à toutes ces ces thématiques et notamment de vous traiter, je dirais à froid de sujets qui sont souvent ce qu'on appelle des sujets chauds. Euh je pense par exemple au à l'assassinat euh de Samuel Patti, euh je pense euh au port du voile dans le sport ou à l'université ou encore au pluralisme dans les médias.
Ce sont c'est notamment ce dernier thème l'objet de d'audition en ce moment de votre commission. Expliquez-nous peut-être ce soir comment vous travaillez euh comment euh le triptique proximité, équilibre, compromis dont a parlé euh Pascal Perinot à l'instant est un petit peu la marque de fabrique de votre travail en commission de la culture. Merci.
Bon, d'abord, ça marche pas à tous les coups. On arrive effectivement assez souvent à produire en commun des proposition, mais ce n'est pas systématique. Il y a des conditions pour que ça fonctionne.
Si on on résume en une phrase la méthode la méthode pour y parvenir, je dirais que c'est acter nos points de désaccord pour travailler sur nos points d'accord. Évidemment, on a des points de désaccord et en soit c'est tout à fait naturel de se dire qu'on a des points de désaccord et de les exprimer est aussi quelque chose de naturel et nécessaire dans un débat politique. Mais s'arrêter uniquement sur les points de désaccord pour ne pas essayer de travailler sur les points d'accord, c'est là où peut être le problème et c'est peut-être finalement la définition du compromis.
C'est-à-dire ce définissons ce sur quoi nous sommes en désaccord pour travailler ce sur quoi nous sommes en accord. C'est ce qu'on essaie de faire. Alors euh euh pour y arriver, il y a un certain nombre de préalables.
Euh j'en j'en vois au moins deux. Euh d'abord, ça se fait pas dans l'instantanéité, ça prend du temps. Euh ça prend du temps pour se connaître, pour connaître les positions des uns et des autres.
Non seulement pour les connaître, mais les comprendre et les accepter. Le fait qu'il puisse y avoir des différences et essayer d'identifier ce qui peut être en commun. Et ça suppose aussi, c'est une notion nécessaire dans la vie politique, c'est un peu de stabilité parce que si vous changez d'interlocuteur tous les ans ou à des périodes très courtes, évidemment ce travail de fond, de connaissance, de dialogue, il ne se fait pas aussi facilement.
C'est tout l'intérêt du travail de de commission. C'est-à-dire que il y a un travail de fond qui est fait tout au long de l'année. Euh généralement en dehors des enfin il peut être avec des caméras mais en dehors des caméras, c'est-à-dire de dans dans un dialogue sans qu'il y ait une portée médiatique à à nos travaux, pas de manière systématique et qui permet justement de de faire ces ces convergences.
Alors pour y parvenir, il y a aussi des conditions, j'en ai relevé au moins trois. D'abord, il faut qu'il y ait une volonté partagée. Si on n'a pas la volonté partagée d'arriver à du créer du consensus, à produire des des idées ensemble et se mettre d'accord sur des propositions, évidemment, nous n'y arriverons pas.
Et pour ça, c'est une condition indispensable. La la deuxième condition nécessaire, c'est d'arriver à ce que les propositions que nous nous allons faire soient dans de la coresponsabilité. C'est-à-dire qu'on arrive à partager la responsabilité de ces propositions, qu'elles ne soient pas accaparée par une partie, un groupe ou une personne, mais qu'elle soit partagée par plusieurs groupes pour faire en sorte que nous la portions collectivement.
Et ça ça passe notamment par un un préalable, c'est-à-dire que dans les rapports que nous faisons, il y a pas un rapporteur, il y a plusieurs rapporteurs et on essae autant que faire ce peut de faire en sorte qu'il y ait un rapporteur de la majorité et de l'opposition qui ait différentes sensibilités qui soient représenté dans la la la le portage du rapport que nous allons faire. Et puis euh 3e condition, et là elle est peut-être d'ordre un peu constitutionnel euh c'est-à-dire que euh si on veut peser dans le processus d'élaboration de la loi, il faut qu'on déjà qu'on se mette d'accord entre nous. Si on n'est pas d'accord entre nous, on sait que dans le système de navette et de dernier mot qui revient à l'Assemblée nationale, si déjà on n'est pas d'accord entre nous, on arrivera pas à peser sur le processus final.
Et ça, on le voit assez régulièrement sur des textes à travers des amendements. Euh quand on se met d'accord entre nous pour arriver à peser sur le le processus législatif, on peut y arriver. Il y a notamment un moment où on le voit assez clairement, c'est sur les lois de finances où on peut se mettre d'accord entre nous pour porter des amendements communs et faire en sorte qu'il soi voté ici au Sénat puis voté bien sûr dans la dans dans la version finale.
Alors ce type de de travaux effectivement on l'a mené récemment ces dernières années. Vous parliez d'un travail sur la concertation des médias avec des points de départ qui étaient très divergents. On a réussi à à identifier ce qui était convergent après un travail assez long, je dois vous avouer.
Plusieurs mois de travail et une séance finale qui a duré plus de 4h et dem où on était enfermé dans une salle pour arriver à se mettre d'accord. On a réussi à à voter un texte à l'unanimité des des membres de la commission. Un texte dans lequel il y a un certain nombre de points qui ont été repris récemment à travers les les états généraux de l'information.
Donc c'est pas uniquement un exercice de de style, mais c'est quelque chose qui qui a qui a été repris par ailleurs. On pourrait citer d'autres exemples. Vous avez trava les travaux sur la commission d'enquête sur euh sur la l'assassinat de Samelpat.
Effectivement, là aussi on a identifié ce sur quoi on pouvait travailler ensemble et surtout fournir à l'exécutif des propositions communes. Voilà quelques exemples. À deux reprises, vous nous avez dit que c'était important parfois de travailler à h clos dans le sens où vos travaux ne sont pas forcément toujours ouverts aux caméras.
C'est une différence avec l'Assemblée nationale où tous les travaux en commission sont ouverts aux caméras. Est-ce que c'est important pour vous de garder, j'ai envie de dire à h clos certaines de de vos délibérations ? Qu'est-ce que ça change dans vos discussions entre sénateurs ?
Oui, j'ai peut-être été un peu vite, c'est pas forcément les travaux en commission, c'est les dialogues entre nous. Il y a il y a des dialogues entre nous qui ont lieu bien sûr dans la commission et qui souvent sont publics et puis il y a des dialogues qui arrivent tout au long de des sessions et qui euh sont beaucoup plus informels et qui là sont pas forcément rendu public mais qui sont préalables à toutes ces étapes. C'est-à-dire si on veut arriver à un résultat commun à la fin, il faut qu'on qu'on ait échangé entre nous pour savoir quelles sont les limites, jusqu'où chacun peut aller et comment on peut s'y prendre.
Miveel, bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes sénatrice des Français établies hors de France.
Vous nous direz peut-être un petit mot pour expliquer exactement ce que cela signifie. Tout le monde ne le sait peut-être pas dans la salle. Vous avez également eu une expérience sur européenne car vous avez été assistante parlementaire et conseillère politique du groupe Les au Parlement européen.
C'est peut-être intéressant justement de vous entendre sur les différences entre ces deux expériences à la fois au Parlement européen et au Sénat ici à Paris. euh déjà justement dans la recherche de de ces compromis de de ce consensus dont on parle beaucoup aujourd'hui. Euh bonsoir.
Merci. Vous m'entendez ? Ouais.
Euh merci beaucoup de m'avoir invité. Alors d'abord pour répondre à la première question, euh nous sommes 12 sénateurs et sénatrices qui représentons les Françaises et les Français établis hors de France. C'est une spécificité française dans le monde.
Très peu de pays ont des représentations parlementaires de leur de leur compatriote à l'étranger. La particularité et je dirais même le défi de de ces 12 sénateurs et sénatrices, c'est que nous ne représentons pas en comparaison à l'assemblée des circonscriptions, donc des zones du monde, mais le monde entier. Donc voilà, moi dès que je sors de la France, je suis dans ma circonscription et je représente aussi bien les Français qui vivent à Caracasse, à Tokyo, en Ouanda, en Belgique.
Voilà, donc ça ça pose un certain nombre de défis de de déplacement à circonscription, surtout quand vous êtes écologiste. vous pouvez l'imaginer sur la le lien ou enfin les comparaisons qu'on peut faire entre le niveau européen et le Sénat en tout cas entre sur la question du compromis parce que sinon enfin ça c'est ce qui ressemble en gros entre le Parlement européen et le Sénat. Sinon je dirais que globalement la différence fondamentale c'est que le Parlement européen c'est un peu plus moderne et un peu plus diversifié dans sa représentation que le Sénat.
Mais en ce qui concerne le compromis, c'est vrai que il y a et ça fait partie dans ce que disait Pascal Perinot, des éléments qui sans doute donnent davantage confiance aux Françaises et aux Français que dans d'autres institutions, une capacité au Sénat qu'on trouve moins à l'Assemblée nationale d'arriver à construire des majorités qui ne sont pas données d'avance. Et je crois que le fait que ce soit un élément de de cette confiance, pas le seul, démontre qu'en réalité aujourd'hui les Françaises et les Français veulent ça de leur responsable politique, qu'on soit en capacité de trouver des majorités entre nous une fois qu'ils nous ont élu et que ça fait partie de notre rôle. Pourquoi on arrive davantage à le faire au Sénat qu'à l'Assemblée nationale ?
Je pense qu'il y a plusieurs raisons. Sans doute l'une d'entre elles est que bon ben le Sénat est un peu moins envahi de journaliste à chaque coin de couloir et donc il y a disons peut-être une sérénité des travaux qui est un peu plus importante qu'à l'Assemblée nationale. Je pense aussi que le fait que les 3/4 des élus soient élu à la proportionnelle joue aussi parce que ça veut dire quand on fait des campagnes proportionnelles et j'espère un jour qu'on aura la proportionnelle bientôt pour les élections législatives. forcément, on ne traite pas de la même manière celles et ceux qui sont sur les listes opposées parce qu'on sait qu'on va ensuite être élu ensemble et devoir travailler ensemble.
Et je trouve que c'est un élément très important qui démontre que moi on je veux dire on je toujours et au Parlement européen, c'était vraiment le cœur de mon travail. Je suis écologiste, je suis féministe, donc c'est un projet radical et je crois qu'il y a pas plus radical que de faire des compromis et d'essayer de trouver des majorités parce qu'il y a pas plus radical que d'essayer de gagner. Voilà.
Et donc quand on n pas la majorité absolue et ben il y a pas d'autres solution que d'essayer de se mettre d'accord avec des gens avec qui vous êtes a priori pas d'accord pour trouver des éléments de convergence. Est-ce que vous estimez que le mode de scrutin indirect euh des sénateurs crée une distance avec les citoyens ? Alors euh je pense que quelque chose a été dit sur euh quelles sont les catégories de la population qui ont davantage confiance dans le Sénat que les autres.
Bon, je pense c'est pas un hasard si globalement les hommes âgés de droite ont davantage confiance dans le Sénat que les jeunes femmes de gauche pour une raison assez simple, c'est que les vieux hommes de droite se sentent davantage représentés par les sénateurs puisqu'ils leur ressemblent plus. Et je pense que c'est un élément qui est un seul des éléments qui n'est pas le seul élément, mais la représentativité du Parlement est un des éléments du rapprochement avec les citoyens. Moi quand j'ai été élu, euh on m'a décrit comme un profil atypique et cetera.
Euh bon enfin je suis pas plus en fait je veux dire je suis pas plus atypique que que bien des gens dans la société mais pour le Sénat effectivement c'était voilà une jeune femme écologiste ouvertement lesbienne c'est ça détonnait ce qui est pas normal parce que en réalité et ce qui n'est qu'un tout petit bout de la diversité de la société par ailleurs voilà on a beaucoup d'autres catégories de la population à représenter et moi quand j'ai été élu bon déjà il y avait plein de gens quand je leur disais que j'étais sénatrice qui me dis "Ah bon, vous avez le droit ?" Je Bah oui, mais euh il faut pas être il faut pas avoir au moins 40 ans. Moi, j'ai été élu à 36 ans, c'est pas non plus super jeune.
Enfin, je veux dire, c'est pas vieux mais c'est pas c'est pas très jeune plus. Euh et il y a eu aussi un phénomène qui je pense est important à prendre en compte, c'est qu'il y a beaucoup de gens qui m'ont écrit ou qui m'ont interpellé sur les réseaux et cetera en me disant que c'était la première fois de leur vie qui s'intéressé à ce qui se passait au Sénat parce que il se trouve que euh qui ils sont, leur parcours, leur combat, leurs idées, leurs valeurs faisaient qu'il se ils se sentaient représentés par moi. et et donc c'est important parce qu'en fait à ces catégories de la population là, le Sénat avait peu parlé jusqu'à présent.
Et donc moi je dis pas qu'il faut qu'il y ait des quotas de féministes lesbiennes, hein, évidemment pas, mais le fait que dans les partis il y aient une conscience de la nécessité de la représentativité du parlement, c'est important et ça rejoint votre question du lien avec le mode de scrutin. Évidemment, quand on a un scrutin indirect, il y a un filtre en plus. C'estàdire, c'est pas la population générale qui vous élit, c'est déjà une un groupe très limité de personnes qui déjà par définition et ben est discriminant puisque l'accession à des fonctions politiques, elle elle discrimine déjà.
Et donc quand c'est ces gens-là qui élisent les sénateurs et les sénatrices, ça fait un filtre en plus. Et donc c'est un des éléments, c'est pas le seul mais effectivement c'est un des éléments sur lequels on pourrait travailler pour permettre qu'il y ait une meilleure représentativité qui elle-même permettrait qu'il ait un meilleur lien. Merci Frédéric Puissa, vous êtes sénatrice d'une circonscription un peu moins grande département de de l'Iser.
Vous avez un ancrage local très fort he vous êtes resté élu local, conseillère municipal de de votre commune de moins de 500 habitants dans dans le Vercor et puis également conseillère départemental de l'ISER de Lisser pardon. Vous êtes donc une parlementaire qui revendique cet ancrage très fort sur le terrain. Et puis avant d'être sénatrice, vous avez eu aussi une vie en entreprise.
Donc vous êtes très connecté aussi à la vie économique locale et pour vous c'est important et ça nourrit vos travaux ici au Sénat. Vous êtes d'ailleurs rapporteur de la mission emploi au Sénat. raz-nous un petit peu ce que cette expérience justement locale, cet ancrage vous apporte dans votre travail de de sénatrice au quotidien et d'ailleurs, est-ce qu'on peut être sénateur sans avoir été élu local avant ?
Alors, c'est une bonne question, mais c'est vrai que l'ancrage pose aussi la question du cumul des mandats. On aura peut-être l'occasion d'avoir quelques questions sur le sujet, mais moi je revendique la possibilité d'avoir un cumul de mandat et d'être ancré sur mon territoire. Et je dis souvent, alors c'est pas le cas de de mes collègues sénateurs qui sont ici présents, mais moi j'ai été élu en 2017.
Alors 2017 a été une année de bouleversement électoral dans notre pays hein. 2017 je le rappelle hein, le 7 mai 2017, un objet politique non identifié. Emmanuel Macron qui devient président de la République sans ancrage territorial à proprement parler, sans assise politique et revendiquant d'ailleurs une rupture avec le monde politique antérieur, les alternances qu'on connaissait bien dans notre constitution, la droite et la gauche.
Et arrivant dans la foulée de cette élection présidentielle, les nouveaux parlementaires, les nouveaux députés qu'on a appelé les députés 2.0, on en discuté tout à l'heure avec ma collègue Agnè Séverren, ces députés 2.0 Zé qui, je le rappelle avait été présenté par le président Emmanuel Macron comme des représentants des citoyens, opposant en ce sens d'ailleurs des citoyens à des gens qui faisaient de la politique, opposant aussi également un certain nombre d'habitants qui n'étaient peut-être issus de la vie qui n'étaiit peut-être pas issu de la vie, j'allais dire économique à d'autres qui pouvaient l'être.
Et euh je me rappelle que ces députés euh dit 2.0 euh quand ils avaient été élus euh on leur avait d'ailleurs on les avait un peu caricaturé, on les avait appelé les députés Playmobiles, je sais pas si vous rappelez considérant qu'il levait la main un peu rapidement et je me rappelle que le président de la République avait même dit à ce moment-là euh "Soyez fier à ces députés, soyez fiers d'être des amateurs." Alors ça pose question d'ailleurs hein cette petite phrase, moi je l'avais retenu mais surtout et pour répondre à votre question de l'ancrage territorial, je me rappelle des premiers voyages en train moi-même partant de Grenobisque je suis élu de l'ISER avec des députés qui arrivaient et qu'on ne connaissait pas et discutant avec eux je leur posais la question est-ce qu'on va vous voir qui à la fois Rabbau croissant pour ceux qui connaissent ce qui à l'assemblée générale du don du sang qui est quand même ce qui nourrit notre vie politique et notre ancrage local et je me rappelle de ces députés me disant clairement les yeux dans les yeux mais non Vous faites erreur.
Nous nous ne sommes pas élus de circonscription, nous sommes élus de la nation. Et je me rappelle cette phrase et forcément quand on est nouveaux parlementaire, ça nous interroge. Est-ce qu'on est élu de circonscription ou est-ce qu'on est élu de la nation ? le Sénat, les citoyens, comment est-ce qu'on arrive à connecter un territoire, une circonscription à la nation et notamment parfois quand la représentation de cette nation est à Paris, un peu loin de nos circonscriptions.
Et aujourd'hui, avec un peu de recul élu en 2017, donc j'attaque mon deuxième mandat, je revendique clairement je revendique clairement d'être une élu de circonscription et je le dis, vous l'avez dit, je suis rapporteur d'un certain nombre de de missions budgétaires mais aussi de textes de loi. Mes meilleurs textes, mes meilleurs textes, je les ai construits en écoutant les populations. Mes meilleurs textes, je les ai reconstruits notamment sur la partie travail emploi en écoutant des chefs d'entreprise Iserrois.
Bien entendu, j'allais dire en faisant des compromis avec ce que j'écouté au niveau national mais c'est ainsi que j'ai construit mes meilleurs textes. Et je dois le dire quand même, on a la possibilité pour ancrer le Sénat au-delà de nos travaux parlementaires. On a la possibilité pour encrer le Sénat d'avoir un certain nombre d'outils à notre disposition.
Le Sénat nous laisse la possibilité de faire visiter à des citoyens le Sénat. Ce que je fais régulièrement, je dois être sur le podium des visites de ce de ce merveilleux établissement. Mais je revendique aussi qu'il nous faut aussi et c'est notre rôle faire de la pédagogie sur nos institutions pour mieux faire connaître le Sénat, y compris à des femmes, y compris à des femmes de milieu rural, y compris à des femmes qui ne sont pas engagées politiquement et vous l'avez dit, vous avez pardon pas politiquement mais religieusement et on a des marges de manœuvre sur le sujet pour faire connaître nos institutions et donc je revendique cet aspect d'ancrage de circonscription mais je peux le faire pourquoi et vous l'avez dit parce que j'étais maire pendant 17 ans d'une commune de moins de 1000 habitants.
Donc je peux rester concier municipal de ma commune parce que je suis toujours concière départementale et parce qu'effectivement je suis aussi une élue de la nation. Mais comment je nourris mes travaux par mes mandats locaux, par ma possibilité d'avoir ce cumul ? Alors c'est c'est un c'est une c'est un sujet qui a souvent été un sujet de de discordance mais en tout cas je le crie haut fort parce que c'est ainsi qu'on fait j'allais dire nos meilleurs travaux et qu'on permet aussi au Sénat d'être connecté aux citoyens et aux parlementaires de l'être aussi.
Prevanten est, je me permets de le dire, n nos fameux députés Diplé Mobile, c'est une caricature hein parce que vraiment ils ne méritent pas ce terme, ont quasiment tous disparu, soit parce qu'effectivement ils n'ont pas souhaité se représenter. Ça veut dire que le travail parlementaire ne les a pas nécessairement euh intéressé. Et moi ce qui m'intéresse, c'est quand même de parler avec ma population et de voir comment je peux résoudre les problèmes de la population, même si je suis parlementaire, sénateur, élu au 2e degré et aussi parce que ces députés n'ont pas convenu finalement euh à la nation puiss ont puisqu'ils ont pu être balayés au cours de différentes élections.
Donc je revendique cet ancrage et je le dis, je reste une élue de circonscription au service de la nation. Et du coup, comment vous partagez votre semaine très concrètement entre Paris, l'Is Voilà. Alors, je le partage, comment que vous vous organisez comme tous les collègues parlementaires, hein, je suis principalement là les mardis mercredi.
Alors, il se trouve que je suis aussi vice-présidente du groupe républicain, donc je je suis plus présente à Paris que je ne pouvais l'être quand je n'occupais pas ce poste là. Mais en tout état de cause, les mardis, mercredi, nous sommes là, nous sommes nos travaux et le reste de la semaine, nous sommes en circonscription et les weekends, nous les passons à la foire beau croisson, à la foire aux chèvres et aux assemblées générales parce que c'est là que ça se passe aussi. C'est là le cœur battant de ce qui se passe et je le dis quand je travaille effectivement sur l'émission travail emploi qui qui comprennent l'apprentissage, la formation professionnel, c'est la vie de nos concitoyens et c'est bien là qu'on les rencontre et donc on peut discuter quit à les retrouver dans d'autres instances pour approfondir les sujets qu'il souhaitent traiter.
Merci Frédéric Pu Claude Maluré, vous êtes très bien identifié par le grand public grâce à vos talents d'orateurs qui ont beaucoup de succès sur les réseaux sociaux. Vous avez su trouver ainsi une audience très très élargie et pourtant vous-même vous publiez très peu, voir pas du tout hein sur les réseaux sociaux. Vous avez même piloté dénoncé les méfets de TikTok par le biais d'une commission d'enquête ici au Sénat.
Déjà peut-être pour commencer, quelle est selon vous la bonne distance à avoir vis-à-vis des réseaux sociaux quand on est parlementaire, quand on est sénateur ? Est-ce que vous vous dites que ça permet de faire vivre les débats en dehors de l'hémicycle, en dehors de cette enceinte du palais du du Luxembourg où qui a beaucoup de travers et qu'il faut s'en méfier ? Évidemment, vous venez d'exprimer un paradoxe puisque je suis particulièrement critique vis-à-vis des réseaux sociaux et notamment particulièrement critique par rapport à à TikTok.
Euh et qu'en même temps euh les réseaux sociaux euh sont ce qui me permet de m'exprimer vis-à-vis de centaines de milliers ou de millions de euh de personnes et que par conséquent je m'en sers, je ne publie pas mais c'est un peu plus compliqué que vous savez c'est par exemple publique enfin le Sénat qui publie pour moi et qui a beaucoup plus qui a qu' un grand nombre d'abonnés. C'est c'est un système un peu compliqué, mais euh je je suis d'ailleurs pas le seul à être très critique. Je voudrais citer quelqu'un qui est beaucoup plus autorisé que moi pour ceux qui qui qui seraient pas d'accord avec moi pour dire que les réseaux pour moi aujourd'hui les réseaux sociaux sont une sont une vraie plie et une vraie plie ils sont devenus une vraie plée et et un vrai obstacle au dialogue démocratique.
Mais je voudrais citer quelqu'un qui est beaucoup plus autorisé que moi, qui est Obama qui connaît bien les réseaux sociaux. Il a été élu euh avec les réseaux sociaux, pas un des premiers présidents des États-Unis à être élu grâce aux réseaux sociaux. Euh et Obama déclarait dans The Atlantic il y a il y a quelques temps, les réseaux sociaux sont devenus la principale menace ou une des principales menaces euh contre la démocratie.
Voilà, donc peut-être tout le monde est pas d'accord avec moi, mais au moins je suis content qu'Obama soit d'accord avec moi. Euh et je crois que de plus en plus de gens sont d'accord. Alors effectivement, il y a un paradoxe.
Euh moi j'ai j'ai on ne se souvient pas, on a l'impression que les réseaux sociaux et que l'internet sont là depuis toujours. Et en fait, on ne se rappelle plus de la jeunesse de le premier navigateur internet Netscape a été créé en 96. Avant, il y avait pas de il y avait de l'internet pour les chercheurs, mais pour le grand public, pour nous tous, il y avait pas d'internet.
ça fait moins de 30 ans. Euh et les réseaux sociaux, le premier des réseaux sociaux du début, on s'en souvient même pas, c'est des confidentiels. Mais Facebook est né en 2008, c'est-à-dire 17 ans.
C'est extrêmement extrêmement court en définitive, on on a vraiment pas cette impression. Et j'ai assisté au cours de ces presque 30 ans à une dégradation considérable quand Internet est arrivé. Euh les premiers navigateurs, je me suis dit "Mais c'est fantastique.
Euh c'est le moyen jusqu'à présent pour les chercheurs et désormais pour tout le monde, pour le grand public d'avoir un un formidable outil de dialogue, un formidable outil de discussion, un formidable outil de transmission de connaissances." et je me suis précipité sur internet en créant Doctimo. Pour moi, Doctissimo c'était le la vulgarisation médicale pour tout le monde et donc c'était un outil d'éducation et cetera.
J'ai trouvé ça euh super intéressant et et d'ailleurs ce genre de site a bien marché et puis petit à petit les choses se sont dégradé, les réseaux sociaux sont arrivés, Facebook est arrivé mais il a été rapidement non pas remplacé mais il a vu rapidement ruiller aussi X TikTok et cetera au fur et à mesure moi bien entendu il y a d'autres réseaux d'autres plateformes qui pour d'autres pour des r des des des secteurs très particuliers, Spotify, Instagram et cetera. Mais pour les réseaux sociaux qui concernent la la politique, je trouve que les choses se sont considérablement dégradées et qu'aujourd'hui c'est devenu, on parlait de compromis tout à l'heure, plusieurs d'entre vous ont parlé de compromis. C'est devenu vraiment un moyen et un moyen de de d'opposer les gens aux autres, d'hystériser le débat politique.
Gérard Larcher, le président du Sénat parlait de tombeau tombeau d'ordure sur euh sur les réseaux sociaux et pour une grande partie euh c'est devenu ça. Alors évidemment comme vous le dites, il y a un paradoxe parce que à partir du moment où on dit ça, on devrait se dire "Ben, il faut pas utiliser réseaux sociaux, il faut les déconseiller et ce que je ne le fais pas puisque évidemment puis vous avez dans la salle beaucoup de jeunes qui sont nés avec les réseaux sociaux et qui n'ont connu que les réseaux sociaux internet et qui n'ont pas connu le temps d'avant." le le bon mont euh temps.
Euh mais euh le problème c'est que et je je je aujourd'hui ce que je ne faisais pas avant mais j'écris même mes discours beaucoup plus en fonction des réseaux sociaux qu' que pour le Sénat. Euh quand je parle au Sénat, j'ai 348 collègues qui m'écoutent. Euh quand c'est plein.
Euh quand je quand vous retransmettez euh mes discours, il ils sont écoutés par des centaines de milliers ou des millions de personnes. Donc évidemment que euh que donc les réseaux sociaux ont bien une utilité. Et oui euh une utilité avec beaucoup d'inconvénient et mais je vais vous dire une chose euh c'est la radio et alors là je parle pas pour les plus jeunes y compris pour moi puisque j'étais pas là à l'époque.
La radio dans les années 30 a été un vecteur extrêmement puissant, aussi puissant que les réseaux sociaux aujourd'hui pour le populisme ont été un vecteur extrêmement puissant de l'année de de la progression des fascismes. Hitler, Mussolunie et cetera sont arrivés à travers ce média qui qui existait pour la première fois qui surprenait tout le monde et qui avait une puissance considérable. Et et par conséquent, je je c'est là que que le paradoxe est résolu, c'est-à-dire on voit bien aujourd'hui euh à peu servi et même dans les années 30 que c'est pas parce que la radio a été un instrument fantastique au service des fascismes que il fallait se priver de parler à la radio.
Il fallait bien au contraire que les démocrates eux aussi aent voilà, on est dans cette situation aujourd'hui et même si c'est paradoxal alors je crois en plus quand je vois l'évolution par exemple depuis des sites comme Doctissimo jusqu'à aujourd'hui les réseaux sociaux euh je crois de plus que ça on va comme on a apprivoisé la radio euh et aujourd'hui on a apprivoisé la radio. la radio n'est plus le porteur des discours les plus populistes en général. Euh, on apprivoisera aussi, on on s'adaptera.
Les réseaux sociaux d'aujourd'hui sont plus du tout les mêmes réseaux sociaux que ceux de 2008 quand ils ont commencé. Euh, on peut d'ailleurs dire qu'une qu'en partie se ils sont de plus de pire en pire. partie, c'est pas c'est c'est plus compliqué que ça.
Et la naissance de l'intelligence artificielle fera que demain le paysage des réseaux sociaux sera complètement différent de ce qu'il est aujourd'hui. Donc je pense qu'il faut que nous y soyons, il faut que le Sénat y soit, il faut que nous participions à cette adaptation, que nous regardions ce qui va se passer dans le futur et que nous y participions nous-mêmes. Ça résoudra.
Je sais pas si ça résoudra le paradoxe ou non, mais je je autant je suis critique aujourd'hui, autant je ne suis pas pessimiste parce que je pense que chaque révolution technologique commence par être une disruption terrible. Une disruption terrible. Pas seulement dans le domaine de la communication.
Ça introduit des phénomènes sociaux généralement assez antagonistes et catastrophiques. Et puis petit à petit, on les maîtrise. On frappe comme ça, je pense avec les réseaux sociaux.
Donc il faut rester optimiste. Moi, je reste optimiste. Et en tout cas, je pense qu'il faut que nous tous, qu'on soit sénateur ou qu'on soit pas sénateur, on euh et et surtout tous ceux qui sont qui veulent utiliser les réseaux sociaux au service de la démocratie soit présent et ne laisse pas le champ aux populistes ou à ceux qui s'injurent toute la journée.
Agnè Sverren, je termine avec vous ce ce tour de table. Alors, vous êtes élu de Paris, élu, vous avez également député européenne. On va en parler dans quelques instants, mais vous êtes aussi très active he sur les réseaux sociaux.
Alors, comment vous justement vous utilisez les les réseaux sociaux pour promouvoir votre travail de cette actrice ? Comment vous articulez votre travail de terrain, votre travail de législateur ici et de parlementaire ici au Sénat et votre présence aussi sur les réseaux ? Alors euh moi contrairement donc euh à Claude Maluret, je suis Non non c'est bon ça m'entends je m'entends pardonnez-moi.
Euh donc contrairement à Claude Maluret, je suis assez présente je dire sur les réseaux sociaux mais euh d'abord parce que je pars du principe que désormais la communication est une fonction intrinsèque à la politique, c'est-à-dire que faire sans faire savoir plus possible aujourd'hui. Et puis comme vous le disiez très bien monsieur Périno, il y a une telle défiance vis-à-vis de la classe politique. Très souvent, on avait l'impression donnait la le sentiment que voilà, il y a une classe politique qui est un peu enfermée dans sa tour d'ivoire.
On sait pas très bien ce qu'ils font. Ils sont avec des petits fours. Et donc c'est très important de faire savoir concrètement quel est le travail, comment est-ce qu'on fait avancer nos convictions, nos idées, nos valeurs.
Ça c'est la première des choses. Et la deuxième, de vous dire que par ailleurs, je suis porte-parole des républicains et que donc si la porte-parole des Républicains ne communique pas sur les réseaux sociaux, on se demande comment est-ce qu'on fait passer les idées. Donc moi, je comprends parfaitement votre point de vue et à la fois, je pense qu'aujourd'hui rien ne peut se faire en fait sans Twitter, Facebook, Instagram.
Et c'est vrai qu'en fait, il faut s'ajuster en fonction du public auquel on souhaite s'adresser. Par exemple, moi si je veux parler au journalistes, je m'exprime sur Twitter. Donc je fais un message très très clair, très incisif, en tout cas j'essaie.
Et c'est souvent repris ensuite par les journalistes. Ensuite, si je veux parler à des plus jeunes, je vais sur Insta, sur Facebook sont les élus locaux. Et donc tout ça euh aujourd'hui, c'est vrai que ça a complètement comment dire transformé même le travail d'un élu parce qu'avant on faisait mais sans faire savoir et aujourd'hui moi je par du principe que c'est désormais une des fonctions intrinsèques que j'ai parfaitement intégré.
Après, c'est vrai que j'ai été élu moi depuis donc septembre 2023, j'entendais beaucoup notre président Gérard Larchet dire le Sénat est un pôle d'équilibre, est un pôle de stabilité et c'est vrai que pour avoir été député euh européen, j'ai beaucoup travaillé également à l'Assemblée nationale. J'ai mesuré en effet la force et l'utilité du Sénat dans nos institutions. Pourquoi ?
Parce qu'il est vrai que bon, vous avez bien vu la situation depuis la dissolution. On est dans une tripartition. La 5e République en fait a été habituée au bipartisme.
Or là l'Assemblée nationale comme il n'y a pas de majorité et bien on a 1/3 1/3 1/3 et pour faire voter un texte avec 1/3 1/3 1/3 c'est devenu quasiment impossible et ça rend les débats en fait à l'assemblée assez chaotique et parfois infructueux. Je vous donne juste un exemple par exemple sur la réforme des retraites dont on a beaucoup parlé. Alors après, elle est perfectible, il y a pas de débat là-dessus, mais c'est sur le principe.
Au moment où est arrivé l'article 7 qui concernait donc le passage de 62 à 64 ans, il y a eu tellement d'obstruction en fait à l'Assemblée nationale que en fait les députés n'ont même pas voté sur le passage de 62 à 64 ans. Le texte est arrivé dans la nuit au Sénat, il a été voté dans les 5h. Donc le Sénat joue son rôle constitutionnel de voter des lois, de voter le budget.
Et c'est vrai que pour le coup, moi compte tenu de mon expérience au Parlement européen où les débats sont apaisés, où on travaille sur le fond dans les commissions parlementaires, où véritablement ce qui compte c'est pas de faire du clash, du buzz comme ça peut arriver parfois à l'Assemblée nationale, c'est véritablement d'apporter une expertise et d'être utile au sens, comment dire très noble de la politique, c'est-à-dire d'être au service du bien commun. Et ça, je trouve vraiment ça élève la politique et ça renvoie, il est vrai, une autre image parce qu'encore une fois, si aujourd'hui on est engagé en politique, c'est parce qu'on a toujours voulu servir le bien commun. Et ici véritablement, encore une fois, je le redis, pour avoir eu l'expérience aussi de l'Assemblée nationale où j'ai travaillé, ça change tout.
C'estàd que dans les commissions parlementaires, quand on y est, vraiment moi ce qui me m'impressionne systématiquement, c'est l'expertise, la qualité des interventions des sénateurs et des sénatrices. Il y a pas, je sais qu'à l'Assemblée parfois, il y a des députés qui viennent qui posent une question au ministre, qui partent avant même la réponse parce qu'ils peuvent viraliser la question qui a été posée pour ensuite la faire connaître sur les réseaux, à la télé. Voilà.
Ici, il y a pas TikTok, il y a pas en dehors de en effet faire savoir ce qu'on fait, il y a cette volonté encore une fois d'être au service du bien commun et pour moi, c'est ce qui fait la noblesse de la politique. Et est-ce que vous diriez aussi que la durée de votre mandat, 6 ans qui est détaché aussi du calendrier politique national de la présidentielle, des législatives, vous êtes aussi à prendre un petit peu de distance par rapport à parfois à un débat politique très polarisé ? Alors, c'est une très très bonne question parce que c'est vrai que la cette assemblée au Sénat a une double caractéristique.
La première des caractéristiques, pardon, c'est sa permanence. C'est-à-dire que contrairement à l'Assemblée nationale, nous ne pouvons pas être dissous. Donc ici, on va enjamber toutes les élections.
On va enjamber l'éventuelle dissolution, on nen sait rien. On va enjamber les municipales de 2026 et on va enjamber également pour ceux qui sont élus depuis 2023 la présidentielle. Et donc c'est vrai que à l'Assemblée le climat est moins apaisé pour une simple et bonne raison, c'est que certains députés redoutent une potentielle dissolution et donc sont beaucoup plus en fait sur le terrain que dans l'hémicycle parce que ils se préparent au cas où une dissolution pourrait arriver.
Et c'est vrai que ça rend les débats encore plus paisibles ici parce que ça nous permet justement de rester sur le fond et d'être utile aux Français parce qu'encore une fois je le redis, moi j'ai mesuré l'importance euh du Sénat quand en effet un ancien premier ministre avait dit que c'est une anomalie. Heureusement qu'on a véritablement euh le Sénat et puis après, il y a tout le travail qui est fait évidemment avec le territoire parce que souvent on me dit "Ah mais tu es tu es parisienne et tu es pourtant sénatrice." Oui.
Le rôle constitutionnel en fait euh du Sénat, c'est de représenter les territoires. Et donc moi ici, qu'est-ce que je fais concrètement ? C'est que je représente le territoire de Paris.
C'est-à-dire que j'interroge parfois le mardi matin lors des questions orales euh au gouvernement sur des sujets d'intérêt local. Donc par exemple les salles de shoot, le blanchiment dans certains commerces, les questions de sécurité et et le lien est très important avec le maire d'arrondissement. Moi, je forme un binôme en fait avec mon maire d'arrondissement qui est le maire du 15e arrondissement.
Vous le savez, c'est le plus gros arrondissement de Paris, c'est 230000 habitants. Et donc, dès qu'il y a un problème du 15e, je le remonte ici au Sénat où je peux interpeller le gouvernement. Merci pour ce témoignage.
Merci à à tous les cinq. Je pense que maintenant le temps est venu de donner la parole à la salle euh d'écouter vos réactions peut-être vos questions surtout et d'y répondre. Euh voilà, on a des micros de de chaque côté.
On va vous donner la parole jeune homme après madame si vous pouviez vous présenter, ça serait sympa. Oui, bonsoir Vincentabé, je récemment diplômé d'un master de droit public à la faculté d'Ex en Provence et je me destine à passer l'examen du CRFPA, l'entrée à l'école des avocats en septembre prochain. Alors, j'aurai un commentaire et une suggestion à vous à vous soumettre si vous me le permettez.
Euh ce soir, c'est la première fois que que je me rends au Sénat. Euh, pardonnez-moi, euh excusez-moi. Euh euh c'est la première fois que vous visitez le Sénat que vous venez ici ?
Oui. Oui. Mais je crois que cette crise de la de la défiance, cette défiance envers les les représentants, cette crise de la confiance, cette crise de la représentativité débute en 2005 avec ce ce cette victoire du nom vis-à-vis du référ du référendum euh sur le traité constitutif de l'Union européenne qui pour certains a été passé de manière voilà en sous-main avec le traité de Lisbonne en 2008.
Donc beaucoup de Français vivent cela comme une trahison. Donc ça fait 20 ans qu'on entend parler de ce thème et avec l'impression que rien ne change. J'ai donc l'impression que peu importe les pensements qu'on mettra sur les plai de la confiance des Français, en tout cas pour ces Français-là, ça ne marchera pas face au cri du cœur de ces Français qui est peut-être un véritable changement de système.
Maintenant, voilà, c'est donc la première fois que je me rends au Sénat. Je me sens vraiment privilégié ce soir et j'observais un petit peu les jeunes de mon âge déambulés dans le Sénat, peut-être pour la plupart des étudiants d'université parisienne et j'avais l'impression de je le dis un peu grossièrement qu'il se rendait au restaurant universitaire du coin tandis que moi j'étais tout à fait ébahi par la propreté du carrelage du Sénat que je trouve impeccable. Euh maintenant euh je trouverai je trouve j'ai été vraiment touché par la déclaration de de madame Puissa.
Pourquoi pas envisager euh un Sénat hors les murs du palais ? Par exemple, je trouve que les commissions d'enquête ont beaucoup d'échitoyens, sont souvent repris sur les réseaux sociaux. Pourquoi pas ? pour certains par certaines étapes de ces enquêtes, de ces commissions comme les comme les auditions, les délocaliser à Marseille, au fafond de la Creuse et y convier les citoyens pour pour y participer.
Euh voilà, je vous remercie. Merci. Merci pour votre réaction, votre témoignage et votre question.
Alors, il faut savoir, mais je vais laisser les sénateurs se répondre que dans le cadre de commission d'enquête comme de mission d'information, les sénateurs se se déplacent régulièrement sur le terrain justement pour aller euh rencontrer euh les acteurs de la thématique euh interrogée. Euh souhaite intervenir et et répondre à cette Frédéric Puis peut-être. Non, non, mais peut-être pour rebondir sur vos propos et et j'ai j'ai parlé tout à l'heure de des visites régulières que je fais du Sénat.
Euh je je le disais euh d'ailleurs euh devant le secrétaire général du Sénat parce que c'est vrai que beaucoup de visites peuvent à un moment donné euh euh avoir la nécessité d'être cadrée parce que ça peut aussi gêner nos travaux. Donc il faut qu'on soit très attentif à ça. Mais en même temps, je crois que le Sénat a vraiment besoin et j'allais dire cette soirée il contribue quand je vois notamment vos votre âge a vraiment besoin qu'on dépoussière son image et a vraiment besoin qu'à un moment donné on puisse permettre à tout un chacun de pouvoir pénétrer euh dans ce bâtiment qui a j'allais dire une histoire qui effectivement s'inscrit dans dans notre histoire, dans l'histoire de notre pays.
Mais au-delà de ça, on a besoin de faire comprendre comment le Sénat fonctionne. Et moi, je pose souvent la question aux personnes qui viennent visiter le Sénat. Pensez-vous sincèrement, et je j'allais dire à dessin, je la pose de façon provoquante, pensez-vous sincèrement qu'un sénateur et qu'un député fasse la même chose d'un point de vue constitutionnel ?
Tout le monde me répond. Tout le monde me répond. C'est-à-dire qu'on a besoin effectivement de savoir comment fonctionne le Sénat, de savoir comment fonctionne le Parlement et de savoir comment fonctionnent nos institutions.
Et je pense qu'une soirée comme celle-ci euh tout comme effectivement les visites qu'on peut faire au niveau du Sénat contribuent euh à ce qu'on ait une meilleure connexion euh entre les citoyens et le Parlement et en l'occurrence singulièrement le Sénat. Et cette élection au 2e degré précisément, on doit arriver, j'allais dire à la contrecarrée par des visites ou des des soirées tel que telles que celle-ci. Laurent Lafond peut-être sur le scénar les murs qui est une bonne idée effectivement de se délocaliser parfois.
Oui. Bon déjà vous avez répondu en partie. C'est vrai que quand on fait une mission d'information, une commission d'enquête pas de manière systématique mais vraiment très fréquente, on va on fait des visites de terrain.
J'ai j'ai à l'esprit une mission d'information qui vient de s'achevau de notre commission sur les universités. Ils ont visité 6 se universités en province. On a fait une mission aussi qui n'est pas encore rendue mais qui va être dans quelques jours sur les langues régionales.
Ils sont allés les deux rapporteurs sont allés évidemment dans les régions concernées et en plus à chaque fois essa de faire des conférences de presse avec la la presse quotidienne de régionale pour qu' y ait un écho aussi à notre travail de de cette manière. On a on a aussi quand même quelqu'un qui au Sénat est assez attentif d'aller de manière très fréquente en en un peu partout en France y compris en Outreem. c'est le président du Sénat qui qui évidemment par ses fonctions nous représente tous et qui est je ne sais plus le nombre de de de jours aller en dehors du Sénat du du président de du Sénat, mais c'est assez impressionnant sa présence hors des murs et puis alors bon, on peut pas tout faire hors des murs, on essaie par contre beaucoup de faire rentrer dans les murs parce que c'est aussi une façon de mieux connaître le Sénat.
La preuve, une soirée comme celle celle-ci, je je ne crois pas qu'elle ait eu lieu, enfin peut-être pas la nuit du droit, mais enfin un équivalent de la nuit du droit, qu'elle a eu lieu il y a 10 ans ou il y a 15 ans. Et on peut prendre d'autres exemples. J'ai j'ai le souvenir d'une opération avec les collégiens dans le cadre des 150 ans où on a fait venir je ne sais plus combien de de collégiens un peu partout en France qui sont venus ici travailler pendant une journée à la fabrication de la loi avec des sénateurs.
Claude Maluré, vous voulez réagir également ? Oui, moi je voudrais agir à la première partie de la question euh celle du euh du manque de confiance qui s'est concrétisé ou qui s'est affirmé à partir de 2005 la fausse promesse du référendum. Je crois qu'il faut éviter de singulariser les situations présentes.
On a l'impression aujourd'hui qu'on est dans une crise politique comme on a jamais vu parce que personne n'en voit l'issue. On se dit la 5e République ne répond plus à ce qu'on lui a demandé. Elle a assuré la stabilité pendant des décennies et des décennies.
Aujourd'hui, est-ce que c'est la fin de la 5e République ? euh une une impasse et cetera. Et vous dites euh ce ce manque de confiance euh euh caractérisé par ce que Pascal Perinot nous a commenté tout à l'heure, euh il date de 2005.
Euh alors moi je voudrais justement par rapport à votre question et par rapport à la situation qui inquiète tout le monde aujourd'hui, je voudrais essayer de relativiser euh 2005 ça correspond au moment où vous étiez sans doute d'ailleurs trop jeune pour faire de la politique mais en tout cas ça ça reste dans le débat public d'aujourd'hui. Mais je pourrais vous citer 1025, 10 périodes en France de crise politique majeur. Je pourrais vous citer les avant que nous soyons tous nés les années 30 période période où les où des mar où on a marché sur le parlement des manifestations ont marché sur le parlement ont réclamé la la démission de tout le monde les années 50 où le poujadisme était l'équivalent des populismes d'aujourd'hui où le slogan qui a permis à Poujad d'avoir je ne sais pas combien Pascal le sait peut-être 100 150 débutés avait comme slogan sortez les sortants.
Je pourrais citer mai 68 où de Gaul a failli être renversé par Misséranas France à Charletti ont annoncé qu'ils étaient prêt à prendre le pouvoir et Degul est parti à Badenbaden consulter le chef des armées. C'est c'est des situations quand même que nous ne vivons pas aujourd'hui. Je pourrais citer 86 avec la loi de Vaquet qui a été une période absolument catastrophique.
Je pourrais vous citer 83, le tournant de la rigueur qui a mis vous parlez tout à l'heure de de sondage en disant que le président était dans une impopularité record. Je crois que Militan en 83 euh entre 83 et 96 a battu le record de Macron euh d'aujourd'hui. Donc euh je je crois qu'il faut euh relativiser les choses.
Euh on a et ça j'ai le privilège de l'âge me permet de de le dire. Euh je voudrais euh dans dans cette période de très très forte inquiétude et c'est peut-être d'ailleurs le rôle du Sénat de rassurer euh essayer de dire que bien entendu je sais pas plus que quiconque ici ce qui va se passer. Je suis pas plus prophète que quiconque.
Mais je crois que le cétaitmu avant ça vient surtout d'une mauvaise mémoire plus que de que que de la réalité. Et je voudrais juste citer euh pour terminer un historien français qui s'appelait Jacques Binville qui avait une mauvaise réputation parce que c'était pas un historien de gauche ou d'extrême gauche euh alors que l'historiographie française depuis la Révolution, depuis Châtely et les autres euh elle a toujours été confisquée, je dirais. Donc Benville n'avait pas une très bonne réputation bien que je pense que ce soit un très très grand historien.
Et je vous conseille un petit livre qui est en livre de poche qui s'appelle Histoire de France. Il fait 500 pages et vous vous dites "On peut pas faire l'histoire de France en 500 pages, il faut des tas de volumes et cetera. Donc euh c'est un peu n'importe quoi." Ben je je je vous recommande ce petit livre.
Il est euh il est d'une clarté évidente. Moi, je m'y réfère de temps en temps plutôt que d'aller dans une encyclopédie ou sur internet. Je je reprends mon petit bouquin quand j'ai eu une une voilà et Benville est mort dans les années 30 à un moment dont je parlais il y a un instant où les choses allaient de plus en plus mal et une anecdote qui un jour faisait une conférence et euh il y a une dame dans la la salle qui lui dit "Monsieur Benville quand même c'est épouvantable tout va mal où est-ce que ça va comment est-ce que ça va finir et Benville lui fait cette réflexion cette rép réponse que je trouve fantastique de la part d'un historien, il lui dit "Vous savez madame, tout a toujours mal marché et je crois effectivement que c'est que tout a toujours mal marché puis voilà et ça continue.
Merci. Une autre une autre question ou réaction intervention dans la salle madame madame si vous pouviez vous présenter peut-être Laurence Jacquel auto-entrepreneur une fan du Sénat et des travaux du Sénat quand on voit Oui. depuis longtemps et surtout depuis quelques années encore continuer ainsi.
Euh oui. Qu'en est-il du cumul de revenir sur le cumul des mandats en ayant euh un sénateur maire mais pour des communes de grande de grandes dimensions ? On en reparle ou on en reparle pas ?
Non, c'est une question qui revient régulièrement qui revient régulièrement dans dans le débat mais en tout cas qui n'est pas à l'ordre du jour du travail parlementaire pour l'instant. Frédéric, il est pas l'ordre du jour au travail parlementaire. Par contre, c'est un sujet qui a été évoqué Oui. qui a été évoqué notamment selon la strade des communes avec des possibilités de de commune, mais il y a pas de texte à proprement parler ni même qui sont passés chez nos collègues députés.
Euh mais moi je peux vous dire que c'est un sujet sur lequel on a besoin de travailler euh parce qu'on a, je le dis, besoin d'ancrer nos euh euh on le voit quand même hein sur on a perdu les statistiques de de monsieur Perinot, mais quand on voit effectivement la confiance qu'ont les citoyens dans leurs conseillers municipaux euh et quand on voit qu'effectivement euh on a du mal à accumuler des postes de parlementaires avec des postes de conseil municipaux ou bien entendu d'adjoint et de de ma puisque c'est dans l'exécutif, ça pose la question quand même de de comment on représente nos habitants. que moi je pense qu'il y a un sujet sur lequel il faut qu'on reréfléchisse. Mélanie Vogel, vous n'êtes pas tout à fait du même avis.
Non. Bon, les écologistes ont jamais défendu le principe qu'il fallait absolument cumuler les mandats au nom d'un principe assez simple qui est qu'un mandat, alors moi je suis pas contre le cumule de tout mandat, mais le mandat de parlementaire au niveau national euh bon bah déjà à temps plein, on n pas le temps de tout faire. Euh mais si on s'en rajoute un autre, c'est vrai qu'il y a ça pose la question de du temps qu'on va pouvoir euh y consacrer.
Moi, je en fait pour être honnête, je trouve que c'est un débat qui est euh qui est très tourné sur nous-même. Moi, j'entends jamais personne dans euh les mobilisations sociales, dans les différentes réunions publiques que je fais et cetera. me dire "S'il vous plaît, s'il vous plaît, refaites le cumul des mandats." Euh voilà, je trouve que c'est un peu un sujet qui est à propos de nous-même.
Je pense pas que ce serait la fin du monde si euh on refaisait le cumul des mandats, mais je pense qu'il y a tellement plus intéressant, plus important à faire sur la réforme démocratique que de réintroduire le cumul des mandats. par exemple, ça concerne pas le Sénat, mais par exemple l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives qui à mon avis est une partie de la réponse aussi à la à la à la crise actuelle qui est bloquée par notre fonctionnement mais qui est pas bloqué par elle-même. La plupart des démocraties européennes connaissent une tripartition.
Toutes les démocraties européennes connaissent des parlements sans majorité absolue et ils arrivent à avoir des gouvernements qui gouvernent. Et euh et ça c'est voilà en grande partie du fait de notre mode de scrutin qui à mon avis est quelque chose de beaucoup plus intéressant euh que le cumule des mandats. Agnê que les travaux mais mais madame vous me effectivement vous me contredisez puisque c'est la première fois qu'il y a quelqu'un dans une réunion qui qui parle du du cumul des mandades.
Vous faites l'exception. Ben moi, je suis pour parce que je pense que c'est un travail complémentaire, que le Sénat représente les terroirs et les territoires et que le fait que les sénateurs puissent être aussi élus locaux de villes de plus grande importance, sera un mérite, celui de connaître vraiment le terrain. Beaucoup de députés sont hors sol actuellement, indépendamment de la pagaille permanente et c'est vrai que ça déconnecte un peu le travail des députés actuellement aussi.
On va laisser Agè. Oui. Non mais moi je je partage tout à fait qu'il faut être très connecté au terrain.
Je pense pas que les élus locaux sont plus connectés au terrain que les habitants qui vivent sur le terrain. C'est tout. Agn Seven.
Oui. Alors sur le cumul, moi je je ne fais pas de la politique dans le rétroviseur, donc maintenant ça a été acté. Mais sur le principe, je trouve en effet pour avoir discuté avec beaucoup de maires en fait que ils sont totalement décorrélés en fait de ce qui se passe ensuite au Parlement et vice-versa.
Et ça c'est un vrai sujet parce qu'en fait il y a beaucoup de députés qui sont par exemple élus parce qu'ils sont identifiés dans leur territoire. Ils ont un bilan et c'est comme ça qu'ils arrivaient à porter en fait et à légiférer au Parlement en connaissance de cause. C'est-à-dire qu'il maîtrise parfaitement bien tous les sujets transversaux qui touchent à leur territoire.
Et et c'est vrai que je trouve que c'est vraiment dommageable. C'est vraiment dommageable pour pour les les Français tout simplement. Et par ailleurs, pour moi, la proportionnelle n'est pas la réponse justement parce que ce serait gravé dans le marbre cette instabilité politique que nous vivons aujourd'hui.
Encore une fois, je le redis, la 5e République, elle était faite pour le bipartisme. Un président est élu, il a une majorité. Ça permet de faire adopter des textes.
Aujourd'hui, si on grave dans le marbre cette répartition où personne n'a de majorité, je ne vois pas comment est-ce qu'on peut redresser la France, sachant qu'on voit bien la situation aujourd'hui. On est dans une crise politique, on est dans une crise économique, on est dans une crise budgétaire. J'espère qu'on va en sortir et qu'encore une fois la proportionnelle c'est donner le pouvoir à des partis qui auraient droit de vie et de mort sur la carrière des uns et des autres.
Alors que le vrai sujet c'est est-ce qu'on est connecté et identifié dans notre territoire encore une fois au sens noble de la politique pour faire avancer tout simplement les projets structurants pour son territoire ? Merci. Alors je vois deux mains qui se lèvent au fond.
Madame, jeune homme, voilà, on va vous apporter des micros pour intervenir le premier qui a le micro. Voilà. Voilà.
Bonjour et merci à tous. Alors, moi c'est Sinaim ici et ma question, elle va être très simple. Est-ce que vous pensez que actuellement c'est le cumul des mandats qui pose problème ou le cumul des salaires ?
Ah, juste juste une chose, on va peut-être préciser le parce qu'en fait, dites-vous bien une chose, c'est qu'on est écrété. C'est-à-dire que quand vous avez plusieurs mandats d'élus, vous n'avez il y a un plafond, vous ne pouvez pas aller au-dessus. Par exemple, je vous le dis, je vous donne mon exemple qui est très concret.
J'ai été député européenne et conseillère de Paris. Je touchais zéro du Conseil de Paris parce que j'atte j'atteignais le plafond. Donc ne croyez pas que cumule des mandats veut dire cumul des indemnités.
Ça c'est totalement faux. Ça n'existe pas. Voilà. pour question ça per je pense que la réponse a a été suffisamment claire et précise.
Monsieur Bonsoir. Thomas 26 ans, inspecteur des finances publiques. J'ai une question.
On dit souvent que la 4e République c'était un personnel politique brillant mais des mauvaises institutions et la 5e République c'est l'inverse des institutions solides et un personnel moins brillant. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette cette comparaison ? Ouais. sympathique pour nos cinq parlement que vous depuis tout république hein.
Mais alors est-ce que vous êtes moins brillant que le personnel politique de la 4e République si si j'ai bien compris votre votre intervention Mélanie Vogel ? Ouais. Alors j'avais jamais entendu cette citation.
Euh vous me la prenez, je suis pas du tout d'accord. Non mais en plus je je parle je je parle généralement. Je moi je je pense qu'on a vraiment un problème avec la 5e République et ça nourrit le débat donc qui qui est lié hein sur sur la question de la proportionnelle qui pouvait tout à fait être faite dans le dans le cadre constitutionnel de la 5e République mais je pense que le blocage qu'on a aujourd'hui c'est pas tellement le personnel politique que bien sûr on peut critiquer et cetera, mais c'est les conditions d'exercice du mandat politique dans un dans une situation ultra normal encore une fois le fait moi je suis pas du tout d'accord avec le fait de dire c'est la proportionnelle c'est l'instabilité s'il y a pas de majorité absolue pour une force politique il y a forcément de l'instabilité mais enfin tous les pays européens tous les pays européens sont dans cette situation de ne pas avoir de majorité absolue pour une force politique c'est tout à fait normal en démocratie le le scrit majoritaire il fabrique artificiellement une majorité absolue à l'assemblée qui n'existe pas dans la société et donc il construit une situation ce sont des minorités qui gouverne et ça c'est un problème dans les autres démocraties parlementaires qui nous entourent qui sont par ailleurs beaucoup plus stables que nous.
L'Allemagne qui a une proportionnelle intégrale et un des pays où il y a eu le moins de gouvernement depuis 50 ans de toute l'Union européenne. Donc il y a pas de lien entre la proportion et la stabilité. Moi, je crois que le le problème que nous avons c'est que de fait la 5e République donne la capacité au chef de l'État de bloquer le pays.
Et donc quand il agit de manière responsable, pas de problème. Il s'aperçoit qu'il a pas de majorité, il fait en sorte que bon mais il peut constitutionnellement utiliser des outils qui lui permettent de créer la situation à laquelle on est maintenant. Et donc moi je pense que le problème fondamental, c'est pas tellement le personnel par rapport à la Constitution, c'est que la constitution permet quand on a quelqu'un qui est pas vertueux de bloquer le pays.
Laurent Lafond, je je dirais pas que votre phrase est exacte, mais il y a quelque chose de pas d'un peu fondé quand même de dans dans votre dans votre phrase et et je reviendrai au pour pour aller pour nourrir mon propos au tableau tout à l'heure sur sur le manque de confiance. Il faut pas seurer aujourd'hui les fonctions politiques, quel qu'elles soient, même locales, elles attirent beaucoup moins qu'il y a quelques années. Moi, j'ai commencé à faire la la politique il y a 20 ans.
Il y a 20 ans, il y avait beaucoup plus de gens prêts à s'engager sur des listes municipales, sur des élections diverses et variées, qu'elles soient législatives, sénatorial ou autres. Aujourd'hui, c'est plus difficile d'aller chercher des gens, de leur dire "Engagez-vous sur des mandats de 6 ans." Ils vont tout de suite vous dire "Oui, mais attendez, je il y a des des profils, on narrive plus à les mobiliser.
Des chefs d'entreprise par exemple, vous arrivez plus à les mobiliser quand vous leur dites euh ben écoutez, engagez-vous, devenez maire, ça c'est très intéressant. Vous verrez, il me disent oui mais comment je fais pour tourner mon entreprise ? Bah c'est pas grave, vous allez juste travailler 6 jours par semaine, ne comptez pas les weekends, faites attention à votre vie de famille parce que quand même comme on est pris tous les soirs, ça a des petites conséquences.
Bon bref, tout un tas de de choses euh qui fait que aujourd'hui et puis surtout cette méfiance de la population, c'est pas évident de se dire "Je vais être candidat quand vous savez que vous allez être impopulaire qui a euh six français sur euh 10 qui vont vous dire vous êtes vous êtes un homme politique, une femme politique." Donc euh bah vous êtes responsable de la situation dans laquelle on est. C'est c'est une étape qui n'est pas forcément aisée et aujourd'hui c'est vrai que attirer un certain nombre de personnes à s'engager politiquement, ce n'est pas une chose aussi aisée.
Alors, j'ai j'ai pas la référence de la 4e n'étant pas née à ce moment-là, mais j'imagine que peut-être la le l'engagement politique et et la fonction élective était davantage valorisée et je parle pas de salaire mais d'un point de vue reconnaissance l'était davantage qu'aujourd'hui. Je me permets juste si je peux me permettre d'ajouter quelque chose. Vous avez vu qu'il y a des centaines de maires qui démissionnent de leur mandat.
Il y a un vrai sujet aujourd'hui, c'est la crise économique et la baisse des dotations et collectivités. Il y a des tas de mèes qui veulent faire de la politique au sens noble et qui dit "J'ai pas les moyens de mes ambitions." Et donc plutôt que de gouverner sans pouvoir en fait faire avancer leur projet, ils préfèrent malheureusement laisser tomber.
Voilà. Ayez le bien en tête aussi. Alors une autre question.
Voilà, il y a plein de questions tout d'un coup. Alors, il ne reste pas beaucoup de temps. On va essayer de de faire cours.
Je vous écoute, mademoiselle au fond. Euh Mathilde Aguera. Moi, je suis juriste et expert comptable mémorialiste et c'était pour savoir plus du coup tourner sur le côté économique.
Euh quel est notamment vous parliez monsieur des des entreprises, des chefs d'entreprises euh avec le climat économique, actuel, social que l'on connaît. Euh comment en fait recréer cette confiance ? parce qu'en fait on voit notamment au fil des différentes lois de finances qui sont publiées chaque année et qui du coup sont impliqués derrière que en fait tous les ans notamment pour favoriser du coup ce climat économique plus favorable en fait d'une année sur l'autre, il n'y a pas forcément de continuité autre et du coup comment vous notamment au niveau du Sénat vous permettez en fait de créer cette confiance et du coup de permettre cette création de valeur qui est nécessaire au fonctionnement de l'État, de la France et de l'économie en général.
Merci beaucoup pour votre question Frédéric Puissard. Non, simplement pour rebondir, vous avez parfaitement raison et et j'en veux pour preuve, vous l'avez dit tout à l'heure, moi je rapporte la mission travail emploi sur l'apprentissage en particulier qui connecte plusieurs ensemble, l'entreprise, les familles avec les les professionnels qui vont être apprentis, mais également les financements. Et ce que nous avions demandé nous et c'est ce que je vais porter moi, même si nous ne sommes que le parlement, nous ne sommes pas le gouvernement, mais c'est ce que je porterai moi dans le projet de loi 2026, c'est de la stabilité parce qu'on a besoin de cette stabilité pour redonner confiance dans le monde économique.
Et ça, ça me semble être quelque chose qui qui est fondamental et je le dis aussi pour rebondir sur la question précédente, je me permets d'interférer sur la question précédente. La vie politique, elle est ni plus ni moins que le reflet de la société aussi. Vous le disiez tout à l'heure, moi j'ai été salarié comme beaucoup d'entre nous, comme beaucoup d'ailleurs de de sénateurs et de parlementaires.
J'avais eu et j'ai eu à un certain nombre de moments de ma vie des chefs et puis j'ai eu des leaders. J'ai eu des chefs et des leaders et croyez-moi, ça fait la différence. Il y a dans la vie politique des parlementaires, il y a des parlementaires et notamment des sénateurs très techniques qui connaissent parfaitement leur sujet et puis il y a des hommes et des femmes d'état.
Et moi, je fais la différence entre des hommes et des femmes d'état, des parlementaires techniques et de parlementaires tout courts. J'allais dire tout a une richesse mais ça fait aussi la différence. Alors comme il nous reste peu temps, on va prendre encore une ou deux questions.
Alors jeune homme devant et puis une autre derrière. alors oui, vous avez le micro, je vous écoute. Bonsoir, je m'appelle Johan Rey, je suis étudiant en master carrière judiciaire à Science Pocernant l'introduction et le rapport à la confiance que nos citoyens ont avec le Sénat.
Euh récemment euh j'ai lu un article du club des juristes qui a expliqué que 13,4 % euh des frais de mandat des des sénateurs étaient exclus de tout justificatif. Euh à l'heure où la confiance euh à l'Assemblée enfin au Sénat et à l'Assemblée est particulièrement basse, estimez-vous normal que 13,4 % des frais de mandat qui vous sont alloués ne fassent pas l'objet de justificatif. Euh voilà, j'aimerais connaître votre réponse.
On dit que la confiance n'exclut pas le contrôle, mais en période où l'on a pas confiance, est-ce qu'il faudrait pas revenir un peu plus au contrôle ? Alors, qui veut expliquer comment fonctionnent les les frais de mandat de façon très très concrète ? Est-ce que c'est contrôlé, pas assez contrôlé ?
Voilà. Quel est l'enveloppe ? Je me lance hein, sans sans aucune sans aucune difficulté sur sur ce sujet, mais mes collègues compléteront.
Nous avons effectivement une indemnité chaque mois qui donne lieu à une obligation de contrôle. C'est-à-dire que nous rentrons l'intégralité de notre justificatif dans un logiciel et chaque année, soit on a un contrôle qui est poussé de la part de de l'administration, soit on a un contrôle qui est un contrôle alléger. Moi je suis élu depuis 2017, tous les ans, j'ai eu un contrôle.
C'estàd que tous les ans, j'ai eu à justifier. Alors, ça va effectivement de ce que je dépense pour mes collaborateurs à au prix de ma permanence et tous les gens, on a effectivement à le justifier. Mais mais moi, je le dis, je n'ai pas de difficulté là-dessus.
La seule difficulté que je peux avoir et je parle et je vais avoir un discours qui est un peu un peu politique et forcément je vais me détacher un petit peu. On discutait tout à l'heure avec Agnès de ce qui se passe à Paris aujourd'hui. Donc voyz, je pas lu de Paris donc j'en parle, je connais même pas les personnes dont il est question.
Franchement euh c'est toujours très facile euh d'extraire deux trois sujets et d'en faire la une des médias. Moi je crois que si on veut tuer notre classe politique aujourd'hui, on s'y prendrait pas autrement. Donc je pense qu'il faut être extrêmement attentif.
J'ai travaillé dans le privé. Moi, j'ai eu des chefs d'entreprise qui avaient aussi euh un certain nombre de frais qui étaient pris en charge par les entreprises. On a nous des frais qui sont prises en charge, ils sont contrôlés mais on a besoin de dire comment ils sont contrôlés et ça ne me pose aucun problème que de le dire.
Merci. Ouais, juste oui, très rapidement parce que je voudrais qu'on prenne encore au moins une dernière question mais très rapidement. OK.
Alors, je c'est juste pour un point. Donc, moi, j'ai beaucoup travaillé au Parlement européen sur exactement ça, le contrôle des frais de mandat et davantage de transparence. Euh je voulais juste dire deux petites choses.
Premièrement, en vrai au Sénat euh par rapport à la moyenne des autres pays européens, c'est quand même très très contrôlé. C'est-à-dire qu'effectivement, vous devez rentrer tous les justificatifs pour chaque dépense et à la fin de l'année, euh il y a que ce que vous avez déclaré qui est considéré comme étant légitimement employé. tout le reste qu'on vous a donné, vous le récupez pas, vous le récupérez pas l'année prochaine.
Ce qui permet donc qu'il y ait pas d'argent euh dépensé pour d'autres raisons. Cela dit, ce que vous pointez là très précisément sur les 13,5 %, bon, j'ai pas le chiffre exactement. Alors, c'est une mesure qui permet pour des situations où vous perdez une, ce qui arrive, je dire c'est moi ça m'arrive, vous perdez une facture, vous perdez un ticket de restaurant et voilà, vous pouvez dire "Ben, je l'ai perdu." Et donc, mais vous devez quand même le justifier.
Vous devez quand même faire un formulaire en écrivant voilà, je suis allée au restaurant, ça a coûté temps et j'ai perdu mon ticket. Est-ce que ce montant, il est un peu trop large ? Moi, je suis d'accord.
Mais le principe qu'il existe répond à une réalité, c'est que parfois ça nous arrive de perdre d'é tickets. Alors, visiblement, vos collègues savaient même pas que ça existait forcément ça. Euh monsieur, vous avez le micro, je vous écoute.
Oui, bonsoir. Euh merci déjà d'avoir pris du temps euh pour venir. Euh je m'appelle Baptiste Lafond, je suis en master 2 de relation internationale et j'écris un mémoire de recherche sur l'article 493 et sur la notion de démocratie en France.
Bon, je parlerai pas de l'article 493 mais, je parlerai de la démocratie. Euh, on parlait du faire savoir. Il y avait bien sûr les sénateurs qui vont sur le terrain.
Vous, madame Éverin, vous euh faites des vidéos sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce que l'on pourrait mettre en place pour développer, se faire savoir et donc par conséquent augmenter euh le pourcentage de confiance du sondage CVPOF ? Oui.
Alors, je mets des vidéos parce qu'en fait, on m'a tout simplement expliqué que dans un tweet, les vidéos ça passait mieux qu'un message simple. En fait, c'est photos et vidéos, ça marche mieux. Et donc, c'est vrai qu'au Parlement européen, on a on nous a donné l'habitude en fait d'expliquer parce que vous savez le Parlement européen, on a l'impression que c'est un espèce de mastodonte administratif, technocratique très éloigné des préoccupations des Français alors que c'est tout l'inverse.
C'est vraiment les préoccupations des Français. Et donc, on a appris à faire des vidéos pour expliquer, pour leur dire, "Regardez, c'est votre quotidien." J'ai gardé cette ce réflexe d'expliquer, de faire de la pédagogie parce que vous voyez la question qui a été posée là sur les 13 % par exemple, je crois que c'est beaucoup plus marginal que ça.
C'est pas 13 mais ça doit être 5 % ou 6 %. Donc il y a beaucoup de choses fausses qui sont dites parce que il y a justement cette défiance qui fait qu'aujourd'hui beaucoup de Français se disent "Mais finalement quel est l'impact des politiques sur mon quotidien ?" Et donc on doit leur expliquer que voilà, il y a non seulement moi je travaille, je vous le dis franchement, je dis pas ça pour me h24, c'est-à-dire que du lundi au dimanche, le le je suis dans ma circonscription, le samedi le dimanche, le soir après je je retourne à la mairie du 15e, je suis auprès de mes administrés.
Je pense que euh comme vecteur pour finir euh le plus important, ça me semble évidemment de faire des des vidéos pour communiquer, mais surtout de faire venir. Moi, je fais venir énormément d'habitants de mon arrondissement au Sénat pour que il voi comment est-ce que ça se passe. Voilà.
Mais euh le Claude Malmuret le disait très bien, il y a un paradoxe qu'à la fois c'est que des polémiques des polémiques politiciennes sur les réseaux, c'est vrai aussi hein, c'est de l'invective, c'est ça qui tue aussi l'image des politiques et en même temps quand on le fait proprement, j'allais dire pour faire de la pédagogie, pour tenir un message clé avec un chiffre, c'est toujours utile. Donc je continuerai évidemment les vidéos parce que ça marche bien. Allez, on prend une dernière question s'il y en a une.
Ouais. Voilà, au fond, madame. Voilà.
Euh, bonsoir, toi Mar Charline Fernandez. Je suis greffière des services judiciaires et ma question fait un peu écho à celle qui vient d'être posée. J'avais une question s'agissant des jeunes citoyens qui n'ont pas encore l'âge de voter.
Est-ce qu'il y aurait pas des choses à faire en terme d'éducation pour les sensibiliser à au aux institutions françaises et euh à la à la politique qui qui et à la connaissance de nos institutions et la façon dont fonctionne la démocratie. Euh oui, peut-être Laurent Lafond en tant que président de la de la commission de la culture et dans le programme scolaire quand même des des cours d'éducation à la citoyenneté euh qui qui fonctionne qui qui fonctionne bien d'ailleurs. Moi, je vais chaque année dans un établissement, une école élémentaire de de mon département, dans un quartier sensible et je suis impressionné par le travail qui est fait par l'équipe enseignante sur justement la connaissance des des institutions parce que c'est pas évident d'expliquer à un enfant de 8 ans qu'est-ce que c'est le Sénat, qu'est-ce que c'est l'Assemblée nationale, quelles sont les différences, enfin comment on fait une loi, quel est l'intérêt de la loi pour le citoyen.
C'est pas évident, mais il y a un vrai travail qui est fait dans un certain nombre d'établissements, un grand nombre d'établissements. Nous, on est très très demandeur aussi ici qui est qui est que les classes viennent avec leurs enseignants pour visiter le Sénat et que ça donne l'occasion en dehors de du fait de voir le le Sénat et et et le carrelage très propre comme souligné quelqu'un tout à l'heure, mais aussi qu'on parle du travail législatif et qu'on explique ce qu'est le travail législatif. Je rebondis un petit peu sur la la la question de la communication.
J'ai été maire euh pendant quelques années. Quand vous êtes maire, c'est beaucoup plus facile de communiquer. Euh quand vous finissez une école, bah vous montrez l'école, tout le monde voit.
Oui, ben il a fait une école. Quand quand vous rénovez une une une voix, bah tout le monde voit que la voix a été renovée. Les gens vous disent "C'est bien, c'est pas bien." Mais enfin, en tout cas, c'est facile.
Quand vous êtes parlementaire et que vous devez expliquer que vous avez passé un amendement sur un texte un peu technique et ça peut avoir des incidences sur la vie quotidienne et tout ça en 70 caractères sur X, c'est pas très évident. Voilà. Donc notre communication, elle est plus difficile aussi parce que notre travail est plus difficile à expliquer de façon très pédagogique.
Merci. Merci beaucoup à tous pour vos questions, vos interventions et merci surtout à vous pour vos réponses. Euh on va pour conclure euh cet après-midi et cette soirée laisser la parole à la vice-présidente du Sénat, Sylvie Robert euh qui va nous faire un discours de de clôture.
Bien chers collègues, merci chers amis. Il m'appartient de clôturer donc cette nuit du droit spéciale 150 ans du Sénat. Alors, ce que nous avons cherché à faire tout au long de cet après-midi, peut-être certaines, je le disais tout à l'heure ou certains d'entre vous étaient là cet après-midi, c'est finalement de vous montrer le Sénat tel qu'il est aujourd'hui à travers un échange direct.
C'est la première fois avec des sénatrices et des sénateurs. C'est aussi l'objectif de la nuit du droit qui est de permettre aux Françaises et aux Français de découvrir les institutions, voire même peut-être d'aller à leur rencontre, c'est le cas aujourd'hui, et de discuter avec celles et ceux qui les composent. Alors, à l'issue de cet après-midi, je voudrais vous faire partager trois constats.
Une après-midi que j'ai trouvé particulièrement stimulante. Les collègues qui étaient là cet après-midi, je trouve, ont vraiment joué le jeu et je les en remercie vraiment vraiment et vous aussi très sincèrement. Oui, je pense que le regard des citoyens sur le Sénat a changé.
En tout cas, il change. Je pense que le Sénat a aussi changé, c'est très contextuel, mais ça évolue. Et je crois qu'il a aussi une responsabilité, c'est qu'il doit contribuer aujourd'hui à réconcilier un peu les Français et la politique.
Alors, le regard des citoyens sur le Chén a changé. Je dirais il était temps. Alors, je vais prendre un exemple.
C'est une anecdote, une anecdote, enfin un fait, c'est pas une anecdote. Le 9 juin 2025 au matin, 1 an jour pour jour après la dissolution de l'Assemblée nationale, France Interre ouvre sa matinale. Je cite "Le Sénat est le nouveau centre de gravité du pouvoir législatif. poursuit.
La dissolution de l'Assemblée nationale a profondément modifié les équilibres institutionnels. L'assemblée aujourd'hui éclatée en 11 groupes parlementaire laisse place à une chambre haute plus stable et donc peut-être plus influente. La proposition de loi et ici cite, je ne la citerai pas mais on en a parlé cet après-midi, qui portait sur le narcotraficé conjointement par un sénateur socialiste et un sénateur a été défendu par Géral d'Armanin et elle a été votée par les deux chambres.
Et c'est vrai que cette adoption bipartisane, je pense c'est un exemple assez intéressant de la capacité finalement actuelle du Sénat, plus encore aujourd'hui peut-être à initier et à faire avancer des textes législatifs importants. Alors, je ne vais pas vous rappeler les images d'Épinal, ils sont dans nos imaginaires collectifs. J'ai pas envie.
Je crois qu'on est maintenant dans une autre séquence. Lors de l'élection de la moitié du Sénat en septembre 2023, c'est vrai et je continue, la tonalité des médias était assez positive. Alors, je vais reciter France Interre.
J'ai envie de citer France Inter en ce moment, hein. RTL aussi un peu. Il disait "Il y a plus de Sénat Baching." Le Sénat est devenu the place to be.
C'est vrai hein. Alors Challenge, je cite ça le challenge. Le Sénat est aujourd'hui le véritable poumon de la démocratie.
Et enfin, le Hington Post citait, titrait même "Le Sénat est passé d'une institution malimée à un contrepouvoir incontournable." C'est intéressant à observer et en tout cas euh euh toute l'après-midi que nous avons passé ensemble, on témoigne vraiment. Mais il reste une difficulté, une difficulté de taille, c'est mais vous l'avez dit he chers collègues, c'est de la faire vraiment exister aux yeux du grand public.
Alors je là, j'ai une anecdote. Bon là, je savais pas hein. C'est le soir des élections sénatoriales de septembre 2023, il y avait un match de foot OM PSG.
Trois fois plus de volumes de conversation sur les réseaux sociaux que l'élection du Sénat. Bah voilà, mais ça bouge. C'était une anecdote.
Mais mais ça bouge. Ça bouge pourquoi ? Mais vous l'avez dit, mais aussi on a une chaîne, moi je voudrais dire public Sénat, une chaîne qui est sur le cal de la TNT maintenant et on s'en félicite et qui propose des programmes de grande qualité.
Mais oui, je le dis surtout en ce moment, je le dis de décryptage, d'éducation citoyenne à la vie politique parlementaire avec des documentaires. C'est très important et je pense que vous êtes aussi nombreux je crois à regarder public Sénat et LCP. Mais aussi grâce aux sénatrices, c'est aux sénateurs.
Vous l'avez dit parce que en fait bien sûr il y en a qui sont sur les réseaux sociaux mais on est les meilleurs ambassadeurs du Sénat parce qu'on est sur le terrain et donc on parle du Sénat et c'est vrai aussi que c'est une façon de de vous de montrer à nos concitoyens finalement qui on est et ce qu'est le Sénat. Et puis je crois aussi sur la volonté d'ouverture que nous portons tous. Alors vous êtes nombreux à nous suivre là ce soir sur la chaîne YouTube.
On sait qu'il y a 1 million d'abonnés je crois sur aux réseaux sociaux du Sénat. Les vidéos enregistrées ça c'est vraiment plus de 51 millions de vues en 2024. Faut le dire.
Ça c'est quand même très intéressant. Preuve aussi parce que moi j'en ai marre un peu qu'on dise que la politique ça intéresse mais ça intéresse aussi les jeunes générations et même quand on voit que il y a plusieurs milliers à suivre le c sur Instagram et sur TikTok même si cher Claude Maluret j'ai les mêmes réserves que vous sur TikTok, c'est quand même intéressant aussi d'être sur ces réseaux pour pour voir dispenser une information de qualité. Alors, la commémoration des 150 ans de la République a été l'occasion d'ouvrir nos portes à un public de scolaire.
Il y avait une question tout à l'heure, je sais plus si c'était en juin, je me souviens plus, c'était en juin. On a accueilli combien ? 600 collégiens, je crois qu'on en a et on les a mis en situation.
C'est très intéressant. Ils ont été en commission, ils ont fabriqué la loi. Ça aussi, c'est intéressant pour vraiment euh découvrir le processus parlementaire et ça, on le fait. et puis des soirées comme euh ce soir le démontrent aussi.
Alors la l'autre constat, c'est que effectivement le regard sur le Sénat, il continue d'évoluer et il s'est adapté aussi, on le sait, vous l'avez dit, au contexte d'instabilité politique pour devenir, on le dit beaucoup, vous l'avez dit, monsieur Perinot, un pôle de stabilité institutionnelle et peut-être que le Sénat il change plus vite qu'on le réalise vraiment en fait. et l' colloque de cet après-midi a a a bien je trouve montré ce nouveau visage du Sénat mais je voudrais dire que ce n'est pas le fruit du hasard mais le résultat aussi entre guillemets mécanique d'un certain nombre de lois qui ont été adoptées dans les lois dans les années 2000 la loi pour raccourcir la durée du mandat à 6 ans avant c'était 9 ans. d'introduire la proportionnelle pour les 3/4 des sièges chè Mélanie d'imposer la parité d'imposer la parité d'abaisser l'âge pour être élu aujourd'hui c'est 24 ans. rééquilibrer la représentation entre les territoires ruraux, autrefois surréreprésenté les aires urbaines et les métropoles et finalement progressivement la transformation du Sénat aussi même si elle ne représente pas complètement tu disais notre société dans sa diversité elle progresse et elle progresse mais ça n'est pas le fruit du hasard et le taux de féminisation est identique à l'Assemblée nationale et au Sénat 37 % de sénatrices alors il reste pour moi encore beaucoup de chemins à faire mais nous sommes dans la moyenne européenne donc ça progresse.
Et pour vous dire qu'avant la révision constitutionnelle de 99 sur la parité le taux de femme était de 8 %. Les 3/4 des sénateurs aujourd'hui sont élus à la proportionnelle. Un scrutin dont je dirais malicieusement mais que certains aujourd'hui considèrent comme vraiment très important pour la représentation démocratique.
Plus sérieusement, la deuxième table ronde cet après-midi sur la nouvelle centralité du Sénat a démontré et montré une chose, c'est que finalement on est revenu ou redevenu un régime parlementaire depuis la disparition du fait majoritaire. Et c'est vrai que on entend parler de reparlementarisation et même de sénatorialisation de la 5e République avec une centralité du Sénat et les juristes qui étaient là cet après-midi nous l'ont démontré qui est à la fois dans la production des lois bien sûr mais aussi vraiment dans le contrôle du gouvernement et la deuxième table ronde sur les commissions d'enquête a été extrêmement intéressante pour N'oubliez jamais que le Sénat est indépendant, que nous sommes mes chers collègues, indépendants et ça c'est très important. La centralité dans la production des lois est intéressante aussi à observer parce que nous sommes bien loin des 80 % des lois, donc projet de loi qui était conçus par le gouvernement.
Aujourd'hui, l'initiative législative des députés et des sénateurs permise par la révision de la Constitution 2008 est devenue prédominante ces dernières années. Alors très importante. La part des textes proposés par le gouvernement dans le total des textes adoptés est tombé de 33 % depuis 2022 à 10 % depuis la dissolution de 2024.
On a inversé complètement la donne. Je vais pas rentrer dans les détails pour dire pourquoi, mais vous l'avez compris, mais c'est très intéressant aussi à observer. Et si on regarde de plus près comment se déroule l'examen et le vote des lois ces trois dernières années, on est assez frappé du rôle que joue le Sénat.
Depuis 2022, le gouvernement inscrit des propositions de loi sénatoriales ou issu de l'Assemblée nationale dans son ordre du jour prioritaire. Moi, ça fait 11 ans que je suis parlementaire. Je n'avais jamais vu ça.
C'est-à-dire dans le temps de discussion du parlement normalement réservé au projet du gouvernement. Et à plusieurs occasions et on le voit de plus en plus, le gouvernement a choisi de faire débuter l'examen des textes au Sénat parce que tout simplement il veut s'appuyer sur une un texte que j'appelle de compromis pour la suite de la navette un peu incertaine vers l'Assemblée nationale. Donc vous voyez que le contexte et ça nos concitoyens ne le mesurent pas, nous on le vit mais a un impact qui est non négligeable dans la fabrique de la loi aujourd'hui et dans la façon dont le Sénat légifère.
On on l'a dit, vous l'avez dit, l'Assemblée nationale pour des raisons euh que je ne ne euh ne dirais pas parce que elles sont diverses ces raisons sur la retraite et l'immigration et moi je trouve ça extrêmement préoccupant, n'a pas voté. N'a pas voté. Donc ça c'est quand même là aussi un fait nouveau.
Et enfin le vote du budget. Ce vote du budget à chacun sait que le Parlement est né dans nos démocraties occidentales de la nécessité du consentement démocratique à l'impôt. Et il est particulièrement frappant que depuis 2022, l'Assemblée nationale n'est plus adoptée de projet de loi de finance, soit avec l'usage du 49 aliné 3 de la Constitution et donc qu'il a pris de la discussion d'une partie du texte comme en 2023 qui ayant rejeté la partie recette de la loi de finance n'a pas examiné la partie dépense.
Vous vous souvenez ? quand même tout à fait euh Oui, c'est grave mais c'est très préoccupant. Moi, je je Alors, ce rôle central du Sénat pour faire la loi, cette responsabilité euh dans le processus législatif se manifeste aussi puisque j'ai devant moi de des minuristes dans la commission mix paritaire un objet qui était autrefois pas non identifié mais que les français ne connaissaient pas.
La commission mixparitaire, nous on a déjà la CMP en particulier sous sa forme aujourd'hui de plus en plus de commission mix paritaire conclusive. Moi, j'ai vécu une commission mix paritaire qui a duré 7h. C'était pas c'était il y a quelques temps, 2016 imaginez-vous pour que mes collègues députés et nous sénateurs arrivions à nous mettre d'accord sur un texte.
Mais ça a été passionnant parce que on voulait y arriver mais ça s'est pas fait en 5 minutes, ça s'est fait en 7h. C'estàd qu'on a rediscuté point pour se mettre d'accord et en fait on a trouvé des compromis à l'intérieur et ça c'était aussi extrêmement intéressant. Et donc le rôle du Sénat et je terminerai par là dans le contrôle du gouvernement.
Je ne reviendrai pas sur les commissions d'enquête, on en a parlé cet après-midi, mais elles ont été extrêmement importantes et elles continuent de l'être puisque ce sont commissions d'enquête qui ont été créées en seulement 17 ans, soit presque autant qu'en 50 ans depuis le début de la 5e République. Elles ont à la fois gagné en quantité, vous l'imaginez, mais aussi en qualité. Et je ne vais pas parler du début, c'était Benala, vous souvenez ? et ça a continué après sur les cabinets de conseil et puis les différents bah le narcotrafic c'était une commission d'enquête et puis les différentes travaux qui ont qui ont suivi.
Alors c'est vrai que le Sénat a pris aujourd'hui un rôle particulier peut-être oui on parle de pôle de stabilité en tout cas c'est un constat que l'on fait et je crois que l'après-midi qu'on vient de passer en est un témoignage extrêmement intéressant. Alors, je terminerai par la défiance de nos concitoyens envers la politique. Pascal Perino l'a très bien montré tout à l'heure et je pense que le contexte d'instabilité politique forcément renforce cette défiance parce que malheureusement on sent que beaucoup de nos concitoyens n'y croient plus parce qu'elle la juge inefficace pour résoudre leurs problèmes du quotidien.
Et donc c'est c'est quand même extrêmement préoccupant. Et je crois que mais vous l'avez dit, il y a en tout cas encore du chemin à faire parce que derrière c'est aussi on observe un rapport à la science qui est abîmée. On a du complotisme, on a un régime médiatico-politique qui instaure une tyrannie de de l'immédiateté qui empêche aussi de réfléchir aux solutions du temps long, des fausses nouvelles qui atteignent le fonctionnement démocratique.
Vous savez tout ça mais il faut en être vraiment conscient aujourd'hui dans la période que nous vivons. Alors les réseaux sociaux, je ne vais pas y revenir. Les plateformes, elles ne sont pas néfastes en soi puisqu'on les utilise au niveau du Sénat.
Mais ils font en avoir effectivement un usage en tout cas prudent. Et pour terminer, puisque je suis membre de la commission dont Laurent Lafond est le président chargé de la communication, je voudrais vous dire mon inquiétude et ma préoccupation aussi de la perte d'influence pour les jeunes générations que vous êtes des médias traditionnels, du métier de journaliste sourcé, du travail d'investigation, du travail d'enquête. Et je trouve que ces médias-là, demain je fais à Renn un un colloque sur les médias de proximité et la confiance dans la démocratie.
C'est aussi des médias qui permettent du recul, le recul nécessaire, c'est aussi le débat. Euh et ils sont bien évidemment beaucoup moins polarisés que les algorithmes qui favorisent aujourd'hui la polémique sur certains réseaux sociaux. Donc je crois que pour terminer, ça aussi c'est une dimension qu'on doit avoir à l'esprit.
Et pour terminer sur le Sénat, je pense que ces qualités sont assez intéressantes là aussi et on peut les partager. On a parlé de la proximité. Je commence par là parce que le sénateur oui, il est là sur le terrain.
Je parle de l'expertise. On l'a vérifié cet après-midi avec les commissions d'enquête et nos travaux globalement. Et puis je terminerai par l'indépendance.
La responsabilité du Sénat, c'est d'être un lieu de débat, de compromis, de dialogue. Il n'y a pas de 493, pas de dissolution. Alors, il y a une obligation d'avancer.
Et pour avancer, c'est notre culture, c'est la culture du compromis. Alors, on dit toujours puisque le président du Sénat aime à dire que on ne dit jamais oui par discipline et jamais non, par dogmatisme, mais on a tous des convictions. Alors, il faut convaincre.
Et c'est ça aussi, je trouve la grandeur de la politique, c'est de convaincre par nos convictions et on le fait même si on arrive à des compromis, on le fait toujours jusqu'au bout. Alors, c'est aussi ça qui cet après-midi, enfin ce soir a été euh et je voudrais remercier les équipes de la communication, de tout le Sénat parce que c'était important d'organiser cet après-midi pour vous faire partager, vous l'avez vu, notre passion d'être sénatrice et sénateur et je terminerai par un citation de Clémenceau Farouche adversaire du Sénat à ses débuts. vous l'avez cité hein, qu'il jugeait au mieux inutile, au pire dangereux.
Il deviendra sénateur début 20e en 1902 et il dira "Chers amis, les événements m'ont appris qu'il fallait laisser au peuple le temps de la réflexion et le temps de la réflexion, c'est le Sénat." Merci.
Agnès Evren