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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 15 avril 2025 110 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Aides aux grandes entreprises : audition du PDG de Vinci

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quel est le montant global des aides publiques reçues par votre groupe en 2023 en France ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Quel est le montant des subventions directes reçues par votre groupe ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies et évaluées en France ?

  • 10:00ComplaisanteRéponse directe

    Vous avez été très transparent sur les impôts payés en France. Êtes-vous d'accord pour ajouter une page sur les aides publiques reçues par votre groupe ?

  • 30:00RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il existe des exemples précis de PPP qui n'ont pas été rentables pour le privé ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants figure l'audition de monsieur Xavier Williard, président directeur général de Vinc et monsieur Christian Laberry, directeur général adjoint. L'audition de ce jour est enregistrée et diffusée en direct. Elle fera l'objet d'un compte-rendu sur le site du Sénat.

Messieurs, avant de vous donner la parole, je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal. Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de la commission d'enquête, outre bien évidemment vos fonctions au sein de Vincy. Néant, monsieur le président.

Néant. Merci. Il s'agit pas de prêter serment de façon formelle.

Ça arrive, ça arrive. Voilà. Je vous invite d'ailleurs à prêter successivement serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure.

Je jure je le jure. Votre micro s'il vous plaît monsieur le directeur, c'est pour les enregistrements. Je jure.

Merci. Notre commission d'enquête dont les membres ont été nommés le 15 janvier dernier poursuit trois objectifs principaux. Tout d'abord, établir le coût des aides publiques octroyées aux grandes entreprises entendu comme celles employant plus de 1000 salariés et réalisant un chiffre d'affaires net mondial d'au moins 450 millions d'euros par ante des aides versées à leurs sous-traitants.

Ensuite, déterminer si ces aides sont correctement contrôlées et évaluées car nous devons veiller à la bonne utilisation des deniers publics. Enfin, réfléchir aux contreparties qui pourraient être imposé en terme de maintien de l'emploi au sens large lorsque des aides publiques sont versées à de grandes entreprises qui procèdent ensuite à des fermetures de site, prononcent des licenciements voire délocalisent leur activité. Après une présentation succinte de l'activité de votre groupe, nous aimerions connaître votre regard sur les aides publiques aux entreprises.

Quelques questions pour guider vos propos. Quelles sont les principales différences entre les aides versées en France et celles octroyées dans les pays où votre groupe est présent ? Quel est le montant global des aides publiques reçu par votre groupe en 2023 en France ?

Je dirais sur les quelques dernières années en particulier. Quel est le montant des subventions ? Quel est le panorama de vos sous-traitants et des aides qu'ils perçoivent ?

Avez-vous le sentiment que les aides publiques aux entreprises sont suffisamment suivies ? et évalué en France. Quelles sont selon vous les aides dont l'efficacité est avérée et celles dont l'efficacité est plutôt douteuse ?

Quelles seraient vos propositions pour renforcer l'efficience des aides publiques octroyées aux entreprises en France ? Seriez-vous favorable à l'introduction de conditions ou de critères qui permettent d'évaluer l'efficacité des aides ? Et si oui, quel devrai être alors les limites à la conditionnalité de ces aides.

Je vous propose de traiter ces questions dans un propos liminaire d'une vingtaine de minutes. Puis Fabien Guur, vous posera quelques questions pour approfondir certains points et enfin les membres de la commission d'enquête pourront également vous interroger s'ils le souhaitent. Monsieur le président, je vous cède la parole.

Merci. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, messieurs les sénateurs, merci pour cette opportunité de nous exprimer sur ce sujet. Il est vrai important des aides d'État.

Alors, vous m'y avez autorisé quelques mots, rassurez-vous, ce ne sera pas long. Sur ce que nous sommes. Le groupe Vincy, il sert trois grandes tendances de fond.

La première, c'est le besoin croissant de mobilité sous toutes ces formes avec en particulier depuis quelques temps une forte demande de mobilité durable. Nous sommes très investis sur des projets de tramouet de voie ferrée. Très proche de chez nous le Grand Paris Express et ce donc partout dans le monde.

Le deuxième la deuxième méga tendance c'est l'urbanisation et ce que nous appelons nous la construction de la ville sur la ville de façon à progressivement construire une ville qui soit à la fois plus durable sur le plan environnemental et surtout plus agréable à vivre. À titre d'illustration, nous en parlions avec monsieur le rapporteur. Notre siège est à Nanter sur une ancienne friche qui n'intéressait personne, qui était un délaissé ferroviaire et nous sommes en face du 11e quartier de dentaire qui est une zone qui va faire l'objet d'une opération de déconstruction reconstruction à l'initiative de Patrick Jarry il y a quelques années.

Et ça c'est évidemment très important parce que nous avons pris conscience il y a une dizaine d'années que dans un pays comme le nôtre et c'est vrai dans beaucoup d'autres pays, la vitesse à laquelle nous avons collectivement artificialisé du sol est trois fois supérieure à la croissance démographique. En clair, nous avons été au plus facile et donc il est urgent de traiter les friches urbaines de quelque nature qu'elle soit de façon à reconstruire la ville sur la ville. C'est ça notre nouvelle vocation sur le plan de l'urbanisation.

Et puis la troisème méga tendance, c'est évidemment la révolution digitale et la transition énergétique. Nous sommes, c'est notre conviction, au début de la deuxème révolution de l'électricité. J'en rage assez souvent de constater que la prise de conscience n'est pas souvent là et par ailleurs, nous sommes en plein dans cette révolution digitale qui est en train d'exploser au sens positif avec notamment la Generative AI et à la clé les data centers.

Ça c'est les trois grandes tendances qui soutendent notre activité. Nous sommes organisés en trois branches d'activités qui correspondent à ces trois problématiques. Nous sommes en général leaders mondiaux sur chacun de ces métiers hors Chine bien entendu puisque nous n'avons quasiment pas d'activité en Chine et nous n'avons pas l'intention dans le court terme d'en avoir.

Nous avons une activité dans le domaine des concessions d'infrastructure de mobilité des autoroutes des aéroports. Ligne à grande vitesse, nous n'en avons aucune mais elle est grosse. C'est la ligne tour Bordeaux que nous avons totalement conçu, construite, financée et que nous exploitons sous forme d'un contrat de concession à risque trafic.

Nous sommes payés en fonction du nombre de trains qui circulent dessus. Pour l'instant, seulement la SNCF. Ensuite, deuxième branche, la construction et puis troisème branche que vous connaissez sans doute moins bien qui sont les services à l'énergie et au digital.

Ces métiers sont clairement les moins connus du groupe et pourtant nous réalisons aujourd'hui l'année dernière 27,5 milliards d'euros. c'estàdire presque autant que ce que nous réalisons dans le monde de la construction. Le point complémentaire que j'aimerais ajouter, c'est que nous sommes perçus comme étant un grand groupe.

En réalité, c'est pas comme ça que nous nous définissons. Nous sommes en réalité une flotille de plus de 4200 business unites qui sont très autonomes, qui sont très responsables, qui sont cimentés par une culture commune, qui sont également cimentés par de l'actionnariat commun puisque la seule manière d'être actionnaire dans ce groupe, c'est d'être actionnaire au niveau de la société tête. Et nous avons par exemple en France 3/4 de nos collaborateurs qui sont actionnaires du groupe.

Nous l'avons développé de façon très proactive depuis maintenant 30 ans. Et si on regarde au niveau international, nous avons 40 % de nos 285000 collaborateurs qui sont actionnaires du groupe, ce qui est un moyen formidable d'aligner les intérêts des uns et des autres. Mon dernier point, c'est que nous sommes davantage multilocaux que globaux.

Ce que je veux dire par là, c'est que nous sommes allemands en Allemagne, nous sommes Grand-Breton en Grande-Bretagne, nous sommes américains aux US et que il y a relativement peu de transfert de matière ou de matériel entre les différents pays. L'essentiel que nous transférons c'est de l'intelligence, de la valeur ajoutée d'ingénierie, de conduite de travaux sous forme d'encadrement ou de technicien. Quelques chiffres mais je vais rapidement rentrer dans le vif du débat.

Euh je me suis calé sur les chiffres 2023 parce que j'avais cru comprendre à travers le questionnaire que c'était 2023 sur lequel vous estimiez nécessaire de faire des comparaisons euh de toute façon à ce que ce soit cohérent entre les uns et les autres. Nous avons en 2023 réalisé 43 milliards de notre activité en France, c'est-à-dire 30 milliards d'activités en France. Nous y avons 104000 à cette époque nous avons 104000 collaborateurs et je crois que c'est déjà été évoqué par certains de mes prédécesseurs.

L'étude que nous faisons réalisé tous les 3 4 ans par le cabinet indépendant Utopie estime que pour un emploi direct chez nous, il y a à peu près 3,8 emplois supplémentaires indirects ou induits qui soutiennent l'économie nationale. Tout ça simplement pour dire que nous avons le sentiment d'être un petit morceau de France 104000 collaborateurs. Je pense qu'on on est parmi les plus gros employeurs en France et beaucoup en matière de d'emplois indirect et induit. sur 5 ans et en dépit de la COVID, nos effectifs en France ont progressé de près de 6 %, c'est-à-dire 5700 personnes nette des sorties entre le 31128 et le 3112 2023 et ils ont continué à croître en 2024 nous étions 106000 au 311224 versus 104600 au 31122023.

Je vais maintenant diviser mon propos en deux grands chapitres. Le premier salaire et charge et aide à l'emploi et le deuxième impôts et crédit d'impôt. Je commence par le premier.

Quelques chiffres là encore sur la base de l'année 2023. La masse salariale France donc la somme du bruit de feuille de paye 5,5 milliards d'euros. Les charges sociales employeur c'estàd ce que nous payons au-dessus du brut feuille de paye 2,2 milliards d'euros.

Ce qui veut dire que le coût salarien là, il est de 7,7 milliards d'euros, c'est-à-dire 26 % de notre chiffre d'affaires en France dont je vous ai dit il y a quelques minutes qu'il était de 30 milliards d'euros. Et ça ça atteste de la très haute intensité humaine de nos métiers parce que dans le monde de la construction mais également dans le monde des services à l'énergie évidemment il y a beaucoup d'employés pour faire 1 million d'euros de chiffre d'affaires. Et ces chiffres c'est évidemment sans compter ce que nous connaissons évidemment beaucoup moins bien qui sont les chiffres des employés de nos très nombreux sous-traitants.

Nous avons des milliers des milliers de sous-traitants dans un chantier de bâtiment. Évidemment, il y a plein de corps de métier que nous ne maîtrisons pas nous-mêmes et pour lequel nous faisons appel à de la sous-traitance. Sur cette même année 2023, notre groupe a bénéficié d'allègement de charge pour un montant total de 104 millions d'euros, c'està-dire 4,7 % des charges totales employeurs acquitté par Vinc en 2023, hein, le 2,2 que de milliards que je viens de citer.

Et ce chiffre, il se décompose en 80 millions d'euros d'allègement de charge patronale, y compris la loi pour le développement économique de l'outre mer car nous sommes également présents dans l'Outremè. Et puis autre aide à l'emploi pour 24 millions d'euros. 80 + 24, ça fait donc le 104 que j'ai cité, dont environ 23 millions au titre de l'apprentissage, nous avons environ 6000 apprentis, un chouya au-dessous de 6000 apprentis maintenant au-dessus à l'heure où nous parlons, essentiellement dans ces métiers à haute intensité humaine, c'estàdire 26 construction et 26 énergie qui à tous les deux totalisent 95600 de nos collaborateurs, c'est-à-dire à peu près 90 % de notre effectif total.

Si on fait le calcul de ce que ça représente après prise en compte de l'IS, puisqueévidemment ces allègements de charge provoquent un impact sur l'IS, ces allègements de charge et aide représentent un impact sur le résultat net bas de page de Vinc de l'ordre de 77 millions d'euros, c'est-à-dire 3 % du résultat net après impôt pour nos activités françaises. Et je rajoute que le résultat net que nous produisons après impôt sur les activités françaises, il se monte à 2,5 milliards d'euros. Je voudrais juste rajouter comme que un complément, c'est que comme de nombreuses entreprises françaises durant la crise sanitaire, durant la COVID, nous avons bénéficié des aides prévues au titre de l'activité partielle.

Ces aides ont représenté un montant de 103 millions d'euros en 2020 et ensuite ça a beaucoup décru rapidement puisque c'est tombé à 25 millions en 2021 et aujourd'hui c'est assez marginal, c'est inférieur à 1 million d'euros et là encore ces aides ont essentiellement concerné les activités de construction et d'énergie sachant que la partie autoroutière Vin sur autoroute n'avait pas demandé à bénéficier de ces aides à l'activité partielle. J'en profite pour dire que de notre point de vue, l'activité partielle est un excellent mécanisme qui est d'ailleurs très utilisé dans un pays voisin comme l'Allemagne de façon encore plus puissante que nous le faisons en France. Simplement de façon avec plein de bon sens.

Il permet d'éviter des réductions d'effectifs s'il apparaît que la baisse d'activité peut être considérée comme temporaire. En revanche, il n'a absolument pas d'intérêt si l'activ si la baisse d'activité est perçue comme étant plus durable. ce qui est par exemple le cas aujourd'hui de notre activité promotion immobilière qui comme l'ensemble du secteur a beaucoup beaucoup subi une crise qui est maintenant assez durable.

Mon deuxième chapitre concerne les impôts. Là encore je reste sur les chiffres 2023. En 2023 la charge totale d'impôts de Vinci en France, elle a représenté un montant de 2,2 milliards d'euros.

Ce montant, il se décompose entre l'impôt sur les bénéfices pour 1,2 milliards d'euros et ce qu'on peut appeler les impôts de production et taxes divers. C'està-dire qu' ce qui n'est pas fonction de la performance économique qui s'impose, quel que soit ce que nous faisons comme résultat avant impôt, nette des crédits d'impôts reçus, donc net de des quelques chiffres que j'ai évoqué pour un peu plus de 1 milliard d'euros dont plus de 600 millions d'euros de taxes spécifiques sur les autoroutes françaises et vous les connaissez, la redevance dominiale, la contribution volontaire exceptionnelle, la taxe sur les concessions autoroutières, extat2, taxe d'aménagement du territoire et cetera. et cera ces données, c'est important de le noter, il figurent dans le rapport de transparence fiscale que nous publions spontanément, c'est pas obligatoire à ma connaissance, chaque année, on peut rapprocher cette charge totale d'impôts, donc 2,2 milliards d'euros, du bénéfice net de Vinc réalisé en France, chiffre que j'ai déjà cité et qui s'est élevé à 2,5 milliards d'euros en 2025.

Donc cette année, le montant total des impôts acquittés par Vincen en France devrait tangenter les 3 milliards compte tenu d'une part de l'attaque sur les infrastructures de longue distance TEILD que vous connaissez qui a été mise en place en 2024 et qui représente pour nous un montant non fiscalement déductible d'environ 280 millions d'euros et d'autre part l'augmentation du taux d'imposition sur les bénéfices pour les entreprises de notre de notre taille qui va être porté à 36,10 % contre 25,83 précédemment et Ça c'est un impact d'à peu près 400 millions d'euros. Et donc on va avoir en 2025 des impôts aux deux titres impôt sur les sociétés et un potô de production qui vont excéder si on les totalise très sensiblement le résultat net. Et je dois dire sans souci de polémique aucun que c'est une situation totalement unique par rapport à l'ensemble des grands pays où nous sommes présents.

C'est un fait. Voilà, c'est comme ça. Simplement pour conclure, bonjour madame, que Vincy est l'un des tout premiers contribuables français.

Je ne sais pas si on est 2e ou 3e. Enfin, on est à peu près dans le trio de tête des contribuables français. Mais dans le même temps, et c'est important, nous continuons d'investir des montants importants. 1,1 milliard d'euros investis en France en 2023, 1,25 en 2024.

Ce qu'il faut dire, c'est que la France est pour nous extraordinairement importante. Nous représentons aujourd'hui à peu près 42 % de notre activité en France. C'est pour nous absolument fondamental parce que c'est là où nous innovons, c'est là où nous formons, c'est là où nous testons de nouveaux business models, de nouvelles technologies.

Et je peux en citer deux rapidement. La première, c'est Ex qui est notre notre nos notre innovation en matière de de béton qui consiste à remplacer toute tout ou partie du ciment qui est très émetteur de CO2 par d'autres types de produits. Pour l'instant, des laitiers de haut fourneau à terme des argiles broyées qui vont permettre très rapidement de faire du béton bas carbone ou du béton ultra bas carbone.

Le deuxième exemple que j'aimerais citer, c'est le principe, je suis navré, je vais le dire en anglais, de charge as you drive, qu'on est en train d'expérimenter sur une section de notre réseau autoroutier au-delà du de la barrière de péage de Saint-Arnaud où là, l'objectif consiste à intégrer dans la chaussée des bobines électromagnétiques un peu à l'image de ce que vous pouvez maintenant utiliser pour recharger votre portable. Et par réduction électromagnétique, vous avez une bobine réceptrice qui est sous le camion ou sous la voiture qui va permettre donc de véhiculer de l'électricité alors que vous roulez. Et ça a comme gros avantage de limiter la taille de la batterie que vous devez mettre dans la voiture.

Sans doute pas très souvent, mais surtout dans les camions. C'est donc une des voies qu'il fallait expérimenter pour voir si par hasard on ne peut pas plus rapidement électrifier le transport lourd, c'estàdire le transport camion. Et à chaque fois que ce soit exigé dans le domaine du béton bas carbone ou ultra bas carbone ou dans le domaine de la charge à zo drive, évidemment une fois qu'on a testé, expérimenté et validé quelque chose, nous le diffusons dans les 58 % du reste de l'activité, c'est-à-dire dans l'un des 120 pays dans lequels nous sommes présents. 2023, toujours sur ce chapitre impôt, VinC a bénéficié d'un montant total de crédit d'impôts en France de 42 millions d'euros, c'estàd 2 % de la charge totale d'impôts en France hein, si vous me suivez.

Les principales composantes de ce montant sont le crédit impourer avec les quelques exemples que je viens de de vous citer pour 20 millions d'euros. Le deuxième c'est la réduction d'impôt pour le Messédain pour 12 millions d'euros et puis ensuite le guichet d'aide à l'électricité pour 4 millions d'euros je crois que c'était le maximum et le crédit à peau pour les investissements en outreem pour 3 millions d'euros. S'agissant du crédit à recherche, quelques précisions.

Les dépenses éligibles qui conduisent à ce crédit imporcher de 20 millions d'euros représenter un montant de l'ordre de 62 millions d'euros qui est réparti entre essentiellement 26 constructions et 26 énergies. C'est en général là que nous innovons. Le charge à drive c'est du 26 énergie.

Ex 26 construction. Nous avons, c'est dur de les compter exactement, du fait de notre décentralisation, nous avons à peu près 320 chercheurs en France et nous gérons un portefeuille d'à peu près 2500 brevets. Voilà, monsieur le président, pour conclure, je voudrais simplement dire que le système français des aides est effectivement complexe.

Il est difficile de s'y retrouver. Nous avons d'ailleurs, Christian Leberry et moi-même mis pas mal de temps à vous trouver les chiffres dont je viens de vous parler. Ça a été un excellent exercice parce que honnêtement, on se serait vu à l'improviste il y a quelques semaines, j'aurais été incapable, j'aurais donné des ordres de grandeur mais je me seris peut-être trompé de 100 millions d'euros.

Voilà. Donc ça ça a au moins eu ce bénéfice, c'est que on s'est plongé dedans. Ça a pas été très facile parce que d'une part ce sont des chiffres qui souvent se niche à des endroits inattendus et d'autre part nous sommes hyper décentralisés sans doute le groupe mondial le plus décentralisé 4200 4300 business unit et il faut aller chercher l'information là où elle est c'està-dire dans les business unites.

Si les montants que je viens de citer ne sont pas négligeables, bien entendu rien n'est négligeable. Ils sont à notre avis loin de compenser les écarts existants avec les pays européens proches. S'agissant du poids des charges sociales employeur dans le coût du travail qui ramène 40 % de coûts supplémentaires par rapport au bruit de feuille de paye et d'une part et d'autre part du poids des impôts de production qui représentent en France à peu près 3,5 % du chiffre d'affaires.

Pour ce qui nous concerne, nous avons des points de comparaison possibles parce que nous sommes présents dans 120 pays dans le monde. En particulier, 80 % de notre chiffre d'affaires ou presque 80 % du chiffre d'affaires se réalisent en Europe. Nous faisons par exemple en 2023 toujours 6 milliards de chiffres d'affaires au Royaume-Uni.

Euh combien ? 4,8 milliards en Allemagne, 3,5 milliards en Espagne et nous développons dans chacun de ces de ces pays et donc nous sommes bien placés pour faire des comparaisons par rapport à des pays voisins. L'exercice auquel nous nous sommes livrés donne les résultats suivants et on peut le trouver également à travers une analyse de notre rapport de transparence fiscale que nous avons publié pour l'exercice 2023 et que nous publions chaque année.

En France, les charges sociales employeur nettes d'allègement de charge se sont élevées en 2023 à 20779 € qu' en moyenne par employé. En Allemagne, avec la même règle de calcul, ces charges employeur, donc ce qui vient au-dessus du brut feuille de paye, elles étaient de 12751 € par employé, donc versus 20779. En Espagne 11646 € et au Royaume-Uni 1007 €.

Et pour ce qui concerne les impôts de production en France, je vous l'ai dit, les impôts de production pour ce qui nous concerne représentent 3,5 % du chiffre d'affaires. En Allemagne, c'est 1,25 % du chiffre d'affaires. Au Royaume-Uni, moins de 1 % et en Espagne 02 %.

Monsieur le président, monsieur le rapporteur, je vous remercie et évidemment nous sommes là pour répondre à vos questions. Merci beaucoup monsieur le président, directeur général. J'avais une petite question.

Vous avez été très transparent, très clair, très précis. Il y a une chose qui n'a pas été abordée. Peut-être vous allez me dire qu'il n'y en a pas.

Euh l'entreprise a-t-elle reçu des subventions sur des constructions, sur des développements, sur autres que des allègements ou des crédits d'impôts ? Bah des subventions ? Alors ça dépend subvention directe de l'État ou ou de région par exemple.

Mais région je vais vous donner un exemple. Vous allez me dire si vous pensez vous estimez que dans vos tableaux ça rentre dans le sous le régime des subventions du temps de du président François Hollande sur nos réseaux autoroutiers l'État n'avait déjà plus beaucoup d'argent à consacrer et il y avait pourtant des demandes de collectivité locale pour faire un certain nombre d'aménagement une bretelle un échangeur que sais-je. Et là à l'époque, je ne sais plus qui était ministre des transports, peu importe.

Frédéric Cuvilier peut-être. Il y avait Cuvilier, c'était juste après Cuvilier, je me souviens plus qui c'était. Je sais plus.

Oui, parce que depuis que je suis le président de Vincy, j'ai vu à peu près 18 ministres des transports et comme il y a les portraits des uns et des autres, les antichambres, je m'amuse à compter à chaque fois et c'est comme ça que j'ai ouvert la conversation avec l'actuel ministre des transports. L'intérêt, c'est que dans la continuité, quand on a le sens du temps long, ce qui est notre cas, c'est évidemment plutôt plus facile de développer des stratégies de long terme. À l'époque.

Donc l'idée qui a été trouvée à l'époque par le ministère, c'était de ne faire des affaires qu'à la condition que l'État met un peu un peu, nous nous mettons un peu et la collectivité met un peu. Cette affaire, ces affaires ne se seraient pas faites si les collectivités n'avaient pas abondé. on en aurait juste pas entendu parler et c'était à l'époque considéré comme vertueux parce que non seulement ça permettait de rendre service aux utilisateurs de cette section autoroutière mais en plus ça permettait d'injecter un petit peu de travail pour des entités qui font qui sont dans la construction.

Alors, si ça euh vous appelez ça de la subvention, euh on doit pouvoir vous trouver un chiffre, je l'ai pas en tête, mais j'avais le sentiment que euh non, c'est pas vraiment de la subvention. C'était pas vraiment ce dont je parlais, c'était dans le cadre du développement propre de votre entreprise, construction de sites et cetera. Est-ce que vous avez sollicité bénéficier de subvention directe ?

Non non, pas non mais j'espère ne pas être pris en défaut ultérieurement mais euh nous ne sommes pas des industriels. Oui. Nous n'avons pas de d'usine de fabrication si ce n'est quelques usines de fabrication d'enrobé qui est ce produit à base de bitum et de cailloux qui permet ensuite de tartiner sur les routes pour les rendre roulables.

Mais sinon nos usines n'existent pas. Nous sommes plutôt une activité de service dans le gros bataillon de nos effectifs, c'est-à-dire 26 construction que vous achetez principalement, c'est du matériel. C'est du matériel dans le groupe au sein du groupe FA ou auprès des autres chez Liber et chez le groupe FA. et puis surtout une haute intensité humaine.

C'estàd que notre richesse, ce sont les hommes, les femmes, nos capacités d'ingénierie à trouver des variantes en matière d'ingénierie pour produire moins cher et en particulier pour tâcher d'aller dans le sens du développement de la lutte contre l'état de la planète, c'est-à-dire dans le sens de l'environnement où nous avons un plan extrêmement précis. Mais non, pas de pas de subvention à ce titre, non ? Alors, je me permets juste une toute petite question technique.

Après, je pose la question, je laisse la parole à notre rapporteur. Euh, vous parliez euh de des nouveaux bétons qui permettent de pas utiliser de ciment. Euh j'ai visité il y a quelques il y a un an entreprise qui fait du recyclage de matériaux de construction dans les pyines orientales et qui arrive à notamment sur des socles de d'éolienne qui sont des gros blocs de béton à à bien séparer euh le granulat du ciment et de réutiliser le ciment recyclage derrière.

Vous le pratiquez aussi ? Ben pratiquant très grand les leader français sur ce sujet. C'est pour ça que je parle de déconstruction et non pas de démolition.

C'est ça la grosse différence. Et aller à Nentaire, à notre siège et regarder ce qui est en train de se passer à not à nos pieds. On démolit si vous voulez mais avec som toutes des passes à glace qui font le trion, les aciers.

Ensuite, c'est mis dans des filières de recyclage. Bien entendu, pour vous donner un ordre de grandeur, notre production annuelle de granulin qui n'est pas d'origine extraction, c'est de recyclage, de mémoire, c'est 18 millions de tonnes. On est de loi le plus grand, le plus grand.

Et on s'y est mis très tôt et c'est là encore quelque chose que nous diffusons à l'ensemble du réseau que nous faisons au Canada, que nous faisons aux États-Unis, que nous faisons dans tous les pays où nous sommes implantés. Oui, bien sûr, c'est notre nouvelle frontière, l'économie circulaire. En matière environnement, on a trois axes.

Le assez classiquement, le premier c'est réduction d'empreinte CO2. Et là, on a un plan 2030 première étape, on est sur la courbe de l'accord de Paris - 40 % en 2030 versus 2018 ou 2019. Deuxièmement, recyclage, l'économie circulaire, on est très bon.

Et troisièmement, c'est un tout petit peu plus touchy mais on avance bien, c'est tout ce qui est euh biodiversité, milieu naturel, notamment l'eau que nous utilisons, pas seulement l'eau que nous utilisons au robinet, l'eau que nous extrayons de la nature, par exemple pour un chantier de terrassement et que nous utilisons pour permettre le tassement de ce chantier de terrassement et qui ensuite retourne dans la nature. Donc on mesure tout ça et avec l'objectif de réduire notre prononction sur les eaux naturelles ou les eaux à force traitées par les différentes collectivités. Merci monsieur le président.

Je laisse la parole à notre rapporteur Fabien. Je juste préciser monsieur le président pardon monsieur le directeur ce qu'il s'agit du recyclage donc l'objectif c'est de 25 % du total des enrobés que nous appliquons qui seraiit d'origine recyclage. C'est important 2030.

Alors si si Christian Labri euh est intervenu, je peux intervenir sur ce qu'il vient de dire. Nous avons la chance d'avoir la gestion provisoire de 4400 km d'autoroute et par ailleurs, nous avons des entreprises qui fabriquent de la route et nous avons mis au point de façon expérimentale il y a 4 ou 5 ans une section de rénovation d'une chaussée sur une section autoroutière où nous avons intégralement recyclé. C'est-à-dire qu'on rabote la chaussée, on remalaxe tout ça en rajoutant un peu de poudre de perle pimpin et on remet le même matériaux, les mêmes granulas, le même bitum.

Voilà, on n'est pas à l'optimum économique. L'optimum économique, c'est à peu près un taux de recyclage de 50 %. Et donc dans la balance entre l'état de la planète, donc le recyclage et l'économie, en gros, l'optimum c'est de recycler à 50 % ce qui serait déjà énorme.

Merci. Cher rapporteur, cher Fabien, merci. Merci monsieur le président, merci monsieur le directeur pour vos propos introductif et et pour essayer de de faire la transparence.

Vous avez raison d'ailleurs, j'ai passé mon weekend à lire vos votre dossier assez imposant, faut le dire. Euh il y a beaucoup de d'entreprises du CAC 40 euh qui jouent la transparence. Euh vous il fait 450 pages.

Donc je je dois t'avouer euh que Ouais, c'est ça. Euh il y a beaucoup de chiffres. Et ma première question c'est est-ce que vous êtes d'accord pour ajouter une page avec ce que vous venez de dire ?

C'està-dire est-ce que vous êtes d'accord sur la transparence des aides publiques touchées par votre groupe ? aucun problème. Je suis très transparent sur les impôts que nous payons en France qui sont beaucoup plus conséquent qu'ailleurs.

Et donc le pendant c'est qu'évidemment il y a aucun inconvénient. Vous savez nous on n jamais rien à cacher, rien. Donc la transparence il me semble que en terme de démocratie c'est la seule manière de faire en sorte d'annoncer les choses.

Vous vous vous avez vu le rapport he il est déjà épais comme ça. Vous êtes le seul à avoir l'avoir lu intégralement. C'est un travail.

Je vous avoue qu'il y a des fois, j'ai loupé une page ou deux mais je l'ai lu, je l'ai lu des débuts à la fin. Ouais. Ouais, ouais, ouais.

Moi, je Et et j'ai eu du mal parce que je suis pas financier. Non, mais j'ai essayé de trouver beaucoup d'informations. En tout cas, j'ai feuilleté.

Il y a des pages où je me suis arrêté et j'ai feuilleté. Non, mais je le je le dis. Mais vous aviez conscience du fait que le groupe 26 était ça.

Non, pas sur la transparence mais sur la diversité des métiers. Non, je connaissais mal je connaissais mal la question énergétique qui m'intéresse d'ailleurs, mais je connais bien la question aéroportuaire. Je connais bien vous avez vous avez pas parlé du stade de France et de d'autres stades.

Je savais pas, c'est très petit chez vous, je sais. J'ai vu. Donc bon, mais mais on n'est pas sur une commission d'enquête sur tous les métiers de Vincy, même si c'est formidable.

Je je reviens. Vous êtes public si vous le permettez. Oui.

Est-ce que je peux juste Non euh presque presque le nous sommes, je pense assez connus sur le thème de l'autoroute en France. Oui. On sait moins que par exemple nous exploitons 1200 km au Brésil, nous exploitons des milliers de kilomètres des centaines de kilomètres en Grèce, en Allemagne et cetera et cetera.

Nous sommes le leader mondial privé de gestion d'aéroports avec 72 aéroports. Nous sommes hors Chine sans doute le leader mondial des services à l'énergie au digital avec le chiffre que je vous ai cité 27 milliards et demi d'euros de chiffre d'affaires et nous sommes le leader mondial de la construction hors Chine. Nous n'en tirons absolument aucune arrogance mais le fait est que pour un pays de notre taille avoir réussi à faire euh j'y suis pour rien. pris que m'avait légué mes prédécesseurs et ma tâche c'est de faire en sorte que ce soit un petit peu mieux encore lorsque je passe à mon successeur ce qui aura lieu d'ici quelques semaines.

Et bien effectivement un petit pays comme le nôtre a réussi à se tailler des places de leadership mondial sur un certain nombre de métiers qui sont des métiers qui sont au cœur des grandes transitions en cours. Bon très bien. Bon connaissais bien la partie autoroutière parce que vous connaissez le débat qui existe dans la société.

Peut-être si vous souhaitez on y reviendra. Beaucoup la question des concessions autoroutières puisque j'ai été un des opposants à la privatisation d'aéroport de Paris. J'avais dit si on devait privatiser aéroport de Paris Vincy pourrait être un des meilleurs concessionnaires mais je préférais qu'il reste dans le giron public.

Vous avez on a eu bah a gagné la bataille. Enfin bon le Covid est passé par là mais refaisons pas l'histoire. Je reviens sur les aides publiques.

Euh euh je repose la question après le président parce que je crois qu'elle est importante. Euh Cire Mena j'ai j'ai bien entendu euh avec des montants pour le moins assez réduits au regard du chiffre d'affaires et du résultat net. Euh pas de IP box par exemple de pour les brevets, c'est-à-dire la fiscalité pour les brevets.

Rien. Et c'est vrai que la question autour des aides locales ou régionales plutôt et des aides européennes aussi. Je vous repose la question sur les brevs.

Il y a une fiscalité qui qui s'applique chez nous comme elle s'applique partout sur les redevances que nous percevons sur nos brevets qui soi en France mais plutôt à l'étranger. On refacture à l'étranger des des redevants sur nos brevets et nous sommes taxés selon la loi française. Pas de différence sont pas c'est des montants modestes.

Je pas en tête. Non, mais parce que je dis ça parce que il a il existe une nouvelle fiscalité qu'on appelle le IP box et qui permet de loger l'ensemble des brevet dans ce qu'on appelle l'box et qui permet d'abaisser la fiscalité de 25 à 10 %. Et pour certains groupes, c'est plusieurs dizaines de millions d'euros.

Donc c'est une aide qu'on peut qu'on peut qualifier d'aide d'aide directe. C'est pas le cas. Voilà.

Très bien. On savait même pas que ça existait. Bon euh bon alors donc ce n'est ce n'est pas une invitation du rapporteur communiste à aller faire de l'optimisation fiscale.

Mais sachez que beaucoup beaucoup y compris y compris chez vos confrères du 440 organisme mais c'est autorisé puisque le droit a créé cette niche fiscale et que moi j'en viens maintenant sur les PPP parce que vous avez évoqué ça et vous avez dit est-ce qu'on peut considérer ou pas que c'est des aides en en prenant par exemple le cas extrêmement concret d'une bretelle d'autoroute si elle ne se fait pas donc c'est un PPP l'État met au pot une collectivité met au pot et nous on met au pot et on on réalise. Euh j'en reviens parce que c'est pour le coup le cœur de votre métier et on vient on vient d'en parler. par exemple en 2018, la Cour des comptes de l'Union européenne euh a dit que sur la question euh du recours au partenariat public privé euh c'est un rapport qu'elle a rendu euh qu'elle a rendu publique le 20 mars 2018 dit que c'est complexe, insuffisant et que les avantages sont limités pour la collectivité et que il faudrait rendre les choses le plus transparent possible.

Et j'en viens parce que c'est une des questions qui a lieu propre à votre groupe. Par exemple, vous l'avez évoqué sur la LGB, la LGB Tour Bordeaux que je connais parfaitement parce que en étant bordelet et étant élu ici, il m'arrive de les rendre visite à ma famille. Euh c'est un coût de 7,7 milliards d'euros au total.

Et juste pour qu'on arrive à à se à bien visualiser, donc il y a eu des prés bancaires garantis par l'État, des prés bancair non garantis, des fonds propres actionnaires et de l'État vi des fonds d'épargne de la CDC Vincre Groupe, il a largement contribué l'État via la CDC aussi le groupe méridien et le groupe Ardian. Bref, là hein et les départements et les départements et en plus la banque européenne les collectivités local et même SNCF réseau pour au final mais je détaillais les prébancaires prébancairire non garantis front propre et à chaque fois l'ensemble des groupes et donc là vous l'avez aussi signifié le consortium lica dont effectivement Vincy fait partie sur la durée de la concession de 50 ans il me semble sera rétribué par redevant via sur les trains qui traverseront sur cette ligne. Pour l'instant et je l'espère pour longtemps, la SNCF sera la seule sur ce cré là.

Pour le coup, on a on a une question, c'est-à-dire que de l'argent public à un moment donné, qu'elles soient des collectivités, de l'État, de l'Union européenne, de l'argent privé, c'est aussi important, participe à un même projet, mais après la rémunération, elle se fait sur le long cours et c'est la même question par exemple sur le système autoroutier, elle revient exclusivement au privés. Et donc est-ce que là on pourrait pas penser à un moment donné euh que c'est aussi à un moment donné une aide publique, c'est-à-dire l'argent public concourt à faire des grands travaux probablement et vous avez je reprends le l'autoroute, la bretelle d'autoroute seule elle n'aurait pas réussi à le réaliser par manque de moyens humain ou financiers. Donc là, il y a une question auquelle vous amenez de l'ingénierie, mais après, il y a une retribution sur là une durée, je reprends l'exemple de la LGB, 50 ans qui fait que quand même à un moment donné, est-ce qu'on peut se poser la question et où comprenez-vous qu'on se pose la question euh d'une aide qui apparaît parfois et notamment sur les consoroutières extrêmement important au vu de la redevance que vous avons généré ?

Alors, c'est un vaste débat. C'est pas la première fois qu'il a lieu au s je ne m'abuse. Non mais c'est ma première question.

Oui oui. Non mais donc il va falloir que je sois un tout petit peu détaillé. Bien sûr.

Allez-y. D'abord nous ne décidons jamais nous s'il s'agit de faire une ligne entre Tour et Bordeaux. L'État décide.

L'État à ce moment-là a le choix de savoir comment il va la financer et comment il va la mettre en œuvre. Et vous savez savez d'ailleurs que par exemple pour la ligne Bordeaux-Toulouse, jusqu'à preuve du contraire, l'État a décidé de le faire disons avec les méthodes habituelles historiques. C'est-à-dire qu'en fait, il va y avoir une maîtrise d'ouvrage qui sera, je sais pas trop comment ça s'organise, mais enfin ce sera pas ni une concession ni un PPP.

Il y a une différence entre concession et PPP, hein, monsieur le rapporteur. La concession, vous êtes rémunéré à risque, c'est vous qui portez le risque du trafic. Un PPP, c'est ce qu'on appelle en anglais une availability scheme.

C'estàd vous êtes rémunéré en fonction de votre capacité à faire en sorte que l'infrastructure dont vous avez la charge de construction puis de maintenance et d'exploitation soit disponible pour son usage. Et sur les lignes à grande vitesse, Bretagne Pays de Loire est un PPP donc qui effhage notre collègue n'est pas rémunéré en fonction du trafic de train qui circulent sur Bretagne Pays-Dloire alors que l'État a décidé sur Tour Bordeaux d'en faire une véritable concession. C'est la seule.

OK ? Il se trouve que c'est nous qui l'avons gagné après un appel d'offre compétitif. La deuxième chose que je voudrais dire et la bonne nouvelle, c'est que nous avons maintenant une agence qui s'appelle l'ART et qui s'est penché à de très nombreuses occasions sur la seule manière de mesurer la rentabilité pour le privé que nous sommes qui s'appelle le TRI, le taux de rentabilité interne.

Alors, il y a 20 ans quand je parlais de ça, j'étais pas très bien compris. Les esprits ont évolué grâce en particulier à la RT qui régulièrement pour revenir sur les autoroutes s'interroge de savoir sur l'ensemble de cette concession depuis fin 2005 date à laquelle nous avons acquis la majorité d'ASF et Escota jusqu'à la fin c'estàd dans les années 2035 donc ce sera cette longue période on calcule le TRI et l'ART se pose la question de savoir si ce qui est somoute la rémunération du risque pris par l'entrepreneur à l'époque, c'està-dire nous surfcotant. Est-ce que ce tri est raisonnable ou non ?

Et la bonne nouvelle, c'est que ça fait trois fois de suite que la RTL que le TI était raisonnable eu égard au risque pris par le privé. Donc tout ça simplement pour dire que le choix de faire ou de ne pas faire, c'est jamais nous. C'est comme à l'époque si quand on me reprochait d'être sur Notre Dame d'and.

C'est pas nous qui décidons de faire un aéroport à Notre-Dame d'élande. C'est l'État et c'est normal. Et je serais totalement imbécile de ma part de dire que c'est nous qui poussons.

Bien sûr que non. Il décide. Il décide de la manière dont les choses vont se passer.

Il lance un appel d'offre. Nous répondons à l'appel d'offre, nous gagnons ou nous perdons. À 69, par exemple, nous l'avons perdu.

Plutôt une bonne nouvelle d'ailleurs. Euh la privatisation d'ADP finalement elle s'est pas faite. Plutôt une bonne nouvelle parce qu'il y a eu la COVID dans l'intervalle.

Voilà. Et donc voilà, ça se passe comme ça. Après la vraie question c'est la rentabilité que nous en tirons.

Et la bonne nouvelle c'est que sur cette ligne à grande vitesse, la rentabilité, je vous en parlerai dans 20 ans parce que pour l'instant on y perd de l'argent. C'est le la courbe habituelle d'une concession. Au début, vous amortissez les gros investissements et puis petit à petit, le trafic prend de l'ampleur.

C'est ce qu'on appelle le rampup. Et puis vous commencez à faire du profit et puis sur la durée, vous finissez par faire un profit qui vient compenser les pertes que vous avez fait parfois pendant 10 ou 15 ans. Le meilleur exemple dont personne ne me parle, c'est le duplexe A86. idée de nous reprise par l'État appel d'offre que nous gagnons, un recours nous nous nous arrêtons nouvel appel d'offre nous le regagnons.

Et ça c'est une concession de 70 ans parce que comme il y en avait pour un peu plus de 2 milliards d'euros et que le tarif c'est à peu près à l'époque on a dû démarrer à 10 € à peu près du passage, il fallait une très longue période pour amortir cela. Et là pour l'instant alors qu'on a mise en service en 2015 dans ces eau là dans ces eau là pour l'instant et ben évidemment nous faisons de la perte parce qu'on est au début de la courbe et donc la rentabilité ne se juge que sur la durée et donc la ligne à grande vitesse si on continue avec aussi peu de train qu'il y en a aujourd'hui ça risque d'être dur en rentabilité mais j'espère qu'il va y avoir effectivement d'autres compagnies ferroviaires qui vont s'installer de façon à ce que il y ait davantage d'utiliser ation de infrastructure qui aujourd'hui n'est utilisé que à 40 % des sillons disponibles, ce qui est dommage. Voilà, d'autant qu' à chaque fois que vous prenez le train, vous voyez qu'il est plein.

Et donc voilà. Et donc ça veut dire que la rentabilité la rentabilité elle se mesure pas en résultat divisé par le chiffre d'affaires, elle se mesure en TRI. Et voilà.

Et la le TRI sur les concessions, il est normal au risque prix et sur la ligne à grande vitesse et ben c'est trop tôt pour le dire parce qu'on est au tout début de de l'aventure. Moi on perd une quarantaine de millions par an sur l'ISERA et on n pas payé un centime de dividende depuis l'origine. Alors je vais poser la question différemment.

Oui, c'était pas clair. Peut-être si c'était clair mais je vais la poser. Bon, moi je ne reproche pas une entreprise privée de chercher à faire du profit.

C'est même son cœur de métier. Voilà. Euh personne ne ne pense qu'une entreprise, quelle qu'elle soit fait de la philanthropie.

Elle doit faire et dégager du profit pour les salaires, pour les actionnaires et tant d'autres. Mais moi la question, je réinterroge les PPP et je je le redis. Est-ce qu'il y a des exemples assez précis de PPP qui n'ont pas été rentables pour le privé ?

Parce que à chaque fois, on me dit c'est la gestion du risque. J'entends, vous me dites on prend un risque, on investit et donc on attend un retour sur investissement, ce qui est à peu près normal. Voilà.

Mais du coup euh quel est le risque pour une entreprise telle que Vincy ? d'aller prendre une concession autoroutière, une LGV. Bon, je sais vous j'en ai un exemple pour vous voir si on a le même.

Euh mais mais dans 80, peut-être que vous allez m'en sortir et me faire mentir, mais globalement je ne connais mise à part peut-être un, mais on va voir un tout le reste, je vois pas où vous avez été perdant. Vous quand j'interroge vous c'est vous vos concurrents, c'est pas la passi particulièrement. Écoutez des exemples en France, je ne veux pas citer d'exemples chez mes concurrents parce que c'est pas mon c'est pas mon job, c'est pas mon rôle.

Des exemples en dehors de France, je vous en trouve. L'aéroport du Chili, une véritable concession à risque trafic. On est payé en fonction en gros de du business qui est généré par les passagers qui passent dans cette nouvelle infrastructure qui est un un totalement nouveau nouvel aérogar en nouvel aéroport à Santiago du Chili.

L'autre exemple c'est en Allemagne où nous avons des entre guillemets des PPP autoroutiers ce qu'on appelle des AOD en Allemagne. Oui, il y en a un qui a effectivement mal tourné. Très bien.

Mais attendez, le PPP vous êtes avait schim, vous pouvez perdre de l'argent sur la construction. Par exemple, ceux qui aujourd'hui réalisent la A69, ça doit être dur pour eux de gagner de l'argent sur la construction parce que j'arrête, je reprends et cetera. Après, quand vous êtes en aability schem, vous êtes payé en fonction de votre capacité à faire en sorte que l'infrastructure soit disponible.

Donc là, vous pouvez pas gagner beaucoup et vous pouvez pas perdre beaucoup parce que la seule chose que vous risquez, c'est des pénalités si certaines voies de circulation ne seront pas disponible à un instant donné. Quand vous êtes à risque trafic, vous pouvez perdre beaucoup si vous vous êtes trompé. Oui.

Et ce qui est amusant à observer, c'est que depuis 2005 sur les autoroutes françaises, tous les paramètres sur lequels nous avions modélisé notre offre, puisque c'était un appel d'offre, donc on a remis notre offre et on a acheté les dernières parties d'ASF et Escota, c'était sous le gouvernement de monsieur de Vilpin, sauf erreur, en 2005, nous avons acheté sur la base de 19 milliards d'euros pour quelque chose qui allait durer jusqu'en 2035. Et bien tous les paramètres que nous avions mis dans le modèle pour savoir quelle offre on pourrait faire, l'inflation, le taux de motorisation des ménages, le prix des carburants, la croissance économique, on s'est trompé sur toutes les paramètres. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a un dieu qui vient au secours des entrepreneurs.

C'est ce qu'on appelle la loi des grands nombres. C'estàdire tous ces paramètres ont changé. On a vécu les gilets jaunes, on a vécu la COVID, on a vécu euh qu'est-ce qu'on a vécu ? plein de trucs depuis l'emmen brower, l'inflation et cetera, mais on a été sauvé par le fait que les taux d'intérêt, ils ont connu une période assez sympathique où ils étaient relativement bas.

Et le miracle étonnant, c'est ce qu'on appelle la loi des grands nombres, c'est queil y a un tellement grand nombre de paramètres que quand vous refaites le calcul, on retombe exactement sur les pieds de ce qu'on avait prévu à l'époque. C'est marrant hein, incroyable. Donc vous avez aucun exemple éclairant en France.

Non mais c'est pour ça que je je redis parce que c'est ça qui est important pour que nous on arrive à jaoger la question de dire les PPP il y a une gestion de risque pour les entreprises il y a toujours une part de risque mais en fait quand quand on voit vous n'avez aucun exemple c'està-dire qu'elle est extrêmement limitée et que sur une durée de concession de 50 sur 50 ans sur l'GV 70 ans sur d'autres ouvrages voyez bien quel est ce risque que vous vous portez Il est extrêmement limité en réalité. C'est vous qui ditesah non parce qu'on avait aucun contre exemple. Mais pendant la COVID nous n'avions plus de trafic sur les autoroutes.

Alors je vais vous donner quand même la rentabilité sur un certain nombre de points autoroutiers de concessions autoroutières a pris entre 7 et 10 ans d'avance. Donc même évidemment la crise Covid, ce que personne ne ni ici a fait que le trafic s'est arrêté parce que de fait nous avons été confinés. Il a pris du mal.

Bah mais sur le reste la crise de l'Embrer nous a coûté 10 ans de trafic poids lourd. D'accord. Enfin au global rentabilité déjà trouvé.

Je vais remonter plus loin dans l'histoire. ASF et Scot ainsi que Sanef avant qu'elle ne soit sous le régime que nous connaissons et qu'elle soit ensuite vendu au privé. C'était des concessions qui pour un certain nombre d'entre elles avaient connu de graves difficultés financières. simplement je ne l'ai pas vécu, j'étais pas en poste et puis c'était pas notre responsabilité.

Donc bien sûr, mais si vous voulez ce qui effectivement, si je réponds de façon un tout petit peu véhémende, c'est que vous prenez le risque de prévoir des indicateurs macroéconomiques, prix du pétrole et cetera, je vais pas refaire la litanie. 30 ans à l'avance, vous prenez un sacré risque. Et la bonne nouvelle, encore une fois, c'est que il y a tellement de paramètres que vous finissez par retomber sur vos pattes.

Là-dessus, si l'État avait les moyens de faire lui-même, l'État ferait lui-même, moi ça me ferait des travaux, pas de problème. Je vais je voudrais juste terminer sur quelque chose si vous me permettez. Bien sûr.

Nous sommes au devant de ce que j'ai appelé la 2è révolution de l'électricité. Les capitaux qu'il va falloir engager pour réussir notre transition environnementale et énergétique sont extraordinairement élevé et dans beaucoup de pays au-delà des capacités de financement purement public. La meilleure preuve, c'est que nous allons avoir des projets, y compris dans des coins éloigné comme l'Australie où on voit des équivalents RTE, c'est le cas au Brésil d'ors et déjà, qui lancent leurs opérations de ligne de transport très haute tension TH acheté 500000 V sous forme de PPP parce que c'est un moyen efficace de au fond non pas faire un contrat mais de faire ce qu'on appelle du blending financing. c'est-à-dire un mix entre du financement privé et du financement public avec des responsabilités claires entre les uns et les autres.

Et donc mon pronostic, c'est que le modèle de PPP, au sens où je viens de le dire, c'est-à-dire de blending, financing, argent privé, argent public, on aura pas d'autres choix et je trouve ça très bien de l'utiliser et de le redéployer pour faire face aux investissements absolument colossaux qui sont la conséquence de la transition environnementale et énergétique. Je passe à un autre sujet. J'ai deux dernières questions.

Moi, je pensais que vous alliez me donner un seul exemple. J'envoyais qu'un chez vous. Donc, je vous le don.

Ben, j'aurais dû vous donner euh un petit papier. Non, le seul que je vois que Bah oui, le Matmut. Le matmut c'est le seul que je vois malheureusement, à part si les Jondin remontent ce que j'espère au niveau professionnel.

Là, pour le coup, pour moi, c'est le seul contrexemple qui peut vous mettre en difficulté. Alors, j'en ai d'autres. Merci de m'ouvrir cette voix.

J'ai le stade du M. Ouais. Après si vous avez fait des mauvais investissements, c'est pas ma faute.

Non non non non. Le stade de Bordeaux à l'époque c'était Ain JP. Ouais.

Le choix il il voulait un nouveau stade. C'est pas mon sujet. C'est pas moi qui décide de faire un nouveau stade.

Il pouvait le financer sur de l'argent public local régional. Il décide de lancer en PPP. Effectivement, on a mal modélisé notre affaire et surtout on n' pas été aidé par la performance des gérit prévoir que les gon allit descendre à ce niveau-ci bas.

Et ben ça s'appelle du risque. Bon et d'ailleurs vous n'avez jamais vu râ le fait avant que je vous donne avant que je vous donne votre propre la propre réponse, vous n'en aviez pas. Mais bon, je je veux je veux avancer de parce que de deux dernières questions autour du CICE et autour de des aides COVID et et et du choix que vous avez fait.

Euh est-ce que vous pouvez nous donner euh je crois que c'était dans le questionnaire un montant approximatif euh du CICE que vous avez touché sur 6 ans euh parce qu'évidemment maintenant c'est c'est transformé en exonération de cotisation sociale qui ne sont pas des charges des cotisations et et parce que je crois qu'en 2013 j'ai que ce chiffre là autour de 83 millions d'euros en ce qui vous concerne vous étiez le 3è bénéficiaire du CICE pour l'année 2013. Je le précise parce que je n'ai pas trouvé les chiffres pour les autres années alors jusqu'en 2018. Donc je me permets pas de les donner quand je ne les ai pas.

Euh et et à quoi ça a servi ? Parce que c'est ça la question parce que nous on est sur l'utilisation des aides publiques et à fois elles servent. Est-ce qu'elles rentrent dans un budget général ?

Est-ce qu'elles vous ont permis d'investir dans la RD ? est-ce qu'elles vous ont permis de maintenir l'emploi ou de l'en créer ou de jouer sur la compétitivité dont d'ailleurs tout le monde nous dit qu'elle ne s'évalue pas mais qu'elle est là ? Euh donc globalement euh donc je sais pas si c'est le mêm montant d'année en année.

Moi j'avais que l'année 2013 donc je redis million voilà peut-être que c'est ISO pour les pour les 5 après. Et à quoi ça a servi pour votre groupe alors ? Notre compréhension, mais peut-être qu'on a mal compris, c'est que le crédit impôt compétitivité emploi, il a été installé à une époque où on a collectivement pris conscience du fait que les charges, les fameuses charges dont j'ai parlé sur notamment les salaires les plus modestes étaient très peu compétitifs par rapport à d'autres pays.

Ce qui est évidemment un problème particulièrement important pour les gens qui sont en compétition frontale avec ces autres pays. c'est notamment le cas de des industries. Voilà, il se trouve que nous en avons bénéficié aussi parce que nous y avions droit. les chiffres exacts sur la période en 2017 au pic du régime, il avait représenté pour Vinci une économie nette d'impôt de 153 millions d'euros à comparer à une économie nette de moins de 60 millions d'euros pour les allisements de charge que je vous ai détaillé qui sont le système actuel.

Donc tout ça pour dire que le crédit d'impôts compétitivité emploi était vu de notre point de vue beaucoup plus intéressant, beaucoup plus puissant que né le système qu'il a remplacé. Voilà la deuxième question que vous allez me poser, donc je réponds par anticipation. Non non mais parce que c'est dans la même logique, c'est que on pourrait se poser la question de savoir si pour des entreprises comme la nôtre, notamment la partie service qui sont en compétition avec un grand nombre de de compétiteurs mais qui sont des compétiteurs locaux, je vous ai dit que nous étions multilocaux.

Est-ce que au fond le fait que les charges y compris sur les bas salaires 1,6 % 1,6 fois le SPIC sont disons font l'objet de de d'allègement de charge ? Est-ce que ça nuit à notre compétitivité ? La réponse c'est non.

Mais à la condition que tous mes concurrents soient logé à la même enseigne. Donc je ne suis pas dans la logique d'un industriel qui devrait se battre contre des Grecs, des Turcs, des Allemands ou que sais-je. Je suis dans la situation d'un d'une entreprise qui se bat avec des acteurs locaux.

Si tout le monde est logé à la même à la même enseigne, à la limite, il y a pas besoin de ces allègements de charge. Mais il faut intégrer que qu'est-ce que je fais moi ? Évidemment, je le mets dans mes prix parce que dans mes prix, comment je l'ai fait mes prix ?

Je regarde quel est le nombre d'heures qu'on va passer sur un projet et si bah les bas salaires sont effectivement chargés de façon très importante, bah je le mets dans mes prix. Et une fin, c'est mes clients publics et mes clients privés qui le payent. Donc la seule condition que je mettrais au fait au fond de supprimer le le le allègement de charge pour des gens qui ne sont pas dans une compétition réellement internationale et mondiale comme nous, c'est que il faut que ce soit la même chose pour tout le monde.

Parce que mes concurrents, c'est pas seulement du FH et du BUIGIG. mes concurrents, regardez à chaque fois qu'il y a un appel d'offre sur 30 logements, vous avez des dizaines de concurrents. Et donc mes concurrents, c'est des TPE, des PME, parfois des ETI, parfois des grands groupes, mais en général c'est à 85 % un un univers concurrentiel qui est extrêmement fourni.

Et donc si vous mettez en place des allaitements de charge qui sont très différentes selon la taille des entreprises, là vous introduisez un biais qui moi me rend sous compétitif et je ne suis plus d'accord. Si en revanche, si tout le monde a la même enseigne, moi je le mets dans mes prix, je le passe au clients et voilà. Je je crois qu'on est plutôt enfin je je vous donne mon sentiment par je veux pas parler pour mes collègues.

Je je suis plutôt pour l'égalité de traitement parce que vous avez raison. Donc euh moi je suis pour que des entreprises payent de l'impôt, c'est l'égalité face à l'impôt et l'égalité face aux aides publics. Si on commence à avoir une distorsion de concurrence, nous allons avoir un biais.

Donc sur ça, au moins pouvons-nous nous rejoindre ? Mais je ne veux parler, je ne veux parler qu'à mon nom. Enfin, j'ai une dernière question et après je veux laisser la parole à mes collègues, c'est les aides COVID.

L'autre l'autre point, pardon, à l'époque où il y a eu ce crédit d'impôt compétitif des emplois, vous vous souvenez qu'il y avait des taux d'imposition sur les sociétés qui très qui étaient très supérieurs au niveau où ils sont aujourd'hui. Ouais, il faut tout prendre. Et la deè chose, c'est que le CCE globalement pour pour bon mon analyse, mais on n'est pas je veux vraiment aller vite et vous poser la dernière question pour laisser mes collègues, c'est que on a vendu un CICE à 20 milliards au total pour les entreprises pour dire on va créer on va créer un million d'emplois au final on en a créé 100000 et on nous a dit la compétitivité ça s'évalue pas.

C'est Louis Galois d'ailleurs le père du CICE qui est venu nous dire ça et beaucoup d'administrations centrales et que donc de fait il y a une communication politique qui est qui est tordue avec le réel et y compris on n'a pas demandé aux entreprises de contrepartie donc on leur a donné voilà mais la contrepartie vous l'avez vu dans mes prix à l'époque où il y avait ce CICE dans mes prix je mettais pour la partie de ma population qui était touchée c'estàd jusqu'à donc vous les 100 % vous les avez répercutés dans le prix bien sûr parce que on a besoin de gagner des affaires Et comme on fait 3 4 5 % de marge dans notre métier et ben quand on veut vraiment une affaire et ben on tire effectivement les équations jusqu'au bout et on prend la réalité des coûts horaires, la réalité des prix des matériaux. On remet une couche de frais généraux et puis c'est ça que avec ça qu'on a envie de gagner. Donc je l'ai remis dans le dans le business si vous voulez.

Bon après après moi je veux bien que la compétitivité certains disent que vas-y ça ne s'évalue pas mais on a quand même des indices qui nous permettent de vérifier la compétitivité de nos entreprises qu'elles soi en France ou qu'elle soit par des concurrent ne serait-ce qu'européennes rien que les chiffres que vous nous avez donné monsieur le président sur le le le coûte des cotisations sociales nettes sur un salaire 20000 et quelques en France 12700 en Allemagne 11600 en Espagne et 10000 en au Grande-Bretagne, ça donne déjà un aperçu. Faudrait y rajouter un certain nombre de critères sur le salaire moyen sur et cetera, mais mais aussi on peut rajouter les conditions de travail, la sécurité, le nombre d'accidents et cetera, mais la compétitivité voilà, moi je je reste convaincu qu'elle se qu'elle s'évalue tout du moins et qu'on arrivera très vite à savoir. Mais encore faut-il qu'on le veuille, c'est d'évaluer la politique des êtres publiques parce que ça on peut en parler aussi.

C'est bien beau de moi je moi je suis bon je suis pour la compétitivité des entre des entreprises. Celui qui me connaît un petit peu, il le sait forcément. Mais quand est-ce qu'on évalue ?

Et dans les questions que je vous ai posé, il y avait il y avait une question de dire le suivi des aides, est-ce que vous êtes pour Je je te laisserai poser ta question, mais puisqu'on parlait de compétitivité, euh est-ce que vous êtes pour le fait qu'on évalue les politiques publiques ? Donc on y injecte au moment où on les met en place des critères d'évaluation mais qui soient clair, ça évitera de dire bah par exemple le CICE qui était fait pour la compétitivité des entreprises. Bah oui mais la compétitivité on peut pas on peut pas l'évaluer.

Bah si on pose quelques critères, on évalue à un certain moment et on dit soit on continue, soit on arrête. Mais mais lancer comme ça des aides publiques en disant bah ouais mais on peut pas évoluer. Je pense que j'aimerais votre avis là-dessus.

Je pense que vous êtes d'accord avec nous sur le fait que on peut évaluer com comment fait-on chez nous ? Bah voilà, quand on lance une politique, on en fait je dirais une étude d'impact d'abord puisque qui est pas une culture vraiment très développée en France, une vraie étude d'impact et puis ensuite de façon régulière, y compris vis-à-vis du conseil d'administration, on revient sur ce qu'on a décidé, on regarde ce que ça a donné et puis éventuellement on arrête ou on continue. Oui, ça me semble.

Oui. Donc c'est légitime. Moi moi je suis pour qu'on évalue tout et je suis pour qu'on compare parce que on a besoin d'avoir des éléments de comparaison mais à la fin du des cotisations sociales, ce que vous appelez charge, il faut qu'on mette le modèle social et ça en fait partie parce que ça en fait partie parce que des ouvriers, des ingénieurs bien formés, bien soignés qui ont accès à des services publics et on est déjà dans les quatre comparaisons.

Il y a pas le même modèle social, c'est pas la même protection sociale et donc ça c'est aussi un élément de compétitivité notre modèle social. En vrai après en comparant avec Allemagne, Espagne, Grande-Bretagne, on n'est pas non plus très éloigné mais même si c'est pas le même système, on n'est pas très éloigné. Moi, par exemple, le modèle social allemand qu'on vend beaucoup mais aussi avec des très très bas salaires et des jobs à ce qu'on a appelé pendant très longtemps 1 € ou des emplois extrêmement précaires au-delà de 55 ans.

Je pense que il y a une question pour mon coup d'un modèle social mais on n'est pas sur une commission d'enquête sur les modèles sociaux et en comparaison mais plaisir à la faire avec toi l'année prochaine. Euh non, ma dernière question, elle est autour des aides publiques pendant Covid. Vous nous avez donné un chiffre, celui de laappeld que beaucoup d'entreprises 103 millions.

Alors, j'ai pas compris si c'était 2020 ou et 2021. D'accord. Merci beaucoup.

Excusez-moi, j'avais pas Voilà. Euh donc 103 et et 25, pas de PGE. Non, pas de PGE.

Euh mais du et pas de report de d'éch fiscal et pas de report. D'accord. Donc l'appel D, on va le dire en dehors des aides des exonération ISO.

L'appel D. Bon, c'est quand même un chiffre important pour 2020. Pour le coup, je sais que vous nous avez dit que vous avez augmenté de 5000 en 5 à 6000 salariés entre 2018 et 2023, je crois.

C'est ça. Mais je je le soulligne aussi 4600 emplois supprimés rien que sur l'année 2020. Donc effectivement sur le global si on regarde sur un talon sur 6 ans, vous remontez mais sur l'année 2020 où il y a une accompagnement significatif de l'État pour prendre en partie une partie des salaires, il y a aussi des licenciements.

Et il y a un choix qui n'a pas qui n'a pas été le même suivant les entreprises, c'est celui de continuer à verser des dividendes aux actionnaires. 2020 2 € 04 par action et en 2021 2,90 € par action. Et par exemple, monsieur Pouyanet euh un autre patron d'une grande entreprise du K40 lui a dit "Moi, j'estimais que soit on touchait des aides et on versait pas de dividende cette année-là, j'entends bien en crise Covid, je veux voilà, mais moi par exemple, j'ai fait un autre choix, c'était de verser des aides, verser des dividendes mais pas toucher d'aide." Est-ce que vous comprenez ?

Et j'en viens sur ma dernière question. Qu'un groupe comme le vôtre assez solide avec un chiffre d'affaires important mais la crise Covid évidemment impactant de plein fouet vos activités notamment en construction ce que j'entends et en aéroport et en et en aéroport et en autoroute évidemment. Euh mais vous comprenez que il puisse avoir un malaise de la colère d'une entreprise qui la même année euh touche des aides publiques substantiel et je pense à la PLD continue à verser des dividends de fait un choix et licencie la même année.

Est-ce que vous comprenez les mois, la colère ou en tout cas les questionnements autour de cette pratique ? Et je vous remercie. Pour ça, faudrait avoir le montant total des Je sais pas si on l'a le montant total des dividendes versé en 2020 face aux 103 millions d'aide.

Ben de trouver 2,4 par action en 2020 et 2,90 par action. Ça fait un montant global. On peut détailler.

Ouais mais on peut détailler. Avant l'arrivée de la COVID, nous avions et donc juste pour finir la question ce qu'il aurait pas été bien si ce n'est de ne pas verser de dividende mais au moins déduire les 103 millions des des dividendes mais plus que ça plus que ça. J'étais en train de vous exposer ce qui s'est passé juste avant la COVID.

Nous avions déjà communiqué que notre dividende allait être à 3,05 € par action. Là-dessus, nous tombe la COVID sur la tête. Notre dividende au titre de l'année précédente, puisque c'est c'est là où ça se cite, c'estàd de 2019, il est descendu à 204 et donc il y a eu 1 € de moins. 1 € de moins, ça représente combien ? 450 millions.

Donc nous avons baissé pour les raisons que vous évoquez, nous avons baissé notre dividende sans pour autant le mettre à zéro. Pour une raison que je tente d'expliquer, c'est que les actionnaires, c'est un une partie prenante comme les autres. C'est pas la plus importante, mais il faut à peu près les traiter correctement sinon çaen est fini de votre groupe.

Et donc nous avons considéré à l'époque que la COVID c'était un événement exceptionnel et qui comprendrait que on passe de 305 à 204. Voilà. Et ce faisant, on était largement dans les clous de ce qui nous était demandé par la puissance publique puisque3 million Oui.

Et d'autre part, Bruno Lemire avait dit que il fallait faire une baisse, je me souviens plus de 25% et voilà donc nous avons respecté ça. Donc voilà, c'est bien. L'année d'après, il est toujours très délicat par rapport aux actionnaires de baisser votre dividende.

On était à 204, on est resté à 204. alors qu'on aurait pu l'augmenter et ça n'est qu'après qu'on est revenu sur notre logique habituelle que nous avons depuis 20 ans, plus de 20 ans, qui est que chaque année pour éviter le débat notamment avec les instances représentatives du personnel, pour éviter le débat, la règle simple c'est que il y a un pourcentage entre 50 et 55 % du résultat net qui est affecté à en gros entre guillemets récompenser nos actionnaires qui ont droit aussi parce qu'ils ont pris des risques aussi. Et donc c'est ce qu'on appelle le payout, le taux de distribution de dividende.

Et on est dans ces eaul depuis euh 1900 2005 à peu près 50 55. On est monté un peu plus haut à un moment où il y avait moins de résultats mais il fallait pas désespérer l'actionnaire et on a resté on est resté à 204. Mais donc ce qu'il faut retenir c'est que 1 c'était 305, on a descendu à 204 et ça fait une différence pour nous bien supérieure au crédit euh obtenu au titre de l'activité partielle et ensuite nous l'avons maintenu et maintenant on est aux alentours de 55 % de dividendes versé aux actionnaires. permets juste je me je vous non je me permets juste en en en 2021 certes il est pas revenu au niveau initial mais il est il est pas resté à 204 il est passé à 290 non non ah ben si c'est les chiffres c'est c'est les votes que j'ai trouvé mais 286 c'est payé en 2022 c'est c'est le dividend sur 202 oui c'est toujours l'éternel problème.

Vous verser le dividende au titre é décidé en 2021. Non non non. Vous vous est-ce qu'à deux années de vous le vers à 204 ?

Oui oui et le principe c'est que nous versons un accomte par exemple là. Vous êtes en accomte bah on a un accom Patrick Bouyan il a quatre accomes. Nous on a un accomte enfin trois accomes et un complément.

Donc quand vous êtes par exemple en 2025, vous avez déjà versé dans le courant du mois de novembre en 2024 un accomte à valoir sur le dividende qui sera versé en 2025 au titre de l'année 2024. Mais le vrai juge de paix, c'est au titre de 2024 quel est le montant du dividend ? Et donc là en 2020 c'était le dividende au titre de l'exercice 2019 et c'est là où on l'a baissé à 204.

Ensuite, l'année d'après, on est allé donc en 2021, c'était le dividend au titre de l'exercice 2020. On l'a maintenu à 204, puis ensuite, on était parti du Covid et on est revenu sur notre logique d'avoir un taux de distribution de dividende à peu près entre 50 et 55 % du résultat net. Vous êtes remonté assez rapidement après.

Bon, je vais Mais je voudrais faire remarquer monsieur le rapporteur s'il vous plaît. Oui. ADP Oui.

Que nous aurions pu éventuellement auquel nous aurions pu nous intéresser si finalement bon ADP leur taux de distribution dividende c'est 70 %. Non mais on n'est pas sur le taux de distribution dividende qui est encore un autre débat. Non non mais non mais c'est la question n'est pas là.

Je je refinis mais la question est de dire est-ce que vous comprenez ? Mais là qui qui est une une question encore plus globale qui ne concerne pas que Vinc mais je prends exemple sur Vinci sur l'année 2020 puisque là vous rentrez mais que qui concerne d'autres groupes aujourd'hui qu'une entité un groupe qui fait du bénéfice large même si pour vous 2020 comme pour toutes les entreprises est complexe une entreprise qui touche des aides publiques substantielles et qui y compris est accompagnée en moment de crise pour préserver l'emploi puisque bon globalement 103 millions d'APLD, c'est une nationalisation d'une partie des salaires. Comme ça que ça le chômage partiel, c'est ça.

On prend on nationalise une partie des salaires. Je dis une partie des salaires, on peut considérer qu'elle est trop peu importante ou pas. Peu importe, on nationalise une partie des salaires, que vous touchez donc des aides publiques, euh vous licenciez cette même année-là et que vous continuez même s'il y a de la modération dans le versement des dividendes à donc puisque le président le voulait, il y avait à cette époque-là, je vais retrouver le chiffre, 562 millions de titres 26 en action.

Enfin, il y en avait 588 et vous en avez racheté 22, détruit 22, donc 562. Donc ça fait 1ARD146 millions de versets euh de dividendes. Bon, ça reste quand même un chiffre assez important.

Voilà. Est-ce que vous comprenez que ça ça pose des questions, c'est tout ? Voilà.

Alors, je vous réponds très clairement, c'est-à-dire que non seulement nous comprenions qu'effectivement on ne pouvait pas maintenir notre dividende comme prévu à 3,05. C'est la raison pour laquelle nous allons baisser. Accessoirement, j'ai fait aussi des efforts à titre personnel.

OK. Mais ça c'est hors débat. Euh et par ailleurs, je ne suis pas d'accord avec le fait que sous prétexte d'avoir 100 millions d'aide ici, on devrait mettre le dividende à zéro parce qu'à ce moment-là, vis-à-vis de nos actionnaires dont je rappelle qui sont à 70 % non français, on va finir par avoir des gros problèmes.

Ouais. Ben oui, un actionnaire ça se traite bien comme toutes les autres parties prenantes et on en a besoin. On en a besoin et si on les traite pas bien, bah ils finissent par se fâcher.

Et quand ils se fâchent, ils font quoi ? Mais vous ne vous fâchez pas parce que ce n'est pas que ma question et je le redis, c'était une interpellation de monsieur Pouyan. Donc vous voyez donc je suis assez éloigné de monsieur Pouyan.

J'ai lu j'ai lu voilà qui qui lui-même ici et je ne lui ai il n'a pas parlé sous la contrainte. a dit que lui il estimé qu'une entreprise aidée et accompagnée aurait dû pas vers cette dividende cette annéel. Voilà, c'est il parlait pour il parlait pour lui.

Enfin, chaque non, lui il a dit justement moi je n'ai pas voulu d'aide pour verser des dividendes. Bah écoutez, bon je vous remercie. C'est ma dernière question.

Chaque chaque entreprise sa propre ses propres contraintes. Bien merci. Il représente à peu près 4 % de rendement hein pour aujourd'hui sur enfin jusqu'à une semaine hein.

Jusqu'à une semaine c'était à peu près 4 % sur l'investissement fait par les actionnaires. Oui, à peu près un peu mieux que les depuis une semaine les actionnaires ont perdu 10 %. C'est juste pour dire que il y a des risques quand même quand on est actionnaire même en ayant des dividendes.

Merci monsieur le si on a l'occasion d'avoir une question sur l'apprentissage, moi j'aurai des choses à dire. Bon, je vais demander à mes collègues d'attendre 3 minutes. Vous me lancez sur un sujet qui qui m'est qui m qui que qui me tient à cœur.

Euh, j'ai vu qu'une entreprise comme Vincy, c'est euh alors je l'ai noté quelque part, 12 millions, c'est ça ? 12 millions d'euros. Non, l'apprentissage, l'apprentissage 12 millions, c'est le messen euh ce qui serait intelligent quand on prend des notes, c'est de pouvoir retrouver ce qu'on 23 millions 24 millions de 23 millions sur l'apprentissage pour 6000 apprentis.

C'est ça. Voilà. Euh quel est quel est chez Vincy le niveau des apprentis moyens ?

Est-ce que est-ce que la majeure partie sont plutôt des apprentis euh on va dire en dessous de bac bac + 2, bac + 3 ? Est-ce que la majeure partie sont plutôt des apprentis au-delà de bac + 2, bac + 3 ? Est-ce que vous en tant que patron de Vincy, vous considérez que on doit on devrait un peu mieux flécher les aides à l'apprentissage ?

Est-ce que vous pensez pas que alors ça allait un petit peu moins depuis le projet de loi de finance 2025, mais je trouve moi personnellement, je trouve qu'on va passer fort dans dans le sens. Est-ce que vous pensez pas qu'on devrait faire une vraie différence entre l'apprenti en dessous ? Je parle pas au niveau de la taille de l'entreprise, même si je pense qu'il faut le regarder quand même entre des artisans commerçants, des PME et des très grandes entreprises qui n'ont pas les mêmes moyens non plus, entre guillemets.

Euh, est-ce que vous pensez que on devrait apporter plus de différence entre des apprentis de et c'est pas péjoratif quand je dis ça, mais de petit niveau de diplôme ? Euh alors je crois que le PEP n'existe plus mais CAP BAC+ 2. Ouais.

Bac pro. Backpro où on a vraiment là intérêt d'accompagner d'une manière assez forte et un peu moins voire pas du tout des apprentis bac + 3, bac + 4, bac + 5 et plus qui premièrement on aurait la possibilité d'avoir leur diplôme sans pour autant être alors je dis pas que c'est bien mais sans pour autant le faire par un un une alternance parce qu'aujourd'hui il y a des facultés qui format tous les diplômes de la quand on arrive à un certain niveau. Donc c'est une opportunité qui leur est donnée euh de pouvoir le faire au sein d'une entreprise et de de bénéficier d'une rémunération.

Donc je rappelle que la rémunération d'un apprenti bac + 5 bac + 6 n'a rien à voir avec un la rémunération d'un apprenti en en CAP. Euh et puis même pour l'entreprise, est-ce que je je vous rappelle que le le montant global d'accompagnement sur l'apprentissage sur le budget français, c'est à peu près 21 milliards. C'est là que ça ça ça tourne autour de 21 milliards.

Je crois que c'était 21 milliards 6 l'année dernière. Ça va diminuer un peu cette année parce qu'il y a une réorientation. Mais vous qui connaissez bien les entreprises et le fonctionnement des pays autour de nous, quand je vois l'Allemagne ou la Suisse, la Suisse dans les statistiques montre que 70 % des jeunes entre 15 et 24 ans sont passés par l'alternance à un moment ou un autre, sans quasiment aucune aide de l'État, avec un vrai partenariat public privé, avec une vraie culture de l'alternance qui fait que je caricature exprès.

Non, non, moi j'ai l'impression que dans ces pays-là, on a saisi toute l'opportunité à la fois pour l'étudiant, mais aussi et surtout pour l'entreprise, son avenir, son renouvellement de collaborateur de travailler par la par l'alternance. Et qu'en France, moi j'ai l'impression quelquefois assez souvent, je peux vous dire que je rencontre beaucoup d'entreprises, je suis président de la délégation aux entreprises du Sénat. J'ai toujours l'impression quand on parle de l'alternance, on parle ça comme si l'entreprise, elle faisait un peu, elle contribue à l'œuvre sociale et et mais je caricature exprès, monsieur le président, mais il y a un peu de ça quand même.

Et et est-ce que vous pensez que on peut pas relativiser, réarbitrer et que j'ai l'impression que l'alternance aujourd'hui, elle est portée par le budget de l'État et uniquement par le budget de l'État et que ça serait bien qu'on ait une prise en charge encore supplémentaire par le monde de l'entreprise notamment concernant moi qui n'aime pas trop les effets de seuil mais là on a quand même une différence les grandes entreprises et sur des diplômes très élevés. parce qu'un boulanger ou un boucher, il va pas aller chercher un bac + 3, bac + 4, bac + 5. Mais mais c'est pour ça que je parle des grandes entreprises notamment sur des diplômes très élevés.

OK. Merci. Merci d'aborder ce thème.

Il faut voir d'où on vient. L'apprentissage au sens brevet jusqu'à bac pro n'avait pas bonne presse pour des raisons presque culturelles jusqu'à présent. Donc l'astuce vous avez très bien fait a consisté à globaliser ce qu'on appelait historiquement des apprentis avec les alternants.

Ça a été intelligent parce que ça a remonté l'image de l'apprentissage au centre. C'était pour amorcer. Est-ce qu'aujourd'hui que c'est amorcé ?

Pardon. Non mais je vous le précise. Nous tiens, nous nous avons augmenté d'à peu près 30 % le nombre d'apprentis.

Je réponds à votre première question. Nous sur les 6000, il y a un peu plus d'un/3 d'apprentis au sens historique du terme et les 2/3 d'alternants. Voilà.

Voilà. Ensuite, on partait de bas. Moi, j'ai eu 30 % d'augmentation depuis que vous avez mis en place des aides.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que moi, vis-à-vis de mes business unites, pour les motiver à prendre des apprentis et des alternants, j'ai pu agiter le fait qu'il y avait des aides. Vous avez très bien fait.

Ça a permis de remonter le pays au niveau un niveau convenable. Moi, je suis à 6 % ou presque. Beaucoup d'entreprises ont beaucoup augmenté leur nombre d'apprentis et d'alternants.

Maintenant qu'on est presque au bon niveau, vous retirez la prise, vous retirez le fil de la prise, c'estàdire que c'était à 6000 € vous le passez à 2000 €. Moi, je trouve ça normal parce que on y est arrivé. Et ne retirez pas trop vite la prise parce que on n'y est pas encore, on n'est pas installé sur un palier.

Et avant000 5000 reste à 5000 sur sur les sur voilà mais il faut pas tirer il faut pas tirer le fil de la prise trop vite parce que vous avez raison en Allemagne où il y a 15 % d'apprentis au sens où on l'entend y compris les alternants il y a plus d'aide mais parce que c'est rentré dans les mœurs. c'était pas rentré dans le mur et donc vous avez très bien joué c'estàd mis en place un dispositif qui a permis de monter en régime de monter de montrer les résultats. Là il y a une vraie évaluation des résultats.

Si vous retirez la prise trop vite vous risquez voilà donc il faut maintenir progressivement progressivement. Mon seul petit point d'attention, c'est le même que tout à l'heure. L'apprenti pour le boulanger ou le charcutier, je comprends très bien.

Sauf que il y a aussi l'apprenti pour la petite entreprise de construction qui est en fait mon concurrent sur beaucoup d'affaires. Et c'est là où de grâce le jour où vous arrêterez parce qu'on arrivé au bon niveau, le jour où vous arrêterez ne faites pas de différenciation entre la taille des entreprises sur un secteur donné sinon vous biaisez la la concurrence entre les uns et les autres par secteur. Oui.

Oui. Je ne sais pas si je suis politiquement correct en vous disant ça mais j'ai des vraies convictions sur Non mais ça le mérite d'être clair. Nous on a besoin d'infos.

Voilà. Ben oui, mais le moment c'est encore un peu tôt pour retirer la prise et sur le niveau de qualification, vous n'avez pas répondu au président si 1/3 de tiers j'ai un/3 d'apprentis au sens 2000 apprentis ouvriers et 4000 alternant à peu près. Oui, mais la question euh de notre président était de savoir si on devait faire une différenciation dans les aides à l'apprentissage en fonction.

Je vais vous dire le vrai sujet, c'est les apprentis au sens historique. Je suis d'accord. Je suis d'accord.

Ça veut pas dire qu'il faut arrêter de subventionner les autres, mais c'est vrai que le vrai sujet du pays, c'est l'apprentissage au sens historique parce que le débat et un alternant évidemment il va quand même pouvoir faire ses études sauf que il aura du mal à les financer. Et l'apprentissage, l'alternance ça permet d'avoir un salaire qui va lui permettre de vivre. Ouais.

Et donc il faut pas retirer la prise parce que sinon il aura plus rien pour vivre et il arrêtera ses études. Ouais. La deuxième chose c'est que un bac + 5 ayant fait une alternance il trouve du job.

Mais le bac + 5 qui aura fait un peu moins d'alternance normalement il trouve du job aussi. Donc je dirais que le problème c'est plus de l'accompagner financièrement dans ses études à travers le salaire qu'il touche en qualité d'alternant plus que sa capacité ou non à trouver du job. Tout cela étant dit, le système d'alternance entre en gros je bosse puis je suis dans des études plus académique dans mon lycée, dans mon collège, dans mon institut et cetera.

C'est un excellent système. Nous on adore embaucher des gens qui ont qui sont passés par l'alternance. Merci.

Merci monsieur le président. Euh alors, je vous propose de donner la parole à nos collègues. Euh j'ai deux collègues qu'on va faire succéder en même temps puis vous répondrez aux deux questions aux deux interventions.

Euh Michel Masset et Marc Laméli. Oui, merci président. Monsieur le président, je vais être euh euh assez breve parce que il y a pas mal de points qui ont été qui ont été évoqués.

C'est peut-être quelques petits compléments. Tout à l'heure, vous avez dit nombreux sont les les actionnaires étrangers. Euh dites également que puisque vous êtes présent dans de nombreux pays, notamment européens, parfois les aides de l'État direct ou indirecte sont pas trop importantes.

En tout cas, les charges salariales sont plus fortes en France que dans certains pays. Mais vous continuez à rester avec toutes les filiales en France et votre siège social aussi en France. Est-ce que ces fameux investisseurs pour partie lors de conseil ne vous sollicitent pas en disant mais est-ce qu'il y aurait pas des solutions de pouvoir mettre une part de siège ailleurs ou transférer une partie des activités dans d'autres sur d'autres territoires ?

Le deuxième point, c'est que vous avez dit aussi que vous attendez depuis longtemps des simplifications de nos administrations, mais finalement est-ce que le mieux pour vous ne serait pas de décentraliser davantage et qu'au lieu de de légiférer finalement de d'amplifier d'amplifier le partenariat public privé ? Est-ce que ça serait pas peut-être plus simple en ayant plus d'autonomie par territoire ? Avant dernier point, 80 % du personnel de Vincite possède des actions, je crois.

J'ai compris à peu près ce ou 76 en France. Bien sûr, en France hein. Shaitez-vous aller plus loin et est-ce que dans dans le CCE, est-ce qu'il y a une part du CICE qui est qui est faite pour améliorer les conditions de travail de ces salariés ?

Monsieur Gaï l'a dit un petit peu tout à l'heure. Je vous aurais parlé de l'apprentissage parce que jeudi prochain, nous aurons une journée dédiée à l'apprentissage au Sénat. Et euh j'ai vu que dans le bâtiment notamment, vous aviez des centres de formation propre euh et vous dire qu'en même temps, il y a de nombreux CFA de centre formation apprenti qui sont en difficulté aujourd'hui.

N'y aurait-il pas un partenariat public privé à trouver également plutôt que d'avoir nos nos propres structures publiques, elle déjà en difficulté et que vous ayez en interne peut-être euh plus de moyens et de facilité. Et puis euh là aussi en terme de diplôme, on peut on peut y réfléchir. Et enfin dans un monde un petit peu même très certainement euh agité et totalement incertain, quelle serait pour vous en terme de compétitivité la meilleure aide ?

à apporter au niveau européen ou mondial ? Euh je vais peut-être répondre en direct parce que sinon je risque d'oublier. Il y avait quand même beaucoup de points sur votre premier.

Ouais mais vous avez enfin évoqué un point qui me paraît important de relever qui est siège en Monsieur le président on va laisser Marc Lamini poser sa question puis vous répondrez globalement puis ça vous permettra de poser également votre conclusion. très rapidement merci beaucoup monsieur le président, monsieur le directeur puis merci au président de la commission et au rapporteurs. Alors j'aurais c'est pareil, on a appris beaucoup de choses euh même si on on connaît un peu le le groupe mais vous avez le mérite je dirais de faire partager réellement votre vos expériences.

Euh alors vous vous percevez un peu d'aide publique, tout compte fait, ça reste très modeste par rapport à à votre engagement à la limite prend sur le budget de l'État. Alors donc concernant le volet la partie mobilité dans lequel je connais un peu sur le ferroviaire mais est-ce que est-ce que vous avez enfin à coup sûr vous avez des contacts avec les autorités organisatrices de la en terme de mobilité les les AOM ? Est-ce que vous percevez à ce titre, bon, les aides de l'État restent relativement très modestes quand on regarde bien.

Est-ce que indirectement vous il y a des aides des notamment des des grandes villes, intercommunalités, régions surtout peut-être un peu moins les départements. Euh voilà. Bah c'était un peu ces questions là.

Vous avez parlé de la fond euh vous avez accou sur une fondation. Donc vous vous intervenez euh j'irais pour à coup sur s surmon des des grandes causes. Euh ça représente quel montant environ s'il vous plaît ?

Puis dernière question concernant les partenariats publics privés dont parlait le le rapporteur, est-ce que vous intervenez à aussi he mais concernant les les voies navigables ou les reconstructions de barrages ou autres euh parce que je sais qu'il y a il y a eu des chantiers que j'ai j'ai vécu un peu dans mon département les Ardenes et quelques départements voisins notamment sur sur le fleuve Meuse et la rivière Laine, il y avait des reconstructions de barrages et je pense que vous avez inter vous êtes intervenu à ce niveau-là sur euh dans le cadre d'un partenariat public privé qui était quand même au-delà de 300 millions d'euros. C'était vraiment des gros chantiers pour euh pour sécuriser les barrages aussi et puis pour lutter contre les inondations. Bon, je crois que c'était un thème et comme euh VNF est un opérateur de de l'État, euh mais quelle est votre contribution à ce niveau-là ?

Je vous remercie. Merci monsieur le président. Je répondre.

Alors, je vais le prendre un peu au has un peu désordonné. Euh je vous remercie pour cette allusion au barrage enmeuse parce que si j'y avais pensé, j'aurais répondu à monsieur le rapporteur que c'est un des sujets de PPP sur lequel on a pissé le sang. Bon et et voilà, c'est révélateur du fait que les mauvais sujets, on les oublie.

On les oublie. Et donc oui, on a fait Est-ce que est-ce que c'était une bonne idée ? s'en doute pas mais bon ça serait un petit peu trop long de de d'élaborer sur les fondations.

On a plusieurs choses. On a la fondation Vinc pour la cité qui marche de façon admirable avec un principe qu'on a inventé il y a plus de 20 ans qui est que on aide financièrement un certain nombre d'associations, mais ça je dirais c'est la partie classique, c'est pas le plus important. On fait par ailleurs du ménat de compétence.

C'est-à-dire que toutes ces associations maintenant nous sont pointées du doigt par un de nos collaborateurs, on en a 106000 en France qui nous disent tiens ça me semblerait intelligent qu'on aide cette association. On lui dit banco OK, on va financer un peu mais surtout toi tu vas être le parrain de cette association pour y amener ton expertise, ta comptabilité, ton sens du marketing et cetera. Et donc cet assemblage entre du mécenat de compétences fait probono par nos collaborateurs et une aide financière, ça marche remarquablement au point que je dis souvent à l'intérieur du groupe, si demain pour des raisons budgétaires, je décidais d'arrêter la fondation, je pense que je me ferai virer du groupe par mes collaborateurs, ce qui me semblerait normal.

Voilà. Et ça, ça représente, je sais plus combien, 4 ou 5 millions d'euros par an. et on ne mê pas on ne met même pas dans l'assiette de défiscalisation les frais de fonctionnement de cette fondation.

L'autre fondation que nous avons et qui marche remarquablement, c'est la fondation V sur autoroute pour une conduite responsable qui fait régulièrement des enquêtes et cetera sur la manière dont les conducteurs devraient se comporter sur l'autoroute en matière de je jette mon MO et cetera et cetera. Donc voilà, on en fait pour 12 millions d'euros par an de de messena l'année dernière. même plus de 5 millions pour la fondation pour la cité.

On a augmenté 5 millions et c'est payé parmi différentes entités. C'est pas nous au siège qui décidons parce qu'on est très décentralisé. Ce qui me permet d'aller dans le sens de la décentralisation évoquée tout à l'heure.

Si votre corps Oui. Oui. On fait aussi beaucoup lorsque il y a eu les gilets jaunes, on s'est rendu compte que nous faisions insuffisamment sur un des axes principaux de nos actions de messen nos deux axes, c'est l'insertion par l'économique.

On est leader en France. On a chaque année entre 5 et 6000 personnes qui sont en situation d'exclusion à qui on propose de leur remettre le pied à l'étrier par le biais d'un emploi. Et si on se contente de faire ça, ça ne marche pas.

Il va retomber dans l'exclusion et donc il faut faire de l'accompagnement social. Nous avons tout un réseau de centaines d'associations d'insertion qui nous aident à faire l'accompagnement social, c'est-à-dire apprendre à se lever le matin, àend réapprendre à à prendre les transports en commun, réapprendre le travail collectif et cetera, l'autorité et cetera et cetera. On en prend entre 5 et 6000 par an.

C'est ça l'avantage d'être gros. C'est ce que je dis à mes collaborateurs, on n'est pas gros pour se faire plaisir, on est gros parce que ça nous donne des leviers d'action. Et le dernier levier d'action qu'on a fait, c'est lorsqueil y a eu les gilets jaunes, on s'est rendu compte que les moyens de faire prendre conscience aux jeunes collégiens de la réalité de l'entreprise et bien on en faisait pas assez notamment en direction des quartiers prioritaires de la ville.

Et donc on a décidé d'industrialiser les stages de 3e seconde. Ça s'appelle Give Me Five. Et à l'heure où je vous parle, on en prend 8000 par an. 8000 par an qui sont des jeunes uniquement exclusivement en provenance de quartier prioritaire de la ville et à qui on prend à que l'on prend en main et qui pendant une semaine découvre la diversité de nos métiers.

On leur fait visiter le Stade de France, peut-être qu'on pourra plus d'ici quelques semaines. On leur fait subir un examen sur leur ear reputation, on leur apprend les dangers des réseaux sociaux. On leur fait visiter des tas de trucs et il découvrent à quel point ça peut être passionnant d'être dans l'entreprise.

Voilà. Et ça donc on le fait 5 million c'est encore 5 millions d'euros et on nen't tire pas de gloriolle particulière. Ça fait partie de notre responsabilité sociétale.

La décentralisation. Alors je ne sais pas si j'ai compris ou mal compris la question. Si votre question c'est la décentralisation de l'État, je vais vous dire la mère de toutes les réformes en terme de gouvernance de ce pays, la réforme sans laquelle notre pays aura beaucoup de mal à se réformer, c'est de faire un geste extraordinairement fort de décentralisation à l'image de ce que nous avons fait chez Vincy, même si c'est pas comparable, nous avons découpé le groupe en 4200 business unit, il y en a plus de 2000 en France.

Et bien je pense qu'il est temps de ne pas diriger la France exclusivement par le haut. Ça veut pas dire que le haut n'a pas une un intérêt absolument évident, mais qu'il faut donner beaucoup plus de leviers d'action et pas seulement des leviers de dépenses, mais aussi des leviers de recettes. Et le rapport de monsieur Vert qui est paru juste avant la dissolution disait ça pour une première fois.

Il disait, on va pas réinventer des impôts, on va simplement affecter une partie des impôts avec une liberté pour les échelons politiques locaux de fixer eux-même le taux et cette cette partie du financement viendra chez eux. Oui, il faut que le pays se décentralise. Je pense que nous n'arrivons pas à réformer collectivement ce pays si on passe pas par un geste fort de décentralisation.

Et je m'apprête pas à faire de la politique, je vous le garantis. Et j'essaie de montrer l'exemple parce que nous sommes hyper décentralisés. Je vous l'ai dit, nous sommes probablement le groupe le plus décentralisé au monde.

Nous avons 4400 patrons certes qui sont rendu cohérent par un certain nombre de dispositions dont notamment l'actionnariat salarié. L'actionnariat salarié aujourd'hui, on est un des gros. La valeur possédée par notre communauté de nos 160 ou 180000 1700 je crois salariés actionnaires ou ancien salariés qui reste actionnaires parce qu'il reste c'est à peu près 7 milliards d'euros.

C'est leurs retraite, c'est leurs économies et il y a des dispositifs qui leur permet de rentrer trois fois par an et puis de sortir au bout de 5 ans parce que c'est des dispositions fiscales. C'est extraordinairement puissant. Ça commence à venir en France.

Il y a de plus en plus d'entreprises qui développent. Aujourd'hui, notre taux de détention du capital fait qu'aujourd'hui nous sommes collectivement les premiers actionnaires de ce groupe. Ouais.

Avec 11 % du capital. En réalité un petit peu plus, un peu plus que 11. Et c'est très important. aucun actionnaire n'a autant de capital du groupe.

Donc c'est important parce que ça aligne évidemment les intérêts des uns et des autres. Et c'est également important parce que vis-à-vis de nos actionnaires sur qui viennent d'autres pays, le fait qu'il sache qu'il y a un alignement d'intérêt entre les salariés et le capital, c'est extraordinairement efficace. D'autant que la plupart d'entre eux quand ils quittent le bureau le soir et ben ils n'oublient pas de fermer la lumière parce que ils savent que c'est un petit peu de leur future dividende qui est en jeu.

Faut-il aller plus haut que ça ? Sans doute pas vraiment. Ça pourrait être dangereux si on montait trop haut.

Faut pas se laisser euphoriser par le système. Et nous sommes d'ailleurs stabilisés à environ 11 % du capital depuis maintenant un grand nombre d'années. Et c'est très bien comme ça.

Il faut pas vouloir en faire de trop. Mais si tout le monde dans ce pays faisait pareil et montait à 11 % du capital, je pense que collectivement ce serait effectivement profitable. J'ai pas abordé tous les sujets et donc je vais faire vite.

Give me f, je vous en ai parlé. L'apprentissage l'apprentissage Oui. Alors, nous n'avons pas je crois pas que nous ayons nos propres CFA. on a fait le choix de plutôt s'appuyer à essayer de faire vivre les centres d'apprentissage des autres en étant parfois assez présent dans la partie éducation en envoyant des nos collaborateurs qui qui sont profs et qui s'occupent des jeunes.

J'ai oublié de dire que dans le cadre de Give Me Five, mes 8000 jeunes par an, c'est pas seulement le stage découverte. Derrière, on les suit lorsqu'ils veulent faire de l'apprentissage, on les oriente. Lorsqu'ils veulent faire lorsqu'ils cherchent un stage pour l'été ou un job d'été pour se faire un petit peu d'argent, on leur propose tout ça et exclusivement encore une fois focalisé sur les quartiers prioritaires de la ville.

Bien sûr que c'est très important tout ça, mais des centres d'apprentissage chez nous, je suis souscerment donc je veux pas raconter de bêtises. Je ne sais pas s'il y en a un ou quelques-uns. En tout cas, c'est pas développé parce que nous pensons qu'il faut s'appuyer sur les centres existants à condition de s'occuper nous-même d'être un peu prescriptif auprès de ces centres existants et nos centres le lien public privé peut aller dans les deux sens.

Mais bien sûr, bien sûr, bien sûr. Et voilà. Et sinon, on a plein de centres de formation, on en a des dizaines et des dizaines à travers le pays qui sont plutôt destinés à faire monter en compétence nos collaborateurs parce que vous savez bien dans nos boîtes, les gens restent ou ne restent pas en fonction du sentiment profond qu'ils ont que s'ils restent, ils vont continuer à progresser.

C'est-à-dire qu'on notre vrai job de patron, c'est de les faire grandir en compétence et du coup et ben en échange, ils nous sont fidèles parce que ils ont clairement le sentiment qu'on s'occupe de au niveau de l'actionnariat, c'est leur retraite, leurs retraite ou leurs économies et au niveau de leur capacité à prendre les choses de de façon de plus en plus importante et faire grandir. C'est ça notre vocation. Notre vocation, c'est de faire grandir des collaborateurs.

Merci monsieur le président, directeur général. La tradition veut que dans cette commission d'enquête, on a toujours la dernière avant que je concl la dernière petite question du rapporteur. Donc séquence dernière petite question du rapporteur. une micro question parce que qui est importante parce que vous avez évoqué un certain nombre d'entreprises et notamment des PME, TPE en disant concurrence mais c'est aussi et souvent des sous-traitants Vincy étant le donneur d'ordre sur beaucoup de chantiers et évidemment faisant travailler un certain nombre d'entreprises.

Vous avez d'ailleurs dans mon département cité le Grand Paris Express, le village des athlètes, enfin bon et tant d'autres choses. Est-ce que vous considérez que en tant que donneur d'ordre sur des grands chantiers, vous avez une responsabilité sociale ou environnementale par rapport à la sous-traitance de niveau 1 2 3 et il arrive que sur des chantiers, on descende même à 4 5 6 7. Je je dis ça parce que ça a des conséquences évidemment sur les questions sociales dont il a été question d'emploi sur les chantier notamment en ce moment sur la régularisation et des batailles pour la régularisation de sans papier qui ont construit nos Jeux Olympiques et paralympiques et donc qui ont travaillé pendant des semaines, des mois voire des années pour construire évidemment les les Jeux Olympiques ou le Grand Paris Express.

Donc, est-ce que vous considérez qu'une entreprise convincie à une responsabilité sociale environnementale ? Et et une deuxième question plus en lien avec mon département si je comprends bien parce que je me suis beaucoup intéressé à la question concession du Stade de France. J'avais déposé une résolution ici pour interdire sa vente au Qatar que je considérais euh puisque il y a des grands et à juste raison des grandes déclarations du gouvernement pour mettre fin au terrorisme.

Je considérais qu'on pouvait pas donner donc et vendre le Stade de France qui est le bien essentiel de la nation au Qatar qui lui-même finance le terrorisme. Bon euh mais au-delà de ça où on en est GL Event aurait été choisi. Je sais qu'avec le consortium que vous représentez avec Big, vous attendez des accords.

Est-ce que on en est de cette cette ce renouvellement de concession autour du Stade de France ? Je vais commencer par ça mais je vais le faire rapidement parce que effectivement nous avons lancé un certain nombre d'actions et donc je ne peux pas trop élaborer. Je voudrais juste rappeler que quand vous lancez une concession, la durée de la concession n'est pas une donnée d'entrée.

Vous décidez pas d'entrée de jeu de dire tiens, je vais faire une concession de 30 ans. Non, c'est une résultante. Ça dépend des capitaux que vous allez engager à risque.

Nous notre projet avec BIG. Pourquoi avec Big ? parce que c'est avec B qu'on a géré pendant 30 ans le stade dans la concession actuelle.

Voilà, on avait un projet ambitieux pour le stade pour lui redonner la capacité de continuer à briller pendant des décennies 30 40 ans. Et c'est toujours comme ça pour les stades comme d'ailleurs pour les autoroutes. Il va falloir que tout le monde l'intègre sur ce genre de de sujet.

Tous les 40 ans, il faut remettre 30 40 50 % du prix de construction initiale pour somme toute remettre au goût du jour. Et dans sur les autoroutes, c'est les problèmes de résilience face aux aléas climatiques, les problèmes d'inondation, les problèmes de feu. C'est des sujets qui n'existaient pas et qui et les rubans autorités n'avaient pas été dimensionnés à l'époque puisqu'on connaissait pas ces phénomènes sur un stade, il faut effectivement faire un geste très puissant de remise somme tout en modernité de façon à lui redonner 30 ou 40 % de 600 millions à peu près d'investissement, c'est à peu près ce qui a été annoncé.

Combien ? 400 400 et quelques. Voilà.

Et donc la durée de la concession doit être calée en fonction de l'investissement que vous faites. Là, ils ont donné 30 30 ans. Nous, on a proposé 400 et quelques millions d'euros d'investissement.

Je crois que nos principaux concurrents prévoient beaucoup moins. C'était un investissement qu'on faisait à risque. Et donc si vous voulez, si ça me désole un peu, c'est pas tellement de perdre le Stade de France, même si ça fait toujours du mal de perdre quelque chose.

C'est juste que on va pas redonner à ce Stade de France une nouvelle jeunesse pour les 30 ou 40 prochaines années. C'est pas vrai. Je c'est pas vrai.

Donc il y aura un moment où il y aura un problème. Voilà. Donc cela étant c'est entre les mains de la justice.

La justice décidera et elle vous avez bien saisi la justice. D'accord. D'accord.

Oui. Euh la Est-ce que vous considérez que vous avez une responsabilité en tant que donneur d'ordre sur vos sous-traitants ? Qu'est-ce que vous pensez qu'il faut limiter le nombre de et oui de rendre sous tritant et de rendre sous traitance de façon la la tendance lourde c'est que les chaînes de sous-traitants se réduisent.

Nous, c'est un choix très proactif que nous avons fait. J' fait deux choix notamment depuis la crise de précédente, c'est de réinternaliser beaucoup de nos métiers5 2015 réinternaliser beaucoup par exemple quand il s'agit de bétonner une dalle quand vous faites un immeuble faites des poteaux et puis des dalles. Bon, on avait pris l'habitude de sous-traiter la fabrication des dalles parce que c'était plus pratique, c'était plutôt moins cher.

Nous, on pense que si on veut continuer à produire de façon compétitive et avec un bon niveau de qualité, il faut le faire faire par des gens qui sont chez nous dans la durée parce que ce sont des gens qui possèdent le geste et ces gens-là, il faut le faire les faire grandir dans leur capacité d'exprimer leur gestes et rien de mieux que d'avoir un contrat long terme, un CDI avec eux. Voilà. Donc, on a réinternalisé beaucoup.

C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles nos effectifs ont montés. D'accord ? Et donc oui, nous notre souhait effectivement de plutôt limiter les chaînes de sous-raitance mais de grâce ne légiférons pas là-dessus parce qu'il y a plein de cas de figure et donc avoir un observateur qui regarde comment les choses se passent de façon progressive pour influer peut-être mais de légiférer que au-delà de trois niveaux de sous-traitance c'est pas possible je trouve que ça ça prendrait ça ça porterait le risque de faire des contresens par rapport à probablement un certain nombre de situations qui nécessitent d'avoir voir un petit peu plus profond dans la chaîne de valeur.

Quant à la question de savoir si on se sent responsable de nos sous-traitants, la réponse c'est oui. Parce que sur un chantier, le la manière dont ça marche ou ça ne marche pas, c'est fonction de la chimie humaine qui s'installe sur ce chantier. Et la chimie humaine, c'est entre l'entrepreneur principal et sa chaîne de sous-traitant.

Et ouais. Et par exemple en matière de sécurité, nous avons maintenant des indicateurs qui concernent nos propres collaborateurs, qui concernent bien sûr nos intérimaire et c'est un énorme champ où nous pouvons encore progresser parce que l'accidentologie des atérimaires est moins bonne que celle de nos propres collaborateurs et maintenant on récolte également les statistiques relatives à nos sous-traitants et on est amené à sortir un sous-traitant si effectivement on le pl on le prend en flagrant d'avis sur nos projets de ne pas respecter les basiques que sont les problèmes de sécurité. Oui, bien sûr, on est responsable.

Bien sûr. Et nous nous réalisons des audits, des conditions sociales de sous-traitant. On a 200 auditeurs qui vont sur le terrain pour s'assurer que les conditions sont respectées.

Merci beaucoup monsieur le président directeur général, monsieur le directeur général de cette Jose Leemot, belle audition. Merci beaucoup. Qui nous a appris beaucoup.

J'avais deux infimes dernières questions. Est-ce que vous considérez toujours que l'argent ne fait pas le bonheur du patron ? Et est-ce que vous pensez est-ce que vous avez dit que vous quitteriez vos responsabilités dans quelques semaines ?

On était pas au courant. Est-ce que vous pensez faire de la politique ? Ça serait une bonne chose.

Alors, si vous vous souvenez, en 2006, j'ai accédé à cette responsabilité dans un contexte un peu traumatique où il y avait des considérations comme celles que vous évoquez, savoir si l'argent fait le bonheur ou non. Donc bien sûr, je l'ai dit parce que voilà, tout le monde ne le sait peut-être pas, mais c'est une de vos citations de l'époque. L'argent ne fait pas le bonheur du patron.

Et oui. Non mais si nous bossions pour juste faire de l'argent, je pense que nos collaborateurs ne viendraient pas. Si nous ne nous contentions de donner un salaire à nos collaborateurs, il leur faut quelque chose en plus.

Il faut qu'il y ait du sens. Oui, il faut qu'il y ait une œuvre collective. Et dans nos métiers, c'est plus facile parce qu'on construit non pas n'importe quoi, mais on construit des œuvres.

Et vous vous souvenez de Michel Ser ? Michel Ser le feu philosophe qui transpirait d'intelligence, il disait la chose suivante, pardon. Oui.

Et il disait "Vous savez, il y a une différence énorme entre le travail et l'œuvre. Le travail fatigue, le travail avidie, le travail pessimiste. L'œuvre exalte, l'œuvre donne de l'énergie, l'œuvre donne de l'optimisme.

Et ben l'avantage dans ce monde de l'aménagement du territoire et urbain et bien tous, quel que soit notre positionnement géographique, on peut tous avoir le sentiment d'être sur l'œuvre et non pas sur le travail. Et oui, mais bien sûr, mais on est on est un un monument d'humanisme, on en tire aucune gloriole. Mais bien sûr, on n'est pas connu pour ça, on est connu pour des trucs un peu plus conflictuels comme les autoroutes.

Mais évidemment, la réalité de notre groupe, c'est qu'on est un groupe fondamentalement humaniste. Merci beaucoup. Merci à vous et merci à mes collègues.

Merci monsieur le président. Merci monsieur le rapporteur.