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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 octobre 2025 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & famille

"Le Premier ministre appelle au compromis" mais n'en "propose aucun", selon Boris Vallaud

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Les négociations entre la gauche et Sébastien Lecornu vont-elles prendre un tour positif ou tourner court ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de la prise de parole du Premier ministre dans 10 minutes ?

  • 1:45RelanceÉludée

    Est-ce que le gouvernement renonce à la copie de François Bayrou ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Le cocktail de mesures fiscales évoqué pourrait-il vous convenir ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Comment comptez-vous faire pression sur le Premier ministre alors que la droite fait de même ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu renonce à l'article 49.3. Votre avis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Boris VallaudChiffre
    « Un gel du barème de l'impôt sur le revenu. Ça veut dire très concrètement que plusieurs centaines de milliers de Français qui ne sont pas assujettis à l'impôt vont le devenir. »
  • 7:30Boris VallaudFait
    « Le Rassemblement national est en réalité l'allié objectif de la Macronie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Boris Valot. Bonjour. Alors, est-ce que les négociations entre vous la gauche et Sébastien Lecornu vont vont prendre un tour plus positif ou vont-elles tout simplement tourner cours ?

On en saura peut-être un peu plus dans les prochaines minutes puisqu'on attend une prise de parole du premier ministre aux alentours de de 8h45. Vous la vivrez en direct sur France info et on la vivra également avec vous Boris Vallot. Ça tombe bien, vous êtes l'un des premiers intéressés puisque vous êtes censé aller à Matignon juste après juste après cette cette interview pour un entretien avec Sébastien Lecnu.

Vous attendez qu'il dise quoi là dans dans 10 minutes le Premier ministre ? Qu'il traduise en acte la promesse qu'il a formulée au moment de sa passation de pouvoir qui est la promesse de la rupture qui est une façon de dire aux françaises et aux Français j'ai compris que nous avions perdu les élections législatives il y a 1 an. J'ai compris le désir de changement des Français, des hommes et des femmes qui dans ce pays ne vivent pas toujours de leur travail, payent des impôts mais n'ont pas le sentiment que les services publics pour lesquels ils cotisent remplissent correctement leur leur mission.

Euh j'attends que il remettent en question euh les orientations de la politique d'Emmanuel Macron conduite depuis 8 ans et qui nous a mené dans cet impasse et qu'il nous disent bien qu'il a renoncé à la copie de François Bairou, ce qui ne me paraît pas être le cas des échos que j'ai. C'est-à-dire, c'est-à-dire que j'entends parler encore de l'année blanche. Ça veut dire euh des déremboursements avec des franchises médicales.

Euh ça veut dire euh un gel du barême de l'impôt sur le revenu. Ça veut dire très concrètement que plusieurs centaines de milliers de français qui ne sont pas assujettis à l'impôt vont le devenir. Alors après, vous pouvez d'un côté faire payer des impôts à ceux qui n'en payaient pas et leur promettre que vous allez les baisser très modestement.

Euh donc tout ça euh me paraît pour l'instant être euh bien loin de la promesse de renverser la table qui est euh celle de Sébastien Lecnu. Mais Boris Vallot, le renverser la table, c'est l'état d'esprit général. Concrètement, vous allez arriver avec des objets politiques précis, des demandes, euh des objets politiques que vous voulez lui soumettre.

On a des objets politiques précis qui sont connus du gouvernement, connus de monsieur le cornu mais justement monsieur le cornu a déjà dit qu'il ne ferait pas par exemple la tax qu'il ne ferait pas la réforme la réponse qui nous fait ce matin. Je pense que le le le le l'échange sera assez bref. Je veux dire, ça n'est pas un caprice des socialistes.

La taxe sur les très haut patrimoines, pardon, mais elle finit par être même revendiqué par des chefs d'entreprise. Des chefs d'entreprise qui seront assujettis. un certain nombre de patrons de la techbles parce que c une mesure de justice.

Ça veut dire que vous n'avez pas renoncé à ces deux à ces deux mesures. Vous allez continuer comment comment pouvons-nous nous comment pouvez-vous me demander si j'ai renoncé à une exigence démocratique qui est celle de la justice fiscale ? Comment pouvez-vous suggérer que nous renoncions à ce que les milliardaires payent à tout le moins autant d'impôts que les classes populaires et les classes moyennes ? pas tout à fait pareil de dire on veut de la justice fiscale et on veut la taxe zukman.

La taxe du Zukman n'est peut-être pas l'alpha et l'oméga de la justice fiscale, mais admettons que ce n'est pas l'alpha et l'oméga et qui est d'autres façons euh de faire en sorte que les milliardaires ne soient pas les champions du monde toute catégorie de l'évitement fiscal, qui ne soit pas les passagers clandestins de la solidarité nationale, qui n'oblige pas les classes populaires à payer les impôts des hyper riches qui ne les payent pas, qui n'oblige pas les PME à payer les impôts des multinationales qui ne les payent pas. justement mais pardon parfois le gouvernement semble faire mais le plus souvent il fait semblant donc jeis dire on ne se fera pas en berlifi côté justement vous avez et ça fait partie des pistes qui ont été évoquées dans dans la presse tout un cocktail de mesure. Alors il y a peut-être un côté catalogue et je m'en excuse par avance poursuite de la contribution sur les haut revenus hausse de la CSG sur les revenus du patrimoine et certains placements hausse de la flat taxe.

Là, on parle notamment des des revenus en dividende surtaxe Sarkozy qui est une surtaxe qui concerne les les très haut contribuables. Est-ce que ce cocktail, il pourrait vous convenir ? C'est pas la taxe du Zukman mais c'est quand même quelque chose.

La question est celle de qui cela touche vraiment ? Euh et la deuxième question c'est quel est le rendement ? Qui c'est pour nous dire écoutez vous avez demandé parce qu'on a demandé au titre de la taxe est plusieurs au titre de la taxe Zkman, on a demandé 15 milliards d'euros et puis il y a par ailleurs d'autres propositions fiscales qui sont dans notre dans notre copie.

Si c'est pour nous dire écoutez on va vous en donner cinq et puis circuler il y a rien à voir ce qui serait pas même le rendement probablement de de l'ISF aujourd'hui s'il avait été maintenu. Je dis je dis que ce n'est pas possible. Je dis que je dis qu'on peut pas faire semblant.

Je dis qu'il est moment le moment est venu de la justice fiscale, du patriotisme économique parce que tout ce qu'on ne demandera pas à ceux qui n'ont pas fait les efforts qu'il devrait faire, le gouvernement les demandera au plus fragiles des Françaises et des Français. Et c'est déjà la promesse qui est formulée quand je parle du gel de l'impôt sur le revenu, c'est augmenter les impôts de toutes les classes moyennes, faire rentrer dans impôt des gens qui n'y étaient pas. quand j'entends des économies sur les franchises médicales, c'est un impôt sur euh euh les malades, il y a d'autres choses qui vont relever, je le crains de choses enfin de de propositions qui ne sont pas acceptables.

Mais Boris Valot, en parlant des des petits revenus, Sébastien Lecornu a annoncé qu'il étudiait la piste de baisse de l'impôt sur le revenu des salariés qui étaient juste au-dessus du SMIC, il s'est aussi engagé auprès des syndicats à revenir sur le calcul de la retraite pour les femmes qui ont eu des enfants. Ça va pas dans le bon sens tout ça. Mais si c si cela est cosmétique, c'est insuffisant.

Je voudrais juste vous dire pourquoi la confiance est rompue. L'année dernière, vous savez, nous avions avec François Beou parmi nos objets de négociation demandé le relèvement de la prime d'activité parce que déjà nous étions soucieux du pouvoir d'achat des Français, des hommes et des femmes qui travaillent. On nous avait dit non, ton taxe ça ne faisait pas partie du deal.

Mais en mois d'avril dernier, subreptissement, le gouvernement a pris un décret qui a baissé de 600 millions d'euros le montant euh de la prime d'activité. C'est encore c'était encore dans le budget de monsieur Bairou pour plusieurs centaines de millions d'euros. Donc je veux dire, j'ai bien compris que on nous avait dit maintenant que c'était juste au-dessus tout petit peu au-dessus du SMIC.

Quand vous êtes marié que vous avez pas d'enfant quand vous êtes pas marié que vous avez des enfants, les mamans solo, pas concerné. C'est quand même le visage moderne de la quand même l'impression, pardon Boris Vallot mais que quoi que puisse dire le premier ministre, si ce n'est pas exactement au mot près ce que vous avez demandé, ça ne suffira jamais. Détrompez-vous, détrompez-vous.

Je viens de vous répondre sur la taxe man. Si ça n'est pas les taxes man et que ça remplit l'office de la justice fiscale à un niveau qui est important, pourquoi Gabriel Zman prend comme assiette euh y compris les biens professionnels et dit 2 % ? Parce qu'avec cette assiette et ce taux-là et bien les 1800 premiers contribuables putatifs de France parce que beaucoup ne payent pas ce qu'il devrait et bien seront fiscalisés à la moyenne des autres Français.

Qui peut euh s'y opposer ? C'est pas seulement un problème financier ou bétaire, c'est un problème démocratique. C'est un problème de justice.

Boris Valot, vous mettez aujourd'hui la pression sur le Premier ministre. Dans le même temps, Bruno Retail au chef de fil de la droite fait la même chose. Comment on s'en sort ?

Il réclame lui un/ers des ministres, des engagements sur l'immigration notamment. Comment on s'en sort si le compromis est refusé du côté droit, du côté gauche ? Mais le compromis, c'est nous qui l'avons proposé.

C'est nous qui l'avons d'une certaine manière en avons construit l'ossature à travers les propositions budgétaires que nous avons formulé. Nous avons fait déjà la démonstration que nous étions capables de le faire avec le gouvernement de François Bairou. Pardon mais l'instabilité, l'irresponsabilité, l'intransigence, elle est pas de notre côté.

Nous sommes les artisans de la stabilité et de la justice. Tout le monde les artisans du chaos, je crains qu'ils soient dans ceux qui mettent des conditions à leur rentrer au gouvernement. Et ben s'ils ne veulent pas rentrer au gouvernement.

C'est un petit groupe, le groupe républicain à l'Assemblée nationale qui a perdu beaucoup de députés, qui fait partie de ceux qui ont perdu les dernières élections législatives et qui doivent entendre la revendication de justice des Françaises et des Français. Boris Valallot, vous restez avec nous en attendant Sébastien Lecornu qui doit s'exprimer dans quelques minutes donc sur le sur le péron de Matignon. Tout est en place sur place.

On va suivre ça ensemble. Mais d'abord l'essentiel de l'actualité en une minute avec Dianne Ferchit. Il est 8h42.

Vous le disiez Adrien avant de recevoir pour consultation le rassemblement national le PS et les écologistes. Aujourd'hui, le premier ministre Sébastien Lecnu va s'exprimer d'ici quelques minutes depuis Matignon. Prise de parole que vous allez pouvoir suivre sur France Info.

De leur côté, les Républicains posent leurs exigences. Ils veulent un/3 du gouvernement et attendent des réponses notamment sur l'immigration. Le ministère de l'intérieur renforce la surveillance des lieux fréquentés par la communauté juive après l'attaque à Manchester au Royaume-Uni devant une synagogue en pleine fête de Yumkipour.

L'assaillant d'origine syrienne a été abattu par la police après avoir fait deux morts et trois blessés graves. Trois personnes sont en garde à vue. Le Borachai s'éloigne ce matin des côtes françaises.

Le pétrolier suspecté de faire partie de la flotte fantôme russe se dirige vers l'Égypte et le canal de Suède a raisonné par les autorités françaises au large de Saint-Nazer. Son capitaine doit être jugé en février. Une interception qualifiée de piraterie par Vladimir Poutine. 6e soirée de manifestation au Maroc.

Le collectif de jeunes marocains Genz 212 appelle à la démission du gouvernement des manifestations sociales inédites pour réclamer de meilleurs services de santé et d'éducation. France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon Leat Boris Valot vous êtes toujours avec nous sur France info président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Si vous censurez pardon le gouvernement le cornu une des hypothèses c'est la dissolution est-ce que vous vous y préparez ?

D'abord, je vais être clair sur le fait que euh quand on va à la discussion, on y va aussi sincère qu'exigeant et que nous n'appelons ni à la censure de façon forçonnée euh ni à la dissolution, mais que nous nous préparons à la possibilité de l'un et de l'autre, de l'un et de l'auter de vos députés sont déjà en campagne d'ailleurs, ils le disent, ils l'assument. Oui, bien sûr que nous nous y préparons. Euh et j'imagine que chacun que chacun s'y prépare.

Est-ce que s'y préparer c'est la souhaiter ? Est-ce que si préparer, c'est la redouter ? Ni l'un ni l'autre.

Vous à titre personnel, dans les landes, vous vous y préparez aussi. La dernière fois, vous aviez gagné 56 contre 43 % des voix face au Rassemblement national. Sans le nouveau Front Populaire, sans l'Union de la gauche, est-ce que vous êtes sûr de conserver votre siège ?

Mais vous savez, quand on va aux élections, le principe c'est que c'est les électeurs qui décident. Et moi, je veux pas formuler d'hypothèse à l'avance. Ce que je sais, c'est que depuis 8 ans, je je travaille pour mes concitoyens et que dans la bagarre aujourd'hui, je ne le fais pas pour moi, je ne le fais pas pour que les socialistes aient des postes.

Nous ne rentrons pas au gouvernement, nous n'exigeons pas comme les républicains un tiers des postes. Entre 2022 et 2024, dans votre circonscription, le Rassemblement national a pris 17. Mais que le Rassemblement national progresse, j'en suis le témoin, j'en suis le témoin d'autant plus accablé que le Rassemblement national est en réalité l'allié objectif de la Macronie. hier et avanthier encore dans les désignations dans les votes pour un certain nombre de postes à l'Assemblée nationale.

Le mardi, les Macronistes votent pour le Rassemblement national, le lendemain, le Rassemblement national vote pour les Macronistes. Et par ailleurs, je fais juste remarquer que sur cette question de justice fiscale de TAC Zman, le Rassemblement national, il est opposé. Elle est du côté des milliardaires qui justement vous pensez que le gouvernement, je poursuis votre idée, peut aller plus loin, peut aller chercher la non censure du rassemblement national s'il n'obtient pas la vôtre.

Écoutez, je ne sais pas. En tout cas, moi ce que j'observe dans l'hémicycle, ce que j'observe dans euh euh les ce qui s'est passé hier et avant-hier, c'est euh de fait une conivance entre le bloc central et euh vous parlez de l'élection vice-président, ça sert ce qu'on appelle les postes clés de les postes clés de l'Assemblée nationale. Je dis pour ceux qui n'auraient pas forcément suivi, simplement quand on évoque quand même la question de la censure, on entend souvent la musique de dire "Les socialistes de toute façon il négocient, il montrent qu'il négocie pour quand même bah c'est rester considéré comme un parti de gouvernement." Mais l'arrêté c'est que il y a la crainte des élections municipales et donc qui censureront forcément parce qu'ils ne veulent pas être associés au gouvernement.

Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent ça ? Et je dis que d'abord un, nous avons déjà censuré renversé les gouvernements et de nous avons déjà conclu un accord pour éviter une censure. Donc les leçons euh je les accepte pas.

Il y a pas de calcul politicien. Non, la seule chose, je vais vous dire, moi je reçois toutes les semaines dans ma circonscription des gens qui sont en prise avec des services public. Je vais vous couper Boris Val.

Sébastien Lecnu est donc en train de de s'approcher au micro à Matignon et il prend la parole. Bonjour à toutes et à tous. Je voulais m'adresser à vous et par l'intermédiaire évidemment de la presse aux Françaises et aux Français qui nous écoutent.

Sachant que depuis 3 semaines, j'ai volontairement peu parlé pour laisser sa chance au dialogue, au compromis et aux discussions de fond. Sur ce même péron, il y a 3 semaines, j'ai indiqué qu'il y avait un décalage important entre la situation internationale et la situation nationale. Un décalage important parfois entre la vie politique française et la vie de nos compatriotes.

Et donc pendant 3 semaines en recevant syndicats salariés, syndicats patronaux, formation politique du socle commun, ceux qui soutiennent l'action du gouvernement que je vais former, des oppositions mais aussi des différentes filières professionnelles, acteurs engagés du pays, force vives, élus locaux. J'ai commencé à tracer des chemins qui vont nous permettre de trouver des compromis à l'Assemblée nationale et notamment, j'y reviendrai lors de ma déclaration de politique générale. Ce qui me frappe beaucoup et c'est au fond un peu mon problème, c'est que dans le secret du bureau, dans le secret des discussions que nous pouvons avoir avec les différentes formations, avec les différents syndicats, avec les différents acteurs au fond qui peuvent faire avancer notre pays, dans le secret du bureau, les compromis sont possibles, les discussions sont sérieuses, toujours techniques, toujours sincère.

Et au fond, ça nous amène un premier schéma, une première possibilité dans les temps à venir, c'est de se dire qu'une coalition plus large aurait été possible avec un accord de non censure, c'est une capacité pour les formations républicaines à l'Assemblée nationale et au Sénat de se faire confiance avec au fond bah pour faire une coalition à l'allemande, mais au moins un texte qui permet de donner de la clarification, donner de la stabilité au pays et surtout, je l'avais dit, pas d'immobilisme et donc de faire avancer et donner des réponses pour les préoccupations de nos concitoyens et nos concitoyens. des premières consultations que j'ai eu il y a 3 semaines, il s'avère que pour plein de raisons qui sont d'ailleurs très compréhensibles et que je peux partager, cette possibilité n'a pas pu prospérer. Et donc au fond, le sujet maintenant c'est comment chacun fait un pas, un geste mais plus qu'un geste sans se renier dans ses propres convictions pour faire avancer le pays.

Et donc au fond sur les thèmes que nous connaissons, cela ne peut pas être aussi binaire que pour la réforme des retraites dite la réforme borne ou contre la réforme des retraites. Mais comment on l'améliore ? Ce que je proposerai d'ailleurs aujourd'hui, c'est une amélioration de notre régime de retraite notamment sur les questions de pénibilité pour les femmes.

C'est pas uniquement l'attaque Zucman ou rien. C'est évidemment la capacité à se dire pourquoi, comment fonctionne la fiscalité pour les 0,1 % de nos compatriotes les plus riches. Et donc ça pose la question au fond de ce qu'on dit la justice fiscale, c'est-à-dire comment l'effort évidemment est réparti.

C'est pas la question est-ce qu'on est pour ou contre le pouvoir d'achat ? contre donner plus de pouvoir d'achat évidemment à celles et ceux qui travaillent, c'est au fond quel est le meilleur vecteur pour le faire. C'est pas est-ce qu'on est pour ou contre une mesure sur l'immigration, c'est au fond pour ce grand défi que nous allons connaître encore dans les décennies qui vont venir lié au réchauffement climatique, lié au terrorisme au Sahel, au proches et au Moyen-Orient, quelles sont les réponses les plus efficaces qu'il faut trouver ?

Et au fond, ce caractère binaire est au fond ce qui peut nous empêcher d'avancer. Et c'est pour cela que après en avoir discuté avec un certain nombre d'acteurs de la vie politique et parlementaire, je pense qu'il nous faut, comme je l'ai dit aussi sur ce péron, engager quelques ruptures. La 5e République, elle est présidentielle, semi-présidentielle si on est précis, mais elle peut être aussi parlementaire et je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la 5e main publique.

Pour cela, il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités et au fond, c'est ça qui nous empêche d'avancer, c'est la capacité à ce que le déma le débat démarre. Et donc, j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'éstitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie. et on le sait très bien, je défends la 5e République et sa constitution.

C'est un outil utile, mais c'est un outil qui a plutôt imaginé par Michel Debray pour contraindre sa propre majorité. Or, dans un parlement qui fonctionne, dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble au français avec ses divisions, on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition. Renoncer à l'article 49 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget au 31 décembre.

Et donc c'est sur la base de cette nouvelle méthode, de cette rupture où le gouvernement déporte encore davantage le pouvoir à l'Assemblée nationale et au Sénat que je vais pouvoir engager un certain nombre de discussions nouvelles ce matin, cet après-midi dans les jours qui viendront aussi avec les partenaires sociaux en disant forte ce constat, fort de cette rupture, comment l'Assemblée nationale, comment le Sénat vont s'emparer justement de ces différents enjeux. Alors évidemment, le gouvernement va devoir aussi lui changer de méthode, bâtir des compromis avant la séance, pendant la séance, parfois aussi après les séances dans ce qu'on appelle les commissions mixes paritaires, c'est-à-dire ce moment où l'Assemblée nationale et le Sénat se retrouvent. Et donc c'est aussi sur cette base que je proposerai dans les prochains jours au président de la République une liste de membres du gouvernement qui devront accepter de rentrer aussi dans une nouvelle méthode de partage du pouvoir avec l'Assemblée nationale.

Il y aura d'autres ruptures à venir. J'en ai déjà esquissé quelques-unes. En matière de partage du pouvoir dans le pays avec la décentralisation, en matière de partage du pouvoir avec les partenaires sociaux parce que je crois au dialogue social.

En tout cas, ce que je vais vous dire ce matin, c'est que on va y arriver, que pour y arriver, il faut qu'évidemment chacun ait envie d'y arriver et dès lors que le gouvernement ne peut plus être en situation d'interrompre les débats, il n'y a donc plus aucun prétexte pour que ces débats ne démarrent pas la semaine prochaine. J'aurais l'occasion de revenir devant les Françaises et les Français plus longuement prochainement pour faire un point évidemment sur ce qui les concerne pour leur vie quotidienne, sécurité, pouvoir d'achat, sécurité collective avec l'actualité internationale parce qu'une fois de plus, en 3 semaines, cette rupture, ce décalage, pardonnez-moi, entre la vie internationale et la vie nationale continue d'être préoccupant. On l'a tous vu dans les dernières informations.

Merci à toutes et à tous. Merci beaucoup. Voilà donc pour cette prise de parole à l'instant de Sébastien Lecnu depuis Matignon, nous sommes toujours avec Boris Valot, député socialiste des Landes, président du groupe PS à l'Assemblée nationale.

Aurélie Arbemon, chef adjoint du service politique de France info nous a rejoint. Information majeure de ce matin, c'est que Sébastien Lecnu renonce à utiliser le fameux article 493 de la Constitution. Oui, le fameux article 493 qui permet de faire passer des textes sans sans sans vote, donc en contraignant le parlement.

Et bien là, euh Sébastien Lecornu renonce à utiliser cet article extrêmement utile puisqu'il est très utilisé pour tous les budgets depuis 2022, depuis qu'il n'y a plus de majorité. On parle même pas de depuis l'an dernier 2024 où il y a pas du tout de majorité. C'est compliqué, c'est très compliqué.

Même Ellisabeth Borne à partir de 2022 quand la majorité n'est plus que relative et bien elle n'utilise pas cet article concrètement. Ça veut dire que Sébastien Lecornu va vraiment devoir négocier avec les oppositions notamment Boris Valallot sinon bien le le budget il pourra pas le faire passer sans ce 493. Votre avis Boris Vallot là c'est comme le dit Sébastien le Cornu plus aucun prétexte pour que les débats ne commencent pas.

C'est ça. Moi la question, de toute façon le débat quelle que soit l'hypothèse, il y aura des débats il y aura des débats budgétaires sauf si vous aviez renversé le gouvernement qui qui lui succède succèdera probablement et en effet il pu aura loi spéciale, il y aura un budget pour l'année prochaine. Tout est prévu constitutionnellement pour qu'il y ait un budget.

Et d'ailleurs sur le 493, je voudrais juste simplement poser une question. Euh le Premier ministre appelle au compromis mais au moment où nous allons le rencontrer, il n'en propose aucun. C'est quand même baroc cette promesse d'un compromis futur et cette incapacité alors que voilà 3 semaines qu'il consulte à nous en proposer aujourd'hui parce que moi je sais ce qu'il a envoyé au conseil d'État comme projet de budget et il ressemble comme deux gouttes d'eau à celui de monsieur Bairou.

Quand je vois qu'il y a par exemple euh 2,3 milliards d'économies sur les franchises médicales, quand je vois que le gel des prestations sociales, c'est 2,5 milliards d'économie fait sur les familles, fait sur les sur un certain nombre de pensions, fait sur les minim sociaux, je dis que monsieur le Cornu doit nous faire dès aujourd'hui la démonstration qu'il est prête à bouger. Et en par que là, monsieur le cornu, ce qu'il fait, pardon, pardonnez-moi, mais c'est de vous dire ce budget, même si j'en ai un projet, je ne le passerai pas en force. je ne vous l'imposerai pas et donc s'il n'est adopté ça sera uniquement le fruit d'un compromis parlementaire.

Vous êtes président de groupe à l'Assé nationale ça devrait vous faire plaidé pour la centralité du parlement mais j'ai aussi vu la dureté des outils du parlementarisme rationalisé cette possibilité de caporaliser le parlement et de l'empêcher précisément ce ne sera pas que ça. Alors vous avez raison il y a les votes bloqués est-ce qu'il les renonce ? Il y a l'article 40, vous savez, qui empêche des dépenses nouvelles.

On rentre dans quelque chose de complexe. Attendez. Non non non mais attendez, mais tout est tout est tout est là.

Vous voyez ce que je veux dire ? Peut toujours aussi avoir il y a aussi par ailleurs l'article 45, c'est-à-dire la question des cavaliers, ce qui n'est pas prévu dans le projet initial du gouvernement. Vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas y raccrocher pour bien comprendre Boris Vall, ce que vous dites c'est que oui enfin non vous ne le dites même pas d'ailleurs.

Vous ne dites même pas que sur la méthode il y a un point positif. Je je dis je dis que la méthode il devait l'inaugurer dès à présent dans la possibilité de construire un compromis. Monsieur Lucnu n'a jamais fait de compromis.

Nous nous en avons déjà fait un avec monsieur Bairou. Je dis que euh par construction, compte tenu de ce qui vient de se passer depuis euh 3 semaines, que ce qui s'est passé hier dans l'hémisque, c'est-à-dire en réalité une alliance entre le Rassemblement national et le Bloc Central, oui, pardonnez-moi de me dire bah écoutez ça, on on on a besoin de précision et de compréhension. Si c'est finalement pour nous empêcher de fait de suspendre la réforme des retraites ou de la broger, si c'est en réalité, moi je sais pas à quoi le bloc central est prêt comme compromis.

Quand j'entends euh les Républicains, je comprends qu'ils ne sont prêts à aucun compromis ou c'est toujours sur les bases du budget de monsieur justement Boris Valot Sébastien Lecnu a aussi évoqué une mesure sur l'immigration. Est-ce que ça ça serait un casus béli pour le Parti socialiste ? Mais si c'est pour céder aux Républicains qui eux-mêmes cèdent au Rassemblement national qui eux-mêmes cèdent à la démagogie et à la peur, oui, ce sera une difficulté.

Merci à vous Boris Valallot, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, députés socialiste des landes.

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