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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 18 mai 2024 9 minActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsNumérique

Asselineau, Philippot... la discrète campagne des anti-européens - Reportage #cdanslair 17.05.2024

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:36FerméeRéponse partielle

    Vous avez une responsabilité dans les informations que vous donnez ?

  • 3:54OuverteRéponse directe

    Ne faudrait-il pas trouver un moyen de limiter la diffusion de toutes ces violences sur les réseaux sociaux ?

  • 4:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'exécutif, est-ce qu'Emmanuel Macron y est particulièrement sensible ?

  • 6:56OuverteRéponse directe

    L'opinion est perméable ou tout à fait lucide et sensibilisée à ces questions des fausses informations, des fake news, comme on dit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41PrésentateurFait
    « l'Union européenne serait la marionnette des Etats-Unis. »
  • 1:14PrésentateurFait
    « Raphaël Glucksmann est un agent de la CIA. »
  • 1:31PrésentateurFait
    « Preuve irréfutable, selon lui, que Raphaël Glucksmann est à la botte des Etats-Unis. »
  • 2:50InvitéFait
    « Notre principal ennemi, c'est plus qu'un adversaire, c'est un ennemi. C'est le mensonge. »
  • 3:09InvitéFait
    « Ils veulent créer un pass sanitaire mondial. »
  • 3:41PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, les candidats Philippot et Asselineau sont crédités chacun de seulement 1% des intentions de vote. »
  • 5:03InvitéFait
    « Il est traumatisé par ce qui s'est passé en 2017, souvenez-vous, au moment même de l'élection présidentielle. »
  • 5:26InvitéFait
    « le piratage et la diffusion massive de plein de mails échangés par les équipes de campagne Emmanuel Macron. »
  • 7:25InvitéChiffre
    « On a des Français qui estiment qu'ils sont eux-mêmes perméables aux fake news pour à peu près 30% d'entre eux. »
  • 8:20InvitéChiffre
    « 27% des Français qui, dans ce sondage d'il y a quelques années, nous disaient que les Illuminatis sont une organisation secrète qui cherche à manipuler l'opinion. »
  • 8:32InvitéChiffre
    « 34% de l'accident de voiture au cours duquel Lady Di a perdu la vie est en fait un assassinat maquillé. »
  • 8:41InvitéChiffre
    « Il existe un complot sioniste à l'échelle mondiale pour 22% d'entre eux. »
  • 8:53InvitéFait
    « Il y a aussi l'idée que l'homme n'est jamais allé sur la Lune. »
  • 9:18InvitéChiffre
    « On a vu Philippot qui tourne autour des 1,5% dans nos intentions de vote. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Invité 224 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 37 %
  • Invité 47 %
  • Invité 57 %
  • Invité 64 %
  • Invité 73 %

5,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Ce soir-là, à Lyon, François Asselineau, accueilli par ses militants, très enjoué.

0:09
Invité

Chapeau, parce que vous aimez la France.

0:11
Présentateur

Toutes vos vidéos, on les écoute. Même des fois, deux fois. À leurs yeux, il est la bonne parole.

0:17
Invité

Je vous suis sur Twitter, sur Youtube, et ça m'intéresse.

0:21
Présentateur

Tous l'écoutent presque religieusement.

0:24
Invité

Quand je dis à tout le monde, à la boîte, de souscrire, d'adhérer, et tout ça, c'est chaud, mais je le fais quand même. Oui, il y a des gens qui ne sont pas d'accord. Il y a des gens, il y en aura toujours des pas d'accord. Mais bon, je leur dis, il faut aller jusqu'au bout, parce qu'il y a des gens qui ne nous expliquent pas tout et on nous cache la vérité.

0:41
Présentateur

La vérité. Pour François Asselineau, l'Union européenne serait la marionnette des Etats-Unis. Lui, contre les autres listes, se pose donc en sauveur avec une idée, le Frexit. Position anti-américaine, anti-système, un candidat à tendance conspirationniste.

0:59
Invité

Cette campagne pour les élections européennes, comme celles qui ont eu lieu il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 15 ans, il y a 20 ans, il y a 25 ans, etc., sont en fait une comédia de la rareté.

1:11
Présentateur

François Asselineau ou le complot partout. Sur les réseaux sociaux, il affirme que Raphaël Glucksmann est un agent de la CIA. Une théorie qu'il pense étayer en utilisant le passé du candidat soutenu par les socialistes. Ancien conseiller du président géorgien Saakashvili, connu pour être proche des Américains. Preuve irréfutable, selon lui, que Raphaël Glucksmann est à la botte des Etats-Unis.

1:36
Invité

Vous êtes journaliste ou pas ? Vous avez enquêté sur les relations de M. Glucksmann avec Saakashvili ? Est-ce que vous avez enquêté sur les relations de M. Glucksmann avec Saakashvili ?

1:46
Présentateur

Et le sujet ? Le fâche.

1:48
Invité

Oui ou non ?

1:49
Présentateur

Je vous pose une question. Vous avez une responsabilité dans les informations que vous donnez ?

1:53
Invité

Parce que ce sont... Mais allez voir Sabion, allez regarder, tout le monde est au courant. Voilà. Vous n'êtes plus des journalistes, vous êtes des propagandistes. Vous êtes là parce que vous êtes d'ailleurs de tous les médias qui sont là pour promouvoir la campagne de M. Glucksmann.

2:07
Présentateur

Autre meeting, autre candidat et pourtant même ambiance. Le Frexit, la sortie de l'euro et de l'OTAN, Florian Philippot les défend également. Eurodéputé, lui, l'a déjà été entre 2014 et 2019. Florian Philippot, l'éminence grise de Marine Le Pen, enfin jusqu'à la rupture en 2017.

2:29
Invité

Marine Le Pen qui dit que la République est compatible avec l'islam ou l'inverse, je n'ai pas pu supporter ça. Alors, je suis parti chez Arisebourg. Ah ouais ? Mais là vous êtes... C'est un peu pareil. En fait, nous on est pour le Frexit.

2:46
Présentateur

Depuis la crise du Covid, le discours de Florian Philippot n'a pas changé.

2:50
Invité

Notre principal ennemi, c'est plus qu'un adversaire, c'est un ennemi. C'est le mensonge. C'est le mensonge.

2:58
Présentateur

Antivax, antipasse sanitaire et donc aujourd'hui antipasse JO, chez Florian Philippot aussi, le complot est partout.

3:04
Invité

Ils veulent donner les clés de la santé publique à Big Pharma. Ils veulent créer un pass sanitaire mondial. Alors soit on se soumet, soit on envoie balader tous ces dingues et on se libère. On a soutenu toujours ceux qui voulaient les libertés et les médecins qui voulaient soigner. Et on a soutenu les infirmières qui étaient suspendues, les pompiers suspendus, les médecins suspendus. Je crois qu'on a fait du beau boulot et il n'y a rien de complotisse là-dedans. C'est un peu un mot pour tuer le débat. Mais ça ne fonctionne pas très bien parce que les gens ne sont pas dupes. Donc voilà, ça me fait réagir comme ça. Ça me fait presque rire maintenant, honnêtement.

3:38
Présentateur

Détourner la vérité, espayant dans les urnes. Aujourd'hui, les candidats Philippot et Asselineau sont crédités chacun de seulement 1% des intentions de vote.

3:49
Invité

Louis Ozelter, question téléspectateurs. Ne faudrait-il pas trouver un moyen de limiter la diffusion de toutes ces violences sur les réseaux sociaux ? Violences qui peuvent être détournées ? Oui, et en même temps, c'est à double tranchant parce qu'elle montre une réalité. C'est vrai que vous soulignez que l'attaque du fourgon au péage de l'heure, s'il n'y avait pas eu d'image, effectivement, l'impact aurait été beaucoup manguant. Pareil pour la mort de ce jeune homme au moment du déclenchement des émeutes de l'été dernier. Mais ça donne à voir une certaine réalité et l'opinion réagit par rapport à cette réalité.

Alors la loi prévoit les cas où la diffusion d'images, notamment de victimes, est interdite. Mais les réseaux sociaux, qui sont des plateformes maintenant américaines, mais aussi chinoises avec TikTok, et on a vu cette interdiction en Nouvelle-Calédonie, échappent en grande partie à la compétence, y compris technique française, quand bien même la justice arrive à faire comparaître certains diffuseurs de violences, de fausses informations, d'appels à la haine, de diffamations. Alors justement, sur ces questions de fausses informations qui sont à la base de ces théories complotistes, est-ce que l'exécutif, est-ce qu'Emmanuel Macron y est particulièrement sensible ?

Il est traumatisé par ce qui s'est passé en 2017, souvenez-vous, au moment même de l'élection présidentielle. On lui avait prêté une liaison avec Mathieu Gialet. Alors il y a eu ça, ça faisait partie des rumeurs, effectivement une rumeur sur sa supposée homosexualité qui avait hanté un peu la campagne. J'en parle parce qu'il en avait parlé. Il en avait parlé lui-même, donc il avait outé quelque part cette rumeur. Mais surtout, à la veille du second tour, il y a eu les Macron Leaks, c'est-à-dire le piratage et la diffusion massive de plein de mails échangés par les équipes de campagne Emmanuel Macron.

Bon, il se trouve qu'il n'y avait rien de très sensible dedans, mais ça a pu instiller le doute sur la réalité du contenu de la campagne d'Emmanuel Macron. Et ça s'est fait pendant cette période, juste avant cette période, vous savez, c'est deux jours avant le scrutin où les candidats n'ont plus le droit de s'exprimer, les médias ne peuvent plus leur donner la parole devant cette période de réserve qui existe entre le vendredi soir, qui précède le scrutin, et le dimanche à 20h avec la proclamation des premières estimations.

Donc Emmanuel Macron, qui est resté assez hanté, qui a très vite parlé ensuite, durant son premier mandat, des inchérances, et notamment russes, de la désinformation nourrie par les services russes, avait notamment poussé la fameuse loi fake news, qui réprimait la diffusion de fausses informations sur les réseaux sociaux. Et au niveau européen, il a poussé des textes qui, à mon avis, sont plus efficaces, parce qu'ils sont au niveau européen, et que la loi fake news avait énormément de faiblesses juridiques, notamment sur l'atteinte aux libertés publiques, et à l'atteinte aux droits de ce qu'on peut dire et ne pas dire sur les réseaux sociaux.

Et ces textes européens, donc le Digital Market Act et le Digital Service Act, pour être technique, réglementent les réseaux sociaux et prévoient des fortes amendes, s'ils n'obtempèrent pas à la limitation de la diffusion de discours de haine ou de fausses informations. Gaël Slimane, l'opinion est perméable ou tout à fait lucide et sensibilisée à ces questions des fausses informations, des fake news, comme on dit ? Les deux.

C'est paradoxal de vous répondre ça, mais on a réalisé pas mal d'enquêtes sur le sujet des fake news, avec l'Institut Montaigne notamment, mais aussi sur nos rendez-vous qu'on fait sur l'innovation, où on demande aux gens s'ils ont déjà eux-mêmes, s'ils se sont rendus compte au moins à postérieurs, qu'ils avaient déjà véhiculé des fake news. Et on a une majorité des gens, et notamment des jeunes, qui utilisent beaucoup les réseaux sociaux, qui disent « bah oui, je me suis rendu compte que j'ai véhiculé moi-même des fake news ». On a des Français qui estiment qu'ils sont eux-mêmes perméables aux fake news pour à peu près 30% d'entre eux. Et alors pour les autres, c'est au moins à 60%.

Quand on les interroge sur « est-ce que les autres sont permis à prendre une très large majorité ? ». Mais donc il y a une sensibilité. Vous évoquiez, Louis Salter évoquait la loi voulue par Emmanuel Macron. Quand on l'avait testée, on avait une très large majorité de Français, et notamment de jeunes, qui étaient tout à fait favorables à cela. Alors efficace ou pas, c'est un autre débat. Et tout ça indique qu'à la fois ça existe, que les gens s'en préoccupent, et après qu'est-ce que ça pèse ? Parce qu'on parle de fake news, on a vu dans votre sujet un volet un petit peu complotiste.

Dans les études qui existent, pour ne pas citer que des sondages au DOXA, ceux de nos confrères de l'IFOP pour la Fondation Jean Jaurès par exemple, sur les idées un peu étranges auxquelles les gens peuvent adhérer, on a des choses assez surprenantes. Vous avez par exemple 27% des Français qui, dans ce sondage d'il y a quelques années, nous disaient que les Illuminatis sont une organisation secrète qui cherche à manipuler l'opinion. 34% de l'accident de voiture au cours duquel Lady Di a perdu la vie est en fait un assassinat maquillé. Il existe un complot sioniste à l'échelle mondiale pour 22% d'entre eux. Enfin, 22% y adhérer. Donc, ça existe. Ça concerne une minorité de nos concitoyens.

Ce sont souvent les mêmes dans les pourcentages que j'ai donnés. Donc, ils avaient calculé qu'il y avait à peu près une personne sur cinq qui était sensible à ces thèses. Ça ne fait pas beaucoup. Il y a aussi l'idée que l'homme n'est jamais allé sur la Lune. Alors, il y a ça. Oui, oui, vous avez raison. Et chez les jeunes, ça progresse. Alors, ça progresse. Les gens, ils sont sensibles. Après, est-ce que chevaucher ces thématiques, endosser ces thèses, vous permet de marquer des points dans l'opinion ? Pas forcément. On a vu Philippot qui tourne autour des 1,5% dans nos intentions de vote. Donc, ça ne marche pas forcément. Mais ça existe.