Hommage à Quentin Deranque : vive passe d’armes entre Ugo Bernalicis et Laurent Nuñez - 24/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Avez-vous pris connaissance des révélations sur les liens entre Némésis et des néonazis ? Allez-vous saisir la justice pour dissoudre Némésis ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Pourquoi n'avoir pas interdit la manifestation à Lyon ?
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Monsieur le ministre de l'Intérieur, avez-vous pris connaissance des révélations publiées par l'humanité concernant les liens entre des militantes du collectif d'extrême droite Némésis et des néonazis du groupe Audace ? Je vous les lis. On ne peut on peut être deux ou trois filles à tracter là où vous voulez les choper un peu pour faire l'apa.
Ces échanges intervenus en octobre dernier à Lyon visaient à organiser un guetapan contre des militants antifascistes. Les faits sont graves. Ils décrivent des méthodes d'intimidation et de violence politique assumées.
Des fémeux nationalistes qui échangent avec des néonazies pour piéger et frapper des opposants politiques. [applaudissements] Nous le disons, la violence politique desserre notre projet. Mais qu'en est-il du vôtre ?
Ce sont ces mêmes groupes que votre ministère n'a pas interdit de défiler récemment à Lyon. dans un contexte de récupération d'un drame humain avec des mots d'ordre et des symboles qui révèlent la montée du fascisme. Votre famille politique doit s'expliquer [applaudissements] quand votre candidate Martine Vassal reprend une devise péténiste.
Quand votre ministre Aurore Berger cite l'antisémite d'extrême droite Charles Moras et propose un accord politique électoral avec le Rassemblement national. Le bruit des bottes se fait de plus en plus lourd dans notre pays. Je dénonce que votre ministère a fait le choix pour des raisons politicienne de réprimer les mouvements sociau-pacifiques, des manifestations écologistes non violentes, des rassemblements pour la paix en Palestine et quand des néois défilent là non, ça ne trouble pas votre ordre public. [applaudissements] Je vous pose donc une question précise.
Allez-vous saisir la justice pour demander la dissolution judiciaire du collectif Némésis ? Ou bien comme votre prédécesseur Bruno Retaillot vous dites "Bravo pour votre combat, vous savez que j'en suis très proche. Nous nous sommes antifascistes parce que nous sommes républicains.
Et vous ? Et vous ! Merci ! [applaudissements] Merci monsieur le député.
La parole est à monsieur Laurent Nun. ministre de l'intérieur, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Hugo Bernassis, je vais vous répondre en républicain. Je vais vous répondre en républicain en deux temps.
D'abord, concernant la manifestation, la manifestation, elle avait été déclarée, elle avait été déclarée par des personnes et elle a été déclarée comme un hommage en la mort dramatique de Quentin. Hommage en Quentin. Et cette manifestation, évidemment, je ne l'ai pas autorisé, je ne l'ai pas interdite.
Pourquoi ? parce que vous le savez très bien et vous êtes bien placé pour le savoir. Je ne peux interdire des manifestations que quand il y a des risques de trouble à l'ordre public et qu'en plus je ne suis pas en mesure de les contenir.
Donc j'ai apprécié j'ai apprécié en conscience et j'ai considéré qu'il n'y avait pas lieu d'interdire ce rassemblement. Pour autant, est-ce que cela veut dire que nous partageons les gestes et les propos inacceptables ? Gestes qui ont été tenus, les propos inacceptables qui ont été entendus ?
Évidemment non, puisque la justice a été saisie. Vous savez que la préfete du Rô a a exercé un article 40 et que des enquêtes judiciaires ont été ouverts et que ces gestes et ses propos seront poursuivis et seront punis concernant la dissolution d'un certain nombre de structures. Vous avez parlé, vous avez parlé notamment de Némésis.
Moi, je suis un républicain, je suis un ministre de l'intérieur républicain. Il n'y a aucune Il n'y a aucun groupe qui échappe qui échappe au contrôle et à la vigilance des services qui sont placés sous mon autorité. Vous savez que les règles de dissolution, elles sont très claires.
Elles sont très claires. En police administrative, tout groupement qui appelle tout groupement qui appelle à la violence, qui appelle à la discrimination à la haine est susceptible de faire l'objet d'une procédure de dissolution. Aucune structure n'y échappe.
Aucune structure n'y échappe, y compris les groupuscules de la mouvance y compris les groupuscules de la mouvance identitaire à laquelle appartient Némésis. Que les choses soient claires. Que les choses soient claires dans l'esprit du ministre de l'intérieur que je suis, c'est le cas.
Et ensuite, j'analyserai comme je le fais pour tous les groupes d'ultrroite comme d'ultra gauche s'il rentrent dans le cadre de la dissolution ou pas. Concernant la saisine de la justice, il y a une enquête judiciaire qui est en cours sur les faits de Lyon et je ne doute pas que si il le devait, le la justice, si elle le devait, pardon, les magistrats n'hésiteront pas à étendre leurs investigations là où elles le doivent. Peut-être même, peut-être même dans vos rangs comme dans d'autres rangs.
Merci monsieur le ministre. Merci beaucoup monsieur le ministre. Ah.
Ugo Bernalicis