Vers quelle justice fiscale ? Le débat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le Premier ministre, vous le savez, a commencé ses consultations avec les partis du bloc central Sébastien Lecornu. Va-t-il réussir à créer un accord du PS OLR pour voter un budget ? Risque-t-il d'être censuré illico par les oppositions ?
On en débat avec nos invités qui sont sur ce plateau et que je vous présente, Cinerview est à nos côtés. Bonjour et bienvenue député socialiste de Paris. On est également avec Philippe Juvin, bienvenue.
Député LR des Hautsen et avec Charles Sitzenstul. Bienvenue à vous député renaissance du Barin. On va vous entendre débattre dans un instant mais avant on va prendre la direction de Matignon si vous le voulez bien où on va rejoindre Martin Baumer.
Martin ce matin le premier ministre a reçu les chefs de parti du socle commun. Oui, c'est un marathon de consultation. C'est comme ça qu'on peut le qualifier pour Sébastien Lecnu.
Alors vous savez qu'hiier, il a déjà reçu les forces politiques du socle commun. Donc les chefs de parti euh Renaissance, Horizon, Modem et et les Républicains, chef de parti mais aussi chef de groupe parlementaire. Ce qu'il a voulu parce qu'il les avait reçu chacun de leur côté ce matin, c'est les recevoir ensemble tous autour d'une même table à Matignon 8h.
Sébastien Lecornulu est arrivé à pied, dossier sous le bras. Il les a reçus pour parler socle commun bien évidemment mais aussi pacte de gouvernement. Alors, pas grand-chose n ressorti pour l'instant de ces échanges ce matin, échange d'à peu près 1 heure avec ses ses chefs de parti parce que quand on entour quand on interroge les entourages des participants ou les participants eux-mêmes, chacun préfère garder le secret autour des négociations, ce qui se comprend et ce qui veut dire qu'on est toujours en phase de négociation pour savoir qui participera ou non au gouvernement.
La volonté de Sébastien Lecornu, c'est de solidifier ce socle commun, parler avec chacun pour qu'il y ait d'abord une base saine, que chacun sache ce qu'il veut, ce qu'il ne veut pas et qu'il ait à peu près toutes les cartes en main pour dire s'il participe ou non au gouvernement. Ce qu'on a quand même appris hier, c'est que justement Sébastien Lecnu, lui, n'avait pas dévoilé toutes ses cartes. C'est ce que nous a dit un participant.
Il a d'abord écouté ceux qui sont venus, ceux qui étaient là pour d'abord écouter leur ligne rouge. On a appris par exemple que la ligne rouge évoquée par les Républicains c'était de ne pas faire de proportionnel pour les élections. Voilà.
Donc il écoute chacun et une fois qu'il aura décidé qu'il a solidifié ce socle commun, alors il lancera les invitations pour les autres groupes parlementaires. On attend notamment celle lancé au Parti socialiste. Pour l'instant, on a confirmation par les plus hauts dirigeants du du PSQ qu'aucune invitation ne leur a encore été lancée.
Merci beaucoup Martin pour toutes ces précisions en direct de Matignon, Philippe Juvain. On a bien compris qu'on aurait du mal à vous tirer les vers du nez pour savoir ce qui se négocie précisément. Euh, néanmoins, est-ce qu'on peut déjà acter le fait par votre présence à toutes ces réunions, à vous les Républicains, que vous ferez partie du gouvernement ?
Écoutez, moi, je je suis républicain. Je préférerais que le premier ministre soit républicain et que le programme du gouvernement soit le programme des républicains. Mais nous n'avons pas la majorité.
D'ailleurs, personne n'a la majorité. Donc, la question qu'on doit se poser, c'est est-ce que il faut de la stabilité un gouvernement ? Moi, je crois que le pays a besoin de stabilité et donc il faut accepter humblement tous, tous pas seulement les républicains, tous les partis qui veulent de la stabilité dans ce pays de participer à un gouvernement qui n'aura ni le programme du du du camp de la famille de d'Emmanuel Macron, ni le programme des Républicains, ni le programme de l'UDI, ni le programme des socialistes, ni le programme de personnes.
Ça sera un programme minimal pour minimum pour que le pays a un gouvernement et un budget. Il faut un budget. Pas de budget. des concessions du côté des républicains.
C'est ça que vous êtes en train de me dire. Tous les gens raisonnables doivent faire des concessions. Voilà.
Ensuite, chacun va mettre ses ligne rouge. J'insiste sur la subtilité des lignes rouges. Plus vous allez en mettre, plus évidemment ça va être compliqué de faire un de trouver un accord.
Donc il faut le faire avec intelligence et subtilité. Mais oui, on doit se mettre d'accord sur un programme minimum. Si on ne se met pas d'accord sur le programme minimum, vendredi, l'agence Fitch qui risque de nous dégrader va probablement nous dégrader encore plus.
La situation, vous savez, n'est pas grave. Elle est très grave. Donc nous devons donner au pays de la stabilité.
Céline Nerveux, quand vous entendez Philippe Juvain républicain dire qu'il est prêt à faire des concessions, que son parti doit discuter et que ça doit être le cas de tout le monde. Est-ce que ça vous rassure ? Est-ce que vous aussi vous êtes prête à faire des concessions ?
Alors non, je ne suis absolument pas rassurée. Je suis même très inquiète quand je vois cette nomination et je pense que c'est un euphémisme de dire qu'on a été très déçu, voir choqué de voir que le président de la République ne semble pas saisir l'impasse politique dans laquelle nous sommes. Par contre, là où je rejoins mon collègue, monsieur Juvin, c'est que la situation est très grave et qu'en l'occurrence, ce sont eux qui sont au gouvernement depuis 8 ans, les mêmes qui ont été battus dans les élections qui continuent de gouverner.
Et c'est c'est à eux de faire du compromis sur la base des éléments de proposition du Parti socialiste puisque nous avons un objectif, c'est d'être utile pour les Français tout de suite. Nous avons des échéances d'ici 2027, il va falloir tenir. Il va falloir trouver une forme de stabilité et la stabilité, on voit bien qu'elle n'est ni du côté des LR, ni du côté d'un premier ministre tel que François Berou, ça n'a pas fonctionné.
Donc maintenant, il serait temps de se tourner vers la gauche. Et donc vous comptez pas du tout bouger, vous comptez pas aux discussions aller dire bah nous on a quelques lignes rouges mais par contre on est prêt à lâcher du laisse sur telle et telle mesure. Ça vous ferait pas ?
Mais on peut pas si vous voulez, il faut déjà que ceux qui sont responsables reconnaissent leur part de responsabilité et tout doit changer ou rien ne changera pas ce qui est en train d'être fait quand on dit surf. Les gens n'en peuvent plus d'entendre ça. Ça fait depuis le mois de septembre, depuis Michel Barni qu'on entend ça, la question des compromis qui un moment donné ça n'a pas tenu.
L'équilibre politique, il est précaire de votre côté. Donc maintenant, il est temps de se retourner vers le Parti socialiste et c'est à eux de faire des concessions sur la base de notre programme. Charles Sitzensul, j'aimerais vous entendre sur ce qui vient d'être dit sur cette question des concessions.
Certains sont prêts à en faire, d'autres disent bah c'est au gouvernement à Renaissance au LR de faire des concessions. Aujourd'hui, le paysage politique, il est assez clair. Vous avez des forces radicales qui veulent la fin des institutions, qui veulent la démission, qui veulent mettre le chaos dans le pays.
C'est les insoumis d'un côté, c'est l'extrême droite Marine Le Pen, Jordan Bardella de l'autre. Ensuite, entre ces deux forces radicales, il y a les parties de gouvernement qui alternativement ont eu l'honneur de diriger le pays. Chacun doit garder son identité.
Il y a une droite, il y a un centre droit, il y a un centre, il y a une gauche dans notre dans notre pays. Il y a un seul objectif maintenant, c'est d'avoir un budget. Parce que si nous n'avons pas de budget, ça sera l'explosion du système politique.
C'est mon intime conviction. Nous sommes aussi très regardé en Europe. La France n'est pas n'importe quel pays dans la zone euro, n'est pas n'importe quel pays dans l'Union européenne.
Chacun doit garder son identité mais chacun doit faire un pas vers l'autre. Donc pas c'est ça l'objectif. Il faut bien sûr faire valoir des convictions quand on est de gauche, quand on est de droite, on n' pas forcément la même vision de l'économie, de la fiscalité, du social.
C'est très bien comme ça. Chacun chacun doit aller vers l'autre pour qu'il puisse y avoir un budget qui passe. Nous l'avons dit, je termine par là, que par exemple sur le sujet de la fiscalité, nous sommes prêts à ouvrir des discussions que nous n'avons pas eu l'année dernière avec la gauche parce que il y a un principe de réalité qui s'engage.
Vous seriez prêt à prê à envisager par exemple la taxman ? Moi je pense qu'il faut ouvrir la discussion sur la taxe Zkman. Ensuite, il faudra rentrer dans le dans le détail de la technique parce que effectivement entre ce qui avait été présenté en début d'année par je crois des députés écologiste et communiste sur unexman qui ont annoncé des rendements de plusieurs dizaines de milliards d'euros.
Est- ce qui semble plus réaliste notamment des économistes ont expliqué ça dans le monde il y a 2 jours en réalité on serait plutôt sur des rendements de autour de de 5 milliards. C'est vrai que il y a un trou qui qui est important. Donc il faut rentrer dans le détail de la technique mais nous sommes prêts à discuter notamment de cette fiscalité quand vous dites nous sommes prêt à parle comme député de la majorité c'est ce que je ressens comme député au sein du groupe Renaissance.
Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Cesère vu vous disiez bah c'est plus à nous de faire des concessions, c'est au camp d'en face là il y a un pas. Il est temps non il est temps de le de Donc c'est positif.
Oui oui. Non mais c'est c'est positif mais si vous voulez on c'est comme en amour la politique un moment donné où les discours ne suffisent plus. Donc moi, j'attends de voir les actes.
J'attends de voir ce qui va être proposé en terme de de mesures budgétaires concrètes. Et c'est pas la poudre de Perlin Pimpin qu'on attend. Ce qu'on attend, ce sont des vraies mesures de justice fiscale dont fait partie effectivement la taxe duman.
C'est très simple, c'est 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Ensuite, il y a une taxation potentielle sur les héritages, le les grandes successions. Il y a la question des aides aux entreprises, des aides sans contrepartie, 211 milliards d'euros par an d'aide aux entreprises.
Est-ce que les Macronismes, j'aimerais bien savoir, sont capables de reconnaître qu'il y a un moment donné, il y a un manque à gagner tel. Vous les voulez tel quel ces mesures, c'est l'inervieux ou elles peuvent aussi être discut. Non, mais partir de ça, ça veut pas dire arriver à ça à la fin.
Bien sûr, seront discuté, elles seront discutées mais sérieusement. Philippe Juvain, qu'est-ce que vous vous en pensez vous de cette question de la fiscalité chez les LR ? On n pas vraiment la même vision que les socialistes à la base, moi je pense qu'il faut que que le vrai sujet du budget de la France, la marge de manœuvre, elles sont plutôt sur les dépenses que sur les recettes.
C'estàd qu'on dépense trop et probablement très mal. Il y a une grande gabie dans le pays. Rendez compte, je prends l'exemple par exemple des politiques de lutte contre le chômage.
Euh les politiques de lutte contre le chômage, elles sont trois fois supérieur à celle de l'Italie alors que nous avons le même taux de chômage à peu près. Donc ça montre bien qu'on on a un sujet d'utilisation de l'argent public et et et cette question de la Gabji généralisée qui n'a pas vu un rond-point construit auprès de chez lui en se demandant mais pourquoi on a mis bon centre de des millions d'euros dans ce trucl alors que ça sert à rien ? Ce sujet il est fondamental.
Après sur la fiscalité, nous nous sommes quasiment champion du monde de la fiscalité en France. Donc encore une fois la marge de manœuvre, elle est pas là. Et faire payer les régions bien sûr que si elle est là, monsieur Jul, je la la fameuse taxe du manudiez en réalité c'est une taxe qui va taxer le patrimoine en en considérant comme un revenu.
Y a il y a un problème de de réflexion. Moi, ce qui m'importe c'est que la France ne soit pas un enfer fiscal et administratif. Et et le il y a un risque quand vous taxez les très hauts revenus évidemment de d'exil fiscal évidemment ça pas démontré.
Je suis désolé. Non non mais les études ne nous démontre pas ça. Je suis désolé de vous dire madame madame madame excusez-moi je je sais pas si vous avez lu le rapport du CAE.
Tout le monde dit qu'il l'a lu. Moi je l'ai lu. Vous irez voir page 11 de ce rapport.
Exactement. Ben vous le lirez avant d'en parler. Il faut dire les rapports et ce que dit le rapport du conseil d'analyse économique, c'est qu'en fait ce type de taxe impacte l'activité économique d'une manière très significative.
Ce ce que je veux simplement vous dire, c'est que il faut euh être très prudent dans un pays qui taxe déjà beaucoup les les beaucoup l'activité économique. C'est vrai qu'il y a une question qui se pose sur les 0,002 % des plus riches. Cela échappe à l'impôt d'une certaine manière en ne payant en moyenne que 20 ou 25 % d'impôts sur l'ON venu, là où il devrait payer 46 %.
Donc sur cette toute petite part, mais c'est 1500 foyers fiscaux, il y a il y a peut-être quelque chose à faire. Donc làdessus, vous fermez pas la porte. Oui, mais vous voyez, vous êtes sur une.
En tout cas, c'est pas ça qui va résoudre le problème. Ça va pas résoudre le problème de la dette en entier, on est d'accord. Mais quand même, c'est un sujet c'est donc un sujet de discussion possible%.
Oui, c'est un des droits fondamentaux des citoyens qui est l'égalité devant l'impôt qui aujourd'hui n'est pas respecté, qui serait et c'est faux que pardonnez-moi, c'est faux ce que vous avez dit sur la question de l'exil fiscal. Ça ça correspond à peu près à 0,03 % des gens qui s'en iraient réellement. Ça n'a pas été démontré.
Est-ce que vous dites vous vous aviez vous aviez raison sur ce point ? Ça n'a pas du tout été démontré. Et deuxièmement, quand vous dites qu'on a un problème de dépense publique, on a peut-être un problème de dépense publique d'ailleurs dans le projet du Parti socialiste, c'est 14 milliards d'euros d'économie sur le train de vie de l'État, sur la base des propositions du rapport 2è par exemple sur voilà, j'en ai parlé des aides aux entreprises, mais c'est aussi la question des recettes et excusez-moi, vous ne pouvez pas ne pas entendre que vous avez une politique macroniste de l'offre qui sur le plan économique n'a pas montré ses résultats. la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui et le déficit et la dette qui a explosé, c'est le résultat de la politique économique que vous avez conduit main dans la main avec les macronistes.
Donc c'est pour ça que la France et les Français vous le vous le disent d'ailleurs à travers les élections. Changer d'orientation politique et arrêter de nous parler de la suppression des jours fériers, de moins rembourser les soins de santé, de déshabiller toujours plus les services publics parce que c'est ça qui est en train de se passer ce que constatent les citoyens sur le territoire. Charles Senons Stou sur ce qui vient d'être dit.
Ouais, mais je je veux quand même réagir parce que le que après 8 ans d'exercice du pouvoir euh il y ait euh un rejet, il y a des exceptions, euh ça se comprend, c'est légitime. Moi je l'entends euh aussi et le résultat des élections 2024 a d'ailleurs montré qu'il y avait un message très clair qui avait été envoyé euh à la majorité, l'ancienne majorité sur l'économie. Enfin, rappelez quand même que lorsque nous avons pris les Rennes en 2017, 10 % de chômage en France, nous sommes aujourd'hui un peu au-dessus au-dessus de 7.
Voilà, c'est le résultat d'une politique économique. La France a été le pays le plus attractif d'Europe pendant 6 7 ans. Ça aussi c'est le résultat d'une politique économique et aussi d'une politique fiscale.
Mais on a ce bilan là, on a aussi la question de la dette. On peut refaire l'histoire 50 fois mais il n'êche que là il faut rappeler également que il y a effectivement eu la pandémie Chris Covid que bien sûr personne ne pouvait voir je rappelle que à l'époque les forces d'opposition même les républicains qui à l'époque qui étaient dans l'opposition disaient que le plan de relance n'était pas suffisant voilà mais tout ça si vous voulez je le rappelle mais c'est le passé en fait ce n'est plus le sujet le sujet c'est 2026 c'est le budget 2026 donc si chacun campe sur ses positions et et se bat à coup de de ligne rouge on arrive arrivera pas à construire un budget. Donc bien sûr, on est au début d'un processus de négociation, donc c'est normal que tout le monde soit dur, mais au bout d'un moment, il faudra faire converger ça parce que les Français, des millions de Français veulent la stabilité.
Des millions de chefs, des milliers de chefs d'entreprise pardon veulent aussi la stabilité. Ceux qui souffrent depuis 1 an, ce sont notamment les chefs d'entreprise parce qu'ils ne savent plus comment investir, parce que il ils ne savent plus se projeter à 5 euh 10 ans. Donc on doit aussi un budget pour que notre économie continue à fonctionner.
Simplement, vous êtes en moi j'ai dit qu'on était prêt à discuter sur la fiscalité. Je donne un un autre sujet, par exemple sur le montant de l'effort. C'est c'est le c'est l'autre grand sujet pour le budget 2026. l'ancien gouvernement Baot qui qui est qui a chuté avait annoncé un effort d'une quarantaine de quarantaine de milliards d'euros.
J'ai entendu les dirigeants euh socialistes dire que ils considèrent que c'est trop important, c'est trop brutal, que ça peut avoir un risque récessif selon le contrebudget c'est 22 milliards pour les soci et ben et ben je pense que sur le montant de l'effort, il faut aussi discuter. Voilà, moi je je pense qu'il faut être ouvert à ça. C'est c'est quoi ?
C'est il faut trouver entre les deux. Qu'est-ce que vous en pensez ? PH Je pense qu'il a raison. 44 d'abord ça a jamais été fait et à mon avis il l'aurait pas fait.
Euh est-ce que est-il que c'est ce sur quoi il a insisté ? Oui. Mais par exemple quand vous regardez ce qui a été montré, des gens ont travaillé là-dessus, l'idée c'est d'arriver à 100 entre ça dépend ce que vous mettez 120 à 150 milliards d'économie sur plusieurs années.
Donc moi, je préfère qu'on fasse 30 cette année plutôt qu'on ne fasse pas 44. Et il y a il y a effectivement c'est une démarche de manœuvre. il faut probablement euh euh moins durcir, c'est le budget était très dur, moins durcir l'effort.
Oui, c'est une c'est un élément de la négociation. En fait, ce qui est très important, c'est que on doit se dire que si nous n'avons pas de budget, ça va nous coûter très cher. Mais je vous entends parce que vous me dites tout ça sur le l'importance du budget, la demande de stabilité des Français, qu'ils soient entrepreneurs ou pas d'ailleurs.
Euh sauf que ça en fait, on le sait pas depuis hier. On le sait depuis des semaines, des mois, voire plusieurs années. Et pour l'instant, vous n'avez pas réussi à vous mettre d'accord.
Qu'est-ce qui cette fois peut vous réunir ? Qu'est-ce qui a changé ? nervieux.
Ah mais pour l'instant rien n'a changé et c'est bien ce qui nous inquiète et c'est bien ce qui nous fait penser. Ah non mais attendez, il faut quand même rappeler les choses. Quand Michel Barnier a été nommé premier ministre, il s'est tourné vers l'extrême droite.
Il a fait des coups de fil à Marine Le Pen en essayant de trouver un ça n'a pas fonctionné. Il a été trahi. Le RN de toute façon est absolument instable.
Ils veulent effectivement le chaos. Donc ce ne sont pas des partenaires cohérents et fiables. Ensuite on a Huberou.
Qu'est-ce qu'il a fait ? Bon il a plus ou moins pourquoi il a survécu entre guillemets si j'ose dire politiquement ? Parce que les socialistes ont dit bon il faut un budget pour le pays au mois de janvier et que nous avons accepté de ne pas le censurer.
Il faut quand même rappeler mais au bout d'un moment les socialistes ne peuvent pas être responsables pour tout le monde et il va falloir un moment donné responsable. Vous êtes d'accord là-dessus ou pas sur le fait que tous les parlementaires aujourd'hui sont responsables peut-être autant que le gouvernement. Oui oui oui oui.
Mais le gouvernement doit entendre que le pouvoir est au parlement. C'est pour ça que nous avons fait mais bien sûr. Non mais on peut la construire.
Vous voyez sur la taxe duman, je rappelle qu'elle a été votée à l'Assemblée nationale sur la loi contre les déserts médicaux, sur la fin de vie, sur la loi contre le narcotrafic. On peut trouver des majorités à l'assemblée. Ce que nous avions proposé avec Olivier Fort, il arrivé à Matignan, c'était de ne pas utiliser le 493.
Donc la question c'est le changement d'orientation politique budgétaire, mais pas que parce que dans une politique, il y a aussi les questions de sécurité, d'immigration. On a des provocations tous les jours. On avait avec François Berou encore récemment sur la on peut plus l'entendre.
Donc ça par exemple les sujets d'immigration et de sécurité ce sont des lignes rouges pour vous alors que pour vous ce sont des des lignes sur lesquelles il faut progresser. Bien sûr, je pense qu'on peut pas continuer avec une immigration non contrôlée. Il y a un problème d'insécurité, on le voit tous les jours.
Non mais en fait moi j'entends évidemment les positions du Parti socialiste, elles sont légitimes. Ce sont les vôtres, nous avons les nôtres. Je vous dis simplement une chose, c'est euh tout le monde s'accroche sur des lignes rouges très peintes en rouge très foncé et les multipli, la conséquence c'est que il y aura pas de budget, il y aura une instabilité et tout ça va nous coûter très cher.
Les Français veulent qu'on se trouve un accord. Trouvons un accord imparfait, il sera forcément imparfait. Vous serez pas satisfait, nous serons pas satisfaits.
Et on remet à l'élection présidentielle. C'est comme ça le grand moment démocratique de discussion. Moi, j'ai été député européen pendant 10 ans et là-bas, on il y a pas de majorité, c'est un peu comme chez nous ici, mais c'est chronique chez eux, chez nous, enfin à Strasbourg, comment fait-on ?
Bah, on se met d'accord imparfaitement sur des sujets imparfaits. C'est pas très glorieux, vous allez me dire, mais on ne peut pas faire autrement. Vous savez juste ensuite Oui, très rapidement. lors du débat Jospin Chirac, c'était très il y a très longtemps, vous étiez très très jeune.
Oui. À la fin, il y a eu la caméra qui a continué à tourner et et Chirac et Jospin discut sur le le le militant de leur parti et et tous les deux s'accordaient à dire "Oui, le militant nous pousse à être jusqu'au bouddhiste. Il faut qu'on soit il faut soyons attentif à ne pas être jusqu'au boudthiste.
Il faut qu'on trouve un accord." Allez-y. Je veux continuer par rapport à ce que disait Philippe Philippe Juvain dans la grande majorité des pays d'Europe.
Alors certes, il y a pas un président de la République et lui au suffrage universel, mais la 5e République n'est pas qu'un régime présidentiel. La régime la 5e République pardon, est un régime hybride présidentiel et parlementaire. Et il y a une attente aussi de la société à ce que des forces politiques qui sont peut-être opposantes travaillent ensemble.
Et moi je trouve que c'est pour le moment ce qui a été raté depuis entre 2022 et 2025. Et moi je je le dis, je n'ai aucun problème à le dire. C'està dire qu'en 2022, on avait une majorité relative.
On n pas réussi à travailler pendant ces ces 3 ans. Alors un peu avec les républicains la dernière année. Enfin n'a pas réussi à travailler de façon structurée.
On l'a fait ponctuellement sur quelques textes. Le nucléaire, le relance des énergies renouvelables et cetera. narcotrafic comme l'a rappelé madame euh Hervieux.
Mais il y a aussi un nombre important de nos compatriotes qui souhaitent que les forces politiques travaillent ensemble. Ça correspond aussi à un état de la société qui est moins de vertical qui a changé la situation politique la situation. Ça fait un an quand même plus d'un an qu'on est dans une situation la situation politique a a changé.
Tout le monde voit bien que si le parlement est bloqué, que s'il n'y a pas de budget, nous sommes au bout d'un système et que le système explose. Et je rajoute un dernier élément fondamental international. La guerre en Ukraine continue.
Il n'y a toujours pas d'issue à la guerre en Ukraine. La Russie est de plus en plus menaçante et la France qui est une puissance militaire et nucléaire importante aussi a un rôle à jouer en Europe. Et pour que la France puisse jouer un rôle en Europe, h il faut que l'État fonctionne, que le pays tourne.
Et ça aussi c'est un élément je pense que tous les députés, on va dire issus de partie de gouvernement doivent avoir en tête. Vous êtes d'accord là-dessus ? C'est l'inervieux à que la situation internationale oblige la France à une forme de stabilité politique et que c'est attendu par une majeure partie des concitoyens.
Oui. Et je pense que tout le monde avec un peu d'honnêteté intellectuelle reconnaît que le Parti socialiste essaie de jouer ce rôle-là hein si vous voulez sans pour autant se dédire sur les convictions qui sont les nôtres sur le projet sur lequel nous avons été élus. Et je rappelle que nous avons été élus par opposition notamment au Rassemblement national.
Donc je compte vraiment d'ailleurs sur ce nouveau premier ministre. J'espère vraiment qu'il a qu'il a entendu ça et qu'il en a conscience. Est-ce que vous comprenez par exemple qu'il pour l'instant euh soit dans l'optique de recevoir tous les partis parce que c'est ce qu'il a déclaré à ma connaissance donc du Rassemblement national à LI si tout le monde veut bien les voir, ça vous le comprenez ou pas ?
Parce que les les les députés du RM, les députés LFI sont euh eux aussi élus comme vous. Bien sûr, bien sûr, bien sûr. Et un respect à avoir évidemment qu'il les reçoivent, c'est une chose.
Après, la question c'est les choix d'orientation politique qu'il ve faire et la base sur laquelle il peut trouver une forme de majorité parce qu'on a rappelé que le budget doit être voté. Donc s'il ne veut pas être censuré, voilà, il va falloir entendre à un moment donné les oppositions réellement. Il a parlé de rupture.
Moi, j'attends j'attends de voir la politique internationale, elle est gravissime mais au bout d'un moment, elle a aussi bondau par rapport à une politique qui continue d'être appliquée et des gens au à la gouvernance qui n'entendent pas le peuple qui était dans la rue encore hier. Et vous aviez deux Frances en fait hier. Vous aviez d'un côté la passation de pouvoir entre deux personnes qui ont été battues aux élections, qui continuent de à à Paris d'exercer le pouvoir et de l'autre côté dans la rue, dans les territoires, des jeunes qui s'inquiètent pour leur avenir et des gens qui disent "Stop, nous on en peut plus, on demande de l'équité, de l'égalité, de la justice." Et ça, il l'a dit hier le Premier ministre, il a dit "Il y a il y a un dédoublement entre la vie des gens et et la vie politique et il faut réaligner tout ça.
Il y a une déconnexion." Donc ça, quelque part, est-ce que c'est pas un début de volonté ? Je sais que vous allez me dire il faut des actes maintenant mais ça c'est quand même un début de volonté de dire bah il faut peut-être remettre les choses en place.
Bien sûr vous êtes d'accord làdessus Philippe du vous avez demander tout à l'heure qu'est-ce qui a changé ? Pourquoi aujourd'hui ça serait urgent alors qu'on y arrivait pas ? Ce qui a changé c'est que la situation est beaucoup plus grave aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques mois.
La France aujourd'hui on prête à la France de l'argent plus cher en fait plus payer la France que que bientôt l'Italie que bientôt l'Italie que bientôt la Grèce. Moi, je ne veux pas que mon pays vive ce que la Grèce a vécu. Or, on s'en approche et et attention, si nous n'y arrivons pas, nous les partis de gouvernement, et bien les gens diront "Bah, on va essayer autre chose et comment pourra-t-on leur reprocher ?" La situation est d'une très grande gravité.
Nous devons trouver un accord. Raymond Aaron disait que en politique entre le souhaitable et le possible, le souhaitable c'est l'application pour chacun de nous de nos propres programmes mais qui est impossible parce que nous n'avons personne à la majorité et le possible, il faut choisir le possible. C'estàdire ce qui est faisable.
Ce qui est faisable, c'est une coalition imparfaite à minima pour avoir un budget et après on verra. Yeah.
Sébastien Lecornu